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25/07/2016

De la BD à Martel (46)

HERMAN - 1984-2016.jpg

32 ans séparent ces deux photos du dessinateur belge Herman, Grand Prix de la ville d’Angoulême au Festival International de la Bande dessinée (FIBD) d’Angoulême en 2016.

HERMAN - SANS PARDON - MARTEL - DÉDICACE - 240716.jpegLa première photo date de janvier 1984. Elle a été prise à ce même Festival d’Angoulême. La seconde a été prise hier, au Festival de la BD de Martel dans le Lot auquel je me suis rendu à l’invitation de Charles Soubeyran, auteur de l’ouvrage sur Guy Brunet et une des chevilles ouvrières de ce festival de Martel au sein de l’association les Fêlés de la BD.

herman - sans pardon.jpgSur la première photo de 1984, Herman me dédicaçait un ouvrage de la collection « Jérémiah » : Les eaux de colère. C’était déjà en 1984 un dessinateur renommé qui avait débuté avec d’autres séries, notamment Bernard Prince et Comanche avec Greg. Cette année, c’est son ouvrage « Sans pardon », prix de la ville d’Angoulême qu’il a produit avec la complicité de son fils, Yves H., qu’il m’a donc dédicacé. 

Martel - 24ème Festival BD -240716.jpgIl était hier à Martel avec d’autres dessinateurs, dont Fawzi qui a réalisé l’affiche de cette édition 2016 et l’aveyronnais Pascal Croci.

A noter également la présence à Martel de Françis Groux, fondateur du Festival d’Angoulême et auteur d’une très belle et très complète exposition sur « Les gens du voyage dans la BD » qui était présentée dans la salle de la Raymondie, autour de la halle où tous les auteurs invités étaient présents. Deux autres expositions étaient également à voir, une sur l’œuvre d’Herman et un hommage à Siné qui vient de nous quitter.

J’ai profité de cette visite à Martel pour faire un petit tour dans le magnifique centre ancien et je me suis ensuite rendu à Cajarc pour profiter du dernier jour du festival Africajarc.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

- Photos 1 - Herman : les deux photos (1984 et 2016) : jlc – Licence créative Commons

- Photo 2 : Dédicace d'Herman

- Photo 3 - Couverture de Sans Pardon d'Herman et Yves H. - Editions du Lombart - 2016

- Photo 4 - Affiche du festival de Fawzi

15:38 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer |

18/07/2016

La Découverte : et si nous nous inspirions de nos voisins du Cantal ?

Piscine flottante - Plage de Ouilhes3.jpg

Personne n’a la science infuse. Les élus pas plus que les autres. Aller voir ce qui se fait ailleurs donne parfois des bonnes idées pour peu que ce soit adaptable localement. Et il ne faut parfois pas aller bien loin.

J’étais dimanche dans le Cantal voisin, autour du lac de Saint-Etienne-Cantalès, situé à une quinzaine de kilomètres d’Aurillac et à une heure environ de Decazeville. Le lac de Saint-Etienne-Cantalès est un lac de barrage (du même nom) de 562 hectares sur la Vallée de la Cère avec un rivage assez découpé.

En bordure de ce lac, se trouvent de nombreux aménagements touristiques pour pratiquer des activités nautiques ou simplement se baigner, se bronzer, pêcher, se restaurer…

Certains de ces aménagements datent d’un moment. Je pense notamment à la plage du Ribeyrès que je fréquentais un peu dans ma jeunesse.

Puech des Ouillhes - chemin piétonnier.jpg

Mais d’autres sont plus récents. Ils ont pu être réalisé grâce à l’appel à projets nationaux des Pôles d’Excellence Rurale. Celui-ci a été mené à bien par la CABA (Communauté d’Agglomération du Bassin Aurillac), la communauté de Communes Entre 2 lacs et la commune de Lacapelle-Viescamp avec les soutiens de l’État, de l’Europe, de la Région Auvergne, du Département du Cantal, d’EDF et des acteurs privés et associatifs. La convention a été signé en janvier 2012 et les projets lancés immédiatement.

La communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin avait elle aussi bénéficié en 2012 de moyens financiers dans le cadre des Pôles d’Excellence Rurale pour la mise en place des Maisons de Santé et l’accessibilité aux transports (création de la deuxième ligne du TUB).

Piscine flottante - Plage de ouilhes4.jpg

Je suis donc allé voir quelques uns de ces aménagements.

Tout d’abord à la plage du Puech des Ouilhes sur la commune de Lacapelle-Viescamp.

Là, se trouve une magnifique plage de sable avec à l’arrière des points ombragés sur l’herbe. Egalement à l’arrière de la plage, se trouve un bar-restaurant-glacier, un poste de secours, des toilettes et des douches et des jeux d’enfant.

Particularité de ce lieu de baignade, une piscine flottante du meilleur goût constituée de modules hexagonaux comprenant deux bassins et un solarium.

Des quais situés de chaque côté du bras de la presqu’île permettent d’amarrer des bateaux.

Puech des Ouilhes - passerelle et mobilier bois.jpg

Un chemin piétonnier ombragé fait tout le tour de la presqu’île et une passerelle bois permet de rejoindre une petite île. Quelques transats en bois confortables complètent ce décor.

barrage.jpg

Après une visite au belvédère et un passage sur le barrage de Saint-Etienne-Cantalès d’où j’ai pu apercevoir des chalets flottants, je me suis rendu sur la plage de Renac sur la commune de Saint-Gerons.

chalets flottants.jpg

La plage de Renac, c’est en fait trois belles plages et de nombreux autres points de baignage. Pour compléter ces lieux de baignade, de nombreux chemins de promenade, un parc accrobranche et une passerelle himalayenne (qui m'a fait me souvenir du pont de Livinhac) pour rejoindre la plage d’Espinet. Je me suis bien sûr baigné à Renac dans une eau presque claire mais un peu fraîche tout de même.

Plage de Renac.jpg

passerelle3.jpg

Plage de Renac - Iceberg et autres jeux gonflables.jpg

Dimanche, le monde était au rendez-vous tout autour du lac. Le beau temps et le début des vraies vacances y sont certes pour beaucoup. Mais les équipements aussi. Il n’y a pas de secret. Lorsque le lieu est bien aménagé en plage de baignade et qu’il comporte quelques activités annexes, il y a du monde. Le lac de Saint-Etienne-Cantalès connaît un regain d’activité depuis que ces aménagements ont été créés.

 

Quelques petites critiques ou conseils tout de même :

  • Vraiment trop de bateaux à moteurs, de jet skis et autres engins motorisés.
  • Trop de chiens non tenus en laisse sur la plage et dans l’eau qui n’encouragent pas certains à se baigner.
  • Beaucoup de voitures sur ces petites routes agréables du tour du lac qu’il ne faut surtout pas agrandir. Penser plutôt à modérer la vitesse de votre véhicule… ou bien à circuler à vélo.

 

De voir ces magnifiques réalisations dont certaines ne doivent pas coûter plus cher que l’aménagement d’une toute petite zone d’activité économique, j’ai bien sûr pensé à notre lac de la Découverte.

Nous avons bien sûr eu raison de faire réaliser en 2013 une étude sur son aménagement en zone de baignade et de loisirs. Mais voilà, depuis 2014, ce projet est au point mort. Alors on va me dire que les obligations budgétaires ont eu raison de ce projet. Certes, je veux bien comprendre qu’il y ait des retards à cause justement de problèmes financiers. Mais malheureusement, ce projet ne figure sur aucune projection programmatique pour le futur. Et c’est regrettable pour notre territoire, pour le tourisme mais aussi pour les habitants du Bassin et de la ville de Decazeville. Beaucoup de personnes, notamment les jeunes préfèrent les baignades en rivière ou en lac aux piscines.

lac de la découverte.jpg

Nous avons à Decazeville un écrin magnifique pour réaliser un lieu convivial destiné à la baignade et à d’autres activités douces de pleine nature. A nous de trouver quelques moyens financiers et inscrivons nous dans un appel à projet qui porte ce genre d’aménagement, comme l’ont fait avec succès les collectivités autour du lac de Saint-Etienne-Cantalès.

Photos : jlc - Licence creative Commons

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Traitement des déchets en Aveyron : circulez, il n’y a rien à voir !

Non aux poubelles de la région - Bord -060716.jpgUn peu d’histoire récente :

Quelle mouche a donc piqué les élus du Conseil Départemental de l’Aveyron et ceux du conseil syndical du Sydom Aveyron ?

Après la commission permanente du Conseil Départemental le 1er février dernier, c’était au tour du comité syndical du Sydom de rejeter fin mars l’offre de Trifyl, homologue du Sydom dans le Tarn et actuel gestionnaire des déchets ultimes aveyronnais, pour le traitement des déchets ménagers après 2020.

Pour justifier ce choix, les élus du conseil départemental ont prétexté de fortes contraintes budgétaires et l’obligation de rester sur le territoire aveyronnais notamment pour respecter les objectifs de la transition énergétique, favoriser la création d’emplois locaux et maîtriser la gouvernance d’une problématique aveyronnaise.

Certes, ces objectifs semblent respectables, mais qu’en est-il exactement ?

Les contraintes budgétaires sont réelles, mais on arrive bien par exemple à trouver des millions pour des projets qui ne sont pas directement de la compétence du conseil départemental comme pour la RN 88 ou d’autres projets.

Quant aux objectifs de la transition énergétique ils doivent être analysés finement pour les deux projets en concurrence.

 

decazeville,viviez,déchets ménagers,sydom,conseil départementalCertes le traitement des déchets ménagers pour Trifyl est situé dans le Tarn.

Mais le regroupement de deux départements peut procurer des avantages importants en matière d’économies d’échelles, que ce soit en termes financiers ou énergétiques, d’autant plus que le projet concurrent ; celui de Séché-Sévigné est lui situé à Viviez, au nord-ouest du département et aux limites de l’Aveyron, du Lot et du Cantal. 

Site de Peyrolières2 -Google Earth.jpgConcernant la santé humaine et la lutte contre l’effet de serre, il faut aussi analyser le mode de traitement de ces déchets. Pour Trifyl, ça passe par un nouveau centre de tri performant qui peut très bien être installé dans l’Aveyron et par une expérience de plus de 18 ans dans la récupération et le traitement des biogaz issus de la décomposition des déchets. Expérience dont nous avons déjà profité. Que savons-nous du projet privé de Séché-Sévigné à Viviez ? Pas grand chose pour le moment. On nous parle de « solutions techniques tournées vers l’avenir et inscrite dans une démarche d’économie circulaire qui permettront de valoriser plus de déchets sous forme de matières et d’énergies… C’est une projet ambitieux pour le territoire, c’est aussi une opportunité de reconversion vers l’économie verte pour les terrains dépollués et pour lesquels il n’y a pas de conflit d’usage avec des activités agricoles ou touristiques… » (La Dépêche du Midi du 26 novembre 2015). Ça sent bon la langue de bois.

Site de Peyrolières - Travaux -180813.jpgCe que l’on sait, c’est que ce projet a été refusé sur le Lévezou et que l’on aurait une peu tendance à prendre les habitants du Bassin pour des ploucs prêts à accepter le moindre projet pour quelques emplois. Il y a déjà sur Viviez un incinérateur installé récemment (appelé pompeusement oxydateur thermique) et une usine classée Sévéso seuil bas. Le fonctionnement de cette nouvelle unité de traitement de déchets et le passage de nombreux camions portant ces déchets aggraverait encore plus l’environnement et la santé des habitants de ce secteur qui ont déjà beaucoup donné.

 

Le mode de gestion :

Trifyl propose une gestion commune avec le Sydom en créant une SEM (Société d’Economie Mixte). C’est donc la poursuite d’un service public qui a fait ses preuves entre Aveyron et Tarn et dont les bénéfices serviront directement à baisser la facture des contribuables aveyronnais, pas à rémunérer des actionnaires comme pour le projet Séché-Sévigné.

Car enfin, qui paiera pour ce traitement des déchets ?

Tous les foyers aveyronnais assujettis à la taxe ou à la redevance des ordures ménagères. Les Aveyronnais ont donc leur mot à dire.

Ils n’ont malheureusement pas pour l’instant les informations pour se faire une opinion et on ne leur donne surtout pas les moyens de donner leur avis.

A la fin des années 1990, les élus départementaux aveyronnais avaient décidé d’incinérer les déchets aveyronnais. Heureusement, grâce à une circulaire de Dominique Voynet, alors ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement favorisant la prévention et la réduction des déchets et leur valorisation matière, mais aussi grâce à l’action de Bruno Berardi et des Verts aveyronnais qui n’ont pas hésité à saisir le tribunal administratif de Toulouse et la cour administrative d’Appel de Bordeaux, ce projet a fini à la poubelle. Mais il fallait tout de même trouver un mode de traitement et un lieu pour traiter ces déchets en Aveyron. Par manque réel d’intérêt et de courage, les élus aveyronnais se sont passés la patate chaude de mandat en mandat.

Heureusement que le Tarn avec Trifyl a proposé une solution technique acceptable et un mode de gestion en régie.

 

Un problème aveyronnais, mais aussi local :

Non aux poubelles de la région - Brammarigues -110716.jpgIl semble que le projet de Séché-Sévigné ne fasse pas que des heureux sur le Bassin. Des voix commencent à se faire entendre, une pétition est en cours et des panneaux commencent à fleurir dans la campagne aubinoise et viviezoise.

Les conseillers départementaux locaux qui poussent à la création de cette usine à Viviez feraient bien de s’intéresser à cette montée de colère.

Tout le monde se souvient de la proposition de créer une usine d’incinération de déchets ménagers à Boisse-Penchot à la place de la centrale électrique de la SNET. La levée de bouclier a été immédiate et forte, d’autant plus que le projet était plutôt bancal.

Déplacer les déchets industriels d’Umicore de la zone de Peyrolières vers une alvéole au dessus de Viviez a permis de retrouver un espace « propre » et une qualité des eaux de l’Enne améliorée.

decazeville,viviez,déchets ménagers,sydom,conseil départementalPas sûr que les habitants de Viviez et d’Aubin aient envie de retrouver une usine de traitement et de stockage de déchets ménagers à la place.

D’autant plus que les créations d’emplois prévues font plutôt figure de miroir aux alouettes.

Un centre de tri des déchets en Aveyron associé à la création de réseaux de chaleurs publics bois comme propose Trifyl créeraient sûrement plus d’emplois qu’une usine à Viviez.

Une telle usine à Viviez, à la croisée de trois départements inquiète localement aussi beaucoup de personnes qui ne veulent pas « être la poubelle de la région ».

En attendant, les terrains autours de cette « future » zone de traitement des déchets font l’objet d’un fort intérêt et les chemins existant autour de cette zone ne sont plus du tout accessibles. Tout semble fait pour ficeler sur le terrain une opération décidée en cercle restreint. Pas de quoi rassurer les riverains. Au contraire !

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir :

Photos 1, 4 et 5 : jlc, licence Créative Commons

Photos 2 (Trifyl à Labessières-candeil), 3 et 6 (Igue du Mas à Viviez) : A partir de Google Earth

08/07/2016

Decazeville : le Tour est passé, et après…

Ça faisait longtemps que l’on avait pas vu autant de vélo dans la rue Cayrade. Il faut dire que tout est fait pour décourager les cyclistes ordinaires d’y venir.

Quoi qu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir.

Si le public était plutôt restreint lors du passage de la caravane, le monde est arrivé en masse pour le passage des coureurs.

Beaucoup d’applaudissements et d’encouragements lors de la montée de la rue Cayrade des deux échappés et du peloton. S’en est suivi le défilé des journalistes en moto, des voitures suiveuses des équipes… avant que le calme ne revienne et que chacun regagne son domicile avec le souvenir de cette journée historique.

Espérons que ce passage réussi du Tour de France décidera nos élus à enfin s’intéresser à la circulation des cyclistes dans notre ville.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

Toutes les photos : jlc – Licence Créative Commons

 

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arrivée peloton 2.jpg

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peloton4 rue cayrade.jpg

voiture suiveuses1.jpg

03/07/2016

Vente d’un terrain de 2,5 ha au Soulacre à Decazeville

vente terrain.jpgNous devions nous prononcer lors du dernier conseil municipal sur la vente de certains terrains.

Si pour la plupart, situés dans la partie nord de la ville, nous avons voté favorablement car nous avions aussi inventorié ces terrains en 2013, la vente d’un terrain de surface importante au Soulacre nous a interpellé.

 

Je me suis donc exprimé sur ce point :

 

terrain le soulacre2.jpgPour cette vente, il s’agit d’un terrain d’une surface de presque 2,5 ha (parcelles légèrement bleutées sur le plan) situé à 500 mètres à vol d’oiseau de la mairie, orienté sud-ouest, proche d’une voie à grande circulation (giratoire de Fontvergnes), qui ne semble pas impacté par le PPRM ni par d’autres contraintes fortes.

Il est certes pentu, mais les constructions proches démontrent que ce n’est pas rédhibitoire pour d’éventuelles constructions.

terrain le soulacre3.jpgSi nous ne voulons pas l’exploiter maintenant, nous avons là un patrimoine à conserver pour l’avenir.

Le but d’une collectivité est aussi d’envisager l’urbanisme sur le long terme et en tout cas de ne pas hypothéquer les éventuels projets de nos successeurs dans dix, vingt, trente ans ou plus.

terrain le soulacre1.jpgDe plus, vendre ce terrain 4 500 euros, soit environ 18 cts€/m2, me semble ridiculement bas malgré l’estimation des Domaines.

Le besoin d’argent ne justifie pas tout.

 

Nous ne sommes donc pas favorables à ce que notre commune se sépare de ce terrain.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

Plan : Mairie de Decazeville

Photos terrain : jlc - Licence Créative Commons

02/07/2016

Pour le maintien des chemins du Parc Intercommunal

Photovoltaïque - Photos.jpgIl y a un mois, je me suis aperçu que certains chemins traversant le parc photovoltaïque en surplomb de La Découverte avaient été purement et simplement supprimés, des clôtures empêchant totalement le passage sur certains secteurs.

Ce n'était bien sûr pas prévu dans l'enquête publique de ce parc photovoltaïque.

J'ai donc pris contact avec la Communauté de communes et alerté son président.

Mais j'ai de plus profité du conseil municipal de hier soir pour proposer un vœu qui sera transmis à la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

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Dès 2004, l’Agenda 21 du Bassin prévoyait de soutenir le développement des énergies renouvelables. Le projet de parc photovoltaïque sur le Parc intercommunal est réellement né en 2009.

L’enquête publique pour la réalisation de ce projet s’est déroulée du 8 juin au 9 juillet 2015. Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable le 31 juillet 2015.

comparatif plans EP - PC-1015.jpgPour diverses raisons, la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin a déposé un nouveau permis de construire en octobre 2015, soit deux mois après les conclusions de l’enquête publique, agrandissant les surfaces de certaines zones sur la commune de Decazeville.

Les zones agrandies concernent le plateau de Nauquières qui avait été reboisé il y a maintenant plus d’une vingtaine d’années et le plateau situé en dessous allant de la barrière de Nauquières au dessus de Combes jusqu’au belvédère de l’Aérien à Decazeville.

Schéma zones 4,5,6,7.jpgDans cet agrandissement, les zones 4 et 5 du parc photovoltaïque ont été réunies et ceinturées par une seule clôture. Le chemin prévu dans l’enquête publique conduisant du bas de la zone 4 (barrière de Nauquières) jusqu’à la zone 6 a été supprimé.

Plus grave, une partie du chemin faisant le tour du plateau de Nauquières a été annexé par la zone 7 du parc photovoltaïque. Ce chemin très agréable et très prisé des promeneurs, abrite également une faune et une flore intéressante, témoin du passage de cet ancien terrain industriel en espace naturel. On peut notamment y découvrir depuis quelques années des espèces d’orchidées dont des Sérapias à languette. Si ces plantes n’ont pas été détruites dans la pose des clôtures, elles ne seront de toute façon plus visibles car annexées dans le périmètre de la zone photovoltaïque 7.

 (Voir le schéma à droite - Les flèches avec les numéros indiquent le numéro de la photo en haut de note et l'angle de prise de vue)

Il n’est bien sûr pas question de s’opposer à l’installation du parc photovoltaïque sur ces zones. C’est un projet que nous souhaitons voir aboutir dans les délais.

 

Mais la suppression de ces chemins est préjudiciable pour la libre circulation des promeneurs, randonneurs, cyclistes, naturalistes… mais aussi pour le développement d’un tourisme de découverte de notre patrimoine et de notre histoire sur le Parc Intercommunal.

C’est également préjudiciable au développement des énergies renouvelables car beaucoup vont rejeter la faute de la perte de ces chemins à la création de ce parc photovoltaïque.

Les retombées financières de ce parc photovoltaïque permettront très largement d’entretenir ces chemins.

 

Par ce vœu, nous demandons donc à la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin de tout mettre en œuvre pour maintenir ces chemins à la libre circulation des personnes comme cela était prévu dans l’enquête publique de juin et juillet 2015.

 

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Centre-Presse et Midi-Libre ont consacré un article sur ce problème dans leurs éditions du 13 juillet (cliquez sur l'article pour l'agrandir)

Des chemins annexés par le parc photovoltaïque -CP-130716.jpg

Transfert de la compétence programmation culturelle à la Communauté de communes

programmation-culturelle-dkz.jpgNous devions hier soir en conseil municipal voter pour le transfert de la compétence de la programmation culturelle à la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin à partir de septembre 2016.

Ce transfert comprends aussi une partie du personnel et des bâtiments comme la salle Yves-Roques et l’immeuble Jean-Macé.

Voici ci-dessous mon intervention.

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culture-dkz.jpgDepuis deux ans, les dépenses de fonctionnement du service culturel de la ville ont baissé. Cela concerne autant les dépenses de personnels que celles destinées à la programmation culturelle en elle même avec deux objectifs :

  • faire des économies budgétaires sur le dos de la culture,
  • faire en sorte que l’attribution de compensation baisse à minima lors du transfert à la Communauté de communes.

 

Concernant le personnel :

  • nous avons regretté le non remplacement d’un cadre A (Marion David), pivot de la bonne marche du service culturel, d’une programmation culturelle attractive et d’aide et de soutien aux associations culturelles de la ville,
  • Vous avez ensuite confié la gestion de la régie de la salle Yves Roques à des entreprises privées avant que vous ne compreniez que cela n’était pas la bonne solution et que vous repreniez cette année un régisseur, mais seulement à mi-temps.

 

jeanne-cherhal-yves-estival.jpgConcernant la programmation culturelle, le budget a baissé et de ce fait :

  • Le nombre de spectacles a été revu fortement à la baisse (5 spectacles seulement cette année !)
  • Et surtout la qualité des spectacles proposés a aussi considérablement baissée (surtout les spectacles tout public).

Les Jeudi de l’été ont également subi une érosion budgétaire passant en trois ans de 19 400 euros à 11 200 euros.

 

Le plus grave dans ce transfert, c’est que la Communauté de communes envisage une programmation culturelle du même niveau où vous l’avez amenée : celle d’un petit bourg de 2 000 à 3 000 habitants, alors que nous sommes une communauté de communes de 16 000 habitants, bientôt 20 000.

 

Si nous souhaitons accueillir de nouveaux habitants, il est indispensable d’avoir une offre culturelle digne d’un territoire de notre importance. M. Andrieu vient de le dire, la culture, c’est aussi de l’économie.

 

Mais il n’y a pas que le fonctionnement qui ait souffert ces dernières années à Decazeville, il y a aussi l’investissement. Car on a bien compris qu’il fallait investir le moins possible, notamment dans les bâtiments potentiellement transférables.

La salle Yves Roques aurait mérité par exemple quelques investissements supplémentaires dans l’amélioration du son et de l’éclairage notamment.

 

musée vetter - expo climat - copie.jpgMais c’est aussi le cas pour le Musée Vetter que vous souhaitiez transférer. Les travaux de réfection totale de la toiture de ce Musée pourtant budgétisés en 2014 pour un montant de 72 000 euros n’ont jamais été réalisés.

Nous avons amplement déjà parlé du fonctionnement de cette structure qui a souffert en ce début d’année.

Je ne suis pas sûr que les conditions proposées dans ce transfert réussissent à redonner la dynamique que l’on est en droit d’espérer pour ce musée. Quoi qu’il en soit, le bâtiment reste à la commune et des travaux doivent être réalisés rapidement.

 

pole culturel dkz -250114.jpgConcernant l’immeuble Jean Macé, je suis pour ma part surpris de l’annonce du transfert de la partie communale à la Communauté de communes. Nous n’en avons jamais entendu parlé que ce soit en commissions ou en conseil municipal.

Il s’agit là d’un désengagement patrimonial important de la commune.

Est-ce le moment de se désengager d’un patrimoine important dont la réhabilitation reste certes à terminer, alors que nous manquons par exemple cruellement de salles de réunions dignes de ce nom à Decazeville.

Il aurait peut-être fallu au préalablement nous informer sur le devenir de certaines salles communales comme celles du square Ségalat ou de l’immeuble des sociétés.

 

De plus, nous manquons d’informations concernant le transfert de cet immeuble.

  • Qu’envisage de faire la CCDA de ces locaux ?
  • Quels travaux sont-ils envisagés ?
  • Quel serait le calendrier de ces travaux ?

 

zumol studio.jpgPuisque nous sommes à l’immeuble Jean-Macé, je voudrais dire mon inquiétude pour le pôle musique qui devrait être créé au rez-de-parking. Ce qui devait être un vrai projet musical de territoire travaillant autant sur la formation que sur la création et la diffusion des musiques actuelles est en fait devenu une coquille vide. Nous aurons juste le transfert de quelques associations qui travaillent principalement dans la formation musicale. Tout a été fait pour tuer ce projet : des atermoiements de la Communauté de communes durant trois ou quatre ans à la suppression ciblée des subventions en 2016 pour certaines associations. Le départ annoncé de Zumol et du studio d’enregistrement pour Rodez est une mauvaise nouvelle pour notre territoire, notamment pour la jeunesse.

 

Je voudrais dire un dernier mot sur la manière dont a été réalisé ce transfert. Encore une fois, tout a été fait dans la précipitation et dans l’entre soi. Les commissions Culture de la ville et de la Communauté n’ayant eu que peu d’informations, peu de pouvoirs de proposition et encore moins de pouvoirs de décision.

 

La qualité de vie sur notre territoire est un élément essentiel pour garder et accueillir de nouvelles populations sur notre territoire. La culture en est un maillon indispensable.

 

Souhaitons qu’à l’avenir, une fois ce transfert réalisé et les deux communautés de communes réunies, une vraie politique culturelle se mettra en place sur ce nouveau territoire avec des projets ambitieux et un budget conséquent pour les accompagner.

 

Photos : 

-  Jeanne Cherhal à Decazeville : Yves Estival

- Toutes les autres photos : jlc - Licence Créative Commons

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03/06/2016

Mieux respecter les animaux, c’est mieux respecter les Hommes

Il y a maintenant de nombreuses années que je défends la cause animale et que je milite contre l’exploitation des animaux sous toutes ses formes.

Bienvenue dans le comté de Mondalazc - Pipo.jpegVers la fin des années 1990, je soutenais et participais aux actions de l’association Causse en Liberté qui s’opposaient au parc animalier que voulait créer sur ce magnifique causse de Mondalazac le vicomte de La Panouse déjà propriétaire de plusieurs parcs animaliers. Malheureusement, nous avons perdu et ce parc s’est fait. Mais cette lutte m’avait très marqué. Elle m’avait aussi beaucoup appris pour la suite de mon militantisme tant pour la cause animale dans les parcs animaliers et cirques, que pour sa dimension non violente et culturelle. Je garde avec préciosité un livre dédicacé de Claude Nuridsany et Marie Perennou, auteurs du magnifique film Microcosmos, gagné à un « quine » organisé par Causse en Liberté. Mieux que de gagner un dindon ou un filet garni quand même ? Tout comme je garde le souvenir d’avoir assisté à la pièce d’Yves Garric « Les tigres de Cantagasse » jouée par la Compagnie du Théâtre à Moudre à la salle des fêtes comble de Salles-la-Source.

Le mémoire de sociologie que j’ai réalisé en 1998 dans le cadre d’études au CNAM partait de l’exemple de Mondalazac et traitait déjà d’un thème important à mes yeux : associations et conflits environnementaux.

Cliquez ci-dessous pour le découvrir (avec indulgence) :

Des moutons, pas des lions - Des vignes, pas des lignes - J-Louis Calmettes -1998-web.pdf

 

L’installation d’un parc animalier sur le type de Sigean à Millau est bien sûr une mauvaise nouvelle. Comment peut-on avoir des idées aussi saugrenues lorsque l’on est sur un territoire inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour son paysage culturel de l’agro-pastoralisme ? En plus d’une atteinte à l’intégrité des animaux, c’est un non sens !

 

cirque muller- lions.jpgQuoi de plus naturel ensuite de m’opposer aux cirques se déplaçant de ville en villes, transportant et exposant des animaux sauvages enfermés dans des cages minuscules.

Il y a quelque chose de dégradant à enfermer des animaux sauvages toute leur vie dans des cages, loin de leurs territoires d’origine et à les voir exécuter des numéros grotesques pour quelques frissons malsains.

Cirque avec animaux expliqué aux enfants.jpgIl n’y a surtout rien de pédagogique à les voir ainsi et il est navrant de voir des instituteurs amener leurs élèves dans les ménageries ou des parents amener leurs enfants dans ce genre de spectacle. Voir cette très belle illustration ci-contre.

cirque muller -kakemono rue gambetta.jpgJ’ai donc signé en 2009 la pétition de 30 Millions d’Amis pour des cirques sans animaux sauvages, et j’ai toujours soutenu cette position auprès de mes collègues du conseil municipal de Decazeville afin que nous n’accueillions pas de cirques avec des animaux. Je me suis trouvé bien seul.

J’ai bien sûr rejoint le récent groupe Facebook « L’Aveyron dit STOP aux cirques avec animaux » qui a déjà de nombreux abonnés.

 

De la même manière, je suis depuis de nombreuses années un militant anti-corrida, adhérent au CRAC. La corrida n’est pas un art, même pas une tradition française. C’est avant tout de la torture en réunion sur des animaux.

 

chat libéré.jpgDès 2008, élu à la mairie de Decazeville, je me suis occupé avec l’association Aide aux Animaux Abandonnés du Bassin des animaux errants dans la ville. Dès cette année là, nous avons débuté une campagne de stérilisation et d’identification associée à une communication en direction des habitants. Grâce à cette action qui a été pérennisée par la mairie et à cette association, ce sont des centaines de chats qui ont été stérilisés et adoptés. Il ne manque plus qu'un véritable refuge-chenil sur ce territoire.

 

Enfin, j’ai toujours montré mon opposition aux élevages industriels. Qu’ils soient porcins, bovins ou avicoles, les animaux de ces élevages vivent leur courte vie dans des conditions de promiscuité et de maltraitance effroyables. Ces élevages représentent de plus un danger important pour notre santé et pour l’environnement, ruinent les agriculteurs, tuent l’emploi agricole et ne servent qu’à engraisser une poignée d’entreprises de l’agro-alimentaire.

loupiac-porcherie.jpgNous assistons actuellement en Aveyron à une recrudescence de l’augmentation du nombre d’animaux dans les élevages porcins existants et au développement d’une filière « canards » industrielle. Après l’ouest de la France où les plages sont polluées par les algues vertes et l’eau n’est plus buvable sans de nombreux traitements chimiques onéreux, allons-nous être le nouvel eldorado de l’agrobusiness ?

Personnellement, j’ai considérablement réduit mon alimentation carnée sans arriver pour l’instant à m’en passer totalement. C’est de toute façon une tendance qui augmente progressivement en France. Les éleveurs aveyronnais devraient rapidement prendre conscience de cette tendance et l’anticiper en diversifiant leurs activités vers d’autres filières alimentaires ou dans des élevages de qualité et bio qui prendront en compte le bien-être animal de la naissance à l’abattage.

30/05/2016

Modes actifs de déplacement sur le Bassin, où en est-on ?

vélo-dkz-église.jpgModes actifs de déplacement : qu’est-ce que c’est ?

Qu’ils soient « actifs » ou « doux », il s’agit en fait de modes de déplacement dans la rue ou sur route sans apport d’énergie autre qu’humaine comme la marche, le vélo, les rollers...

52% de nos déplacements en voiture font moins de 3 km. C’est en priorité dans ces déplacements que les modes actifs doivent prendre toute leur place.

 

FETE VELO 2016.jpgLa Fête du Vélo se déroulera le week-end prochain (4 et 5 juin 2016) dans toute la France. En Aveyron, seule, la ville de Millau organise comme chaque année depuis sept ans une manifestation dans ce cadre.

C’est l’occasion de faire à nouveau le point sur ce mode de mobilité sur le Bassin.

 

En 2015, la vente de cycles a progressé de 0,7% en France pour un peu plus de 3 millions de cycles neufs vendus. La forte progression de la vente de vélos à assistance électrique (VAE) enregistré en 2014 se poursuit en 2015 où les 100 000 exemplaires sont atteints. Nous sommes certes encore loin des chiffres de l’Allemagne ou d’autres pays, mais cette hausse continue est encourageante.

 

subvention-vae-ccda.jpgQu’en est-il localement ?

Sans point de vente spécifique de cycles sur le Bassin, difficile de donner des chiffres de ventes.

Ce que l’on sait, c’est que la subvention de la Communauté de communes pour aider à l’achat d’un VAE concerne bon an mal an, environ 8 vélos/an. Mais d’autres VAE sont vraisemblablement achetés sans subventions par des habitants de notre territoire. Les VAE représentant 3 % du marché du cycle, on peut estimer en restant prudent entre 250 et 300 vélos neufs achetés en 2015 par les habitants des cinq communes urbaines du Bassin.

velos vide-grenier.jpgCes vélos sont malheureusement achetés pour la plupart hors de notre territoire, chez des revendeurs, en grande distribution (spécialisée ou pas) et par internet. Le marché de l’occasion semble aussi important sur le Bassin. Il n’y a qu’à voir le nombre de vélos à céder sur le Bon Coin et dans les vide-greniers locaux.

 

avec pompidou concorde et progrès -1969.jpgConcernant l’usage pratique du vélo sur notre territoire, c’est malheureusement catastrophique. Une seule cause à cela : le manque de considération des élus locaux pour ce mode de mobilité et par conséquences le manque d’aménagements et d’infrastructures pour utiliser son vélo en toute sécurité et rendre ce mode de déplacement attractif. La plupart des élus en charge des affaires sur notre Bassin ont grandi dans les années « bagnole » (De Gaulle, Pompidou, Giscard), où le vélo était ringardisé et leur vision ne semble pas avoir évolué depuis. Plus grave, les « jeunes » élus locaux ont malheureusement acquis la même culture motorisée que leurs aînés.

 

Part des ménages disposant d'une voiture en centre-ville de Decazeville.jpgPourtant, le vélo est une réponse écologique pour nos déplacements, mais aussi une réponse sociale puisque Decazeville, notamment le centre-ville et les quartiers nord, a la population la moins motorisée du Bassin, 15% en dessous de la moyenne française.

 

Il n’y a pas de secret. Les villes où l’usage du vélo connaît une forte progression sont les villes (grandes ou petites) où les élus ont mis en place un programme de sensibilisation et d’aménagements important après une réflexion globale sur la circulation, le stationnement et la mobilité en général dans leur ville, notamment en centre-ville.

 

Cette réflexion globale, nous l’avons pourtant bien eu sur notre territoire.

Dès 2005, dans le cadre de l’Agenda 21 du Bassin, la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin s’est dotée Plan Global de Déplacements voulant favoriser les alternatives à la voiture et favoriser les transports collectifs et les déplacements piétons et cyclables

En 2010 la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin s’est même dotée d’un « Schéma Modes Doux ».

 

Et depuis ? Rien… ou très peu.

dsc-bonnieres.jpgA Decazeville, seuls deux doubles sens cyclables ont été mis en place aux Bonnières (avec la mise en sens unique de la rue Hector Berlioz pour le passage du TUB) et dans la rue Camille Douls. Tout ça en 5 ans !

 

rue cayrade à 20 kmh-ddm.jpgPire, à l’opposé des préconisations actuelles de circulation qui recommandent de modérer les vitesses des véhicules motorisés en ville pour favoriser la cohabitation avec les modes actifs, la limitation à 20 kmh du tronçon rénové de la rue Cayrade est passée il y a quelques mois… à 30 kmh (voir photo ci-contre). Du jamais vu en France !

 

Pourtant, la législation française a évolué rapidement ces deux dernières années pour favoriser l’usage du vélo :

 

En mars 2014, le Plan d’Action Mobilités Actives (PAMA) délivrait une série de mesures pour encourager l’usage du vélo et de la marche à pied. Ces mesures visaient à un meilleur partage de l’espace public, à développer l’intermodalité entre les transports collectifs et les modes actifs, à prendre en compte les mobilités actives dans l’urbanisme, à développer des itinéraires de loisirs et le tourisme à vélo, etc…

Un PAMA 2, actuellement en phase de concertation, devrait voir le jour vers 2017-2018. D’où la nécessité de bien assimiler le PAMA 1 et de déjà mettre en place les mesures et actions qu’il préconise.

 

Les mesures de ce plan ont été inscrites dans la Loi avec le décret 2015/808 du 2 juillet 2015.

DOUBLE SENS CYCLABLE - TOULOUSE - RUE D'AUSTERLITZ.jpgDans la poursuite de la démarche « Code de la rue » et de l’introduction du principe de prudence à l’égard des usagers les plus vulnérables, ce décret vise à sécuriser et favoriser les cheminements piétons et cyclistes.

Lorsque la séparation entre les différents modes de transport n’est pas possible, le partage de l’espace public doit être une préoccupation constante en cherchant en particulier à réduire le différentiel de vitesse entre usagers.

Parmi ces mesures :

  • Favoriser l’extension de ZCA (Zone de Circulation Apaisée)
  • Généraliser les doubles sens cyclables dans les rues à sens unique ou la vitesse est limitée à 30 Kmh
  • Favoriser un meilleur positionnement sur la chaussée…

 

La Loi relative à la Transition Énergétique Pour la Croissance Verte, qui dans sont troisième titre entend développer les transports propres, a entre autre créé l’indemnité kilométrique vélo (IKV).

Malheureusement cette mesure a été détricotée par l’exécutif dans la loi de finances rectificative 2015. Cette indemnité est donc relativement basse, facultative, plafonnée et est de plus limitée seulement au secteur privé.

 

L’Arrêté du 23 septembre 2015 relatif à la modification de la signalisation routière en vue de favoriser les mobilités actives vient compléter les mesures du décret 2015/808.

La signalisation à destination des cyclistes est renforcée, en particulier les marquages. Cet arrêté règlemente également la signalisation des zones piétonnes, zones de rencontre, zones 30, zones de livraison…

Cet arrêté permet aussi d’ajouter une signalisation d’“animation“ à la signalisation conventionnelle.

 

Je veux bien en convenir, seuls ceux qui s’intéressent à la mobilité en général et aux mobilités actives en particulier arrivent à suivre cette évolution réglementaire. Mais n’est-ce pas justement le devoir des élus ?

 

C’est pour cela que la formation est indispensable. Formation des services techniques des communes, mais également des élus, notamment ceux en charge de l’urbanisme et de la voirie.

 

C’est ce que je fais personnellement depuis plus de vingt ans en participant régulièrement aux Journées techniques du CoTITA Sud-Ouest (Conférence Technique Interdépartementale des Transports et de l’Aménagement), mais aussi à de nombreuses formations, rencontres, séminaires, salons... sur le thème des transports et de la mobilité en général.

 

pama-bdx.jpgPour mieux assimiler l’évolution de la législation de ces deux dernières années, j’ai notamment participé en 2014 à un atelier dans le cadre des Journées d’Été d’EELV à Bordeaux qui m’a permis de mieux appréhender la législation concernant les modes actifs. L’intervenant n’était autre que Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo qui s’est principalement appliqué à nous présenter le PAMA annoncé quelques semaines plus tôt. Jean-Marie Darmian, maire de Créon et président du Club des Villes et Territoires Cyclables ainsi que Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports à la ville de Paris participaient également à cet atelier.

 

Egalement en 2014, j’ai assisté à une Journée Technique du CoTITA au CNFPT de Toulouse sur les “ zones de rencontre “.

 

pama-formation cerema-120516.jpgEnfin, il y a quelques semaines, toujours dans le cadre des Journées techniques du CoTITA, j’ai suivi un après-midi d’information et d’échange sur le PAMA au CNFPT de Toulouse.

L’objectif de cette demi-journée était de présenter le contenu de toutes ces nouvelles règles, expliquer leur raison d’être et donner des indications de mise en œuvre possible.

Journée riche d’informations, qui m’a permis de mesurer le retard considérable que le Bassin accumule sur la législation, mais également par rapport aux réalisations concrètes de nombreuses autres collectivités, y compris de notre dimension. Je précise que d’autres villes sont dans le même cas en Aveyron, notamment Rodez. Seul Millau sort un peu du lot, surtout grâce à l’action de l’association EVE.

 

Alors que faire maintenant ?

Pour ma part, je continue à informer et à sensibiliser localement sur les mobilités actives toutes les personnes intéressées ou travaillant sur ce domaine. Je ne manque bien sûr pas d’informer mes collègues de la commune et de la communauté de communes.

J’ai publié régulièrement des notes sur ce thème sur ce blog, dont une note assez complète sur les mobilités actives et les transports collectifs sur le Bassin il y a environ un an.

 

Si on me le demande, je suis bien sûr prêt à participer à une réflexion locale pour la création d’aménagements et la mise en place d’actions concrètes.

 

Mais lorsque l’on voit que rien n’avance à cause principalement du désintérêt ou de la mauvaise volonté de certains décideurs, il faut envisager d’autres actions.

D’abord dénoncer ce désintérêt et cette mauvaise volonté. C’est le but de cette note.

 

Ensuite, faire en sorte que ces décideurs respectent au moins la législation actuelle, notamment les dernières évolutions. J’y travaille actuellement.

 

VÉLORUTION ! - logo.jpgEt enfin, pourquoi ne pas envisager une action pour montrer que beaucoup attendent d’avoir une ville ouverte à tous les modes de mobilité. C’est en réflexion.

 

En cette année du passage du Tour de France dans notre ville, il serait peut-être temps que les élus de Decazeville et du Bassin prennent en considération ce mode de mobilité écologique et accessible pratiquement à tous et en profitent pour annoncer un programme de mesures et d'aménagements important en faveur des modes actifs.

Il serait incompréhensible que la mairie se félicite et fasse la promotion du passage du Tour de France à vélo à Decazeville et s'oppose à des aménagements pour favoriser l'usage du vélo dans la ville !

VÉLOS - Avenues Léon Blum et Victor Hugo.jpgCertaines mesures demandent de plus peu d'investissements financiers : marquage au sol et panneaux de signalisation. Ce sont ces mesures et ces aménagements qui doivent être mis en place rapidement.

 

Plus de 50 % de la population active française travaille à moins de 8 km de leur domicile. Le vélo, notamment le VAE, est la solution pour ces déplacements. Les jeunes comme les moins jeunes aimeraient aussi pouvoir se déplacer à vélo sur le Bassin.

A condition d’avoir les aménagements nécessaires pour le faire en toute sécurité.

 

La véloroute de la Vallée du Lot :

veloroute-panneau travaux.jpgTout le monde peut voir maintenant l’avancée des travaux concernant cette véloroute sur la Communauté de communes de la Vallée du Lot. Le tronçon Bouillac – Pont de Boisse-Penchot est en cours de finition tandis que le tronçon sur Flagnac est en travaux.

chemin de bouquiès.jpgDecazeville est concerné par une variante du Pont de Bourran au Pont de Livinhac par Bouquiès. Il serait peut-être temps de s’intéresser à ce projet et dans l’urgence, de s’occuper au moins de la voirie entre le Pont de Livinhac et Bouquiès qui est dans un état déplorable et inaccessible aux vélos, sauf aux VTT.

La randonnée de soutien à la véloroute à fait étape à Livinhac.jpgLa randonnée cyclable que nous avions organisée avec l’AF3V en 2011 pour soutenir cette véloroute et qui s’était arrêté le 7 juillet à Livinhac, avait sensibilisé certains élus. Certes un peu tardivement, mais mieux vaut tard que jamais.

veloroute laroque.jpgUne liaison cyclable entre le Pont de Boisse-Penchot et Viviez doit être envisagée rapidement. Elle constituerait un atout touristique indéniable pour les communes urbaines du Bassin, à condition que ces communes créent elles aussi des aménagements cyclables sécurisés pour accéder à leurs centres villes et aux sites touristiques.

Le Bassin à vélo (rural et urbain) doit être le projet de demain, et le plus tôt sera le mieux.

Pour avoir une idée des retombées économiques du tourisme à vélo en France, vous pouvez télécharger ci-dessous le Baromètre 2015 :

Baromètre 2015 du Tourisme à Vélo en France

 
cayrade-parking vélo.jpgCet espace de stationnement vélo en plein centre ville de Decazeville en dit long sur l’intérêt de la municipalité pour les modes actifs. Non content de ne plus être protégé des voitures par des barrières, il ne comporte aucun arceau pour accrocher les vélos et éviter les vols. Il est bien sûr le plus souvent vide, ou occupé par des cyclos ou des motos et même parfois des voitures ! C’est toute une politique pour les modes actifs qu’il faut mettre en place.

 Ci-dessous, l'article de Centre-Presse du 13 juin 2016 relatif à cette réflexion sur les modes actifs sur le Bassin (cliquez sur l'article pour l'agrandir) : 

Le vélo, cet oublié du Bassin decazevillois.jpg

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

Toutes photos : jlc – Licence Créative Commons

Sauf :

- Le flyer pour la subvention VAE et le schéma des rues Victor Hugo et Léon Blum - Communauté de Communes

- Affiche Fête du Vélo

- Photo rue Cayrade à 20 kmh – La Dépêche du Midi - BHSP

- Logo Vélorution : ?

Ci dessous, une vidéo réalisée lors de l'animation organisée par la Communauté de communes pour la présentation du “ schéma modes doux “ en 2010 : bourse d'occasion de vélos, marquage vélos, essais de VAE, démonstration de BMX flat... Cette animation tombait en même temps que les Journées du Patrimoine. Ça a été l'occasion de faire une belle randonnée cyclable sur le Bassin à la découverte de certains sites emblématiques de nos communes.

Téléchargez ci-dessous le programme de ces deux journées d'animation :

Animation Vélo-Patrimoine - 18 et 19 septembre 2010 WEB.pdf

Beaucoup de participants à ces deux journées. Mais malheureusement, peu de suites à cette animation et au “ schéma modes doux “.


ANIMATIONS VÉLO - DECAZEVILLE - 18 ET 19 09-2010 par calmettes

20/05/2016

Conseil municipal du 19 mai 2016

C'est un conseil municipal relativement court (1h30) qui s'est déroulé hier soir à la mairie de Decazeville. Treize points étaient à l'ordre du jour. Pour la plupart des point habituels touchant à certains tarifs municipaux ou aux budgets nous avons voté favorablement. Tout comme nous avons voté favorablement à la demande de subventions concernant le programme AMI Centre-Bourg et le périmètre de la communauté de communes issu de la fusion entre la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin et la Communauté de communes de la Vallée du Lot. D'autres points ont suscité des débats et donc nos interventions. Elles sont développées ci-dessous.

 

Ce conseil municipal a débuté par une minute de silence en hommage à Fabrice Acoul-Vabre, agent communal qui s'est suicidé il y a maintenant trois semaines.

 

Festival international Pyromélodique :

Voici mon intervention ci-dessous :

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feu d'artifice.jpgNous profitons de ce point consacré aux décisions prises en délégation par le Maire pour vous poser quelques questions sur une convention que vous avez signé et qui aurait donc due être présentée dans cette liste de décisions.

Il s’agit de la convention de partenariat pour le Festival International Pyromélodique de Decazeville.

Il s’agit donc d’une convention tripartite entre la mairie, la Communauté de communes et la société Terre Evènement Ciel.

Or déjà, sur la page de garde, ne figure pas le logo Terre Evènement Ciel, mais celui de la société Ruggieri. Première confusion.

Page 2, à l’article 3, la SAS Terre Evènement Ciel (et pas Ruggieri) se vante de sa qualité de pyrotechnicien.

Puisque nous n’avons pas à notre disposition plus de renseignements sur ce dossier, je suis donc allé sur le site internet de Société.com pour mieux connaitre cette société Terre Evènement Ciel

On y apprend que la société Terre Evénement Ciel, domiciliée dans le Puy-de-Dôme, a été déclarée le 12 avril 2016, soit 9 jours avant la signature de cette convention.

On y apprend aussi que la société TEC, qui a pour objet le soutien au spectacle vivant, n’a aucun salarié, donc pas même un pyrotechnicien. Elle serait donc obligée de sous-traiter le tir des feux d’artifice. 

On y apprend aussi que cette société est une SAS (Société par Actions Simplifiée) au capital social de 450 euros.

D’après la convention, elle aura à sa charge :

  • toutes les prestations pour le tir du feu d’artifice
  • Les droits SACEM et SACD
  • Les assurances nécessaires
  • Le matériel de sonorisation adapté au site et fournir un animateur
  • Un dispositif de sécurité qu’elle devra donc aussi sous-traiter avec une société de gardiennage
  • Un dispositif d’accueil avec du personnel
  • Une billetterie avec sous-traitance avec une société spécialisée
  • Des contrats d’espaces publicitaires, affichettes, flyers…
  • Des chalets, barnums, groupe électrogène, station météo….

Et enfin qu’elle fait son affaire du remboursement des billets en cas d’annulation pour causes de sécheresse ou d’intempéries.

Je rappelle qu’il y avait sur notre territoire une association qui était ce qu’elle était, mais qui assurait tant bien que mal ce spectacle estival, avec de nombreux bénévoles locaux dévoués. Elle avait acquis un certain professionnalisme et elle n’a malheureusement pas semble-t-il été encouragée à poursuivre, ayant même été plutôt découragée notamment par votre prise de décision controversée d’annulation de ce spectacle au dernier moment en 2014.

 

J’en viens aux questions :

D’abord, qu’en est-il exactement de cette société TEC ?

Si ce qui est dit sur societe.com est vrai, comment une société avec aucun salarié et un capital social de 450 euros va t-elle faire pour assurer toutes les prestations prévue dans cette convention, surtout si le feu venait à être annulé ?

Ma crainte est que les sous-traitants et fournisseurs de personnel et de matériel, notamment locaux, ne soient pas payés en totalité de leurs prestations en cas d’annulation. Sans parler du remboursement des billets.

Il est bien fait mention page 4 d’“ Assurance Annulation “, mais pas clairement.

La phrase exacte est :

En cas de Météo défavorable enregistrée et identifiée par une installation d’un dispositif de Station Météo Professionnelle agrée par la Compagnie d’Assurance Annulation fournie par la société Terre Evènement Ciel…

C’est la station Météo qui est fournie par TEC, pas l’assurance annulation.

Par ailleurs, le paragraphe 3.2 de cette convention, spécifique aux assurances nécessaires et obligatoires, ne fait pas mention d’Assurance Annulation spécifique.

Ma dernière question est donc :

Afin que la mairie ne soit pas inquiétée, la société TEC a t-elle contracté une Assurance Annulation spécifique et à quel niveau de garantie ?

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Monsieur le Maire a refusé de nous répondre et on sentait une pointe d'agacement dans sa réponse.

Il nous a été répondu que ce n'était pas à l'ordre du jour de ce conseil municipal.

J'ai bien sûr répondu que cette convention annoncée à grand renfort de communication sur le site internet de la ville, la page Facebook et la presse locale aurait du être évoquée dans les décisions prises en délégation par le maire au même titre que les autres conventions qui nous étaient présentées.

J'ai bien sûr rajouté que le conseil municipal était le lieu du débat et pas seulement une chambre d'enregistrement des décisions de la majorité.

Une grand messe est encore organisée par la majorité avec la presse aujourd'hui sur ce feu d'artifice. Les points que nous soulevons seront peut-être éclaircis. C'est ce que nous souhaitons de toute façon.

 

Personnel : 

Florence Bocquet est ensuite intervenue pour dire notre souci concernant la situation des agents de la commune.

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fabrice.jpgLes représentant syndicaux des agents communaux nous ont interpellé par courrier le 13 mai dernier sur la situation difficile qu’il connaissent actuellement, surtout depuis le suicide d’un de leur collègue, Fabrice Acoul-Vabre. Nous avons déjà réagi par voie de presse face à cette situation de crise. Nous sommes conscients de la difficulté que vous rencontrez en tant que responsable de la santé et de la sécurité des agents de la commune. Et nous ne nous engageons pas dans la facilité d’un ton moralisateur. Nous tenions à préciser qu’il existe des outils qui ont été mis en place dès 2010, tels que le document unique d’évaluation des risques professionnels avec un volet sur les risques psycho-sociaux. Il est impératif de mettre en place un programme annuel de prévention des risques professionnels prenant en compte les aspects techniques, organisationnels et humains dans chaque service. Je pense aujourd’hui qu’il y a urgence à mettre en place les moyens pour renouer le dialogue, afin de redonner confiance aux agents et leur donner un signe fort que vous prenez leur mal-être en compte. En tout état de cause, trois semaines après ce drame, les décisions doivent être prises rapidement pour instaurer un climat de sérénité au travail dans tous les services de la commune.

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Nom des rues de la zone du Centre :

Je suis intervenu sur ce dossier.

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noms des rues zone du centre.jpg

C’est un dossier que l’ancienne municipalité avait travaillé en 2014 et qui était pratiquement prêt à être présenté à la Communauté de communes qui le demandait pour renseigner le cadastre et les entreprises publiques (La Poste, EDF, services de secours…)

Plutôt que de le présenter tel quel, vous avez préféré tout changer.

Il vous a fallu tout de même deux ans pour le terminer.

 

La stratégie que vous avez choisi pour nommer ces rues ne nous convient pas. La plupart des noms sont insignifiants et ne correspondent absolument pas au lieu et à l’histoire forte de cette zone pour Decazeville.

Ils sont pour la plupart d’une banalité affligeante.

zac2.jpgJe vais donc énumérer nos propositions :

Si pour les giratoires 1 et 2, vous avez gardé les mêmes noms, il n’en est pas de même pour les rues. 

3 – Place : vu l’état actuel de cet espace, nous pouvons prendre le temps pour le nommer. Place des Origines ne nous semble pas pertinent

4 – Rue du Progrès. Nous avions proposé rue des Hauts-Fourneaux. Ce qui est historiquement le lieu et l’activité d’origine de cette zone.

Je parlerai du numéro 5 à la fin

6 - Ce que vous appelez l'avenue du Futur n'est en fait que la prolongation de l'avenue Cabrol jusqu'au giratoire des Soufflantes, une fois que le bâtiment Destruel sera enlevé et que la voirie sera aménagée à sa place.
Une avenue Cabrol partant de l'église que Cabrol avait contribué à faire construire prolongée dans la zone du Centre, berceau de la sidérurgie à Decazeville qu'il avait contribué à faire naitre, nous semble tout à fait justifié.
L'exposition Cabrol réalisée par l'ASPIBD le démontre encore plus.

7 – Ce n’est pas à proprement parlé un impasse puisque les piétons et les cyclistes peuvent rejoindre la promenade centrale à partir de cette rue. Nous proposons donc de le nommer Passage de l’Acier.

zac1.jpgDe plus nommer « Impasse » de l’Acier ou « Impasse » du Charbon me semble pour le moins manquer de reconnaissance pour une ville qui doit sa naissance et une partie de sa richesse d’antan au charbon et à l’acier.

8 – Ce n’est pas non plus un impasse puisque cette rue fait le tour de la Maison de l’Industrie. Nous proposons donc le nom de rue de l’Industrie. 

9 – Nous avions proposé Promenade du Centre. C’était peut-être pas génial, mais Promenade du Bien-Être, c’est pas mieux.

10 – Nous pensons qu’il sera toujours temps de trouver un nom à cet espace qui pourrait aussi bien s’appeler Parc ou Jardin suspendu.

 

J’en termine avec le n° 5 
5 - Le remplacement du cours Pierre Gadéa par la rue de la Renaissance nous semble grave.

D’abord, pourquoi cours ?

Monsieur Gineste de la CCDA nous avait fait un topo sur les différences de voiries selon qu'elles sont des rues, avenues, boulevards, allées, mails, cours...
Ces règles sont certes loin d'être absolues et obligatoires.
Un "cours" est une avenue plantée d'arbres qui sert, dans les villes, de lieu de promenade ou de passage (Grand Robert). C’est le cas actuellement. Ceci dit, si vous voulez l’appeler avenue ou boulevard, cela ne nous pose pas de problème.

Ce qui nous pose un problème, c’est la disparition du nom de Pierre Gadea.

D’abord parce que Pierre Gadéa a fortement marqué la ville de Decazeville et la municipalité de cette ville. Elu pratiquement de 1965 à 2010, avec une interruption de 1977 à 1983, il a été conseiller municipal, 1er adjoint, maire, président de la Communauté de communes et conseiller général du canton.


Force est de reconnaitre aujourd'hui que la réhabilitation de la zone du Centre a été son cheval de bataille et que, si cette zone est en train de renaitre aujourd'hui, on le lui doit en grande partie.

Il n'a pas compté son temps sur ce dossier, se déplaçant pour aller partout où il le fallait pour rencontrer des décideurs afin de trouver des moyens financiers à la dépollution de cette zone et à son aménagement.
REMISE TROPHÉES ECO-ACTIONS.jpgJe peux en témoigner. J'étais notamment avec lui en décembre 2003 à l’Assemblée Nationale à Paris pour la remise d'un prix qui nous avait été attribué dans le cadre des Trophées Eco-Actions.

Il n'aimait pas ce genre de manifestation. Monter sur les estrades n’était pas sa tasse de thé. Il me l’avait encore dit lors du voyage aller. Il aurait pu m’y laisser aller tout seul. Mais il avait tenu à venir parce que c’était Mme Bachelot, alors ministre de l’Environnement, qui remettait ce prix, et qu’il comptait en profiter pour sensibiliser la ministre et son cabinet sur les difficultés que nous rencontrions pour dépolluer et aménager cette zone du Centre. C’est ce qu’il a fait.

Et il a fait de même pour trouver des financements extérieurs du FIBM, de la Région et de l’Europe, avec le résultat que nous connaissons aujourd’hui.

Je le dis d'autant plus que nous n’étions parfois pas du même avis sur d'autres sujets, mais force est de reconnaitre que la zone du Centre lui doit énormément et qu'il aurait été juste qu'une rue porte son nom.

Je trouve que c'est pour le moins mesquin qu'un de ses successeurs essaie de rayer d'un trait tout le travail accompli par un de ses prédécesseurs. Travail dont nous profitons tous largement aujourd'hui.


Voilà. Ce sont nos propositions, elles nous semblent justes.

Nous espérons maintenant que vous allez revenir sur la dénomination de ces rues. Après deux ans d’attente, je pense que cette délibération peut attendre le prochain conseil municipal.

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Après un court débat, si nous avons obtenu satisfaction sur le Passage de l'Acier, l'impasse du Charbon devient Passage du Charbon et pas rue de l'Industrie comme nous le souhaitions.

Comme nous le proposions, la promenade de la Jeunesse est supprimé en attente de savoir comment sera aménagé cet espace.

Pierre Gadéa ne sera malheureusement pas honoré par son successeur, et c'est pour nous une grande injustice.

 

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

Toutes les photos : jlc - Licence Creative Commons,

Sauf plan de la zone du Centre - Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

18/05/2016

Parc Intercommunal : attention dangers !

lac-terril-vus du belvédère de cantagrel.jpgSi je me suis émerveillé dans la précédente note de la zone Natura 2000 de Montmurat proche de chez nous, je n’en demeure pas moins un amoureux de notre territoire et des surprises qu’il nous procure aussi en matière botanique.

Certains rêvent de faire de la Découverte et du Parc Intercommunal un espace dédié aux activités motorisées polluantes (pléonasme). On mettra ça sur le compte de l’ignorance et de l’incompétence.

Ignorance de la richesse et de la fragilité de cet espace en matière d’environnement : qualité de l’air et de l’eau, flore, faune, sols…

Incompétence dans le diagnostic et les mesures que nous devons à tout prix mettre en œuvre pour protéger globalement notre environnement et pour lutter contre les diverses pollutions et le réchauffement climatique.

 

Une promenade à l'intérieur du Parc Intercommunal, un espace de 535 hectares au cœur de nos cinq communes urbaines, suffit à percevoir ces richesses, ces fragilités et ces menaces.

tétards.jpgAu départ de Decazeville, c’est d’abord la visite de la zone humide constituée de mares temporaires située à l’arrière du musée géologique Pierre Vetter.

Encore cette année, de nombreux têtards sont présents. Rappelons que cette zone abrite des crapauds calamites et pélodytes ponctués, espèces rares et protégées comme tous les crapauds par ailleurs.

Voilà un lieu que les écoles de la ville devraient visiter à cette période. Cela ferait un excellent cours pratique de SVT.

Lotier des Alpes -web.jpgTout au long de la promenade dans ce parc, on peut apercevoir une nombreuse flore commune aussi mais des espèces plus rares. C’est ainsi que l’on peut voir maintenant de nombreuses orchidées, notamment sur les espaces réhabilités depuis maintenant plusieurs dizaines d’années.

 

orchidées-martinie.jpgC’est le cas à la Martinie et vers le cynodrome de Cransac-le-Thermes.

D’après une étude de 2010 sur la flore et la faune du Parc Intercommunal *, la Martinie représente un des lieux ou “ l’enjeu écologique est loin d’être négligeable “.

En partie considérée comme une prairie humide eutrophe, la zone de la Martinie possède un habitat de zone humide et joue un rôle de régulation hydrique et d’amélioration de la qualité de l’eau.

Il est à noter que l’étude de CERA Environnement de 2010 ne signalait aucune espèce d’orchidée.

Enjeux Habitat et Flore - Cartographie Valeco Photovoltaîque - ©Cera-Environnement.jpgConcernant les mammifères, l’étude notait que le “ secteur de la Martine se situe dans un contexte un peu plus naturel que les autres et héberge quelques espèces non retrouvées ailleurs, comme l’écureuil roux “.

Il ne me semble donc pas souhaitable que ce site serve d’accueil aux 7 500 tonnes de boues du bassin de Passelaygue. D’autant plus que le déplacement de ces boues se réaliseraient par camion à travers le Parc Intercommunal.

 

serapias-à-languette -160516.jpgAutre lieu visité, le plateau de Nauquières, sur les hauteurs de Combes et de Decazeville. Son chemin en boucle recèle une flore intéressante. C’est un secteur minier que les HBCM ont reboisé avec l’ONF et l’ASGE il y a plus de 20 ans, mais qui a été mal entretenu. Comme la forêt de la Vaysse c’est un “ espace artificiel devenu naturel “ comme les désignait à la fin des années 1990 M. Schoeller de l’ONF.

Orchis à fleurs lâches - Nauquières -web.jpgUne grande partie de sa surface est malheureusement maintenant amputée par les travaux du futur parc photovoltaïque. La surface déboisée est d’ailleurs plus importante que prévue dans l’enquête publique. Une partie du déboisage a été réalisée sans autorisation. Cette autorisation des services de l’Etat est arrivée après le déboisage, sans aucune enquête publique supplémentaire.

Comment voulez-vous que les gens participent aux enquêtes publiques quand ils savent pertinemment qu’elles sont truffées d’erreurs et orientées dès le départ, qu’il est pratiquement impossible de changer le cours des choses et qu’elles sont de plus régulièrement bafouées par les promoteurs de projet avec la complicité des collectivités et des services de l’Etat ?

nauquières-191015.jpgEt je le dis d’autant plus avec amertume que j’étais favorable au projet initial du parc photovoltaïque, même si j’avais souhaité un financement participatif incluant les collectivités et les citoyens.

Là aussi, l’étude de CERA-Environnement n’avait pas répertorié d’orchidée. Pourtant, je peux témoigner qu’il y avait déjà sur ce site en 2010 des Sérapias à languette.

Sérapias à languette - Nauquières -web.jpgHeureusement, elles y sont toujours et plus nombreuses avec d’autres espèces d’orchidées en bordure du chemin. Mais elles semblent terriblement menacées par les travaux en cours.

Vous avez tout le long de cette note des photos de quelques fleurs présentes sur ce parc intercommunal. Je n’ai pas la prétention de faire des leçons de botanique à qui que ce soit. Mes connaissance sont plutôt sommaires dans ce domaine. Mais ce que je sais, c’est que nous avons un patrimoine paysager, floristique et faunistique à mettre en valeur. Plutôt que mettre des motos ou autres engins motorisés sur ce parc (et j’ai pu noter qu’il y en avait lundi dernier), peut-être pouvons-nous nous inspirer du travail de la Chaîne des Terrils à Loos-en Gohelle pour créer ici chez nous, sur le Parc Intercommunal, une association ou une structure qui ferait le même travail de valorisation, de formation et d’expertise sur notre patrimoine.

Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas refaire les mêmes erreurs que par le passé. La nature retrouvée n’est pas là pour assouvir les envies et les fantasmes de quelques personnes égoïstes et inconscientes des conséquences néfastes qu'ils génèrent pour l'avenir.

Vulnéraire -web.jpgComme je m’opposais il y a plus de dix à la montée impossible à la Martinie, je m’oppose maintenant à la venue de l’Aveyronnaise Classic à La Découverte, épreuve polluante et pétaradante ayant un impact négatif réel sur l’air, l’eau, le climat, la faune et la flore de notre département, produisant beaucoup de poussière et de bruit, posant des problèmes de sécurité des personnes (pilotes et public), et banalisant comme toutes les épreuves mécaniques de loisirs, la violence routière.

Ce genre d’épreuve ne vise qu’à faire la promotion de l’économie dite de la “ moto nature “ ou “ moto verte “, deux mots pourtant antinomiques.

Plusieurs fois sollicités par les organisateurs de cette épreuve, la Communauté de communes a toujours refusé avec raison de l’accueillir sur le Parc Intercommunal. Des passages de cette épreuve à Cransac en 2011 et 2013 ont généré des protestations. Je peux en témoigner. Il faut dire que faire une manifestation polluante et pétaradante dans la “ cité du bien-être “ du Bassin est pour le moins une provocation.

Silène fleur de coucou -web.jpgCette fois ci, sous la pression des élus de Decazeville, la Communauté de communes a cédé et a autorisé cette manifestation sur son terrain.

A l’époque, sûrement par naïveté, j’excusais et minorais un peu la responsabilité des organisateurs de la montée impossible. Ce n’est plus le cas. Les organisateurs locaux et départementaux de ce genre de manifestations sont pleinement responsables des conséquences futures qu'elles provoqueront sur notre santé et notre environnement. Tout comme les élus et les collectivités qui les soutiennent. A eux de choisir : continuer ou arrêter.

 

* Prédiagnostic d’étude d’impact sur les milieux naturels : Habitats, Flore, Avifaune et Faune terrestre de septembre 2010 réalisé par CERA-Environnement.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

1 - Vue sur le magnifique site de La Découverte le lundi 16 mai 2016 - C'est sur ce lieu que 500 motards et la cohorte d'accompagnants et de spectateurs devraient s'adonner à leurs activités polluantes en août prochain - jlc - Licence Créative Commons

2 - Tétards, mares temporaires à l'arrière du Musée de géologie - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

3 - Lotier des Alpes - Parc Intercommunal - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

4 - Orchis à fleur lâche à la Martine - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

5 - Planche tirée de l'étude CERA Environnement - 2010

6 - Sérapias à languette - Nauquières - 16/05/2016  - jlc - Licence Créative Commons

7 - Orchis à fleur lâche - Nauquières - 08/05/2016  - jlc - Licence Créative Commons

8 - Déboisement à Nauquières - Janvier 2016  - jlc - Licence Créative Commons

9 - Sérapias à languette - Nauquières - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

10 - Vulnéraire - Parc Intercommunal - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

11 - Silène fleur de coucou - La Martinie - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

05/05/2016

Le Puech de Salvageau, une promenade riche en biodiversité

station ionosphérique - panneau.jpgQuelques uns se souviennent peut-être encore de cet immense “radar“ situé sur les hauteurs de Saint-Santin-de-Maurs à une douzaine de kilomètres de Decazeville. Radar qui n’était en fait qu’une station ionosphérique mais qui alimentait l’imaginaire et les rumeurs dans toute la région, chacun y voyant le lieu des pires expérimentations ou celui d’espionnage du monde entier (ce qui n'était peut-être pas impossible !).

station ionosphérique saint-santin.jpgLe “radar“ n’existe plus, il a été enlevé il y a un peu plus d’une dizaine d’années.

Mais le Puech de Salvageau où il était situé m’a toujours attiré par son sol aride et pierreux, son paysage, sa végétation.

station ionosphérique sant-santin2.jpgIl est maintenant devenu avec divers autres sites aux alentours la zone Natura 2000 des vallées et coteaux thermophiles (qui aiment la chaleur) de la région de Maurs. 

Je suis donc parti de l’aire de loisirs et de camping car de Montmurat, où est installé un des panneaux expliquant ce site Nature 2 000. Un autre panneau explicatif est situé proche de l’entrée sur le site du Salvageau.

orchis bouffon.jpgEt là, c’est une nature magnifique qui s’offre à nous avec plusieurs espèces d’orchidées. Ma favorite est la Sérapias à languette, plus difficile à trouver.

Surtout ne pas cueillir les fleurs, faire très attention où l’on pose les pieds et respecter les clôtures mises en place pour favoriser la pâture de bovins à certaines périodes.

 

serapias à languette.jpgJe ne suis pas un professionnel de la botanique. Mais une application pour mobile est très intéressante pour un novice comme moi afin de reconnaître une fleur. Elle a aussi un rôle pédagogique. Il s’agit de Pl@ntNet.

Pl@ntnet est une application de collecte, d’annotation et de recherche d’images pour l’identification de plus de 800 espèces de plantes sauvages, de la flore française métropolitaine. C’est le fruit d’une collaboration de trois ans entre l'INRIA, l’Inra, le Cirad et l’IRD (agronomie tropicale), l’Inria (Informatique et sciences du numérique) et le réseau de botanistes amateurs Tela Botanica.

Serapias à languette - Observation Pl@ntNet.jpgL’application disponible sur Apple store et sur Android ne met que quelques secondes pour fournir le nom vernaculaire et le nom scientifique.

Elle intègre un système d’identification automatique de plantes à partir de photos par comparaison avec les images d’une base de données botaniques. Les résultats permettent de trouver facilement le nom botanique de la plante, si celle-ci est suffisamment illustrée dans la base de référence.

Montmurat-fête de la nature -cpie-210516.jpgA l’occasion de la Fête de la Nature, le CPIE de Haute Auvergne organise une sortie sur ce site Natura 2000 le samedi 21 mai 2016. Le rendez-vous est fixé à Montmurat, place de la mairie. C’est gratuit et vous passerez un superbe après-midi si le beau temps est en plus de la partie.

 

affiche web.PNGCe même jour et à la suite de la promenade botanique, vous pourrez vous rendre juste à côté à Maurs aux premières CircoFolies organisées par l'Association "La Mazarotte et Cie".

Vous pourrez vous restaurer et assister à divers spectacles dont un feu d'artifice et participer à divers ateliers.

 

Photos : jlc (Licence Créative Commons) sauf affiches pour sortie botanique à Montmurat et CircoFolies à Maurs.

25/04/2016

La mairie de Decazeville veut "évangéliser avec le théâtre"

affiche_lumiere_4.pdfy2016.jpgAprès le comité des fêtes laissé à certains sympathisants du FN la semaine dernière, la mairie de Decazeville a accueilli en grande pompe dans la salle des mariages de la mairie une troupe de théâtre dont le but est d’“évangéliser avec le théâtre“.

Nous ne sommes pas dogmatiques ! Tel était le crédo de la nouvelle municipalité de Decazeville durant la campagne électorale. Malheureusement, les faits montrent le contraire.

Certes, nous avons réussi à éviter à ce que la commune de Decazeville et la Communauté de communes Decazeville-Aubin financent ce “spectacle“, mais le fait que la mairie le soutienne ostensiblement est très grave. 

Le Bolero - Evangéliser avec le théâtre.jpgC’est sûrement ça le “souffle nouveau“ que nous promettait M. le Maire et sa liste : faire du prosélytisme politique et religieux alors que le moment devrait être à l’apaisement, à la solidarité et à éviter les replis identitaires.

 

Voici ci-dessous, le texte que j’ai lu sur ce sujet lors du conseil municipal du 14 avril dernier. 

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“ Lors de la commission Culture du 18 février dernier à la Communauté de communes, nous avons été saisis d’une demande de subvention pour le spectacle d’une compagnie extérieure au Bassin : la compagnie Le Boléro

Ce spectacle n’est en fait qu’un prétexte pour faire du prosélytisme religieux.

Les principaux responsables de cette troupe ne s’en cache d’ailleurs pas, notamment sur leur site internet, puisqu’y figure un article intitulé « évangéliser avec le théâtre ».

L’affiche et le flyer de ce spectacle ne sont d’ailleurs pas équivoques tant par le texte que par les images.

La méthode me semble de plus pernicieuse et racoleuse puisqu’elle consiste à utiliser notre patrimoine et notre histoire locale pour arriver à leurs fins.

La commission Culture de la Communauté de communes a décidé pratiquement à l’unanimité de ne pas répondre favorablement à cette demande de subvention.

Néanmoins, le logo de la Communauté de communes figure toujours sur les documents de ce spectacle sur le site internet de la compagnie Le Bolero.

De même que le logo de la commune de Decazeville.

Nous n’avons jusqu‘à maintenant pas décidé dans ce conseil de subvention pour ce spectacle et cette troupe.

Il me semblerait difficile d’y répondre favorablement pour deux raisons principales :

  • Alors que les subventions communales aux associations culturelles locales sont en baisse depuis deux ans, comment pourrait-on subventionner un spectacle d’une compagnie extérieure ?
  • Une collectivité n’a pas à participer à la création et/ou à la diffusion d’une œuvre faisant du prosélytisme religieux, pour quelque religion que ce soit, surtout à la période que nous sommes en train de vivre.

Nous souhaiterions donc savoir, Monsieur le Maire, où en est cette demande de subvention au niveau communal ?

La subvention figure-t-elle dans ce budget à un poste caché ?

Nous souhaiterions bien sûr que la commune y réponde défavorablement et que vous utilisiez vos pouvoirs afin de faire retirer les logos de la commune des affiches, flyers et site internet de la Compagnie Le Boléro. “

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Le maire a répondu par la négative concernant la subvention municipale.

C'est sûrement du au véto quasi unanime de la Commission Culture de la Communauté de communes en février dernier.

Je précise que malheureusement, les logos de la commune de Decazeville et de la Communauté de communes figurent toujours sur les affiches distribuées en ville et sur le site internet de la Compagnie Le Boléro. 

07/04/2016

La ruralité sur CFM Radio

TO160329-300x169.jpgJ’étais invité pour Europe Écologie - Les Verts le 29 mars dernier à l’émission « Table ovale sans Ellipse » animée par Claude de Vesins sur CFM Radio à Villefranche.

Je n’étais bien sûr pas seul. Jean-Sébastien Orcibal, pour le Parti Radical de Gauche et Bernard Morre, pour l’Union des Démocrates et Indépendants étaient les autres intervenants.

Le thème de cette émission politique proposé par Claude de Vesins était :

Quelles sont les opportunités que notre ruralité, qui dispose désormais d’un ministre issu de la région (aménagement du territoire, ruralité et collectivités territoriales), doit absolument saisir pour résoudre ou atténuer les problèmes qu’elle connait en agriculture, scolarité et dessertes aérienne et ferroviaire ?

Nous avons donc parlé agriculture, circuits courts, artificialisation des terres agricoles, commerces des centres villes, TGV, TER, aéroport, internet haut-débit, services publics…

On peut écouter et télécharger cette émission en cliquant ICI

16/02/2016

Zone humide de La Découverte - La suite

canards1.jpgEn attendant les premières pontes de crapauds calamites et pélodytes ponctués, les mares de la zone humide de La Découverte accueillent actuellement des canards qui ont trouvé sur cet espace un lieu propice à leurs ébats.

Il faut noter que, grâce aux fortes pluies de ces derniers jours, les mares ont atteint une surface importante et un niveau d’eau élevé. Espérons que ce niveau d’eau se maintiendra pour permettre aux têtards de se développer et aux futurs crapauds de grandir et à toute une biodiversité de vivre.

mares-la-decouverte.jpgEspérons aussi que tout le monde comprendra l’utilité de cette zone humide sur cet espace artificiel devenu naturel, notamment comme amortisseur des effets du réchauffement climatique, et l’obligation que nous avons de la protéger et même de la mettre en valeur.

Les zones humides en milieu urbanisé font l’objet d’un intérêt de la part du Ministère de l‘Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. De nombreuses collectivités ont mis en place des plans de protection et de mise en valeur de leurs zones humides urbaines. Il me semblerait important que cette zone, et plus généralement la zone de La Découverte, s’inscrive dans un projet de ce type. La balle est dans le camp des décideurs. Mais les projets dévoilés ces derniers jours par les élus decazevillois pour cet espace ne m’incitent pas à l’optimisme...

Photos : jlc - Licence Créative-Commons© - Cliquez sur les photos pour les agrandir

12/02/2016

Que va devenir le musée de géologie Pierre-Vetter

fermeture musée vetter.jpgComment ne pas être inquiet de l’annonce par la municipalité de la fermeture “pour inventaire“ du musée de géologie Pierre-Vetter.

La porte est d’ailleurs restée close cette semaine.

La soudaineté de cette décision alors qu'une exposition était en cours d'organisation et que des visites de groupes scolaires étaient prévues laisse perplexe.

Est-ce une fois de plus la façon d'exprimer que la culture coûte trop cher et que les habitants et scolaires du Bassin ainsi que les touristes de passage n'ont pas besoin de ce musée ?

expo climat.jpgSitué en bordure de l’ancienne exploitation minière de La Découverte, il fait partie intégrante de l’histoire et du patrimoine de notre ville. Les spécialistes de la géologie en France et au delà reconnaissent la qualité de ce musée.

Grâce à son conservateur qui a su mettre en valeur les riches collections qu’il abritait en les améliorant ainsi qu’aux moyens financiers accordés jusqu’à maintenant pour fonctionner, ce musée retrouvait une fréquentation plus qu’honorable.

expo requins.jpgLe choix de la vulgarisation de la culture scientifique et de la sensibilisation à l’environnement commençait à porter ses fruits. Les expositions temporaires, les conférences et les animations de haute qualité organisées par ce musée attiraient un public de plus en plus nombreux et de plus en plus jeune venant de tout l’Aveyron et au delà d’année en année.

Pourquoi donc la municipalité actuelle choisit-elle de casser cette dynamique ?

musée vetter - animation.jpgIl est au contraire important de poursuivre les efforts en faveur de ce musée, efforts qui devront être maintenus et accentués en synergie avec les autres musées lorsque la communauté de communes prendra les compétences de la culture et du tourisme le 1er janvier 2017.

Photos : jlc ©creative commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

31/01/2016

Protégeons la zone humide de la Découverte

zone-humide-decouverte.jpgC’est mardi 2 février que se déroulera la Journée mondiale des zones humides. Des animations sont prévues partout pour sensibiliser sur ces zones indispensables à la survie de nombreuses espèces et donc à notre survie. Le thème de cette année est : Des zones humides pour notre avenir : Modes de vie durables.

Nous avons pratiquement en centre ville de Decazeville une zone humide. Elle se situe sur l’arrière du parking du Musée géologique. Elle n’est malheureusement pas protégée comme il le faudrait et des véhicules motorisés n’hésitent pas parfois à s'y aventurer : motos, voiture, camping-car…, tout comme des chevaux ou des chiens non tenus en laisse.

grenouille rousse.jpgPourtant, de nombreuses espèces y trouvent refuge. Le CPIE et la LPO avaient identifiés les parcelles concernées par la ponte de crapauds calamite et pélodyte ponctué et j’avais moi-même pu photographier une grenouille rousse. Les pontes sont visibles dès mars. Ces espèces sont bien sûr protégées et il est interdit de les détruire. Le CPIE avait noté que les petites mares (ou réservoirs) peuvent former un réseau depuis le bois situé à l’est. La présence de crapaud calamite peut aussi venir d’un dépôt de sable lié à des travaux. On peut donc se trouver en extrême limite d’un habitat beaucoup plus étendu que ce qu’il semble.

pontes.jpgIl faudrait donc tout faire pour mieux connaître et préserver cet espace, notamment son alimentation en eau et éviter toute pollution venant du parking ou d'ailleurs.

Et enfin, il faudrait mettre en valeur cette richesse avec un projet d’aménagement pour protéger ce site et le mettre en valeur. D’abord pour les Decazevillois, notamment les scolaires, mais aussi pour les habitants du Bassin et pour les personnes de passage sur ce site. Cela ne demanderai pas beaucoup d'argent et ça constituerait un complément d'intérêt au Musée géologique proche et à la Découverte dans son ensemble.

Photos : jlc - licence creative commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

09/01/2016

René Apallec casse la gueule des généraux de 14-18

strada-dkz.jpgC’était hier soir le vernissage de l’exposition des œuvres du collagiste René Apallec à la galerie du cinéma La Strada à Decazeville. Il y a maintenant quelques mois que j’entends parler de cette exposition qui tourne un peu partout en France et à l’étranger et qui a notamment été présentée à Rodez à l’atelier JJV en septembre 2014. Le magazine FritureMag en a aussi beaucoup parlé.

 

René Apallec serait né à la toute fin du XIXème siècle et aurait connu en tant qu’infirmier les horreurs de la première guerre mondiale. Rentré chez lui, très marqué par ces visions d’horreur, il ne dort plus et reste cloîtré chez ses parents.

appelec-planche.jpgLors d’un excès de folie provoqué par la boisson, il se met à découper, déchirer toute sa collection d’archives fanatiques et guerrières. Les photos s’entremêlant l’interpellent. Quelques coups de scalpel et le visage d’un général décoré se disloque, devenant méconnaissable et ridiculisé. Il tient sa revanche. Chirurgien-plasticien sur papier, il se fera casseur de gueule des artisans en chef de la boucherie de 14-18.

En 1922 il part pour Toulouse ou il restera jusqu’en 1934. Il aura un période artistique très prolifique où il créé des œuvres dénonçant la guerre et les puissants qui la commandent.

Il a réalisé une grande partie de son œuvre dans le secret et refusait d’exposer ses collages et tout particulièrement la série « Gueules cassées », la considérant lui même politiquement incorrecte.

Les œuvres de René Apallec ont été découvertes par hasard en 2007 dans un grenier du centre de Toulouse.

 

René Apallec hante Hervé Laplace

Affiche San-Francisco.jpgEn fait, René Apallec n’a jamais existé.

C’est l’artiste toulousain Hervé Laplace, présent hier soir à Decazeville, qui a créé de toute pièce un personnage fictif avec toute son histoire, ses fantômes, ses souffrances.

Lorsqu’il travaille sur ses compositions et qu’il les présente, Hervé Laplace est de tout son corps et de toute son âme René Apallec, ce soldat de la Grande Guerre qui a traversé des horreurs.

facesofconflict.jpgLes œuvres de René Apallec ont été exposées depuis 2012 dans toute la France, mais aussi à San-Francisco (2013 et 2014) et au Royal Albert Mémorial Muséum (RAMM) de Londres en 2015 pour une exposition collective où figurait notamment des œuvres d’Otto Dix.

Hervé Laplace / René Apallec était sur France 3 en septembre 2014 pour présenter l’exposition de Rodez : « Le fait de « casser la gueule » aux généraux, c’est un hommage que je rends à tous ces inconnus qui sont rentrés chez eux défigurés… C’est surtout une démarche pour dénoncer ces généraux qui ont envoyé tous ces êtres humains à la boucherie… »

La création du personnage de René Apallec a permis à Hervé Laplace de mieux faire connaître son travail sur les « gueules cassées » : « Je me retrouve sur des sites spécialisés sur la Grande Guerre, à côté d’Otto Dix… » dit-il à La Dépêche du Midi du 17 septembre 2014.

creation.jpgIl faut aussi apprécier toute la minutie du travail de René Appalec. Minutie qui n’est parfois pas visible à l’œil nu. C’est avec une loupe (fournie par les organisateurs) que l’on voit alors toute la dextérité et tout la minutie qu’il a fallu pour réaliser ces œuvres.

Les « gueules cassées » ont hanté et inspiré de nombreux artistes. On pense bien sûr à Otto Dix qui a vécu les années de la Grande Guerre sur différents fronts du côté allemand. Des œuvres tourmentées comme “Les Joueurs de Skat“ ou “Les Rues de Prague“ et bien d’autres ont été déclarées “dégénérées“ par les nazis dès 1933. Certaines ont été brûlées et Otto Dix a connu l’emprisonnement. Il ne fallait surtout pas décourager les ardeurs bellicistes de l’Allemagne à cette époque.

 

Le Général aveyronnais Edouard de Curières de Castelnau, le capucin botté

Général de Castelnau -2photos.jpgOn peut comprendre le désir de René Apallec de se venger du Général de Castelnau en lui réservant un portrait.

Ce Saint-Cyrien natif de Saint-Affrique dans l’Aveyron a été un de ces généraux de la Grande Guerre qui a envoyé au casse-pipe des centaines de milliers de soldats. Une statue équestre le représentant trône au jardin public de cette ville depuis 1957

Sa ferveur religieuse lui valut son surnom de “capucin botté“. Son positionnement politique était très à droite, patriote voire nationaliste. Il a débuté une carrière politique après la Grande Guerre comme député de l’Aveyron (1919 à 1924, non réélu) siégeant avec la droite catholique et comme conseiller général de l’Aveyron sur le canton de Saint-Rome-du-Tarn de 1919 à 1928. Il fut un fervent défenseur de l’école privée avec des discours enflammés lors des manifestations contre l’école unique en 1925.

Soutien de Franco, il s’est montré très critique à l’égard de Pétain qu’il avait pourtant eu un moment sous ses ordres durant la Grande Guerre. Sans doute un éclair de lucidité avant de décéder le 19 mars 1944.

Comme chef de guerre, Edouard de Castelnau était un adepte de l’attaque à outrance avec son fameux ordre “En avant, partout, à fond“. Respectant cette stratégie, les premiers mois de guerre sont terribles pour l’armée française : près de 850 000 hommes tués, blessés ou disparus. 700 000 pour l’armée allemande. En 1915, la 2ème armée du général de Castelnau prend part à l’offensive en Artois qui sera très coûteuse en vies humaines. L’opinion publique est révoltée et Castelnau doit partir. Il revient sur le front de l’est en 1916 pour réarmer la région de Verdun et organiser sa défense. Face au carnage de la bataille de Verdun mais aussi à l’échec meurtrier de l’offensive de la Somme, Castelnau fait parti des généraux en disgrâce et est placé en non-activité.

Une quarantaine d’œuvres de René Apallec est visible à la galerie du cinéma La Strada à Decazeville du 8 au 31 janvier 2015. Pour moitié, il s’agit de “gueules cassées“.

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) : 1 - jlc

Toutes les autres photos sont issues du site internet ou de la page Facebook de René Apallec, d'affiches d'expositions, d'une capture d'écran de France 3 et d'images issues de l'Illustration.

31/12/2015

Pacitel ferme, le problème reste

PACITEL-FERMETURE.jpgPacitel était un service sensé lutter contre les appels téléphoniques commerciaux non désirés. A partir du 1er janvier, les services de Pacitel seront fermés.

Le motif ? La prospection téléphonique est maintenant encadré par la Loi Consommation n°2014-344 du 17 mars 2014 et complétée par son décret d’application du 21 mai 2015.

On ne dira jamais assez l’inefficacité de Pacitel dont les signataires de la charte n’étaient autres que les grandes organisations et fédérations de vente à distance autrement dit, le lobby des centres d’appels. Tout comme sera inefficace le nouveau service qui sera proposé en remplacement, pas avant l’été prochain.

Malheureusement, le lobby des centres d’appels et de la publicité par courrier non adressé est puissant au Parlement tant à droite qu’à gauche. Au nom de la sacro sainte croissance dont on voit un peu plus tous les jours les désastres qu’elle occasionne sur les hommes et l’environnement.

Mais on va me dire que des dizaines de milliers d’emplois de téléprospecteurs sont en jeu. Mais faut-il maintenir des emplois pour arnaquer tous les jours des centaines de personnes ? Les journaux de consommateurs sont remplis de témoignages de personnes qui se sont embarqués dans des projets onéreux de travaux sur leur maison à cause d’un appel téléphonique alléchant qui venait d’une entreprise honnête ou carrément d’escrocs.

La solution ? Inverser la demande. Que les personnes désireuses d’être prospectées s’inscrivent sur une liste. Et que l’on interdise toute prospection téléphonique vers les autres numéros.

Tout comme il faudrait instaurer une loi pour l’interdiction de courriers non désirés dans nos boites à lettre qui serait beaucoup plus efficace pour l’environnement que le Stop-Pub. Seuls ceux qui désireraient avoir des publicités en recevraient en s’inscrivant préalablement sur une liste et paieraient donc en conséquence une taxe sur l’enlèvement et le traitement des ordures ménagères majorée. De quoi baisser fortement la taxe de ceux qui ne souhaitent pas de publicités.

18/12/2015

Dernier conseil municipal de 2015

C’était donc hier soir le dernier conseil municipal de l’année avec une vingtaine de points. Beaucoup ont été votés à l’unanimité. Je vais donc revenir sur les points où je suis particulièrement intervenu.

 

Prix de vente de l’eau aux communes voisines :

usinedupuech.jpgJe suis donc intervenu sur le prix de vente de l’eau aux communes voisines. Alors qu’au dernier conseil municipal la municipalité avait décidé sans notre accord d’augmenter fortement le prix de l’eau aux Decazevillois, notamment avec l’augmentation de l’abonnement de 18%, il était proposé de ne pas augmenter hier soir l'eau vendue aux communes voisines soit 0,71€ pour Firmi et 0,61€ pour le SAEP d’Aubin.

J’ai juste dit que l’augmentation de 1ct d’euro de ce prix de l’eau qui peut se justifier par des dépenses concernant le pompage et le traitement en légère augmentation (coût des produits, énergie…) n’handicaperait les communes voisines et permettrait la recette de 6 160 euros supplémentaires à notre commune.

Monsieur le Maire est revenu sur l’augmentation du prix de vente de l’eau potable à Decazeville votée au dernier conseil municipal, qu’il justifiait par l’harmonisation des tarifs sur tout notre futur territoire. Et il a énuméré une série de communes (dont beaucoup hors future communauté de communes) où le prix de l’abonnement au service de l’eau est supérieur à celui de Decazeville. C’est sûrement vrai, mais ce qui est important, c’est le prix final du mètre cube payé par l’abonné (abonnement + consommation). Et je maintiens que le prix de l’eau à Decazeville était avant l’augmentation à peu près égal (à 5 cts près) à celui des abonnés du Syndicat Nord Decazeville. Je suis bien placé pour le dire car j’ai une facture d’eau sur le syndicat Nord Decazeville. Après l’augmentation, le prix du mètre cube d’eau à Decazeville est 2 centimes plus élevé.

Ceci dit, si chacun court après l’autre pour augmenter les prix, où cela va-t-il s’arrêter ? Il faut justifier ces augmentations. Et l’harmonisation du tarif ne constitue pas pour le moment à mes yeux une justification. Il faut payer l’eau au vrai coût de revient.

 

Comparaison pour une facture type de 120 m3 :

2015 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 32,50 €

Consommation 120 m3 X 1,58 € = 189,60 €

Total pour 120 m3 : 32,50 € + 189,60 € = 222,10 €

Soit pour 1 m3 : 222,10 / 120 = 1,921 € HT soit 1,953 € TTC

 

2016 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 38,52 €

Consommation 120 m3 X 1,60 € = 192 €

Total pour 120 m3 : 38,52 € + 192,00 € = 230,52 €

Soit pour 1 m3 : 230,52 / 120 = 1,921 € HT soit 2,026 € TTC

 

Prix pour le Syndicat Intercommunal Nord Decazeville en 2015 :

Gestion par Suez Environnement - Lyonnaise des eaux

Dessert les communes de la CCVL

Abonnement particulier : 45,515 € HT

Prix du m3 : 1,5216 € HT

Prix consommation pour 120 m3 : 120 X 1,5216 € = 182,592 €

Total pour 120 m3 : 45,515 € + 182,592 € = 228,107 €

Soit pour 1 m3 : 228,107 / 120 = 1,900 € HT soit 2,005 € TTC 

Je rappelle que cette augmentation représentera environ 8,25€ annuellement par abonné de Decazeville.

 

permiscitoyen.jpgPermis citoyen :  

Il nous était proposé hier soir de décider d’une aide à la mobilité par l’acquisition du permis de conduire pour cinq jeunes de la ville. C’est la commission jeunesse de la commune (où siègent des élus) et différents partenaires, dont les auto écoles de la ville, qui décideront du choix de ces jeunes. Il sera demandé en contrepartie un travail de 35 heures en faveur de la collectivité dont 5 heures consacrés à l’éducation auprès des écoles primaires.

Voici mon intervention in extenso sur ce point :

Le problème de la mobilité des jeunes sur notre commune et plus particulièrement leur accès à l’emploi est un problème important. Les entreprises de formation, les organismes d’Etat et les associations d’insertion par l’activité économique présents sur notre territoire témoignent tous d’une nette amélioration de l’accessibilité à l’emploi et à la formation depuis la mise en place du TUB. Nos collectivités locales, notamment la Communauté de communes Decazeville-Aubin qui a la compétence des transports et de la mobilité, doivent donc poursuivre sur cette voie en améliorant encore notre service de transports collectif et en facilitant le développement et l’intermodalité de tous les modes de mobilité (TUB, bus départementaux, bus TER, rail, covoiturage, autopartage…). Elle doivent aussi créer des aménagements cyclables, notamment pour que les jeunes qui se déplacent de plus en plus nombreux à vélo autant par nécessité que par choix, le fasse en toute sécurité.

Ces propositions ont de plus l’avantage de convenir à toute la population, tous les âges et toutes catégories sociales.

Pour en revenir à votre proposition :

Je ne suis bien sûr pas opposé au principe d’aider quelques jeunes qui n’ont pas les moyens financiers d’obtenir le permis de conduire indispensable pour leur accès à l’emploi.

Mais le choix arbitraire difficile des cinq bénéficiaires où les élus sont impliqués, la “contrepartie“ qui ne me semble pas souhaitable tant dans son principe même que dans l’application que vous proposez m’incitent à m’abstenir de voter votre proposition.

Votre projet mérite toutefois de voir le jour. Pour être pleinement efficace, il doit me semble-t-il être abordé différemment.

En Aveyron, des associations facilitent la mobilité autonome et durable des jeunes en leur louant des moyens de transport (vélos, scooters, voitures), en les formant au permis de conduire à travers une auto-école solidaire et même à acheter et entretenir un véhicule. Je pense à Chorus à Decazeville, mais aussi en Aveyron à Mobil’Emploi sur le Pays Ruthénois soutenu par l’incubateur régional de l’économie sociale et solidaire Catalis, Aveyron Solidaire… La plupart de ces associations souhaiteraient d’ailleurs travailler avec les Communautés de communes, plus à même d’aborder ces problématiques.

Il me semble souhaitable que la Communauté de communes qui a la compétence de la mobilité sur notre territoire pilote ce projet et trouve avec des associations locales (2KZ, Chorus…) et départementales des solutions pour y répondre.

Cette solution aurait le mérite d’éviter en grande partie les écueils qui me semblent problématiques dans votre proposition et aurait aussi l’avantage d’être étendue aux cinq communes urbaines du Bassin.

 

C’est la proposition de départ de la majorité qui a été retenue pour le vote et je me suis donc abstenu.

 

Rapport annuel sur le prix et la qualité de service public de l’eau potable 2014 :

Ce rapport avait été reporté une première fois car il comportait des erreurs.

Pas grand chose à dire si ce n’est que j’aurai souhaité un rapport plus étoffé, avec comme les autres années, un descriptif détaillé des travaux sur le réseau de distribution (conduites et compteurs) ainsi que sur la station de pompage de Bouquiès et l’usine du Puech.

Le rendement de notre réseau a baissé en 2014. Il est vrai que nous avons remplacé cette année là que 250 mètres de conduite et le nombre de compteurs remplacés n’est malheureusement pas indiqué.

Concernant la qualité de l’eau, il est à noter que sur les 28 prélèvements effectués, aucun n’est non conforme et que les mesures sur l’aluminium sont elles aussi conformes. C’était un point sur lequel je m’étais inquiété auparavant.

 

Dérogation temporaire pour ouverture des magasins le dimanche :

plateau-superieur2.jpgCette dérogation était jusqu’à présent de cinq dimanche par an. Mais avec la Loi Macron du 6 août 2015 “pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques“ (sic) le nombre de dimanche peut passer à douze. La décision est bien sûr du seul choix des élus. Et j’ai été le seul à voter contre.

Cette dérogation va bien sûr une fois de plus favoriser la grande distribution aux dépens des petits commerces.

Les salariés qui travailleront le dimanche n’ont réellement pas le choix. Si les salaires dans la grande distribution étaient plus élevés, peu choisiraient de travailler le dimanche.

Le dimanche, c’est fait pour rester avec sa famille ou ses amis, pour aller au cinéma ou au musée, pour se promener, faire du sport… ou tout simplement, ne rien faire.

Cela n’aura aucun effet sur l’emploi local si ce n’est de supprimer encore plus d’emplois dans le petit commerce et de vider un peu plus notre centre ville de ses commerces.

Le but de nos gouvernants est bien sûr de liquider insidieusement le code du travail à court ou moyen terme, notamment ce qui a trait au repos dominical, et rendre ainsi les salariés corvéables 7 jours sur 7.

La grande distribution pourra donc ouvrir onze dimanche en 2016 à Decazeville. Mais la décision a été faite sans moi.

Se lever le dimanche pour tenir la caisse du supermarché.jpgLors du débat, je me suis vu reprocher de faire de la politique. Un comble ! Bien sûr, et je le revendique, le conseil municipal est le lieu pour faire de la politique, pour s’occuper de la vie de la cité. Nos décisions sont éminemment politiques. Et si nous avions décidé de maintenir à cinq dimanche l’ouverture des commerces, nous aurions pu le faire. Mais la majorité a choisi de favoriser la grande distribution. Pour des élus qui ont fait de la défense du petit commerce une action forte, c’est mal parti.

pierremauroy-decazeville-chomage.jpgPuisqu’on en est à parler de la défense des salariés, j’en profite pour reproduire ici une partie du discours prononcé le 11 octobre 1981 par Pierre Mauroy alors Premier Ministre lors de sa venue à Decazeville (cliquez sur la photo pour agrandir).

Cette partie de son discours concerne la réduction du temps de travail et même, vous lisez bien, le partage du travail pour que chacun puisse avoir un emploi. Mais ça, c’était en 1981, à l’époque où les socialistes étaient encore de gauche.

On est loin des lois Macron et de ces hommes politiques qui depuis trente ans organisent ni plus ni moins la rareté des emplois pour le plus grand bénéfice des patrons et rentiers de notre pays.

 

Mise en vente de terrains aux Bonnières :

Nous avons décidé hier soir la mise en vente de trois terrains propriété de la commune aux Bonnières.

bonnières-lots.jpgFin 2013, alors que je terminai mon mandat d’adjoint à l’urbanisme et devant le manque de terrains constructibles sur la commune, j’avais regardé avec les services d’urbanisme de la ville si il n’y avait pas des terrains disponibles pour la construction sur le nord de Decazeville. Et j’ai découvert ces “dents creuses“ sur le lotissement des Bonnières ainsi que quelques autres terrains autour. Nous avons donc fait un inventaire de ces terrains en prévoyant de mener une enquête sur le pourquoi de leur disponibilité et avec la ferme intention de les mettre en vente.

Certains se sont montrés inconstructibles car touchés par le PPRM ou le PPRN tandis que d’autres étaient difficilement constructibles (déclivité, superficie …).

 

bonnieres-terrainavendre.jpgJ’avais clairement identifiés deux des trois terrains mis en vente hier soir.

Le troisième d’une superficie de 268 M2 rue Théodore Richard me semble difficile à la vente pour la construction, d’autant plus qu’il est situé sous une ligne à haute tension.

J’ai bien sûr été favorable à ces mises en ventes.

 

Le conseil municipal s’est terminé par le bilan d’activité de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin et sur le Schéma de mutualisation des services de la communauté de communes et des communes membres que j’aborderai peut-être dans une prochaine note.

L'article de La Dépêche du Midi sur ce conseil municipal : 

Les commerces pourront ouvrir 11 dimanche en 2016

L'article de Centre-Presse Aveyron :

Decazeville lance le permis citoyen

 

Photos : 1, 2, 3 et 6 : jlc ; 4 : bulletin municipal de Decazeville ; 5 : plan ville de Decazeville - Cliquez sur les photos pour les agrandir.