Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/09/2017

Une étude pour analyser les sédiments pollués au cadmium du Lot à Laroque-Bouillac

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,

Un Arrêté de la Préfecture de l’Aveyron est paru le 10 août 2017 pour autoriser les opérations de bathymétrie (mesure du relief sous l’eau) et de carottage (prélèvement d'échantillons de sédiments) du lit du Lot afin de déterminer le volume de sédiments stockés en amont de la chaussée de Laroque-Bouillac et leur caractérisation.

Ci-dessous, téléchargez l'arrêté préfectoral :

Autorisation navigation sur le Lot en amont de l'écluse de Laroque-Bouillac.pdf

 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Cela nécessite d’abord de se plonger un peu dans l’histoire industrielle locale. L’usine Vieille-Montagne située à Viviez (12) a libéré dans les eaux du Lot depuis près d’un siècle et demi des quantités énormes de produits toxiques contenant du zinc, du plomb, du cadmium… À ces rejets chroniques importants, il faut rajouter les graves pollutions accidentelles de 1983 et 1986 provoquées par Vieille-Montagne à partir du THR et de la décharge industrielle de l'igue du Mas. De nombreuses études officielles et universitaires ont été réalisées sur cette pollution. On peut parler sans se tromper de la plus grosse pollution industrielle d’un cours d’eau en France avec celle du Rhône par les PCB.  

Ci-dessous, un petit film de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne sur les conséquences de ces graves pollutions.

 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Il reste encore beaucoup de ces produits dangereux dans les sédiments de la rivière Lot et au delà, notamment dans les diverses retenues : écluses, chaussées, barrages… et ils sont plus ou moins “remuées“ à chaque épisode de crue. La quantité de cadmium était estimée en 1990 à plus de 200 tonnes contenus dans plus de 6 millions de m3 de sédiments uniquement pour le Lot. La dépollution complète était estimée à cette date entre 1,3 et 2 milliards d’euro (2 à 3 milliards actualisé). La quantité de cadmium et autres métaux lourds contenus en amont de la chaussée de Laroque-Bouillac doit certes être importante car proche de la source de pollution et son arrivée sur le Lot avec le Riou-Mort, mais elle est négligeable par rapport à l’énormité de cette pollution industrielle que beaucoup sur le Bassin ont volontairement ou inconsciemment oublié.

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Il est bien sûr important de bien connaître l’état actuel de cette pollution, de l’arrivée du Riou-Mort dans les eaux du Lot jusqu’à la chaussée de Laroque-Bouillac pour ensuite procéder à une dépollution de ce site, pas seulement pour pouvoir rouvrir l’écluse à la navigation, même s'il semble que ce soit l'unique obsession de certains qui ont fermé et qui ferment toujours les yeux sur les causes de ces pollutions et minimisent la responsabilité des pollueurs. 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Lorsque les résultats de l’étude sur le volume et la nature des sédiments seront connus sur cette partie du Lot, il conviendra donc de procéder à une dépollution en s'entourant de toutes les précautions possibles afin de ne pas envoyer de sédiments pollués en aval. Le bon sens voudrait que se soit au pollueur d’assurer la charge financière de cette dépollution. A la lecture de l’Arrêté préfectoral, c’est l’Entente Vallée du Lot qui est maitre d’œuvre de cette étude, et c’est vraisemblablement de l’argent des contribuables (aveyronnais, occitans, français et européens) qui va servir à payer la facture. Il serait tout de même souhaitable que Umicore (anciennement Vieille-Montagne) assure à minima le transport et le stockage des sédiments pollués sur son site de  Montplaisir (ou ailleurs) en même temps que les sols pollués des jardins viviezois et pourquoi pas d’autres décharges industrielles contenant leurs déchets sur notre territoire. Je pense notamment à celle de la Romiguière sur la commune de Flagnac par exemple dont nous avions demandé le retrait en conseil municipal de Decazeville lors de l’enquête publique sur la “dépollution“ de divers sites d’Umicore. Les élus locaux devraient insister sur ces dépollutions avant que Umicore quitte définitivement Viviez. 

Enfin, il serait souhaitable que la prise en charge de ces déchets par Umicore ne fasse pas l’objet d’un chantage à l’acceptation du projet de centre de traitement et de stockage des déchets ménagers appelé Solena sur les anciens terrains « dépollués » de l’entreprise vivézoise de zinc.

Ce serait vraiment la goutte d’eau (polluée) qui ferait déborder le vase !

 

Centre-Presse a consacré ce matin un article sur cet arrêté préfectoral, pratiquement que sous l’angle de la navigabilité. Dommage !

Et si le Lot devenait navigable jusqu'à Bouillac ?.jpg

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

JLC (Licence Créative Commons), sauf :

- Article de La Dépêche du Midi de juillet 1986

- Article de Centre-Presse du 1 septembre 2017

20/04/2017

Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville

Lors du dernier conseil municipal, le budget était à l’ordre du jour. Nous avons appris qu’une ligne budgétaire de 3 201,60 € était prévue pour l’aménagement d’une aire de repos sur la route de Nantuech pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques (GR 65).

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Je suis pour ma part étonné de la création d’une nouvelle aire de repos, quelques centaines de mètres seulement après une aire de repos déjà existante. Cette agréable aire de repos, située à l’intersection de l’avenue Laromiguière et de la route de Nantuech, est équipée de sanitaires, d’un point d’eau, d’une table et de bancs abrités par une jolie gloriette et d'un panneau d'informations. Tous les marcheurs reconnaissent la pertinence et la réussite de cet équipement et je peux témoigner que sa fréquentation est forte durant la saison.

Il existe également un point d’eau et des bancs pour se reposer à Saint-Roch.

Je ne vois donc pas l’utilité de dépenser 3 200 € pour une aire de repos intermédiaire.

 

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait par contre justifié, comme je le demande depuis des années, de s’occuper de ce chemin de Saint-Jacques, le GR 65, dans sa portion comprise entre Pomeyrols et le Pont de Livinhac, commune de Decazeville.

De nombreux marcheurs arpentant ce chemin se plaignent en arrivant à Livinhac (ou sur internet) du mauvais état de ce chemin.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait d’abord indispensable de faire un passage avec une débrousailleuse et une tronçonneuse avant chaque début de saison afin d’enlever les arbustes, branches, ronces qui gênent le passage des nombreux marcheurs de ce chemin.

Ensuite il faudrait rénover ce chemin dégradé par des ornières dues au passage de motos (pourtant interdites) et à des sources et circulations d’eau de pluie mal canalisées.

Il existe de nombreuses aides pour rénover ce chemin très fréquenté.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,J’ai de plus redressé un panneau qui gisait par terre à l’abandon depuis quelques mois. Il demanderait à être solidement fixé au sol… et à être respecté.

 

Il semble que le quartier decazevillois du Pont de Livinhac soit ignoré par les actuels élus. Le chemin de Bouquiès et le GR 65 dégradés, la pile de l’ancien pont et ses alentours pas du tout entretenus, tout cela ne donne pas une image favorable de notre ville alors que c’est une entrée (ou une sortie) importante de notre commune.

Il serait peut-être temps de s’y intéresser un peu. Un aménagement paysager et des aménagements favorables aux marcheurs du GR65 et aux cyclistes de la véloroute en partenariat avec le Département me semblent indispensables.

Ce serait plus justifié qu’une aire de repos supplémentaire sur la route de Nantuech.

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

Photo 1 : extrait du budget d'investissement lors du conseil municipal du 12 avril 2017

Photos 2, 3 ,4 et 5 : jlc, licence Creative Commons

05/05/2016

Le Puech de Salvageau, une promenade riche en biodiversité

station ionosphérique - panneau.jpgQuelques uns se souviennent peut-être encore de cet immense “radar“ situé sur les hauteurs de Saint-Santin-de-Maurs à une douzaine de kilomètres de Decazeville. Radar qui n’était en fait qu’une station ionosphérique mais qui alimentait l’imaginaire et les rumeurs dans toute la région, chacun y voyant le lieu des pires expérimentations ou celui d’espionnage du monde entier (ce qui n'était peut-être pas impossible !).

station ionosphérique saint-santin.jpgLe “radar“ n’existe plus, il a été enlevé il y a un peu plus d’une dizaine d’années.

Mais le Puech de Salvageau où il était situé m’a toujours attiré par son sol aride et pierreux, son paysage, sa végétation.

station ionosphérique sant-santin2.jpgIl est maintenant devenu avec divers autres sites aux alentours la zone Natura 2000 des vallées et coteaux thermophiles (qui aiment la chaleur) de la région de Maurs. 

Je suis donc parti de l’aire de loisirs et de camping car de Montmurat, où est installé un des panneaux expliquant ce site Nature 2 000. Un autre panneau explicatif est situé proche de l’entrée sur le site du Salvageau.

orchis bouffon.jpgEt là, c’est une nature magnifique qui s’offre à nous avec plusieurs espèces d’orchidées. Ma favorite est la Sérapias à languette, plus difficile à trouver.

Surtout ne pas cueillir les fleurs, faire très attention où l’on pose les pieds et respecter les clôtures mises en place pour favoriser la pâture de bovins à certaines périodes.

 

serapias à languette.jpgJe ne suis pas un professionnel de la botanique. Mais une application pour mobile est très intéressante pour un novice comme moi afin de reconnaître une fleur. Elle a aussi un rôle pédagogique. Il s’agit de Pl@ntNet.

Pl@ntnet est une application de collecte, d’annotation et de recherche d’images pour l’identification de plus de 800 espèces de plantes sauvages, de la flore française métropolitaine. C’est le fruit d’une collaboration de trois ans entre l'INRIA, l’Inra, le Cirad et l’IRD (agronomie tropicale), l’Inria (Informatique et sciences du numérique) et le réseau de botanistes amateurs Tela Botanica.

Serapias à languette - Observation Pl@ntNet.jpgL’application disponible sur Apple store et sur Android ne met que quelques secondes pour fournir le nom vernaculaire et le nom scientifique.

Elle intègre un système d’identification automatique de plantes à partir de photos par comparaison avec les images d’une base de données botaniques. Les résultats permettent de trouver facilement le nom botanique de la plante, si celle-ci est suffisamment illustrée dans la base de référence.

Montmurat-fête de la nature -cpie-210516.jpgA l’occasion de la Fête de la Nature, le CPIE de Haute Auvergne organise une sortie sur ce site Natura 2000 le samedi 21 mai 2016. Le rendez-vous est fixé à Montmurat, place de la mairie. C’est gratuit et vous passerez un superbe après-midi si le beau temps est en plus de la partie.

 

affiche web.PNGCe même jour et à la suite de la promenade botanique, vous pourrez vous rendre juste à côté à Maurs aux premières CircoFolies organisées par l'Association "La Mazarotte et Cie".

Vous pourrez vous restaurer et assister à divers spectacles dont un feu d'artifice et participer à divers ateliers.

 

Photos : jlc (Licence Créative Commons) sauf affiches pour sortie botanique à Montmurat et CircoFolies à Maurs.

29/09/2015

Il faut sauver la ligne Cahors-Capdenac

cahors-capdenac1.jpgLe gouvernement vient de donner son accord pour la poursuite de la LGV de Bordeaux vers Toulouse et vers Dax pour un coût minimal de 8 milliards d’euros malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête et après un rapport de la Cour des Comptes qui dénonçait les dérives et la non rentabilité du système LGV. Une aberration, alors que faire rouler des TGV sur les voies existantes régénérées coûterait beaucoup moins cher pour seulement quelques minutes de trajet en plus.

Si cette LGV se réalise, ce sera bien sûr aux dépends des trains du quotidien qu’utilisent 95% des Midi-Pyrénéens. Les collectivités locales, dont le Conseil Régional, seront obligées de participer au financement qui risque de plus de se réaliser à travers un PPP (Partenariat Public Privé) qui est tout bénéfice pour les grosses entreprises multinationales du BTP.

La priorité est bien sûr ailleurs. Rénover les lignes délaissées depuis plus de 30 ans par la SNCF, RFF et l’Etat et en améliorer d’autres pour refaire circuler des trains de fret au lieu d’inonder nos routes de camions et maintenant de bus, et permettre aux usagers que nous sommes tous une meilleure mobilité.

Ce week-end, les élus et les usagers se sont mobilisés pour défendre deux lignes emblématiques de notre région.

D’abord pour la ligne Beziers-Neussagues. Alors que cette ligne est importante pour les voyageurs mais surtout pour le fret, notamment l’usine Arcelor de Saint-Chély-d’Apcher en Lozère, la SNCF veut la fermer fin 2016.

Les partisans de la ligne POLT (Paris – Orléans – limoges – Toulouse) se sont retrouvés eux à Gourdon pour émettre une motion en direction du gouvernement. Ils demandent la modernisation de cette ligne et le renouvellement du matériel roulant afin de gagner du temps sur ce trajet que les Aveyronnais retrouvent à Brive. Je n’ai malheureusement pas vu un parlementaire aveyronnais aux côtés de Dominique Orliac, députée du Lot, sur les photos de cette journée diffusés dans la presse.

 

cahors-capdenac-voie cachée.jpgPrésent au Salon de la BD de Cajarc dimanche dernier, j’ai choisi la route buissonnière de la Vallée du Lot pour le retour. D’abord parce que le paysage de cette petite route est magnifique et ensuite parce que je voulais voir l’état de la voie ferrée qui longe la rivière, traversant la route à plusieurs reprises.

Cette ligne est complètement abandonnée et elle se dégrade de jour en jour. La végétation devient envahissante à tel point que la ligne n’est pratiquement plus visible sur certains tronçons. Ça, ce n’est pas le plus grave. On peut surtout imaginer que les tunnels, les traverses et les rails subissent également une lente dégradation. C’est bien sûr le souhait de l’Etat et de la SNCF qui veulent abandonner totalement cette ligne et du Conseil Général qui souhaite y aménager en lieu et place une véloroute,

Ma position est que l’on peut faire les deux. Gardons la voie ferrée pour les trains et aménageons la véloroute sur les petites routes et chemins existants comme il était prévu dans l’étude réalisée par l’AF3V de 2001.

 

frontenac.jpgJe me suis bien sûr arrêté au passage à niveau de Frontenac avec sa maison de garde-barrière qui a été un moment tenue il y a de cela quelques décennies par une grand-tante.

 

Pourquoi faut il garder et rénover cette ligne ?

frontenac2.jpgD’abord pour le Fret. La ligne Capdenac - Cahors, cinquième ligne de l'étoile ferroviaire de Capdenac-Gare, est la seule ligne pertinente pour desservir l'Est du Lot et l'Aveyron. Techniquement, la ligne a un profil favorable, avec 2 locomotives, la charge remorquable est de 1 800 tonnes (l'équivalent de 60 camions) sur cette ligne contre 1 100 tonnes par la ligne Capdenac - Brive et de 1 440 tonnes par la ligne de Capdenac - Tessonnières.

Ensuite pour les voyageurs que l’on transporte en car depuis la fermeture de la ligne.

Et enfin pour remettre sur les rails le train touristique de Quercyrail

Rappelons que rénover cette ligne reviendrait à environ 30 millions d'euros, autant que pour aménager la véloroute à sa place. 30 millions d'euros que l'on peut trouver dans les 6 milliards d'économie si on aménage les lignes existantes au lieu de créer des LGV.

Le rail doit redevenir en France et sur notre région ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : le transport collectif du quotidien le plus sûr, le plus écologique et le plus rapide (sur les rails existants rénovés) pour se déplacer.

Le contraire de ce que vient de décider le gouvernement.

 

Photos : jlc ©creative commons

13/09/2015

Prédict lance son application pour les particuliers

mypredict-ouverture.PNGLa société montpelliéraine Prédict, associée avec Astrium, Météo-France et BRL, vient de lancer son application destinée aux particuliers.

Cette société est née de la nécessité pour les collectivités d’avoir des prévisions météorologiques plus fines afin de prévenir des risques naturels, notamment d’inondation, de tempête, de chute de neige…

repère crue saint-michel 031203.jpg

 

J’ai eu connaissance de cette société il y a un peu plus de 10 ans, lorsque je me suis réellement intéressé à la prévision et la prévention des crues après les inondations du Lot du 3 décembre 2003.

Certaines communes que j’ai visité depuis, notamment Lézignan-Corbières  et Sommières, travaillaient avec Prédict et en étaient relativement satisfaites. Il faut dire que ces communes avaient connu des inondations catastrophiques en 1999 et 2002. 

C’est aussi cette société qui a été retenue par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin dans le projet d’applications satellitaires pour suivre plus particulièrement les crues du Riou-Mort et ses affluents à Viviez. Elle a notamment travaillé sur le Plan Communal de Sauvegarde de cette commune.

 

mypredict-carte.PNGL’application My Predict est gratuite et téléchargeable pour l’instant pour iTunes et Androïd. Elle prévient des risques météorologiques et hydrologiques sur le territoire ou l’on habite : inondation, submersion, tempête et fortes chute de neige.

L’application permet de visualiser les précipitations et leur intensité et donne des conseils sur le comportement à adopter.

Elle est aussi interactive puisque l’on peut envoyer des photos lors de ces épisodes d’intempéries et rendre compte directement à la société de l’évolution de l’épisode pluvieux ou du degré de la crue. 

neige-conteneurs.jpgLes collectivités abonnées à Prédict on bien sûr des services largement supérieurs tant dans la prévision que dans la fréquence des mises à jour lors d’épisodes d’intempéries.

Mais cette application pour particuliers est fort utile pour les territoires non suivis par Prédict et elle devrait figurer dans les applications des téléphones des élus d’astreinte de toutes les collectivités.

Au même titre que d’autres outils informatiques qui permettent de prévenir et de suivre l’évolution des épisodes d’intempéries :

-       Le site Vigicrue qui contient les cartes nationales des cours d’eau par bassin versant et le suivi en permanence du niveau de ces cours d’eau.

-       Keraunos, l’observatoire français des tornades et orages violents

-       Météo-France, que tout le monde connaît

 

inondation-boissepenchot-041203.jpgUn dernier mot pour dire qu’après les fortes crues du Lot de décembre 2003 (presque douze ans), tout le monde voulait que l’on trouve des solutions pour prévenir et modérer les crues. Depuis, pas grand chose de fait. Le PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations) que je réclame depuis des années, n’est qu’au niveau d’un PAPI d’intention et les riverains du Lot voient encore chaque épisode de fortes pluies avec angoisse.

Rajout du dimanche 13 septembre 2015

inondations,lotComme beaucoup d'habitants du Bassin, j'étais hier soir samedi à la fête de Decazeville. Nous avons du subir au cours de la soirée d'abord des éclairs qui éclairaient le ciel et des coups de tonnerre (si vous n'étiez pas au milieu du bruit de la fête foraine) avant la pluie. J'en ai bien sûr profité pour tester l'application MyPrédict. J'ai donc pu suivre l'évolution de l'orage qui sévissait non loin du Bassin.

Sur la première capture d'écran à 21h28 (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir), on voit la grande zone orageuse qui approche, avec une langue en vert, jaune et rouge qui signale une zone plus violente. Elle part de Montauban et arrive sur le Vallon, au nord de Rodez. C'est le moment où nous apercevons les premiers éclairs et entendons les premier coups de tonnerre.

inondations,lotSur la seconde photo prise à 21h49, on voit plus nettement cette zone d'orages avec des points d'orages violents très localisés qui touche le sud du Villefranchois et va vers le nord-est vers Entraygues en frôlant le Bassin. La pluie n'a pas encore touchée le Bassin et la fête de Decazeville. On peut aussi voir des messages d'information en cliquant sur les deux pictogrammes qui signalent un orage intense peu mobile se déplaçant vers le nord-est avec des ruissellements dans les secteurs sensibles.

inondations,lotSur cette dernière capture d'écran à 22h04, on voit très bien les points d'orages plutôt violents sur Rieupeyroux, Rignac et le Vallon, tandis que la pluie arrive sur le Bassin. Elle était sur la fête quelques minutes plus tard pendant que nous entendions au loin les coups de tonnerre et que des éclairs zébraient le ciel.

J'ai donc pu réellement apprécier en temps réel hier soir les qualités de cette application que je recommande vivement aux élus des communes de télécharger et d'utiliser en complément des sites cités plus haut.

Photos :

- Captures d'écran de l'application My Prédict

- autres photos : jlc - ©creative-commons

09/08/2015

Les eaux du lac de la Découverte fragilisées, le Parc Intercommunal oublié

lac-vert4.jpgDepuis avril 2014, le Parc Intercommunal semble un peu abandonné. Les projets étudiés il y a quelques mois pour l’avenir du site de la Découverte semblent tombés aux oubliettes. Le programme pluriannuel d’investissements de la communauté de communes mis à jour récemment, les envisage au mieux après 2020.

Je m’en était déjà inquiété il y a environ un an.

Pourtant, tout le monde reconnaît que nous avons là un site magnifique qu’il faudrait à tout prix aménager, au moins à minima. Quand je dis tout le monde, ce sont avant tout beaucoup de Decazevillois mais aussi de nombreuses personnes venus d’ailleurs.

livinhac-piscine.jpgLa canicule que nous avons supporté en juillet et qui est malheureusement appelée à se reproduire souvent, devrait à minima remettre à l’ordre du jour le projet de zone de baignade sur ce lac. Tout le monde n’a pas de piscine et beaucoup ne souhaitent pas aller à la piscine municipale pour diverses raisons (coût, chlore, vétusté, ligne électrique...). Les baignades hors piscines, gratuites et surveillées sont de toute façon de plus en plus recherchées. Il n’y a qu’à voir le monde qui se rend à Livinhac, y compris de Decazeville.

Si vous êtes un habitué du site de la Découverte, vous avez peut-être remarqué fin juin, avant la période de canicule que nous avons connu, le fort verdissement des eaux du lac de la Découverte.

Concernant cette dégradation des eaux, j’ai envoyé le 29 juin un courrier à Monsieur le Président de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, propriétaire des lieux, avec copie à Monsieur le Maire de Decazeville sur lequel ce site est situé :

 

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, les eaux du lac se sont troublées et ont pris une vive couleur verte (voir les deux photos de cette note). J’ai rencontré la responsable du service environnement et patrimoine qui m’a expliqué après s’être renseigné auprès d’Halieutilot, qu’il s’agissait vraisemblablement d’une efflorescence algale ou “ bloom algal “, phénomène totalement différent du retournement des eaux du lac de novembre 2008.

Les températures actuelles (avant le 29 juin) ne peuvent pas expliquer uniquement ce phénomène. D’abord elles ne sont pas si élevées que cela et les nuits sont encore fraiches. L’explication viendrait plutôt des fortes pluies datant d’une quinzaine de jours qui auraient lessivé les sols et emporté les eaux vers le lac. La relative chaleur actuelle ayant seulement précipité ce phénomène. Or depuis un peu moins d’un an, une quinzaine de chevaux résident en permanence sur les pentes de ce site. On sait que les déjections animales contribuent de façon non négligeable à la détérioration de la qualité des eaux sous des formes diverses.

lac-vert3.jpgL’étude du profil de baignade du lac de la Découverte réalisée par le Cereg Massif-Central en 2011 notait que seuls les ruissellements des eaux météoriques sur les flancs du site peuvent constituer des sources de pollution bactériologiques significatives.

Je rappelle que les eaux du lac sont rejetées dans le Riou-Mort, puis le Lot.

Il me semble qu’à minima, le BRGM et l’Onema devraient être alertés.

De votre côté, pourriez-vous faire réaliser une analyse des eaux du lac afin de connaitre d’où peut provenir exactement cette dégradation ?

Dans l’attente des résultats de ces analyses, pourriez-vous demander au propriétaire des chevaux de les retirer de ce site ?

D’autre part, j’ai pu lire dans la presse locale que la municipalité de Decazeville envisageait des animations de sports mécaniques sur ce lac fin août.

Nous savons que ce site est très fragile. C’est pour cela que nous envisagions avec le cabinet Alliance qui avait piloté l’étude pour un pôle de baignade et de loisirs à la Découverte, la pratique d’activités douces sur ce lac : baignade, canotage, pêche, plongée… en aucun cas des activités motorisées.

Les plongeurs du club subaquatique ruthénois qui avaient visité les profondeurs de ce lac en janvier 2012 avaient noté que les fonds étaient constitués de sédiments très fins qui se déplaçaient au moindre mouvement des plongeurs et créaient immédiatement des “nuages“ noirs très denses.

La démonstration de jet-ski et de flyboard prévue fin août me semble fortement préjudiciable pour la qualité des eaux du lac de la Découverte, de ses fonds et de ses berges.

Il y a beaucoup d’autres sites en Aveyron ou dans le Lot et le Cantal proche où on peut pratiquer ces activités. Si l’initiative d’organiser une animation sur le lac est louable, d’autres activités beaucoup moins polluantes peuvent se dérouler sur ce magnifique site de la Découverte pour l’animer le temps d’un week-end : joutes, parapente, modélisme, jeux divers de ballon, jeux gonflables… sans parler d’activité pédestre et cyclable, de découverte de la nature, du patrimoine minier... Il suffit juste d’un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Il me semble donc souhaitable que vous reveniez sur la décision d’autoriser cette démonstration de sports motorisés sur le lac de la découverte.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations les plus distinguées. 

Jean-Louis Calmettes

Conseiller municipal de Decazeville

 --------

On peut bien sûr se réjouir de la présence d’animaux sur ce site et notamment de chevaux. Et je serais le premier à le faire si cela n'avait pas de conséquences néfastes. Sauf que l’on en voit les limites. Certes, cela évite une tonte annuelle, voire deux, mais si c'est au détriment de la qualité des eaux, je ne pense pas que cela soit souhaitable. Je rappelle que dans mon courrier, je demandais simplement des analyses afin de vérifier la cause de ce "bloom algal" et que par précaution en attendant le résultat des analyses, on retire provisoirement les chevaux du site.

Mais il y a aussi une autre inquiétude pour les animaux. Une étude concernant le pastoralisme sur le Parc intercommunal avait été diligenté il y a quelques années par la Communauté de communes qui pensait à juste titre accueillir pour entretenir les nombreux hectares de cet espace, des animaux aussi divers que des bovins, des moutons, voire des lamas. Sauf que l’ingestion de plantes par des animaux sur ces anciens sols industriels peut être problématique. Les plantes peuvent avaler les pollutions éventuelles contenues dans ces sols (phytoextraction) qui sont ensuite ingérées par les animaux. Doit-on prendre ce risque qui touche à la santé et au bien-être des animaux, si minime soit-il ? Les précédents élus n’ont jamais voulu accueillir des animaux sur ce site au regard notamment des risques de recours juridiques de propriétaires d’animaux tombés éventuellement malades.

 

À ce jour, je n'ai toujours pas reçu de réponses à mon courrier, tant de la communauté de communes que de la commune de Decazeville.

Le phénomène d’efflorescence algale a disparu.

Les chevaux sont toujours sur le site de la Découverte et la manifestation d’activités mécaniques sur le lac prévue fin août est plus que jamais d’actualité.

 

Encore un peu, monsieur le bourreau…

 À pied, à vélo, avec le tub, je sauve le climat.jpgRien ne semble y faire. Pas même les canicules, les tempêtes et les alertes à la pollution de l’air à répétition. Un rapport parlementaire vient de confirmer que l’impact économique de la pollution de l’air est de plus de 100 milliards d'euros par an en France et que ce coût va encore empirer rapidement si nous ne faisons rien. Près de 700 décès supplémentaires seraient liés à l’épisode de canicule de juillet. Les allergies touchent de plus en plus de monde et les maladies chroniques dues aux pollutions diverses de notre environnement explosent. Des dizaines d’espèces animales et végétales disparaissent tous les jours dans le monde dans la plus grande indifférence.

Et les gens continuent à prendre inconsidérément l’avion pour passer un week-end à Prague ou à New-York, à acheter des voitures diesel, à surconsommer de la viande, à vouloir des produits fabriqués à l’autre bout du monde…

Mais là où ça devient incompréhensible, c’est quand certaines collectivités se complaisent à en rajouter.

En cette année de mobilisation pour le climat et de la conférence internationale COP21 qui se déroulera à Paris en novembre prochain, la municipalité visionnaire de Decazeville a décidé elle… de lancer des activités  motorisées sur le lac de la Découverte.

Elle est soutenue en cela par le Conseil Départemental qui alloue une large subvention de 2 000 euros, sans doute pour améliorer le plan climat que cette assemblée a pourtant voté le 28 octobre 2013.

On va me dire que les apports de cette manifestation au réchauffement climatique sont dérisoires par rapport à l’ampleur du problème. Certes, sûrement. Mais c’est justement l’accumulation de ces petites atteintes à l'environnement et au climat qui aboutissent à l’état catastrophique que supporte notre planète aujourd’hui. Et c’est surtout un mauvais signe donné à chacun d’entre nous. C’est nous dire : ne changez rien, vous pouvez continuer à faire comme avant, ce n’est pas si grave que ça…

Et bien non ! La situation est très grave !

Et surtout, une collectivité se doit de donner le bon exemple.

Ceux qui encouragent ce genre de manifestation participent inconsciemment ou consciemment (ce qui est encore plus grave) à rendre notre planète moins vivable et surtout à compliquer gravement la vie des jeunes générations.

 

Il y a des tas d’animations à organiser sur ce lac et au delà sur tout le site du Parc Intercommunal, qui n’impacteraient pas ou peu notre environnement et notre avenir et mettraient réellement en valeur ces espaces magnifiques. Comme dit plus haut, il faut juste un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Concernant l'avenir du Parc Intercommunal, on ne peut bien sûr pas ignorer les difficultés actuelles des budgets des collectivités, mais il faut tout de même aller de l'avant en essayant de trouver des financements extérieurs. Pourquoi ne pas travailler sur un projet global incluant notamment le pôle vélo et en élargissant peut-être le périmètre à la Vallée du Lot, en répondant par exemple à l’appel à projets Pôles de pleine nature en Massif Central ?

 

rando-velo.jpgVoici quelques exemples d’animations ponctuelles, estivales ou permanentes possibles sur le Parc Intercommunal (il y en a sûrement des tas d'autres) :

Sur les chemins et pistes :

Balades en gyropodes

Balades en Rosalies électriques

Promenades en vélos et vélos à assistance électrique

parapente-DDM.jpgLa montée impossible… à VTT

Fat Bike

Courses de caisses à savon

Dévaler les pentes en trottinette

Essayer le Déval kart

Parcours acrobatiques, trampoline, tyroliennes

Beach-volley – Jeux de ballon – jeux de plage

Parapente au dessus de la Découverte (maintenant possible en toute sécurité depuis que la ligne électrique a été enlevée)

 

hydravions.jpgSur le lac :

Démonstration de modélisme : hydravions, voiliers… (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

Course d’OFNI (nombreux exemples en Aveyron et au delà)

Régates de bateaux en carton

livinhac-stand-up paddle -castor.jpgStand-up paddle

Bateau solaire (fabriqué sur le Bassin)

Pédalos, barques

Démonstration et pratique de la plongée (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

 

joutes.jpgJoutes lyonnaises et givordines (avec le club de Joutes de Boisse-Penchot)

 

 

 

Mais aussi autour et sur le lac : jeux gonflables, mini-golf, jeux de boules, pêche, randonnées thématiques : flore et faune, histoire et patrimoine, lecture de paysages…

cap-decouverte.jpg

Photos : jlc, ©creative commons

- sauf parapente : Photo DDM

- Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

plongée.jpg

 

 

 

foot-plage.jpg

capdenac-ofni.jpg

06/08/2015

Des panneaux d’information pour les marcheurs du GR 65

gr65-viviole.jpgL’initiative visant à inciter les marcheurs du GR 65, chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, à faire un détour par le centre-ville de Decazeville pour y faire étape ou avant de poursuivre leur route, est une bonne initiative.

Elle fait suite à la mise en place de panneaux informatifs et à l’installation de la gloriette au bas de la route de Nantuech équipée d’une table et de bancs, d’eau potable et de sanitaires auto-nettoyants que nous avions mis en place en 2013.

 

gr65 - vue dkz.jpgLes petits panneaux informatifs installés aux points de vues de notre ville en descendant de Viviole auraient peut-être pu être complétés par un QR Code dirigeant les utilisateurs de smartphone vers un lien sonore de la description détaillée du point de vue. il en est de même pour les petits panneaux installés à divers monuments de notre ville.

Beaucoup de marcheurs ou touristes sont maintenant équipés de smartphones ou de tablettes et utilisent couramment les QR Code.

otdkz-qrcode.jpgIl serait peut-être intéressant de prévoir aussi un QR Code vers l’Office de Tourisme (voir ci-contre) et pourquoi pas la mairie de Decazeville.

On peut de toute façon rajouter ces indications sur des petits autocollants à poser sur ces panneaux informatifs.

 

 

 

 

Amis marcheurs.jpgJe note que de plus en plus de marcheurs se rendent des Estaques à Livinhac en descendant la RD 21. Or cette route départementale n’est pas équipée de bas-côtés permettant aux marcheurs d’être en toute sécurité. De plus, ce n’est pas le GR 65. Ces marcheurs arrivent généralement d’Agnac. J’avais fait installer il y a quelques années un panneau en trois langues invitant les marcheurs arrivant aux Estaques à remonter vers Saint-Roch pour retrouver le GR 65 et descendre vers Livinhac en toute sécurité.

Ce panneau a visiblement disparu. Il serait peut-être urgent de les réinstaller de nouveaux avant qu’il n’arrive un accident. Peut-être les installer en haut de l’avenue du 8 mai 1945, et au bas des chemins de Cahuac et du Conquet en arrivant aux Estaques.

Photos : jlc © creative commons - Cliquez sur le photos pour agrandir.

20/05/2013

Inondations du Lot – Enfin un PAPI, mais que de temps perdu !

inondation-boissepenchot-041203.jpg10 ans après les grandes inondations de la rivière Lot de décembre 2003, l’Entende interdépartementale du Bassin du Lot élabore enfin un dossier de candidature de PAPI d’intention. C’est l’étape intermédiaire entre le Schéma de Prévention des Inondations sur le bassin du Lot et un vrai PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondation).

10 ans de perdus et des moyens financiers importants à l’époque qui se sont envolés. Il est vrai qu’il est plus valorisant pour un élu ou un notable de couper le ruban d’inauguration pour une écluse ou un bateau-promenade que pour des aménagements de ralentissement dynamique des eaux en amont de la rivière ou des aménagements de protection localisés.

 Depuis 10 ans, je travaille sur le problème des inondations du Lot car en 2003, nous avons frôlé la catastrophe. J’ai visité de nombreux sites soumis aux inondations : Cahors, Lézignan-Corbières, Sommières… J’ai rencontré de nombreux élus et vu sur place les solutions misent en place tant pour la prévention que pour la gestion des crues.

Mais il est toujours difficile d'avoir raison tout seul et trop tôt. Dès le début, la mise en place d’un PAPI sur le bassin du Lot était pour moi une évidence. Je l’écrivais d’ailleurs en 2006 sur ce blog et j’y ai consacré de nombreuses notes. J'avais également défendu la création d'un PAPI lors de l'élection cantonale de 2008. j'étais le seul candidat à m'inquiéter des inondations du Lot et à apporter des solutions lors de cette campagne électorale.

Les associations locales, que ce soit le Collectif des Sinistrés des Inondations de 2003 du Bassin à Boisse-Penchot ou l’Association des Sinistrés de la Vallée du Lot à Espalion, ont proposé à maintes reprises des solutions pour modérer et prévenir les crues.

Rien n’y a fait.

Alors, on ne peut que se réjouir que l’Entente décide enfin de se lancer dans ce programme.

D’abord, le temps presse. Il est à souhaiter que le temps de l’étude et de la réalisation de travaux ou des préconisations ne dure pas encore 10 ans. Il y a urgence !

Les pluies de ces derniers jours ont encore montré la rapide montée des eaux du Lot et de ses affluents.

Ensuite, je serai très attentif aux propositions de ce PAPI, car ce soudain intérêt de l’Entente pour les inondations après 10 ans de quasi ignorance (si ce n'est une petite étude du CEREG) me laisse perplexe. Il ne faudrait pas que les aides allouées pour réaliser des ouvrages et mettre en place des mesures adéquates afin de modérer la vulnérabilité des inondations soient réduites afin de favoriser la poursuite de la navigabilité, joujou coûteux de nos chers élus, mais qui pour moi, ne doit pas être la priorité. D'abord assurer la protection des personnes et des biens au regard des inondations, puis retrouver et maintenir une bonne qualité des eaux, ensuite aménager la véloroute et après poursuivre la navigabilté.

25/03/2012

L'eau, un bien commun inestimable pour la planète et l'Aveyron

eau,agriculture,pesticides,Retenues collinaires, microcentrales, barrages hydrauliques, renégociation des concessions pour les grand barrages du nord Aveyron, forages sur l’Aubrac… l’eau devient localement la convoitise de nombreux secteurs d’activité : agriculture, agroalimentaire, énergie, industrie, collectivités…

Les pollutions de l’eau souterraine ou de surface sont récurrentes et rarement, les responsables sont trouvés. Les réparations, lorsqu’elles elles sont possibles, sont aussi rarement assumées par les pollueurs pourtant identifiés.

L’UFC Que Choisir dénonçait il y a quelques jours, le fait que près de deux millions de personnes en France reçoivent une eau non conforme aux réglementations car trop polluée, près de 70 % de cette pollution provenant des pesticides, nitrates et sélénium.

De nouveaux dangers menacent cette ressource inestimable : sécheresses récurrentes dues au dérèglement climatique mais aussi permis pour l’extraction de gaz de schistes.

C’est aussi l’érosion des sols et l’artificialisation galopante de terres agricoles pour l’aménagement de zones d’activités, de lotissements, d’infrastructures de transport… qui menacent la circulation et la qualité des eaux de surface et empêchent cette eau de s’infiltrer dans les nappes phréatiques.

Le diagnostic est accablant.

eau,agriculture,pesticides,Pourtant, les lobbies industriels et agricoles soutenus par des notables et des hommes politiques influents continuent à le nier et s’organisent pour faire face à la contestation des citoyens de plus en plus inquiets.

Heureusement la résistance s’organise.

Globalement, le succès du récent Forum Alternatif Mondial de l’Eau qui s’est déroulé à Marseille du 14 au 17 mars 2012 en parallèle du forum mondial de l’eau organisé par les multinationales de ce secteur, montre que l’on peut faire face à la manipulation et à la désinformation et faire des proposition audacieuses pour protéger et avoir une gestion citoyenne de cette ressource, bien commun de l’humanité.

Mais qu’en est-il localement ?

Pour nous en parler, Europe Ecologie – les Verts de l’ouest Aveyron a invité dans le cadre des Rencontres de l’Ecologie, deux témoins de notre département.

Yves ANGOY est un écologiste aveyronnais de la première heure. Cet Espalionnais amoureux de l’Aubrac et de ses boraldes suit tous les dossiers locaux touchant à la nature et particulièrement à l’eau.

Sa passion pour l'Aubrac l'a conduit à réaliser un film documentaire avec François Vieuxgué sur les derniers buronniers : Deux au Buron.

Marie-Claude CARLIN est élue à Rodez. Elle a suivi de nombreux dossiers touchant à l’eau, notamment lorsqu’elle était Conseillère Régionale.

Tous les deux sont impliqués depuis des dizaines d’années dans la défense  de la nature, de l’environnement et dans la protection de nos eaux de surface et souterraines.

Venez les rencontrer le :

Mercredi 11 avril 2012 à 20h30

à DECAZEVILLE

Salle n° 7 de la Maison des Sociétés

Esplanade Jean Jaurès (face au giratoire de la gendarmerie) 

Téléchargez le tract : EELV12- jeudis écologie DKZ-110412-web.pdf

23/12/2011

Véloroute ou voie ferrée ? Les deux, mon général !

capdenac.jpgJe viens de signer la pétition demandant la réhabilitation de la voie ferrée Cahors – Capdenac. Certes, les termes de cette pétition ne me conviennent pas totalement car ils tendent à opposer la voie ferrée à la véloroute de la Vallée du Lot. On ne doit surtout pas opposer ces deux projets et je l’ai bien sûr précisé dans les commentaires à ma signature.

Il faut bien évidemment, et je le dis depuis longtemps, conserver cette voie ferrée, cinquième branche de l’étoile ferroviaire de Capdenac, et la réhabiliter.

Les élus Europe Ecologie – Les Verts du Conseil Régional Midi-Pyrénées se sont également prononcés sur cette position en commission permanente du 16 décembre 2010. Je me permets de le rappeler car des personnes mal intentionnées se permettent de dire le contraire actuellement dans certaines réunions.

Mais on doit également aménager la véloroute de la Vallée du Lot dans le département du Lot. On peut, par exemple, réétudier l’itinéraire proposé par la pré-étude de faisabilité de 2001.

Et on doit bien sûr poursuivre la réalisation de cet axe dans l’Aveyron. Mais là, c’est une autre histoire, vu l’intérêt de nos élus départementaux pour le tourisme cyclable et les déplacements à vélo en général !

24/07/2011

Evolution des intercommunalités : des délibérations ambiguës

Carte interco.jpgJ’avais déjà précisé dans une précédente note le caractère peu démocratique dans lequel était mis en place ce processus d’élargissement des EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale).

 Mais il y a quelque chose de désespérant à voir les atermoiements de certaines collectivités locales dans ce processus. Dans ce « jeu des égo » « moi je suis la plus belle, je ne veux pas me marier avec la voisine parce que la dot n’est pas intéressante, parce que elle n’est pas jolie, parce qu’elle n’a pas d’avenir… », certaines communes et communautés ne sont pas en reste. Des communes ou communautés de communes sont-elles beaucoup plus riches ou beaucoup plus endettées que d’autres sur notre territoire ? J’ai bien peur que toutes soient au même niveau et que l’avenir nous réserve beaucoup de difficultés si nous ne nous unissons pas.

Des questions subsistent. Pourquoi la ville de Decazeville et la communauté de communes Decazeville-Aubin ont-elles dénigré la communauté de communes de la Vallée du Lot sur leurs délibérations (voir en bas de note pour les télécharger), pour les inclure tout de même dans leurs propositions définitives de périmètre ?

Mais il faudra également que M le Maire de Flagnac et président de la communauté de communes de la Vallée du Lot m’explique et surtout explique aux habitants d’Agnac (commune de Flagnac) et des autres communes de sa communauté qui travaillent pour la plupart à Decazeville, Viviez ou Aubin…, fréquentent les associations de Decazeville, vont au cinéma, aux spectacles et loisirs à Decazeville, pratiquent une activité culturelle ou sportive à Decazeville… qu’il va falloir désormais travailler avec les communes du canton de Conques et surtout pas avec Decazeville. Je n’ai bien sûr rien contre le canton de Conques, mais il y a des décisions de certains élus qui sont difficiles à comprendre.

Pendant ce temps, les autres avancent. Villefranche est en train de réaliser une communauté avec un périmètre intéressant et Figeac a déjà une communauté avec plus d’une trentaine de communes.

Pourquoi j’ai voté la délibération de la communauté de communes et pas celle de la commune de Decazeville ?

cc.jpgComme je l’ai dit en conseil municipal et communautaire, je souhaitais un texte positif :

-      qui incite l’Etat et la CDCI à aller dans le sens de nos propositions

-      et qui donne envie aux collectivités avec qui nous souhaitons travailler de nous rejoindre

Sur ces deux points, c’est raté !

Dans les deux délibérations, je trouve très sévère le diagnostic sur la fusion des intercommunalités Decazeville-Aubin et de la Vallée du Lot

-      d’abord parce qu’il ne s’agit que d’une étape intermédiaire dans le processus de fusion proposé par le SDCI

-      parce que cette fusion apporte des espaces agricoles, forestiers et naturels, espaces qui prendront de plus en plus de valeur à l’avenir,

-      ensuite parce qu’avec le potentiel touristique des deux communautés de communes, l’offre devient réellement intéressante.

-      Et enfin parce qu’il s’agit d’une fusion naturelle ; de nombreuses passerelles entre les populations existent entre les deux communautés et qu’il serait ridicule que les élus soient les derniers à s’en apercevoir.

Lire la suite

08/07/2011

Passage à Capdenac-Gare et arrivée à Livinhac-le-Haut de la Randonnée vélo « Pour la Véloroute Vallée du Lot »

véloroute,Vallée du Lot,Livinhac,Capdenac-Gare,Depuis 1999, l’AF3V (Association Française de développement des Véloroutes et Voies Vertes) demande aux cinq départements concernés, l’aménagement de "la Véloroute de la Vallée du Lot" : un itinéraire cyclable sécurisé de 550 km, entre Aiguillon (embouchure du Lot avec la Garonne) et les sources du Lot.

Pour faire la promotion de ce parcours, une équipe d'une cinquantaine de cyclo- randonneurs effectue actuellement le trajet sur les routes existantes du 4 au 13 Juillet. 

A Chaque étape est prévue une rencontre avec la population, la presse et les élus locaux. L'objectif de cette démarche est de demander :

- Le raccordement d'Aiguillon à la véloroute du Canal des deux-mers (8km).

- L'amélioration des 150km déjà ouverts dans le Lot-et-Garonne et le Lot.

- Le prolongement dans le Lot, l'Aveyron et la Lozère, dont l'aménagement de la partie Aveyronnaise de Capdenac-gare à St-Laurent-d’Olt (146km).

Lors de l'étape Cajarc / Livinhac-le-haut, le groupe sera de passage à Capdenac, le Samedi 9 Juillet entre 11h30 et 14h00 pour un pique-nique tiré du sac, au petit bois sur les berges du Lot (ou à la salle Agora en cas de pluie). Le café est offert par l'Association "Courant d'arts".

L’arrivée de l’étape est prévue à 16h30 à Livinhac-le-Haut ou une petite réception à l’invitation du Maire de Livinhac et de l’AF3V est prévue à 18h.

véloroute,Vallée du Lot,Livinhac,Capdenac-Gare,Tout le monde est convié à venir faire un bout de chemin avec les randonneurs.

Venez nombreux soutenir ce projet qui sera bénéfique aux habitants et à l’économie touristique.

 Pour tous renseignements voyez le site dédié à cette randonnée cyclable 

L'article de La Dépêche du Midi : Livinhac, étape d'une rando militante samedi

Cliquez sur les photos pour les agrandir

24/05/2011

Intercommunalités : les citoyens et les écologistes oubliés

Carte interco.jpgLes grandes manœuvres pour se partager les pouvoirs locaux ont débuté. Et dans cette bataille, les grands perdants sont les habitants ballottés d’un territoire à l’autre sans qu’on leur demande leur avis.

Si les cartes proposées par les Préfets doivent recueillir l’avis des instances d’élu-es, il n’est à aucun moment prévu que les citoyens soient consultés. On va encore un peu plus éloigner les habitants de décisions importantes qui les intéressent au plus haut degré. Et après, on s’étonnera qu’ils ne vont plus voter.

Que penser aussi de la composition de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale où l’on s’est soigneusement partagé les rôles entre notables Aveyronnais en évitant de demander à certaines minorités politiques, notamment aux écologistes qui représentent maintenant plus de 10 % des votes en Aveyron, si certains élus désiraient intégrer cette commission. C’est d’ailleurs un problème national puisque la représentation de l’écologie politique est quasi nulle dans toutes les CDCI.

Mais dans ces transactions pour les découpages de territoires, mon inquiétude réside dans le fait que des territoires vécus dans la vie quotidienne des habitants ne voient pas le jour parce que certains petits ou grands élus n’en veulent pas pour une vision essentiellement politique. La peur des élus des petites communes d’être « avalés » par les communes plus importantes est certes compréhensible. Mais rester coincé sur son petit territoire alors que la réalité de la vie quotidienne des habitants dépasse largement ce petit territoire conduit à un repli et à un déclin en termes d’activités économiques, culturelles et associatives. Les citoyens participent déjà à ces territoires élargis. On le voit notamment dans la fréquentation des associations où les adhérents viennent de diverses communes rurales et urbaines locales.

On le voit aussi dans les trajets domicile-travail où beaucoup d’habitants des communes rurales viennent travailler dans les communes urbaines.

On le voit dans les activités culturelles, sportives et festives où les habitants de toutes les communes participent sans tenir compte des frontières intercommunales actuelles.

Les communautés de communes du Bassin Decazeville-Aubin et celle de la Vallée du Lot ont un destin commun auquel peuvent se joindre certaines communes isolées comme Bouillac. Ce territoire constitue un vrai territoire de projets avec des complémentarités évidentes.

Quant au SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), je maintiens la position que j’avais exprimé lors du conseil municipal de décembre dernier, à savoir la création d’un SCOT sur le territoire du Pays du Rouergue Occidental. Un SCOT a une autre dimension que l’intercommunalité. Ce n’est en rien un périmètre administratif ni gestionnaire. Il vise à répondre à des menaces importantes qui pèsent globalement sur notre planète mais également sur nos territoires : étalement urbain, surconsommation d’espaces, dépérissement de certains quartiers, ségrégation sociale et inégalités écologiques, surcoût des infrastructures, déploiement des transports collectifs et écologiques, réchauffement climatique… L’aire du Pays Rouergue Occidental me semble la plus évidente pour répondre à ces enjeux et pour ne pas être écrasé face aux deux SCOT qui se précisent autour de nous : celui du Pays Ruthénois et celui du Pays de Figeac. Il est évident que des passerelles doivent être construites avec ces deux entités à travers une charte Interscot.

Quoi qu’il en soit, dans le cas de l’évolution de intercommunalité comme dans celui de la création du SCOT, il me semble maintenant nécessaire d’informer la population sur ces deux grands enjeux à travers des réunions publiques où la parole leur serait donnée.

17/04/2011

Une randonnée cyclable pour faire la promotion de la Véloroute de la Vallée du Lot

veloroute-vallee-du-lot.jpgGrâce à son Délégué régional Julien Savary et à toute une équipe régionale dynamique (et même inter-régionale avec le Cantal, le Lot-et-Garonne et la Lozère), l’Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) organise du 4 au 13 juillet 2011 une randonnée vélo pour la « Véloroute de la vallée du Lot ».

Il s’agira d’une randonnée à vélo familiale et « active » pour faire la promotion d’un itinéraire de type « Véloroute », jalonné et sécurisé, dans cette magnifique vallée du Lot.

Cette randonnée de 540 km environ parcourue en une dizaine d’étapes de 40 à 70 km, permettra de réaliser des visites touristiques (sites, musées…) et de rencontrer les élus pour les sensibiliser à la réalisation rapide ce cet itinéraire.

 Le programme :

Partie 1 – Lot aval : Aiguillon-Cahors 4 jours

Lundi 4 juillet -  Aiguillon – Villeneuve-sur-Lot (61km)    

Mardi 5 juillet -  Villeneuve-sur-Lot – Condat (45km +16km Bonaguil)

Mercredi 6 juillet - Condat à Anglars-Juillac (42 km)  

Jeudi 7 juillet - Anglars-Juillac à Cahors  (47 km)

 

Partie 2 – Lot amont : Cahors-sources du Lot  6 jours

Vendredi 8 juillet -  Cahors - Cajarc  (59 km)

Samedi 9 juillet -  Cajarc - Livinhac-le-Haut  (50km)  

Dimanche 10 juillet -  Livinhac-le-Haut - Espalion  par vallée (69km)

Lundi 11 juillet -  Espalion – La Canourgue (63km) 

Mardi 12 juillet -  La Canourgue - Mende (50km)

Mercredi 13 Juillet -  Mende - sources du Lot (41km) 

                   (Etape au Bleymard ou Villefort +30km) 

 cyclos-livinhac.jpgCette randonnée sera l’occasion de rappeler les demandes de l’AF3V pour cet itinéraire :

Améliorer la Véloroute déjà jalonnée Aiguillon-Cahors (150km)

-      connexion à la voie verte du canal des Deux-Mers Aiguillon-canal (8km)

-      sécurisation des passages sur RD circulés et création de portions en voies vertes (anciens chemins de halage, anciennes voies ferrées,…).

Prolonger la Véloroute jusqu’aux source du Lot (total Véloroute sur 5

départements : 540 km dans la vallée/723km avec boucles et liaisons) :

-      Lot : Cahors-Capdenac-gare (95km -total Lot : 156km), plus boucle vallée du Célé-Figeac (62km)

-      Aveyron et Cantal: Capdenac-gare à St-Laurent-d’Olt (146km), plus boucle Conques-vallée du Dourdou (65km) et liaison Rodez (20km)

-      Lozère : La Mothe-Banassac - sources du Lot (92km). Plus liaisons (49km).

Ce projet, lancé en 2001 par l’AF3V (association Française de  développement des Véloroutes et Voies Vertes), est inscrit dans les Schémas régionaux et dans le Schéma national des Véloroutes et Voies Vertes. L’Entente inter-départementale Bassin du Lot soutient et co-finance le projet. 

Le Lot-et-Garonne a jalonné la totalité, le Lot seulement 80km.

Les Conseils Généraux doivent décider rapidement la réalisation de cet itinéraire qui sera bénéfique pour l’économie touristique locale… 

carte-véloroute vallée du lot.jpgCette randonnée fera donc trois étapes dans l’Aveyron qui seront suivies par l’Association pour la défense et la sécurité des Cyclistes en Aveyron, association relais de l’AF3V pour l’Aveyron.

Lors de l’étape de Livinhac le samedi 9 juillet, une réception sera organisée au boulodrome en bordure du Lot, à l’invitation de M. le maire de Livinhac et de l’AF3V.

Ce sera l’occasion d’expliquer aux personnes présentes les retombées en matière économique et touristique de ces aménagements qui peuvent servir tout au long de l’année aux populations locales pour les déplacements quotidiens ou de loisirs.

J’aurais l’occasion de revenir régulièrement plus en détail sur cette animation.

Cliquez sur les photos et les cartes pour les agrandir

Téléchargez le bulletin de participation : Bulletin d'inscription-definitif-060411.pdf

Visitez le site internet dédié à cette randonnée

Visitez le site internet des Véloroutes et Voies Vertes du sud de la France

La page des Véloroutes et voies vertes en Aveyron 

Les pages réservées à la Véloroute de la vallée du Lot avec la pré-étude de faisabilité de 2001, les cartes, l’avancement du projet…

Je suis bien sûr disponible pour tous renseignements concernant cette randonnée : Envoyez un mail à Jean-Louis Calmettes 

Qu'est-ce qu'une véloroute ? Où en est la véloroute de la vallée du Lot ? Cette vidéo datant de 2007 répond à toutes ces questions


VÉLOROUTE VALLÉE DU LOT par calmettes

21/12/2010

Le Conseil Régional Midi-Pyrénées condamne la ligne Capdenac-Cahors

etoile de capdenac.jpg

Alors que Martin Malvy avait inauguré en grande pompe la fin des travaux du Plan Rail à l’étoile de Capdenac, c’est en catimini que la commission permanente du Conseil Régional a décidé la suppression de la ligne ferroviaire Capdenac-Cahors, la cinquième branche de cette étoile ferroviaire. Tout ça pour faire plaisir au président du Conseil Général du Lot Gérard Miquel qui voudrait en faire une voie verte ouverte aux promeneurs et aux cyclistes. Cette décision n’a été possible que par le vote positif de la plupart des conseillers régionaux socialistes de cette commission. Les élus Europe Ecologie – Les Verts et du Front de Gauche s’y sont opposés.

Avec un budget en baisse, le financement ruineux de la LGV a aussi fini de décider les élus d'abandonner cette ligne.

Les cyclistes eux mêmes n'approuvent pas ce genre de décision. L’AF3V (Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes) a signé en 2006 la Charte « Voies vertes et voies ferrées ». Celle-ci donne la priorité aux réouvertures possibles des lignes ferroviaires, sur la transformation en Voie Verte.

Cette Charte indique notamment : « Si une voie ferrée est encore circulée, même épisodiquement, ou si elle est fermée à tout trafic mais susceptible d’être réutilisée pour un usage ferroviaire (liaison voyageurs périurbaine, régionale ou interrégionale; itinéraire bis pour le fret ; accès à une gare TGV) ), elle ne doit pas être transformée en Véloroute ou Voie Verte. ».

Cette Charte a été signée par l’AF3V, la FNAUT (Fédération des Associations des usagers des transports), la FUBicy (Fédération des Usagers de la BICYclette), la FFCT (Fédération Française de Cyclo-Tourisme) et la FFUTAN (Fédération Française Union Touristique les Amis de la Nature).

Aujourd’hui, l’association Vélo, délégation régionale de l’AF3V, met en pratique la Charte signée par l’AF3V: elle ne demande donc pas la transformation de la voie ferrée Cahors-Capdenac en Voie Verte.

Ainsi l’AF3V a proposé –en 2001- la création d’une Véloroute de la Vallée du Lot, sur des petites routes et anciens chemins de halage. Dans le Lot, cet itinéraire n’emprunterait pas l’ancienne voie ferrée, il utiliserait seulement un pont de la voie ferrée, parallèlement à la voie, qui pourrait donc rester en activité.

quercyrail cajarc.jpg

Le Plan rail Midi-Pyrénées était jusque-là exemplaire. Pour prendre le train régulièrement, je peux témoigner du confort retrouvé sur la ligne rénovée Capdenac-Toulouse. C’est un plaisir de se rendre à Toulouse en train. Il reste à essayer d’augmenter la vitesse et sûrement les fréquences et l’amplitude des échanges.

Mais en votant contre la rénovation de la ligne Capdenac-Cahors, c’est un mauvais coup que font les élus socialistes au renouveau du rail régional, notamment au transport du fret et au train touristique QuercyRail.

Signalons tout de même le soutien au maintien de cette ligne du courageux conseiller général lotois de Livernon et président de Quercy Energies, Serge Despeyroux.

Les cheminots et les défenseurs du rail en général de notre région sont eux très en colère .

Le Communiqué de Presse du Groupe Europe Ecologie - Les Verts au Conseil Régional Midi-Pyrénées du 16 décembre 2010

Fermetures des lignes ferroviaires Cahors-Capdenac

Réhabiliter plutôt que démanteler

Le Groupe EE-LV a voté aujourd'hui contre la fermeture de la ligne Cahors-Capdenac. Alain Ciekanski, a défendu lors de cette Commission Permanente la nécessité d'une réhabilitation de la ligne afin qu'elle soit utilisée pour le fret, et ce en s'appuyant sur un état des lieux de l'association de défense et de promotion du rail et de la CGT Cheminots.

Réhabiliter plutôt que démanteler, reconstruire plutôt que détruire tels doivent être les objectifs d'une région qui souhaite défendre un plan rail ambitieux et promouvoir le fret dans nos régions !

Guillaume Cros, Président du groupe EE-LV

Le train pendulaire : solution technique et financière d’avenir

Concernant les lignes longues distances, les coûts astronomiques de construction de LGV remettent au goût du jour la solution du train pendulaire pour certaines lignes.

Rappelons que cette solution longtemps soutenue pour la ligne POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse) avait été éliminée par Raffarin pour faire plaisir à Bernadette Chirac qui voulait son TGV pour la Corrèze, mais également parce que Alstom n’en voulait pas.

Depuis, Alstom a racheté Fiat Ferroviara et est devenu leader du pendulaire.

Par les périodes de restrictions budgétaires à laquelle nous devons faire face, les trains pendulaires, utilisés dans de nombreux pays, offrent le meilleur rapport rapidité des trajets/investissement sur certaines lignes. Ce ne sont donc pas des "TGV du pauvre".

Que de temps et d’argent perdu ! Mais il n’est pas trop tard pour remettre au goût du jour la pendulation sur la ligne POLT.

21/06/2010

Un site remarquable en danger

gerles-travaux-dessus.jpg

Les petites routes départementales agréables où l’on se plait à circuler à vélo ou en voiture à l’ombre des arbres sont petit à petit en train de disparaître. Et oui, il faut bien que les hordes de camions servant cette mondialisation libérale puissent circuler partout, jusque dans le moindre petit hameau.

Et on coupe des virages ! Et on élargit des chaussées ! Et on fait des ponts (ouvrages d’art qu’ils appellent ça !) ! Et on goudronne de la bonne terre agricole ou des forêts centenaires (on artificialise la superficie d'un département français tous les dix ans) ! Et le plus terrible, c’est que ceux qui mettent en place ces programmes destructeurs s’en vantent (et sont en plus parfois réélus, mais pas tous, j'en connais).

Alerté par des personnes soucieuses de l’ampleur des travaux routiers au lieu-dit « Roc de Gerles » sur la commune de Livinhac-le-Haut entre Livinhac-le-Haut et Port-d’Agrès au croisement de la RD 72 et de la RD 627, je suis allé ce dimanche me rendre compte sur place. Et effectivement on est en train de supprimer la partie basse de ce rocher remarquable.

Pourtant, à cet endroit, la chaussée est déjà assez large. Certes il y a un virage, mais qui n’est pas accidentogène et il participe même à ralentir les automobilistes et les poids lourds avant d’aborder le pont à une voie et éventuellement de s’arrêter pour céder le passage.

On va encore nous dire que l’on a été obligé de réaliser ces travaux car la paroi du Roc de Gerles s’effritait. Mais pourquoi s’effritait-elle ? Parce que l’on avait commencé à la raboter pour élargir la chaussée et que les camions, de plus en plus nombreux à circuler sur cette route, occasionnaient des vibrations et des dégâts.

gerles-pont-travaux roc.jpgDans le dernier numéro de son magazine, le Conseil Général de l’Aveyron vante son intérêt pour la protection des espaces naturels sensibles. Certes, c’est louable. Mais au-delà de cette politique environnementale élitiste, qu’en est-il de tous les petits endroits riches par leur biodiversité, leur paysage, leur géologie, leur milieu… dans notre département ? Ces lieux sont aussi un « don de la nature » comme le titre la revue du Conseil Général et ils méritent eux aussi un intérêt tout aussi fort ou au moins de ne pas les détruire. Le classement en ZNIEF de nombreuses zones de l’Aveyron serait certainement bénéfique, mais on le comprend bien, embarrassant pour réaliser des aménagements, notamment d’infrastructures routières dont raffolent les conseillers généraux actuels, de droite et de gauche.

Le Roc de Gerles est connu depuis longtemps pour abriter une espèce végétale sensible : la joubarbe (Sempervivum). Cette plante figure dans la liste rouge provisoire des espèces rares ou menacées de la flore vasculaire de Midi-Pyrénées et d’Auvergne. Cette espèce se trouvait vraisemblablement sur la partie basse du Roc de Gerles, celle actuellement en travaux.

Je dis, se trouvait. Je ne prétends pas être un éminent botaniste, mais lors de ma promenade dominicale, je n’ai pas aperçu une seule espèce de cette plante sur le Roc de Gerles. J’espère me tromper. Je suis prêt à faire amende honorable si on me prouve le contraire et surtout s’il en reste, qu’on protège cette espèce et ce lieu. 2010 a été décrétée année de la "biodiversité".

Les Anglais avaient détruit le château de Gerles au Moyen Age (1), les camions et le conseil général de l’Aveyron achèvent de détruire ce site remarquable.

Je ne donne pas long feu du charmant petit pont à une seule voie sur le Ruisseau de Gerles (ou de l’Hermie), d’autant plus que les 20 rotations journalières de camions prévues lors de l’enquête publique pour le renouvellement de l’exploitation de la carrière de Saint-Santin sont devenus au fil des mois et des années le double, voire le triple.

Pourtant d’autres politiques sont possibles.

Pendant que le Conseil Général de l’Aveyron est en train de livrer notre département au goudron, aux camions et à la mondialisation libérale, d’autres départements se réjouissent de ne pas s’être laissé tenter par cette voie.

bbouniol-cci15.jpgC’est le cas du Cantal qui, par la voix de Bernard Bouniol, président de la chambre de Commerce et d’Industries du Cantal, vantait dans un reportage de TF1 le 31 mars dernier consacré à l’hôtellerie cantalienne les vertus du relatif enclavement de son département.

« Etre un petit peu enclavé nous a laissé à côté des grandes périodes où on a beaucoup massacré la nature. Le département est préservé, il est intact… On va rentrer de plein pied dans cette nouvelle économie dite durable ».

Ecoutez-le :

podcast

L’Aveyron reste scotché à la vieille économie du 19ème et du 20ème siècle, économie qui nous a certes permis pendant un certain temps des progrès énormes, mais qui nous a conduit à la grave crise que nous connaissons actuellement qui est autant économique, que sociale et écologique.

(1) : Dictionnaire des châteaux de l'Aveyron - Raymond Noël - Editions Subervie - Tome 1, page 438.

DERNIÈRES INFOS :

Dans un article intéressant, La Dépêche du Midi aborde l'aspect archéologique de ces travaux aussi important que les aspects botaniques et environnementaux, notamment la destruction complète des vestiges du château de Gerles :

Article de La Dépêche du Midi : Le conseil général s'attaque au château de Gerle

L'article de Midi Libre du 28 juin 2010 : La destruction du Roc de Gerles emporte plusieurs préjudices

Courrier envoyé à Monsieur le Président du Conseil Général de l'Aveyron : Gerle - Courrier Conseil Général.pdf


paccalet_-l'humanité.png

Je ne résiste pas à retranscrire ce passage de « L’humanité disparaître, bon débarras », ouvrage d’Yves Paccalet, compagnon de route de Cousteau et maintenant conseiller régional Europe Ecologie en Rhône-Alpes.

"Désormais, le premier sculpteur de la Terre, c’est nous. Chacun des six milliards et demi d’humains (nouveau-né et vieillards inclus) remue en moyenne, six tonnes de matériaux par an. Les plus riches sont aussi les plus excités : trente tonnes pour l’américain… Durant les cinq mille ans qui viennent de s’écouler, notre espèce a déplacé un tel volume de terre et de pierres qu’on aurait pu s’en servir pour construire une montagne de cent kilomètres de longueur, quarante de largeur, et quatre de hauteur. Le volume des Alpes françaises. Pour la même besogne, les agents géologiques demandent cinq millions d’années. Ils sont mille fois moins rapides que nous.

L’Homme est plus puissant que les volcans, les tremblements de terre et les tempêtes. Il en tire vanité

…Mais notre montagne d’orgueil nous retombera sur la figure. Nous défigurons la Terre – notre mère, Gaïa. Nous la griffons, nous la lardons de coups de poignard, nous la zébrons de plaies profondes et de cicatrices indélébiles. La biosphère n’y survivra pas.

Et c’est ainsi que l’humanité disparaîtra."

31/03/2010

Les quarante ans du Folijeu

FOLIJEU - VISITE DE M LAFON.jpg

Le FOLIJEU, le Foyer Livinhacois des Jeunes, fêtera cette année ses 40 ans. Je faisais parti des pionniers de cette aventure qui dure encore. En quarante ans, le foyer a connu des hauts et des bas. Plus centré sur des activités culturelles, sportives et éducatives dans les premières années, il a évolué dans les années 80 avec l’organisation de concerts de rock très courus qui ont conduit à  l’éclosion et à la renommée de nombreux groupes locaux (j’y reviendrai sûrement plus longuement cet été par une série de notes sur ce blog).

Du local de la place de l’Eglise, devenu depuis gîte d’étape des marcheurs du GR 65, le FOLIJEU est parti en 1973 au stade avec un premier local monté de nos propres mains (et de l’aide technique extérieure) grâce à l’opération « Mille clubs ». Suite à l’incendie accidentel de ce local à la fin des années 90, un nouveau local a été construit sur le même emplacement.

Durant ces 40 ans, le FOLIJEU a toujours organisé le fameux « Cabanou » de Livinhac.

nomads.jpg

 

Pour célébrer ce 40ème anniversaire, les membres actuels et tous les anciens adhérents sont donc invités à participer à un repas le samedi 15 mai 2010 à 12 h à la salle des fêtes de Livinhac remise à neuf tout récemment.

Une participation financière de 10 euros vous sera demandée sur place.

Il faut une réponse avant le 10 avril.

Avec l’invitation ci-dessous, figure une liste des membres très incomplète. Si vous pouvez contacter des personnes susceptibles d’avoir été oubliées et éventuellement de compléter certaines adresses manquantes vous en serez remerciés.

 

En espérant que nous serons nombreux le 15 mai 

Téléchargez ci-dessous le bulletin d'inscription et la liste (772 Ko) : 

Folijeu-40eme anniversaire.pdf

30/03/2010

Vallée du Lot : AG des riverains

inondation-boissepenchot-041203.jpg

J’étais vendredi dernier à l’assemblée générale du « Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 ».

Nous étions malheureusement moins nombreux que l’an passé et surtout pratiquement pas d’élus si ce n’est le conseiller général de Decazeville et une adjointe au Maire de Boisse-Penchot.

Pourtant le sujet est d’importance. Comment faire pour ne pas reproduire, ou tout au moins en limiter les impacts, la catastrophe due aux inondations de décembre 2003.

Le sujet est d'autant plus d'actualité après les graves inondations en Vendée le mois dernier.

On va nous dire que l’Entente s’est penché sur le problème des crues du Lot. Certes, mais très tardivement. Le schéma de cohérence pour la prévention et la gestion des inondations sur le Bassin versant du Lot réalisé par le CEREG constitue un début encourageant. Mais les actions structurelles prévues dans ce schéma ne me semblent malheureusement pas assez ambitieuses comparées à d’autres bassins qui ont mis en place des PAPI (Programmes d’Action de Prévention des Inondations) associés à des moyens financiers conséquents.

Néanmoins, la mise en place le plus rapidement possible des mesures organisationnelles et structurelles contenues dans ce rapport constituerait déjà un premier pas pour rassurer les riverains. Mais je persiste à dire qu’il faut mettre des moyens financiers et structurels bien supérieurs si nous voulons éviter une nouvelle catastrophe dans les années à venir. Aménagements qui passent par des actions de régulation du débit en amont grâce à la création ou à la restauration des champs d’expansion de crues (certes prévus dans l’étude du CEREG), mais aussi des aménagements hydrauliques, des actions de réduction de la vulnérabilité des constructions établies en zones inondables, voire le rachat à un juste prix d’habitations de riverains désirant quitter les zones fortement inondables qui n’auraient jamais dues être autorisées à construire.

Mais en même temps, nous devons prendre des mesures préventives : stopper l’artificialisation des sols tant en ville qu’en zones rurales et lutter contre le réchauffement climatique qui sera un facteur aggravant des crues dans les années à venir.

Le cahier des charges pour le renouvellement des concessions des grands barrages doit obliger les futurs concessionnaires à jouer un rôle "d’écrêteur" en cas de fortes pluies, comme cela se fait déjà pour le niveau d’étiage l’été afin de maintenir une qualité des eaux acceptable et la pratique d’activités nautiques.

dépot-flagnac.jpg

Mais le CSB 2003 ne se contente pas de réfléchir et de proposer des solutions pour modérer et prévenir les inondations. Leurs observations sur la vie de la rivière Lot les conduisent à noter de nombreuses atteintes à l’environnement dues aux pratiques de certains particuliers et de certaines entreprises.

Cela a été le cas du fonctionnement des volets de la microcentrale de Penchot, mais il semble depuis quelques jours que cela aille mieux (pour combien de temps ?).

Mais les atteintes à l’environnement concernent les nombreux dépôts (sauvages ou autorisés ?) de matériels divers et de terres polluées en divers endroits de notre territoire, jusqu’au bord de notre rivière. Cela concerne beaucoup de communes du canton.

Ces faits me semblent graves et le silence de l’Etat, pourtant alerté depuis quelques mois, n’est pas normal. Il est indispensable que les services de l’Etat procèdent à une identification des sites et à une vérification des contenus.

canal écluse.jpg

S’il était avéré que ces sites ne sont pas autorisés ou que des déchets non conformes y figurent, l’Etat devrait rapidement prendre des mesures pour qu’ils soient réhabilités aux frais du propriétaire et des déposants.

L’absence de certaines communes pourtant invitées à l’AG de l’association ou le refus de dialogue avec leurs responsables ne me semble pas aller dans le bon sens.

Il y a peut-être des excès dans la manière de procéder de l’association, et on les comprend avec ce qu’ils ont subi, mais ce n’est pas en les traitant avec mépris que l’on avancera. C’est par l’écoute et la prise en considération des observations justifiées des riverains que l’on pourra trouver des solutions.

Mais y a-t-il réellement une volonté d’avancer sur les problèmes des inondations et des pollutions ?

Pourtant, les moyens financiers pour la Vallée du Lot semblent illimités. Il n’y a qu’à voir les travaux pour la navigabilité du Lot. Là, l’argent coule à flot. Tans pis si les devis sont largement dépassés et les avenants nombreux et coûteux.

Il est plus valorisant pour des élus et des notables de couper le ruban d’une écluse que d’inaugurer un ouvrage pour réduire les crues.

Encore dernièrement, c’est plus d’un million d’euros que le Comité interrégional de programmation vallée du Lot entend distribuer (et toujours pas un centime pour la véloroute de la vallée du Lot) dont plusieurs projets sur notre territoire.

Mais pour soutenir les riverains touchés dans leur chair par les caprices de la rivière aggravés par des erreurs humaines, rien.

Ces riverains demandent juste un peu de considération, qu’on écoute leurs propositions, qu’on les écoute lorsqu’ils dénoncent les pratiques délictueuses de certaines personnes ou entreprises préjudiciables pour la rivière, les riverains et l’environnement, que les élus locaux se démènent pour les soutenir plutôt que de les mépriser, que les administrations prennent leurs responsabilités en faisant contrôler leurs observations et en prenant des sanctions si nécessaire plutôt que de ne pas répondre aux courriers.

 

Téléchargez ci-dessous la présentation de l’Assemblée Générale du 26 mars 2010 du Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 (Attention, c’est un peu long – 8,5 Mo)

CSB 2003 - AG 260310.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Rivière Lot : Sécurité : les riverains toujours sans solution

Toutes mes notes sur la Vallée du Lot et les véloroutes et voies vertes

13/01/2010

De la crue de la Seine en 1910 aux crues du Lot

AGF00030.JPG

L’émission « La tête au carré » du 29 décembre sur France Inter traitait de la crue de la Seine de 1910. Mais elle abordait plus généralement le problème des crues et de certains thèmes qui y sont liés comme l’urbanisme, la culture du risque, l’écrêtement des crues…

A quoi servent les grands lacs-réservoirs de la Seine ? Ils ont deux missions : écrêtement des crues et soutien d’étiage. De novembre à juin, on stocke l’eau tandis que de juillet à décembre on rejette de l’eau pour maintenir l’étiage.

Ces grands lacs-réservoirs atténuent les crues sans les supprimer. Ils ne sont jamais une protection absolue. Ils abaissent la ligne d’eau de 70 cm. C’est peu, mais cela peut être très important à un certain niveau et peut éviter de nombreux dégâts ou des victimes.

Une comparaison peut évidemment être faite entre ces lacs-réservoirs et nos grands barrages du bassin du Lot, dont la fonction est avant tout la production d’électricité. Ils ont tout de même eu une fonction d’écrêtement lors de la crue de 2003, car ils n’étaient pas totalement pleins. L’effet avait été certes réduit, mais ils avaient peut-être permis d’éviter des gros dégâts supplémentaires et peut-être des victimes.

Mais les concessions pour l’exploitation de ces grands barrages arrivent à terme et doivent être renouvelées.

Il me semble important d’inscrire dans le cahier des charges de la concession, l’obligation d’écrêtement des crues et de soutien d’étiage. On peut éventuellement prévoir des compensations financières pour l’écrêtement des crues comme on le fait actuellement pour le soutien d’étiage, puisque le Conseil Général de l’Aveyron rémunère déjà EDF afin de favoriser l’irrigation et les activités nautiques l’été.

Mais concernant les crues du Lot la question est toujours la même : où en est-on d’un véritable Programme d’Actions de Prévention des Inondations sur le bassin versant du Lot ?

Depuis les grandes crues de 2003, les responsables de l’aménagement de la Vallée du Lot ne s’y sont toujours pas intéressé, ou très peu.

Les riverains attendent pourtant des propositions en tremblant à chaque montée des eaux.

Certes, l’enjeu économique n’est peut-être pas du même ordre entre la Vallée du Lot et la Vallée de la Seine, mais le respect des règles d’urbanismes (sans essayer de les assouplir), la création d'aménagements hydrauliques, de zones importantes d’expansions de crues associées à l’activité d’écrêtement des grands barrages peuvent raisonnablement éviter des catastrophes.

Toutes les notes concernant la Vallée du Lot en cliquant ici

26/08/2009

Vallée du Lot : nous sommes tous des imbéciles !

housseboat.ecluse.jpg

A en croire les porteurs du projet Aveyronnais de navigabilité du Lot, nous serions des imbéciles, nous n’y comprendrions rien. Eux seuls  détiendraient la bonne parole.

Dans un récent article paru dans La dépêche du Midi, ils qualifient les « anti-navigabilité » d’ignorants ne connaissant pas le dossier.

D’abord, je ne connais pas de personnes qui soient totalement opposées à la navigabilité. La plupart des personnes critiquant ce projet sont irritées par les sommes englouties dans cette réalisation alors que ce n’est pas pour eux la priorité à réaliser sur cette rivière et sur notre territoire.

Mais ils ne sont pas totalement imbéciles. Ils ont bien compris que les moyens financiers attribués à l’aménagement de la Vallée du Lot ne doivent pas aller aux routes ou à l’aménagement des bourgs (bien que les routes aient bénéficié de moyens financiers dans un premier temps dans ce cadre).

Non, ils sont juste en colère de voir les sommes astronomiques dépensées pour la seule navigabilité alors que des projets leur semblent plus urgents.

C’est le cas pour des aménagements afin de modérer les crues, pour la véloroute de la Vallée du Lot, pour diminuer les rejets polluants des particuliers, des agriculteurs et des entreprises, pour l’entretien de la rivière et des berges

Toutes ces actions (et bien d’autres) sont d’ailleurs prévues dans les Axes 2 et 3 du Programme Interrégional d’Aménagement de la Vallée du Lot. Programme qui depuis maintenant 25 ans, bénéficie dans sa très grande majorité à la navigabilité de la rivière.

Comme si depuis 25 ans, le monde n’avait pas bougé, le réchauffement climatique n’existait pas (responsable de plus en plus des crues mais aussi des périodes d’étiage), les pollutions n’avait pas empiré (notamment agricole), que les activités touristiques n’avaient pas évolué et les habitudes de loisirs et de vacances n’avaient pas changé.


Les cyclos-randonneurs au rendez-vous.jpgOn nous dit : la navigabilité, c’est l’avenir

Mais à lire la presse locale, on s’aperçoit que c’est le contraire.

La Dépêche du Midi d’aujourd’hui fait une analyse des tops et des flops touristiques de cet été. Dans les flops, il est noté une baisse de 9 % de la fréquentation sur le Canal du Midi par rapport à 2008. Et dans les tops, il est noté le succès grandissant des randonnées à vélo.

Dans un autre article, il est fait état de la baisse de fréquentation sur la plupart des voies navigables locales : Canal du Midi bien sûr, mais aussi sur la Baïse, la Garonne et le Lot.

Le plus terrible, c’est que l’on va sûrement trouver plus de 30 millions d’euros pour construire la seule écluse de Laroque-Bouillac et que les élus et notables locaux défendant ce projet ne veulent pas mettre 4,7 millions d’euros pour 210 km de véloroutes en Aveyron dont 52 km en site propre, projet qui a beaucoup plus d’avenir, qui rapporterait localement plus et qui est beaucoup moins onéreux.

pont boissepenchot.jpgIls n'ont même pas été capables de trouver quelques dizaines de milliers d'euros pour garder au vieux pont de Boisse-Penchot actuellement en réfection, son aspect d'origine avec les pavés et les rails. Il vont les recouvrir d'enrobé. Par contre, ils vont trouver de l'argent pour l'éclairer et pour acheter un bateau promenade. Désespérant !

Cliquez sur les photos pour les agrandir notamment l'article de Centre-Presse d’aujourd’hui sur le tourisme cyclable sur le Bassin