08.06.2008

Il faut savoir arrêter un projet

db31edd00602f298e3a839dd98a1e8e4.jpgL’épisode de l’érosion des berges du Lot à Roquelongue montre que la question de la remise en navigabilité du tronçon Bouillac - Port-d’Agrès est plus que jamais d’actualité.
Cette remise en question est d’autant plus d’actualité que depuis le 23 mars, date de l’ouverture officielle de la saison de navigabilité, aucun bateau n’a encore pu naviguer sur la rivière Lot cette année.
Pour être navigable, le débit du Lot doit être en dessous de 200 m3/seconde.
Or depuis plus de deux mois et demi, il a pratiquement été en permanence au dessus.
Les loueurs de bateaux sont catastrophés et orientent leurs clients vers leurs autres sites où les eaux sont plus stables comme sur les canaux.
Les Conseils Généraux situés sur la rivière Lot, c’est à dire les contribuables des départements, vont-ils être obligé d’indemniser les loueurs de bateaux, comme ceux-ci le demandaient il y a quelques temps ?
Un loueur se plaignait déjà en 2001 dans « La Dépêche du Midi » de ces « centaines de millions de francs qui seront consacrés à l'agrandissement du domaine navigable jusqu'à Conques, alors que le tronçon actuel n'est pas régulé… Prolonger la navigation sur 20 à 25 kilomètres après Saint-Cirq Lapopie jusqu'à Larnagol serait un aménagement souhaitable, mais c'est tout ».
Ce n’était l’avis que d’un professionnel.
b8144183e4c9644a77303a62b4ef9768.jpgMais voilà, des élus en mal d’idées ont décidé de ne pas les écouter et de créer de toute pièce un tronçon bien en amont sans avoir la certitude de pouvoir le relier au domaine navigable actuel.
Nous avons depuis la certitude que cette liaison sera difficilement réalisable puisque les crédits pour l’aménagement des tronçons entre Larnagol et Bouillac ont disparu, notamment les crédits d’Etat.
La crainte du gérant du camping de Roquelongue dans un article de la presse locale est donc parfaitement justifiée : « Qui va vouloir venir naviguer sur une quinzaine de kilomètres avec des écluses qui ne fonctionneront que manuellement ? Il fallait donner une logique au projet avec un aménagement d'un parcours en continu »

c964b3af9d17980dd9a237ee5daaa578.jpgDe plus l’érosion des berges de Roquelongue montre l’état de fragilité de ces berges qui seraient grignotées par le surélèvement de 70 centimètres du niveau du Lot en amont du barrage mobile et par le clapotis des quelques bateaux qui circuleraient.

Un de ces élus visionnaires qui poussait ce projet vient de le payer très cher lors des dernières élections cantonales.
Il est encore temps de faire marche arrière, d’arrêter les travaux et d’attendre l’évolution de ce projet en aval dans le département du Lot. Il sera toujours temps de le reprendre en Aveyron.
Consacrons l'argent ainsi économisé à la création de la véloroute de la vallée du Lot qui apporterait beaucoup plus de retombées et à des aménagements pour modérer les crues et sécuriser les riverains.

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11.10.2007

Quand les riverains du Lot tremblent à chaque épisode de pluie

e576dcda4351df0822cf401bd297d6ba.jpgFR3 Sud, dans son édition Quercy-Rouergue, consacrait hier un reportage sur les riverains du Lot qui avaient été fortement touchés par les crues de décembre 2003.
Face au désarroi de ces riverains qui voient avec anxiété chaque épisode de pluie, qu’a-t-il été fait depuis 2003 ? Rien ! Que des vagues promesses pas encore tenues.
On comprend la colère des membres du « Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 » face à cette inaction collective.
Leurs demandes d’un nettoyage du lit du Lot, l’installation de sirènes d’alerte et le respect de la loi par les exploitants de microcentrales sont parfaitement justifiées et constitueraient une première étape afin de les rassurer.
Mais, comme je le réclame depuis longtemps, elles devront être suivies d’un véritable Programme d’Action de Prévention des Inondations (PAPI) sur tout le bassin versant du Lot, à l’image de ce qui se fait sur d’autres bassins.
f4d543971c4d8ea47404e2b0d28ea1c3.jpgCes programmes contiennent principalement des actions de régulation du débit en amont grâce à la création ou à la restauration des champs d’expansion de crues ainsi que des aménagements hydrauliques, des actions de réduction de la vulnérabilité des constructions établies en zones inondables, voire le rachat à un juste prix d’habitations de riverains désirant quitter cette zone.

Je voudrais dire également mon inquiétude face au renouvellement des concessions de l’exploitation des barrages sur le Lot et la Truyère.
Souvenons-nous qu’en 2003 nous avons frôlé la véritable catastrophe.
Si les barrages de Grandval et de Sarrans avaient été pleins et n’avaient pas pu retenir 1 000 m3/seconde, nous aurions connu une crue supérieure à une crue centennale comme celle de 1927.
Le renouvellement de la concession pour le barrage de Sarrans est prévu en 2009. L’exploitant actuel, EDF, ne bénéficie plus d’un droit de préférence, et de nombreux prétendants sont sur les rangs.
Le cahier des charges va-t-il obliger les futurs concessionnaires à prévoir un niveau des barrages leur permettant de jouer un rôle d’écrêteur en cas de fortes pluies, ainsi qu’un niveau d’étiage l’été pour maintenir une qualité des eaux acceptable et la pratique d’activités nautiques ?
Cela me semble indispensable.

Voir le reportage de FR3 (ou en podcast)

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23.09.2007

Où en est la véloroute de la Vallée du Lot ?

De retour des 11èmes Rencontres des Départements Cyclables qui se sont tenues à Aurillac le 20 septembre dernier, J’ai pu apprécier les progrès de la place du vélo dans notre société. Progrès en ville avec le succès des Vélib’s à Paris mis en place grâce à l’abnégation de Denis Baupin. Toutes les villes veulent mettre en place un tel système à l’approche des municipales. Mais le vélo progresse également en province grâce au développement du tourisme cyclable et à l’essor des véloroutes et voies vertes. De 600 kilomètres il y a seulement 10 ans, ce sont maintenant plus de 6 000 kilomètres qui parcourent la France. Certes très inégalement. Certaines régions et certains départements s’y sont lancés très rapidement et possèdent un réseau et une renommée enviables : la Bourgogne, l’Aquitaine.
D’autres s’y sont mis plus tardivement, mais essaient de rattraper le temps perdu. Dans la Région Auvergne, proche de nous, tous les départements ont engagé des politiques vers des réseaux cyclables grâce aux subventions données par le Conseil Régional, allant de 30 à 50 % des réalisations d’équipements.
Le Cantal a choisi de s’orienter plutôt vers les cyclotouristes en créant une vingtaine de circuits, tandis que l’Allier s’oriente vers une démarche « qualitative » en créant de toute pièce une voie verte en partie sur une voie ferrée désaffectée pour un coût de 8 M d’Euros.
Dans les années à venir, les projets devraient encore plus se développer tant le succès des véloroutes et leurs retombées économiques est énorme.

Cette journée à Aurillac a été l’occasion de rencontrer Julien Savary, vice-président de l’AF3V (Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes), afin de faire avec lui le point sur une véloroute qui me tient particulièrement à cœur : la véloroute de la Vallée du Lot, qui n’existe pour le moment que sur un tronçon de 80 kilomètres dans le Lot-et-Garonne.


VE�LOROUTE VALLE�E DU LOT
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14.09.2007

Rencontre des Départements Cyclables et Journée nationale des véloroutes et voies vertes

6a63c070f33ae82110e3c869a6adf6e0.jpgC’est à Aurillac que se dérouleront les 11èmes Rencontres des Départements Cyclables organisées par le Conseil Général du Cantal et l’Association des Départements Cyclables, les 20 et 21 septembre prochain .
J’avais déjà assisté en 2004 à Toulouse à ces Rencontres.
Le programme de la journée du jeudi 20 septembre est des plus intéressants.
Le matin, après une séquence « d’info vélo » une table ronde aura pour thème : « Le vélo, vecteur de dynamisme rural, d’opportunités de développement et d’attractivité touristique ».
L’après midi débutera avec trois ateliers au choix :
- Structuration de l’offre touristique vélo en France et ailleurs
- Schéma régional des véloroutes et voies vertes d’Auvergne, défit d’une région montagneuse
- Diversification de l’offre touristique par le vélo
La journée du 21 septembre est consacrée à une promenade cyclable dans la vallée de la Jordanne. Le département du Cantal est très actif dans le domaine de la randonnée cyclable. Il a même réalisé une véloroute qui rejoint la véloroute de la Vallée du Lot dans l'Aveyron… qui elle, n’existe pas.

Peut-être croiserais-je à Aurillac un élu ou un technicien du Conseil général de l’Aveyron, bien que ce département soit un des derniers départements français à ne pas avoir de schéma départemental des véloroutes et voies vertes, même pas 1 mètre de ces structures pourtant fortement développées ailleurs, à des fins touristiques notamment.
« On ira tous en Aveyron », dit la publicité du Conseil Général de l'Aveyron, mais sûrement pas pour y faire des randonnées touristiques ou des promenades familiales à vélo en toute sécurité.

57aa76d1f49f3db2cfa750f4111d1d26.jpgLe département de l’Aveyron n’aura pas non plus à participer à la Journée nationale des véloroutes et voies vertes qui se déroulera partout ailleurs les 22 et 23 septembre 2007.
Ces journées, organisées par l’AF3V (Association Française de développement des véloroutes et voies vertes), dont je suis le relais pour l’Aveyron (en souhaitant rapidement céder la place).
Les Toulousains organisent le 23 septembre au départ de la place du Capitole à 9 h 30, une balade à vélo le long du canal, pour inaugurer la nouvelle piste-voie verte continue de 18 km.
A quand une telle opération dans l’Aveyron ?

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14.08.2007

Un dimanche à la campagne

Mon dernier dimanche à plutôt été culturel et festif.
Le matin, je me suis rendu à Capdenac sur les berges du Lot où se déroulait une performance intitulée « Remontée du Nil », donnée par toute l’équipe du « Festival de Querbes » aidée par la banda d’Auvergne et avec le partenariat de « Derrière le Hublot ».
Reconstitution poétique d’une croisière sur ce fleuve avec le départ, ou des figurants choisis parmi les spectateurs et déguisés pour l’occasion (même le maire de Capdenac était de la croisière), montent sur le bateau au pied duquel le personnel et un orchestre les accueillent.
Puis c’est la remontée imaginaire du Nil, bercée par le récital d'une chanteuse lyrique et par une coupe de champagne et enfin le retour vers la terre ferme où le même orchestre est à leur arrivée sur le quai.
De la poésie, de l’humour, du rêve, de la musique, que demander de mieux ?


CAPDENAC - LA REMONTE�E DU NIL
Vidéo envoyée par calmettes


L’après-midi, je me suis rendu à Cajarc dans le département voisin du Lot, voir une exposition à la Maison des Arts Georges Pompidou (MAGP).
C’est un trio d’artiste américain appelé TODT qui a investi les lieux. Trois frères et sœurs de 50 à 63 ans qui préfèrent volontairement ne pas dévoiler leurs noms et privilégier celui de leur collectif TODT.
7eaaf4697020dde2bbe0c3c0ae851926.jpgC’est leur première exposition en France.
Par leurs œuvres, dessins, sculptures, photographies, ils veulent dénoncer le surarmement, la limitation des libertés dans la vie sociale, le bouleversement environnemental…
C’est une exposition riche à la fois déconcertante, parfois angoissante, mais également par certaines pièces, poétique, excitante, voire jubilatoire.
Cette exposition à Cajarc fait partie du « Parcours d’art contemporain en Vallée du Lot » qui se déroule dans plusieurs villages de cette vallée (Saint-Cirq-Lapopie, Larnagol, Calvignac, Tour-de-Faure, Saint-Martin-Labouval) ou d’autres artistes présentent leurs œuvres.
C’est également à mon avis une bonne exposition pour initier les enfants à l’art contemporain.
A aller voir à tout prix (c’est de plus gratuit).

J’ai terminé la soirée dans la grange de Querbes avec le quartet d’Olivier Calmel accompagné dans le final par les musiciens du duo Dachti, Iyad Haimour, oudiste et nayati syrien et Ismaïl Mesbahi, percussionniste algérien.
Ce soir, j’irai sûrement voir le violoniste Xavier Vidal à Figeac
Qui a dit qu’il ne se passe rien en province l’été ?

08:45 Publié dans Culture , Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.07.2007

Vers la fin de la « Route des gabarres » ?

8ff10158670d3148a0c34a7a009c9a23.jpgJe vous entretenais dans une récente note des retombées catastrophiques des compétitions sportives motorisées en termes environnementaux, mais également en termes financiers.
Le peu de public qui a suivi la « montée impossible » en début de mois en était un exemple.
Sans les soutiens des collectivités locales, ce genre de manifestation ne peut exister. Comme d’ailleurs d’autres manifestations, sportives, culturelles…
Il est donc important pour les élus d’avoir une vision globale et de connaître les conséquences en termes économiques, environnementaux et sociaux des aides qu’ils décident au sein de leurs collectivités. Que peut apporter à court terme et à long terme à notre territoire une manifestation polluante, bruyante, participant au réchauffement climatique et au gaspillage de nos ressources énergétiques ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Marie Lhomme, président du club motonautique du Grand Sud, qui vient pleurer des subventions auprès des élus, sinon, « ce sera la dernière édition de la « Route des gabarres » », menace-t-il. Chiche !
« A chaque remise de prix, les élus promettent des aides, mais ils ne font rien et c’est trop difficile à financer et organiser », rajoute l’organisateur de cette manifestation à La Dépêche du Midi. Son « souhait était aussi de promouvoir la remise en navigabilité du Lot ».
Voilà la phrase qui risque de lui ouvrir les portes de généreuses subventions de la part du Conseil Général, qui n’hésite pas à faire la promotion de ce genre d’activité polluante (même auprès des enfants). Il aura sûrement l’écoute du conseiller général local qui poursuit droit dans ses bottes, avec l’argent des contribuables aveyronnais et locaux, son projet de construction de quatre ou cinq écluses sur le Lot, pour faire naviguer d’hypothétiques bateaux (au moins un, financé par la communauté de communes de la Vallée du Lot) au milieu de champs de maïs à perte de vue, de parcs à ferrailles, de communes sans stations d’épuration des eaux et de riverains qui tremblent à chaque montée des eaux.

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09.06.2007

« Qui fait la danse des pluies torrentielles ? »

Le groupe nordiste « Marcel et son Orchestre » dans sa magnifique chanson « On ne fait pas de planète sans casser du CO2 » donne une partie de la réponse. Oui, ces épisodes météorologiques qui se déroulent actuellement sur des lieux très localisés en France, mais également partout dans le monde, sont sûrement dus au dérèglement climatique de notre planète.


Marcel Et Son Orchestre - CO2
Vidéo envoyée par v2music

Mais les dégâts occasionnés par ces pluies torrentielles seraient moins importants si les hommes, par leur orgueil, leur vanité à vouloir tout domestiquer, n’avaient essayé de canaliser, de buser, de recouvrir des ruisseaux qui avaient, il y a encore quelques dizaines d’années, la place de s’étaler en cas de fortes pluies. Le lit majeur des cours d’eau comporte de plus maintenant de nombreuses constructions autorisées au fil du temps.
Mais l’homme est encore responsable par la capacité qu’il a eu d’artificialiser les sols, tant en zones rurales, qu’urbaines.
La nature du sol et sa couverture sont des facteurs d’accélération du ruissellement et de la concentration rapide de flux d’eau importants conditionnant ainsi la formation de coulées de boues et de crues.
Nous voyons que, depuis quelques dizaines d’années, le paysage rural et les modes culturales ont changés. Les causes sont nombreuses : remembrements, drainages de bas-fonds humides, agriculture intensive, érosion des sols, disparition des haies et talus, parcelles dans le sens de la pente, sols nus en hiver, compactage des sols...
Il en est de même dans les villes et villages longeant nos rivières. L’artificialisation des sols y est galopante : extension de l’urbanisation, multiplication de surfaces imperméables (chaussées, parkings, zones d’activités…).
La multiplication de construction d’infrastructures routières (sans déconstruire les anciennes) est également une cause importante de cette artificialisation des sols.

J’avais eu l’occasion de développer ces thèmes dans différentes notes sur les inondations de 2003 dans la vallée du Lot. Un article récent de La Dépêche du Midi sur les récentes inondations en Aveyron donne la parole à Jean Couderc, président de la Fédération départementale de pêche et à Pierre-Marie Blanquet, ancien président de la commission environnement au Conseil Général de l’Aveyron.
Leurs analyses rejoignent les miennes.


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ENVIRONNEMENT. LES PRATIQUES AGRICOLES ET L'URBANISATION DOPENT LES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES.
L'homme, goutte d'eau qui fait déborder le vase

medium_cassagnes-ladépeche.pngEn quelques petites années l'on vient de vivre des phénomènes climatiques d'une grande amplitude, en particulier la sévère canicule de 2003 suivie des inondations catastrophiques à la fin de la même année, l'incroyable épisode neigeux de janvier 2006, le tout entrelardé de quelques sécheresses estivales et hivernales. N'est-il pas un peu court de crier à la fatalité à propos de cette série d'événements dont la terrible tempête de décembre 1999 a comme frappé les trois coups, série que viennent compléter, certes modestement, les débordements survenus dans la nuit de mardi à mercredi (lire par ailleurs) ?
Pour Jean Couderc, président de la fédération départementale de pêche, il est trop facile de considérer que ces phénomènes extrêmes sont à mettre au débit d'une nature qui aurait perdu la raison. Pour lui, « l'amplitude des phénomènes et leur accélération sont favorisées par l'activité humaine ».

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08.05.2007

Journées Nature Midi-Pyrénées

medium_journées-nature-MP.pngLes Journées Nature organisées par la Région Midi-Pyrénées, se dérouleront cette année du 11 au 22 mai 2007. Le thème en est : l’action citoyenne. Il s’agit de sensibiliser tous les Midi-Pyrénéens à l’importance de la préservation de l’environnement, mais surtout de les inviter à s’engager dans l’action
Nous étions intervenu l’an passé, Sébastien Keiff, chargé de mission Développement Durable à la communauté de communes Decazeville-Aubin et moi-même à la journée/débat qui accompagne ces journées dans l’hémicycle du Conseil Régional.
J’avais également participé à l’animation locale de la LPO « la nuit de l’engoulevent » qui se déroulait dans la « Côte des Albres ».

Cette année La LPO donne rendez-vous aux habitants du Bassin et d’ailleurs à Bouillac pour une découverte de la flore et de la faune de la vallée du Lot.
Voilà une animation qui mériterait d’être développée sur la Vallée du Lot associée à un tourisme doux (randonnée pédestre et cyclable…)
Le programme : écoute et observation des oiseaux, information sur le comportement de certaines espèces, sensibilisation à la préservation de la biodiversité par des gestes simples.
BOUILLAC- RDV parking en face de la Mairie - de 9h à 12h - max 15 pers. - LPO Aveyron- 05 65 42 94 48.
Je ne pourrais malheureusement pas participer à cette animation car je suis ce jour-là à Toulouse.

Dans le cadre de ces « Journées Nature », le Conseil Régional organise une rencontre régionale le 15 mai de 9 h à 17 h destinée au élus et à leurs services techniques, dont le thème est : « Environnement, énergie, les enjeux de demain : la Région Midi-Pyrénées aux côtés des collectivités ».
Cette rencontre sera animée par Denis Cheissoux, journaliste bien connu pour son émission traitant de l'environnement sur France inter, « CO2, mon amour ».

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24.04.2007

Les socialistes virent de bord sur la navigabilité du Lot

medium_travauxéclusepenchot.pngLors du dernier conseil municipal, nous devions donner notre avis sur une enquête publique concernant la navigabilité du Lot pour les biefs de Bouillac et de Roquelongue.

Le conseil municipal s’était déjà prononcé défavorablement le 13 juin 2006 sur la mise ou remise en navigabilité du Lot sur le tronçon La Madeleine - Port-d’Agrès qui comprend ces deux biefs.
La majorité des objections que nous avions émises lors de ce conseil municipal sont toujours d’actualité dans ce dossier.
Monsieur le Maire a même rajouté des objections supplémentaires qu’il a notifiées dans le registre d’enquête. Il regrette que les travaux soient lancés sans que soient levés les préalables administratifs et techniques concernant la prévention des inondations et la pollution. Il note qu’il y a aucune certitude pour que ce projet soit mené à bonne fin car aucun financement ne figure sur le Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013. Il a rappelé les risques de pollution que feront peser ces travaux sur la station de captage des eaux de Bouquies.

Après toutes ces observations pertinentes qui complétaient donc celles que nous avions émises lors du conseil municipal du 13 juin 2006 sur l’enquête publique du projet dans son intégralité, on pouvait penser que le Maire de Decazeville allait proposer de donner un avis négatif à cette enquête. Il n’en fut rien. Argumentant qu’en l’état, nous ne pouvions plus voter contre ce projet, il a voté positivement avec tous les élus socialistes ou apparentés et avec ceux de l’opposition, sous le regard amusé de Christian Tieulié qui venait de mener une charge contre lui quelques minutes auparavant avec une curieuse diversion sur l’hôpital de Decazeville.
Seuls le groupe « communistes et républicains » et moi-même avons voté contre ce projet.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre le vote négatif des socialistes à la présentation du projet le 13 juin 2006 et leur vote positif à une partie de ce projet à ce dernier conseil municipal ?
Est-ce pour ne pas gêner Martin Malvy qui a décidé de participer au financement ?
Est-ce une manœuvre politique en vue des élections cantonales ?

Pour ma part, je rajouterai que je ne suis pas fondamentalement opposé à la remise en navigabilité du Lot, mais si elle doit se réaliser, elle doit l’être de l’aval vers l’amont avec un examen objectif des avantages et des inconvénients à chaque étape en termes écologiques et économiques.
Ce passage en force qui consiste à réaliser quelques tronçons tout le long du parcours pour essayer de rendre inéluctable sa totalité est inadmissible.

Je pense de plus que la remise en navigabilité n’est pas la priorité pour cette rivière sur notre territoire.
La priorité doit être de reconquérir une bonne qualité des eaux, de prévoir des actions pour modérer et prévenir les crues, et de développer un tourisme doux autour de la rivière (randonnée pédestre, véloroute pour le tourisme cyclable, pêche, activités nautiques douces, activités culturelles…).
Toutes ces activités auraient des retombées économiques bien supérieures à la navigabilité de 14 km de rivière, et nécessiteraient des investissements et des frais de fonctionnement moindres. Elles auraient de plus l’avantage de pourvoir être pratiquées par la population locale tout au long de l’année.

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11.04.2007

Gaspillage d’argent public du conseil général : dans le Bassin également

medium_bateau-promenade.pngStéphane Bultel, conseiller général socialiste de l’Aveyron dénonçait fort justement la semaine passée les nombreux gaspillages dont cette collectivité est coutumière : Micropolis, la Maison de la Châtaigne, la Maison de l’Aveyron à Paris…
Localement, nous pourrons en rajouter quelques autres dans les années à venir. Je pense notamment au tronçon de remise en navigabilité du Lot entre Bouillac et Port-d’Agrès, cher au visionnaire conseiller général Christian Tieulié. Les travaux vont déjà coûter très cher aux collectivités (dont malheureusement la Région, qui désavoue, peut-être au profit d’un troc avec le Conseil Général, l’avis négatif donné par la municipalité de Decazeville).
Mais qui va financer l’entretien des écluses, du canal de navigation, des berges… ?
Le dossier d’enquête publique était d’ailleurs très vague à ce sujet. La commission d’enquête s’est seulement contentée d’une réponse orale du maître d’ouvrage à cet important problème de la charge d’entretien des ouvrages. Celui-ci devrait être à la charge du syndicat porteur du projet, donc en gros, aux contribuables aveyronnais.
Mais le conseil général à également une politique d’essaimage de gaspillage de fonds publics.
La Maison de la Rivière de Saint-Parthem est en déficit chronique, tout comme le sera le futur bateau-promenade qu’envisage d’acquérir la communauté de communes de la Vallée du Lot pour le modeste coût de 500 000 à 600 000 euros.
On peut parier sur ce dossier que les coûts de fonctionnement censés être à la charge d’un éventuel opérateur privé reviendront en fait à la collectivité.
Si cela était réellement intéressant, un opérateur privé aurait déjà proposé ses services pour fournir le bateau, exploiter cette activité et en assurer les coûts de fonctionnement.
Mais compte tenu de l’expérience malheureuse de ce genre d’activité par le passé sur une partie de ce tronçon, de la durée aléatoire d’exploitation dans la saison due au niveau et au débit de l’eau, du peu d’intérêt en termes de paysages et de sites traversés (entre champs de maïs, parcs à ferraille et usines délabrées) et de la qualité des eaux (encore trop de rejets directs), aucun postulant ne s’est présenté.

On peut être sûr que l’éventuel opérateur privé de ce futur bateau acheté par la collectivité, ne va de toute façon prendre aucun risque. Tous seront pris par la collectivité.
Les loueurs de bateaux sur la partie lotoise du Lot, tronçon pourtant très touristique, demandaient déjà en 2001 « une indemnisation au prorata du nombre de bateaux dès lors que la période de navigation était inférieure à 21 semaines » (La Dépêche du Midi du 21 juin 2001).
Tout cela sera donc à la charge des contribuables de cette communauté de communes. Bon prince, le conseil général, conscient d’avoir poussé au crime, épongera peut-être une partie de ce trou financier. Auquel cas, les contribuables aveyronnais prendront le relais. Pour le bénéfice de qui ?
Pendant ce temps, la véloroute de la Vallée du Lot, utilisable par tous et tout au long de l'année, est au point mort et les riverains de la rivière tremblent toujours à chaque montée des eaux.

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21.02.2007

Un PAPI dans le Lot

medium_Dordogne.pngIl y a des dossiers qui avancent plus vite que d’autres. Il suffit d’une volonté politique. Dans le département du Lot (et pas sur la rivière Lot) voisin du notre, il semble que le problème des inondations soit pris réellement au sérieux puisqu’un PAPI (Programme d'Action de Prévention des Inondations) va être mis en place sur la Dordogne lotoise.
Ce programme fait partie du PAPI sur le bassin de la Dordogne, piloté par Epidor qui est un Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB)

Il serait souhaitable, comme je le demande depuis quelques temps maintenant, qu’un même programme se mette en place rapidement sur la rivière Lot

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JEAN LAUNAY A SIGNÉ UN PLAN D'ACTION CONTRE LES INONDATIONS AVEC LA MINISTRE NELLY OLIN.

L'Etat s'engage sur la prévention des risques
Jean Launay, député du Lot et président du SYMAGE (Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion de l'Eau) s'est rendu au Ministère de l'écologie et du développement durable le 15 février dernier pour un colloque consacré à «la prévention des inondations : bilan et perspectives». Il était accompagné de Christophe Prunet, ingénieur du SYMAGE.

A l'issue du colloque et en présence de la ministre Nelly Olin, il a présenté le dossier de candidature du SYMAGE au titre du Programme d'Action de Prévention des Risques liés aux Inondations (PAPI).
Adossé au Pays de la Vallée de la Dordogne lotoise, 6 cantons, 62 communes, 34 000 habitants dont 6 000 soumis au risque d'inondation de manière permanente, ce PAPI va permettre au SYMAGE de développer des actions en matière de champs d'expansion de crues et de prévenir les facteurs aggravant la vulnérabilité.

5 MILLIONS D'EUROS AU TOTAL
Il propose aussi de mettre en place des protections actives sur les secteurs à forts enjeux. Pour la période 2006/2010 le Ministère de l'écologie et du développement durable a prévu de soutenir ce PAPI à hauteur de 1,3 millions d'euros pour un coût total prévu de près de 5 millions d'euros.
Avec les engagements forts prévus par l'Agence de l'Eau Adour Garonne sur ce PAPI, avec ceux attendus du Conseil Régional, le SYMAGE qui compte le Conseil Général du Lot parmi ses membres, va pouvoir engager rapidement son programme d'actions pour 2007. Ces actions s'appuient sur un travail déjà mené par les commissions d'élus réparties sur la Dordogne et ses différents affluents lotois (Bave, Cère, Tourmente, Borrèze…).
Après avoir offert à la Ministre la photo d'une loutre récemment observée sur le territoire, Jean Launay et Nelly Olin ont ensuite paraphé la convention cadre du Programme.
Blandine Philippon

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12.02.2007

AG du Collectif des sinistrés des inondations du Bassin

medium_ROCHER_DU_VIAL-41203.pngMême si je n’étais pas dans le premier rang avec le maire de Boisse-Penchot et le Conseiller Général, j’étais bien présent samedi dernier à l’assemblée générale du Collectif des sinistrés des inondations de 2003 du Bassin.
Mon intérêt pour tout ce qui touche la rivière Lot et ce dossier tout particulièrement n’est pas d’aujourd’hui et je resterai toujours attentif aux observations et aux attentes des associations. Mais je le suis doublement en tant qu’élu de Decazeville dont le Riou-Mort est un affluent du Lot et même triplement en habitant Livinhac (qui n’avait envoyé aucun représentant à cette assemblée)
Les responsables du bureau du Collectif nous ont fait part des difficultés rencontrées pour débloquer certains projets ou problèmes, que ce soit pour l’installation de sirènes afin d’alerter la population d’une éventuelle crue, des disfonctionnements de certaines microcentrales et de l’évacuation de matériaux déposés par la rivière depuis des années et qui forment un « bouchon » à Laroque-Bouillac.
Je suis intervenu pour dire que les communes doivent adopter un Plan Communal de Sauvegarde pour répondre rapidement à tous les risques répertoriés sur leur territoire et notamment les inondations. Ces plans prévoient des moyens d’alertes de la population (sirènes, appels téléphoniques automatiques…), des moyens pour faire face à l’accueil de personnes sinistrées ou d’autres idées évoqués par le Collectif comme, par exemple l’installation de groupes électrogènes à des endroits stratégiques non éclairés.
J’ai précisé que les problèmes locaux (disfonctionnement des microcentrales, « bouchon » de Laroque-Bouillac) constituent certes des facteurs aggravants, mais que l’afflux d’eau important en amont est le principal responsable des crues.
Si les barrages de Sarrans et de Granval n’avaient pas pu retenir une grande quantité d’eau en 2003, la crue aurait été semblable ou supérieure à celle de 1927. Il convient donc d’avoir une réflexion globale et des actions sur le bassin versant du Lot (le Lot et ses affluents) afin de pouvoir retenir l’eau en amont (par des moyens de ralentissement dynamique) et de faciliter l’écoulement à d’autres endroits (sans envoyer des masses d’eau chez le voisin plus bas).
Seule l’Entente Interdépartementale de la Vallée du Lot, qui est un EPTB (Etablissement Public Territorial de bassin) peut se charger de cette mission.
Je réclame depuis longtemps la création sur le bassin versant du Lot d’un PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations).
Jusqu’ici l’Entente faisait la sourde oreille, mais d’après le Conseiller Général, le dernier bureau de l’Entente a décidé de prendre ce dossier en charge.
Voilà donc une bonne nouvelle.
Il serait important que les associations locales comme le Collectif des sinistrés du Bassin qui possèdent une connaissance approfondie de la rivière participent à cette réflexion.

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04.12.2006

Inondations : déjà trois ans et toujours rien de prévu

medium_STEPHANE-BEAUMONT.pngPourquoi les élus ont-ils boycotté samedi dernier, la réunion organisée par l’Association des Sinistrés de la Vallée du Lot pour commémorer les trois ans de la dernière forte crue qui avait occasionné des dégâts énormes tout en ne faisant par miracle aucune victime ?

Parce que les élus font le pari qu’il ne se produira pas de nouvelle inondation avant les prochaines élections municipales et cantonales et qu’il n’est pas utile de perdre du temps et de l’argent à proposer des solutions qui, si elles s’avèrent efficaces, n’en sont pas moins onéreuses (mais éviteraient beaucoup de dépenses inutiles), et ne sont surtout pas électoralistes.

Le « temps politique » est différent du « temps naturel » nous a expliqué Stéphane Beaumont, Maître de conférences à la Faculté de Droit de Toulouse et avocat de l’association.

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16:30 Publié dans Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.11.2006

Inondations : réunion d'information à Sommières

medium_REUNION-MAIRIE.pngL’Association des Sinistrés de la Vallée du Lot et son président Christian Caviale avaient pourtant bien fait les choses. Des invitations à tous les élus concernés avaient été envoyées. Si certains se sont excusés, d’autres n’ont même pas eu cette politesse. Peut-être attendent-ils la prochaine crue pour s’intéresser réellement à ce problème.

Nous avons vu comment une collectivité, touchée de plein fouet par des crues dont une plus importante en septembre 2002, a réagi.
Nous avons tout d’abord visité la ville avec Guy Daniel, adjoint au maire. Sommières est une ville médiévale magnifique.
Des plaques, marquant le niveau des inondations de 2002, sont présentes un peu partout en ville, ceci afin de garder la mémoire des inondations et renforcer une conscience du risque.
Après avoir été reçu par Guy Marotte, maire de Sommières, Guy Daniel nous a présenté les actions mises en place par le Syndicat Mixte Interdépartemental du Vidourle pour prévenir et modérer les crues. Rappelons que ce Programme d’Action de Prévention du risque Inondation (PAPI) a été retenu comme Projet Pilote National courant 2003 par le MEDD
- Développer et améliorer la culture du risque : les habitants que nous avons rencontrés dans les rues piétonnes lors de notre visite connaissent bien leur rivière et ses colères. Ils ont organisé leurs habitations et leurs commerces de manière à réagir rapidement si une crue arrivait.
- Mieux préparer les communes à faire face par l’amélioration de la surveillance et des dispositifs de prévision et d’alerte. Le Plan Communal de Sauvegarde qu’est en train de finaliser la commune de Sommières sera un modèle du genre.
- Réduire la vulnérabilité aux inondations des exploitations agricoles
- Retenir l’eau en amont par des actions de ralentissement dynamique. Le bassin du Vidourle dispose déjà de trois barrages écrêteurs. Après septembre 2002, le Conseil Général du Gard a fait réaliser sur l’ensemble des bassins versants de son territoire des études visant à apprécier la faisabilité de programmes d’édification de bassins de rétention (bassin sec, sans ouvrage de régulation). Sur le bassin du Vidourle, les résultats de l’étude ont conduit le comité syndical a décidé d’engager la réalisation de 20 à 30 petits barrages, nombre nécessaire pour atteindre des effets significatifs de réduction des lignes d’eau pour la gamme des crues comprises entre les périodes de retour 20 à 100 ans. Les ouvrages seront réalisés sous maîtrise d’ouvrage du Syndicat, qui en sera le propriétaire. Le coût global de l’opération est d’environ 70 M€ Les six premiers sites ont été validés et la maîtrise d’œuvre est sur le point d’être engagée.
- Protéger les centres urbains denses contre les grandes crues par la réalisation d’aménagements de protection localisée. Une étude a débouché sur un parti d’aménagement, ambitieux et complexes, qui doit permettre de protéger les centres urbains denses (l’essentiel de la population) et assurer la tenue des digues actuelles. Son coût s’élève à au moins 40 M€. Les premiers aménagements concernent la consolidation définitive des tronçons de digues intéressants la sécurité publique. Une autre étude, particulièrement innovante (modélisation 2D) a été conduite sous maîtrise d’ouvrage du Syndicat sur la commune de Sommières. Elle a mis en évidence les gains que l’on pouvait attendre d’aménagement de rétention à l’amont, pour les petites crues. Cette étude a également permis de définir un nouveau dispositif de protection (digue) d’une série d’habitations particulièrement exposées. Plus globalement, cette approche hydraulique fine, a permis de fournir une vision renouvelée, pédagogique et d’une grande précision du fonctionnement du fleuve dans la traversée de cette ville particulièrement exposée.

La réunion s’est terminée par la présentation du projet de plan communal de sauvegarde que la commune finalise avec la société montpelliéraine PREDICT avec qui elle a l’habitude travailler lors des épisodes pluvieux.

Qu’en conclure ?
- Que seule une vision globale du bassin versant du Lot peut apporter des réponses aux problèmes des crues et que seul un organisme interdépartemental peut en assurer la compétence.
- Que, si la culture du risque doit être améliorée et des plans de sauvegarde complets mis en place, des aménagements de ralentissement dynamique des eaux doivent également être prévus afin de ralentir et modérer les crues.

Un grand merci aux élus de Sommières et à l’Association des Sinistrés de la Vallée du Lot pour cette journée d’information.

Une autre réunion de travail sera organisée dans le Gard par nos amis de Sommières avec la participation directe du Syndicat Mixte Interdépartemental du Vidourle et de représentants du Conseil général du Gard.
En espérant que cette fois-ci, les élus, responsables et associatifs aveyronnais concernés seront de la partie.

medium_PHEC---VIDOURLE.png

18:40 Publié dans Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.10.2006

Vallée du Lot : de la nécessité de penser en bassin versant

medium_LA-GAZETTE---BASSIN-VERSANT.pngJe réclame depuis longtemps que le problème des crues du Lot soit appréhendé sur tout le bassin versant.
Cette solution demande une structure qui prenne en charge ce problème et propose des solutions.

Un excellent dossier paru dans « La Gazette des communes » du 24 juillet 2006 (n° 29/1847), intitulé : EAU : la gestion par bassin versant coule de source, va dans ce sens et précise le type de structure qui pourrait porter un tel projet.

En voici de larges extraits.

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07:45 Publié dans Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.10.2006

Vallée du Lot : où en est-on ?

medium_PENCHOT-MOLENAT_2-41203.pngLe problème des inondations est toujours d’actualité. Le projet de remise en navigabilité du Lot amont l’est également et la préfète de l’Aveyron n’a toujours pas pris de décision concernant l’enquête publique.

L’ASVL (Association des Sinistrés de la Vallée du Lot) a tenté de sensibiliser une nouvelle fois la population locale sur les inondations et l’inertie des pouvoirs publics à réagir tant du côté de l’Etat que du Département.
Tous les élus locaux étaient invités, mais malheureusement nous n’étions pas nombreux : deux conseillers généraux et moi-même, plus quelques riverains.

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15:55 Publié dans Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.08.2006

Vallée du Lot

medium_LOT_-_BOISSE-PENCHOT_4.pngS’il fallait une preuve de plus pour demander que l’on s’occupe en priorité de la qualité des eaux du Lot plutôt que sa remise en navigabilté, il suffit de se promener le matin à Boisse-Penchot. Un dépôt blanchâtre recouvre les eaux, dû vraisemblablement à des rejets domestiques de particuliers ou de structures touristiques proches.
Les 35 millions d’euros prévus pour remettre en navigabilité 35 kilomètres de rivière seraient plus utiles à aider la remise à niveau des réseaux collectifs et des stations d’épuration ainsi que pour aider les particuliers à mettre leur assainissement autonome en conformité.
Si rien n’est fait, les futurs utilisateurs de l’écluse proche apprécieront sûrement. Je ne parle même pas des baigneurs.

medium_CYCLO-RANDONNEURS_IRLANDAIS.pngMême si la véloroute de la vallée du Lot n’est encore qu’un mirage, de nombreux cyclistes empruntent déjà son itinéraire mais dans des conditions de sécurité aléatoires. J’ai pu discuter ce matin avec deux Irlandais, Jean et Bernard qui se dirigeaient vers Cahors et qui avaient des difficultés pour trouver la bonne route à Livinhac.
Souhaitons que le Conseil Général de l’Aveyron se penche enfin sur ce projet, dont le coût reste raisonnable surtout face aux retombées économiques déjà réelles. Les cyclo-randonneurs, comme les randonneurs du GR 65, se chargent le moins possible et doivent donc se loger et manger sur leurs lieux de passage, favorisant ainsi le commerce local.

15:20 Publié dans Vallée du Lot , Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.08.2006

Conclusions de l’enquête publique sur la navigabilité du Lot

medium_VALLEE_DU_LOT-BOUZIES.pngLa commission d’enquête vient de rendre ses conclusions concernant l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique sur ce projet. Il n’y a pas de surprise. Elle y est bien sûr favorable pour la remise en navigabilité du tronçon La Madeleine – Port d’Agrès, et défavorable à la mise en navigation de la section de Port d’Agrès - Saint-Parthem.

Dans son rapport, elle signale avoir recueilli 155 observations soit directement sur les registres mis à disposition dans les mairies (75) soit par courrier direct à la mairie (76).
Decazeville a recueilli 18 observations (16 + 2), Livinhac, 45 (22 + 23), Boisse-Penchot, 13 (8 + 5) et Saint-Parthem, 44 (8 + 36).
A noter le peu d’intérêt des habitants de Capdenac-Gare avec seulement 6 observations (2 + 4), de Capdenac-le-Haut avec également 6 observations (5 + 1) et de Cuzac avec aucune observation. Ces deux dernières localités étant dans le département du Lot.

Sur 10 délibérations de conseils municipaux de l’Aveyron, 9 expriment un avis favorable au projet et 1 un avis défavorable : Decazeville.

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07:19 Publié dans Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.07.2006

Après la « Montée impossible », la « Route de gabares »

medium_VALLEE_DU_LOT.pngVous ne connaissez pas la « Route des gabares » ?
Sous la couverture pompeuse de « sport, culture et découverte » se cache une manifestation pétaradante et polluante qui se déroule chez-nous sur la rivière Lot. Organisée par le Club Motonautique du Grand Sud, cette manifestation n’a qu’un but : développer le motonautisme sur la rivière Lot. Comme si cette rivière avait besoin de cela !
A grand renforts de camions, de 4 X 4, de motos, d’hélicoptère cette caravane se déplace début août le long de la Gironde, de la Garonne puis du Lot pour accompagner une vingtaine de bateaux contenant des grappes de bellâtres bronzés et vociférants, surs d’être des aventuriers des temps modernes, se conduisant en terrain conquis partout où ils passent. De temps en temps on leur pose des questions sur les spécialités gastronomiques et viticoles de la région qu’ils viennent de traverser sans la voir, histoire d’attacher une touche « culturelle » à ce qui n’est qu’une manifestation promotionnelle.
A l’arrivée, des « zélus » zélés, comme dirait le romancier Christian Laborde, ne cacheront pas leur fierté d’accueillir « une épreuve magnifique qui fait la gloire de leurs villages, dans une cadre enchanteur, sur une rivière adaptée à ce genre de manifestation, dont on va parler sur FR3 aux actualités régionales et peut-être plus loin, et patati et patata… ».
On rajoutera un petit mot sur la navigabilité du Lot, due au « visionnaire » conseiller général local, comme le dit avec humour notre ami Wally. « Navigabilité, grand espoir de développement économique puisque de nombreux porteurs de projets sont sur les rangs » car, selon ce conseiller général, « c’est en allant au devant d’eux qu’on arrive à les convaincre et pas en attendant qu’ils viennent à nous ».
On entonnera peut-être la Marseillaise en ayant une pensée émue à tous ceux qui se sont battus pour cette épreuve : Les conseils généraux, EDF, Mercury, la Fédération Française Motonautique, l’Entente Vallée du Lot, le Conseil Régional Midi-Pyrénées (pas celui d’Aquitaine ?)…
Une larme perlera peut-être dans l’œil de l’élu local lorsqu’il remettra le prix au grand vainqueur de l’épreuve, après un baptême de l’air en hélicoptère et après avoir assisté à l’exhibition de « bolides » sur la rivière.
Peut-être, si son emploi du temps surchargé le permet, le « Grand Chef » du département sera là, en chair et en os et terminera son discours par ce message plein d’espoir : « je serai toujours à vos côtés, parce-que je suis né içi, à quelques kilomètres, et que ça, je ne l’oublierai jamais ».
Il ne restera plus qu’à s’émerveiller du spectacle de grande qualité offert par le « car-podium » du journal local (celui qui est pro-nucléaire et anti-ours), sponsor officiel de l’épreuve, où l’on pourra gagner des briquets, des porte-clés et peut-être si on a de la chance, un tee-shirt.

Tant pis si, pendant une semaine, la rivière subit les assauts de cette meute se moquant bien de l’état de notre rivière, de ses berges et du réchauffement climatique.
Tant pis si les eaux du Lot restent d’une piètre qualité du fait d’une agriculture intensive et de la baisse des aides de l’Etat et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, afin d’aider les communes à s’équiper dans la modernisation des réseaux et des stations d’épuration.
Tant pis si encore rien n’est fait sur cette rivière pour éviter durant les crues, les atteintes sur les riverains et leurs biens ainsi que sur les équipements des collectivités.

Comme la « montée impossible », cette manifestation ne constitue qu’une paille dans la marche en avant qui nous conduit inexorablement vers un mur, mais elle y participe. Beaucoup n’ont pas encore conscience de ce processus, mais d’autres se réjouissent de la vitesse à laquelle ils nous y précipitent, niant ou minimisant les effets sur l’environnement de telles manifestations ou croyant dans l’avenir d’une science et d’une technique capables de guérir tous nos maux. Quelle vanité et quelle irresponsabilité !
En attendant, toujours plus de pollutions, toujours plus de dégâts environnementaux, toujours plus d’exploitation des ressources naturelles sur notre planète en général mais également sur notre petit territoire.
Jusqu’à quand ?

15:12 Publié dans Environnement , Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.07.2006

Vallée du Lot : véloroute et inondations

medium_ST-SANTIN_-_X_D_72D_627.pngCa y est ! Il semblerait que la véloroute de la Vallée du Lot connaisse ses premiers kilomètres en Aveyron.
Des panneaux de signalisation ont fleuri la semaine passée sur divers embranchements de notre région (voir l’album photos sur cette page), tandis que des panneaux routiers indiquant la présence de cyclistes étaient installés sur le tracé, incitant les automobilistes à être attentifs.

medium_PENCHOT-VELO-RANDONNEURS.png

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14:50 Publié dans Vallée du Lot , Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.07.2006

Vallée du Lot un 14 juillet

medium_BOUZIES_-_BATEAU_PROMENADE.pngAprès les cérémonies du 14 juillet, j’ai décidé d’aller voir quelle était l’activité réelle de la navigabilité du Lot en pleine saison, celle-ci débutant officiellement le 1er avril, notamment sur le secteur hautement touristique situé entre Saint-Cirq-Lapopie et Cahors.
J’ai passé une heure et demie en