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22/10/2014

Affichage sauvage et publicitaire ? Tout à revoir !

affichage quine -221014.jpgPas un jour sans qu’il n’y ait de nouvelles affiches sauvages implantées sur notre ville. Sur des transformateurs, sur les vitrines de magasins inoccupés, sur du mobilier urbain, accrochées aux mats d’éclairage public, aux panneaux de signalisation routière et autres supports. Collées sur du carton, imprimées sur des supports en polyuréthane, écrite à la peinture blanche sur une bâche plastique agricole noire et posée sur une palette de bois ou banderoles posées en dehors des endroits autorisés par la mairie… Et c’est la surenchère. C’est à celui qui en mettra le plus et qui mettra les plus grandes pour se faire remarquer ! Il y a les spécialistes de telle association ou de tel parti politique, et il y a les afficheurs plus discrets qui reviennent régulièrement chaque année. C’est pour une fête, un concert, un quine, une manifestation sportive…  Certains sont raisonnables et n’en posent que une ou deux dans la ville pendant que d’autres couvrent notre ville de leurs affiches. Et bien sûr, une fois l’animation passée, beaucoup oublient de les enlever ou ne les enlèvent qu’en partie. Et pour en rajouter il y a les cirques et autres spectacles itinérants de passage dans notre ville qui utilisent tous les mats d’éclairage qui restent avec leurs affiches.

Et les inévitables tracts posés sur le pare-brise des véhicules le vendredi matin, jour du marché, que l’on retrouve une fois sur deux sur la voirie.

 

VITRINES - PANNEAU.jpgAdjoint, j’avais essayé avec le renfort de la police municipale de faire un peu de ménage dans cet affichage hétéroclite. J’avais du rapidement abandonner car les “ afficheurs “ venaient se plaindre au sommet de la mairie et je n’avais plus les moyens de faire respecter le règlement. J’avais pourtant sensibilisé les principaux intéressés à chaque forum des associations en présentant les règles et les préconisations en matière d’organisation de manifestation, notamment en matière d’affichage et de publicité. Je faisais distribuer aux associations un document de préconisation en matière d’affichage en même temps que le formulaire de demande de subvention. Peine perdue ! Toujours les mêmes qui ne respectaient pas notre ville.

Voir cette présentation en cliquant ci-dessous :

 Manifestations eco-responsables - decazeville.pdf

Je pensais que la nouvelle municipalité, pleine de bonnes intentions et voulant mettre notre ville en valeur, allait mettre un peu d’ordre dans ce domaine en se donnant les moyens pour réussir, là où j'avais échoué par manque de soutien. Visiblement, ce n'est pas encore le cas.

Il ne suffit pas de mettre des petites fleurs un peu partout pour dire que l’environnement de notre ville s’améliore. Laisser ces horribles affiches s’installer partout encombre et enlaidit notre ville. Mais je reconnais qu'il faut une bonne dose de courage pour affronter le comportement égoïste, incivique et peu sensible à l'environnement de certaines personnes ou groupes de personnes.

affichage stade.jpgPour être complet sur ce sujet, je dois préciser que je poussais également à une restriction de l’affichage publicitaire commercial, à revoir notre règlement communal dans ce domaine et même mieux, de créer un règlement de publicité intercommunal. Les panneaux, enseignes et préenseignes interdites sont encore nombreux sur notre territoire.

Là aussi, je n’ai pas beaucoup été entendu.

Là où d’autres villes pourtant de gauche ont réussi à fortement diminuer la surface de l’affichage commercial, je pense à Figeac notamment, Decazeville a continué d’installer encore quelques horribles panneaux supplémentaires de 4 X 3 m.

Et je m’attends au pire, notamment à la guerre des enseignes et panneaux d'affichages si rien n’est fait avant l’installation du centre commercial de la zone du Centre.

 

Photos : jlc (cliquez sur les photos pour les agrandir)

20/10/2014

L’économie hydrogène, miracle, imposture... ou les deux ?

L’économie hydrogène “ est le titre d’un ouvrage de Jérémy Rifkin sorti en 2002, qui prétendait remplacer les énergies fossiles par de l’hydrogène tout en décentralisant et en démocratisant cette énergie.

Si diminuer fortement et remplacer les énergies fossiles était louable, l’enthousiasme qui a suivi la sortie de ce livre (je pense notamment à un article de Science & Vie de février 2003) est depuis fortement retombé.

SEMAINE ENR DKZ -24-280902.jpgJe me suis intéressé à l’intérêt de l’hydrogène il y a plus de 15 ans et je peux m’enorgueillir d’avoir fait venir à Decazeville en 2002, pour la Semaine des énergies renouvelables, devenue depuis Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées, l’Association Française de l’Hydrogène devenue elle aussi Association Française pour l'Hydrogène et les Piles à Combustible. Thierry Alleau, à l’époque président de cette association et maintenant président d’honneur, y avait même animé une conférence très suivie sur la pile à combustible.

Le programme de la Semaine des Energies renouvelables de 2002 : Semaine des EnR -DKZ - Prog. -24-280902.pdf

 

polar observer - pac axane.jpgJe me suis déplacé plusieurs fois aux Assises de l’Energie à Grenoble, où le CEA travaille sur cette énergie ainsi qu’Axane, filiale d’Air Liquide.

 

taxi pac.jpgL’hydrogène n’est pas présent à l’état naturel. Ce n’est donc pas une énergie primaire. Il a besoin d’une énergie primaire pour le séparer de l’oxygène ou du méthane. En général on utilise l’électricité en grande quantité. Tout dépend donc de la manière dont on produit cette électricité et de la perte en énergie que cette transformation apporte. Si cet hydrogène est produit à partir d’énergies renouvelables, on peut considérer que cet hydrogène est propre. Si l’électricité est produite par EDF, elle est à 75% d’origine nucléaire.

 

ondulia.JPGIl semble que pour le véhicule expérimental équipé d‘une pile à combustible (PAC) de la société decazevilloise Ondulia, déjà présenté au salon 2012, l’électricité serait d’origine renouvelable. Ce système est installé sur un véhicule électrique fabriqué par Innovep.

ondulia2.jpgUne partie des batteries ont été supprimées pour laisser la place à une pile à combustible.

Fiche Ondulia : Hyrex, générateur d’électricité autonome à pile à combustible.pdf

 

Mais ne rêvons pas. Le véhicule hydrogène, comme le véhicule électrique, ne sauvera pas la planète. Je reprendrai les mêmes arguments que j’avais développés lors du conseil municipal du 25 septembre concernant la délibération sur les bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides.

 

La priorité est une forte baisse des consommations d’énergies et le développement des énergies renouvelables dans nos habitations, dans l’industrie et l’agriculture.

vélo-pac.jpgQuant à nos déplacements, les collectivités doivent plus fortement développer des transports collectifs en priorisant les transports de tous les jours et le confort plutôt que la vitesse, les modes actifs (vélo et marche à pied) pour les courts trajets, le covoiturage, l’autopartage… (en photo ci-contre, un projet de vélo PAC présenté aux Assises de l'Energie de Grenoble sur le stand de l'ASHPC)

A l’heure de l’internet rapide et des possibilités de conférences multisites, se déplacer plusieurs fois par mois à Paris où ailleurs pour une réunion est un gaspillage énorme d’énergie. Mais pas seulement. La cour des comptes vient d’ailleurs de pointer du doigt les dérives de la gestion des réseaux TGV.

 

L’hydrogène a peut-être une petite place à prendre pour nos véhicules, nos maisons…  s’il est produit à partir d’électricité renouvelable. Le développement d’une filière hydrogène à Decazeville dans le cadre de l’inscription au programme européen “ Fuel cell and hydrogen 2 “ est une bonne chose. Mais d’autres communes ou bassins miniers ont eu la même idée.

La Région Nord – Pas-de-Calais a elle une démarche plus globale en matière énergétique avec notamment la commune de Loos-en-Gohelle, laboratoire en matière d’énergie et de développement durable.

 

Fiche mairie de Decazeville : Decazeville - Du carbone fossile aux nouvelles technologies.pdf

 

En matière de mobilité, le Bassin devrait s’engager dans l’innovation et le développement des transports collectifs (le TUB par exemple peut encore évoluer, j’y reviendrai dans une prochaine note) et des aménagements piétonniers et cyclables. Dans ce dernier domaine, il y a pratiquement tout à faire.

 Ci-dessous, un article de La Dépêche du Midi du 19 octobre consacré à une énergie basée sur un catalyseur utilisant principalement de la poudre de nickel et de l'hydrogène, et ma position de prime abord, n'étant pas bien sûr un spécialiste patenté dans ce domaine.

Vers une nouvelle révolution énergétique -jlc-DDM-191014.jpg

 

enercoop.JPGJ’étais présent samedi et dimanche dernier au Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées de Decazeville où j’animai bénévolement le stand d’Enercoop. Johann Vacandare, directeur de l’Association de Préfiguration Enercoop Midi-Pyrénées et ancien directeur de Quercy Energies qui a eu une antenne à Decazeville durant trois ans, était présent hier où il a animé une conférence sur l’implication citoyenne autour de la consommation d’énergie.

Photos (cliquez dessus pour les agrandir):

1 : Ville de Decazeville

7 : La dépêche du Midi

Les autres : jlc