26.08.2009
Vallée du Lot : nous sommes tous des imbéciles !
A en croire les porteurs du projet Aveyronnais de navigabilité du Lot, nous serions des imbéciles, nous n’y comprendrions rien. Eux seuls détiendraient la bonne parole.
Dans un récent article paru dans La dépêche du Midi, ils qualifient les « anti-navigabilité » d’ignorants ne connaissant pas le dossier.
D’abord, je ne connais pas de personnes qui soient totalement opposées à la navigabilité. La plupart des personnes critiquant ce projet sont irritées par les sommes englouties dans cette réalisation alors que ce n’est pas pour eux la priorité à réaliser sur cette rivière et sur notre territoire.
Mais ils ne sont pas totalement imbéciles. Ils ont bien compris que les moyens financiers attribués à l’aménagement de la Vallée du Lot ne doivent pas aller aux routes ou à l’aménagement des bourgs (bien que les routes aient bénéficié de moyens financiers dans un premier temps dans ce cadre).
Non, ils sont juste en colère de voir les sommes astronomiques dépensées pour la seule navigabilité alors que des projets leur semblent plus urgents.
C’est le cas pour des aménagements afin de modérer les crues, pour la véloroute de la Vallée du Lot, pour diminuer les rejets polluants des particuliers, des agriculteurs et des entreprises, pour l’entretien de la rivière et des berges …
Toutes ces actions (et bien d’autres) sont d’ailleurs prévues dans les Axes 2 et 3 du Programme Interrégional d’Aménagement de la Vallée du Lot. Programme qui depuis maintenant 25 ans, bénéficie dans sa très grande majorité à la navigabilité de la rivière.
Comme si depuis 25 ans, le monde n’avait pas bougé, le réchauffement climatique n’existait pas (responsable de plus en plus des crues mais aussi des périodes d’étiage), les pollutions n’avait pas empiré (notamment agricole), que les activités touristiques n’avaient pas évolué et les habitudes de loisirs et de vacances n’avaient pas changé.
On nous dit : la navigabilité, c’est l’avenir
Mais à lire la presse locale, on s’aperçoit que c’est le contraire.
La Dépêche du Midi d’aujourd’hui fait une analyse des tops et des flops touristiques de cet été. Dans les flops, il est noté une baisse de 9 % de la fréquentation sur le Canal du Midi par rapport à 2008. Et dans les tops, il est noté le succès grandissant des randonnées à vélo.
Dans un autre article, il est fait état de la baisse de fréquentation sur la plupart des voies navigables locales : Canal du Midi bien sûr, mais aussi sur la Baïse, la Garonne et le Lot.
Le plus terrible, c’est que l’on va sûrement trouver plus de 30 millions d’euros pour construire la seule écluse de Laroque-Bouillac et que les élus et notables locaux défendant ce projet ne veulent pas mettre 4,7 millions d’euros pour 210 km de véloroutes en Aveyron dont 52 km en site propre, projet qui a beaucoup plus d’avenir, qui rapporterait localement plus et qui est beaucoup moins onéreux.
Ils n'ont même pas été capables de trouver quelques dizaines de milliers d'euros pour garder au vieux pont de Boisse-Penchot actuellement en réfection, son aspect d'origine avec les pavés et les rails. Il vont les recouvrir d'enrobé. Par contre, ils vont trouver de l'argent pour l'éclairer et pour acheter un bateau promenade. Désespérant !
Cliquez sur les photos pour les agrandir notamment l'article de Centre-Presse d’aujourd’hui sur le tourisme cyclable sur le Bassin
16:07 Publié dans Politique locale, Vallée du Lot, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vallée du lot, véloroute, navigabilité, écluses, crues, étiage, pollution de l'eau
27.07.2009
A vélo sur nos routes
Les cyclos-randonneurs sont de plus en plus nombreux dans la vallée du Lot. Cyclistes isolés ou en groupe, ils traversent les villages et s’aventurent même à Decazeville où ils étaient une dizaine la semaine dernière à faire une pause sous les platanes du monument aux morts.
L’aménagement pour les cyclistes de la Vallée du Lot devient une réalité dans le Lot-et-Garonne qui était déjà précurseur en aménageant la véloroute sur 80 kilomètres. Il semblerait que le département du Lot ait la volonté de faire de même. Seul, l’Aveyron n’a toujours pas compris l’intérêt de s’engager fortement vers ce tourisme durable mais aussi lucratif, les cyclo-randonneurs consommant sur leur trajet pour se nourrir et se loger. C’est le même tourisme que celui du GR 65 dont nous connaissons maintenant bien toutes les retombées.
Des circuits commencent à se développer tel cette randonnée cyclable de 5 jours / 4 nuits, d'hôtel en hôtel, en 1/2 pension à partir de Villefranche-de-Rouergue et passant par Capdenac et Cajarc.
Mais la cinquantaine de cyclo-randonneurs traversant notre territoire tous les jours le font sur des circuits beaucoup plus longs, d’Aiguillon à Mende et même parfois beaucoup plus
L’aménagement de la véloroute de la Vallée du Lot doit maintenant être une priorité, tant pour les cyclos-randonneurs que pour les touristes et les habitants de nos villes et villages pour leurs déplacements quotidiens et de loisirs.
Sur les photos, un groupe de cyclos-randonneurs traversant Livinhac et un cyclo-randonneur sur un vélo couché sur la RD 627 longeant le Lot entre Livinhac et Penchot (cliquez sur les photos pour les agrandir).
La route départementale 21 dans la « Côte de Montredon » entre Livinhac et le croisement de Bagnac va-t-elle être transformée en voie ferrée ? C’est ce que l’on pourrait croire en regardant les bas-côtés jonchés de pierres de ballast venant de la carrière de Bagnac.
Non. Ce ne sont que des pierres tombant des 4 000 camions qui sont en train de faire la navette entre la carrière et les travaux de rénovation de la ligne Rodez-Toulouse entre Rodez et Albi (voir note sur ce sujet).
Cette route est d’ailleurs fortement dégradée par le passage de ces poids lourds, la chaleur faisant fondre le goudron n’arrangeant rien.
Les cyclistes sont là aussi les premiers en danger. Certes des panneaux annoncent la « projection de gravillons », mais les gravillons qu’ils risquent de trouver font environ 7 centimètres d’arête et pèsent 250 grammes. Des gravillons de gros calibre !
15:04 Publié dans Développement durable, Politique locale, Vallée du Lot, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : véloroute, cyclo-randonneurs, vallée du lot, aveyron, livinhac, decazeville
22.03.2009
Véloroutes et voies vertes : l’Ariège plus fort que l’Aveyron
L’Ariège n’est pas un territoire des plus plats, les dénivelés y sont nombreux. Et pourtant, ce département qui n’est pas un des plus riches de Midi-Pyrénées, à une volonté d’implanter des véloroutes et des voies vertes afin de développer le cyclisme de loisir et de randonnée, vecteur d’un tourisme durable.
L’inauguration hier d’un nouveau tronçon entre Labouiche et La Bastide-de-Sérou a été l’occasion pour Julien Savary, de la délégation régionale de l’AF3V Midi-Pyrénées et Languedoc de s’enthousiasmer devant la réalisation.
« Ce fut une belle matinée sur la Voie Verte, avec un petit train pour les habitants, de nombreux contacts avec les techniciens du Conseil Général, et des discours passionnants où ces techniciens et l’architecte ont expliqué au public ce qu’est une voie verte, et les choix techniques faits pour réaliser une piste bien intégrée au paysage...
Et ils ont réussi, la voie verte est “belle”, et ressemble à un chemin rural, avec peu de barrières, peu de panneaux, des ouvrages d’art réhabilités à l’ancienne, ... tout en étant techniquement excellente (bien roulante).
Techniciens et élus nous ont aussi publiquement annoncé que fin 2009 aura lieu l’ouverture d’un second tronçon de la Voie Verte entre Saint-Girons et Rimont (13km), et qu’en 2010 le dernier tronçon sera ouvert entre La Bastide-de-Sérou et Rimont (13km).
Fin 2010 la Voie Verte offrira donc 42km en continu entre Labouiche et Saint-Girons.
Quel plaisir pour nous qui avons fait ces demandes de voies vertes il y a presque dix ans, de voir que tout ce que nous demandions va être réalisé ! Et même plus!
Alors que plusieurs départements du sud ne font encore rien pour les véloroutes et voies vertes (Gers, Aude, Lozère, Aveyron,...), l’Ariège, petit département à faibles moyens, se lance dans une politique volontariste »
C’est vrai, une telle réalisation me laisse rêveur.
Que de temps et que d’argent perdus en Aveyron ! Pour un département qui se vante d’avoir une politique touristique dynamique, pas un seul kilomètre de véloroute et de voie verte. Pas même d’aménagements cyclables lors de construction ou de réhabilitation de voies départementales en agglomération comme le demande pourtant la loi LAURE. Ne parlons même pas des routes départementales hors agglomération.
L’Ariège a profité de l’installation du réseau de fibre optique pour le THD (Très Haut Débit) pour aménager les voies vertes. L’Aveyron installe le THD sans aménager de voies vertes, même pas de bande cyclable.
Pauvres cyclistes aveyronnais.
Alors que de nouveaux crédits semblent arriver pour l’aménagement de la navigabilité du Lot, pas un mot et pas un centime pour la véloroute de la Vallée du Lot qui coûterait quatre fois moins cher pour aménager 210 kilomètres en Aveyron que les 17 kilomètres de navigabilité loin de tout réseau navigable entre Bouillac et Port-d’Agrès.
Quel gaspillage d’argent public, surtout en ces périodes de crises !
Voir la fiche de la voie verte Labouiche – La Bastide-de-Sérou sur le site de l’AF3V en cliquant ici
Photos 1 et 2 : Julien Savary
10:55 Publié dans Développement durable, Politique locale, Vallée du Lot, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : véloroute, voie verte, vélo, tourisme, aveyron, ariège, vallée du lot, randonnée
22.02.2009
Cormorans et cirques avec des animaux sauvages
La guerre est déclarée aux grands cormoransComme chaque année à pareille époque, les articles de presse se font l’écho d’une recrudescence des cormorans sur la rivière Lot.
La Dépêche du Midi y a consacré plusieurs articles , entre autre le 10 mars 2000, le 4 février 2008 et dernièrement le 18 février 2009.
Des pétitions pour demander l’élimination des cormorans circulent actuellement.
Il faut dire que l’exemple vient d’en haut.
Le député Charles de Courson déclarait, lors de la séance du 12 octobre 2004 à l’Assemblée Nationale « Une attaque de cormorans, c'est pire qu'un bombardement allemand en piqué ! J'ai vu des poissons, des milliers de tanches, terrorisés ! (Rires sur les bancs du groupe UMP et du groupe UDF) Ceux qui ont vu la scène n'en plaisantent pas ! Il est intolérable que les ministres successifs protègent ces cormorans-nazis ! Si vous ne prenez pas un engagement ferme, les choses se passeront très mal la prochaine fois. »
Déjà en janvier 2004, il demandait à la ministre de l’Ecologie des carabines 22 long rifle à lunette pour éradiquer ces bandes de « cormorans nazis » : « Certes, vous avez augmenté le quota de chasse, mais insuffisamment. Cependant, vous allez dans la bonne direction. Le problème, comme vous l'avez dit, c'est de le réaliser. Pourquoi est-ce si difficile ? Pour une raison technique, mes chers collègues. Comme vous le savez, les cormorans chassent en bande et certains d'entre eux sont des guetteurs. Sans une carabine 22 long rifle à lunette, vous n'arriverez pas à les tuer. Or cette arme est proscrite et vous serez donc sanctionnés si vous l'utilisez. Pour réaliser les quotas, il faudrait, madame la ministre, que vous autorisiez la possibilité d'utiliser des armes adaptées. »
Qu’en est-il exactement ?
Menacé à l’échelle européenne le cormoran est protégé au titre de la directive Oiseaux depuis 1979. L’augmentation des effectifs dans les pays d’Europe du Nord a provoqué une expansion des populations hivernantes dans le sud de l’Europe, notamment en France. Mais la progression du nombre d’oiseaux hivernants, d’abord exponentielle jusqu’en 1992 a commencé à ralentir depuis, tendant vers une stabilisation (1).
La LPO de l’Aveyron explique fort justement que c'est la quantité de nourriture qui détermine le nombre des oiseaux. En clair, on peut bien abattre quelques individus, mais ils seront systématiquement remplacés si le garde-manger le justifie. Bref, les tirs sont inutiles et n'ont guère qu'une utilité : calmer l'exaspération des pêcheurs.
La LPO tient d'autre part à relativiser le rôle du prédateur dans la raréfaction du poisson. Samuel Talhoet estime que les bouleversements physiques (rectifications et canalisations de cours d'eau, multiplication des drainages, etc.) et les agressions chimiques (engrais, pesticides, rejets d'effluents, etc.) font bien plus de ravages que le grand cormoran. Ce dernier ne serait donc que l'arbre qui cache la forêt.
Il semble donc qu’il ne soit pas utile d’armer la population avec des 22 long rifle à lunette pour réduire la population de cet oiseau.
Vous pouvez voir ci-dessous le reportage à Cajarc de France 3 Quercy-Rouergue le 26 février dernier, sur la "prolifération" des cormorans dans la Vallée du Lot. Ce reportage est bien sûr incomplet, voire caricatural, car il ne propose que la position des pêcheurs et des pisciculteurs et pas celles des associations de protection de la faune sauvage comme la LPO par exemple.
Reportage caricatural car tous les pêcheurs ne sont heureusement pas comme ceux montrés dans ce reportage. En Aveyron par exemple, la politique d'alevinage de la Fédération de pêche est plutôt en déclin. Elle préfère favoriser une reproduction naturelle des poissons, notamment des truites, en réalisant des travaux de protection et d'entretien des cours d'eau. Aleviner revient à donner de la nourriture supplémentaire aux cormorans et donc à augmenter leur nombre.
Cormorans-Vallée du Lot
Vidéo envoyée par calmettes
Rappelons que les plus grands destructeurs de la faune sauvage ne sont pas les cormorans et les éoliennes, mais bien les hommes et leurs activités polluantes (chimie, agriculture, énergie…), le réchauffement climatique (également dû aux activités humaines) et les transports. Il n’y a qu’à regarder les routes et leurs fossés pour comprendre que les calandres et les roues de nos voitures et camions font une hécatombe.(1) Faune sauvage de l’Aveyron – Atlas des vertébrés – Editions du Rouergue - 2008
J’ai toujours été très réticent, pour ne pas dire hostile, à l’accueil de cirques traditionnels avec des animaux sauvages sur notre commune. Déjà, dans les années 90, je m’étais fortement impliqué avec "Causse en Liberté" contre la venue des lions du vicomte de la Panouse sur le magnifique causse de Mondalazac. Il y a quelque chose de dégradant à enfermer des animaux sauvages toute leur vie dans des cages, loin de leurs territoire d’origine et à les voir exécuter des numéros grotesques pour quelques frissons malsains. Il n’y a surtout rien de pédagogique à les voir ainsi et il est navrant de voir des instituteurs amener leurs élèves ou des parents amener leurs enfants dans ce genre de spectacle.
Après avoir vu un reportage sur les animaux de cirque dans l’émission « 30 millions d’amis », j’ai donc signé la pétition « pour des cirques sans animaux sauvages ».
L’Article L 214-1 du Code rural qui précise que : tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.
Cet au nom de cet article que des communes ont pris des arrêtes pour interdire sur leurs territoires les cirques avec animaux sauvages.
C’est le cas notamment de Montreuil où Dominique Voynet est Maire
J’aime le cirque, mais le cirque qui respecte l’humanité et la nature, qui divertit, qui cultive et qui fait rêver sans pour autant faire souffrir un animal sauvage ou pas. Il y a suffisamment de cirques et de spectacles qui rentrent dans ces critères.
Photos : 1 et 2 : jlc - 3 : 30 millions d'amis
14:44 Publié dans Développement durable, Environnement, Politique locale, Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cormorans, cirques, animaux, faune
La relance en Aveyron

Au lendemain de l’annonce du plan de relance du gouvernement (vous savez les 1 000 projets), tous les élus locaux Aveyronnais et Midi-Pyrénéens criaient au scandale car ils avaient été oubliés.
« C'est scandaleux. Nous sommes abandonnés par l'État central » disait le conseiller général André At « Je hausse le ton, même si ce sont mes amis qui sont au gouvernement. Les territoires que je représente ne sont pas pris en compte. »
De son côté, Martin Malvy tempête : « Nous attendions des financements pour l’aménagement de la vallée du Lot à destination des départements du Lot et de l’Aveyron. Nous n’avons rien vu venir… Je note donc qu’aucune opération significative ne sera réalisée grâce au Plan de relance en Midi-Pyrénées. C’est une fois de plus un coup d’annonce du gouvernement qui ne sera suivi d’aucun effet »
Mais depuis, des tractations ont vraisemblablement eu lieu.
Le plan de relance annoncé par le gouvernement prévoit au niveau national une enveloppe de 5 M€ afin de soutenir des projets importants, prêts à démarrer très rapidement et réalisables en 2009-2010. C'est au titre de cette enveloppe que le premier ministre a annoncé dernièrement l'octroi d'une subvention de 500 000 € au conseil général du Lot pour l'extension de la navigabilité de la rivière Lot, en soulignant « la qualité et le caractère structurant » de ce projet.
Mais mieux encore.
Une subvention de 400 000 euros a été attribuée pour soutenir le chantier de l’aéroport Rodez-Marcillac sur les mêmes critères.
Dans ces conditions, on ne serait pas surpris que des financements arrivent pour les « projets enthousiasmants » poussés seulement par une poignée d ‘élus et de notables mais boudés par les Aveyronnais, comme le Musée Soulages ou la RN 88.

Mais au fait, où est le Grenelle de l’Environnement lorsque l’on finance des projets polluants comme ceux favorisant le transport aérien ou le doublement d’une route ?
Photo 1 : jlc
Photo 2 : jlc
Grenelle de l'entourloupettement : 5 pétards diamètre 20 dont un explosé
Création de Jacques-Rémy Girerd, réalisateur (Mia et le Migou - La prophétie des grenouilles...) et fondateur de Folimage à Valence - Expo Peur bleue / colère verte - Grenoble 2009
13:45 Publié dans Environnement, Politique locale, Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relance, sarkozy, malvy, grenelle de l'environnement, aéroport, rn 88
14.09.2008
Des bonnes nouvelles pour le vélo dans le Bassin et pour la véloroute de la Vallée du Lot
Se déplacer à vélo dans le Bassin peut sembler incongru à certains. Pourtant, on voit sur nos routes et dans nos rues de plus en plus de personnes se déplaçant à bicyclette. Le coût des carburants, l’envie de pratiquer une activité bénéfique pour la santé, la prise de conscience des problèmes environnementaux… tous ces facteurs poussent à la pratique du vélo.
Malheureusement, il n’y a actuellement aucune réelle politique ni aucune infrastructure pour ce mode de déplacement. Pas de voies ou de pistes cyclables, ni de véloroutes et voies vertes.
La seule voie accessible aux vélos est le chemin parallèle à la RD 840 entre les giratoires de la Vitarelle et de la gendarmerie.
Après avoir mis en place avec succès le TUB (Transport Urbain du Bassin) la Communauté de Communes Decazeville-Aubin a décidé de lancer une étude sur un « schéma de référence d’itinéraires cyclables » et le lancement d’une consultation pour le choix de prestataire à qui la mission de réalisation de ce schéma pourra être confié.
C’est pour cette raison que, dans le cadre de la Semaine Européenne de la mobilité, la Communauté de Communes Decazeville-Aubin organise deux randonnées cyclables afin de sensibiliser aux alternatives à la voiture.
Un premier parcours de 13,3 km accessible à tous (VTT, VTC, vélos de ville, pas aux vélos de route ou de course) sur un circuit à faible déclivité et circulation démontrera que l’on pourra aller dans peu de temps (à l’ouverture de la déviation de Viviez) de Firmi à Viviez dans de bonnes conditions de sécurité et de confort, si ce n’est aux giratoires (Fontvergnes, La Vitarelle et peut-être les futurs giratoires de Viviez), pas encore équipés pour la circulation des cycles.
Un second circuit de 27,6 km réservé plutôt aux cyclistes initiés, traversera les cinq communes de la communauté de communes.
Les associations cyclistes du Bassin (Guidon Decazevillois, Vélo Passion et le Cyclo Club de Firmi) ainsi que l’Association Départementale pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes collaborent à l’organisation de cette initiative.
Comme cette manifestation tombe en même temps que les Journées du Patrimoine, on profitera du passage de ces randonnées à travers certains sites historiques du Bassin pour raconter un peu l’histoire de notre territoire.
Téléchargez ci-dessous le tract de cette animation
bougez a vélo dans le bassin - tract.pdf
Téléchargez ci-dessous les circuits de cette animation :
bougez a velo dans le bassin-circuits.pdf
Téléchargez l'article de Midi Libre :
Tout le Bassin à bicyclette le 20 septembre.pdf
Téléchargez l'article de La Dépêche du Midi :
ladepeche-a pied ou a velo bougez autrement.pdf
La véloroute de la Vallée du Lot évolue.
Julien Savary, vice-président de l’AF3V m’apprend que le département du Lot a aménagé 80 kilomètres de véloroute de Soturac à Cahors. Certes de façon minimale par de simples panneaux et sans aucune sécurisation, mais c’est déjà un début.
Cette initiative est complétée par l’édition d’un document à vocation touristique, commun aux départements du Lot et du Lot-et-Garonne, décrivant la véloroute d’Aiguillon à Cahors.
L’AF3V demande l’amélioration de cet itinéraire en suivant les recommandations de l’étude qu’elle a réalisée en 2001.
Dans l’Aveyron, la situation semble également évoluer positivement.
Suite à mon courrier d’avril dernier, le président du Conseil Général m’informe qu’une « réflexion était en cours concernant la réalisation d’itinéraires de type véloroute » et que l’AF3V (que je représente pour l’Aveyron) y serait associée.
Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution de ce dossier.
Téléchargez ci-dessous le document touristique de la véloroute de la Vallée du Lot traversant le Lot et le Lot-et-Garonne :
Véloroute Vallée Lot-Lot:Lot-et-Garonne.pdf
Téléchargez ci-dessous le courrier du Conseil Général de l'Aveyron :
véloroutes- courrier conseil général 12-280808.pdf
07:35 Publié dans Climat, Développement durable, Energie, Vallée du Lot, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
Pauvres cyclistes Aveyronnais
La pratique du vélo est en plein développement. Les ventes de bicyclettes explosent et ce d’autant plus que les coûts des énergies pour se déplacer augmentent considérablement et que cette hausse semble inexorable.
Les Français redécouvrent le vélo : le vélo pour les déplacements quotidiens, mais aussi le vélo loisir et familial et le vélo sportif.
Malheureusement, les structures pour la pratique de cette activité ne sont pas à la hauteur.
Les responsables de nos voiries (l’Etat, les départements, les communes ou communautés de communes) n’ont d’yeux que pour la « bagnole » et les camions.
Comptez les kilomètres de routes départementales Aveyronnaises aménagées pour les cyclistes en Aveyron : 0 km (Je parle réellement aménagé ; pas simplement un petit panneau pour signifier aux véhicules motorisés de faire attention aux cyclistes en les dépassant)
Comptez le nombre de giratoires aménagés pour la sécurité des cyclistes : 0
Comptez le nombre de véloroutes et voies vertes départementales : 0
Seules quelques collectivités aménagement des tronçons de voies cyclables ou de pistes cyclables. Il n’y a pas de volonté pour une politique cyclable ambitieuse en Aveyron.
Et c’est d’autant plus regrettable que le tourisme cyclable et la pratique du vélo durant les vacances explosent.
Beaucoup de départements l’ont compris en aménageant des véloroutes et des voies vertes : il y en avait que 600 kilomètres il y a dix ans, il y en avait 6 000 kilomètres l’an passé. Pas un en Aveyron.
D’autant plus regrettable, car ces équipement sont utilisés en priorité par les populations locales tout au long de l’année et qu’elles bénéficient de retombées économiques importantes.
Pour se donner bonne conscience, le Conseil Général de l’Aveyron à travers le Comité Départemental du Tourisme, a choisi la facilité avec l’édition d’un cycloguide destiné aux cyclistes sportifs.
Il n’est bien sûr pas question d’opposer ici les différentes pratiques du vélo, mais il faut reconnaître que ce guide ne correspond aucunement aux souhaits de la plupart des touristes séjournant dans notre département s’adonnant à la pratique du vélo, vélo loisir et familial et encore moins aux cyclo-randonneurs, habitués aux véloroutes de qualité et aux voies vertes.
Ces pratiques demandent des itinéraires sécurisés.
En tant que relais pour l’Aveyron de l’AF3V (Association Française de développement des Véloroutes et Voies Vertes), j’avais envoyé en mars dernier un courrier au nouveau président du Conseil Général de l’Aveyron pour lui signifier ma disponibilité à une réflexion sur la pratique du vélo dans ce département, notamment en matière touristique.
J’attends sa réponse.
Avec la sortie de ce guide dont je n’ai bien sûr pas été informé, je peux donc en conclure que le changement de président du Conseil Général n’a pas changé la politique envers les cyclistes.
Pourtant, le nouveau président qui se vante d’être un défenseur des cyclistes, a dans ses cartons un projet de véloroute sur la Vallée du Lot. Projet qui traverse sa bonne ville de Saint-Géniez-d’Olt.
Comme moi à Livinhac ou à Decazeville, il doit voir tous les jours des dizaines de cyclo-randonneurs traverser sa ville. Il faut qu’il sache que ces cyclistes, lorsque l’on prends la peine de les interroger, se plaignent de la dangerosité de la traversée de notre département sur cet itinéraire pourtant magnifique.
Il doit voir comme moi tous les jours des centaines de touristes faire du vélo en famille et risquer leurs vies à chaque dépassement de voiture.
A quand un aménagement sur la Vallée du Lot, qui permettrait aux touristes et à la population locale de s’adonner au vélo en toute sécurité ?
L’étude réactualisée chiffre cet aménagement à 4,7 millions d’euros.
Dans ce prix, 52 kilomètres sur les 210 kilomètres sont en site propre (voie verte) et il est compris la création de 10 haltes-services.
210 kilomètres de véloroutes et voies vertes aménagés, c’est en gros 4 fois moins cher que les 17 kilomètres de navigation qu’est en train de réaliser le département sur la rivière Lot entre Bouillac et Port-d’Agrès.
Il s’agit donc bien d’un choix politique, pas financier.
Pendant ce temps, chez ceux qui ont compris
Dans sa série sur la découverte de Midi-Pyrénées dans le journal de 13 heures, TF1 en collaboration avec La Dépêche du Midi, proposait le 4 août dernier un reportage sur la randonnée cyclable le long du Canal du Midi.
Quel magnifique voyage au calme, sans grandes difficultés, à parcourir en famille, entre amis ou en solitaire.
Dans ce reportage, Julien Savary, auteur d’un nouveau guide pour ce trajet, mais également auteur de la pré-étude de la Véloroute de la Vallée du Lot, parlait avec passion de cette forme de tourisme en plein développement.
Revoyez également l’interview de Julien Savary sur la Véloroute de la Vallée du Lot lors des dernières Rencontres des Départements Cyclables. Cette vidéo est toujours d’actualité.

Dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité, la Communauté de Communes Decazeville-Aubin organise des animations pour sensibiliser et inciter les habitants du Bassin à la pratique du vélo.
Cette animation se déroulera le samedi 20 septembre, en même temps que les Journées du Patrimoine. Une bonne occasion pour mieux connaître le Bassin
J’y reviendrai plus tard.
Téléchargez ci-dessous le tract de cette animation
bougez a vélo dans le bassin - tract.pdf
Téléchargez ci-dessous les circuits de cette animation :
bougez a velo dans le bassin-circuits.pdf
15:35 Publié dans Vallée du Lot, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.06.2008
Il faut savoir arrêter un projet
L’épisode de l’érosion des berges du Lot à Roquelongue montre que la question de la remise en navigabilité du tronçon Bouillac - Port-d’Agrès est plus que jamais d’actualité.
Cette remise en question est d’autant plus d’actualité que depuis le 23 mars, date de l’ouverture officielle de la saison de navigabilité, aucun bateau n’a encore pu naviguer sur la rivière Lot cette année.
Pour être navigable, le débit du Lot doit être en dessous de 200 m3/seconde.
Or depuis plus de deux mois et demi, il a pratiquement été en permanence au dessus.
Les loueurs de bateaux sont catastrophés et orientent leurs clients vers leurs autres sites où les eaux sont plus stables comme sur les canaux.
Les Conseils Généraux situés sur la rivière Lot, c’est à dire les contribuables des départements, vont-ils être obligé d’indemniser les loueurs de bateaux, comme ceux-ci le demandaient il y a quelques temps ?
Un loueur se plaignait déjà en 2001 dans « La Dépêche du Midi » de ces « centaines de millions de francs qui seront consacrés à l'agrandissement du domaine navigable jusqu'à Conques, alors que le tronçon actuel n'est pas régulé… Prolonger la navigation sur 20 à 25 kilomètres après Saint-Cirq Lapopie jusqu'à Larnagol serait un aménagement souhaitable, mais c'est tout ».
Ce n’était l’avis que d’un professionnel.
Mais voilà, des élus en mal d’idées ont décidé de ne pas les écouter et de créer de toute pièce un tronçon bien en amont sans avoir la certitude de pouvoir le relier au domaine navigable actuel.
Nous avons depuis la certitude que cette liaison sera difficilement réalisable puisque les crédits pour l’aménagement des tronçons entre Larnagol et Bouillac ont disparu, notamment les crédits d’Etat.
La crainte du gérant du camping de Roquelongue dans un article de la presse locale est donc parfaitement justifiée : « Qui va vouloir venir naviguer sur une quinzaine de kilomètres avec des écluses qui ne fonctionneront que manuellement ? Il fallait donner une logique au projet avec un aménagement d'un parcours en continu »
De plus l’érosion des berges de Roquelongue montre l’état de fragilité de ces berges qui seraient grignotées par le surélèvement de 70 centimètres du niveau du Lot en amont du barrage mobile et par le clapotis des quelques bateaux qui circuleraient.
Un de ces élus visionnaires qui poussait ce projet vient de le payer très cher lors des dernières élections cantonales.
Il est encore temps de faire marche arrière, d’arrêter les travaux et d’attendre l’évolution de ce projet en aval dans le département du Lot. Il sera toujours temps de le reprendre en Aveyron.
Consacrons l'argent ainsi économisé à la création de la véloroute de la vallée du Lot qui apporterait beaucoup plus de retombées et à des aménagements pour modérer les crues et sécuriser les riverains.
16:00 Publié dans Vallée du Lot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2007
Quand les riverains du Lot tremblent à chaque épisode de pluie
FR3 Sud, dans son édition Quercy-Rouergue, consacrait hier un reportage sur les riverains du Lot qui avaient été fortement touchés par les crues de décembre 2003.
Face au désarroi de ces riverains qui voient avec anxiété chaque épisode de pluie, qu’a-t-il été fait depuis 2003 ? Rien ! Que des vagues promesses pas encore tenues.
On comprend la colère des membres du « Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 » face à cette inaction collective.
Leurs demandes d’un nettoyage du lit du Lot, l’installation de sirènes d’alerte et le respect de la loi par les exploitants de microcentrales sont parfaitement justifiées et constitueraient une première étape afin de les rassurer.
Mais, comme je le réclame depuis longtemps, elles devront être suivies d’un véritable Programme d’Action de Prévention des Inondations (PAPI) sur tout le bassin versant du Lot, à l’image de ce qui se fait sur d’autres bassins.
Ces programmes contiennent principalement des actions de régulation du débit en amont grâce à la création ou à la restauration des champs d’expansion de crues ainsi que des aménagements hydrauliques, des actions de réduction de la vulnérabilité des constructions établies en zones inondables, voire le rachat à un juste prix d’habitations de riverains désirant quitter cette zone.
Je voudrais dire également mon inquiétude face au renouvellement des concessions de l’exploitation des barrages sur le Lot et la Truyère.
Souvenons-nous qu’en 2003 nous avons frôlé la véritable catastrophe.
Si les barrages de Grandval et de Sarrans avaient été pleins et n’avaient pas pu retenir 1 000 m3/seconde, nous aurions connu une crue supérieure à une crue centennale comme celle de 1927.
Le renouvellement de la concession pour le barrage de Sarrans est prévu en 2009. L’exploitant actuel, EDF, ne bénéficie plus d’un droit de préférence, et de nombreux prétendants sont sur les rangs.
Le cahier des charges va-t-il obliger les futurs concessionnaires à prévoir un niveau des barrages leur permettant de jouer un rôle d’écrêteur en cas de fortes pluies, ainsi qu’un niveau d’étiage l’été pour maintenir une qualité des eaux acceptable et la pratique d’activités nautiques ?
Cela me semble indispensable.
Voir le reportage de FR3 (ou en podcast)
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23.09.2007
Où en est la véloroute de la Vallée du Lot ?
De retour des 11èmes Rencontres des Départements Cyclables qui se sont tenues à Aurillac le 20 septembre dernier, J’ai pu apprécier les progrès de la place du vélo dans notre société. Progrès en ville avec le succès des Vélib’s à Paris mis en place grâce à l’abnégation de Denis Baupin. Toutes les villes veulent mettre en place un tel système à l’approche des municipales. Mais le vélo progresse également en province grâce au développement du tourisme cyclable et à l’essor des véloroutes et voies vertes. De 600 kilomètres il y a seulement 10 ans, ce sont maintenant plus de 6 000 kilomètres qui parcourent la France. Certes très inégalement. Certaines régions et certains départements s’y sont lancés très rapidement et possèdent un réseau et une renommée enviables : la Bourgogne, l’Aquitaine.
D’autres s’y sont mis plus tardivement, mais essaient de rattraper le temps perdu. Dans la Région Auvergne, proche de nous, tous les départements ont engagé des politiques vers des réseaux cyclables grâce aux subventions données par le Conseil Régional, allant de 30 à 50 % des réalisations d’équipements.
Le Cantal a choisi de s’orienter plutôt vers les cyclotouristes en créant une vingtaine de circuits, tandis que l’Allier s’oriente vers une démarche « qualitative » en créant de toute pièce une voie verte en partie sur une voie ferrée désaffectée pour un coût de 8 M d’Euros.
Dans les années à venir, les projets devraient encore plus se développer tant le succès des véloroutes et leurs retombées économiques est énorme.
Cette journée à Aurillac a été l’occasion de rencontrer Julien Savary, vice-président de l’AF3V (Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes), afin de faire avec lui le point sur une véloroute qui me tient particulièrement à cœur : la véloroute de la Vallée du Lot, qui n’existe pour le moment que sur un tronçon de 80 kilomètres dans le Lot-et-Garonne.
17:30 Publié dans Développement durable, Politique locale, Vallée du Lot, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















