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30/06/2015

Centrale photovoltaïque à Decazeville et Aubin

photovoltaïque-cahors.jpgL’enquête publique en vue de l’exploitation d'une centrale photovoltaïque au sol d’une puissance de 12 MWc aux lieux dits de la « Bouyssonie » et du « Montet » sur les communes d’Aubin et de Decazeville est actuellement en cours. Elle se termine le 9 juillet à 17h00.

J'ai rencontré le commissaire enquêteur, M. Lefebvre, samedi matin afin de lui faire part de mes observations :

Je suis bien sûr favorable à l’installation de cette centrale solaire photovoltaïque sur des anciens sols industriels.

Je tiens toutefois à apporter deux nuances importantes à mes yeux concernant cette installation sur un des huit emplacements et sur le financement global.

 

Installation d’une centrale photovoltaïque au sol sur le plateau de Cérons à Aubin :

L’installation de la centrale photovoltaïque sur le plateau de Cérons n’était pas du tout prévue dans le projet initial. En effet cet ancien plateau minier était dévolu à accueillir des entreprises éventuelles dans un futur plus ou moins proche. La communauté de communes ne disposant pas de grandes surfaces de terrains, il me semble important de garder cette opportunité plutôt que d’artificialiser de belles terres agricoles. C’est d’ailleurs une recommandation de l’Etat pour la création des divers documents d’urbanisme et de programmation.

D’autre part, une étude commandée par la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2014 envisageait également la création d’un pôle dédié au vélo sur ce plateau.

Le choix d’installer une centrale photovoltaïque sur le plateau de Cérons est arrivé tardivement à la demande de VALECO lors d’un comité de pilotage le 20 janvier 2013.

Il me semble primordial de ne pas hypothéquer l’avenir de ce plateau et y laisser plutôt la possibilité d’accueillir en priorité des entreprises créatrices d’emplois, et en complémentarité un pôle de loisirs dédié au vélo dans le futur.

cerons.jpgLa solution résiderait dans un bail de location précaire avec VALECO concernant l’installation de la centrale photovoltaïque sur la zone de Cérons. La Communauté de communes garderait la maîtrise de ce terrain pour installer d’éventuelles entreprises et VALECO pourrait utiliser ces sols dans l’immédiat.

Ce bail pourrait prévoir un préavis de six mois à VALECO pour quitter et réhabiliter ce site.

Ce plateau devait de plus abriter le poste de livraison. Il faudra donc veiller à ce que le lieu d’installation de ce poste de livraison ne gène en aucun cas l’installation future d’éventuelles entreprises sur cette zone.

 

Financement de ce projet :

A plusieurs reprises lors des comités de pilotage, le financement partiel de ce projet à travers un financement participatif de particuliers et de collectivités a été évoqué.

Ce financement participatif partiel aurait le mérite d’impliquer les citoyens du Bassin et au delà ainsi que les collectivités locales dans ce projet. Il avait été évoqué l’éventualité de la création d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) pour porter ce projet.

De nombreux projets d’installation de parc photovoltaïques ou éoliens privilégient ce mode de financement en totalité ou partiellement.

Cette possibilité n’est semble-t-il plus à l’ordre du jour dans le projet mis en enquête publique.

Il serait à mon avis souhaitable de remettre ce financement participatif d’actualité. Ce projet se veut pédagogique. Quoi de mieux que d’impliquer financièrement les habitants et les collectivités pour les intéresser sur le sujet des énergies renouvelables.

Pour favoriser ce financement participatif, il faut bien sûr une animation et un accompagnement professionnel par une association ou une entreprise spécialisée.

Voila les observations que j'ai apporté au commissaire enquêteur concernant ce projet.

Je rajoute que la création d'une SEM Energies locale incluant des particuliers, des collectivités, des associations, des entreprises du secteur de l'économie sociale et solidaire... aurait sûrement permis de piloter quelques projets de production d'énergies sur notre territoire plutôt que de les laisser à des entreprises privées. Je pense bien sûr à ce parc photovoltaïque, mais aussi à la chaufferie bois et au réseau de chaleur de Decazeville.

Photos : jlc © creative commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

24/06/2015

Une cogénération gaz à la chaufferie bois

CHAUFFERIE DECAZEVILLE.jpgNous devions voter hier soir en conseil municipal l'Autorisation d'Occupation Temporaire (AOT) donné à la société SETHELEC, filiale de GDF SUEZ COFELY pour l'exploitation d'une centrale de cogénération à la chaufferie bois de Decazeville moyennant un loyer annuel de 22 000 euros sur 14 ans, sauf la première année pour l'installation et la dernière année pour l'éventuelle désinstallation où ce loyer ne serait que de 500 euros/an.

Vous avez ci-dessous mon intervention :

J’avais souhaité avoir des éclaircissements sur certains points tant techniques que financiers concernant ce dossier. M. Lauzu (DGS à la Mairie de Decazeville) m’en a donné quelques uns et je le remercie, mais il reste tout de même beaucoup d'inconnues et d’interrogations sur ce projet.

Nous aurions vraisemblablement eu quelques réponses de plus à nos questions si nous avions été invité à la réunion du 21 avril 2015 où l’entreprise avait présenté ce projet aux conseillers municipaux. Visiblement, vous n’avez pas jugé souhaitable de nous inviter, ni d’inviter au moins les membres de la commission des travaux. 

Mes remarques sont de plusieurs ordres :

1 - Je trouve déjà pour le moins surprenant que la chaufferie bois tout juste terminée et mise en service, on nous propose de rajouter une unité de cogénération.

Pourquoi ne pas l’avoir inclus dès le départ ? Cofely, qui je n’en doute pas, avait déjà l’idée de cette cogénération dès le départ, aurait pu présenter une variante dans ce sens lors de l’appel d’offre.

2 - Manque de données techniques et financières qui auraient permis une véritable analyse de la pertinence de ce projet :

Si M. Lauzu m’a donné certaines réponses notamment concernant le type de cogénération (moteur gaz) et le mode de revente de l’électricité à EDF (MDSE - mise à disposition du système électrique), il manque beaucoup de données pour réellement prendre une décision dans ce dossier.

Je pense pourtant que Cofely a du réaliser une étude pour juger de la pertinence de cette installation. Et on peut être étonné de ne pas avoir ces informations.

-       Quelle serait la puissance de l’installation de cogénération ? Rien !

-       Quelle est l’estimation de production d’électricité par cogénération ? Rien !

3 - La production de chaleur à partir de la cogénération gaz viendra en concurrence de la production de bois.

-       Quelle est l’estimation de production de chaleur par cogénération ?

-       Quoi qu’il en soit, la production de chaleur par cogénération va grignoter la chaleur produite à partir du bois

-       Certes, le contrat de concession permet cette baisse de la production de chaleur par le bois (pas moins de 60% tout de même)

-       Gaz : énergie fossile, fortement productrice de CO2, de plus importée, pas une énergie renouvelable comme le bois.

-       La cogénération va donc fortement baisser le bilan environnemental de la chaufferie (production de CO2 beaucoup plus importante)

 

4 – La cogénération aura-t-elle une incidence sur le coût de la chaleur fournie aux usagers, notamment les nombreux logements du parc OPH desservi par le réseau de chaleur ? :

-       La chaleur produite par SETHELEC à partir de la cogénération serait vendue à Cofely pour alimenter le réseau de chaleur de Decazeville ? A quel prix ?

-       Le gaz est une énergie importée qui subit des variations importantes, souvent à la hausse, dues à des facteurs énergétiques et géopolitiques alors que le prix du bois est lui beaucoup plus stable car c’est un combustible plus ou moins local.

-       Quelles garanties avez-vous de Cofely concernant le prix de la chaleur vendue aux abonnés ?

 

5 - Cette convention avec SETHELEC a-t-elle fait l’objet d’une analyse ou de conseils par un bureau d’étude spécialisé ?

 

6 - Il y aura vraisemblablement des modifications sur le bâtiment de la chaufferie :

-       Modification sur l’avant du bâtiment (agrandissement du bâtiment et création d’une grande porte afin de rentrer le groupe de cogénération.

-       Cela a-t-il été étudié par les services de la mairie, notamment l’impact sur la voirie ?

 

7 - Dommages et nuisances extérieures :

MOTEUR GAZ JENBACHER - HAUTEVILLE-LOMPNES.jpgPour avoir visité des installations similaires, les moteurs gaz de cogénération font énormément de bruit (et produisent des vibrations)

Il y a des maisons situées en contrebas de la chaufferie, mais aussi le collège au dessus.

Certains riverains se plaignent déjà des bruits extérieurs, notamment de grincements produits vraisemblablement par le transporteur de bois.

Une isolation phonique du bâtiment abritant la cogénération est-elle prévue ?

 

Nous devons prendre toutes le garanties sur ce problème, notamment contractuellement.

L’article 6 de la convention traite de la responsabilité et des assurances de l’exploitant.

Mais il ne traite que des dommages et nuisances à l’intérieur du bâtiment, pas à l’extérieur.

Je pense qu’il faut responsabiliser l’exploitant sur les dommages et nuisances à l’extérieur du bâtiment en rajoutant un article à la convention qui traiterait de ce problème, notamment les problèmes de bruit.

 

8 - Pourquoi la cogénération gaz ?

La Cogénération est une technique maintenant ancienne, en tout cas pas novatrice, surtout les cogénérations à moteurs. Et elle demeure très polluante par rapport à d’autres modes de production d’énergie.

 

Vous aviez évoqué lors du dernier Salon Eco-Energies votre souhait de soutenir une filière hydrogène avec l’AFHYPAC. Cette filière figure bien dans le Contrat particulier Etat-Bassin 2014-2016 avec le développement d’un cluster Hydrogène.

Pourquoi ne pas regarder dans ce sens avec Cofely.

  

CHAUFFERIE DECAZEVILLE2.jpgNous manquons donc d’informations objectives sur ce dossier qui ne nous semble pas de plus aller vers un progrès environnemental et encore moins technologique. Quand au volet financier il est carrément inexistant. Comment a été établi le montant du loyer ? Il serait indispensable d’avoir un budget prévisionnel de l’exploitation de cette cogénération.  Nous ne sommes pas demandeurs de la cogénération. Nous pouvons négocier le prix du loyer à la hausse.

Notre groupe votera donc contre.

Photos : jlc © Créative Commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir.

13/06/2015

Le gouvernement veut-il tuer les transports collectifs urbains ?

TUB-DECOUVERTE.jpgDans le cadre des mesures pour aider les PME et TPE, le gouvernement Valls vient de s’en prendre au versement transport, principale ressource des AOT (Autorités Organisatrices de Transports) pour financer les transports urbains du quotidien. Il a décidé de remonter le seuil des entreprises assujetties à cette taxe de 9 à 11 salariés sans aucune compensation financière.

S'il est louable de soutenir les TPE et les PME, cette mesure va fragiliser le financement des transports collectifs urbains financés en grande partie par cette taxe. Le manque à gagner devrait se situer autour de 7% de la recette du versement transport. Cette mesure va bien sûr fortement toucher les investissements des AOT et donc fragiliser un peu plus les entreprises travaillant dans ce secteur : délégataires, fabricants de matériel et d'infrastructures... dont beaucoup de PME-TPE.

Cette mesure vient de plus après deux hausses successives de la TVA sur les recettes de billetterie (de 5% à 7%, puis dernièrement de 7% à 10%) que toutes les AOT n'ont pas répercuté sur le prix du billet, mais aussi après l’abandon de l’écotaxe qui devait entre-autre aider au financement de projets de transports collectifs et elle se rajoute aux baisses des dotations de l’Etat aux collectivités.

Alors que la demande de transports collectifs n’a jamais été aussi forte, ce gouvernement choisit au contraire de diminuer les recettes des autorités chargées de les développer.

C’est d’autant plus incompréhensible que ce gouvernement prétend réduire la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre, fait voter une loi sur la transition énergétique et accueille la conférence internationale sur le climat en décembre prochain.

Les associations d’élus (AMF, AMGVF, ADCF…) ainsi que le GART (groupement des AOT) et la FNAUT (usagers) dénoncent cette mesure injuste et demandent au gouvernement de revoir sa copie et aux parlementaires de ne pas voter cette proposition lors de l’examen de la loi de finances 2016 et de renforcer au contraire le financement des transports urbains.

Pour la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, le manque à gagner devrait se situer autour de 32 000 euros. Il serait souhaitable que les élus de cet EPCI votent une motion dans le sens de cette note lors du prochain conseil.

Photo : jlc (Créative Commons) - Cliquez dessus pour agrandir.

Fallait-il des boues à Fontvergnes ?

fontvergnes -120615.jpgC’est en sortant d’une réunion tenue dans les locaux de la communauté de communes que j’ai aperçu hier un camion déversant son chargement vers le giratoire de Fontvergnes. Je me suis bien sûr approché. Les terres déversées n’étaient pas sans me rappeler les boues qui avaient été épandues il y a quelques mois dans la plaine de Livinhac et qui avaient suscité pour le moins une petite levée de bouclier (voir l’article ci-contre – cliquez dessus pour agrandir).La surprenante destination des boues de la Sopave à Livinhac -250114.jpg

Ces mêmes boues avaient également suscité des inquiétudes du côté de Montbazens dans l’hiver 2010-2011.

Elles proviennent de l’usine Sopave à Viviez, spécialisée dans le recyclage de matière plastique. Elles sont principalement issues du lavage de plastiques agricoles. Elles font bien sûr l’objet d’analyses régulières.

Alors certes, nous ne sommes pas ici sur des terres agricoles. Il s’agit je pense d’aménager un espace vert sur ces terrains laissés libres après la démolition de maisons délabrées. Rien donc à redire sur le projet en lui-même.

boues sopave fontvergnes -120615.jpgConcernant les boues, si l’on peut tout de même craindre la présence de microparticules de plastiques invisibles à l’œil nu, on espère que les produits phytosanitaires ou autres ont disparu dans le processus de lavage. Et je n’ai aucune raison de ne pas croire les assurances données par les services de la Sopave.

Sopave mise sur la transparence.jpgMais soyons clairs, j’aurais préféré de la terre végétale ne venant pas de recyclage agricole. Alors que l’on a dépensé des millions à dépolluer les sols à quelques dizaines de mètres sur la Zone du Centre, je trouve dommage que l’on vienne déposer des terres issues d’un processus industriel ici. 

Ce que l’on peut aussi regretter, c’est le manque de transparence de la mairie de Decazeville. Si en commission des Travaux la semaine passée, il a bien été évoqué la possibilité d’aller chercher de la terre végétale à Rignac pour les aménagements paysagers de la plateforme du Sailhenc, en aucun cas nous avons été informé sur le dépôt de ces boues (ou terres hyperhydratées comme préfère les appeler la Sopave) à Fontvergnes. A quoi servent donc les commissions ?

Tout comme les riverains n’ont semble-t-il pas été informés. Une réunion  pour informer les habitants de Fontvergnes sur les projets prévus sur leur quartier aurait peut-être été souhaitable. Il n’y a pas que le centre-ville à Decazeville.

On aurait par exemple pu évoquer le raté du giratoire où l’on aurait peut-être dû y connecter directement la route de Lacaze. Il n'est pas encore trop tard. Tout comme la route de Lacaze, permettant d’accéder au chevalement et au site de La Découverte de plus en plus fréquentée par les visiteurs et touristes, mériterait un élargissement.

fleurissement giratoire fontvergnes.jpgEnfin, pour terminer sur une note positive, on apprécie le fleurissement de ce giratoire réalisé par la communauté de commune avec des plantes qui ne nécessitent pas d’arrosage.

Photos : jlc (Créative Commons) et articles de Centre-Presse et Midi-Libre. Cliquez dessus pour les agrandir.

29/05/2015

La culture et l’animation dans le rouge à Decazeville

LA LYRE - BOLÉRO 3 - copie.jpgNous avons profité hier soir lors du conseil municipal d’un point traitant sur quelques subventions à des associations culturelles pour rappeler notre inquiétude concernant la politique culturelle et d’animation de notre ville.

Le dernier conseil municipal avait voté sans nos voix la baisse générale des subventions de 15% en moyenne. Ça a encore été le cas hier soir pour les subventions à La Lyre (6 000 € au lieu de 7 500 €) et la Batterie fanfare Avenir decazevillois (600 € au lieu de 750 €), même si une petite subvention aux Mariposas de 150 € a été décidée alors qu’il n’y en avait pas.

Pour le groupe minoritaire, j’ai donc attiré l’attention sur cette baisse des subventions et ses conséquences pour l’animation de notre ville, sur le découragement et l’usure des bénévoles et sur l’économie locale en terme d’emplois et d’effets sur le commerce local.

fip.jpgNous allons d’abord passer un triste été sur le Bassin et le tourisme va vraisemblablement s’en ressentir. Il n’y aura donc pas de festival de feu d’artifice en juillet et la municipalité n’a pas jugé utile d’organiser une manifestation de remplacement. C’est fort regrettable.

Il se murmure également qu’une grande manifestation populaire du début de l’été serait aussi éventuellement annulée.

Le premier Adjoint, Alain Alonso, a confirmé hier soir la suppression du marché nocturne qui drainait pourtant les précédentes années beaucoup de monde et qui était un moment populaire privilégié pour échanger, manger ensemble, danser…

Nous n’avons toujours pas de nouvelle de la fête locale du mois de septembre.

carnaval2014.jpgNous avons déjà eu droit à la suppression du carnaval remplacé par une animation des plus banales et on a appris que le forum des associations établi depuis longtemps tous les deux ans, devrait être organisé tous les trois ans (2016 et comme par hasard 2019, année avant les élections municipales).

La réduction du budget municipal à la culture ajouté à la réduction du personnel au service culturel est aussi grandement responsable de ce déclin culturel. Le poste de régisseur à la salle Yves Roques qui concourrait au bon entretien de cette salle ainsi qu’à la pleine satisfaction des organisateurs de spectacles et des usagers a également été supprimé. Pas sûr que l’on fasse réellement des économies.

jeanne-cherhal-yves-estival.jpgNous avons dénoncé la baisse des subventions pour A Ciel Ouvert chargé entre autre de la programmation culturelle de notre ville. Cette programmation, notamment vers les établissements scolaires et les enfants, va terriblement en souffrir.

Mais la culture, c’est pourtant aussi de l’économie, des emplois locaux, des animations qui font travailler les commerces locaux et qui concourent au renom de notre ville.

J'ai terminé mon intervention en disant que nous étions bien sûr conscients des difficultés financières rencontrées actuellement par toutes les communes, mais qu’il s’agissait avant tout de choix politiques. Ce qu’a convenu Alain Alonso.

mescladis.jpgPour nous, la culture et les associations ne doivent pas être sacrifiées. S’il faut bien sûr maîtriser ce budget et mettre les aides en adéquation avec les projets proposés, il ne faut surtout pas décourager les bénévoles des associations et au contraire les aider techniquement et financièrement du mieux possible. Des économies peuvent être trouvées dans d’autres postes budgétaires. Il en va de l’avenir économique et culturel de notre ville et du lien social que nous devons à tout prix maintenir.

Photos : jlc (© créative commons), sauf Jeanne Cherhal de Yves Estival

10/05/2015

Mobilités : où en est Decazeville ?

Le Plan Global de Déplacements initié par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2006 à la suite de la création de notre Agenda 21 avait déjà tracé les grandes lignes d’une mobilité durable sur le Bassin : transports collectifs et promotion d’une alternative à la voiture par la marche et le vélo.

Il est noté à de multiples reprises, tant dans la présentation du PLU actuellement en enquête publique que dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) joint au dossier, "que les mobilités douces doivent connaître un fort essor... que l’on doit sécuriser les axes structurants pour les piétons... que l’on doit favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture comme les mobilités douces ou les transports en commun“ et même “programmer une semi-piétonisation du centre-ville“.

Il va s’en dire que j’approuve ces orientations.

 

Ça fait même plus de dix que je les réclame. La rubrique “ Transports et mobilité “ de ce blog est là pour le prouver.

Les transports collectifs :

tub-decouverte-221112.jpgC’est en février 2008 que notre service de transports collectifs, le TUB, a vu le jour. Il a depuis évolué, mais fort d’une expérience de maintenant huit ans, il gagnerait à franchir une nouvelle étape pour être vraiment efficace et représenter une véritable alternative à la voiture comme il est conseillé dans les divers documents d’urbanisme et de mobilité locaux et nationaux.

TUB - Cercles 300 m.jpgLa couverture de la population par le TUB est importante puisque plus de 70% des habitations sont à moins de 300 m à vol d’oiseau  d’un arrêt du TUB à Decazeville (voir carte)

Je l’ai déjà dit, l’étape suivante est le cadencement sur un axe Viviez – Decazeville – Firmi en n’oubliant pas le nord de Decazeville où habitent plus de 15% de la population du Bassin et où sont les établissements scolaires et de santé. Le cadencement, c’est un bus toutes les vingt minutes par exemple. C’est tout à fait réalisable avec un bus qui ferait ce trajet aller–retour en continu (qu’une partie du trajet à certains horaires) en complément des deux bus existant.

Pourquoi pas avec un bus plus petit que les actuels bus, ce qui permettrait alors d’envisager éventuellement un passage rue Cayrade.

Le PLU actuellement en enquête publique recommande aussi plus de fréquences et d’arrêts à la gare de Viviez.

La mise en place des nouvelles technologies numériques doit également aider les usagers de notre service de transports collectifs et scolaires, que ce soit dans la billettique si l’on veut continuer à faire payer ce service (titre unique, points de vente et de recharge automatiques, lecteurs sans contact, application smartphones…), et dans une application smartphone pour la géolocalisation des bus et des temps d’attente.

 

Les modes actifs

La France a lancé il y a un peu plus d’un an son Plan d’Actions pour les Mobilités Actives (PAMA) pour mettre au cœur de la mobilité les déplacements à pied et le vélo. 

Les “modes actifs“ de déplacements, que l’on appelait encore il y a peu “modes doux“ font l’objet de multiples citations dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Decazeville.

 

Le vélo

Il s’est vendu en 2014 en France près de 3 millions de vélos neufs dont 77 500 vélos à assistance électrique. Dans le même temps, il ne s’est vendu que 1,795 millions voitures. Et on continue encore à penser l’aménagement de nos villes que pour la voiture.

bourse velo occase -dkz-0910.pngLe marché du cycle d’occasion est aussi florissant. Il n’y a qu’à voir les vide-greniers locaux ou les bourses aux vélos d’occasion pour s’en convaincre. Malgré le manque de magasin spécialisé, le marché local du vélo semble dynamique et c’est environ 8 vélos à assistance électrique que la Communauté de communes aide au financement chaque année, mais d’autres doivent être achetés sans subventions. Les Vélos à assistance électrique représentent 2,60 % du marché des ventes de cycles en France. Par extrapolation, on peut considérer qu’il s’est vendu environ 300 vélos neuf sur le Bassin en 2014 qui se rajoutent au parc important de vélos déjà existants.

Mais où sont-ils me demande-t-on ? Et bien les plus courageux essaient tant bien que mal de se déplacer à vélo sur le Bassin. Et on en voit heureusement de plus en plus. Mais disons-le très fort, tant qu’il n’y aura pas de vrais aménagements pour pouvoir circuler à vélo en toute sécurité, les habitants du Bassin continueront malheureusement à prendre leur voiture pour leurs déplacements quotidiens … enfin ceux qui en ont une. 

stationnement vélo - rue cayrade.jpgEt que dire des aires de stationnement pour les vélos ! Elles sont pratiquement inexistantes. Même pas d’arceaux à vélos sur le tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové ! Pourtant, toutes les études le démontrent, même si ce n’est pas ressenti ainsi par les commerçants et les élus, les cyclistes et les piétons sont des clients des commerces de centre-ville fidèles qui dépensent autant sinon plus que les clients en voiture. D’ailleurs, les associations de commerçant l’ont compris et organisent souvent des animations pour attirer et fidéliser des clients avec comme lots à gagner, des vélos. Pour favoriser le vélo, il faudrait également des abris à vélos, voire des box fermés sur divers lieux : centre-ville, gare routière, gare de Viviez, diverses entreprises, collectivités, établissements publics...

schéma cyclable -0910.jpgLe Schéma modes doux de la Communauté » de communes a été présenté en 2010 (voir carte ci-contre).

Où en sont les aménagements à Decazeville ? Pas folichon ! Bien triste même !

Aménagements cyclables Decazeville - 2014.jpgLa carte ci-contre montre l'état actuel du schéma. J’ai juste pu faire accepter deux petits tronçons de double-sens cyclable sur l’avenue Camille-Douls et aux Bonnières. Quelques nouveaux tronçons de voirie sont en zone 30, mais ce ne sont pas réellement des aménagements cyclables. Loin donc du schéma de 2010 et cela risque d’être encore pire avec les projets de circulation qui font totalement l’impasse sur la circulation des cyclistes. Il faudra que l’on m’explique comment on veut faire de Decazeville une ville moderne, jeune et dynamique sans des aménagements pour les jeunes et les mobilités de demain.

piste cyclable - trottoir en face gendarmerie.JPGLa voie cyclable et piétonne longeant la RD 840 est dans un piètre état et les obstacles pour une circulation cyclable confortable restent encore nombreux

voie cyclable -zone du centre.jpgQuant au nouvel aménagement pour les modes actifs traversant la zone du Centre, il semble que l'on ait pas du tout pensé au vélo en mettant une marche de vingt centimètres à son entrée côté Fontvergne.

De plus, une vraie “zone 30“ en centre-ville serait plus efficace que les tronçons à 30 km/h actuels. Cela éviterait la multiplication de panneaux routiers et légitimerait les double-sens cyclables. C’était d’ailleurs la préconisation du Plan Global de Déplacements.

zone de rencontre - panneau information Possy.JPGEt bien sûr, la création d’“une zone de rencontre“ sur le tronçon réaménagé de la rue Cayrade déjà limité à 20 km/h.

On peut se consoler en se disant que ce n’est pas mieux sur les autres communes du Bassin. On continue à refaire des rues sans jeter un coup d’œil sur le schéma des modes doux que toutes les communes ont voté. Les aménagements cyclables contribuent pourtant à apaiser et pacifier la circulation en ville et à éviter ainsi des accidents.

 

Les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR) ?

S’ils sont un tout petit peu moins ignorés que les aménagements cyclables, les aménagements pour le déplacement en toute sécurité des piétons et des PMR laissent réellement à désirer. Les continuités piétonnes sécurisées sont rares et l’accessibilité de la voirie, des bâtiments publics et des commerces pour les personnes à mobilité réduite avance trop doucement. J’avais évoqué dans une note précédente la gène pour les piétons et les PMR que représente les barrières sur les trottoirs du tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové. On peut regretter aussi que l’on ait pas réalisé l’accessibilité aux commerces en même temps que ces travaux.

La RD 840 représente une coupure entre le nord et le sud de notre ville. C’est un facteur contraignant en matière de mobilité piétonne. Il est de plus très dangereux de traverser cette voie aux trois giratoires urbains. Le passage sous la RD 840 par l’avenue du 19 mars 1962 est très étroit.

arc-en-ville.JPGLe passe-piéton (ou arc-en-ville) remédiait en partie à ce problème. Mais il ne fonctionne plus. Selon un devis datant maintenant de quatre ans, sa transformation en passerelle piétonne revenait à environ 100 000 euros. Personnellement j’y serais favorable, notamment pour les enfants et les jeunes. Vu qu’il s’agit d’une route départementale, je trouverai normal que les travaux soient pris en charge par le conseil départemental.

avenue-laromiguiere.jpgL’incivisme des automobilistes reste un problème préoccupant et dangereux. Le stationnement sur les trottoirs ou les bandes piétonnes, voire cyclables comme sur l’avenue Camille Douls,  est récurent et encore très rarement verbalisé.

stationnement marché4.jpgLe vendredi matin, jour du marché place Decazes, c’est à celui qui tentera de se garer le plus près du marché alors que de nombreuses places sont disponibles à seulement 150 mètres. Les véhicules stationnent alors sur des emplacements souvent interdits et dangereux, mettant en insécurité de nombreux piétons, dont des personnes âgées et des PMR.

Des petits aménagements et une réfection des revêtements pourraient déjà être réalisés, associés à une campagne de prévention, voire à une verbalisation pour les automobilistes récidivistes. C’est à réfléchir rapidement avant l’accident de trop. Il faudrait avoir ensuite une réflexion globale sur les aménagements futurs de la place Decazes.

 

Decazeville à pied

decazeapied.jpgSur le modèle d’autres collectivités, je me suis amusé à faire une petite étude sur les temps de circulation à pied sur notre commune. C’est assez instructif et on peut voir que certains trajets demandent peu de temps, notamment si l’on habite proche du centre-ville et que l’on peut réaliser des économies financières importantes en circulant à pied. Posséder un véhicule revient par exemple à 6 000 euros par an pour une Clio 3 essence selon l'Automobile Club. Marcher à pied, c’est aussi bon pour la santé.

A quand un vrai plan de déplacement piéton à Decazeville comme l’ont réalisé des petites ou grandes communes avec des aménagements, trottoirs et voies piétonnes bien entretenues ?

 

Les voitures

Il ne s’agit bien sûr pas d’interdire les voitures en centre-ville, mais de permettre aux autres modes de mobilité de s’y développer en favorisant leur pratique en toute sécurité.

Les jeunes sont beaucoup moins intéressés par la voiture. Les 18-25 ans ne sont plus que 44% à posséder le permis de conduire, alors que le taux atteignait les 60% en 1983. En cause, le coût de possession d’une automobile, mais aussi l’essor des transports collectifs et le développement des modes actifs. Pratiques que les jeunes aiment bien, surtout en zones urbaines.

Plutôt que de songer à aider les jeunes Decazevillois à passer leur permis de conduire comme souhaite le faire l’actuelle municipalité encore rivée au tout “bagnole“ des années Pompidou, il serait peut-être plus judicieux de développer les services du TUB et de créer des aménagements cyclables. Et surtout de ne pas augmenter les tarifs du TUB comme ces élus l’ont malheureusement fait en janvier dernier.

Et l’autopartage ?

La mobilité durable, c’est aussi le partage de moyens de mobilité. Qu’on le veuille ou non, nous allons devoir aller d’une économie de possession à une économie de partage ou d’usage. Et c’est peut-être pas plus mal ! Quand on songe que notre voiture reste à plus de 95 % dans notre garage ou sur une place de stationnement, il serait peut-être temps de nous poser la question de savoir si nous avons tous besoin d’un véhicule en permanence et s’il ne serait pas plus intéressant d’avoir à disposition un véhicule lorsque nous en avons réellement besoin.

Cela suppose bien sûr d’avoir d’abord des transports collectifs efficaces et des aménagements cyclables sécurisés. Mais pourquoi pas dans quelques années un service d’autopartage intercommunal avec des points de retrait et de dépôt dans toutes les communes en complément de l’autopartage entre particuliers ? C’est aux collectivités de piloter ces programmes d’avenir et de les initier sur leurs territoires. Pourquoi pas une expérience sur le notre ?

 

La complémentarité de tous les modes de mobilité : l’intermodalité et la multimodalité

Il n’est donc pas question d’imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Et pour en revenir à l’introduction de cette note et comme le recommandent nos documents d’urbanisme et plus largement pour protéger notre planète et notre santé, il faut favoriser les alternatives à la voiture, y compris sur le Bassin.

Favoriser donc l’usage des modes actifs (vélo et marche à pied), des transports collectifs, du covoiturage, de l’autopartage… et favoriser la complémentarité de tous les modes de mobilité.

C’est pour cela que j’avais entre-autre initié la subvention pour l’achat de vélos pliants qui n’a certes pas connu le succès escompté car peut-être pas assez expliquée. Le vélo pliant est accepté dans le TUB et les trains au même titre qu’une poucette pour enfant et il permet de se rendre à un arrêt de transport collectif ou de le quitter. Il se glisse de plus facilement dans un coffre de voiture lorsque l’on se rend dans une ville car il n’y a pas de vélos en libre-service partout.

 

Le rail

J’avais évoqué dans une note précédente la suppression de la navette matinale SNCF en bus de Viviez à Villefranche pour prendre ensuite le train pour Toulouse. Elle n’a malheureusement toujours pas été rétablie. Le problème du rail est très grave puisque nos principaux élus nationaux et régionaux préfèrent favoriser la construction onéreuse de LGV utilisés par une minorité de personnes (les plus aisées) plutôt que les trains du quotidien utilisés par tout le monde.

 

Mobilité et urbanisme, aller vers une ville des courtes distances

lavillenepantoufle-pmadec.jpgSi vous croisez les images (plus haut dans cette note) du schéma cyclable, de “Decazeville à pied“ et de la couverture du TUB, vous avez les zones où il est le plus intéressant et le plus économe d’habiter à Decazeville en matière de mobilité. Pas de surprises, c’est le centre ville. Il faut aussi voir les autres avantages (proches des commerces, des services, des espaces culturels et sportifs…) mais aussi les inconvénients (bruit, pollutions diverses) d’habiter le centre-ville.

On voit donc qu’un des challenges des prochaines années est de rendre notre centre-ville agréable et attractif en matière d’habitat et de cadre de vie. La maîtrise de l’habitat, notamment insalubre, est une des clés. Racheter à bas prix quelques vieux immeubles insalubres et les détruire si l’on ne peut pas les rénover correctement est une voie à suivre. En faire des ilots de verdure et aérer et ventiler ainsi ces rues étroites pour lutter contre l'effet "ilôt de chaleur urbain" et diminuer ainsi les effets du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs une des recommandations du PLU qui est à l’enquête publique. Le programme AMI Centre-Bourg doit également être réfléchi dans ce sens.

zone de rencontre - panneau.pngRendre le centre-ville agréable et attractif, c’est aussi s’attaquer à la diminution du bruit en veillant au respect des vitesses à 20 et 30 km/h et en décourageant la circulation automobile de transit (ceux qui ne font que passer sans s’arrêter) dans les rues Cayrade et Gambetta, en créant par exemple une zone de rencontre sur le tronçon rénové de la rue Cayrade pour favoriser les piétons et les commerces. Faire respecter la zone bleue est aussi important.

Mais vouloir habiter en périphérie de la ville et vouloir garder de bonnes jambes et une bonne santé en marchant et en pédalant est aussi intéressant. A condition d’avoir les aménagements piétons et cyclables appropriés.

 

Decazeville et la COP 21

je sauve le climat - a pied, a velo, avec le tub.jpgPlus personne n’ignore que va se dérouler à Paris en décembre prochain la 21ème  conférence de l’ONU sur le climat. Les collectivités locales ont bien sûr un rôle important à jouer pour éviter une catastrophe climatique à la fin de ce siècle.

D’après les derniers chiffres de l’OREMIP, la consommation d’énergie due aux transports représentait en 2012 en Midi-Pyrénées 36% de la consommation totale d’énergie et 34% des rejets de gaz à effet de serre totaux. Depuis 2005, on assiste à un ralentissement des consommations de carburants dans la région, principalement du à la crise économique. La route représente malheureusement plus de 90% de la consommation énergétique du secteur des transports.

Les collectivités doivent donc prendre à bras le corps le volet mobilité de leurs concitoyens, d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour permettre aux habitants de retrouver un peu de respiration économique.

A Decazeville et sur le Bassin, il faut donc faire évoluer le TUB et engager un plan piéton et un plan vélo ambitieux avec des aménagements appropriés, certains nécessitant peu de frais, juste une volonté politique.

Créez vous aussi votre sticker “Je sauve le climat“ en cliquant ici

 

Photos : jlc, sauf panneau routier, carte modes doux 2010- ©CCDA, la ville de la pantoufle - ©Philippe Madec, sticker "Je sauve le climat".

Cliquez sur les photos pour les agrandir 

25/03/2015

Après le premier tour

Analyse des résultats aveyronnais sur les cantons où des candidats d’Aveyron Majorité Citoyenne étaient présents (Cliquez sur le tableau pour agrandir)

DÉPARTEMENTALES 2015 -1ER TOUR -AMC -TABLEAU.jpg

En Aveyron, l’analyse les résultats des 19 cantons sur les 23 où Aveyron Majorité Citoyenne (AMC) était présent appelle plusieurs remarques importantes.

D’abord, le constat d’une forte abstention associée à un nombre important de bulletins blancs et nuls, surtout dans les zones urbaines. Si l’on additionne les abstentionnistes et les bulletins blancs et nuls, on est à 45,61 % des inscrits.

Les candidats de la Majorité Départementale menée par Jean-Claude Luche, comprenant des membres de l’UMP, de l’UDI et des personnes de droite arrivent en tête avec 40,68 %. Il faut rajouter quelques divers droite à 3,80 %.

Les candidats d’Aveyron Majorité Citoyenne (Front de Gauche, Europe Écologie – Les Verts, gauche citoyenne…) arrivent en seconde position avec un peu plus de 15 %.

Les candidats de la gauche traditionnelle se partagent les voix entre Parti Socialiste (12,59 %), PRG (5,12 %), des alliances PS-PRG (5,71 %) et des divers gauche (4,58 %).

Le Front National est contenu en Aveyron sur ces 19 cantons avec un total de 12,45 %.

 

Résultats inquiétants sur Decazeville

Cantonales 2015 -Lot et Dourdou-Decazeville.jpgSur Decazeville, l’abstention additionnée aux bulletins blancs et nuls dépasse les 55 %. On est à 55,03 % et même à 68,80 % sur le bureau n° 2 de cette commune. Ce sont les habitants des cités du nord de Decazeville qui sont inscrits à ce bureau de vote. C’est de plus sur ce bureau qu’Aveyron Majorité Citoyenne (FDG et EELV) et le FN ont fait leurs meilleurs résultats sur Decazeville, respectivement 23,68 % et 24,74 %, plus que les trois autres candidats.

Il y a de quoi s’inquiéter quand les gens de ce quartier ne se déplacent même pas pour voter les représentants d’une collectivité chargée principalement de la solidarité. Ce sont donc sur ces quartiers que l’Etat et les collectivités locales doivent mettre des moyens énormes pour réconcilier les habitants à notre société.

 

Concernant les résultats d’EELV en France :

Sur les 1000 cantons où EELV présentait ou soutenait des candidat-es, 377 constituaient des candidatures autonomes soutenues par EELV. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 9,7%.

450 constituaient des candidatures de rassemblement écologiste et citoyennes, en alliances avec au moins une composante du FdG. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 13,6%

157 constituaient des candidatures en alliance avec le Parti socialiste. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 27%.

15 constituaient des candidatures en alliance avec le PS et le PCF. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 30,5%.

EELV aura des candidat-es titulaires présents au second tour dans 78 cantons.

Ces chiffres nous indiquent que les scores affichés par le ministère de l’Intérieur évaluant les résultats de EELV à 2% n’ont pas beaucoup de sens. Plus largement, comme EELV l’indique depuis des semaines, la nomenclature du ministère de l’Intérieur sur les nuances attribuées selon ses consignes aux candidatures constitue bien une manipulation et est une entrave à la lecture des sondages et des résultats.

 

Concernant notre résultat sur le canton Lot et Dourdou :

Je dois d’abord dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à faire cette campagne. D’abord parce que nous formions une bonne équipe et que l’entente avec les candidats d’AMC du canton Enne et Alzou a été formidable. Je dois remercier particulièrement Céline Cabrol qui s’est complètement investie dans cette campagne et qui a été largement à la hauteur. Vu son jeune âge, il faudra compter sur elle à l’avenir !

C’était aussi localement une première pour le Front de Gauche et Europe Écologie – les Verts d’être ensemble dans ce genre d’élection (hors municipales).

Il est difficile de faire une campagne dynamique quand à longueur de flash infos, d’éditoriaux de journaux et de sondages manipulateurs, on nous dit depuis des semaines que l’abstention va être haute et que le score du FN sera important. Les gens finissent pas y croire un peu et effectivement certains ne vont pas voter ou ils votent pour le FN.

Nous avons eu peu de monde dans les réunions, mais aux dires de certains élus locaux, il en a été pratiquement de même pour les autres candidats.

Cantonales 2015 - Lot et Dourdou - 1er tour -canton.jpgCeci dit, le peu de voix que nous avons enregistré dans les communes rurales, notamment sur l’ancien canton de Conques pose des questions. Seulement 2,86 % des voix à Noailhac, 3,03 % à Sénergues, 5,75 % à Almont et 5,88 % à Saint-Félix-de-Lunel. C’est un peu meilleur à Saint-Cyprien (8,60 %), Saint-Santin (9,09 %), Saint-Parthem (9,90 %), Grand-Vabre (10,19 %) et à Flagnac (10,36 %).

Heureusement Conques (14,93 %), Viviez (17,18 %), Livinhac-le-Haut (17,22 %), Boisse-Penchot (20 %) et surtout Decazeville (18,51 %) avec 349 voix sur les 775 sauvent la situation.

Le vote Front de gauche et Europe Écologie – Les Verts est certes un vote avant tout urbain, mais nous aurions peut-être dû insister dans notre recherche de candidats issus des communes rurales et ayant une certaine notoriété, notamment sur l’ancien canton de Conques. A réfléchir bien en amont lors d’une prochaine élection…

 

Et maintenant :

départementales 2015 - panneaux affichage.jpgNous ne serons pas au second tour et nous avons fait paraître un communiqué.

Il reste donc deux listes de candidats sur le canton Lot et Dourdou.

Christian Tieulié, adoubé dès les résultats du premier tour connus par le sénateur - président du Conseil Général Jean-Claude Luche, portera donc les couleurs de la majorité départementale de droite. Il a déjà été vice-président du conseil général UMP sous la présidence de Jean Puech. Il ne sera donc pas dépaysé d’entrer dans le « système » Luche qui ressemble comme deux gouttes d’eau au « système » clientéliste et autoritaire Puech. Rien à attendre donc de ce candidat comme du président du conseil général d’ailleurs. On connaît le programme : priorité aux camions, à l’agriculture productiviste et polluante, à la poursuite des licenciements de personnel, à la stagnation ou à la baisse du budget dédié à la solidarité, au mépris de la protection de l’environnement…

Déjà huit super-cumulards sont élus dans cette majorité dont deux sénateurs et de nombreux maires.

L’inverse des valeurs que nous avons porté durant cette campagne.

L’autre liste a le soutient du PS et du PRG. Pas de quoi sauter de joie. J’ai vu de près ce qu’est un conseil général socialiste il y a peu de temps dans le Tarn à Sivens.

Mais il se trouve que je connais bien les candidats. Florence Bocquet est conseillère municipale à Decazeville et nous étions tous les deux adjoints dans la précédente municipalité. Je côtoie aussi Jean-Louis Denoit depuis 2001 à la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin. Nous avons certes parfois des différences d’approche sur certains sujets qui me tiennent à cœur comme sur la mobilité des personnes ou la protection de l’environnement.

Mais ils font partie de ces personnes humanistes avec qui j’ai un dialogue franc et convivial.  Ca compte aussi. Ca devient si rare.

Ne pas voter ou voter blanc dimanche m’est insupportable. Je me sentirai totalement inutile. 

Pour ma part, et ça n’engage que moi, je voterai donc dimanche prochain pour Florence Bocquet et Jean-Louis Denoit. Sans rien attendre politiquement d’eux. Par amitié et juste pour qu’il n’y ait pas un conseiller départemental de droite de plus.

17/03/2015

Élections départementales : magouilles du gouvernement

Grille de nuances à notifier aux candidats.jpgEn Aveyron, les cantons Enne et Alzou et Lot et Dourdou ont donc fait l’objet d’un accord entre le Front de Gauche et Europe Écologie – Les Verts. Cet accord portant sur un programme et des candidats notait que le canton Enne et Alzou serait inscrit lors de l’inscription de candidature à la préfecture sous la nuance Front de Gauche (BC-FG) et le canton Lot et Dourdou sous la nuance Europe Écologie – Les Verts (BC-VEC). C’est ce qui a été fait. Rappelons que cette grille de nuance est fournie par la préfecture (voir ci-contre - cliquez dessus pour l'agrandir).

Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre par la marge, la presse en l’occurrence, que le binôme de Lot et Dourdou sur lequel je suis candidat était en fait intitulé Divers gauche (BC-DVG) par la préfecture. Grille de nuance - Courrier Préfecture -110315 - copie.jpgMalgré mes protestations écrites, la préfecture de l’Aveyron n’en démord pas et ne veut pas respecter la volonté des candidats d’être inscrit Europe Écologie – Les Verts (voir courrier ci-contre - cliquez dessus pour l'agrandir). Nous sommes donc inscrits sous la même nuance que d’autres candidats qui eux souhaitaient être inscrit sous cette nuance, afin de cacher leur véritable appartenance ou tout au moins le soutient du Parti Socialiste. Un comble pour nous !

Nous sommes bien sûr de nombreux candidats en France dans ce cas. Cela a des conséquences importantes : celle de sous estimer les candidatures écologistes. Car il s’agit bien d’une manœuvre de plus du gouvernement socialiste. Et cette manœuvre a et aura des conséquences importantes : d’abord dans les sondages qui paraissent un peu partout qui minorent fortement les scores des écologistes, mais aussi bien sûr dans les résultats de ces élections. Le but est simple : minorer les scores des partis autres que le PS et l’UMP.

Le secrétaire national adjoint en charge des élections d‘EELV, David Cormand, s’en est expliqué hier dans une conférence de presse.

 

Les écologistes seront présents dans la moitié des cantons en France.

Quelles que soient les stratégies choisi-es, leur ambition est de renforcer la présence des écologistes dans les assemblées départementales.

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06/03/2015

La FNSEA aurait-elle muté ?

Par Léon Maillé, paysan sur le Larzac

leon-maille.jpg« Au milieu du siècle dernier, les paysans parlaient avec respect de leur “syndicat”, les Jeunesses chrétiennes formaient des paysans militants investis dans l’espoir d’un meilleur avenir pour les campagnes. “Pas de pays sans paysans”, clamait l’un deux, Raymond Lacombe, petit éleveur aveyronnais devenu président national. Hélas ! Les choses ont bien changé; maintenant c’est un agri-farmer, sur 500 hectares, en plus PDG de la filière d’agro-carburant Sofiproteol, qui en est le président. Rien d’étonnant que cet ancien syndicat mué en trust agro-industriel (partisan de la ferme des mille vaches) veuille supprimer les petits paysans: ceux qui ont moins de trente vaches (seuil ramené maintenant à 10 vaches) ou moins de 50 brebis n’auront plus de prime de la PAC, les gros en ont sans doute plus besoin...

Et n’allez pas leur casser les pieds avec des histoires d’environnement : ils osent même manifester pour se garder le droit de polluer à leur guise. Ils vont ainsi à contresens de la société : peu leur importe. Il y a quelques semaines, des élections de ce syndicat à l’ancienne ont été organisées à grand renfort médiatique, et le plus époustouflant, c’est que des petits paysans de bonne foi sont allés voter croyant avoir toujours à faire avec la FNSEA du siècle dernier. Ils ne se sont pas aperçus que cette structure a muté; pire, qu’elle comporte en son sein des gens dont on constate les exactions dans les médias : incendies en toute impunité de bâtiments publics et de la MSA à Morlaix, souillure au fumier ou au lisier de lieux et bâtiments ou permanences politiques ou écolos, tout cela sous le nez des gendarmes qui laissent faire.

La gendarmerie les a aussi laissés faire lorsqu’ils ont vandalisé des voitures, crevé des pneus, rayé les peintures, le jour où des mouvements écologistes sont allés chez Limagrain faire une inspection non violente à Chappes (Puy-de-Dôme), à propos de la présence éventuelle de semences de blé OGM. Maintenant on en arrive à Sivens aux menaces physiques (voir Le Canard Enchaîné du 3/02) avec graffitis du genre “Zad t’es mort” ou “Battue aux zadistes” ou lorsqu’ils arrosent les zadistes au purin: “C’est l’heure de la douche”. Le porte-parole de la Conf’ du Tarn a mis en garde le président (PS) du conseil général du Tarn : “La FDSEA du 82 est particulièrement agressive et multiplie les appels au meurtre à l’encontre des opposants au barrage, via des graffitis et pendaisons de mannequins.”

Un éleveur local hostile au barrage a eu droit à sa lettre anonyme : “Nous ne voulons plus te voir, on va te crever.” N’oublions pas qu’il y a deux mois, les mêmes étaient venus parader déguisés en chasseurs (armés !) chez les zadistes, devant le nez des gendarmes qui n’ont rien fait. Bref, avec cette FNSEA apparemment mutée, maintenant on flirte avec le crime. Jusqu’à quand?

Au final, faudrait-il croire qu’aujourd’hui FNSEA signifie : Franchouillards, Nigauds, Sans État d’Âme ? Et dire que des éleveurs naïfs cautionnent sans s’en rendre compte cette organisation dévoyée. Les créateurs du “syndicat” de l’époque doivent s’en retourner dans leur tombe.»

Léon Maillé

Tribune parue dans Centre-Presse du 5 mars 2015

Photo : jlc

27/02/2015

Mes interventions en conseil municipal du 26 février 2015

 Divers points ont été évoquées hier soir en conseil municipal dont le débat d'orientation budgétaire et la cession de divers biens.

Voici ci-dessous mes interventions.

 

Volet Urbanisme du DOB :

Mise en place d’un nouveau plan de circulation de la Ville

-       D’abord, cela fait des années que l’on ne parle plus de plan de circulation en matière d’urbanisme et de mobilité mais de plan de déplacement urbain (PDU) pour les grandes villes ou de Plan Global de Déplacements (PGD) pour les petites et moyennes villes.

-       Pourquoi parle-t-on de PDU et de PGD ? : parce que on intègre depuis maintenant longtemps tous les modes de mobilité, pas seulement la voiture.

-       Il en existe un pour notre ville, réalisé il y a quelques années par la CCDA ainsi qu’un schéma des modes doux (marche à pied, vélo et PMR)

-       Parler de Plan de circulation est restrictif puisque cela ne concerne que les véhicules à moteur. Or, 30 % des habitants du Bassin n’ont aucun moyen de déplacement personnel. De plus, ceux qui ont un véhicule ne l’utilise pas forcement tout le temps pour venir en centre-ville.

-       rue-cayrade.jpgOn peut maintenant le dire, votre test d’aménagement de la rue Cayrade est un relatif échec. C’était prévisible car vous vous êtes entêtés sur un modèle dépassé, celui du tout « bagnole »

-       Le résultat est éloquent :

o   difficile de circuler rue Cayrade à certaines heures car c’est maintenant devenu l’itinéraire obligé à cause du sens unique de l’avenue Cabrol

o   Pour ce même motif, le tronçon de la rue Cayrade rénové, qui aurait pu devenir un lieu agréable, favorable aux piétons et aux commerces, est devenu un couloir à voiture où il devient très difficile de traverser à pied.

o   Le stationnement en épi fait l’unanimité contre lui

o   A tel point que certaines personnes ne viennent plus dans notre centre-ville et préfèrent faire leurs achats ailleurs, notamment celles arrivant d’Aubin.

-       Nous espérerons donc que dans le projet de la rénovation du haut de la rue Cayrade dont il est question dans votre document relatif au DOB, vous tiendrez compte de cet échec et de ces observations.

-       Encore plus inquiétant à mon sens, le projet inutile de double sens envisagé de l’avenue Foch et de la modification de la circulation à l’ilot Jarlan:

o   Inutile parce que il existe une nouvelle entrée dans la ville quelques dizaines de mètres après le giratoire Jean-Jaurès, derrière le cinéma qui convient très bien à tout le monde et qui est de plus en plus utilisée.

o   Inquiétudes autour de la modification de la circulation autour de l’ilot Jarlan : cet ilot remplissait très bien son rôle de giratoire et fluidifiait la circulation. Il faut tout au plus réaménager une voie pour la circulation des véhicules en supprimant un côté de parking et surtout ne pas faire circuler les véhicules dans le couloir de bus fréquentés par des scolaires, comme vous le prévoyez !

o   Puisque nous sommes dans le DOB, vous prévoyez un coût des travaux important pour ces travaux inutiles.

o   Nous n’y sommes donc pas favorables et ce serait un moyen de faire des économies pour le prochain budget.

 

Urbanisme et habitat :

 

Je note que vous actez le démarrage du projet AMI Centre-Bourg, que vous voulez favoriser la démolition de verrues immobilières, que vous envisagez la préemption de maisons et de terrains mais aussi la vente de terrains ou d’immeubles.

Sur ces principes, nous sommes bien sûr d’accord.

 

immeuble tronc.jpgMais dans les faits, nous sommes plutôt inquiets :

-       Je note par exemple que vous ne faites pas de préemption sur des immeubles stratégiques de la rue Cayrade :

o   Je pense notamment à l’immeuble Tronc, ruine qui a été vendue pour seulement 15 000 €, sans garanti de rénovation alors que cet immeuble aurait pu être préempté par la commune, soit pour un projet immobilier abouti (privé ou OPH) ou démoli par la CCDA dans le cadre de l’AMI pour aérer la rue Cayrade côté rue de la Montagne et réaliser à sa place une petite placette agréable, plus agréable que les bancs que vous avez aménagés au milieu des voitures.

 

-       Je note aussi que vous êtes en train de “dilapider“ (entre parenthèses) le patrimoine communal dans le seul but de rentrer de l’argent, sans aucune réelle analyse urbanistique à long terme.

o   C’est le cas pour la vente en 2014 d’un immeuble rue Gambetta et d’un local rue de Miramont, mais aussi de la mise en vente de la maison Tourtonde, propriété de 4 000 m2 en plein centre ville où nous avions des projets immobiliers, de l’ancien immeuble de l’Amicale des sapeurs-pompiers seul sans savoir ce que vous allez faire de l’ancienne caserne mitoyenne, et d’autres terrains dont nous parlerons en fin de conseil. 

L’urbanisme demande une vision à long terme et réfléchie. L’achat et la vente d’immeuble ou de terrains ne peuvent se faire au grès des besoins d’argent, surtout lorsque cet argent est dépensé pour des projets inutiles comme le double sens de l’avenue Foch.

  

impasse d'iéna.jpgCession d’un bien impasse d’Iéna :

Il s’agit d’une parcelle que la commune avait préempté en 2009 dans le but de réaliser une voie de liaison entre l’impasse d’Iéna et la rue Edouard Vaillant.

impasse d'iéna -parcelle.jpgEn effet, la sortie de l’impasse d’Iéna est très dangereuse car elle se situe en sortie du giratoire de la Vitarelle vers la rue Gambetta. Cette nouvelle voie aurait été utile pour les riverains et pour les personnes qui stationnent sur les places de parking de l’impasse d’Iéna pour se rendre aux commerces proches. La sortie rue Edouard Vaillant est beaucoup plus sécurisée. Les travaux pouvaient se réaliser plus tard, lors d’une éclaircie budgétaire.

Nous avons voté contre cette cession.

 

la montagne.jpgCession d’une parcelle rue de la Montagne  :

Il s’agit là d’une parcelle de 377 m2 rue de la Montagne, au dessus d’un petit parking aménagé récemment par la commune.

Bien que petite, il y a sur cette parcelle la possibilité de construire une petite maison de ville dans cette rue proche du centre-ville.

Le PLU a noté l’intérêt de ce quartier pour l’habitat.

N’ayant pas la garantie qu’une construction sera érigée sur cette parcelle, nous avons voté contre cette cession.

16/02/2015

Un site internet et une page Facebook pour suivre la campagne électorale

départementales 2015,lot et dourdouÇa y est, le site internet pour la campagne électorale est mis en ligne avec déjà quelques notes : http://cabrol-calmettes.blogspirit.com

 

La page Facebook a été ouverte aujourd'hui : https://www.facebook.com/cabrolcalmettes?ref=aymt_homepag...

12/02/2015

Les sénateurs veulent encore des pesticides

ruches-ladecouverte-280411.jpgLe 4 février dernier, les sénateurs étaient invités, sur proposition du sénateur écologiste Joël Labbé, a délibérer sur une “ résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l'environnement et de la santé et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes “. Autrement dit à interdire les principaux produits tueurs des abeilles, qui ont aussi des conséquences néfastes sur la santé humaine.

Et bien que croyez vous qu’on fait nos sénateurs ? Ils ont voté majoritairement contre !

Exactement : 247 ont voté contre, et seulement 64 ont voté pour.

On a voté pour l’interdiction de ce pesticide dans les groupes écologistes et communiste républicain et citoyen. Dans le groupe socialiste et apparentés, 108 sénateurs sur 111 présents ont voté contre, les trois autres s’abstenant. Il faut dire que le ministre socialiste de l’agriculture lui même avait donné des consignes pour voter contre.

La FNSEA peut être contente, tout comme l’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) qui comprend entre autre Monsanto, Bayer, Du Pont, Syngenta…, qui ont tout fait pour que cette proposition capote.

 

Mais qu’ont fait nos deux vaillants sénateurs aveyronnais ?

Jean-Claude Luche n’a pas pris part au vote. Peut-être était-il en campagne électorale pour les élections départementales en Aveyron. A force de cumuler les mandats et les fonctions, difficile d’être présent et actif partout. Compte-tenu de son soutien actif à la poursuite de la pollution aux nitrates en Aveyron et de son indéfectible appui à la FDSEA de l’Aveyron, on peut penser sans se tromper qu’il aurait voté contre.

Quant à Alain Marc, notre deuxième sénateur, grand fanatique de la FNSEA et des camions, il a bien sûr voté contre.

Grâce à lui, les abeilles continueront à disparaître en Aveyron, et avec la disparition des abeilles, c’est aussi un peu de notre vie qui est en danger.

Photo : jlc     

08/02/2015

Le carnaval de Decazeville disparaît sans prévenir !

carnaval2011.jpgTout le monde attendait avec impatience le carnaval de Decazeville programmé le 7 février. Cela fait des années que cette manifestation gagne en ampleur et en notoriété. On y vient des communes voisines, même du Cantal et du Lot. Tout cela grâce au service culturel de la ville qui a su trouver les recettes de ce succès. Mais aussi, il faut bien le dire, grâce aux précédentes municipalités qui ont toujours défendu cette manifestation populaire et joyeuse où toutes les générations étaient dans la rue et jouaient le jeu.

carnaval2012-1.jpgMais voilà, la nouvelle municipalité a décidé au dernier moment qu’il n’aurait pas lieu cette année et programmé à la place, mais bien plus tard en avril, une animation fournie clé en main par une société privée, la “ Fiesta des Pitchouns “. Sans préjuger de la qualité de cette animation, c’est un changement à 180 ° de la politique d’animation de la ville. D’une animation locale, réalisée par des acteurs locaux, avec la participation de la population locale, on passe à une manifestation où on invite les enfants à consommer de l’animation et des jeux. Ne nous y trompons pas, c’est bien sûr aussi une vision politique différente.

Plusieurs questions se posent. Si la politique de la nouvelle municipalité consiste à donner à des entreprises privées les animations de notre ville, on peut se demander jusqu’à quelle limite. Va-t-on donner la programmation culturelle de notre ville confiée jusqu’à maintenant à A Ciel Ouvert avec l’aide du service culturel à Aubrun Organisation ou une autre société spécialisée. Va-t-on laisser la fête de la Musique et le marché de Noël à des sponsors privés ? Que va alors devenir notre service culturel et d’animation ?

La régie technique de la salle Yves Roques, la seule salle bien équipée pour accueillir des spectacles complexes sur le Bassin, qui était réalisée jusqu’à mars dernier par la commune, est maintenant passée au privé.

carnaval2014.jpgSi on peut comprendre le souhait de réaliser des économies dans les dépenses de fonctionnement, ce n’est pas en désorganisant un service qui a fait jusqu’à maintenant toutes ses preuves. D’autant plus que je ne suis pas sûr que l’on fasse réellement des économies en confiant ces animations à des sociétés privées et encore moins que l’on gagne en qualité.

La disparition du carnaval à Decazeville est un mauvais signe pour l’avenir de l’animation de notre ville, mais aussi pour sa notoriété et même son économie. J’espère vivement que cette disparition n’est que provisoire et que l’an prochain, le carnaval reviendra animer le début d’année de notre ville.

 Photos : Le carnaval de Decazeville les années précédentes - jlc - Licence Creative Commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

04/02/2015

Rue Cayrade : et si la plaisanterie avait assez duré ?

rue cayrade haut.jpgJe ne répondrai bien sûr pas au sondage de la majorité municipale sur la rue Cayrade pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que les questions sont fortement orientées.

Quelles que soient les réponses que l’on peut donner, elles ne serviront à nos actuels élus qu’à justifier leur vision de l’urbanisme, de la mobilité et des aménagements urbains dignes des années Pompidou (“Il faut adapter la ville à l’automobile“). C'est malheureusement une vision qu'ont eu aussi certaines nouvelles municipalités de droite depuis avril dernier. Ne voir l’aménagement de la  rue Cayrade et d'autres rues du centre-ville que sous l’angle de la circulation des voitures et de leur stationnement est donc d’un autre âge. 

Partir du postulat que la population a vieillie pour justifier une rue dédiée uniquement à la voiture est d’abord assez méprisant pour les retraités dont je fais maintenant parti. Les retraités sont au contraire ceux qui marchent beaucoup, qui prennent les transports collectifs et certains même, malgré le manque flagrant d’aménagements cyclables à Decazeville, n’hésitent pas non plus à enfourcher leur vélo.

Les retraités auraient préféré que les élus actuels n’aient pas augmenté  les tarifs du TUB par exemple.

Partir également du postulat que plus il y a des places de stationnement, plus les commerces travaillent est aussi dépassé. Les rues les plus commerçantes sont celles où il y a le moins de voitures, y compris dans les petites villes. Il suffit simplement de maintenir des places gratuites de stationnement proches des rues commerçantes. Et c’est le cas à Decazeville. Et bien sûr de faire aussi respecter la zone bleue en centre ville.

Quand aux espaces de convivialité au milieu d’un couloir à voitures roulantes ou à l’arrêt, je doute de leur attrait.

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Rue Cayrade - On dirait une expo de voitures.jpgVoilà maintenant quelques mois que la nouvelle municipalité a fait part de son plan de circulation et que le haut de la rue Cayrade est en sens unique. On peut donc en tirer un premier bilan.

Il semble que les effets sur le commerce soient pour le moins négatifs.

Et c’est compréhensible. L’obligation des véhicules venant d’Aubin ou de Firmi de passer par la place Decazes, l’avenue du 10 août et l’avenue Foch pour remonter la rue Cayrade est bien sûr un repoussoir pour des personnes souhaitant accéder à un commerce du haut de la rue Cayrade.

Si vous rajoutez à cela le stationnement en épi, beaucoup de personnes ont maintenant renoncé à venir dans le centre de Decazeville.

Le stationnement en épi fait l’unanimité contre lui. Outre le côté inesthétique type “ salon de l’automobile “ de la disposition des véhicules, c’est la difficulté pour se garer qui domine. Les bouchons sont fréquents. Ce qui n’avantage pas le TUB qui est maintenant obligé de prendre la partie basse de la rue Cayrade car l’avenue Cabrol est aussi en sens unique.

Concernant la vitesse des véhicules, on ne sait plus où on en est. La rue Gambetta est limitée à 30 km/h, le bas rénové de la rue Cayrade est limité à 20 km/h, mais qu’en est-il après ? Doit-on toujours rouler à 20, 30 ou à 50 km/h ? On ne sait pas. Dans le doute, puisqu’il n’y a pas de panneau de fin de zone 20 km/h, on doit rouler à 20 km/h dans tout Decazeville.

Quant à la zone bleue et les points de livraison, c’est encore une fois une plaisanterie, puisque personne ne les respecte car il n’y a pas beaucoup de contrôles. Très peu de véhicules arborent d’ailleurs le disque de stationnement. Le problème de la rotation du stationnement reste donc entier et les voitures “ tampon “ ont repris leurs habitudes. Il faut aussi signaler la difficulté qu’ont les policiers municipaux et les ASVP pour vérifier les disques bleus des véhicules garés en épi rue Cayrade. Ils sont obligés d’aller sur l’avant des véhicules, côté circulation, avec les dangers que cela représente.

 

La circulation à sens unique dans l’avenue Cabrol fait aussi débat. Elle a pour effet direct d’augmenter la circulation dans le tronçon rénové de la rue Cayrade sans pour autant semble-t-il apporter une clientèle supplémentaire aux commerçants. Bien au contraire.

Ce tronçon de la rue Cayrade dont la vitesse est limitée à 20 km/h gagnerait à être transformé en “zone de rencontre“, c’est à dire en un espace où la circulation automobile est toujours maintenue à 20 km/h maxi, mais où les usagers vulnérables, piétons et cyclistes, sont prioritaires. Le double sens de l’avenue Cabrol devrait alors être rétabli pour proposer aux véhicules de transit qui le souhaitent d’éviter ce tronçon de la rue Cayrade dédié plutôt aux piétons. Cela éviterait aussi au TUB de s’engager rue Cayrade où il rencontre des difficultés pour circuler, ce qui diminue sa vitesse commerciale et occasionne des retards.

 

Enfin je voudrais rappeler ici le grand oublié du plan de circulation de la nouvelle municipalité : le vélo. Alors que la communauté de commune aide bon an mal an à l’achat de 7 à 8 vélos à assistance électrique par an, ce qui par extrapolation (les VAE représente 1,5 % des ventes de vélos en France) signifierait qu’au moins 400 vélos ordinaires sont achetés annuellement sur le Bassin qui se rajouteraient au parc déjà important de vélos, rien n’est fait pour leur utilisation. Pire, tout est fait pour décourager les déplacements à vélo ! Aucun arceau à vélo pour leur stationnement par exemple. Comment comprendre qu’un cycliste arrivant d’Aubin ou de Fontvergnes et désirant se rendre rue Cayrade aille faire le tour par la place Decazes, la place Cabrol pour remonter ensuite la rue Cayrade ? Il est évident que, si cette rue doit rester en sens unique, un double sens cyclable doit être installé dans toute la rue Cayrade jusqu’à la place Wilson après la suppression du stationnement en épi.

Les aménagements cyclables doivent aussi se multiplier dans notre ville selon les préconisations du schéma des modes doux que la commune a acté.

 

Quand à la vitesse des véhicules, là aussi le Plan Global de Déplacement du Bassin donnait une réponse logique. Il faut mettre tout le centre ville en zone 30 km/h et mettre le tronçon rénové de la rue Cayrade en zone de rencontre à 20 km/h. Cela sera plus clair et évitera la multiplication de panneaux. La généralisation des double-sens cyclable dans les zone 20km/h et 30 km/h doit également s’appliquer.

 

Je terminerai en redisant mon inquiétude concernant les projets onéreux de mise en double sens de l’avenue Foch et de la dangereuse modification de la circulation autour de l’ilot Jarlan. Si on doit modifier la circulation au milieu du parking Jarlan, faire circuler les voitures dans le couloir à bus scolaires est très dangereux. Là aussi, l’urgence est d’attendre et de réfléchir. L'ilot Jarlan rempli très bien son rôle de giratoire et la circulation y est fluide notamment aux heures de pointe. Pourquoi vouloir changer ? Reste la circulation dans le parking qu'il faut aménager en supprimant par exemple un côté de stationnement dans ce parking.

 

Voilà à mon avis les points à revoir dans ce plan de circulation largement contesté de la nouvelle municipalité, plan qui nous fait malheureusement revenir 45 ans en arrière, au “ tout pour la bagnole “ de l’époque pompidolienne. L’urgence sociale et environnementale est au contraire de favoriser tous les modes alternatifs à la voiture particulière : modes actifs (marche à pied et vélo) et transports collectifs. C’est d’ailleurs un des objectifs du Plan Global de Déplacements du Bassin que semble ne pas avoir regardé la majorité municipale.

Mais non content de favoriser uniquement la voiture et ne pas s’intéresser au vélo, nos élus pénalisent maintenant les transports collectifs puisqu’ils viennent de voter en cœur pour une forte augmentation des tarifs du TUB à la communauté de communes. Ils ont au moins le mérité d’être logiques à défaut d’être réalistes et efficaces. Mais à trop s’entêter sur des projets d’une autre époque, il sera difficile de faire de notre ville une ville moderne où il fait bon vivre.

01/02/2015

Elections départementales : c’est parti pour la gauche et les écologistes sur le Bassin

Pour une gauche... Lot et Dourdou.jpgNous avons donc annoncé hier matin nos candidatures pour les prochaines élections départementales. Quand je dis « nous », il s’agit du rassemblement d’Europe Écologie – les Verts et du Front de Gauche avec ses composantes locales pour les cantons Lot et Dourdou (Decazeville-Conques) et Enne et Alzou (Aubin-Rignac).

Il y a quelques semaines que nous travaillions à ce rassemblement, car il s’agit bien d’un rassemblement et non d’un ralliement d’une formation à une autre.

Pourquoi cette démarche ?

·      Parce qu’il n’était d’abord pas possible de faire alliance avec le PS :

o Contexte national : lois et mesures gouvernementales qui vont à l’encontre d’une vrai politique de gauche et écologique et qui sont à l’opposé de ce qui avait été annoncé durant la campagne électorale des élections présidentielles par François Hollande

o   Contexte local : pas réellement de différence entre un conseil général de droite ou de gauche. C’est même parfois pire avec un conseil général à majorité socialiste : Sivens dans le Tarn

·      Mode d’élection injuste fait pour satisfaire les tenants du bipartisme (PS et UMP), sans même une dose de proportionnelle comme il était prévu pourtant à un moment.

·      Partir séparés, c’était l’assurance de ne convaincre que nos militants et sympathisants respectifs, et encore…

·      Nous voulons être présent au second tour (12,5 % des inscrits) et pourquoi pas, être élus.

·      Après de nombreuses rencontres, nous avons choisi (PC, Parti de Gauche, EELV et Ensemble) de ne pas éparpiller les votes et d’essayer de construire une dynamique ensemble sur deux cantons touchant le Bassin, Enne et Alzou et Lot et Dourdou 

·      En unissant nos idées et nos forces et surtout en nous ouvrant vers les citoyens, nous espérons convaincre ou au moins intéresser au delà de nos cercles politiques respectifs et combattre ainsi l’abstention.

·      Il ne s’agit bien sûr pas d’effacer nos petites différences mais d’offrir une autre perspective aux électeurs que celle de la droite départementale avec J-C Luche ou du PS local.

·      Nous présenter ainsi unis, c’est aussi lutter contre le FN. On a vu avec les élections grecques que le meilleur rempart à l'extrême droite est la gauche que l’on appelle radicale associée aux écologistes, et non la droite ou le PS qui s’accommodent très bien de la présence de l’extrême droite.

·      C’est une démarche que nous voulons ouverte à toutes les personnes qui ont envie de participer, de simplement nous rencontrer pour évoquer des souhaits, nous aider à enrichir nos propositions pour construire un Aveyron plus solidaire et durable, pour redonner un espoir à toutes celles et ceux qui rêvent d’un autre monde et ne se résignent pas à subir.

·      Nous allons maintenant organiser sur les deux cantons des réunions pour aller à la rencontre des citoyens

 

Ci-dessous, vous pouvez télécharger la présentation des candidats :

 Les candidats titulaires .pdf

Et ci-dessous, vous pouvez télécharger la note de présentation donné à la presse :

 Pour une gauche citoyenne, écologiste et solidaire.pdf

Difficile en quelques lignes de présenter dans la presse les candidatures et les démarches des candidats. Il y a donc quelques petites erreurs dans les articles de la presse quotidienne régionale d’aujourd’hui. C’est le pourquoi de cette note sur mon blog.

 

L’article de La dépêche du Midi : Céline Cabrol et Jean-Louis Calmettes candidats

 

L’article de Centre-Presse ci dessous (cliquez sur l'article pour l'agrandir) :

Départementales - Jean-Louis Calmettes et Céline Cabrol candidats de la gauche radicale.jpg

28/01/2015

Les élus écologistes régionaux seront à Decazeville le 17 février

Affiche Tournée DECAZEVILLE.jpgEn 2010, 15 élus d'Europe Écologie – Les Verts et du Parti Occitan accédaient à l’hémicycle du Conseil régional. Ils ont été rejoints en 2014 par une autre élue.

Lors de la campagne électorale, ils s’étaient engagés à rendre régulièrement compte de leur mandat. Ils l’ont fait une première fois il y a environ deux ans où ils s’étaient arrêtés à Rodez. Ils reviennent en février dans les départements pour faire en quelque sorte le bilan final de leur mandat puisque c’est en décembre prochain ou janvier 2016 que ce conseil va être totalement renouvelé avec comme particularité, le périmètre régional qui va changer puisque Midi-Pyrénées est maintenant associé avec Languedoc Roussillon.

Cette tournée passera cette année par Decazeville le mardi 17 février à 18h30 à la salle n° 6 de la Maison des Sociétés, esplanade Jean-Jaurès.

Venez les rencontrer, échanger avec eux et faire part de vos attentes.

Avant de venir à Decazeville, les élus régionaux s'arrêteront à Rodez pour une conférence de presse et pour soutenir Victor Pollet-Villard qui passera ce jour là en jugement à Rodez pour avoir manifesté lors de la venue de François Hollande lors de l'inauguration du musée Soulages.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

12/01/2015

Fermetures fréquentes des bureaux de La Poste en zones rurales pour mieux les faire disparaitre

laposte-livinhac-fermeture.jpgIl m’arrive parfois d’aller à La Poste de mon village, Livinhac-le-Haut, et cela fait maintenant plusieurs fois que je trouve porte close. Sans aucune explication. Juste un panneau indiquant que le bureau est fermé pour la journée. Panneau qui est d’ailleurs remplacé régulièrement. Il nous est conseillé d’aller au bureau ouvert, qui est celui de Decazeville… à 7 km.

J’imagine aisément le désarroi de certaines personnes arrivant déjà à pied à ce bureau de Poste et trouvant la porte fermée.

Ces faits se répétant régulièrement, les habitants, enfin ceux qui le peuvent, vont maintenant directement à Decazeville. Et on peut les comprendre. Mais ce n’est pas normal. On habitue les clients à déserter le bureau de Livinhac et ainsi à faire décroitre la clientèle et à justifier la fermeture du bureau. Inadmissible.

Que vont devenir ceux qui n’ont aucun moyen de transport, ou qui sont âgés, fatigués… Et bien La Poste a la solution. Elle crée avec les mairies des Agences Postales Communales (APC). La Poste a donc signé avec l’Association Départementale des Maires de l’Aveyron un Protocole territorial relatif à la présence postale dans le département de l’Aveyron. Ce protocole précise d’abord ce qui a conduit à cet accord, l’évaluation de l’activité d’un bureau, et les modalités de la convention. La Poste s’engage à verser une indemnité compensatrice forfaitaire mensuelle allant jusqu’à 962 euros dans les ZRR (Zone de Revitalisation Rurale). La durée est de neuf ans renouvelable la première fois par tacite reconduction. Et après ? Mystère… Une charge de plus transférée aux communes.

Les services financiers de ces APC seront réduits au minimum : retrait et dépôt d’argent pour 350 euros maxi tous les 7 jours.

Il est déjà étonnant que l’ADM12 ait signé ce protocole. Il est vrai que les maires “ apolitiques “ de l’Aveyron sont légion. Mais les “ apolitiques “ sont souvent de droite et cet accord répondait aux souhaits de Nicolas Sarkozy. On comprend mieux pourquoi depuis, Christian Teyssèdre, maire de Rodez, s’est retiré de l’ADM12. Il serait même souhaitable que d’autres maires le suivent.

Ce désengagement de La Poste, service public, en milieu rural est inadmissible.

Le maire de Livinhac avait signalé à plusieurs reprises son courroux contre la fermeture du bureau de La Poste.

J’avais rejoint il y a quelques semaines une manifestation pour protester contre ce problème à Cransac.

Le Front de Gauche et Europe Écologie – Les Verts  du Bassin ont donc transmis ce communiqué à la presse :

 

            Europe Ecologie-les Verts et le Front de Gauche du Bassin communiquent :

 

            Non aux fermetures de bureaux de poste du Bassin, non à leur transformation en Agences Postales Communales (APC). 

            Malgré nos communiqués de presse, malgré un rassemblement de la population devant le bureau de poste de Cransac fin novembre, malgré l'alerte lancée par le maire de Livinhac qui s'insurgeait, lui aussi, des fermetures inopinées et fréquentes du bureau de poste Livinhac et malgré la  déclaration à la presse de la directrice régionale de la communication de la Poste, qui disait en octobre que les bureaux de poste allaient fonctionner normalement, l'année 2015 a débuté avec à nouveau des fermetures de ces bureaux. 

            La direction de La Poste reste sourde à nos protestations et à celle de nos élus.

Elle continue son petit travail de sape de nos bureaux, un jour oui, un jour non ! Déshabituant ainsi la population à utiliser ce service public de proximité et la poussant à aller directement à Aubin ou Decazeville.

            Ainsi, elle aura beau jeu de pouvoir dire : « ces bureaux sont peu fréquentés, nous vous proposons de les remplacer par des APC, si vous refusez nous ne pourrons leur garantir un fonctionnement régulier ». 

            Nous appelons les élus à ne pas céder à ce chantage, les APC ne sont pas des bureaux de poste de plein exercice. Elles ne rempliront pas leurs fonctions bancaires et une grande partie de la population du Bassin a besoin de cette fonction pour leur proximité, n'oublions pas que les banques du Bassin ont fermé la plupart de leurs agences à l'exception de celles de Decazeville. La Poste est la banque des foyers aux revenus les plus modestes et les moins mobiles, son implantation dans toutes les localités du Bassin est indispensable.

            Le « Tous Ensemble » se réunira le 15 janvier et cette question sera abordée au cours de son assemblée. Nous soutiendrons les initiatives qu'il décidera de mettre en place pour la défense de ce service public pour le développement du Bassin et la satisfaction des besoins de sa population.

Photo : jlc creative commons -88x31.png

19/12/2014

Tarifs du TUB – Vrai ou faux ?

Beaucoup de bêtises ont été dites mercredi soir en conseil communautaire par les élus chargés de proposer les nouveaux tarifs du TUB.

Sur le principe de Désintox de Libération, je vais revenir sur leurs affirmations que j’ai pu lire dans la presse ce matin (voir articles de presse en fin de note)

 

“ Il s’agit d’éviter au maximum la manipulation toujours délicate d’argent le bus “ “ Nous éviterons les pertes de temps de ces manipulations “:

-       FAUX !

-       En quoi passer le prix du ticket de 0,30 à 0,50 ou le carnet de 2 € à 2,50 € va éviter la manipulation d’argent dans le bus. Il faudra toujours rendre la monnaie si l’usager n’a pas l’appoint et cela prendra autant de temps.

-       Le seul moyen d’éviter la manipulation de monnaie et la perte de temps est la gratuité.

 

“ La fréquentation du bus ne baisse pas “ :

-       FAUX !

-       Nous n’avons d’abord jamais dit que la fréquentation du TUB baissait. Nous avons parlé d’une stagnation.

frequentation tub.jpg

Le graphique ci-dessus montre bien cette stagnation, si ce n’est la fréquentation des mois de septembre et octobre 2014 supérieure à 2013. Cette hausse est vraisemblablement due aux scolaires qui voyagent avec des coupons mensuels ou des billets au lieu de cartes scolaires.

De plus, la fréquentation des transports publics en France a augmenté de 3,7 % sur les huit premiers mois de 2014. Cette augmentation n'est pas apparente concernant le TUB.

 

“ La dernière enquête de satisfaction a montré que 94 % des usagers étaient satisfaits du service “ :

-       FAUX !

-       Contrairement aux précédentes enquêtes, 78 % des usagers sont très satisfaits (89 % en 2012) ; 20 % sont moyennement satisfaits et 2 % pas du tout

-       Ces chiffres sont certes encore bons, mais ils sont en forte baisse, d’où la nécessité d’apporter rapidement des améliorations comme d’ailleurs les usagers en proposent dans cette enquête.

 

“ La mise en place du transport à la demande, qui répondra là aussi à un véritable besoin d’une population souvent défavorisée “ :

-       FAUX !

-       La demande pour le transport à la demande est quasi nulle et ce, depuis des années.

 

“ Les CCAS ont, ne l’oublions pas, la possibilité d’aider les personnes les plus défavorisées en proposant les tickets du TUB “ :

-       Les personnes les plus défavorisées se déplacent rarement au CCAS pour mendier des tickets de bus ou autre chose d’ailleurs.

-       Par contre, l’augmentation des tarifs va très fortement les pénaliser. 30 % des foyers du Bassin n’ont aucun moyen de déplacement et les revenus sont chez nous beaucoup plus faibles qu’ailleurs.

 

On a bien compris que toutes ces fausses affirmations n’avaient de but que de convaincre les élus de la justesse de cette augmentation.

Visiblement, ça a marché.

Il est bien triste de voir des élus, dont certains se disent encore de « gauche », avec si peu de sens critique, votant les yeux fermés une forte hausse des tarifs des transports collectifs.

Il est vrai que dans ces élus, peu circulent en TUB.

Lorsque l’on avait augmenté les tarifs en 2012, devant ma forte réticence, on m’avait promis qu’il n’y aurait pas d’autres augmentations d’un moment.

Les temps ont changé. Il est vrai que dans les élus décideurs de maintenant, certains ne cachent pas leur soutien à la demande pressante des industriels locaux d’augmenter les tarifs du TUB et il y en a même qui ont voté contre le Versement Transport, taxe destinée à financer les transports collectifs dans toutes les collectivités qui ont mis en place ce service.

 

L’article de La Dépêche du Midi : Transports en commun : la hausse des tarifs validée

 

Ci-dessous, l’article de Centre-Presse (Cliquez dessus pour agrandir l'image)

Les tarifs du TUB font débat au sein du conseil communautaire.jpg

11/12/2014

Non à l’augmentation injuste des tarifs du TUB

decazeville-aubin,tub,transports collectifs,pgdLes commissions “Transport et Mobilité“ et “Finance“ de la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin ont décidé à la majorité d’augmenter fortement les tarifs du TUB dès le 1er janvier 2015. 

Pour nous, cette augmentation est injuste. 

Il y a sur notre territoire plus de 30 % des foyers qui n’ont aucun moyen personnel pour se déplacer, 36 % de la population a plus de 60 ans et le revenu par foyer est chez nous plus faible qu’ailleurs.

De plus, les recettes de la billetterie et des cartes scolaires ne représentent que 5 à 6 % du budget total du TUB et même avec l’augmentation envisagée, cette part restera de toute façon la même.

Un autre constat est plus alarmant : la fréquentation du TUB connaît une stagnation depuis quelques mois et l’augmentation des tarifs risque encore d’aggraver ce fait. 

L’augmentation des tarifs du TUB pourrait éventuellement se justifier s’il y avait en même temps une réelle amélioration du service qui permettrait également d’augmenter la fréquentation. Les usagers émettent des propositions dans ce sens lors des enquêtes réalisées par la Communauté de Communes :

- augmentation des fréquences

- quelques services le dimanche

- plus de trajets entre Viviez – Decazeville – Firmi

- diminuer le temps de trajet

Ces améliorations permettraient également d’attirer une autre clientèle qui ne prend pas le TUB à cause des horaires qui ne correspondent pas à leurs besoins, notamment pour les trajets domicile-travail.

Elles satisferaient donc les employés des entreprises privés et les agents des administrations publiques qui, à travers le Versement Transport, participent au financement du service.

Nous demandons donc aux élus de la Communauté de Communes qui vont décider des tarifs dans les prochains jours :

- de surseoir à l’augmentation injuste des tarifs du TUB

- d’engager une étude pour l’amélioration de ce service, notamment par la création du cadencement sur l’axe Viviez – Decazeville – Firmi (un bus toutes les 15 minutes environ),

- de réactualiser le Plan Global de Déplacements du Bassin au regard de l’évolution démographique et sociale de notre territoire et des lois récentes en matière de consommations d’énergies, de transition écologique et de mobilité.

 

Communiqué des sections locales d'Europe Écologie - Les Verts, du Parti Communiste et du Parti Socialiste

Photo : jlc (cliquez dessus pour agrandir la photo) creative commons -88x31.png

  

L'article de La Dépêche du Midi du 12 décembre 2014 :

"Non à l'augmentation injuste des tarifs du TUB"

 

On ne peut qu'être surpris par l'argumentation du président de la Communauté de Communes pour défendre cette augmentation.

Certes d’autres villes ont un coût de billet à un euro, mais d’autres collectivités on mis en place la gratuité.

Quelques chiffres sur le service transport de la Communauté de Communes :

 

Budget Transport 2014 :

Fonctionnement : 815 449,51 €

Investissement : 151 226,99 €

Total : 966 676,74 €

 

Recette billetterie :

Cartes scolaires (2014) : 21 557,27 € HT

TUB (2013) : 24 069,63 € HT

TUB (Prévision 2015, avec augmentation des tarifs) : 29 475, 45 € HT 

La recette de la billetterie et des cartes scolaires représente un peu plus de 50 000 € sur un budget total de 966 680 €, soit entre 5 et 6 %.

Je ne suis pas un fanatique de la gratuité, car on le voit bien, les transports collectifs ont un coût. Mais le pragmatisme voudrait que l’on analyse réellement cette possibilité car les coûts occasionnés par la billetterie équivalent à peu de choses près la recette. En effet : 

-       la gestion de cette recette représente une énorme charge de travail pour la chargée de mission Transport et Mobilité qui se fait au détriment des autres volets du PGD, mais aussi pour la responsable du service et pour le personnel d’accueil de la communauté de communes.

--       les services d’accueil des mairies, notamment celui de Decazeville, passent beaucoup de temps pour la délivrance des billets, coupons et cartes d’abonnement.

-       l’édition des billets et des cartes a aussi un coût.

-       Le contrôle des billets et des cartes demande du temps et beaucoup d’attention aux conducteurs des bus et est parfois sujet à conflits.

-       la vente de billets dans les bus occasionne parfois des retards des bus.

-       L’exploitant du réseau passe aussi du temps à la gestion de cette recette ainsi que les chauffeurs en fin de service.

-       l’installation dans un avenir plus ou moins proche d’un système de billettique dans les bus sera extrêmement couteuse. Avec un service payant, nous serons obligés d’y venir car la Région réfléchit à la mise en place du titre de transport unique en Midi-Pyrénées.

-       comme nous l’avons constaté, le paiement d’un ticket n’empêche malheureusement pas les actes d’incivilité dans le bus ou aux arrêts.

 

Tout cela représente un coût important qui est sûrement supérieur à la recette de la billetterie et des cartes scolaires.

De nombreuses villes, notamment des petites villes ou des villes moyennes en Midi-Pyrénées et en France, avec des recettes de billetterie représentant comme chez nous une part minime dans le budget des transports, ont optées pour la gratuité : Figeac (270 000 montées alors que nous sommes péniblement à 110 000), Gaillac en Midi-Pyrénées, mais aussi Aubagne, Chateauroux… 

L’abonnement au réseau de lecture publique du Bassin (médiathèques) est gratuit. Tout le monde trouve cela normal.

Je le répète, je ne souhaite pas la gratuité, mais la forte augmentation des tarifs du TUB me semble incompréhensible et injuste.

Quand au tarif du coupon annuel qui ne bouge pas selon M Martinez, c’est à relativiser. Une hausse de 10% en 2015 me semble très importante. Alors certes en valeur, cela ne représente que 5 euros, mais pour certains, ajoutée à d’autres augmentations, c’est beaucoup. Ils sont malheureusement de plus en plus nombreux à ne pas avoir pas les moyens de sortir 50 euros d’un coup pour prendre le coupon annuel.

25/11/2014

Créneau de dépassement de la Côte d’Hymes : un petit projet inutile imposé de plus

 

rd 840,decazeville,firmi,routes,camionsIl y a les grands projets inutiles imposés (GPII) qui se bâtissent à la grenade comme à Sivens, et puis il y a tous ces petits projets inutiles imposés portés notamment par les Départements et/ou les Régions. Ils servent en général la même logique et le même dogme que leurs grands frères, celui du libéralisme. Comme pour leurs grands frères, ils impactent fortement l’environnement, l’argent public coule à flots et droite et gauche socialo-radicale sont main dans la main pour les porter et pour couper les rubans d’inauguration.

Le créneau de dépassement de la Côte d’Hymes est un de ceux là.

Pour nos chers élus, la création de ce créneau de dépassement va améliorer la liaison entre l’A20 et l’A75 et désenclaver l’Aveyron. Mais qui a réellement besoin de cette liaison : les Aveyronnais ? Les habitants du Bassin ? Non, vous n ‘y êtes pas. Ceux qui ont surtout besoin de cette liaison, ce sont les entreprises européennes qui veulent faire voyager leurs produits à travers la France et l’Europe sans payer le moindre péage. On l’a vu avec l’écotaxe où Ségolène Royal a malheureusement cédé sous la pression des lobbies ultralibéraux de toute sorte : transporteurs routiers, entreprises, agrobusiness... 

Ce que vont gagner les habitants du Bassin dans ces travaux, c’est seulement l’assurance que de plus en plus de camions en transit vont traverser leur territoire avec les risques d’accidents supplémentaires, de pollutions, de bruit et d’encombrements, sans en tirer le moindre avantage. Les quelques dizaines de secondes gagnées par ce créneau de dépassement seront rapidement anéanties par le passage sur cet axe de camions qui seront de plus en plus nombreux et de plus en plus gros.

Et même si on allait plus vite entre Rodez et le Bassin, à qui profiterait ce pseudo avantage ? Au Bassin ou à Rodez ? J’ai bien peur que Rodez vampirise un peu plus les habitants et les activités du Bassin.

C’est la même problématique pour la RN 88. La baisse du temps de trajet routier de Rodez à Toulouse risque surtout de profiter à la métropole toulousaine.

Pour le géographe Robert Marconis, professeur émérite des universités en géographie, spécialiste des transports en commun et de l’aménagement urbain, « Il n’y a aucun lien de cause à effet entre l’arrivée d’une infrastructure à grande vitesse facilitant les déplacements et le développement économiqueOn espère pouvoir conquérir des marchés extérieurs mais on oublie que le désenclavement fonctionne aussi en sens inverse et bénéficie à des intérêts extérieurs »

En inaugurant ce créneau de dépassement à Hymes, on aura donc une fois de plus servi un des premiers dogmes du libéralisme qui veut que les flux de marchandises et d’argent prévalent sur toute considération sociale, environnementale ou financière.

Et c’est bien de cela que se félicitait la belle brochette d’élus de droite et de “ gauche “ présente pour l’inauguration.

Tant pis pour le dépassement de budget de 2 millions d’euros (+ 33%). De 6 millions au départ, on est à 8 millions à l’arrivée, soit à peu de chose près le coût du barrage de Sivens. Mais ce n’est pas grave, c’est de l’argent des contribuables. Et ce n’est bien sûr jamais de leur faute ; si il y a un surcoût c’est toujours la faute aux autres.

Tant pis pour l’artificialisation de bonnes terres agricoles sans que la FDSEA et les JA ne trouvent d’ailleurs rien à redire.

Tant pis pour les dommages environnementaux causés par ces travaux et ses conséquences pour l’avenir, car cette zone faisait fonction d’éponge (P 72 du rapport Opéra) pour éviter les forts écoulements d’eau sur la plaine firminoise.

Tant pis pour les deux agriculteurs spoliés et méprisés par les élus porteurs de ce projet.

rd840-hymes-camions-arrière3.jpgJe l’ai dit et je le redit : ce créneau de dépassement, si tant est qu’il en fallait un, était possible sur l’ancienne route à moindre frais. Trois ou quatre fois moins cher. Mais la folie des grandeurs du conseil général, associé à un projet destructeur d’aménagement d’une zone d’activité sur ce secteur (et p 72 du rapport Opéra) a conduit à un gaspillage d’argent public et à un massacre environnemental.

Avec ces 8 millions d’euros investis autrement dans notre département, combien d’associations, combien de petites entreprises méritantes notamment du secteur de l’économie sociale et solidaire aurions-nous pu aider ? Combien de petits projets utiles portés par les communes, de projets pour la protection de la biodiversité ou de l’eau, de projets pour l’installation de jeunes voulant développer une agriculture paysanne et respectueuse de l’environnement aurions-nous pu soutenir ? Combien de petits spectacles aurions-nous pu aider à la création ? Combien de ligne de bus aurions-nous pu créer ou soutenir ?

Voilà un bon sujet à porter lors des débats pour les prochaines élections départementales et régionales : en cette période de chômage, de restrictions budgétaires et de forts risques environnementaux, faut-il poursuivre la politique des projets inutiles et ruineux imposés par des lobbies comme ceux de Sivens ou du créneau de dépassement de la Côte d’Hymes ou bien conduire une politique qui profite avant tout aux habitants, à l’environnement et à l’activité économique locale ?

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