30.09.2009

Venez soutenir le service public postal !

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Jusqu’à samedi, nous allons pouvoir nous exprimer sur le changement de statut de La Poste en participant à la consultation nationale organisée à l’initiative du comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat et un référendum sur le service public postal.

Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.

Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social, surtout dans nos départements ruraux. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions d’emplois. 

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Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.

Rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

Les Verts  appellent  la population à venir s’exprimer lors de cette consultation. Ils ont participé à l’organisation de ce référendum et participeront à la tenue des urnes

Pour le Bassin, la plupart des mairies ont disposé une urne aux heures d’ouverture de la Mairie.

A Decazeville, une urne est disposée dans le hall d’accueil de la Mairie et une autre sera sur le marché vendredi matin.

Cliquez ici pour connaître les lieux et les horaires de votation en Aveyron : 

Photos : jlc

29.09.2009

Hervé Kempf à Rodez

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J’avais eu l’occasion dans plusieurs notes de vous parler des derniers ouvrages d’Hervé Kempf : « Comment les riches détruisent la planète » et « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ».

Hervé Kempf est journaliste. Il est spécialisé dans les questions relatives à l'environnement au journal "Le Monde". Après avoir défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM pour sa revue Reporterre, il a également travaillé à "Courrier International" et à "La Recherche".

Il sera le vendredi 2 octobre à 20 h 30 à la salle « La Doline » à Sébazac à l’invitation d’Alter Atika, ATTAC12, Comité Causse Comtal, Confédération Paysanne12, Jeudis en questions, Nature et Progrès, Panier Paysan de Nuces, pour une conférence intitulée : "Et si on profitait de la crise pour vivre autrement et mieux".

Cette conférence est la première partie d’une animation qui se poursuivra également le 10 novembre avec des ateliers-débats, des stands des associations et se terminera par une soirée festive.

Photo : jlc

31.03.2009

Et si on changeait tout !

altereco278-032009.jpgC’est le titre du dernier numéro du mensuel Alternatives Economiques.
Et c’est le thème de la conférence qu’animera Guillaume DUVAL, rédacteur en chef de cette revue économique, le jeudi 2 avril à 21 h, salle Henri Agel au cinéma La Strada à Decazeville. Cette conférence sera suivie d’un débat avec la salle.
C’est dans le cadre de la semaine du développement durable que cette conférence est donnée, semaine qui comporte localement de nombreuses animations.

03_26_09_duval.gifGuillaume Duval était l’invité d’Isabelle Giordano le 27 février dernier dans l’émission « Service public » sur France Inter pour parler justement du dernier numéro de son journal.

Quelles sont les causes réelles de ce déséquilibre économique entre nord et sud qui ont conduit à la crise que nous connaissons ?

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La crise, occasion de changer ?

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Le business vert peut-il nous sauver de cette crise ?

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Faut-il créer de nouveaux indicateurs à la place du PIB ?

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Question d'actualité. A la place de ce décret très insufisant qu'est en train de mettre en place François Fillon, faut-il plutôt instaurer un salaire maximum ?

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Voilà qui donne le ton de la conférence de jeudi prochain.
Venez nombreux ! Et c’est gratuit.

21.03.2009

13 000 à Rodez

rodez manif 2 - 20090319.jpgNous étions donc 13 000 jeudi à arpenter les rues de Rodez de Bourran à la place d’Armes. Plus qu’à la manifestation du 29 janvier dernier à laquelle j’étais absent puisque j’étais à Grenoble.
Beaucoup de jeunes et de plus en plus de retraités, beaucoup de banderoles, celles des syndicats bien sûr mais de plus en plus de banderoles individuelles avec des slogans originaux, preuve que de plus en plus de personnes ne se reconnaissent pas tout à fait dans les demandes officielles des syndicats et des partis politiques classiques : « La résignation est un suicide quotidien », « Pensons le changement et non changeons le pansement »…

Pour ceux-là et pour nous tous, il ne serait pas raisonnable de programmer une manifestation seulement le 1er mai. Il est indispensable que ce mouvement soit amplifié et que des manifestations soient programmées dans les prochains jours.
Lorsque l’on voit l’arrogance de notre président et de son gouvernement, faisant semblant de reculer en ajournant certaines mesures afin de diviser, mais qui maintient droit dans ses bottes le « bouclier fiscal » qui ne profite qu’à une petite minorité, lorsque l’on voit l’arrogance de ces grands patrons qui continuent à se verser des dividendes avec l’argent public, il est indispensable de poursuivre la lutte en l’intensifiant.

Au delà des problèmes de ralentissement de l’activité que pose cette crise, il y a une catégorie de personnes dont on ne parle jamais et qui sont touchés de plein fouet : les quatre millions de personnes privées actuellement d’emplois en France, qui voient tous les mois des dizaines de milliers de chômeurs les rejoindre et reculer ainsi leurs chances d’en retrouver. Pour eux, pas un mot des médias et encore moins du gouvernement qui préfère comme à son habitude les stigmatiser en les traitant de fainéants.

ensemble-toutdevientamoi.jpgNon, on ne sortira pas de cette crise en appliquant les mêmes recettes qui nous y ont conduit : croissance du PIB, subventions aux plus riches, heures supplémentaires, endettement …
C’est notre société et nos modes de vie qu’il faut changer en profondeur et cette crise nous en offre l’opportunité. Il y a assez de travail et d’argent pour que nous ayons chacun un emploi, un revenu et une retraite décents. Mais, nous devons aussi être responsable dans nos modes de vie, nous comporter en citoyen plutôt qu’en consommateur. Il faut réinventer une société solidaire et écologique.
La reconversion de pans entiers de notre économie doit débuter : l’automobile, l’aviation, l'agriculture, la chimie.. tous ces secteurs très présent en Midi-Pyrénées. Est-il encore raisonnable de vouloir fabriquer des grosses voitures ou des carters de V6, de plus en plus d’avions, des autoroutes ou voies rapides, toutes ces activités dont on sait qu’elles participent fortement au réchauffement climatique ?
Est-il raisonnable de poursuivre cette production agricole qui détruit nos sols et fournit des produits dont on a de plus en plus de doutes sur les qualités sanitaires et nutritives ?

antimanueldecologie.jpgNe devrions-nous pas plutôt nous tourner vers des activités d’avenir comme la rénovation de l’habitat et la construction écologique, les énergies renouvelables, les transports propres, l’agriculture paysanne et biologique, les services à la personne, la protection des écosystèmes et de l’environnement, le recyclage…
Ne devrions-nous pas plutôt repenser nos modes de travail : travailler moins, travailler mieux et travailler tous.
Les solutions sont là, à moins de vouloir continuer à faire comme l’autruche de la couverture du dernier livre captivant d’Yves Cochet : Antimanuel d’écologie.

Ecoutez l'interview audio d'Yves Cochet par Laure Noualhat de Libération en cliquant ici

Photo 1 : jlc
Photo 2 : Les Verts
Photo 3 : Editions Bréal

25.12.2008

Lycéens, intermittents, même combat

mmic.jpgLes Lycéens et les enseignants du Lycée "La Découverte" de Decazeville ont terminé ce trimestre très en colère. Et on les comprend.
Déjà en novembre 2007, ils avaient fortement protesté contre ce qui n’était à l’époque qu’un projet. En tant que membre du conseil d’administration du Lycée, je faisais partie de la délégation reçue par l’inspecteur d’Académie à qui nous avions exprimé nos craintes concernant les suppressions de postes et le passage des Bac Pro en trois ans.
Le projet semble maintenant devenir réalité pour le ministre concerné. De plus, le passage en trois ans des Bac pro n’est pas compensé par un CAP dans la filière plasturgie.
Mais plus grave, c’est la disparition de la filière MMIC (Métiers de la Mode et Industries Connexes) à Decazeville qui devrait disparaître. Cette filière est très dynamique à Decazeville. C’en est trop ! Les filles choisissant la voie de la filière professionnelle n’auront plus qu’une seule solution : la filière sanitaire et sociale. Il n’y a donc pas de possibilité de choix.

Vous pouvez signer la pétition à l’initiative de l’Intersyndicale des enseignants du Lycée Polyvalent de Decazeville pour dire « Non à la diminution de l'offre de formation sur le bassin de Decazeville ».

Vous pouvez également visionner deux vidéos réalisées pour l’occasion : la première est une fausse interview de Karl Lagerfeld et la seconde met en scène des top models qui défendent la filière MMIC de Decazeville.

La rentrée sera chaude au Lycée


rodez-intermittents.jpgLes intermittents du spectacle sont inquiets. Inquiets pour leur statut, mais également inquiet sur la place des acteurs de la culture en France et plus généralement sur la place de la culture et du spectacle vivant en particulier dans les politiques nationales et locales.
Les intermittents aveyronnais et leurs syndicats (SMAR CGT et SYNPTAC CGT) organisaient mardi dernier à Rodez, alors que se tenait à Paris les discussions sur l’assurance chômage, une manifestation ou les élus locaux en charge de la culture étaient invités.
Nous n’étions malheureusement pas nombreux, mais la rencontre fut intéressante.
Avec ma collègue adjointe à la culture nous avons fait part de notre inquiétude et de notre solidarité concernant leur statut et redit notre intérêt pour poursuivre une politique culturelle à Decazeville qui leur donne la possibilité de travailler. Nous avons rappelé que nous venions de recruter une chargée de mission pour le spectacle vivant au service culturel et un adjoint au régisseur de la salle de spectacle Yves Roques afin de favoriser notamment la diffusion de spectacle vivant à Decazeville.

Téléchargez ci-dessous l’invitation à cette manifestation :
communiqué intermittent du spectacle de l'Aveyron.pdf

Téléchargez l’article de Midi Libre :
RODEZ - Les intermittents aveyronnais inquiets.pdf


05.10.2008

Crise financière et récession : une bonne occasion pour repartir du bon pied

krach1929.gifCe que promettaient les économistes les plus lucides est arrivé. Pas les chiens de garde du capitalisme, ceux au service de cette société ultra libérale que l’on voit en permanence sur les chaînes de télévision ou de radios. Non, ceux qui analysent avec pertinence ce système inégalitaire et fou dans des livres ou bien dans des revues et des émissions presque confidentielles.
La bulle spéculative a éclaté et les premiers touchés sont bien sûr les plus pauvres. Des centaines de milliers de familles sont à la rue dans le pays qui se dit le plus développé du monde.
Pour ceux-là, qui avaient cru au rêve américain, à celui d’avoir une maison bien à eux, rien !
On préfère donner des énormes quantités d’argent à ceux qui nous ont plongé dans cette crise.
On nous ressasse qu’il n’y a plus d’argent pour augmenter les salaires et les minimas sociaux, pour avoir des retraites et des assurances sociales décentes, pour supprimer la malnutrition dans le monde, pour améliorer notre environnement, pour la recherche… et du jour au lendemain, c’est une pluie de milliards qui tombe du ciel pour alimenter les banques, les entreprises, les assurances afin de sauver ce système économique mortifère et enrichir un peu plus cette oligarchie financière responsable de nos malheurs.

« Nous sommes confrontés au même type de crise qu’en 1929 (une crise sociale d’inégalité entre riches et pauvres) mais financièrement mondialisée et doublée d’une grave crise environnementale. » dit le député européen Alain Lipietz.

Crise sociale, crise écologique et crise financière, tout cela était prévisible, comme nous l’a brillement démontré Hervé Kempf, journaliste et auteur de « Comment les riches détruisent la planète » lors des dernières Journées d’Été des Verts à Toulouse.



Alors que faire ?
« Il faut inventer un nouveau modèle de développement. Redistribuer massivement les richesses… » dit Alain Lipietz.
Même en cas de récession, il y a assez d’argent et de travail en France et dans le monde pour que chacun d’entre-nous ait un emploi, un salaire, une retraite et vive une existence paisible.
Mais à cause de la cupidité et l’égoïsme d’une infime minorité, nous sommes confrontés à ces crises.
La croissance à tout prix telle que la réclame la plupart des hommes politiques n’est plus vivable.
Il est encore temps d’inverser la tendance.

« Il faut avancer très vite sur des accords internationaux type post-Kyoto. Nous devons entamer des négociations collectives à l’échelle mondiale pour diminuer les écarts de salaires d’un pays à l’autre, harmoniser les conditions de production, limiter l’empreinte écologique des plus riches… On peut commencer par l’Europe, seul bloc politique transnational en formation » conclu Alain Lipietz.

Lire le communiqué des Verts : Livret A et crise financière : un hold-up inacceptable !

25.06.2008

Pouvoir d’achat

Le lendemain où le gouvernement lance une campagne de propagande onéreuse sur les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat, le directeur de l’Assurance maladie propose de ne rembourser qu’à 35 % certains médicaments pour les patients souffrant d’affectations de longues durées.
Pour ceux qui ont une mutuelle, la différence serait prise en charge par celle-ci. Mais les mutuelles n’auraient pas d’autre solution pour y faire face, que d’augmenter les cotisations.
Voilà qui va sûrement augmenter le pouvoir d’achat !
Mais de plus, que deviennent les plus pauvres, ceux qui n’ont pas de mutuelle ?

Il est évident que le directeur de la Sécurité sociale n’aurait pas annoncé une telle mesure s’il n’avait pas eu l’aval du gouvernement. Dans sa poursuite du démantèlement de la Sécurité sociale, et plus généralement de tout ce qui fait le ciment solidaire de notre société, voilà une étape de plus pour le gouvernement Sarkozy-Fillon.
N’y a-t-il pas d’autres solutions pour équilibrer les comptes de la Sécurité sociale ?
Ne faudrait-il pas mieux supprimer en grande partie les exonérations et baisses injustifiées des cotisations sociales des entreprises qui font d’énormes bénéfices?

Dans tous les cas, le pouvoir d’achat d’Alain Ducasse va progresser puisqu’il vient d’acquérir la nationalité monégasque. Quand va-t-on supprimer tous ces honteux petits paradis fiscaux en Europe ? La droite en a profité pour redire que les impôts supportés par les plus riches en France étaient insoutenables et étaient la cause de leurs départs à l’étranger. Le député UMP Jérôme Chartier en a rajouté dans l'ignominie en déclarant qu’il faut laisser les riches s’enrichir en France pour que les pauvres soient un peu moins pauvres. Quel cynisme ! Alors que c’est justement parce que les riches s’enrichissement que les pauvres sont de plus en plus pauvres et que les inégalités s’accroissent.

Pour illustrer ces inégalités, on apprend ce matin que le pouvoir d’achat des chômeurs sera fortement revu à la baisse puisque les indemnités seront revalorisées au 1er juillet de seulement 2,5 % alors que l’inflation est de 3,2 %.
Heureusement il y a le « bouclier fiscal ».


Parce que l'humour et la dérision aident à la réflexion et à l’action, je ne peux pas parler de pouvoir d’achat sans penser à la chanson justement intitulée « Super pouvoir d’achat » par « La chanson du dimanche ». Vous avez sûrement vu ou entendu ce duo iconoclaste et farfelu sur le net ou à la télé.
Je ne m’en lasse pas.

« La chanson du dimanche » sera le vendredi 8 août au 14ème Cap Festival à Laclau sur la commune de Vezins-de-Lévezou.

Super Pouvoir d'Achat (la chanson du dimanche s02e11)
Vidéo envoyée par lachansondudimanche

la chanson du dimanche 2 décembre 2007

Tous les dimanches, une nouvelle chanson !

http://blog.lachansondudimanche.com
www.myspace.com/lachansondudimanche

25.05.2008

Mentez, désinformez, il en restera toujours quelque chose

Difficile de trouver un peu de temps pour venir écrire sur le blog en ce moment.
Les débuts de mandats sont très intenses et le nombre de réunions tant municipales que communautaires ou autres est important. Informer et former les nouveaux élus, faire le point des dossiers et des projets avant de repartir pour six ans, toutes les commissions programment un agenda de réunions avant les vacances estivales. Rien de plus normal.

J’ai tout de même le temps de suivre l’actualité. Actualité locale et nationale.
Cette semaine Nicolas Sarkozy était à Orléans.
fb9fa6493b110716b1670f73eb903684.jpgAprès avoir visité les usines du fabricant d’éoliennes Vergnet, le seul fabricant d’éoliennes en France (et encore de petites éoliennes), il a fait un discours sur la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, dont on voit un peu plus tous les jours les renoncements : loi OGM qui bafoue le principe de précaution ainsi que les cultures traditionnelles et biologiques, poursuite des programmations d’autoroutes (A 65 Pau-Langon)…
Discours creux, comme d’habitude avec des phrases incompréhensibles : "La décentralisation, c'est fait pour que l'on gère mieux, pas pour que l'on gère moins bien. Si on gère mieux avec la décentralisation, on ira plus loin dans la décentralisation. S'il y a des éléments où la décentralisation conduit au regard stérile entre les élus, l'Etat, les pouvoirs publics devront prendre leurs responsabilités pour que les usagers ne soient pas otages de ces archaïsmes. Cela s'appelle un pays décidé à prendre en main ses problèmes."

Il a profité de ce voyage pour stigmatiser une fois de plus les chômeurs en s’appuyant sur un exemple de l’ANPE de Melun : «Un agent m’a dit qu’il recherchait des plaquistes. Il a proposé à un chercheur d’emploi qualifié dans ce domaine 63 offres dans l’année écoulée. Ce dernier les a toutes refusées. Vous pouvez vérifier»
Un seul journal à vérifié. Contactée par Libération, la direction de l’ANPE de Seine-et-Marne dément : «La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n’aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le Président aurait pu comprendre qu’il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves.» L’ANPE ne comprend pas la logique sarkozyste : «63 offres annuelles de plaquiste sur Melun… mais comment a-t-il pu croire une telle chose ? Pourquoi n’a-t-il pas vérifié cette information avant de la reprendre à son compte ?»
Mais bien sûr qu’il ne va pas vérifier cette information. Il sait très bien qu'un tel cas est impossible. Mais ce que vont retenir les gens qui l’entendront dire ces absurdités, c’est que les chômeurs sont des fainéants. C’est ce message qu’il veut faire passer. Tant pis si tout est faux.
Le même jour, pour justifier la privatisation des ports, il a déclaré que les grutiers des ports de Barcelone et d’Anvers travaillaient 4000 heures par an, tandis que ceux de Marseille ne travaillaient que 2000 heures par an.
Sauf que 4000 heures par an cela représente 11 heures par jour 7 jours sur 7. Les dockers de Barcelone ont bien sûr démenti.
Une boulette de plus de notre Président. Mais ce n’est pas grave. Ce qu’il voulait faire passer c’est que les grutiers Français (en stigmatisant de plus ceux de Marseille) sont des fainéants. Le message est passé, puisque pratiquement aucun des médias traditionnels n’a relevé les inexactitudes des propos de notre Président.

Difficile de comprendre la capacité des médias à s’offusquer des augmentations du coût du pétrole. Cela fait 15 à 20 ans que nous savons que la production de pétrole atteindra son pic en ce début de siècle, et que donc, son prix va s’envoler. Si vous rajoutez les désordres géopolitiques, la spéculation, la frénésie de consommation des pays industrialisés et émergents, on sait que nous sommes entrés dans l’ère de la fin du pétrole bon marché.
Et bien sûr, nous ne nous y sommes pas préparé, reportant toujours au lendemain des dispositions que nous aurions dû prendre depuis longtemps, celle du scénario négaWatt : sobriété énergétique dans nos usages individuels et collectifs de l’énergie, efficacité énergétique dans nos équipements et moyens de production, et un recours affirmé mais maîtrisé aux énergies renouvelables.

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Cet excellent dessin de Bill Couffignal paru dans la Dépêche du Midi de dimanche dernier (cliquez sur la photo pour agrandir), traduit bien notre égoïsme dans notre capacité à nous indigner sur des sujets qui nous touchent dans la vie de tous les jours quand nous ne réagissons pas sur les horreurs qui se passent dans notre monde.
100 000 personnes meurent chaque jour de faim ou des conséquences de malnutrition. Mais ce que veulent nous faire retenir les médias, c’est le coût du baril de pétrole et le prix du diésel qui rattrape celui de l'essence.
On ne voit pratiquement pas Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, dans nos médias traditionnels. Il est vrai que dire que nous assistons à une « nouvelle féodalisation du monde » par les grandes multinationales n’est pas politiquement correct :
« Les 500 plus puissantes d'entre elles ont contrôlé l'an passé 52 % du produit mondial brut, c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète.
Les seigneurs de la guerre économique ont mis la planète en coupe réglée. Ils attaquent le pouvoir normatif des Etats, contestent la souveraineté populaire, subvertissent la démocratie, ravagent la nature, détruisent les hommes et leurs libertés. »


Interview de Jean Ziegler sur iTELE le 16 avril 2008.



Retrouvez Jean Ziegler dans l’émission « La Bas si j’y suis » du 18 avril, et relisez son livre « L’empire de la honte » paru en 2005 et réédité en livre de poche.

Dernière info. Des associations environnementales ont remis à Renault la palme d'or du dérèglement climatique pour un 4x4 qui sera mis en vente le 12 juin et dont les émissions de CO2 se chiffrent à 210 grammes par kilomètre.
Sortir un 4 X 4 maintenant est une véritable provocation pour les générations futures et l'avenir de notre planète.
Voir l'info traitée par Rue 89 et la vidéo ci-dessous.

24.11.2007

Les lycéens de Decazeville se lancent dans un mouvement de grève

1be0275916174dcef905c8f289505ed2.jpgDepuis hier, les lycéens de Decazeville appellent à la grève et ont bloqué l’entrée du lycée.
Ils appellent tous les lycées à organiser des assemblées générales, à bloquer leurs bahuts et à se mobiliser au plus vite.

Leurs principales récriminations concernent "la suppression de 11 000 postes de profs dans les lycées et collèges, la LRU : loi dite d’ « autonomie des universités » qui organise la privatisation de l’enseignement supérieur, l’augmentation conséquente des frais d’inscription, le durcissement de la sélection à l’entrée en facs et la disparition des filières non rentables pour les entreprises."
Ils protestent également " contre la suppression des BEP au profit des bacs pro en trois ans : cette réforme est basée sur une formation plus rapide des jeunes et moins coûteuse pour l’Etat. Aujourd’hui, plusieurs interrogations apparaissent : que va devenir un élève ayant échoué à son BEP sachant qu’aucune reconversion ne lui sera possible ? D’autre part, avec la suppression de postes d’enseignants, se pose le problème des classes surchargées. Ensuite, les élèves seront plus méfiants face à ce rythme d’apprentissage plus court et opteront peut-être pour un CAP alors que le BEP prépare davantage à la réalité future du travail en entreprise, notamment avec les problèmes de décentralisation…"

Concernant le problème de la suppression des BEP, leurs craintes sont effectivement biens réelles. Une délégation du CA du Lycée polyvalent de Decazeville (dont je faisais partie) était reçue hier après-midi par l’inspecteur d’Académie.
De cet entretien, nous avons retenu que l’expérimentation du Bac pro en trois ans qui existe depuis quelques années va se poursuivre avec d’autres filières pour tenter de se généraliser.

C’est le vœu qu’a fait Xavier Darcos lors de la clôture des " Assises de la relation école-entreprise " le 22 novembre dernier.
« Je souhaite en particulier promouvoir le baccalauréat professionnel qui peine encore à attirer les élèves. En effet, seuls 46 % de ceux qui obtiennent un BEP poursuivent leur scolarité par un bac pro, alors même qu'ils sont engagés dans la voie qui y mène.
Pour mettre fin à cette situation pour le moins paradoxale, je veux clarifier la place du baccalauréat professionnel au sein du dispositif global de formation. Il s'agit d'un véritable bac, je tiens donc à ce qu'il soit préparé en trois ans comme ses homologues technologique et général. Je veux parallèlement accroître le niveau de qualification des jeunes en augmentant de 40% le nombre de ceux qui atteignent le stade du bac pro.
Pour atteindre cet objectif ambitieux, j'ai adopté une méthode tout aussi raisonnable qu'efficace. Dans un premier temps, je souhaite inciter davantage d'élèves à s'engager dans la voie du bac pro trois ans. Ainsi, dès la rentrée 2008, je veux faire passer le nombre des entrants de 4 000 à 40 000. Dans un second temps, à compter de la rentrée 2009, les bacs pro en trois ans seront progressivement généralisés. Parallèlement, pour tenir compte des rythmes d'acquisition des savoirs et des pratiques, je veillerai à ce qu'une qualification intermédiaire de niveau V puisse être obtenue à l'issue de la seconde année du cursus. Par ailleurs, le CAP sera renforcé comme diplôme d'insertion de niveau V. Enfin, pour que les choix d'orientation ne soient pas irréversibles, j'ai le souci constant de développer les passerelles entre les différentes formations. »


334a8149f76934c79d91730876280e0b.jpgJe rejoins la crainte des lycéens de Decazeville. Avec comme seules alternatives en formations professionnelles que le CAP ou le Bac Pro en trois ans, beaucoup de jeunes, par peur de ne pas arriver au Bac Pro s’orienteront vers un CAP, s’il en existe à Decazeville. Pour ceux qui iront vers un Bac Pro en trois ans et qui n’y arriveront pas, il n’existera pas de diplôme intermédiaire comme le BEP pour valider leur travail, seulement une qualification intermédiaire de niveau V à l’issue de la seconde année, selon le ministre.
Le résultat risque donc d’être à l’opposé de ce qui est voulu par le ministre : une baisse du niveau de qualification des élèves en filières professionnelles.
Si 46% de ceux qui obtiennent un BEP poursuivent leur scolarité par un Bac Pro, il serait intéressant de savoir ce que deviennent les 54% autres. Entrent-ils dans la vie professionnelle avec ce diplôme ? Si c’est le cas, le BEP est un bon diplôme d’insertion, mais il reste également une bonne étape intermédiaire vers le Bac Pro pour encore beaucoup d’élèves.

Pour ma part, je pense que la seule vraie raison de cette réforme est d’ordre budgétaire. Une formation de quatre ans réduite en trois ans permettra au ministère de gagner en dotations d’heures pour les lycées et de réduire ainsi le nombre d’enseignants.
Prendre sur le budget de l’éducation nationale afin de pouvoir financer les 15 milliards de cadeaux en exonérations fiscales pour les plus riches, voilà le but réel de cette réforme.

Lire l’article de La Dépêche du Midi

22.11.2007

Nous sommes tous des cheminots

ffbe6deb69e5bc23e24b87c25c9a1a83.jpgAprès une rencontre l’après-midi avec les syndicats locaux CGT, SUD et UNSA de la SNCF, nous avons adopté à l’unanimité hier soir en conseil municipal cette motion :

Les cheminots sont dans l’action depuis 8 jours, pour la défense des régimes spéciaux de retraite. Ils demandent que lors des négociations tripartites, les points suivants soient abordés.
Premièrement, la notion de 40 ans ne doit pas être le seul critère lorsque l’on parle d’équité des salariés. Les conditions de travail, de rémunérations, de pourcentage de cotisation ainsi que de niveau de pension doivent être des éléments de comparaison. A ce titre, la continuité de service public, le niveau bas des rémunérations, la sur cotisation de 12% et un niveau de pension inférieur par rapport à d’autres régimes montre bien la légitimité des revendications des cheminots.
En y ajoutant un système de décote et de désindexation les cheminots verraient une baisse des pensions d’environ 30%.
D’autres points spécifiques à l’entreprise sont au cœur de la mobilisation. La situation du fret et la politique de la SNCF pour cette activité, acte un désengagement de la desserte d’une partie du territoire et d’une diminution des moyens notamment humains (moins 10 000 agents d’ici 2012). Le niveau des salaires et des effectifs sont étroitement liés aux points évoqués plus haut.
Nous demandons au gouvernement, à la direction SNCF de prendre en compte ces arguments et d’y amener des réponses, lors des négociations qui vont se dérouler jusqu’au 12 décembre 2007.


Alors que le progrès et le bon sens voudraient que nous allions tous vers les 37,5 ans de travail pour accéder à la retraite, nos dirigeants actuels, président en tête veulent au contraire que nous travaillions plus.
Pour eux, les progrès de l’espérance de vie doivent bénéficier à se tuer au travail. Alors que 3,5 millions de personnes sont privés d’emplois, faire travailler plus ceux qui ont un travail est une aberration.
Il y a assez d’argent, en supprimant les avantages fiscaux accordés dernièrement aux plus riches et en supprimant les exonérations de charges aux entreprises qui s’en servent pour augmenter les salaires de leurs dirigeants, pour accorder à tous une retraite décente au bout de 37,5 années de travail. Cela permettrait réellement de donner du travail aux privés d’emploi, plutôt que ces emplois à temps partiels, mal rémunérés qu’on leur oblige à prendre pour faire baisser les chiffres du chômage.

Les demandes des cheminots sont largement justifiées et sont les nôtres.
Alors que le Medef en profite pour faire de la surenchère en demandant la suppression de la durée légale du travail, soutenons le mouvement des cheminots et de tous ceux qui luttent actuellement, fonctionnaires, étudiants, lycéens… pour une société plus juste.

Ce dernier conseil municipal a également été l'occasion de renouveler la motion que nous avions adoptés au précédent conseil, demandant le maintien du conseil de prud'hommes de Decazeville.

Toutes les notes