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11/05/2017

De Umicore à Solena : “confiner“ des déchets industriels sous une usine de déchets ménagers

Viviez vu de Gabriac -040517.jpg

Umicore l’avait claironné partout en 2008 : la dépollution sera exemplaire !

Et tout le monde avait avalé ces belles paroles, certains rivalisant même de superlatifs élogieux pour décrire ce projet et plus généralement la politique environnementale de cette “entreprise modèle“. 

Après 135 années de pollution de l’air, des sols et des eaux, 135 années d’atteintes au cadre de vie et à la santé des riverains et au delà, l’entreprise Umicore, anciennement Vieille-Montagne, se décidait enfin à effacer les conséquences environnementales de l’exploitation de son site de Viviez. Certes pas de gaité de cœur. Encore moins par conviction écologique. Non, juste parce que l’Etat mettait l’entreprise en obligation de le faire. Mais aussi parce que Umicore souhaitait céder son unité viviézoise. Sans une “dépollution“ de ses sites les plus pollués et leur revente à part, cela aurait été impossible.

Les pollutions chroniques de la rivière Lot par les métaux lourds issus des résidus de Vieille-Montagne entassés depuis des dizaines années sur divers sites du Bassin, principalement à Viviez et Aubin, et les très graves pollutions accidentelles occasionnées par cette même entreprise en 1983 et 1986, sont considérés comme une des plus grandes pollution industrielle sur une rivière en France, après la pollution du Rhône par les PCB. L’impact de ces pollutions est toujours vivace dans les mémoires des riverains de cette rivière jusqu’à l’embouchure de la Gironde et en Charente-Maritime.

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Enfin bref, à Viviez, la “dépollution“ devait être exemplaire selon Umicore.

Il faut d’abord préciser que cette fameuse “dépollution“ dont s’émerveillaient certains n’a consisté en fait qu’à un déplacement des terres polluées. Les déchets de Laubarède, de Cérons, de l’Igue du Mas et une partie de ceux de Dunet ont atterris dans l’alvéole crée à Montplaisir après avoir été “stabilisés“, pas dépollués. Ces déchets sont encore à Viviez, dans une enveloppe certes étanche (on le souhaite du moins) suspendue au dessus du Laminoir et de Viviez-Pont et ils y resteront longtemps. C’est donc un lourd héritage que nous laissons aux générations futures. Et Umicore doit en assurer la responsabilité.

 

Dans le résumé non technique de l’enquête d’utilité publique concernant cette “dépollution“, certains déchets devaient rester in situ. C’est le cas pour un million de m3 de résidus thermiques du crassier de Dunet qui devaient “ rester sur place où ils seraient confinés après un remodelage du crassier, puis le site serait végétalisé “.

Rappelons que ces résidus thermiques contiennent du plomb, de l’arsenic, du zinc… et représentent des risques liés au contact direct avec les sols et aux envols de poussières

 Projet de réhabilitation du site UMICORE de Viviez - Résumé non technique.pdf

 

Lors du conseil municipal de Decazeville du 16 juillet 2008 concernant l'avis à donner sur la demande d'autorisation d'exploiter demandée par UMICORE, nous avions émis des réserves sur la réhabilitation du crassier de Dunet du fait de “ l'absence d'éléments technico-économiques justifiant la non reprise en milieu confiné de ce crassier, de l'absence de calcul de risque ainsi que l'absence de seuil de réhabilitation “. Nous étions donc déjà inquiets par le fait de laisser ces déchets industriels in situ.

 

L’Arrêté préfectoral complémentaire du 7 novembre 2016 précisait concernant le remodelage des résidus thermiques de Dunet :

“ Lors des travaux de remodelage et de confinement sur place des résidus thermiques localisés sur DUNET, des dispositions réduisant les impacts sur l’environnement et limitant les envols de poussières doivent être mises en œuvre.

Un fossé périphérique est réalisé en amont du crassier

Une couverture finale doit être mise en place sur cette zone pour empêcher l’infiltration d’eaux de ruissellement sur ces matériaux. Elle sera constituée : (du haut vers le bas)

  • d’une couche de terre arable d’au moins 20 centimètres d‘épaisseur destinée à la végétalisation de type prairie,
  • dans les zones à forte pente, d’un système d’accroche terre puis d’une végétalisation adaptée,
  • d’une couche de 50 centimètres schistes naturels de perméabilité voisine de 5.10-7 m/s. “

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A la CSS (Commission de Suivi des Sites) anciennement appelée CLIS du 14 novembre 2016, Mr Farrenq d’UMICORE précisait que Dunet avait été nettoyé (sans préciser d'ailleurs qu'il restait sur place un million de m3) et les résidus stockés à Montplaisir. Il restait à remodeler le pourtour de l’usine et la station de traitement des eaux et le démontage des installations devenues inutiles… Cette fin de travaux sera géré par Séché, qui deviendra le gestionnaire du site. Il n’est déjà plus question de végétaliser ce site.

En aucun cas, il n’a pas été dit au cours de cette réunion que l’on installerait un centre de traitement de déchets sur ces résidus thermiques.

Pourtant, c’était déjà un projet bien avancé entre Umicore et Séché, mais malheureusement que récemment connu du public.

Les travaux n’ont toujours pas été réalisés depuis et tout le monde se moque des envols de poussière.

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On comprend mieux pourquoi en lisant la fiche BASOL du 14 avril 2017 concernant le site et rédigée par la DREAL : Les travaux de réhabilitation n’ont pas été réalisés en totalité pour permettre une réutilisation éventuelle de cette zone dans le cadre du projet de reconversion du site porté par la société SÉCHÉ ÉCO-SERVICES, le nouvel exploitant. De même l’usine de stabilisation des déchets qui est arrêtée depuis décembre 2016 n’a pas été démantelée. Elle est maintenue en l’état dans l’attente d’une réutilisation éventuelle dans le cadre de ce projet “.

Cette fiche BASOL précise que 105 000 m3 du site de Dunet ont été évacués vers l’alvéole de Montplaisir, mais que un million de tonnes de résidus thermiques restent encore sur le site de Dunet. C’est sur ces résidus thermiques que Solena compte installer son centre de traitement des déchets.

L’usine de Solena serait donc construite sur un crassier contenant des déchets de plomb, d’arsenic, de zinc et autres joyeusetés. Mais ils seraient “confinés“.

Merci de “confiner“ ces déchets toxiques sous une usine de déchets ménagers. Quelle belle attention pour les riverains !

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On est en droit de se poser de nombreuses questions, notamment sur le niveau de complicité entre Umicore et Séché dans le projet de centre de traitement et de stockage des déchets ?

L’entreprise Umicore a-t-elle justement choisi Séché pour la dépollution de ses sites en connaissance de cause, parce que notamment Séché rachèterait à la fin de cette opération les terrains dépollués à Umicore pour y construire son centre de traitement et de stockage de déchets ?

On peut aussi trouver pour le moins complaisant l’accompagnement des services de l’Etat tout au long des manœuvres menées par Umicore et Séché pour aboutir au projet Solena.

Et enfin et surtout, quelle complicité certains acteurs politiques locaux ont-ils eu avec tout ce petit monde, acteurs politiques qui se sont bien gardés d’en parler préalablement avec leurs administrés ?

 

Se posent aussi des questions techniques. L’enveloppe de “confinement“ minérale résistera-t-elle au poids des bâtiments et à la construction (fondations) même de ces bâtiments ? La stabilité des résidus thermiques et les pentes fortes, mêmes adoucies, permettent-elles une construction de bâtiments dessus ? Le passage de nombreux camions et le fonctionnement de gros outils pour traiter les déchets ne va-t-il pas dégrader la stabilité de ces résidus thermiques avec le temps et occasionner des affaissements ? Alors bien sûr, j’en suis persuadé, des études de sol vont confirmer la possibilité de ces constructions. Mais est-ce bien raisonnable ?

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Se pose bien sûr, comme le note fort judicieusement l’ADEBA, l'association qui combat le projet Solena, le problème même de la disposition de cet équipement sur ce lieu proche du centre-bourg, pour la tranquillité et la santé des riverains, pour le cadre de vie et le paysage, à cause des nuisances de ce genre d’usine…

Je crois que nous jouons avec le feu !

Enlever les résidus thermiques de Dunet serait la meilleure solution.

Mais à minima, il me semble indispensable, que l’on s’en tienne au confinement et à la végétalisation du site de Dunet avec une surveillance permanente de ces déchets et des eaux de ruissellement comme il était préconisé.

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Il est aussi aberrant de vouloir installer une décharge de déchets ménagers sur le lieu de la décharge de déchets industriels “dépolluée“ à l’Igue du Mas, décharge responsable de la grave pollution du Lot en 1986.

Là aussi, il faut que le bon sens revienne. Il faut revégétaliser ce site comme le préconisait Umicore lors de la présentation de son projet de “dépollution“ et comme le demandait le maire de Viviez en 2009.

Les élus doivent tout faire pour rendre impossible la création d’un site de stockage de déchets sur ce lieu, notamment lors de l’élaboration du règlement du PLUi.

 

Quoi qu’il en soit, Umicore est en train de préparer son départ de Viviez.

La dépollution des parcelles privées doit bien sûr se réaliser dès que possible. Mais ce ne doit pas être une compensation à l’acceptation du centre de traitement et de stockage de déchets.

Après plus de 135 années de pollution continue et d’atteinte au cadre de vie et à la santé des riverains, Umicore doit beaucoup plus que cela à Viviez et Aubin.

Umicore laisse encore de nombreux terrains contenant des déchets dus à son activité sur tout le Bassin urbain et rural. Il faudra être très attentif au devenir de ces déchets et de ces terrains. Umicore doit en rester responsable et ne doit pas s'en laver les mains comme à Saint-Félix-de-Pallières dans le Gard

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Enfin, concernant le devenir des déchets ménagers aveyronnais, les élus locaux et les délégués du SYDOM doivent rapidement mettre un coup d’arrêt définitif à ce projet à Aubin et Viviez. Ils doivent réfléchir à des alternatives, sachant que l’ADEME dans un récent avis, préconise de mieux utiliser les capacités existantes et de travailler avec les collectivités voisines en attendant de meilleures techniques et surtout la mise en place de mesures indispensables permettant de réduire considérablement le poids et le volume de nos déchets.

Un appel à projet régional pour la mise en place de la tarification incitative est lancé. Qu’attend l’Aveyron pour y répondre ? A minima Decazeville-Communauté ?

 

Addendum du 31 mai 2017 :

 

L'ADEBA a rencontré le 22 mai dernier à la Préfecture de l'Aveyron, M. Christian Robbe-Grillet, sous-préfet de Villefranche-de-Rouergue qui était accompagné de M. Frédéric Berly, responsable de l'unité interdépartementale Tarn-Aveyron de la DREAL.

Une réunion cordiale et studieuse où l'ADEBA a développé ses arguments contre le projet Solena à Viviez, mais aussi ses inquiétudes concernant le crassier de Dunet et son devenir.

Visiblement, ces inquiétudes ont été entendues par M. le Sous-Préfet et M. Berly puisque la DREAL a établi le 31 mai une nouvelle fiche BASOL concernant le site UMICORE de Viviez.

Il est mentionne sur cette fiche que : “ ...Sur les autres sites de Dunet et Montplaisir, des mesures transitoires sont retenues dans l'attente de connaitre les projets retenus par le nouvel exploitant. Avec soit une adaptation des prescriptions si un projet se concrétise à court terme, soit un retour aux prescriptions initiales dans le cas contraire. "

Le tout est de savoir ce que l'on entend par “court terme“.

On ne peut plus laisser ce crassier contenant des éléments dangereux à l'air libre plus longtemps et le retour rapide aux prescription initiales (réhabilitation et végétalisation) est plus que souhaitable.

 

Photos : jlc, licence Créative Commons

Sauf article de La dépêche du Midi (Archives départementales du Lot)

08/10/2013

Quel avenir pour le charbon ?

decouverte cantagrel.jpgVoilà le titre un brin provocateur de la conférence organisée par le Musée régional de géologie Pierre Vetter de Decazeville le 11 octobre prochain à la Strada.

Treize ans après l’arrêt de l’extraction du charbon à Decazeville et douze ans après l’arrêt de la centrale thermique de Boisse-Penchot, cette question paraît un brin surréaliste.

Il est vrai que les lobbies pour la défense du retour aux énergies fossiles sous toutes leurs formes (charbon, gaz de schiste ou de houille) mettent actuellement le paquet, que ce soit du côté des entreprises, Vallourec pour le gaz de schiste par exemple, de certains syndicats ou de partis politiques. Il faut aussi noter que la plupart des défenseurs du charbon sont en général des fervents défenseurs du nucléaire, mais aussi les principaux pourfendeurs des énergies renouvelables.

A les écouter, le charbon serait l’avenir énergétique de l’humanité. Tant pis pour les dégâts que les mines occasionnent sur les sols, les sous-sols (et nous sommes bien placés pour le savoir dans le Bassin), la biodiversité, mais aussi les conséquences des centrales sur la qualité de l’air, le réchauffement climatique et la santé des employés et des populations environnantes.

Mais qu’à cela ne tienne et on se souvient encore de cette proposition récente d’utiliser des « granulés » de charbon pour alimenter la chaufferie du réseau de chaleur de Decazeville. 

Les médias français nous inondent actuellement de reportages sur le retour du charbon en Allemagne. La vérité est que l’Allemagne a arrêté 8 réacteurs nucléaires, que la part des énergies fossiles dans la production d’électricité diminue et que les énergies renouvelables, qui font travailler actuellement 380 000 personnes dans ce pays, vont représenter 40% de cette production en 2020. Tout cela parce que l’Allemagne s’est lancé il y a déjà quelques années dans un plan de transition énergétique (Energiewende) que la France traine à mettre en place.

Avec toutefois un bémol, la légère augmentation de la production d’électricité à partir du charbon. Elle est malheureusement due au prix en baisse de la tonne de CO2 qui rend les centrales au charbon plus abordables que les centrales au gaz. 

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne est sur la bonne voie pour peu que certains politiques ne mettent pas des bâtons dans les roues des énergies renouvelables.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé fin juin que la production d’électricité renouvelable allait dépasser en 2016 celle produite avec le gaz naturel et atteindrait à cette date, le double du nucléaire.

En Allemagne, en avril dernier, 46% des capacités de production d’énergies renouvelables étaient dans les mains de particuliers et d’agriculteurs. Il y a environ 800 régies locales d’énergies, comprenant des particuliers (environ 131 000 membres) qui travaillent en partenariat avec des autorités publiques locales. Voilà également une voie que nous devrions rapidement explorer en France. Les réseaux de chaleur et les centrales solaires que nous avons installés ou que nous avons en projet sur notre territoire auraient pu et peuvent encore être conduits sur ce type de gestion plutôt que de laisser ça à des entreprises privées. Ca existe en France avec Energie Partagée, qui finance des projets coopératifs ou par des collectivités comme la commune de Montdidier par exemple qui a mis en place des actions d'économie d'énergies et de production d'énergies renouvelables à travers une régie communale.

Je ne pourrai pas être à la Strada ce soir là pour assister à cette conférence, mais souhaitons qu'elle conclura à la fin inéluctable de cette énergie non renouvelable et polluante et que l'avenir est aux énergies renouvelables.

 

journal enr 217.jpgExtrait du Journal des Energies Renouvelables – Septembre-Octobre 2013 - Allemagne, quelle transition après les urnes ?

En finir avec les contre-vérités sur le charbon

Non, la production d’électricité issue du charbon n’augmente pas en Allemagne à cause de l’Energiewende (transition énergétique), contrairement à l’antienne répétée par la presse française. Celle-ci vient de découvrir avec horreur que l’Allemagne est le premier producteur mondial de lignite depuis… l’après-guerre. Certes, les émissions de carbone du pays ont augmenté de 1,6% entre 2011 et 2012. Toutefois, ceci n’est pas du aux renouvelables mais au prix ridiculement bas de la tonne de carbone sur le marché européen des émissions de CO2. Les centrales au charbon sont ainsi favorisées de façon conjoncturelle au détriment des centrales gaz moins polluantes mais plus chères. Les médias oublient de dire que l’an dernier les émissions de carbone du secteur électrique français ont augmenté de 7% pour la même raison. Si l’on cesse de regarder l’Allemagne par le petit bout de la lorgnette, on constate que la part du charbon se réduit inexorablement. Elle est passée de 56,7% à 44,7% dans la production électrique entre 1990 et 2012. Le contenu en carbone du kWh produit est ainsi descendu de 744 à 576 gCO2/kWh sur la période. Bien que les électriciens traditionnels et leurs relais politiques défendent leur pré carré, la demande sociale d’une sortie du charbon se fait de plus en plus forte.

04/02/2013

Khaos, la souffrance du peuple grec

KHAOS - DKZ - La Strada -310113.jpgPourquoi la presse nationale a-t-elle boycotté la sortie de "Khaos", film qui montre la souffrance du peuple grec face à l'austérité imposée par le FMI et la banque mondiale ? Peut-être parce que c'est ce qui nous attend dans les mois à venir ? En tout cas, les 80 personnes présentes à Decazeville ont d'abord apprécié le film avec des témoignages souvent poignants, et ensuite les explications de Sébastien Cheval, producteur et distributeur du film. Une projection locale à la Strada à mettre au crédit du "Collectif du Bassin de Decazeville pour un audit citoyen de la dette publique" et du festival "Terre de Résistance" 

Ci-dessous, l'article de Centre-presse relatif à la projection à Espalion :

Khaos - S Cheval - Les grecs sont en état de choc.jpg

Et celui de La Dépêche en cliquant ici


25/11/2012

Une conférence-débat sur les réponses à apporter à la dette a attiré du monde à Decazeville

CAC - BRUYÈRE -DKZ-221112.jpgLa conférence-débat organisée par le Collectif decazevillois pour un audit citoyen de la dette publique le 22 novembre dernier a connu un succès d’estime puisque entre 70 et 80 personnes y ont assisté. Déplacer tant de personnes un mercredi soir pour une conférence débat dont le thème était « crise de l’Europe, crise de la démocratie » montre que beaucoup de monde se pose des questions sur le devenir de notre société. Mireille Bruyère, maître de conférences à Toulouse 2 et membre du conseil scientifique d’Attac a très bien expliqué d’où vient la dette qui nous accable et les solutions à y apporter. L’annulation pure et simple de cette dette que de toute façon, les états ne pourront jamais payer, est la seule solution si l’on ne veut pas désespérer les peuples d’Europe. Nous y viendrons tôt ou tard.

Mireille Bruyère a également fortement appuyé à plusieurs reprises sur l'indispensable prise en compte de l'écologie dans les politiques publiques futures.

Photo : Pascal Mazet

Une vidéo belge intéressante pour comprendre la dette 

16/08/2012

Des films documentaires du BRGM sur Decazeville

Le BRGM a mis en ligne une série de films sur l'exploitation des mines à Decazeville. On y voit le dur travail des mineurs au fond de la mine, l'arrivée de la mécanisation et de l'exploitation à ciel ouvert qui a rendu le travail un peu moins pénible et pour terminer, les travaux de mise en sécurité des sites.


La montagne qui brûle par BRGM


Aveyron - derniers regards charbon par BRGM


A Decazeville du charbon à la pelle par BRGM

20/03/2012

La SAM sur France Inter

sam-viviez.jpgDans le cadre des élections présidentielles, France Inter visite 25 villes en France où des journalistes rencontrent les gens dans leur quotidien. Des portraits à travers des histoires et des thèmes abordés par les candidats qui sont ensuite diffusés dans le 7/9, l’émission matinale de Patrick Cohen. Le thème d’hier était la réindustrialisation et la ville visitée était Viviez à côté de Decazeville, au sein de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM).

Tour à tour, Antoine Giniaux, le journaliste de France Inter, a rencontré Brigitte, une employée de l’entreprise, Patrick Bellity, le PDG, Gérard Deffarge, le responsable d’exploitation, et divers autres employés.

Une bonne nouvelle à travers ce reportage : le centre de recherche promis depuis plusieurs années devrait voir le jour en 2014.

Ecoutez ci-dessous :


podcast

25/01/2012

RéXister : deux soirées à ne pas manquer

 

Nouvelle Industrie Lorraine - 270112.jpgVendredi 27 janvier, dès 18h, à la Strada, puis à partir de 20h à l’Espace Yves Roques

Organisée par Zumol, cette soirée débutera par des projections de vidéos suivies d'une conférence et débat sur la situation de la sidérurgie dans la vallée de la Fensch (Lorraine) entre 1991 et 2011. Cette soirée aura lieu au cinéma La Strada de Decazeville.

Enfin, à 20 heures, des concerts sont organisés à la salle Yves-Roques, « La Nouvelle Industrie Lorraine 7 » avec Muckrakers, Lith, Karbon, Aarslan et La Nef Outrenoire.

Pour le collectif RF 36, Decazeville figure dans la longue liste des villes martyres de l'industrie française, aux côtés de Longwy, Uckange, Le Creusot ou Fumel. Partout où les hommes se battent pour sauver leurs emplois, leurs usines et leur dignité, « nous voulons apporter le témoignage et le soutien de ceux qui luttent actuellement en Lorraine pour maintenir à feu les hauts fourneaux et les laminoirs qui les font vivre depuis plusieurs siècles. Aller à la rencontre de ceux qui ont refusé de courber l'échine, montrer notre travail artistique, échanger avec eux sur la nécessité de la lutte, puiser dans la force et l'expérience de ceux de Decazeville qui ont lutté jusqu'au fond de la mine, pour à notre tour trouver les meilleurs moyens de nous battre dans notre vallée de la Fensch, le dernier bastion de la sidérurgie en Lorraine : voilà le sens du travail que mèneront le collectif RF 36 et le groupe Muckrackers à Decazeville en janvier ».

A voir également jusqu’à vendredi, l'exposition « Ni pardon ni oubli », en présence du collectif RF 36, à la salle de conférence à Firmi (place de l'Hôtel-de-Ville).

Le Programme en cliquant ici.

 

Le samedi 28 janvier, dès 18h et toute la soirée, à Viviez, près de Decazeville, à l’espace Jacques Rey, appelé autrefois, "l'aire couverte".

mescladis-280112.jpgC'est une soirée à ne pas louper, c'est entièrement gratuit, avec des groupes locaux et moins locaux, avec une création musicale de circonstance et 100% bassin de Decazeville

C'est Mescladis, en partenariat avec 2kz, qui est aux manettes de cette "festa" qui s'inscrira dans le cadre de la manifestation réXister qui sévit dans le bassin de Decazeville depuis quelques semaines, et cela en constituera même la soirée finale. Elle sera marquée par l'esprit de la fête, de la lutte (celle de nos "ancêtres" mineurs qui ont fait la grande grève de 1961/62, il y a 50 ans, mais aussi  toutes les luttes actuelles et à venir) et de la musique dans tous ses états (rock, rap, chanson, etc)

Ce sera donc, tout simplement, dans l'esprit des fêtes qu'organise Mescladis depuis bientôt 17 ans: une bonne dose de création, une autre de mélange des genres, une autre encore de fête populaire avec possibilité de manger sur place grâce à des soupes préparées à la maison par des citoyens d'ici...du rock, du rap, une convivialité maximum, et puis, et puis, et puis, maximum respect aux "carbonièrs de la sala, cransac, aubin, lo gà, etc, etc"

Sur scène, des membres de groupes decazevillois, cransacois, etc des années 70, 80, 90 et 2000, ensemble pour une création qui a pour nom "braséro"..., l'occase de revoir  en action des gens comme Phil Lebrun (de Praxis), Eric Noailles (des Impies et des Archers du Roi), pour ne citer que ceux-là, rencontrant pour la 1ere fois, des rappeurs comme Junior ou des skamen comme la Girafe Bleue, des trip-hopers comme Mayanob, etc…

Sur scène encore, l'occase de découvrir "El Comunero" qui est formé de gens issus de "la Varda", de "Hurlements d'Léo" ou encore de "Electric Geisha" et qui, un peu à la manière des "motivés" ou des "100% collègues" de la grande époque, revisitent ensemble les musiques de lutte et de combat, en l'occurrence, celles de la révolution espagnole, entre autres le très connu "ay carmela", mais aussi l'hymne des anarchistes de la CNT et tout plein d'autres.

Sur scène, et dès 18h (heure de l'apero mesclé servi par les bénevoles de Mescladis et 2kz) et jusqu'à très tard: dans l'ordre: Nicolas Blaise et autres surprises apéritives, création "Braséro", El Comunero, Consensus Music, la Girafe Bleue etc

Dans la salle, soupe ou plutôt soupes populaires à gogo. Vous pouvez avoir accès à une dizaine de soupes différentes, et vous en faire servir autant que vous voulez (seulement 3€ et des soupes à volonté, c'est quand même assez "classe", non?)... Ces soupes familiales sont préparées à la maison, par plusieurs de vos concitoyens, rassemblés ou non en association, et vous pourrez passer autant que vous le désirez de la soupe marocaine à la soupe rouergate, de la soupe italienne à la soupe au fromage, ou bien espagnole, niçoise, frisonne, etc, etc, etc

DERNIÈRE MINUTE

Deux jeunes issus du groupe rom de Slovaquie "Kesaj Tchavé" que nous avions accueilli, cet été, à la Fête des Langues, sont à Decazeville pour quelques semaines, à l'invitation d'une famille du Bassin qui, en les recevant, a voulu soulager la misère actuelle de leur famille. En effet, ces jeunes rroms de Slovaquie vivent dans des bidonvilles et il arrive parfois qu'on n'y mange pas à sa faim... De ce fait, ET C'EST UNE HEUREUSE SURPRISE, ils interviendront pour un mini spectacle lors de la soirée organisée par Mescladis et 2KZ, ce samedi 28 janvier à Viviez, dans le cadre de ReXister. Ils seront accompagnés benevolement par 2 musiciens d'ici: Fred Regnouard à la guitarre et David Bros à l'accordéon qui se sont mis à répeter avec eux depuis mardi. Ces 2 jeunes tsiganes chantent, jouent de la guitarre et dansent, ils s'appellent Jaro et Shnurki et se sont donnés un nom de groupe improvisé pour la circonstance KAJ ZAS? qui signifie en langue rrom "Où vas-tu?". Ce sera donc un grand plaisir pour tous les "fans" de leur groupe habituel "Kesaj Tchavé" (et ils sont nombreux dans le Bassin et plus loin) que de venir les applaudir à Viviez, samedi, et d'ainsi leur apporter un peu de soutien, dans cette passe difficile pour eux. 

15/07/2011

La vie après le charbon sur papier glacé

La vie après le charbon - Friture.jpgLe numéro 13 de Friture, le média des possibles dans le Grand Sud, vient de sortir. Dans ce numéro, on peut retrouver l’article de Christophe Pélaprat consacré à Decazeville : la vie après le charbon. Cet article, d’abord sorti en version électronique sur le site de Friture, avait été repris par le site d’informations en ligne Médiapart.

Dans ce numéro qui marque une nouvelle étape de ce magazine, vous trouverez un entretien avec Paul Ariès « le défi de ce siècle est d’aller vers moins de biens et plus de liens », un article sur les éco-hameaux dans le grand sud et le manque de soutien politique des élus locaux, des dessins de Samson dont un reportage dessiné sur les déboires de Tom et Léa et leur yourte ariégeoise...

J’ai une quarantaine d’exemplaires de ce numéro que je peux mettre à votre disposition (1,50 euro le numéro). Téléphonez-moi au 06 85 39 04 98 ou contactez-moi par mail.

09/05/2011

Ce n’est pas le travail que la droite veut réhabiliter, mais l’esclavage

lw.jpgQuel cynisme ! Après avoir organisé la rareté de l’emploi avec l’assouplissement des heures supplémentaires, l’allongement du départ à la retraite, la journée de solidarité et autres mesures libérales, le gouvernement, par la voix de Laurent Vauquiez, veut en plus punir les  plus pauvres des chômeurs en les obligeant à travailler gratuitement.

Alors qu’il y a en France plus de 4 300 000 de personnes privées d’emploi, le ministre des affaires européennes veut contraindre les victimes du Revenu de Solidarité Active (oui, victimes et non bénéficiaires, car ils préfèreraient travailler et avoir un revenu) à assumer cinq heures hebdomadaire de service social. Tout cela pour lutter contre les « dérives de l’assistanat ». Quelle honte de tenir de tels propos !

Si les privés d’emplois ont certes des devoirs, les personnes qui nous gouvernent en ont aussi un de primordial : organiser la société de manière à ce que chacun d’entre-nous ait un emploi, un revenu et une retraite dignes.

Ce n’est pas la première fois que la droite veut punir chômeurs touchant les minima sociaux. Déjà en 2007, l’inénarrable Jean Puech et l’actuel garde des Sceaux Michel Mercier voulaient mettre en place une allocation différenciée du RMI, « parce que il n’est pas normal de toucher 410 euros à Rodez et dans le centre de Paris ».

Revient Schœlcher, ils sont devenus fous !

Il est plus facile de stigmatiser les quelques « truqueurs » des minima sociaux que de s’en prendre aux riches fraudeurs fiscaux qui expatrient leur argent dans les paradis fiscaux.

Visiblement, la course à l’électorat du FN est lancée. Et le pire reste peut-être à venir.

26/02/2011

L ‘Aveyron loin de tout : que du bonheur !

Aveyron,Rodez,chômage,RN 88,routes,LGV,enclavement,La presse locale et les télévisions nationales (France 2) s’intéressent actuellement à la prospérité de l’Aveyron et notamment à son faible taux de chômage de 5,2 %. Ce succès viendrait avant tout du relatif enclavement de ce département. Et bien oui ! Être loin de tout donnerait aux Aveyronnais une obligation de se prendre en charge eux-mêmes. Même le maire de Rodez le reconnaît.

Les reportages notent la compétence et l’ardeur au travail des Aveyronnais, une gouvernance responsable et humaine des chefs d’entreprises et un dialogue fructueux dans les entreprises pour aboutir à un consensus. L’agriculture, qui représente 12 % des emplois en Aveyron, est aussi un facteur bénéfique à ce succès.

Sans LGV, à deux heures de la capitale régionale et à 7 heures en train de Paris, l’Aveyron serait donc une oasis de prospérité par rapport à d’autres territoires qui ont tout et cette prospérité viendrait même de ce relatif enclavement que certains désignent comme un handicap.

Des évidences que j’avais déjà noté dans les propos du président de la CCI d’Aurillac qui ventait ainsi son territoire il a moins d’un an : « Etre un petit peu enclavé nous a laissé à côté des grandes périodes où on a beaucoup massacré la nature. Le département est préservé, il est intact… On va rentrer de plein pied dans cette nouvelle économie dite durable ».

Sans se replier sur lui-même, l’Aveyron a une chance inouïe de garder son authenticité et sa prospérité s’il ne cède pas aux sirènes de ceux qui  réclament toujours plus d’autoroutes ou de 2X2 voies, des LGV et des avions à bas coûts. Il faut au contraire garder cet équilibre fragile entre territoire encore protégé grâce à ce relatif enclavement et dynamisme économique et social. Il ne faut pas banaliser notre département, il faut au contraire garder cette originalité. 

 

15/01/2011

Geneviève AZAM à Rieupeyroux

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Geneviève Azam sera à Rieupeyroux à l’invitation d’Europe Ecologie Les Verts le mercredi 19 janvier 2011 à 20h30 à la Maison pour Tous (salle vitrée).

Elle animera une conférence-débat dont le thème sera : Face à la crise globale, quelle transition écologique et sociale ?

Geneviève Azam est économiste à l’Université Toulouse II et co-présidente du conseil scientifique d’ATTAC.

Elle est aussi auteur de « Le temps du monde fini, vers l’après-capitalisme », aux Editions : Les Liens qui Libèrent.

« Le temps du monde fini commence » écrivait Paul Valéry en 1931. Pourquoi cet appel n’a-t-il pas été entendu ?

Comment faire de la conscience de cette finitude un commencement ?

Près d’un siècle s’est écoulé et la globalisation économique a accéleré la clôture du monde et celle de l’imagination.

g.azam-rieupeyroux - 190111.jpgLes vainqueurs laissent une terre épuisée et un monde commun miné par les inégalités, le déracinement et la violence.

Ce monde là, assigné à la rentabilité immédiate, s’effondre.

Sous les décombres souffle un autre imaginaire, fait de coopération au lieu de concurrence, d’attachement à la Terre au lieu d’arrachement, d’une propriété « usage » au lieu d’une propriété « appropriation », d’une liberté retrouvée face à la « raison » économique.

 Geneviève Azam sera le lendemain à Rodez à l’invitation d’Attac 12.

Téléchargez le flyer et diffusez-le

Photo : David.Monniaux (Licence CC) 

27/12/2010

Les zones industrielles à la campagne ?

zcentre-depollution.jpg

Les infrastructures routières de transport sont très dévoreuses d’espaces. Les zones d’activités ou les zones commerciales également. Il est malheureusement plus facile de prendre ces espaces sur des zones agricoles ou naturelles plutôt que d’utiliser d’anciennes zones en friches. Pourquoi ? Le coût de la réhabilitation. Nous sommes bien placés dans le Bassin de Decazeville pour connaître le problème. La dépollution des anciennes zones industrielles désertées par des industriels peu scrupuleux partis sans remettre leur site en état (mais ils vont très bien, merci !), est un travail de longue haleine et fort onéreux. Les fonds pour arriver à financer ce travail deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Et les mauvaises surprises lors des travaux de réhabilitation sont fréquentes.

Mais plutôt que de financer fortement ces réhabilitations de friches pour créer de nouvelles zones d’activités gérées durablement, l’Etat et les collectivités locales continuent de vouloir financer des zones en rase campagne, prises sur des terres agricoles.

rd840-Hymes-cg12.jpgC’est le cas pour une future zone qui devrait se situer à quelques kilomètres de Decazeville, sur la route de Rodez. 

Profitant de la création d’un créneau de dépassement sur la RD 840 dans la Côte d’Hymes dont il y aurait aussi beaucoup à dire, il semble que le conseil général avec la mairie d’Auzits et la communauté de communes de Rignac aient pour objectif de créer une zone d’activité sur ce secteur. Les acquisitions foncières vont bon train, mais elles sont ralenties par une association qui n’entend pas se laisser faire. Et pour cause, c’est la même qui se bat contre l’installation d’une antenne téléphonique à Auzits, préférant l’installer sur un autre lieu où elle ne gênerait personne. L’antenne est d’ailleurs toujours au sol.

TOUCHEZ PAS À NOTRE CÔTE D'HYMES - CDCH.jpgDéjà à Saint-Julien-de-Pigagnol, une zone d’activité a été construite sur de la bonne terre agricole alors que la zone de Boisse-Penchot reste désespéramment vide et que d’autres anciennes friches comme à Cérons ne demandent qu’à être aménagées.

La position concernant les ZIR (Zones d’Activités d’Intérêt Régional) des élus Europe Ecologie – les Verts du Conseil régional lors de la Commission Permanente du 16 décembre dernier rejoint cette préoccupation :

« Guillaume Cros a interpellé le Président Malvy sur le soutien de la Région aux EPCI dans le cadre du label Zones d'Activités Intérêt Régional. En effet, la Région aide des Communautés de Communes à créer ou à étendre des zones d'activités. Le Président du Groupe EE-LV a demandé à ce que les critères d'éligibilité à ce plan de soutien soient retravaillés afin de lutter contre l'étalement urbain, la dégradation paysagère de l'entrée de nos communes et la diminution rampante des terres agricoles.

Les élu-e-s EE-LV proposent de nouvelles orientations telles que la réhabilitation du patrimoine en friche qui représente une surface très importante laissé à l'abandon, et qui pourtant serait très attractive pour les entrepreneurs. Il est également important de préserver certaines surfaces menacées par les ZIR pour installer les agriculteurs et particulièrement les maraîchers»

zir du centre.jpg

Reste aussi le délicat problème du transfert de certaines activités de la zone du Centre à Decazeville sur d’autre sites. La priorité doit aller dans le règlement rapide et amiable de ce processus. Les entreprises doivent jouer le jeu. Les nuisances qu’elles occasionnent sont de plus en plus mal vécues par la population qui ne comprend pas ce qu’elles font encore en centre ville. La vision urbanistique des années 80 est révolue et les gens ont maintenant conscience que la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie sont des éléments primordiaux pour avoir une ville attractive. Il faut donc que ces entreprises accélèrent leur délocalisation sur des anciennes friches aménagées ou aménageables rapidement pour leurs activités mais que nous ne fassions pas la même erreur que dans les années 80 en voulant les transférer à la va-vite sur des petites zones ou de petits ateliers encore vides en centre ville où il y a sûrement mieux à faire.

Vivement la mise en place des PLU et du ScoT !

 Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 – Dépollution de la Zone du Centre à Decazeville - jlc

2 – Créneau de dépassement de la RD 840 à Hymes – CG 12

3 – Zone du Centre – Septembre 2009 - jlc

13/10/2010

Plus de 15 000 manifestants à Rodez contre la réforme des retraites

retraites-rodez-121010.jpgUne Place d'Armes pleine de monde à Rodez (16 000 personnes selon les syndicats) pour cette manifestation du 12 octobre. Mais la police n'a vu que 8 000 personnes. La volonté de minimiser les chiffres des manifestants est visiblement reçu comme une provocation et encourage au contraire plus de monde à se joindre aux cortèges.

Le combat continue contre ce président et ce gouvernement qui préfèrent défendre les riches qu'écouter le peuple.


MANIF RETRAITES - RODEZ - 121010
envoyé par calmettes. - L'actualité du moment en vidéo.

03/10/2010

Plus de 2 500 personnes à Decazeville contre la réforme des retraites

Retraites - 60 ans = Vélo.jpg

Franchement, on se demande comment a fait la police pour ne trouver que 1 200 personnes dans la manifestation d’hier à Decazeville. Il y a réellement une volonté de minimiser les chiffres des manifestants. Même la presse locale se rapproche des chiffres des syndicats et trouve les chiffres des « autorités » déplacés.

La vidéo ci-dessous, filmé devant La Poste, atteste du monde présent à cette manifestation.

La photo ci-dessus montre un manifestant qui a réussi à joindre sa passion pour le vélo avec la juste revendication de la retraite à 60 ans. Venu de Capdenac à vélo, il a rejoint après la manifestation le Salon Eco-Energie Midi-Pyrénées se déroulant au halls « Le Laminoir »


Rassemblement-Manifestation samedi 2 octobre à Decazeville
envoyé par pascalmazet. - L'info internationale vidéo.

 

23/06/2010

Tous dans la rue le 24 juin

mobilisons-nous - 24juin.jpg

Le projet de loi sur les retraites présenté par le gouvernement est injuste car son financement repose pratiquement que sur une catégorie de personnes : les salariés. En voulant reculer l’âge de la retraite c’est faire semblant d’ignorer que plus des deux tiers des salariés ne sont déjà plus en activité à 60 ans mais également se moquer des 4 millions de personnes privées actuellement d’emploi et qui auraient avec cette réforme voulue par Sarkozy encore plus de difficultés à en trouver un.

Bâtir une réforme des retraites durable, c’est d’abord lutter contre le chômage et partager plus équitablement le travail. Car nous le partageons actuellement. Il y a ceux qui ont du travail, et souvent trop, et ceux qui n’en ont pas.

- Une réforme des retraites doit conforter le régime de répartition au lieu de favoriser les régimes de capitalisation privé comme entend faire ce gouvernement. L’écroulement des bourses en 2009 a mis des dizaines de milliers de retraités américains dans la misère.

- La réforme du financement des retraites est indissociable d’une profonde réforme des recettes comme des dépenses budgétaires :

o réforme de la fiscalité, signe d’une remise à plat d’un système injuste et d’une volonté de correctement partager l’effort,

o réforme de la dépense, en la conditionnant aux impératifs sociaux et aux exigences environnementales

- La réforme du financement des retraites est également indissociable d’une politique active de l’emploi basée sur la conversion écologique de l’économie, la relocalisation de l’économie et la réduction du temps de travail, dans un contexte global de décroissance sélective, solidaire et équitable. La réduction du chômage, en particulier le chômage des jeunes, la réduction des emplois précaires sont des priorités.

- Le niveau moyen des pensions ne peut encore baisser, et elles doivent être réformées pour plus de justice, en augmentant et facilitant l’accès au minimum vieillesse, en améliorant les compensations de ceux ou celles, aujourd’hui principalement les femmes, qui ont eu des interruptions de carrière pour élever leurs enfants.

- La réforme du financement doit reposer sur une juste répartition des richesses, dans un contexte de ressources limitées, et en ce sens, notre priorité est l’élargissement de l’assiette de revenus contribuant au financement des retraites, avec notamment :

o Une conditionnalité de la politique d’exonérations de cotisations sociales et l’abrogation des exonérations sur les heures supplémentaires,

o Un prélèvement social sur l’intéressement, les stocks options, l’épargne salariale,

o L’augmentation de la CSG sur les revenus de placement et du patrimoine, en la rendant progressive.

o La contribution spécifique retraites sur les bénéfices des grandes entreprises par l’écrêtement des niches fiscales.

- Nous souhaitons notamment qu’une partie de ces nouveaux prélèvements soit orientée vers le Fonds de Reserve pour les Retraites, et investis dans des projets écologiquement et socialement utiles, pour lisser les déséquilibres démographiques du régime, et permettre demain de garantir le versement des pensions du système par répartition.

La dernière manifestation à Rodez le 27 mai dernier était importante (voir vidéo ci-dessous) , mais il convient d’être demain beaucoup plus nombreux.

Rendez-vous donc à Bourran vers 14 h 30 pour un défilé en ville jusqu’à la Place d’Armes.

Téléchargez le tract d'Europe Ecologie - Les Verts

10/03/2010

Hôpital de Decazeville : un sursis

l'opital c'est vital.jpg

C’est avec soulagement que toutes les personnes présentes hier devant les locaux de l’ARH place Saint-Etienne à Toulouse ont accueilli la décision de renouvellement pour deux ans supplémentaires du financement du service de soins continus du centre hospitalier de Decazeville.

Le combat continue pour garder la chirurgie et la maternité promis à fermeture en 2011.

manif arh-tlse - jlc-mfv.jpgEurope Ecologie était bien réprésenté à cette manifestation puisque Marie-Françoise Vabre, tête de liste pour l’Aveyron aux élections régionales, François Simon, médecin et troisième de la liste en Haute-Garonne et moi-même étions présents pour soutenir les manifestants.

Sur les photos plus bas (que vous pouvez agrandir en cliquant dessus) vous pouvez voir les nombreux « chirurgiens » locaux qui accompagnaient la manifestation.

manif arh-tlse - mfv-fs.jpgazous bidioui - tlse.jpggeorges.jpgjean.jpgpablo.jpgsimone.jpg

Revue de presse :

Midi Libre : L'ARH octroie un sursis de deux ans au service de soins continus

La Dépêche du Midi : Un sursis pour l'hôpital de Decazeville

11/02/2010

Les habitants du Bassin de Decazeville mobilisés pour leur hôpital

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Nous étions hier entre 2 500 et 3 000 personnes sur le parvis de l’hôpital de Decazeville pour exprimer notre colère et notre incompréhension face à la décision de l’ARH de ne plus rembourser les soins continus (réanimation). Et qui dit non remboursement des soins continus, dit à terme fermeture de nombreux services, chirurgie, maternité, urgences… et transformation de notre centre hospitalier en maison de retraite.

Tout est fait depuis des années pour saboter le travail de tout le personnel : sous dotation budgétaire, tarification à l’acte qui pénalise les petits hôpitaux, promesses non tenus concernant le bloc chirurgie, le transfert de Bournazel…

 

Hier, la population était là, mais aussi les élus du territoire, ceux des communes urbaines, mais aussi ceux des communes rurales, à l’exception remarquée du président de la communauté de communes de la Vallée du Lot qui a sans voulu une fois de plus montrer son soutien à la politique de Sarkozy, mais qui se démarque un peu plus des habitants de son territoire qui eux étaient nombreux. Souhaitons lui simplement une bonne santé.

 

Comme le souligne le Livre blanc de l’APVF « Les hôpitaux de petites villes : une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire », les dépenses des 500 plus petits hôpitaux français ne représentent que 5 % des dépenses totales de santé mais ces petits hôpitaux constituent un maillage sanitaire essentiel pour « assurer une prise en charge équitable des soins sur le territoire ».

 

Des petits hôpitaux de proximité travaillant en réseau, associés à un politique ambitieuse d’éducation et de prévention des nuisances sanitaires liées notamment à l’alimentation, aux transports, au stress, aux nouvelles technologies non évaluées…, voilà la solution pour l’avenir de nos territoires.

 

Le combat ne fait que commencer et si l’ARH (ou bientôt l'ARS) ne veut pas céder, Decazeville risque de devenir comme le petit village qui résiste dans Astérix (comme l’a dit le docteur Bidioui) ou pour rester en Bretagne, la ville de Carhaix. La mobilisation va s'amplifier.

Les articles de la presse locale :

La Dépêche du Midi : Plus de deux mille personnes mobilisées pour sauver l'hôpital

Midi Libre : Ils étaient près de 3 000, hier, à dire leur attachement à l'hôpital

16/01/2010

L’hôpital de Decazeville une nouvelle fois attaqué

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Cela en devient une habitude. Entre les menaces de suppression de services, l’étranglement budgétaire perpétuel et tous les coups bas possibles, le ministère de la santé et leurs représentants locaux ne désespèrent pas de fermer un jour l’hôpital de Decazeville, comme huit autres établissements en Midi-Pyrénées, afin d’en faire de simples hôpitaux locaux de seconde zone.

La loi HPST (Hôpital patients santé territoires) regorge de ratios à atteindre, notamment de sécurité, aussi insignifiants selon que l’on est un grand hôpital ou un hôpital de proximité comme le notre.

Comme cadeau de Noël, l’ARH a signifié à notre hôpital que les soins continus (réanimation…) ne seraient plus remboursés à partir du 1er janvier 2010 parce que n’atteignant pas certains de ces ratios. Ce qui représente un manque à gagner d’environ 300 000 euros par an et donc à terme l’arrêt de ce service. Sans ce service plus question d’assurer la maternité, la chirurgie et la prise en charge rapide d’accidentés. Voilà le programme de l’ARH.

C’est sans compter sur le degré de résistance et de pugnacité du personnel de l’hôpital et des habitants de ce territoire. La réaction s’organise. D’abord interne, puisque le CA de l’hôpital va engager un recours gracieux de cette décision auprès de la tutelle.

Ensuite externe, puisque le collectif "Tous Ensemble", au cœur des luttes locales depuis des années, a décidé d’organiser la résistance sur tout le territoire.

Dans un premier temps, il est demandé à toutes les communes dépendantes de cet hôpital de délibérer rapidement en conseil municipal sur une motion. Ensuite des réunions d’information seront organisées pour arriver à une première manifestation le 10 février 2010 vers 16 h 30 (des précisions plus tard). Ce n’est qu’un début !

Les articles de presse de La Dépêche du Midi :

Decazeville. Le personnel se mobilise face à l'asphyxie budgétaire de l'hôpital

Decazeville. Le collectif Tous ensemble organise la résistance

Les articles de Midi Libre et Centre Presse :

Hôpital : mobilisation en marche

Le CA de l'hôpital demande à la tutelle de revoir sa copie

Hôpital : une première manifestation le 10 février

Rejoignez le groupe Facebook de soutien au Centre hospitalier de Decazeville  en cliquant ici

06/12/2009

Les habitants du Bassin et la planète punis

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Le report de l’instauration du versement transport lors de la dernière séance du conseil de la communauté de communes est un rude coup pour notre territoire.

 

Notre service de transports collectifs, le TUB, connaît un énorme succès, et le souhait de le voir évoluer se fait de plus en plus pressant, à tel point que même des communes rurales voisines sont intéressées.

Après 20 mois d’exploitation, nous avons maintenant l’assurance que ce service correspondait bien à un besoin des habitants du Bassin et les demandes analysées à la suite de plusieurs enquêtes nous montrent qu’il faut maintenant aller vers un développement de ce service.

Avec 6 226 passagers, le mois d’octobre 2009 a vu la plus forte fréquentation depuis sa création et les abonnements sont en constante augmentation.

De nombreux témoignages de la part des organismes d’Etat et privés attestent que depuis la mise en place du TUB, ils ont constaté une nette amélioration de l'accessibilité à l’emploi et à la formation 

Beaucoup d’habitants attendent la création d’une deuxième ligne qui desservirait des quartiers encore isolés, notamment de Combes, tandis que d’autres espèrent une plus grande amplitude horaire, des cadences plus nombreuses ainsi que des trajets plus courts et plus rapides.

La loi Grenelle 1 a par ailleurs confirmé la priorité donnée aux transports collectifs : « Le développement de l’usage des transports collectifs de personnes revêt un caractère prioritaire ». Et la loi Grenelle 2 en discussion actuellement à l’Assemblée Nationale devrait donner un peu plus de moyens à cette ambition.

 

Pourquoi le versement transport ?

Instauré par la loi 71-559 du 12 juillet 1971 et exclusivement appliqué comme prélèvement obligatoire en région parisienne, le versement de transport (VT) a été étendu, de façon facultative, aux autorités organisatrices des transports urbains de province de plus de 300.000 habitants par la loi n° 73-640 du 11 juillet 1973. Le seuil minimal de population a été successivement abaissé pour être fixé à 10.000 habitants (loi 2000-1208 du 13 décembre 2000).

Il serait d’ailleurs souhaitable que lors de la discussion de la loi Grenelle 2, le prélèvement facultatif de cette taxe devienne obligatoire pour toutes les autorités organisatrices des transports urbains comme cela est la règle pour la région parisienne.

Le Versement Transport est une taxe versée par les employeurs publics et privés de plus de 9 salariés qui permet le financement des dépenses d’investissement et de fonctionnement des Transports Publics. Les collectivités, administrations et établissements publics financeront donc également ce service. Son taux maximum est de 0,55% des salaires bruts. Il peut être majoré de 0, 05%.

financement tc.jpgAucun service de transport collectif en France ne vit avec la recette de la seule billetterie. La part de la recette de billetterie dans le budget global est en moyenne de 15 %. C’est d’ailleurs pour permettre aux collectivités de mettre en place et développer les transports collectifs sur leur territoire que le versement transport a été créé.

Partout en France, les collectivités de droite ou de gauche qui instaurent un versement transport pour leurs transports collectifs ne trouvent pratiquement aucune opposition. Au contraire. La cabale contre cette taxe qui a lieu actuellement à Decazeville doit d’ailleurs paraître surréaliste pour toutes les villes qui ont un service de transports collectifs.

Actuellement, le TUB est financé à plus de 95 % par les fonds propres de la communauté de communes Decazeville-Aubin (170 000 €/an).

Avec la recette du versement transport, nous avons la possibilité de mettre en place des transports collectifs performants qui serviraient à la fois au déplacement des nombreuses personnes sans moyens de transport, mais aussi à celles et ceux se rendant à leur travail.

 

Son entrée en vigueur était prévue le 1er janvier 2009

L’idée de l’instauration du versement transport dans le Bassin ne date pas d’hier et les entreprises le savent bien. Dès 2003, lors d’un forum organisé par le conseil de développement, j’avais présenté la possibilité de la mise en place d’un service de transports collectifs sur le Bassin et l’instauration possible de cette taxe.

En 2006, lors des études pour la mise en place du TUB, le principe du versement transport était retenu.

Lors du conseil communautaire du 26 février de cette année pour l’actualisation du schéma directeur, le Président de la communauté de communes avait rappelé que « le versement transport serait nécessaire pour développer le TUB. Il avait rappelé que dans la première esquisse du schéma directeur cette instauration était prévue en 2009 et que compte tenu de la crise économique sa création éventuelle ne sera pas effective avant 2011. »

J’avais rappelé que « l’instauration de cette taxe serait un jour nécessaire. Elle existe sur l’ensemble des autres villes à proximité : Figeac, Rodez ou Millau. Il n’y aurait donc pas de distorsion de concurrence. » (1)

 

Pourquoi l’avancer d’un an, le 1er janvier 2010 ?

Premièrement, parce que arrive à cette date le projet de Sarkozy supprimant la taxe professionnelle.

Il faut savoir que la recette de la taxe professionnelle (TP) progressait chaque année de près de 3% et rapportait en 2008 environ 5 M€, mais que la communauté de communes injectait en même temps près de 8 M€ (dont 7,55 M€ pour le seul investissement) pour le seul  développement économique, c’est à dire le développement de zones d’activité, l’aide directe aux entreprises, la pépinière et l’hôtel d’entreprises…

C’est donc bien une politique dynamique qui permettait à la fois aux entreprises de bénéficier d’aides pour se développer et à la communauté de communes d’avoir des recettes supplémentaires qui est maintenant cassée.

 

Dans ce projet de loi, décrié tant par la gauche que par beaucoup d’élus de droite, rien n’est prévu pour compenser à l’euro près la perte de la taxe professionnelle après 2011 et rien n’est surtout prévu pour assurer sa progressivité.

Si vous rajoutez à cela depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, la baisse globale des dotations de l’Etat (-10% de DGF l’an passé), les compétences supplémentaires données aux collectivités sans contrepartie financière et les impayés de plus en plus fréquents avec la crise… il faut bien que nous trouvions d’autres recettes.

Certes, la suppression de la taxe professionnelle (TP) pour les entreprises est compensée par l’instauration d’une Contribution Economique Territoriale (CET).

Mais la différence entre cette CET et la TP aura pour effet immédiat de réduire de plus de 25% la contribution des entreprises au financement de l’action publique. Dans le Bassin, cette diminution représenterait globalement prés de 2 330 000 €.

Le produit du versement transport ce serait 340 000 € pour la communauté de communes, soit 1/6 du gain obtenu par la réforme de la TP et pour les plus gros employeurs du Bassin cette proportion est de 1 à10.

 

Deuxièmement argument qui nous oblige à instaurer le versement transport dès le 1er janvier 2010, c’est à cette date que rentre en vigueur l’injuste et inefficace taxe carbone à la sauce Sarkozy qui va pénaliser tous les ménages.

Il faut donc développer les transports collectifs afin que les habitants du Bassin évitent au maximum d’utiliser leurs véhicules personnels (ceux qui en ont).

Seul le versement transport nous permettait ce développement.

D’où la bonne idée de l’instaurer dès le 1er janvier 2010.

 

Des réactions injustifiées et outrancières :

La réaction de certains patrons me paraît donc totalement injustifiée et même outrancière.

Lorsque je lis dans la presse que le patron de la principale entreprise du Bassin ne veut pas verser 100 000 € de VT pour les transports collectifs du territoire où il est implanté, soit seulement 0,156 % de son chiffre d’affaire (soit 1,56 euro de versement transport pour 1 000 euros de CA) et menace de licencier 3 employés si cette taxe était votée, je trouve cela totalement déplacé.

Et ce d’autant plus que le montant de son versement transports sera vraisemblablement très inférieur à 100 000 euros et que les employés de son entreprise profiteront de ce service.

Il y a fort à parier que le montant du versement transport que devrait verser cette entreprise est de très loin inférieur au salaire, primes et rémunérations diverses que touche son seul PDG annuellement.

Des entreprises du groupe Arche doivent d’ailleurs déjà cotiser pour le versement transport dans les villes où elles sont installées. Pourquoi le refuser à Decazeville ? Peut-être juge t-on que les habitants du Bassin sont trop riches alors que le revenu salarial moyen y est très faible (16 900 € brut annuel 2008). Pour ceux qui ont la chance d’avoir un salaire.

La question est aussi celle du lien entre les entreprises et le territoire sur lequel elles sont implantées. Ces liens doivent-ils être à sens unique ? Les collectivités et les habitants doivent-ils accepter en permanence les sollicitations de demandes foncières et financières et les atteintes environnementales des entreprises sans que celles-ci ne participent en retour à la vie de la cité ? Je ne le pense pas.

 

En conclusion :

Le projet de développement des transports collectifs et donc du versement transport répond d'abord à un problème social, aider les habitants du Bassin à se déplacer à moindre frais, mais aussi écologique, se déplacer en produisant le moins de gaz à effet de serre possibles. Enfin, les transports collectifs participent à la vie économique du Bassin, directement par les emplois créés localement, et indirectement en permettant à la population d’accéder à leurs lieux de travail, aux commerces et activités diverses.

 

A quelques jours du sommet de Copenhague sur le climat, le Bassin de Decazeville avait l’occasion de montrer sa volonté d’œuvrer pour réduire les gaz à effet de serre sur son territoire en développant les transports collectifs.

Ce n’est que partie remise.

Il faut que la raison reprenne le dessus.

Il faut remettre l’instauration du versement transport à l’ordre du jour d’un prochain conseil communautaire.

Comme il était prévu, il faut dès à présent lancer une étude pour intégrer dans le projet de développement de nos transports collectifs, la création d’une deuxième ligne, le réaménagement des horaires, des fréquences et des itinéraires ainsi que les déplacements des employés des entreprises du Bassin comme cela se fait partout ailleurs en France dans des villes de droite ou de gauche.

Tout le monde serait gagnant.

 

(1) Extraits du compte-rendu de la séance du conseil communautaire du 26 février 2009

 

Les articles de la presse locale :

 

La dépêche du Midi :

Les élus oublient provisoirement l’idée de la taxe transport

Rififi sur la taxe transport

 

Midi Libre :

Le projet d’une taxe transport redonne de la voie à l’opposition

Taxe transport : la reculade

Les patrons pour un moratoire

Les explications de la collectivité

Taxe transport : le coup de gueule de J.-L. Calmettes

30/09/2009

Venez soutenir le service public postal !

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Jusqu’à samedi, nous allons pouvoir nous exprimer sur le changement de statut de La Poste en participant à la consultation nationale organisée à l’initiative du comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat et un référendum sur le service public postal.

Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.

Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social, surtout dans nos départements ruraux. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions d’emplois. 

urne-mairie.jpg

Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.

Rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

Les Verts  appellent  la population à venir s’exprimer lors de cette consultation. Ils ont participé à l’organisation de ce référendum et participeront à la tenue des urnes

Pour le Bassin, la plupart des mairies ont disposé une urne aux heures d’ouverture de la Mairie.

A Decazeville, une urne est disposée dans le hall d’accueil de la Mairie et une autre sera sur le marché vendredi matin.

Cliquez ici pour connaître les lieux et les horaires de votation en Aveyron : 

Photos : jlc