11/08/2014

Où est passé le pôle de baignade et de loisirs à la Découverte ?

la decouverte.jpgLa communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin avait confié début janvier 2013 au Cabinet Alliances, secondé par E2S et A3 Paysage, le soin de réaliser une étude pour l’aménagement d’un Pôle de Loisirs à la Découverte et Pôle Vélo à Cérons.

La phase 1 de cette étude « Evaluation de l’opportunité et définition des concepts » a été rendu en mai 2013 à la commission chargée de suivre ce dossier que j’animais alors.

La phase 2 «  Proposition de scénarii d’aménagement et d’exploitation » a été rendue en août 2013 à cette même commission

Le Bureau de la communauté de communes avait fait le choix de présenter la phase 3 comportant la réalisation des esquisses de ces aménagements, après les élections municipales afin de ne pas « perturber » ces élections.

Je ne vois d’ailleurs pas ce qui aurait perturbé cette élection.

Plus de quatre mois après ces élections, on est en droit de se demander où en est maintenant ce dossier important pour la communauté de communes et la ville de Decazeville ?

Je pense que le Cabinet Alliance a du rendre la dernière partie de son étude avant les élections mais que l’on temporise à la communauté de communes. On va sûrement nous dire que les nouveaux élus doivent s’emparer de ce dossier au même titre que beaucoup d’autres dossiers importants. Certes, on peut comprendre, mais on a surtout bien compris (et je l’avais bien compris avant) que ce n’est pas une priorité pour tous. La volonté de certains élus de faire du lac de la Découverte un lac de pêche (alors que le poisson ne serait pas mangeable) afin de mettre un terme au projet de baignade et de loisirs est sûrement toujours bien vivace, surtout après l’élimination de certains élus favorables au projet de baignade et de loisirs notamment à Decazeville.

Le Bassin va-t-il une nouvelle fois laisser passer une opportunité en matière de tourisme et de loisirs, mais aussi de développement économique local et social ?

 

livinhac.jpgA juste raison, d’autres n’ont pas les mêmes états d’âmes et ont compris les avantages à tirer de tels aménagements.

Malgré cet été pourri, la base de loisirs de Livinhac connaît depuis trois saisons touristiques un succès grandissant avec beaucoup d’activités tant dans et sur l’eau que sur terre : baignade surveillée, location de pédalos, de bateau électrique, de vélos, stand-up paddle… tout cela à côté d’un camping, d’un boulodrome, d’une aire de jeux pour enfant et d’une aire pique-nique.

Rappelons que Livinhac avait présenté son projet de baignade à l’ARS en même temps que la communauté de commune Decazeville-Aubin pour le lac de la Découverte en 2011.

 

Vergnes2.JPGJ’étais la semaine passée au lac de Pareloup pour visiter notamment la nouvelle plage des Vergnes à Salles-Curan. Voilà une réalisation simple mais agréable et fonctionnelle avec une baignade surveillée et des aménagements de loisirs sur un vaste espace : une plage de sable fin et une pelouse, des tables abritées pour lire ou pique-niquer, un terrain de beach-volley, un terrain de pétanque, des jeux pour enfants… et bien sûr un poste de secours, des sanitaires, une douche…

Le financement a été réalisé dans le cadre des Pôles d’excellence rurale : 20% de l’Etat, 15% du Conseil Général, 15% du Conseil régional, EDF pour 16% et le restant (36%) par la communauté de communes de Curan-Lévezou, pour un coût global de 500 000 euros.

Alors certes le lac de Pareloup, qui a de nombreuses zones de baignades surveillées, n’est pas le lac de la Decouverte. Mais une baignade libre et surveillée sur le Bassin urbain (17 000 habitant + touristes l’été) ne serait pas du luxe et ne viendrait pas en concurrence des piscines existantes mais vieillissantes.

Mais nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion concernant la politique de baignade et de loisirs sur notre territoire englobant les baignades libres et surveillées et les piscines. 

camping-cars.JPGSalles-Curan va également engager une rénovation complète de son aire de camping-cars que j’ai aussi visité. Nous devons également engager rapidement une réflexion sur un tel projet pour aboutir à la création d’une aire à la Découverte, sur les deux plateaux disponibles route de Lacaze par exemple. De nombreux camping-cars s’arrêtent à Decazeville sans savoir où faire étape. Il y a là une opportunité à ne pas manquer pour faire connaître notre ville et faire travailler les commerces.

07/08/2014

Il y a trente ans, la capitale aveyronnaise du rock était Livinhac

Rock in Livinhac -nb- ML-261085.jpgCes journées de mauvais temps incitent à faire un peu de rangement. Ça a été l’occasion de retrouver il y a quelques jours mes archives des concerts rock organisés à Livinhac avec le FoLiJeu dans les années 80.

C’est avec émotion que je m’y replonge chaque fois. Que de bons souvenirs et quel enthousiasme à cette époque pour que tout se passe pour le mieux, tant pour les musiciens que pour le public.

Et quels concerts ! Beaucoup de groupes bordelais de la bonne époque qui annonçaient déjà Noir Désir tels que Strychnine, Stilettos, Stalag, Gamine, Kid Pharaon

Du rythm’n blues avec les Stunners et Récup-verre en première partie (avec Eric Lareine), du punk-rock avec les Coronados et les anglais de Sting-Rays, du rock de Fumel avec les Ablettes et des tas de groupes toulousains et du coin.

nomads2.jpgEt l’écurie Closer avec la tournée des Nomads qui venaient de Suède et les rouennais de Fixed-up.

Et les grands groupes avec d’abord en juin 83, les Barracudas avec Chris Wilson. Ils étaient encore le 6 avril dernier à Toulouse

1985 a vu défiler les Calamités, les innoubliables Dogs et Paul Collins’Beat

paul-collins-beat.jpg 

 

 

 

 

 

Paul Collins's Beat at Livinhac (audio) :  allways got you on my mind    

 

En 1986, ce sont deux groupes suédois qui sont venus à Livinhac : les Sinners et les Shoutless, mais aussi les fabuleux Pretty Things avec Phil May et Dick Taylor (premier bassiste des Rolling-Stones ! ). Une vidéo de Daniel Dupont immortalise ce grand moment.


Et en 1987, un grand moment de l’histoire du rock avec Kid Pharaon et les groupes américains : les Lyres et les Fleshtones. Concert mémorable que Peter Zaremba compare à Dien Bien Phu.


 

En 1988, il y a eu un dernier concert auquel je n'ai malheureusement pas pu participer (je venais de reprendre le café La Cave à Decazeville) avec les Shtauss, les Thugs et le groupe australien les New Christs.

A signaler que la plupart de ces grands groupes tournent encore dans le monde entier.

Tous ces concerts créaient une émulation et c’est tout naturellement que le Bassin Decazevillois comptait à l’époque le plus d’intermittents du spectacle de l’Aveyron qui jouaient dans de nombreux groupes rock ou assuraient le côté technique.

Trente ans après, après une période difficile, le renouveau semble venir grâce à des musiciens locaux et aussi grâce au label Zumol. De nombreux petits groupes éclosent et si le manque de structures et de locaux de répétition est évident, l’espoir est dans la réalisation rapide du Pôle de Musique Actuelle qui devrait être situé au rez-de-parking de l’ancienne école Jean Macé, sous la médiathèque.

En 2014, le label rouennais Closer qui signait de nombreux groupes venant à Livinhac à l’époque renait de ses cendres et vient de sortir de nombreuses rééditions, mais aussi des enregistrements de groupes actuels. Closer vient de signer grâce à un musicien historique du Bassin Philippe Gilard le groupe local Radiocity-Shakers qui se produira par ailleurs le 29 août à Cransac.

Un grand merci à la presse locale de l’époque (certains exercent encore heureusement), aux fanzines dont le grand Nineteen de Toulouse et aux autres lieux de concerts mémorables dans le sud : Le Pied à l'Isle Jourdain, Le Heart Break Hotel à Sète, le Jalpa à Lisle-sur-Tarn...

 

jlc - rock-livinhac -couleur -web.jpgTrente ans après ces mémorables concerts rock, c’est en m’inspirant des photos de la presse locale de cette époque (voir photo en haut de note) que j’ai posé pour cet autoportrait.

Le blouson de cuir est d’origine.

Le rock n’est pas mort dans le Bassin !

Photos :

1 : Midi Libre

2 et 3 : inconnu

4 : jlc

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Vidéos :

Pretty Things : Daniel Dupont

Fleshtones : Rock-Interviews.com - Montage : jlc

Audio Paul Collins'Beat : inconnu

10:27 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer |

Sarrans sans eau

sarrans-barrage.jpg

Petite visite hier dans le nord Aveyron. Je voulais voir à tout prix les paysages du lac de Sarrans sans eau. Je n’avais pas pu me déplacer pour voir la vidange totale de 1979 et je ne suis pas du tout sûr de pouvoir voir la prochaine.

C’est effectivement impressionnant.

Un des points de vue les plus intéressants est bien sûr le belvédère qui surplombe le barrage. On peut y deviner d’abord l’ampleur des travaux avec le déploiement de matériel et de véhicules mais aussi les nouvelles voies tracées dans le lac pour accéder à l’édifice.

La végétation a repris vie sur pratiquement l’ensemble de la zone inondée.

Cet ouvrage qui a maintenant tout juste 80 ans est un des pus important de France. Il a une puissance totale de 183 MW, soit l’équivalent des besoins en électricité d’une ville de plus de 100 000 habitants. A titre de comparaison, l'Aveyron a 278 000 habitants.

laussac-deveze.jpg

Je me suis rendu ensuite à la presqu’île de Laussac. Un lieu que j’adore depuis longtemps. Vous pouvez voir sur la photo ci-dessus la comparaison entre le lac à moitié plein (c’était en 2011) et hier vers La Devèze.

Lacustra.jpg

 

Le bateau-habitat Lacustra repose maintenant sur le sable.

 

 

 

Pont.jpgLa vidange laisse apparaitre certains vestiges comme des maisons, des murs, des ponts...

 

 

 

 

PRESQU'ILE LAUSSAC 2014.jpgPresqu'île de Laussac - Roger Serpantié -1955.jpgSur la photo à gauche vous pouvez comparer la vue de la Presqu’île de Laussac hier et celle à droite peinte par le peintre de Saint-Géniez Roger Serpantié en 1955. Ce tableau est par ailleurs visible à la mairie de Decazeville où il a été restauré dernièrement. A noter que la fiche du Ministère de la Culture nomme ce tableau propriété de l’Etat « Presqu’île de Lansac » et qu’elle situe ce paysage dans les Hautes-Pyrénées. Un rectificatif s’impose.

Compte tenu du monde que j’ai trouvé tant à Laussac, qu’à Sarrans, il semble que le tourisme n’ait pas trop à souffrir de cette vidange.

Plus d’informations sur la vidange de Sarrans et toutes les animations prévues à cet effet sur : http://www.sarrans-vidange2014.com

 

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir   

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23/07/2014

Conseil municipal du 22 juillet – Quelques interventions

Nous avions donc hier soir un conseil municipal avec un ordre du jour peu chargé.

En préambule, Alain Alonso a lu un communiqué du maire :

" Confronté à des ennuis de santé, je suis dans l'obligation d'arrêter mes activités momentanément : le corps médical me demande d'observer une période de repos total et de faire des examens supplémentaires. Je souhaite reprendre mes fonctions début septembre 2014.
Mon 1er Adjoint, Mr Alonso, ainsi que tous les Adjoints, assurent efficacement avec toute l'Equipe des Elus municipaux la continuité des services à la population avec le concours du personnel municipal ; qu'ils en soient tous vivement remerciés. "

Au nom de l’opposition, Florence Bocquet a demandé à Alain Alonso de lui transmettre nos vœux de prompt rétablissement.

 

soufflantes ext.jpgGaelle Brenon a ensuite profité du point à l’ordre du jour de ce conseil municipal sur le Mausolée Cabrol pour vous poser une question plus générale sur l’inscription de certains bâtiments au titre de monuments historiques.

" Des contacts avaient été établis avant les élections avec l’architecte des Bâtiments de France afin de classer certains de nos bâtiments.

Cela devient urgent pour les Soufflantes. Il devient impératif de réaliser des travaux sur ce bâtiment si nous tenons à le conserver. Son inscription permettrait d’avoir un appui technique de spécialistes sur les conditions de sa préservation et d’accéder aux financements publics (DRAC, Département, Région) pour sa sauvegarde et sa valorisation. 

les soufflantes4 - copie.jpgMais le bâtiment des Soufflantes n’est pas le seul bâtiment patrimonial remarquable de notre ville à préserver et à valoriser.

Il y a aussi l’église Notre-Dame, la mairie avec la fresque d’Hector Espouy de la salle des Mariages, le Monument aux Morts, le Chevalement et diverses monuments et statues. 

Ma question est donc : où en sommes-nous de l’inscription au titre de monuments historiques de certains bâtiments de notre commune et de l’institution de périmètres adaptés  à ces monuments ? "

Alain Alonso a répondu que le dossier était suivi tant à la commune qu’à la communauté de commune, mais qu’un classement risquait de poser des problèmes pour de futurs aménagements autour des monuments classés.

Il me semble justement que les périmètres adaptés vont restreindre ses contraintes qui existaient à une certaine époque.

Quoi qu’il en soit, la sécurisation des Soufflantes est maintenant une urgence avant que ce site soit définitivement pillé et détruit par des irresponsables, mais aussi les intempéries. A moins que, comme la Modèlerie, certains aient décidé de s’en débarrasser.

 

Maison 29 rue Gambetta.jpgNous avons ensuite abordé le sujet de la vente d’une maison située au 29 rue Gambetta

Pour rappel, l’achat de cette maison avait fait l’objet d’un vif débat lors du conseil municipal du 25 juin 2013.

En préambule, j’ai dit que ce point posait la question de savoir quelle politique la ville allait suivre en matière d’urbanisme et d’habitat

Avec un constat : celui de la vente d’un certain nombre d’immeubles ces derniers mois dans les rues principales de notre ville (notamment lors de la dernière commission urbanisme de lundi dernier), sans connaître réellement les projets des acheteurs notamment sur les rénovations à venir :

o   Se réaliseront-elles dans de bonnes conditions, c’est-à-dire selon les normes actuelles de confort sanitaire et thermique, en lien notamment avec l’OPAH-RU de la CCDA ?

o   Ou seront-elles réalisées à la va vite, histoire de pourvoir louer rapidement des logements à bas coût ?

-  Les conséquences sont importantes pour tout le monde, locataires, riverains dont les commerçants, la mixité sociale dans notre ville…

-       Il y a aussi un risque de voir les locaux commerciaux disparaître dans les rues principales avec les rez-de-chaussée des immeubles aménagés en logements ou pire en garages à la place des commerces inoccupés. Ce serait préjudiciable pour les commerces restants du centre-ville. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions adopté il y a quelques mois le droit de préemption sur les commerces. On peut éventuellement accepter des bureaux, des services…, mais des garages ne sont pas souhaitables me semble-t-il.

Pour les transactions de droit privé nous avons deux possibilités. Premièrement, préempter. C’est ce que nous avons fait pour certains immeubles ou propriétés stratégiques de notre ville, je pense notamment à la propriété Tourtonde (4 000 m2 en centre-ville), et que nous devrions continuer à faire sur certaines ventes d’immeubles stratégiques. Nous n’avons bien sûr pas les moyens de préempter sur toutes les ventes. Nous pouvons alors conseiller aux futurs acheteurs de se rapprocher des services urbanisme de la commune (aides pour les ravalements notamment) et de la communauté de communes pour les rénovations dans le cadre de l’OPAH-RU,

Il y a aussi l’espoir d’être retenu en novembre prochain parmi les communes éligibles au plan de revitalisation des centre-bourg piloté par l’ANAH et le ministère du Logement (AMI – Appel à Manifestation d’Intérêt). Il serait d’ailleurs peut-être prudent d’attendre le résultat de cette consultation avant de vendre une partie de notre patrimoine

Pour ce qui est de l’immeuble faisant l’objet de la délibération, nous aimerions avoir quelques précisions :

-       Comment l’acheteur s’est-il manifesté ?

-       Nous ne sommes pas totalement défavorables à la vente de certains immeubles de notre patrimoine à des privés mais nous aimerions avoir quelques assurances sur la qualité de la réhabilitation de cet immeuble situé dans une rue principale de notre ville. Pouvez-vous nous dire quels sont les projets précis de rénovation pour cet immeuble ?

Sur la première question : comment l’acheteur s’est-il manifesté ?

Réponse de C. Lacombe, adjoint à l’urbanisme : ayant appris que cette maison était à vendre, il s’est présenté au service urbanisme de la ville

Ma réponse : même si la vente à 15 000 euros représente une plus-value intéressante (acheté 9 500 euros, + 50% de plus value), je pense que pour la clarté de la vente, notamment pour éviter tout conflit d'intérêt éventuel et pour avoir la meilleure proposition (prix, mais aussi et surtout qualité de la rénovation…), nous devrions procéder par des annonces dans la presse locale comme le font d'autres collectivités en indiquant nos critères de choix.

Il serait aussi souhaitable de faire évaluer les offres d’achat par la commission urbanisme

Sur la seconde question : quels sont ses projets précis de rénovation pour cet immeuble ?

Réponse de C. Lacombe, adjoint à l’urbanisme : l’acquéreur n’a pas précisé quel serait le niveau de la rénovation.

Ma réponse : Pourquoi ne pas attendre et proposer plus tard un nouvel appel dans la presse en indiquant nos critères de choix. Le prix ne doit pas être le seul critère. Nous pouvons avoir une offre moins intéressante en prix mais plus audacieuse dans la rénovation.

Les réponses ne nous ont pas convaincus, la vente a été votée sans nos voix puisque nous nous sommes abstenus.

 

elu.jpgDernier point abordé, celui d’une motion de l’AMF (Associations des Maires de France) pour alerter solennellement les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l’Etat

Sur le fond, nous ne pouvons qu’être d’accord. Cette baisse des dotations entrainera inévitablement une baisse des dépenses des collectivités, notamment des investissements avec des conséquences économiques sur les entreprises locales et l’emploi.

Sur la forme, nous nous étonnons que cette motion fasse curieusement l’impasse de certains faits antérieurs au gouvernement actuel, mais qui ont eu de graves conséquences sur les finances des collectivités locales :

-       Il faut d’abord noter que les efforts disproportionnés demandés par l’Etat aux collectivités locales sont avant tout pour réduire une dette essentiellement réalisée par l’Etat lui même, particulièrement sous la présidence de Nicolas Sarkozy (600 milliards sur les 2 000 milliard de dette totale)

-       Il y a eu le gel des dotations des collectivités en 2011, toujours sous le quinquennat Sarkozy pour payer des cadeaux fiscaux inutiles comme le bouclier fiscal pour les plus riches, la baisse de la TVA sur la restauration ou l’exonération des heures supplémentaires par exemple. Qui dit gel, dit baisse des dotations, même avec une inflation faible.

-       Toujours sous l’époque Sarkozy, le transfert de certaines compétences aux collectivités locales sans les moyens financiers qui vont avec : vers les communes et EPCI, mais aussi vers les Régions et les Départements qui à leur tour baissent les aides vers les communes et EPCI

-       Réforme de la Taxe Professionnelle qui a amputé les budgets des communes et EPCI ou tout au moins amputée la part de progressivité de cette TP

Je ne me souviens pas que nous ayons eu à cette époque des motions à soumettre en conseil municipal de la part de l’AMF.

Mais que penser de ces associations corporatistes comme l’AMF, dirigés par des cumulards notoires souvent déconnectés des citoyens, qui votent les Lois de Finance contenant le gel ou la baisse des dotations pour les collectivités locales lorsqu’ils sont à l’Assemblée Nationale ou au Sénat et rouspètent contre lorsqu’ils rentrent dans leurs mairies.

Si sur le fond nous ne pouvons qu'être d’accord et sommes bien sûr opposés à la baisse des dotations, nous ne pouvons participer à une motion orientée qui dans son historique fait l’impasse de tous les mauvais coups portés aux finances des collectivités locales ces dernières années.

Nous nous sommes donc abstenus

Photos : jlc creative commons -88x31.png

09/07/2014

Depuis avril, avec la droite dans les municipalités, la bagnole revient encombrer et polluer les centres villes

J’ai évoqué dans la note précédente le plan de circulation de Decazeville présenté par la nouvelle municipalité qui donnait une place encore plus importante à la voiture en centre-ville.

Ce plan de circulation découle de plus d’un diagnostic erroné car il est basé sur l’idée qu’il y avait plus de voies pour sortir du centre-ville de Decazeville que pour y entrer. Le plan ci-dessous montre le contraire. 

DKZ - Entrées et sorties.png

Si je ne suis pas défavorable au sens unique dans le haut de la rue Cayrade à condition qu’il laisse plus de place aux piétons et aux modes doux en général. A l’expérimentation en sens unique proposé par la majorité, je préfèrerai l’expérimentation en double sens avec stationnement en alternance afin de ralentir la vitesse et d’éviter de faire de grands détours (voir le plan ci-dessous)

Rue Cayrade amont - projet double sens.jpg

De plus, mettre la rue du Maréchal Foch en double sens est pour moi inutile car la nouvelle entrée sur la zone du Centre après le giratoire Jean Jaurès fait office d’entrée directe dans le centre-ville et est parallèle à la rue du Maréchal Joffre. Cette rue doit donc rester à sens unique avec double sens cyclable.

Mais la première des actions à mettre en place à Decazeville, c’est la zone bleue pour réguler le stationnement en centre-ville. On ne peut pratiquement plus stationner dans les rues du centre-ville car toutes les places sont occupées par les résidents et les pendulaires (personnes travaillant dans les commerces, administrations, services…). La zone bleue, c’est une urgence à Decazeville ! Elle aurait du être mise en place dès le premier juin !

 

Mais Decazeville n’est malheureusement pas la seule ville passée à droite où l’on veut remettre les voitures en centre-ville.

Sur Toulouse, alors que la circulation sur le périphérique stagne et que la circulation en centre-ville baisse grâce à la politique des transports de la municipalité précédente dans laquelle les Verts s’étaient fortement impliqués, le nouveau maire décide de faire marche arrière et de pénaliser les transports collectifs.

TTRAM 1 - copie.jpgLa SMTC, le syndicat mixte qui gère le réseau de transports de Toulouse a décidé aujourd'hui d’augmenter les tarifs des abonnés argumentant sur la hausse certes préjudiciable de la TVA de 7 à 10% depuis le 1er janvier de cette année. Les Verts toulousains se sont bien sûr opposés à cette augmentation injuste des tarifs des abonnés. Il s’agit bien là aussi d’un choix politique puisque dans le même temps, Montpellier baisse son prix du ticket à 1 euro (1,60 à Toulouse actuellement) pour gagner de nouveaux usagers.

Mais ce n’est pas tout. La nouvelle municipalité veut favoriser la circulation automobile et pénaliser les bus en donnant aux voitures le droit de circuler sur toute la voie multimodale du Sud-Est (LMSE) qui relie Ramonville à Saint-Orens sur 5 km, jusque là réservée aux bus, piétons et cyclistes.

Et pour couronner le tout, Jean-Luc Moudenc veut supprimer la prime accordée à l’achat de vélos à assistance électrique qui avait permis à de nombreux toulousains de se remettre au vélo, notamment les plus âgés. De quoi faire réagir mes collègues élus à Toulouse et à Toulouse Métropole.

A Thionville, c’est la maire UMP qui supprime des pistes cyclables au profit de la circulation automobile.

A Angers, la nouvelle municipalité augmente le ticket de transports collectifs de 2,8% et offre par contre la première heure de stationnement aux voitures (manque à gagner de 500 000 euros). Comble du cynisme, ce sont donc les usagers des transports collectifs qui vont payer le stationnement des voitures.

Espalion - La zone bleue voit rouge - copie.jpgPour terminer cet inventaire, revenons en Aveyron où Espalion a décidé de supprimer la zone bleue et fait face depuis au mécontentement des commerçants (voir article ci-contre).

 

La FNAUT (Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports) dresse dans le dernier numéro de sa revue FNAUT Infos, un inventaire sidérant des premières dispositions prises par des municipalités de droite, mais pas seulement, en matière de mobilité : arrêt des projets de transports collectifs en site propre, réintroduction de la voiture sur des voies consacrées aux bus, suppression de voies cyclables, aménagements de parkings en centre-ville, stationnement gratuit partiel... On revient aux années 60, sous Pompidou !

Après les élections municipales - Pas de tramways, des parkings - FNAUT Infos -0714.pdf

Sur ce thème, lire aussi l'article d'Olivier Razemon, spécialiste des transports et de la mobilité, sur son blog du Monde : Ces nouveaux maires qui réintroduisent la voiture en ville 

Nous sommes donc bien dans une vision politique dogmatique rétrograde voulant favoriser la voiture en ville au détriment des transports collectifs et des modes actifs, vision politique il faut bien le constater, majoritairement poussée par des élus de droite.

Alors que les pics de pollutions dus aux rejets des véhicules, notamment de particules des diesels, se multiplient dans les grandes villes mais pas seulement, avec les effets dramatiques sur la santé que l’on connaît, alors que les menaces dues au réchauffement climatique se font de plus en plus réelles, alors que de plus en plus de personnes ne peuvent plus ou ne veulent plus utiliser une voiture, ces élus là remettent en selle des idées du siècle dernier.

Cliquez sur les plans et les photos pour les agrandir

Photo 1 : Plan entrées et sorties Decazeville : jlc

Photo 2 : Plan rue Cayrade : mairie de Decazeville

Photo 3 : Tram T1 Toulouse : jlc

Photo 4 : Article de Centre-Presse

21/06/2014

Plan de circulation : tout pour la bagnole !

rue cayrade après travaux - copie.jpgNous avons donc pris connaissance hier soir en conseil municipal du plan de circulation que la nouvelle municipalité entend mettre en place rapidement, d’abord en phase expérimentation avant d’engager par la suite des travaux définitifs.

Vous avez ci-dessous les points de mon intervention d’hier soir suite à la présentation de ce plan.

Il y a plus de 10 ans que l’on ne parle plus de plan de circulation dans le sens où il nous a été présenté hier soir, c’est à dire un plan consacré uniquement aux véhicules motorisés individuels. On aborde maintenant l’usage de la voirie avec tous les modes de mobilité et pour tout le monde. 

En faisant un plan uniquement axé pour les modes motorisés individuels, on exclu déjà automatiquement plus d’un tiers de la population du Bassin qui n’a pas la possibilité d’accéder à ce moyen de transport.

On aborde maintenant la voirie sous l’angle de la conciliation et du partage entre tous les usagers avec plusieurs objectifs :

-       - La sécurité des personnes

-    - La qualité des espaces publics et du paysage urbain (plus de place pour les piétons, plus de végétation et moins de voitures)

-       - La préservation de la qualité environnementale : bruit, odeurs, réchauffement climatique…)

-       - L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (stationnement des véhicules et la mobilité sur les espaces publics)

-       - L’angle social avec la lutte contre l’exclusion (personnes captives, sans voitures)

 

Cela passe par :

-    - La réduction de la place de la voiture sur la voirie (comme cela a été réalisé pour la 1ère tranche de la rue Cayrade avec tout de même quelques réserves  - voir photo plus haut) et par l’augmentation de celle accordée aux modes de déplacement actifs (marche à pied et vélo) et aux transports collectifs

-       - La modération de la vitesse (pas que dans le centre ville d’ailleurs)

C’était d’ailleurs le sens du Plan Global de Déplacements qui a été élaboré après un diagnostic en 2006 en concertation avec toutes le communes par la CCDA

 

rue cayrade - copie.jpgJe n’ai pas spécialement de parti pris pour le sens unique rue Cayrade et l’avenue Cabrol. Ce doit de toute façon être fait dans la concertation, notamment avec les commerçants.

Le double sens rues Cayrade et avenue Cabrol avec stationnement des deux côtés en alternance (comme la rue Gambetta) évite de faire des détours, mais utilise la même surface de chaussée qu’actuellement.

 

Mais mettre un sens unique dans ces rues commerçantes pour augmenter la place donnée au stationnement et donc utiliser la même surface pour les voitures ne me semble pas pertinent.

Si l’on veut redonner à la rue Cayrade sa fonction commerciale, il faut au contraire augmenter la place laissée aux piétons, aux aménagements publics (mobilier urbain, banc, placettes…) à la végétation afin de favoriser le commerce. La piétonisation de rue Alsace-Lorraine à Toulouse a par exemple augmenté la fréquentation des commerces de + 30 % depuis un an. Certes, comparaison n’est pas raison, mais ce qui est sûr, c’est que les rues où on facilite la circulation de piétons voient la fréquentation de potentiels clients augmenter.

Je ne suis pas sûr non plus que le stationnement en épi dans ces rues soit bien pertinent.

 

La circulation des vélos :

Les grands oubliés de ce plan sont bien sûr les piétons et les vélos.

double-sens-cyclable-bonnieres - copie.jpgPourtant, il existe des aménagements qui ne coûtent pas cher comme les double sens cyclables dans les rues à sens unique pour éviter aux vélos de faire des détours et qui participent de plus à la modération de la vitesse. C’est possible depuis le 1er juillet 2010, c’est maintenant courant dans de nombreuses villes y compris en Aveyron. Nous en avons déjà réalisé quelques uns aux Bonnières et rue Camille Douls.

Ce devrait être la règle dans toutes les rues à sens unique. C’était prévu dans la rue Cayrade aménagée et ça tarde à se mettre en place.

Commerces - 20 vélos électriques à gagner - copie.jpgJe dois rappeler que le vélo favorise le commerce de proximité. Ce n’est pas par hasard si l’association des commerçants et artisans de l’Aveyron organise annuellement des tombolas avec 20 Vélos à Assistance Electrique à gagner.

La déclivité moyenne de notre ville, raison pourtant invoquée pour ne pas faire d’aménagements cyclables dans notre ville, n’est pas un obstacle à l’utilisation du vélo. Ce qui est un problème, c’est le manque d’aménagements pour circuler et stationner.

Je rappellerai qu'il existe un Schéma des modes doux (vélos, piétons, PMR...) pour le Bassin, mais qu'il a du mal à se mettre en place du seul fait que les élus de toutes les communes n'ont pas la volonté de le mettre en place. D'ailleurs combien se déplacent à vélo ?

Une piqure de rappel est peut-être à prévoir avec l'organisation d'une "vélorution" sur le Bassin en septembre prochain pour la semaine de la mobilité.

 

Le stationnement :

Le diagnostic du PGD notait une offre conséquente de place sur la commune avec 2 300 places, soit un emplacement pour 2,6 habitants. Un nombre de places très au dessus des communes de notre strate et qui a un coût d’entretien (revêtement, marquage…) important. L’offre a encore augmentée depuis la réalisation de l’étude et augmentera encore avec l’aménagement de la Zone du Centre.

Plutôt que de rajouter encore d’autres places de stationnement comme proposé dans ce plan, l’objectif serait plutôt d’améliorer et de réguler le stationnement actuel pour que les diverses catégories d’usagers : résidents des lieux, pendulaires (ceux qui viennent travailler à Decazeville) et visiteurs (clients des commerces et services, touristes…), puissent trouver un emplacement rapidement.

disque de stationnement dkz - copie.jpgPour une ville comme la notre, la gratuité du stationnement doit pouvoir se poursuivre. Mais dans les zones commerçantes il faut réguler ce stationnement. La zone bleue est une bonne solution à condition de mettre en place des moyens de contrôle (Police municipale et ASVP). On peut aussi mettre quelques emplacements « minute » devant certains commerces. Sans oublier, comme il est proposé, des emplacements pour les livraisons (faire aussi respecter les horaires de livraison), des emplacements de stationnement pour les PMR et pour les deux roues motorisés et non motorisés.

 

Pour conclure :

Je suis favorable à l’expérimentation, mais après une réflexion globale sur l’usage de notre voirie et après une concertation.

Je suis bien sûr favorable à une circulation à 30 kmh en centre-ville.

Je suis bien sûr favorable à la zone bleue sur les rues Gambetta, Cayrade et le haut de la rue Clémenceau liée contrôle de ce stationnement. Je suis plus réservé sur la zone bleue à deux heures avenue Cabrol (pourquoi pas une heure comme les autres rues ?)

Je ne suis pas du tout favorable au double sens de la rue Foch qui encombrera un peu plus le petit giratoire de la place Cabrol. De toute façon, le Conseil Général refusera cette fois ci avec raison la modification du giratoire Jean Jaurès pour réaliser ce double sens. Il n'y a qu'à se souvenir des difficultés pour réaliser l'entrée sur la zone du centre qui elle, ne présentait aucun problème et qui a longtemps été refusée.

je suis par contre favorable au double sens cyclable de cette rue Foch.

 

Une réunion est prévue lundi. C’est bien. Il en faudra sûrement d’autres.

Il est donc encore temps d’aborder ce thème sous un angle un peu plus global

Oui à l’expérimentation mais pas à partir d’une vision des années 1990.

 

La voirie et la circulation avaient fait l'objet d'un paragraphe important dans les propositions d'Europe Ecologie - Les Verts du Bassin pour les élections municipales. Retrouvez-les en cliquant ici.

Photos : jlc (sauf publicité de l'association des commerçants et artisans de l'Aveyron)

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23/05/2014

Des bonnes raisons d’aller voter dimanche pour Europe Écologie

Dernier jour de campagne avant les élections européennes de dimanche. On ne peut pas dire que cette campagne ait déchaîné les foules aveyronnaises. Il faut dire qu’elle vient après des élections municipales difficiles.

Pourtant, localement, nous avons essayé de parler d’Europe depuis quelques mois.

Un exemple, Decazeville - Catherine Grèze.jpgCatherine Grèze, députée Europe Écologie de notre euro-circonscription, était venue à Decazeville en novembre dernier où elle avait apprécié nos projets et nos réalisations. La réhabilitation de la Zone du Centre avait retenu toute son attention car l’Europe participe financièrement à ce projet à hauteur de 900 000 euros sur un total de près de 12 millions d’euros. Dans sa lettre de janvier de cette année consacrée aux fonds européens, elle est revenue sur cette visite et sur la démarche exemplaire qui consiste à réhabiliter des anciennes zones d’activités plutôt que d’en construire de nouvelles, notamment sur des zones agricoles.

Mais d’autres fonds européens aidant les entreprises et les collectivités arrivent sur notre territoire par divers programmes : le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE), le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER).

Le programme Leader sur le territoire Quercy-Rouergue aide par exemple à financer des petits projets innovants. C’est malheureusement un programme pas assez connu du grand public.

Bien sûr, les fonds de la PAC inondent aussi notre territoire, malheureusement plus destinés à une agriculture productiviste et polluante qu’à une agriculture paysanne.

 

table ovale européennes2014.jpgCette semaine, nous avions invité Gérard Onesta, ancien Vice Président du Parlement européen de 1999 à 2009 et actuel Vice Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées en charge notamment des questions européennes. Il est présent sur la liste Europe Écologie Sud-Ouest pour cette élection.

Après une conférence de presse à Rodez, il a tenu une réunion publique à Villefranche-de-Rouergue.

Il a également participé avec sept autres intervenants à l’émission politique « table Ovale » sur CFM Radio à Villefranche animée par Claude de Vesins. Vous pouvez retrouver cette émission en podcast en cliquant ici.

 

Bové-Grèze -affiche.jpgAlors que faire dimanche ?

Nous arrivons au terme d'une campagne qui a révélé les vrais visages et fait tomber les masques.
D'un côté, les nationalistes. Incapables de dépasser leurs craintes, ils chargent l'Europe de tous les fardeaux. Il faudrait la mettre à terre, faire fi des 60 ans de paix qu'elle nous a apporté et sanctifier les Nations qui sont pourtant la source des idées les plus réactionnaires et qui bloquent tout progrès social ou environnemental dès lors qu'il ne va pas dans le sens de leurs intérêts.
De l'autre, les gestionnaires, partisans d'une Europe qui se gère à la papa, sans trop en faire pour contrôler les dérives de la finance, pour changer les vieilles habitudes agro-industrielles et sans s'attaquer au paradigme de la compétition pour imposer celui de la coopération. On se contente de se partager la barre quand il faudrait changer le cap et améliorer le navire.

Heureusement, cette campagne a montré qu'il existe une autre voie, celle des européens convaincus. C'est parce qu'ils veulent plus d'Europe que les écologistes veulent la rendre meilleure ; c'est parce qu’ils veulent plus d'écologie qu'ils veulent rendre l'Europe plus forte ; c'est parce qu'ils sont fiers d'être européens qu'ils veulent une Europe plus juste, respectueuse des hommes, des femmes et de l'environnement, qui ne transforme pas son sous-sol en champ de mines ni la mer Méditerranée en cimetière de migrants.

Nous avons montré qu'Europe et écologie font la paire, qu'ils vont plus que jamais ensemble et qu'ils sont plus que jamais nécessaires. C'est ce tandem de valeurs et de solutions qui améliorera la condition de vie des Européens, qui changera durablement les relations internationales et qui permettra de faire de l'Europe le fer de lance d'un nouveau modèle de société.

A quelques jours du scrutin, rien n'est écrit, tout est possible. Il est encore temps de faire gagner l'écologie et de mettre en échec un Front national, qui n'a rien proposé si ce n'est sa haine de l'autre. Il est encore temps de faire mentir les pronostics qui annoncent de nouveaux records d'abstention. Il est temps, pour toutes celles et ceux qui croient encore en l'Europe, de lui donner un nouveau souffle et de transformer l'essai de 2009.

Du local au global, dimanche prochain, donnons vie à l'Europe de l'écologie !

Votons pour la liste Europe Écologie menée par José Bové et Catherine Grèze !

21/04/2014

Rue Cayrade : et si on enlevait ces barrières inutiles qui dérangent les piétons

ligne blanche.jpgN’ayant pratiquement pas été consulté par le maire sortant sur le chantier de la rue Cayrade comme la plupart de mes colistiers d’alors, je me pose bien sûr quelques questions alors que sa fin définitive approche.

Je précise que j’ai seulement vu les plans définitifs lorsqu’ils étaient apposés sur la vitrine qui sert de local pour les réunions de chantier.

Je suis intervenu à une réunion publique avant le début de la deuxième phase pour demander que l’on place dans cette rue un parking pour les deux-roues motorisés et non motorisés comme nous l’avions fait pour la rue Gambetta. Je ne sais d’ailleurs toujours pas si cela a été prévu avec la deuxième phase.

Je me suis également interrogé sur le fait que les travaux pour l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite des commerces n’ont pas été réalisés en même temps que les travaux de voirie en collaboration avec la CCI et les associations de commerçants. Des aides auraient pu être possibles et les travaux auraient été réalisés en même temps que la rue pour éviter de gêner par la suite les clients. Mais peut-être cela a t-il été évoqué et repoussé. Quoi qu’il en soit, ces travaux d’accessibilité seront à réaliser comme le demande la loi.

Quant à la zone bleue, je m’étais positionné pour sa mise en place après les travaux et après une phase d’information importante des riverains et usagers des rues concernées

Mais que va-t-elle advenir avec la nouvelle municipalité ?

séparateurs de voies.jpgMais un problème me dérange : ces barrières qui empiètent largement sur les trottoirs côté droit en montant, gênant en cela le déplacement des personnes. Ces barrières servent-elles à quelque chose ? Pour ma part, je pense qu’elles ne servent à rien. On me dit que c’est pour empêcher les voitures de se garer sur le trottoir. Ah bon ? Les voitures peuvent maintenant se garer sur le trottoir ? Je pense que non ! Les agents de surveillance de la voie publique qui surveilleront la zone bleue (éventuelle), peuvent également verbaliser le stationnement gênant.

Il suffirait de mettre seulement une ligne blanche sur le bord droit de la chaussée avant le caniveau (photo-montage 1 en haut) pour faire comprendre aux automobilistes qu’il ne faut pas se garer sur les trottoirs. Si l’on veut réellement être encore plus efficace, la pose de séparateurs de voies avant le caniveau aurait le mérite de mieux matérialiser le stationnement des véhicules (voir photo-montage 2).

Quoi qu’il en soit, je pense qu’il faudrait enlever ces barrières gênantes du premier tronçon et éviter d’en poser peut-être sur le deuxième tronçon.

Je terminerai pour dire que, malgré les problèmes soulevés ci-dessus, la rénovation de cette partie de la rue Cayrade reste assez réussie dans son ensemble et qu’elle correspond aux promesses que nous avions faites en 2008 avec Pierre Gadéa. Tout n’a pas été pourtant facile. Certains voulaient continuer à faire de cette rue un couloir à voiture et maintenir la circulation à double sens, d’autres voulaient à contrario une circulation uniquement piétonne. C’était peut-être la bonne solution. La solution retenue permet de modérer la circulation tout en permettant un stationnement proche, pour peu que la zone bleue soit mise en place.

Il restera à poser la signalétique (au sol et verticale) pour la circulation des vélos, car les vélos, et eux seuls, doivent utiliser cette rue dans les deux sens.

Photos et photos montages (pas trop réussis) : jlc

Cliquez sur les photos pour les agrandir

18/04/2014

Un milliard d’euros pour la ligne POLT

bombardier-thns.jpgVoilà une bonne nouvelle due au travail de l’association Urgence Ligne POLT.

Cette somme devrait être injectée pour la rénovation des infrastructures et pour le remplacement du matériel roulant avec au bout du compte un gain de temps dans le trajet et un confort amélioré pour les usagers.

Comme Urgence ligne POLT, je pense qu’il faut un nouveau matériel roulant qui corresponde réellement aux spécificités de la ligne POLT à savoir, une ligne à caractère national de 712 km à traiter dans l’intégralité de Paris à Toulouse, sans tronçonnage « régionalisé ». C’est l’occasion peut-être de mettre en place ces Trains à Haut Niveau de Service (THNS) que soutient EELV. Il ne faudrait surtout ne pas faire la même erreur qu’en 2003 quand nous avons abandonné le projet de trains pendulaires parce qu’ils n’étaient pas fabriqués en France mais en Italie (par une entreprise maintenant rachetée par Alstom). Quoi qu’il en soit, la mise en circulation d’anciennes rames TGV n’est pas la meilleure solution et il faut éviter à tout prix la rénovation des rames Teoz actuelles.

regiolis.JPGIl restera au Conseil Régional à assurer des correspondances rapides et nombreuses pour notre territoire à partir et vers Brive-la-Gaillarde. La rénovation de la ligne Rodez – Capdenac – Brive réalisée dans le cadre du Plan Rail il y a quelques années et l’arrivée de nouvelles rames TER Régiolis d’Alstom doivent permettre là aussi de gagner des précieuses minutes dans le temps de trajet et le confort des usagers.

Mais quel temps de perdu et quel gâchis à cause d’élus et de notables aveugles ! Quand on pense que les Teoz d’aujourd’hui mettent vingt minutes de plus que les Capitoles de 1969 pour un trajet Paris – Rodez ! Oui, il n’y a pas que l’avion et la bagnole pour les trajets vers Paris ou ailleurs. Il faut que l’Aveyron gagne aussi la bataille du rail, pour le transport des voyageurs, mais aussi pour celui des marchandises.

Il est maintenant impératif que l’Aveyron intègre le futur comité de pilotage qui sera créé en septembre comme l’a confirmé le représentant du ministère des Transports. Mais il faut aussi que les associations comme Urgence ligne POLT qui a fait un travail formidable, la FNAUT et autres associations locales en soient également membres.

Photos : en haut : Bombardier

Plus bas : Régiolis - Kévin B - Wikimedia Commons

16/04/2014

Pas d’avion de Paris pour l’inauguration du musée Soulages ? Ceux qui l’aiment peuvent toujours essayer de prendre le train !

musée soulages.jpgLa tuile. Compte tenu de la faible fréquentation de la ligne aérienne Rodez-Paris à certaines périodes, la compagnie HOP a décidé de supprimer des rotations. Le pont de l’ascension fait partie de ces délestages. Or, dans les dates de ce pont il y le 30 mai, jour de l’inauguration du musée Soulages à Rodez.

Comment vont venir à Rodez la noria de notables, journalistes et autres personnes du monde de la culture et de l’art parisien ?

Pour nos stratèges départementaux, il n’y a depuis des dizaines d’années que la voie des airs qui suscite leur intérêt. Ils ont abandonné depuis longtemps le rail, pourtant la seule bonne solution pour un transport économique et écologique des personnes et des marchandises. Certes, c’est un peu plus long, mais s’ils s’étaient un peu intéressés à la ligne POLT, la différence de temps de Rodez-Centre à Paris-Centre en train ou en avion ne serait pas si énorme que cela.

Avec Soulages, c’est peut-être aussi l’occasion de s’intéresser à cette ligne comme je le souhaite depuis longtemps.

On peut s’interroger aussi sur la rentabilité de la ligne aérienne Rodez-Paris puisque la compagnie aérienne HOP instaure des délestages sur cette ligne dont les tarifs sont pourtant élevés, réservés à une élite qui la plupart du temps ne paye pas directement le billet.

Ce qui est sidérant, c’est que lorsqu’on regarde sur le site de la SNCF les horaires pour se rendre de Paris à Rodez ce 30 mai, aucun train circulant sur la ligne POLT et passant par Brive n’est signalé. On vous fait passer par Clermont-Ferrand, Lyon, Montpellier, Toulouse ou Montauban avec des temps énormes et des prix prohibitifs. Et lorsque l’on demande à passer par Brive, on vous fait passer tout de même par Clermont-Ferrand. Une aberration ! Ou une volonté de tuer définitivement la ligne POLT et commencer à habituer les voyageurs à prendre le futur TGV de Paris à Toulouse (1)

Concernant le déplacement des parisiens pour l’inauguration du musée Soulages, je vous fais mon pari qu’une solution sera trouvée rapidement avec la compagnie aérienne HOP ou une compagnie privée.

Alors que ça aurait eu de la gueule de faire un train spécial rapide de Paris à Rodez aller-retour, prélude à l’amélioration de la ligne POLT (2).

(1) Après enquête, la circulation des trains Intercités sur la ligne Paris - Limoges - Toulouse est interrompue dans les deux sens le week-end de l'Ascension sans que la SNCF ne donne la raison (vraisemblablement pour travaux). Effectivement, lorsque la ligne est ouverte, les trains passent par Brive où l'on change de train (Intercité et TER) sauf pour le train Intercité de nuit qui est direct. Voir sur voyages-sncf.com

(2) Mais cela aurait été malheureusement impossible car la ligne est interrompue le week-end de l'Ascension.

ÉPILOGUE : Il n'a pas fallu une semaine pour que Hop annonce le rétablissement de sa ligne aérienne Rodez-Paris pour le week-end de l'Ascension. L'Aveyron respire ! On espère que le Conseil Régional mettra autant de rapidité pour remettre la desserte Decazeville - Villefranche du matin pour pouvoir se rendre à Toulouse et le Conseil Général pour mettre en place une ligne de Car à Haut Niveau de Service entre Figeac - Decazeville - Rodez comme le fait avec succès le département voisin du Tarn.

08/04/2014

Le jour d'après...

panoramique.jpgBalade hier de Livinhac à Montredon (46). Point de vue magnifique sur trois départements : Lot, Cantal et Aveyron. Au loin, les dernières neiges sur les monts du Cantal et du Puy de Dôme. Et toutes ces villes et petits villages que l’on aperçoit ou que l’on devine : Figeac, Capdenac-le-Haut, Bagnac, Maurs, Saint-Santin, Montmurat, Almont… et Decazeville.

Retour par le GR 65 (Chemin de Saint-Jacques de Compostelle) où déjà je croise de nombreux marcheurs et pélerins.

JULIEN SAVARY - ALAIN GUILLERMOU.JPGRepas à Port d’Agrès avec mes amis cyclistes : Julien Savary, délégué régional de l’AF3V (Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes) et Alain Guillermou (Cyclo Camping International). Discussion sur l’enquête publique pour la Véloroute de la Vallée du Lot entre Bouillac et Grand-Vabre et le Schéma Régional des véloroutes et voies vertes. A suivre…

CARTE D'IDENTITÉ ADJOINT.jpegRangé mon portefeuille ce matin et enlevé tous les documents maintenant inutiles. Je ne me souviens d’ailleurs pas avoir utilisé ma carte d’identité d’adjoint. Je dois de toute façon la renvoyer à la préfecture. Une autre vie commence… Des tas de choses à faire…

Photos : jlc. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

27/03/2014

Voter pour la meilleure équipe qui a le meilleur projet pour Decazevile

decazeville.jpgC’est en fait la véritable question que chacun doit se poser dimanche avant d’aller voter.

J-P VAUR - FR3 -230314.JPGCela fait maintenant plus de quatre mois que l’équipe de Réussir Decazeville menée par Jean-Pierre Vaur est au travail. Je dois avouer que j’apprécie un peu plus tous les jours l’apport des nouveaux candidats et je l’espère, futurs élus de cette liste. Ils apportent à notre équipe ce sang neuf, cette spontanéité, mais aussi la modernité qui manquait à l’équipe sortante. Mais n’oublions pas non plus que nous sommes neuf élus sortants expérimentés avec un ou plusieurs mandats dans la majorité à la commune et à la communauté de communes à notre actif. Nous connaissons donc parfaitement le travail et les arcanes des collectivités locales. Chacun d’entre nous travaille déjà avec des personnes et des structures décisionnelles en matière d’emploi, d’aménagement du territoire, d’environnement, d’habitat, d’urbanisme, de travaux, de social… Nous sommes donc immédiatement prêts à entrer au service des Decazevillois, tant à la commune qu’à la communauté de communes. Nous connaissons et nous avons déjà l’habitude de travailler avec beaucoup de futurs élus à l’intercommunalité et même sur certains dossiers, avec des élus de la communauté de communes de la Vallée du Lot.

Réussir Decazeville est aussi la seule liste avec des candidats écologistes puisque il y a dans ses rangs deux candidats Europe Écologie – Les Verts. C’est important. Tous vous diront qu’ils sont écolos. Mais dans les faits, on s’aperçoit que la plupart des candidats n’ont pas une réelle conscience de la gravité de la situation dans laquelle notre planète se trouve et ont une connaissance réduite des enjeux écologiques sur notre territoire et donc des solutions à apporter.

Nous avons donc une bonne équipe, mais nous avons aussi un bon projet qui prend en compte nos possibilités financières sans augmenter la fiscalité. Un projet tourné vers la solidarité et la santé, l’attractivité de notre ville en termes économique, touristique et associatif, la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec notamment la propreté de nos espaces publics et pas seulement en centre-ville, la mobilité des personnes, la culture et le sport… pour pouvoir bien vivre ensemble sur ce territoire que nous aimons tous.

Alors dimanche, votez pour la meilleure équipe qui a le meilleur projet, votez pour Réussir Decazeville avec Jean-Pierre VAUR.

20/03/2014

Pour que Decazeville réussisse !

Voilà ! Nous arrivons au terme d’une campagne électorale intense mais exemplaire.

Il y a d’abord eu le forum que nous avions organisé, mes amis EELV du Bassin et moi-même le 8 novembre 2013 avec la présence de la députée européenne Catherine Grèze et de la conseillère régionale Marie-Françoise Vabre, qui a permis de présenter nos réflexions pour Decazeville et le Bassin aux personnes présentes.

Puis il y a eu dès décembre les nombreuses réunions avec tous les candidats de notre liste afin d’abord de mieux nous connaître et ensuite d’affiner un projet collectif. Et enfin il a fallu enrichir encore ce projet en le confrontant aux habitants de notre ville.

C’est ce que nous avons fait ces deux derniers mois avec des réunions thématiques et les traditionnelles réunions dans les quartiers de Decazeville, mais aussi, et c’était nouveau, en allant au devant des Decazevillois dans l’exercice enrichissant du porte-à-porte ou en les recevant à notre local de campagne.

Dimanche, vous aurez à choisir vos futurs élus pour les six ans à venir.

Vous aurez le choix entre quatre listes : une liste FN (Bruno LELEU), une liste plutôt de droite (François MARTY), une liste dissidente étiquetée « divers gauche » (Jean REUILLES) et la liste de Jean-Pierre VAUR qui affiche clairement ses positions à gauche et écologiste puisque soutenue par le PS, le PC et EELV.

Je connais Jean-Pierre Vaur depuis l’école primaire de Decazeville. Je sais que nous pouvons compter sur sa franchise, sur sa capacité à écouter, à déléguer et à animer notre équipe municipale.

Il n’a certes jamais siégé à une municipalité, mais il connaît aussi bien que moi et mes collègues élus sortants les enjeux du prochain mandat. Je suis persuadé qu’il déploiera au sein de la mairie et de la communauté de communes la même énergie pour défendre et développer notre territoire que celle qu’il a eu durant la campagne électorale.

C’est une équipe jeune qu’il a choisi de mener, mais c’est aussi une équipe chevronnée dont plusieurs candidats ont déjà assuré un ou plusieurs mandats avec des responsabilités importantes au sein de la majorité sortante.

Dimanche, si vous souhaitez réellement Réussir Decazeville, vous devez faire confiance dès le premier tour à la liste menée par Jean-Pierre Vaur.

 

photo liste nantuech.jpg

 

Vous pouvez retrouver Réussir Decazeville sur Facebook en cliquant ici

09/03/2014

La Découverte, un atout pour Decazeville et le Bassin à découvrir le samedi 15 mars à 14h00

ladecouverte.jpgNous avons la chance d’avoir à deux pas du centre ville cet espace artificiel devenu naturel, déjà lieu de promenade et d’activités sportives diverses pour de nombreux habitants.

Mais, quels sont les nombreux atouts de ce lieu grandiose ? Que faire pour qu’il devienne un lieu plus fréquenté ? Quelles activités touristiques et de loisirs pouvons-nous y développer ? Y-a-t-il une place pour l’habitat ? Quelles retombées économiques possibles ?

C’est pour répondre à toutes ces questions que la liste « Réussir Decazeville » organisera sur ce site le samedi 15 mars une promenade guidée par Jean-Pierre Vaur et Jean-Louis Calmettes qui a actuellement en charge le Parc Intercommunal à la communauté de communes. Ils développeront les projets que l’équipe de « Réussir Decazeville » souhaite y mettre en œuvre tout en respectant son intégrité, ses contraintes, sa biodiversité, son histoire.

Le rendez-vous est fixé à 14h00 sur le parking à l’arrière du Musée régional de Géologie Pierre Vetter pour une promenade qui nous mènera jusqu’au belvédère au pied du terril. Le retour devrait se situer aux alentours de 17h00. Nous vous attendons nombreux.

A noter qu'à 18h00 ce même jour, Réussir Decazeville propose  une animation musicale avec des musiciens locaux dans son local de campagne situé 4 place Decazes.

Photos : jlc

Cliquez sur les photos pour les agrandir

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04/03/2014

En pleine campagne !

journal.jpgComme vous le constatez, je ne poste pas beaucoup de notes sur ce blog pour le moment. La cause à la campagne électorale. Il a fallu préparer tous les documents de campagne et nous sommes en train actuellement de distribuer en porte-à-porte notre journal de campagne. Nous avons de plus trois soirs par semaine à 18 h une réunion dans un quartier différent de Decazeville.

recto.jpgDans un peu moins de trois semaines, le premier tour de ces élections. Les échanges que nous avons actuellement lors de la distribution de notre journal de campagne sont réconfortants et nous rendent optimistes. Mais rien n'est joué. Ce n'est que le 23 mars ou le 30 mars au soir que nous serons fixés. En attendant, nous poursuivons notre campagne sur le terrain.

decouverte-equipage-parc interco.jpg

 

J'animerai avec Jean-Pierre Vaur, notre tête de liste, une promenade guidée dans la Découverte, sur ses hauteurs et sur le plateau des Equipages le 15 mars 2014. Cette promenade a pour but de montrer toutes les possibilités de ce site et de montrer les aménagements prioritaires que nous souhaitons y réaliser.

Le rendez-vous est fixé à 14h, à l'arrière du Musée de Géologie Pierre Vetter.

 

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Le site de campagne : http://www.reussir-decazeville.net

La page Facebook

Téléchargez le Journal de campagne

04/02/2014

Municipales : inauguration du local de campagne

Nous avons inauguré vendredi dernier notre local de campagne, place Decazes. 

Beaucoup de monde s'était déplacé. Beaucoup de Decazevillois, mais aussi des soutiens des communes limitrophes. 

Ci-dessous, les interventions de Jean-Pierre Vaur, tête de liste de la liste Réussir Decazeville, de Marie-Lou Marcel, députée et présente sur cette liste, et d'Alain Fauconnier, sénateur de l'Aveyron originaire de Livinhac.


RÉUSSIR DECAZEVILLE - JEAN-PIERRE VAUR par decazeville-bassin

 


RÉUSSIR DECAZEVILLE - MARIE-LOU MARCEL par decazeville-bassin

 


RÉUSSIR DECAZEVILLE - ALAIN FAUCONNIER par decazeville-bassin

Les articles de la presse locale sur cette inauguration (cliquez sur les articles pour agrandir) : 

L'article de Centre-Presse :

Decazeville, Municipales 2014,

 

 

 

 

 

 

 

 

L'article de La Dépêche du Midi :

Decazeville, Municipales 2014,

25/01/2014

Le désert ferroviaire de l'ouest Aveyron avance dans l’indifférence

gare viviez - bus ter.jpgJ’étais invité hier à présenter notre service de transport collectif (le TUB) à un colloque à l’Université du Mirail à Toulouse. Comme chaque fois que je me rends dans la capitale régionale, j’essaie de m’y rendre en train. Et bien, ça ne s’arrange pas. La navette bus TER qui allait de la gare de Viviez-Decazeville à Villefranche-de-Rouergue pour pouvoir prendre le train vers Toulouse (départ à 6h41 de Villefranche) afin d’arriver dans la ville rose avant 9 h le matin n’existe plus depuis le 15 décembre. Il n’est donc plus possible d’aller à Toulouse en train pour une journée entière (journée de travail par exemple) depuis le Bassin du mardi au vendredi.

Je vous fais le pari que certaines navettes du retour de Villefranche vers Viviez-Decazeville le soir vont rapidement être supprimées, du simple fait qu’elles seront presque vides puisqu’on ne peut plus prendre celle du petit matin à l’aller.

J’ai donc été obligé de me rendre à la gare de Villefranche avec mon véhicule. Mais que peuvent faire ceux qui n’ont pas de véhicule, de plus en plus nombreux, ou ceux qui ne peuvent plus conduire ?

Decazeville,rail, train,TER,Le temps de trajet en bus puis en train de Viviez-Decazeville à Toulouse était certes légèrement supérieur au même trajet en voiture jusqu'aux portes de Toulouse. Mais si vous rajoutez les fréquents bouchons et le stationnement  dans la ville, aller à Toulouse en train est largement plus intéressant et moins fatigant. On peut de plus travailler ou lire durant le trajet.

Au delà de cette suppression, c’est bien d’un abandon progressif par la SNCF et la Région de nos petits territoires qu’il est question.

Après la fermeture de la boutique SNCF de la place Decazes à Decazeville, la réduction des heures d’ouverture de la gare de Viviez-Decazeville, la réduction du nombre de liaisons vers Brive et Paris, on s’attaque maintenant à la liaison vers Toulouse.

C’est inacceptable, surtout au moment où on veut dépenser des milliards d’euros supplémentaires (Etat et Régions) pour une LGV Bordeaux-Toulouse pour gagner seulement 6 minutes par rapport au réaménagement de la ligne existante pour faire rouler des TGV.

Hier à Toulouse, il était question de la mobilité dans les territoires peu denses à la croisée d’enjeux climatiques et sociétaux. Et le manque de vision à long terme des responsables politiques en matière d’aménagement du territoire, de climat et de mobilité a été plusieurs fois noté, notamment par la sociologue Marie-Christine Zélem. Je ne peux malheureusement que le confirmer. J’en ai fait l’expérience le matin même.

15/12/2013

Profiter de l’aménagement de l‘entrée ouest du Bassin pour sécuriser les cyclistes

lolmède-hotel des célibataires.jpgLe projet d’aménagement de l’entrée ouest du Bassin nous a été présenté lors du dernier conseil communautaire .

L’entrée ouest est l’arrivée dans le Bassin par la RD 840 en venant de Capdenac-Figeac. C’est donc un projet très important pour l’image de notre territoire, mais aussi pour celle de Viviez.

Ce projet est divisé en trois secteurs :

-       - Le plateau de Laubarède, d’une superficie de près de 10 000 m2, actuellement un no-man’s-land hétéroclite propriété de l’État et de RFF qui pourrait accueillir des commerces ou des PME.

-   - L’impasse de l’avenue Adam Grange qui serait remodelé avec une réduction importante des surfaces de voiries et une végétalisation des accotements et pieds de façades

-   - Le secteur de la Maison des Célibataires, propriété du Conseil Général, où le projet consistera à aménager les abords du bâtiment.

Le tout pour un montant de 1,3 M€ avec des aides attendus de l’État, de la Région, du Département et de la commune de Viviez.


laubarede-plan.jpgUn bon projet donc, mais qui demanderait à être également réfléchi pour les circulations douces. Des passages sous la RD 840 sont déjà opérationnels pour les piétons, mais rien n’est prévu pour les cyclistes dans ce secteur. Toutes les associations de cyclistes ont dénoncé la dangerosité de l’étranglement de la chaussée au niveau du pont sur le Riou-Mort sur la RD 840 sans aucune alternative pour les cyclistes. Je m’en était également fait la voix sur ce blog, repris par la presse locale.

laubarede-camions.jpgUne première demande d’aménagement avait été proposée par la communauté de communes au conseil général de l’Aveyron. Ces aménagements consistaient à une entrée cyclable sur la RD 5 par la RD 840 en venant de Boisse-Penchot et à une sortie cyclable de l’avenue Adam Grange vers la RD 840 (voir plan ci-contre – cliquez pour agrandir). Ces deux aménagements avaient le mérite d’éviter aux cyclistes le passage du pont et éventuellement le giratoire de Laubarède. La DRGT, l’organe qui s’occupe des routes au conseil général de l’Aveyron, toujours aussi peu sensible à la circulation des vélos sur ses routes, avait balayé d’un revers de main ce projet.

Le bureau d’étude chargé du projet de l’entrée ouest va tout de même l’inclure dans le projet et nous allons le représenter au conseil général en espérant que, cette fois-ci, il sera accepté. La sécurité des cyclistes, de plus en plus nombreux sur le Bassin mais aussi sur la RD 840 et la RD5, en dépend.

 

modesdoux-ccda.jpgJ’en profite pour rappeler qu’il existe un schéma des modes doux du Bassin Decazeville-Aubin que les élus ne doivent pas oublier lorsqu’ils font des aménagements de voirie sur leurs communes respectives. Ce schéma n'est d'ailleurs pas restrictif et on peut aller au delà des préconisations qu'il délivre. Il serait peut-être utile d’organiser une « vélorution » sur le Bassin durant la campagne électorale des municipales pour rappeler aux candidats et futurs élus que ce schéma existe.

Photos : 

1 - Dessin de Lolmède tiré de "Extraits Naturels de Carnet Spécial Decazeville"

2 : jlc

3 et 4 : CCDA (Communauté de Communes du bassin Decazeville-Aubin)

13/12/2013

La parité, c’est pas gagné à la communauté de communes Decazeville-Aubin

Nous devions désigner hier soir en conseil communautaire nos délégués au syndicat mixte de SCOT (Schéma de cohérence territoriale). Deux délégués par communes étaient demandés. Outre le fait que le choix des délégués n’a vraisemblablement fait l'objet d'aucun débat dans quelques communes et ont été désignés par le maire, sur les 10 délégués proposés, pas une seule femme. Pas une seule des cinq communes n’a proposé une doublette de candidats mixte. Un fait que j’ai bien sûr dénoncé. D’après le président, il semble que ce ne soit pas mieux du côté de la communauté de communes de la Vallée du Lot qui fait partie de ce syndicat mixte.

Nous aurons l’occasion de nous rattraper après les élections municipales en désignant les nouveaux délégués. Espérons que cette « maladresse » sera alors rectifiée et que les minorités politiques seront peut-être également admises. On peut toujours rêver.

Comme pour le cumul des mandats, on comprend mieux pourquoi on est obligé de passer par la loi pour obtenir cette parité indispensable à la démocratie. Mais visiblement il y a encore des élus qui n’en veulent pas.

08/12/2013

Le centre de la France sacrifiée sur l’autel des LGV

gare viviez 2.jpgIl y a maintenant longtemps que j’alerte sur l’incapacité des élites locales à défendre une vraie liaison ferroviaire entre notre territoire et Paris. Des chambres consulaires aux parlementaires en passant par le Département et la Région, tous ignorent le train et ne voient un « désenclavement » de l’Aveyron que par la route et les airs. Il faut dire qu’ils ne doivent pas être souvent dans un train et préfèrent prendre l’avion, qu’ils ne payent généralement  pas directement.

Précisons que ce point de vue ne vaut malheureusement que pour l’Aveyron. Car il faut bien le noter, les élus et notables des départements voisins concernés par la ligne POLT se battent bec et ongles pour conserver et améliorer cette liaison. Les parlementaires lotois sont par exemple en première ligne tant pour défendre les arrêts, que la fréquence des liaisons ou le temps de trajet. Les associations lotoises de défense des gares et des trains et l’association Urgence Ligne POLT qui regroupe des élus des collectivités situées le long de cette ligne sont très actives. Mais pas un élu aveyronnais pour y siéger. Certes, nous ne sommes pas directement riverain de cette ligne, mais elle constitue le maillon essentiel d’une liaison convenable vers Paris. Et ce d’autant plus que dans le cadre de son Plan Rail, la région Midi-Pyrénées a régénéré la ligne reliant Brive à Rodez.

Certes, la Région avait participé au financement des études pour l’amélioration de cette ligne par des travaux sur les voies pour y faire rouler des trains pendulaires. Mais on connaît malheureusement la suite.

Depuis, Decazeville a perdu son agence SNCF sans que la Région ou l’Etat s‘émeuve pour autant. Elle n’est certes pas la seule en Midi-Pyrénées. Mais là aussi, on ne peut pas dire que nos élus régionaux ou nationaux locaux se soient réellement bougés. On est pas dans le Lot.

On nous avait aussi promis mordicus pour nous endormir que l’on ne toucherait pas à la gare de Viviez. C’est pourtant malheureusement ce qui devrait se passer à partir du 15 décembre.

Nous avons donc adopté une motion au dernier conseil municipal de Decazeville :

« Une organisation syndicale des cheminots nous alerte au sujet du nouveau service horaire d’hiver que la SNCF veut mettre en place au 15 décembre 2013. Selon ce projet, la gare de Viviez-Decazeville verrait son ouverture réduite, ainsi que les services rendus aux usagers. Plus aucun service à la sécurité ne serait assuré le soir après 21h35, et plus aucune présence commerciale non plus. L’activité de la gare sera fortement réduite et sa pérennité compromise. En l’absence de croisement sur cette gare, la régularité des trains serait affectée. Ainsi, la liaison du soir Paris-Rodez resterait un quart d’heure supplémentaire en gare de Capdenac.

A peine quatre mois après la fermeture de la boutique SNCF de Decazeville centre, cette nouvelle réduction du service rendu est inadmissible.

Le conseil municipal demande à la SNCF le maintien des heures d’ouverture actuelles avec :

-  - La présence d’un agent assurant la sécurité des circulations et des voyageurs du premier train jusqu’en fin de soirée.

-    - La présence d’un agent commercial pour l’achat des billets et les informations.

Le conseil municipal souhaite également que le conseil régional Midi-Pyrénées, qui a compétence pour ce qui concerne le transport ferroviaire, intervienne fermement en ce sens auprès de la SNCF».

 

coradia-liner-alstom.jpgRéduire l’amplitude horaire d'ouverture de la gare et allonger la durée de trajet serait d’autant plus dommageable que le Ministre des Transports vient d’engager le renouvellement des Trains d’Equilibre du Territoire dont fait parti la ligne POLT. Les Coradia Liner d’Alstom devraient remplacer les vieux trains Corail à partir de 2015. Un début pour aller vers les Trains à Haut Niveau de Service que nous souhaitons sur ces lignes.

 

Mais sur le fond, la politique de la SNCF soutenue par l’État est malheureusement claire. D’abord les LGV et après… peut-être les autres lignes, s’il reste de l’argent. A ce sujet, le documentaire « Pièces à conviction » diffusé le 4 décembre 2013 sur France 3 après le Soir 3 était édifiant.

Comment est-on arrivé à cette TGVmania qui coûte cher aux contribuables, aux usagers, vampirise les moyens financiers du rail aux dépends des trains de tous les jours pour des trains principalement réservés à une élite qui la plupart du temps ne paye pas directement le billet. Ce sont les entreprises ou les collectivités qui rincent.

On apprend aussi dans ce document que la LGV Bordeaux-Toulouse coûtera 5 milliards de plus qu'un TGV roulant sur les voies existantes pour gagner seulement 6 minutes. Ce gaspillage financier partagé par l'Etat, la Région Midi-Pyrénées et d'autres collectivités locales est pour le moins honteux, surtout en période de crise.

C’est d’ailleurs ce que dénonce également Gilles Savary, député de la Gironde et spécialiste des transports au Parti Socialiste sur Facebook (cliquez sur la photo pour agrandir) :

Gilles savary - Le TGV rend fou.jpg
Je serai bien sûr le jeudi 12 décembre à 17h à la gare de Viviez pour défendre cette ligne et défendre la gare de Viviez.

Mais il faut bien comprendre que si les grands élus locaux ne bougent pas comme le font les élus du Lot, et bien non seulement notre gare ne sera vouée qu’à voir ses heures d’amplitude d’ouverture réduites et la ligne vers Paris déconsidérée.