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20/05/2016

Conseil municipal du 19 mai 2016

C'est un conseil municipal relativement court (1h30) qui s'est déroulé hier soir à la mairie de Decazeville. Treize points étaient à l'ordre du jour. Pour la plupart des point habituels touchant à certains tarifs municipaux ou aux budgets nous avons voté favorablement. Tout comme nous avons voté favorablement à la demande de subventions concernant le programme AMI Centre-Bourg et le périmètre de la communauté de communes issu de la fusion entre la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin et la Communauté de communes de la Vallée du Lot. D'autres points ont suscité des débats et donc nos interventions. Elles sont développées ci-dessous.

 

Ce conseil municipal a débuté par une minute de silence en hommage à Fabrice Acoul-Vabre, agent communal qui s'est suicidé il y a maintenant trois semaines.

 

Festival international Pyromélodique :

Voici mon intervention ci-dessous :

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feu d'artifice.jpgNous profitons de ce point consacré aux décisions prises en délégation par le Maire pour vous poser quelques questions sur une convention que vous avez signé et qui aurait donc due être présentée dans cette liste de décisions.

Il s’agit de la convention de partenariat pour le Festival International Pyromélodique de Decazeville.

Il s’agit donc d’une convention tripartite entre la mairie, la Communauté de communes et la société Terre Evènement Ciel.

Or déjà, sur la page de garde, ne figure pas le logo Terre Evènement Ciel, mais celui de la société Ruggieri. Première confusion.

Page 2, à l’article 3, la SAS Terre Evènement Ciel (et pas Ruggieri) se vante de sa qualité de pyrotechnicien.

Puisque nous n’avons pas à notre disposition plus de renseignements sur ce dossier, je suis donc allé sur le site internet de Société.com pour mieux connaitre cette société Terre Evènement Ciel

On y apprend que la société Terre Evénement Ciel, domiciliée dans le Puy-de-Dôme, a été déclarée le 12 avril 2016, soit 9 jours avant la signature de cette convention.

On y apprend aussi que la société TEC, qui a pour objet le soutien au spectacle vivant, n’a aucun salarié, donc pas même un pyrotechnicien. Elle serait donc obligée de sous-traiter le tir des feux d’artifice. 

On y apprend aussi que cette société est une SAS (Société par Actions Simplifiée) au capital social de 450 euros.

D’après la convention, elle aura à sa charge :

  • toutes les prestations pour le tir du feu d’artifice
  • Les droits SACEM et SACD
  • Les assurances nécessaires
  • Le matériel de sonorisation adapté au site et fournir un animateur
  • Un dispositif de sécurité qu’elle devra donc aussi sous-traiter avec une société de gardiennage
  • Un dispositif d’accueil avec du personnel
  • Une billetterie avec sous-traitance avec une société spécialisée
  • Des contrats d’espaces publicitaires, affichettes, flyers…
  • Des chalets, barnums, groupe électrogène, station météo….

Et enfin qu’elle fait son affaire du remboursement des billets en cas d’annulation pour causes de sécheresse ou d’intempéries.

Je rappelle qu’il y avait sur notre territoire une association qui était ce qu’elle était, mais qui assurait tant bien que mal ce spectacle estival, avec de nombreux bénévoles locaux dévoués. Elle avait acquis un certain professionnalisme et elle n’a malheureusement pas semble-t-il été encouragée à poursuivre, ayant même été plutôt découragée notamment par votre prise de décision controversée d’annulation de ce spectacle au dernier moment en 2014.

 

J’en viens aux questions :

D’abord, qu’en est-il exactement de cette société TEC ?

Si ce qui est dit sur societe.com est vrai, comment une société avec aucun salarié et un capital social de 450 euros va t-elle faire pour assurer toutes les prestations prévue dans cette convention, surtout si le feu venait à être annulé ?

Ma crainte est que les sous-traitants et fournisseurs de personnel et de matériel, notamment locaux, ne soient pas payés en totalité de leurs prestations en cas d’annulation. Sans parler du remboursement des billets.

Il est bien fait mention page 4 d’“ Assurance Annulation “, mais pas clairement.

La phrase exacte est :

En cas de Météo défavorable enregistrée et identifiée par une installation d’un dispositif de Station Météo Professionnelle agrée par la Compagnie d’Assurance Annulation fournie par la société Terre Evènement Ciel…

C’est la station Météo qui est fournie par TEC, pas l’assurance annulation.

Par ailleurs, le paragraphe 3.2 de cette convention, spécifique aux assurances nécessaires et obligatoires, ne fait pas mention d’Assurance Annulation spécifique.

Ma dernière question est donc :

Afin que la mairie ne soit pas inquiétée, la société TEC a t-elle contracté une Assurance Annulation spécifique et à quel niveau de garantie ?

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Monsieur le Maire a refusé de nous répondre et on sentait une pointe d'agacement dans sa réponse.

Il nous a été répondu que ce n'était pas à l'ordre du jour de ce conseil municipal.

J'ai bien sûr répondu que cette convention annoncée à grand renfort de communication sur le site internet de la ville, la page Facebook et la presse locale aurait du être évoquée dans les décisions prises en délégation par le maire au même titre que les autres conventions qui nous étaient présentées.

J'ai bien sûr rajouté que le conseil municipal était le lieu du débat et pas seulement une chambre d'enregistrement des décisions de la majorité.

Une grand messe est encore organisée par la majorité avec la presse aujourd'hui sur ce feu d'artifice. Les points que nous soulevons seront peut-être éclaircis. C'est ce que nous souhaitons de toute façon.

 

Personnel : 

Florence Bocquet est ensuite intervenue pour dire notre souci concernant la situation des agents de la commune.

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fabrice.jpgLes représentant syndicaux des agents communaux nous ont interpellé par courrier le 13 mai dernier sur la situation difficile qu’il connaissent actuellement, surtout depuis le suicide d’un de leur collègue, Fabrice Acoul-Vabre. Nous avons déjà réagi par voie de presse face à cette situation de crise. Nous sommes conscients de la difficulté que vous rencontrez en tant que responsable de la santé et de la sécurité des agents de la commune. Et nous ne nous engageons pas dans la facilité d’un ton moralisateur. Nous tenions à préciser qu’il existe des outils qui ont été mis en place dès 2010, tels que le document unique d’évaluation des risques professionnels avec un volet sur les risques psycho-sociaux. Il est impératif de mettre en place un programme annuel de prévention des risques professionnels prenant en compte les aspects techniques, organisationnels et humains dans chaque service. Je pense aujourd’hui qu’il y a urgence à mettre en place les moyens pour renouer le dialogue, afin de redonner confiance aux agents et leur donner un signe fort que vous prenez leur mal-être en compte. En tout état de cause, trois semaines après ce drame, les décisions doivent être prises rapidement pour instaurer un climat de sérénité au travail dans tous les services de la commune.

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Nom des rues de la zone du Centre :

Je suis intervenu sur ce dossier.

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noms des rues zone du centre.jpg

C’est un dossier que l’ancienne municipalité avait travaillé en 2014 et qui était pratiquement prêt à être présenté à la Communauté de communes qui le demandait pour renseigner le cadastre et les entreprises publiques (La Poste, EDF, services de secours…)

Plutôt que de le présenter tel quel, vous avez préféré tout changer.

Il vous a fallu tout de même deux ans pour le terminer.

 

La stratégie que vous avez choisi pour nommer ces rues ne nous convient pas. La plupart des noms sont insignifiants et ne correspondent absolument pas au lieu et à l’histoire forte de cette zone pour Decazeville.

Ils sont pour la plupart d’une banalité affligeante.

zac2.jpgJe vais donc énumérer nos propositions :

Si pour les giratoires 1 et 2, vous avez gardé les mêmes noms, il n’en est pas de même pour les rues. 

3 – Place : vu l’état actuel de cet espace, nous pouvons prendre le temps pour le nommer. Place des Origines ne nous semble pas pertinent

4 – Rue du Progrès. Nous avions proposé rue des Hauts-Fourneaux. Ce qui est historiquement le lieu et l’activité d’origine de cette zone.

Je parlerai du numéro 5 à la fin

6 - Ce que vous appelez l'avenue du Futur n'est en fait que la prolongation de l'avenue Cabrol jusqu'au giratoire des Soufflantes, une fois que le bâtiment Destruel sera enlevé et que la voirie sera aménagée à sa place.
Une avenue Cabrol partant de l'église que Cabrol avait contribué à faire construire prolongée dans la zone du Centre, berceau de la sidérurgie à Decazeville qu'il avait contribué à faire naitre, nous semble tout à fait justifié.
L'exposition Cabrol réalisée par l'ASPIBD le démontre encore plus.

7 – Ce n’est pas à proprement parlé un impasse puisque les piétons et les cyclistes peuvent rejoindre la promenade centrale à partir de cette rue. Nous proposons donc de le nommer Passage de l’Acier.

zac1.jpgDe plus nommer « Impasse » de l’Acier ou « Impasse » du Charbon me semble pour le moins manquer de reconnaissance pour une ville qui doit sa naissance et une partie de sa richesse d’antan au charbon et à l’acier.

8 – Ce n’est pas non plus un impasse puisque cette rue fait le tour de la Maison de l’Industrie. Nous proposons donc le nom de rue de l’Industrie. 

9 – Nous avions proposé Promenade du Centre. C’était peut-être pas génial, mais Promenade du Bien-Être, c’est pas mieux.

10 – Nous pensons qu’il sera toujours temps de trouver un nom à cet espace qui pourrait aussi bien s’appeler Parc ou Jardin suspendu.

 

J’en termine avec le n° 5 
5 - Le remplacement du cours Pierre Gadéa par la rue de la Renaissance nous semble grave.

D’abord, pourquoi cours ?

Monsieur Gineste de la CCDA nous avait fait un topo sur les différences de voiries selon qu'elles sont des rues, avenues, boulevards, allées, mails, cours...
Ces règles sont certes loin d'être absolues et obligatoires.
Un "cours" est une avenue plantée d'arbres qui sert, dans les villes, de lieu de promenade ou de passage (Grand Robert). C’est le cas actuellement. Ceci dit, si vous voulez l’appeler avenue ou boulevard, cela ne nous pose pas de problème.

Ce qui nous pose un problème, c’est la disparition du nom de Pierre Gadea.

D’abord parce que Pierre Gadéa a fortement marqué la ville de Decazeville et la municipalité de cette ville. Elu pratiquement de 1965 à 2010, avec une interruption de 1977 à 1983, il a été conseiller municipal, 1er adjoint, maire, président de la Communauté de communes et conseiller général du canton.


Force est de reconnaitre aujourd'hui que la réhabilitation de la zone du Centre a été son cheval de bataille et que, si cette zone est en train de renaitre aujourd'hui, on le lui doit en grande partie.

Il n'a pas compté son temps sur ce dossier, se déplaçant pour aller partout où il le fallait pour rencontrer des décideurs afin de trouver des moyens financiers à la dépollution de cette zone et à son aménagement.
REMISE TROPHÉES ECO-ACTIONS.jpgJe peux en témoigner. J'étais notamment avec lui en décembre 2003 à l’Assemblée Nationale à Paris pour la remise d'un prix qui nous avait été attribué dans le cadre des Trophées Eco-Actions.

Il n'aimait pas ce genre de manifestation. Monter sur les estrades n’était pas sa tasse de thé. Il me l’avait encore dit lors du voyage aller. Il aurait pu m’y laisser aller tout seul. Mais il avait tenu à venir parce que c’était Mme Bachelot, alors ministre de l’Environnement, qui remettait ce prix, et qu’il comptait en profiter pour sensibiliser la ministre et son cabinet sur les difficultés que nous rencontrions pour dépolluer et aménager cette zone du Centre. C’est ce qu’il a fait.

Et il a fait de même pour trouver des financements extérieurs du FIBM, de la Région et de l’Europe, avec le résultat que nous connaissons aujourd’hui.

Je le dis d'autant plus que nous n’étions parfois pas du même avis sur d'autres sujets, mais force est de reconnaitre que la zone du Centre lui doit énormément et qu'il aurait été juste qu'une rue porte son nom.

Je trouve que c'est pour le moins mesquin qu'un de ses successeurs essaie de rayer d'un trait tout le travail accompli par un de ses prédécesseurs. Travail dont nous profitons tous largement aujourd'hui.


Voilà. Ce sont nos propositions, elles nous semblent justes.

Nous espérons maintenant que vous allez revenir sur la dénomination de ces rues. Après deux ans d’attente, je pense que cette délibération peut attendre le prochain conseil municipal.

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Après un court débat, si nous avons obtenu satisfaction sur le Passage de l'Acier, l'impasse du Charbon devient Passage du Charbon et pas rue de l'Industrie comme nous le souhaitions.

Comme nous le proposions, la promenade de la Jeunesse est supprimé en attente de savoir comment sera aménagé cet espace.

Pierre Gadéa ne sera malheureusement pas honoré par son successeur, et c'est pour nous une grande injustice.

 

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

Toutes les photos : jlc - Licence Creative Commons,

Sauf plan de la zone du Centre - Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

18/05/2016

Parc Intercommunal : attention dangers !

lac-terril-vus du belvédère de cantagrel.jpgSi je me suis émerveillé dans la précédente note de la zone Natura 2000 de Montmurat proche de chez nous, je n’en demeure pas moins un amoureux de notre territoire et des surprises qu’il nous procure aussi en matière botanique.

Certains rêvent de faire de la Découverte et du Parc Intercommunal un espace dédié aux activités motorisées polluantes (pléonasme). On mettra ça sur le compte de l’ignorance et de l’incompétence.

Ignorance de la richesse et de la fragilité de cet espace en matière d’environnement : qualité de l’air et de l’eau, flore, faune, sols…

Incompétence dans le diagnostic et les mesures que nous devons à tout prix mettre en œuvre pour protéger globalement notre environnement et pour lutter contre les diverses pollutions et le réchauffement climatique.

 

Une promenade à l'intérieur du Parc Intercommunal, un espace de 535 hectares au cœur de nos cinq communes urbaines, suffit à percevoir ces richesses, ces fragilités et ces menaces.

tétards.jpgAu départ de Decazeville, c’est d’abord la visite de la zone humide constituée de mares temporaires située à l’arrière du musée géologique Pierre Vetter.

Encore cette année, de nombreux têtards sont présents. Rappelons que cette zone abrite des crapauds calamites et pélodytes ponctués, espèces rares et protégées comme tous les crapauds par ailleurs.

Voilà un lieu que les écoles de la ville devraient visiter à cette période. Cela ferait un excellent cours pratique de SVT.

Lotier des Alpes -web.jpgTout au long de la promenade dans ce parc, on peut apercevoir une nombreuse flore commune aussi mais des espèces plus rares. C’est ainsi que l’on peut voir maintenant de nombreuses orchidées, notamment sur les espaces réhabilités depuis maintenant plusieurs dizaines d’années.

 

orchidées-martinie.jpgC’est le cas à la Martinie et vers le cynodrome de Cransac-le-Thermes.

D’après une étude de 2010 sur la flore et la faune du Parc Intercommunal *, la Martinie représente un des lieux ou “ l’enjeu écologique est loin d’être négligeable “.

En partie considérée comme une prairie humide eutrophe, la zone de la Martinie possède un habitat de zone humide et joue un rôle de régulation hydrique et d’amélioration de la qualité de l’eau.

Il est à noter que l’étude de CERA Environnement de 2010 ne signalait aucune espèce d’orchidée.

Enjeux Habitat et Flore - Cartographie Valeco Photovoltaîque - ©Cera-Environnement.jpgConcernant les mammifères, l’étude notait que le “ secteur de la Martine se situe dans un contexte un peu plus naturel que les autres et héberge quelques espèces non retrouvées ailleurs, comme l’écureuil roux “.

Il ne me semble donc pas souhaitable que ce site serve d’accueil aux 7 500 tonnes de boues du bassin de Passelaygue. D’autant plus que le déplacement de ces boues se réaliseraient par camion à travers le Parc Intercommunal.

 

serapias-à-languette -160516.jpgAutre lieu visité, le plateau de Nauquières, sur les hauteurs de Combes et de Decazeville. Son chemin en boucle recèle une flore intéressante. C’est un secteur minier que les HBCM ont reboisé avec l’ONF et l’ASGE il y a plus de 20 ans, mais qui a été mal entretenu. Comme la forêt de la Vaysse c’est un “ espace artificiel devenu naturel “ comme les désignait à la fin des années 1990 M. Schoeller de l’ONF.

Orchis à fleurs lâches - Nauquières -web.jpgUne grande partie de sa surface est malheureusement maintenant amputée par les travaux du futur parc photovoltaïque. La surface déboisée est d’ailleurs plus importante que prévue dans l’enquête publique. Une partie du déboisage a été réalisée sans autorisation. Cette autorisation des services de l’Etat est arrivée après le déboisage, sans aucune enquête publique supplémentaire.

Comment voulez-vous que les gens participent aux enquêtes publiques quand ils savent pertinemment qu’elles sont truffées d’erreurs et orientées dès le départ, qu’il est pratiquement impossible de changer le cours des choses et qu’elles sont de plus régulièrement bafouées par les promoteurs de projet avec la complicité des collectivités et des services de l’Etat ?

nauquières-191015.jpgEt je le dis d’autant plus avec amertume que j’étais favorable au projet initial du parc photovoltaïque, même si j’avais souhaité un financement participatif incluant les collectivités et les citoyens.

Là aussi, l’étude de CERA-Environnement n’avait pas répertorié d’orchidée. Pourtant, je peux témoigner qu’il y avait déjà sur ce site en 2010 des Sérapias à languette.

Sérapias à languette - Nauquières -web.jpgHeureusement, elles y sont toujours et plus nombreuses avec d’autres espèces d’orchidées en bordure du chemin. Mais elles semblent terriblement menacées par les travaux en cours.

Vous avez tout le long de cette note des photos de quelques fleurs présentes sur ce parc intercommunal. Je n’ai pas la prétention de faire des leçons de botanique à qui que ce soit. Mes connaissance sont plutôt sommaires dans ce domaine. Mais ce que je sais, c’est que nous avons un patrimoine paysager, floristique et faunistique à mettre en valeur. Plutôt que mettre des motos ou autres engins motorisés sur ce parc (et j’ai pu noter qu’il y en avait lundi dernier), peut-être pouvons-nous nous inspirer du travail de la Chaîne des Terrils à Loos-en Gohelle pour créer ici chez nous, sur le Parc Intercommunal, une association ou une structure qui ferait le même travail de valorisation, de formation et d’expertise sur notre patrimoine.

Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas refaire les mêmes erreurs que par le passé. La nature retrouvée n’est pas là pour assouvir les envies et les fantasmes de quelques personnes égoïstes et inconscientes des conséquences néfastes qu'ils génèrent pour l'avenir.

Vulnéraire -web.jpgComme je m’opposais il y a plus de dix à la montée impossible à la Martinie, je m’oppose maintenant à la venue de l’Aveyronnaise Classic à La Découverte, épreuve polluante et pétaradante ayant un impact négatif réel sur l’air, l’eau, le climat, la faune et la flore de notre département, produisant beaucoup de poussière et de bruit, posant des problèmes de sécurité des personnes (pilotes et public), et banalisant comme toutes les épreuves mécaniques de loisirs, la violence routière.

Ce genre d’épreuve ne vise qu’à faire la promotion de l’économie dite de la “ moto nature “ ou “ moto verte “, deux mots pourtant antinomiques.

Plusieurs fois sollicités par les organisateurs de cette épreuve, la Communauté de communes a toujours refusé avec raison de l’accueillir sur le Parc Intercommunal. Des passages de cette épreuve à Cransac en 2011 et 2013 ont généré des protestations. Je peux en témoigner. Il faut dire que faire une manifestation polluante et pétaradante dans la “ cité du bien-être “ du Bassin est pour le moins une provocation.

Silène fleur de coucou -web.jpgCette fois ci, sous la pression des élus de Decazeville, la Communauté de communes a cédé et a autorisé cette manifestation sur son terrain.

A l’époque, sûrement par naïveté, j’excusais et minorais un peu la responsabilité des organisateurs de la montée impossible. Ce n’est plus le cas. Les organisateurs locaux et départementaux de ce genre de manifestations sont pleinement responsables des conséquences futures qu'elles provoqueront sur notre santé et notre environnement. Tout comme les élus et les collectivités qui les soutiennent. A eux de choisir : continuer ou arrêter.

 

* Prédiagnostic d’étude d’impact sur les milieux naturels : Habitats, Flore, Avifaune et Faune terrestre de septembre 2010 réalisé par CERA-Environnement.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

1 - Vue sur le magnifique site de La Découverte le lundi 16 mai 2016 - C'est sur ce lieu que 500 motards et la cohorte d'accompagnants et de spectateurs devraient s'adonner à leurs activités polluantes en août prochain - jlc - Licence Créative Commons

2 - Tétards, mares temporaires à l'arrière du Musée de géologie - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

3 - Lotier des Alpes - Parc Intercommunal - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

4 - Orchis à fleur lâche à la Martine - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

5 - Planche tirée de l'étude CERA Environnement - 2010

6 - Sérapias à languette - Nauquières - 16/05/2016  - jlc - Licence Créative Commons

7 - Orchis à fleur lâche - Nauquières - 08/05/2016  - jlc - Licence Créative Commons

8 - Déboisement à Nauquières - Janvier 2016  - jlc - Licence Créative Commons

9 - Sérapias à languette - Nauquières - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

10 - Vulnéraire - Parc Intercommunal - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

11 - Silène fleur de coucou - La Martinie - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

05/05/2016

Le Puech de Salvageau, une promenade riche en biodiversité

station ionosphérique - panneau.jpgQuelques uns se souviennent peut-être encore de cet immense “radar“ situé sur les hauteurs de Saint-Santin-de-Maurs à une douzaine de kilomètres de Decazeville. Radar qui n’était en fait qu’une station ionosphérique mais qui alimentait l’imaginaire et les rumeurs dans toute la région, chacun y voyant le lieu des pires expérimentations ou celui d’espionnage du monde entier (ce qui n'était peut-être pas impossible !).

station ionosphérique saint-santin.jpgLe “radar“ n’existe plus, il a été enlevé il y a un peu plus d’une dizaine d’années.

Mais le Puech de Salvageau où il était situé m’a toujours attiré par son sol aride et pierreux, son paysage, sa végétation.

station ionosphérique sant-santin2.jpgIl est maintenant devenu avec divers autres sites aux alentours la zone Natura 2000 des vallées et coteaux thermophiles (qui aiment la chaleur) de la région de Maurs. 

Je suis donc parti de l’aire de loisirs et de camping car de Montmurat, où est installé un des panneaux expliquant ce site Nature 2 000. Un autre panneau explicatif est situé proche de l’entrée sur le site du Salvageau.

orchis bouffon.jpgEt là, c’est une nature magnifique qui s’offre à nous avec plusieurs espèces d’orchidées. Ma favorite est la Sérapias à languette, plus difficile à trouver.

Surtout ne pas cueillir les fleurs, faire très attention où l’on pose les pieds et respecter les clôtures mises en place pour favoriser la pâture de bovins à certaines périodes.

 

serapias à languette.jpgJe ne suis pas un professionnel de la botanique. Mais une application pour mobile est très intéressante pour un novice comme moi afin de reconnaître une fleur. Elle a aussi un rôle pédagogique. Il s’agit de Pl@ntNet.

Pl@ntnet est une application de collecte, d’annotation et de recherche d’images pour l’identification de plus de 800 espèces de plantes sauvages, de la flore française métropolitaine. C’est le fruit d’une collaboration de trois ans entre l'INRIA, l’Inra, le Cirad et l’IRD (agronomie tropicale), l’Inria (Informatique et sciences du numérique) et le réseau de botanistes amateurs Tela Botanica.

Serapias à languette - Observation Pl@ntNet.jpgL’application disponible sur Apple store et sur Android ne met que quelques secondes pour fournir le nom vernaculaire et le nom scientifique.

Elle intègre un système d’identification automatique de plantes à partir de photos par comparaison avec les images d’une base de données botaniques. Les résultats permettent de trouver facilement le nom botanique de la plante, si celle-ci est suffisamment illustrée dans la base de référence.

Montmurat-fête de la nature -cpie-210516.jpgA l’occasion de la Fête de la Nature, le CPIE de Haute Auvergne organise une sortie sur ce site Natura 2000 le samedi 21 mai 2016. Le rendez-vous est fixé à Montmurat, place de la mairie. C’est gratuit et vous passerez un superbe après-midi si le beau temps est en plus de la partie.

 

affiche web.PNGCe même jour et à la suite de la promenade botanique, vous pourrez vous rendre juste à côté à Maurs aux premières CircoFolies organisées par l'Association "La Mazarotte et Cie".

Vous pourrez vous restaurer et assister à divers spectacles dont un feu d'artifice et participer à divers ateliers.

 

Photos : jlc (Licence Créative Commons) sauf affiches pour sortie botanique à Montmurat et CircoFolies à Maurs.

25/04/2016

La mairie de Decazeville veut "évangéliser avec le théâtre"

affiche_lumiere_4.pdfy2016.jpgAprès le comité des fêtes laissé à certains sympathisants du FN la semaine dernière, la mairie de Decazeville a accueilli en grande pompe dans la salle des mariages de la mairie une troupe de théâtre dont le but est d’“évangéliser avec le théâtre“.

Nous ne sommes pas dogmatiques ! Tel était le crédo de la nouvelle municipalité de Decazeville durant la campagne électorale. Malheureusement, les faits montrent le contraire.

Certes, nous avons réussi à éviter à ce que la commune de Decazeville et la Communauté de communes Decazeville-Aubin financent ce “spectacle“, mais le fait que la mairie le soutienne ostensiblement est très grave. 

Le Bolero - Evangéliser avec le théâtre.jpgC’est sûrement ça le “souffle nouveau“ que nous promettait M. le Maire et sa liste : faire du prosélytisme politique et religieux alors que le moment devrait être à l’apaisement, à la solidarité et à éviter les replis identitaires.

 

Voici ci-dessous, le texte que j’ai lu sur ce sujet lors du conseil municipal du 14 avril dernier. 

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“ Lors de la commission Culture du 18 février dernier à la Communauté de communes, nous avons été saisis d’une demande de subvention pour le spectacle d’une compagnie extérieure au Bassin : la compagnie Le Boléro

Ce spectacle n’est en fait qu’un prétexte pour faire du prosélytisme religieux.

Les principaux responsables de cette troupe ne s’en cache d’ailleurs pas, notamment sur leur site internet, puisqu’y figure un article intitulé « évangéliser avec le théâtre ».

L’affiche et le flyer de ce spectacle ne sont d’ailleurs pas équivoques tant par le texte que par les images.

La méthode me semble de plus pernicieuse et racoleuse puisqu’elle consiste à utiliser notre patrimoine et notre histoire locale pour arriver à leurs fins.

La commission Culture de la Communauté de communes a décidé pratiquement à l’unanimité de ne pas répondre favorablement à cette demande de subvention.

Néanmoins, le logo de la Communauté de communes figure toujours sur les documents de ce spectacle sur le site internet de la compagnie Le Bolero.

De même que le logo de la commune de Decazeville.

Nous n’avons jusqu‘à maintenant pas décidé dans ce conseil de subvention pour ce spectacle et cette troupe.

Il me semblerait difficile d’y répondre favorablement pour deux raisons principales :

  • Alors que les subventions communales aux associations culturelles locales sont en baisse depuis deux ans, comment pourrait-on subventionner un spectacle d’une compagnie extérieure ?
  • Une collectivité n’a pas à participer à la création et/ou à la diffusion d’une œuvre faisant du prosélytisme religieux, pour quelque religion que ce soit, surtout à la période que nous sommes en train de vivre.

Nous souhaiterions donc savoir, Monsieur le Maire, où en est cette demande de subvention au niveau communal ?

La subvention figure-t-elle dans ce budget à un poste caché ?

Nous souhaiterions bien sûr que la commune y réponde défavorablement et que vous utilisiez vos pouvoirs afin de faire retirer les logos de la commune des affiches, flyers et site internet de la Compagnie Le Boléro. “

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Le maire a répondu par la négative concernant la subvention municipale.

C'est sûrement du au véto quasi unanime de la Commission Culture de la Communauté de communes en février dernier.

Je précise que malheureusement, les logos de la commune de Decazeville et de la Communauté de communes figurent toujours sur les affiches distribuées en ville et sur le site internet de la Compagnie Le Boléro. 

07/04/2016

La ruralité sur CFM Radio

TO160329-300x169.jpgJ’étais invité pour Europe Écologie - Les Verts le 29 mars dernier à l’émission « Table ovale sans Ellipse » animée par Claude de Vesins sur CFM Radio à Villefranche.

Je n’étais bien sûr pas seul. Jean-Sébastien Orcibal, pour le Parti Radical de Gauche et Bernard Morre, pour l’Union des Démocrates et Indépendants étaient les autres intervenants.

Le thème de cette émission politique proposé par Claude de Vesins était :

Quelles sont les opportunités que notre ruralité, qui dispose désormais d’un ministre issu de la région (aménagement du territoire, ruralité et collectivités territoriales), doit absolument saisir pour résoudre ou atténuer les problèmes qu’elle connait en agriculture, scolarité et dessertes aérienne et ferroviaire ?

Nous avons donc parlé agriculture, circuits courts, artificialisation des terres agricoles, commerces des centres villes, TGV, TER, aéroport, internet haut-débit, services publics…

On peut écouter et télécharger cette émission en cliquant ICI

16/02/2016

Zone humide de La Découverte - La suite

canards1.jpgEn attendant les premières pontes de crapauds calamites et pélodytes ponctués, les mares de la zone humide de La Découverte accueillent actuellement des canards qui ont trouvé sur cet espace un lieu propice à leurs ébats.

Il faut noter que, grâce aux fortes pluies de ces derniers jours, les mares ont atteint une surface importante et un niveau d’eau élevé. Espérons que ce niveau d’eau se maintiendra pour permettre aux têtards de se développer et aux futurs crapauds de grandir et à toute une biodiversité de vivre.

mares-la-decouverte.jpgEspérons aussi que tout le monde comprendra l’utilité de cette zone humide sur cet espace artificiel devenu naturel, notamment comme amortisseur des effets du réchauffement climatique, et l’obligation que nous avons de la protéger et même de la mettre en valeur.

Les zones humides en milieu urbanisé font l’objet d’un intérêt de la part du Ministère de l‘Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. De nombreuses collectivités ont mis en place des plans de protection et de mise en valeur de leurs zones humides urbaines. Il me semblerait important que cette zone, et plus généralement la zone de La Découverte, s’inscrive dans un projet de ce type. La balle est dans le camp des décideurs. Mais les projets dévoilés ces derniers jours par les élus decazevillois pour cet espace ne m’incitent pas à l’optimisme...

Photos : jlc - Licence Créative-Commons© - Cliquez sur les photos pour les agrandir

12/02/2016

Que va devenir le musée de géologie Pierre-Vetter

fermeture musée vetter.jpgComment ne pas être inquiet de l’annonce par la municipalité de la fermeture “pour inventaire“ du musée de géologie Pierre-Vetter.

La porte est d’ailleurs restée close cette semaine.

La soudaineté de cette décision alors qu'une exposition était en cours d'organisation et que des visites de groupes scolaires étaient prévues laisse perplexe.

Est-ce une fois de plus la façon d'exprimer que la culture coûte trop cher et que les habitants et scolaires du Bassin ainsi que les touristes de passage n'ont pas besoin de ce musée ?

expo climat.jpgSitué en bordure de l’ancienne exploitation minière de La Découverte, il fait partie intégrante de l’histoire et du patrimoine de notre ville. Les spécialistes de la géologie en France et au delà reconnaissent la qualité de ce musée.

Grâce à son conservateur qui a su mettre en valeur les riches collections qu’il abritait en les améliorant ainsi qu’aux moyens financiers accordés jusqu’à maintenant pour fonctionner, ce musée retrouvait une fréquentation plus qu’honorable.

expo requins.jpgLe choix de la vulgarisation de la culture scientifique et de la sensibilisation à l’environnement commençait à porter ses fruits. Les expositions temporaires, les conférences et les animations de haute qualité organisées par ce musée attiraient un public de plus en plus nombreux et de plus en plus jeune venant de tout l’Aveyron et au delà d’année en année.

Pourquoi donc la municipalité actuelle choisit-elle de casser cette dynamique ?

musée vetter - animation.jpgIl est au contraire important de poursuivre les efforts en faveur de ce musée, efforts qui devront être maintenus et accentués en synergie avec les autres musées lorsque la communauté de communes prendra les compétences de la culture et du tourisme le 1er janvier 2017.

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31/01/2016

Protégeons la zone humide de la Découverte

zone-humide-decouverte.jpgC’est mardi 2 février que se déroulera la Journée mondiale des zones humides. Des animations sont prévues partout pour sensibiliser sur ces zones indispensables à la survie de nombreuses espèces et donc à notre survie. Le thème de cette année est : Des zones humides pour notre avenir : Modes de vie durables.

Nous avons pratiquement en centre ville de Decazeville une zone humide. Elle se situe sur l’arrière du parking du Musée géologique. Elle n’est malheureusement pas protégée comme il le faudrait et des véhicules motorisés n’hésitent pas parfois à s'y aventurer : motos, voiture, camping-car…, tout comme des chevaux ou des chiens non tenus en laisse.

grenouille rousse.jpgPourtant, de nombreuses espèces y trouvent refuge. Le CPIE et la LPO avaient identifiés les parcelles concernées par la ponte de crapauds calamite et pélodyte ponctué et j’avais moi-même pu photographier une grenouille rousse. Les pontes sont visibles dès mars. Ces espèces sont bien sûr protégées et il est interdit de les détruire. Le CPIE avait noté que les petites mares (ou réservoirs) peuvent former un réseau depuis le bois situé à l’est. La présence de crapaud calamite peut aussi venir d’un dépôt de sable lié à des travaux. On peut donc se trouver en extrême limite d’un habitat beaucoup plus étendu que ce qu’il semble.

pontes.jpgIl faudrait donc tout faire pour mieux connaître et préserver cet espace, notamment son alimentation en eau et éviter toute pollution venant du parking ou d'ailleurs.

Et enfin, il faudrait mettre en valeur cette richesse avec un projet d’aménagement pour protéger ce site et le mettre en valeur. D’abord pour les Decazevillois, notamment les scolaires, mais aussi pour les habitants du Bassin et pour les personnes de passage sur ce site. Cela ne demanderai pas beaucoup d'argent et ça constituerait un complément d'intérêt au Musée géologique proche et à la Découverte dans son ensemble.

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09/01/2016

René Apallec casse la gueule des généraux de 14-18

strada-dkz.jpgC’était hier soir le vernissage de l’exposition des œuvres du collagiste René Apallec à la galerie du cinéma La Strada à Decazeville. Il y a maintenant quelques mois que j’entends parler de cette exposition qui tourne un peu partout en France et à l’étranger et qui a notamment été présentée à Rodez à l’atelier JJV en septembre 2014. Le magazine FritureMag en a aussi beaucoup parlé.

 

René Apallec serait né à la toute fin du XIXème siècle et aurait connu en tant qu’infirmier les horreurs de la première guerre mondiale. Rentré chez lui, très marqué par ces visions d’horreur, il ne dort plus et reste cloîtré chez ses parents.

appelec-planche.jpgLors d’un excès de folie provoqué par la boisson, il se met à découper, déchirer toute sa collection d’archives fanatiques et guerrières. Les photos s’entremêlant l’interpellent. Quelques coups de scalpel et le visage d’un général décoré se disloque, devenant méconnaissable et ridiculisé. Il tient sa revanche. Chirurgien-plasticien sur papier, il se fera casseur de gueule des artisans en chef de la boucherie de 14-18.

En 1922 il part pour Toulouse ou il restera jusqu’en 1934. Il aura un période artistique très prolifique où il créé des œuvres dénonçant la guerre et les puissants qui la commandent.

Il a réalisé une grande partie de son œuvre dans le secret et refusait d’exposer ses collages et tout particulièrement la série « Gueules cassées », la considérant lui même politiquement incorrecte.

Les œuvres de René Apallec ont été découvertes par hasard en 2007 dans un grenier du centre de Toulouse.

 

René Apallec hante Hervé Laplace

Affiche San-Francisco.jpgEn fait, René Apallec n’a jamais existé.

C’est l’artiste toulousain Hervé Laplace, présent hier soir à Decazeville, qui a créé de toute pièce un personnage fictif avec toute son histoire, ses fantômes, ses souffrances.

Lorsqu’il travaille sur ses compositions et qu’il les présente, Hervé Laplace est de tout son corps et de toute son âme René Apallec, ce soldat de la Grande Guerre qui a traversé des horreurs.

facesofconflict.jpgLes œuvres de René Apallec ont été exposées depuis 2012 dans toute la France, mais aussi à San-Francisco (2013 et 2014) et au Royal Albert Mémorial Muséum (RAMM) de Londres en 2015 pour une exposition collective où figurait notamment des œuvres d’Otto Dix.

Hervé Laplace / René Apallec était sur France 3 en septembre 2014 pour présenter l’exposition de Rodez : « Le fait de « casser la gueule » aux généraux, c’est un hommage que je rends à tous ces inconnus qui sont rentrés chez eux défigurés… C’est surtout une démarche pour dénoncer ces généraux qui ont envoyé tous ces êtres humains à la boucherie… »

La création du personnage de René Apallec a permis à Hervé Laplace de mieux faire connaître son travail sur les « gueules cassées » : « Je me retrouve sur des sites spécialisés sur la Grande Guerre, à côté d’Otto Dix… » dit-il à La Dépêche du Midi du 17 septembre 2014.

creation.jpgIl faut aussi apprécier toute la minutie du travail de René Appalec. Minutie qui n’est parfois pas visible à l’œil nu. C’est avec une loupe (fournie par les organisateurs) que l’on voit alors toute la dextérité et tout la minutie qu’il a fallu pour réaliser ces œuvres.

Les « gueules cassées » ont hanté et inspiré de nombreux artistes. On pense bien sûr à Otto Dix qui a vécu les années de la Grande Guerre sur différents fronts du côté allemand. Des œuvres tourmentées comme “Les Joueurs de Skat“ ou “Les Rues de Prague“ et bien d’autres ont été déclarées “dégénérées“ par les nazis dès 1933. Certaines ont été brûlées et Otto Dix a connu l’emprisonnement. Il ne fallait surtout pas décourager les ardeurs bellicistes de l’Allemagne à cette époque.

 

Le Général aveyronnais Edouard de Curières de Castelnau, le capucin botté

Général de Castelnau -2photos.jpgOn peut comprendre le désir de René Apallec de se venger du Général de Castelnau en lui réservant un portrait.

Ce Saint-Cyrien natif de Saint-Affrique dans l’Aveyron a été un de ces généraux de la Grande Guerre qui a envoyé au casse-pipe des centaines de milliers de soldats. Une statue équestre le représentant trône au jardin public de cette ville depuis 1957

Sa ferveur religieuse lui valut son surnom de “capucin botté“. Son positionnement politique était très à droite, patriote voire nationaliste. Il a débuté une carrière politique après la Grande Guerre comme député de l’Aveyron (1919 à 1924, non réélu) siégeant avec la droite catholique et comme conseiller général de l’Aveyron sur le canton de Saint-Rome-du-Tarn de 1919 à 1928. Il fut un fervent défenseur de l’école privée avec des discours enflammés lors des manifestations contre l’école unique en 1925.

Soutien de Franco, il s’est montré très critique à l’égard de Pétain qu’il avait pourtant eu un moment sous ses ordres durant la Grande Guerre. Sans doute un éclair de lucidité avant de décéder le 19 mars 1944.

Comme chef de guerre, Edouard de Castelnau était un adepte de l’attaque à outrance avec son fameux ordre “En avant, partout, à fond“. Respectant cette stratégie, les premiers mois de guerre sont terribles pour l’armée française : près de 850 000 hommes tués, blessés ou disparus. 700 000 pour l’armée allemande. En 1915, la 2ème armée du général de Castelnau prend part à l’offensive en Artois qui sera très coûteuse en vies humaines. L’opinion publique est révoltée et Castelnau doit partir. Il revient sur le front de l’est en 1916 pour réarmer la région de Verdun et organiser sa défense. Face au carnage de la bataille de Verdun mais aussi à l’échec meurtrier de l’offensive de la Somme, Castelnau fait parti des généraux en disgrâce et est placé en non-activité.

Une quarantaine d’œuvres de René Apallec est visible à la galerie du cinéma La Strada à Decazeville du 8 au 31 janvier 2015. Pour moitié, il s’agit de “gueules cassées“.

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) : 1 - jlc

Toutes les autres photos sont issues du site internet ou de la page Facebook de René Apallec, d'affiches d'expositions, d'une capture d'écran de France 3 et d'images issues de l'Illustration.

31/12/2015

Pacitel ferme, le problème reste

PACITEL-FERMETURE.jpgPacitel était un service sensé lutter contre les appels téléphoniques commerciaux non désirés. A partir du 1er janvier, les services de Pacitel seront fermés.

Le motif ? La prospection téléphonique est maintenant encadré par la Loi Consommation n°2014-344 du 17 mars 2014 et complétée par son décret d’application du 21 mai 2015.

On ne dira jamais assez l’inefficacité de Pacitel dont les signataires de la charte n’étaient autres que les grandes organisations et fédérations de vente à distance autrement dit, le lobby des centres d’appels. Tout comme sera inefficace le nouveau service qui sera proposé en remplacement, pas avant l’été prochain.

Malheureusement, le lobby des centres d’appels et de la publicité par courrier non adressé est puissant au Parlement tant à droite qu’à gauche. Au nom de la sacro sainte croissance dont on voit un peu plus tous les jours les désastres qu’elle occasionne sur les hommes et l’environnement.

Mais on va me dire que des dizaines de milliers d’emplois de téléprospecteurs sont en jeu. Mais faut-il maintenir des emplois pour arnaquer tous les jours des centaines de personnes ? Les journaux de consommateurs sont remplis de témoignages de personnes qui se sont embarqués dans des projets onéreux de travaux sur leur maison à cause d’un appel téléphonique alléchant qui venait d’une entreprise honnête ou carrément d’escrocs.

La solution ? Inverser la demande. Que les personnes désireuses d’être prospectées s’inscrivent sur une liste. Et que l’on interdise toute prospection téléphonique vers les autres numéros.

Tout comme il faudrait instaurer une loi pour l’interdiction de courriers non désirés dans nos boites à lettre qui serait beaucoup plus efficace pour l’environnement que le Stop-Pub. Seuls ceux qui désireraient avoir des publicités en recevraient en s’inscrivant préalablement sur une liste et paieraient donc en conséquence une taxe sur l’enlèvement et le traitement des ordures ménagères majorée. De quoi baisser fortement la taxe de ceux qui ne souhaitent pas de publicités.

18/12/2015

Dernier conseil municipal de 2015

C’était donc hier soir le dernier conseil municipal de l’année avec une vingtaine de points. Beaucoup ont été votés à l’unanimité. Je vais donc revenir sur les points où je suis particulièrement intervenu.

 

Prix de vente de l’eau aux communes voisines :

usinedupuech.jpgJe suis donc intervenu sur le prix de vente de l’eau aux communes voisines. Alors qu’au dernier conseil municipal la municipalité avait décidé sans notre accord d’augmenter fortement le prix de l’eau aux Decazevillois, notamment avec l’augmentation de l’abonnement de 18%, il était proposé de ne pas augmenter hier soir l'eau vendue aux communes voisines soit 0,71€ pour Firmi et 0,61€ pour le SAEP d’Aubin.

J’ai juste dit que l’augmentation de 1ct d’euro de ce prix de l’eau qui peut se justifier par des dépenses concernant le pompage et le traitement en légère augmentation (coût des produits, énergie…) n’handicaperait les communes voisines et permettrait la recette de 6 160 euros supplémentaires à notre commune.

Monsieur le Maire est revenu sur l’augmentation du prix de vente de l’eau potable à Decazeville votée au dernier conseil municipal, qu’il justifiait par l’harmonisation des tarifs sur tout notre futur territoire. Et il a énuméré une série de communes (dont beaucoup hors future communauté de communes) où le prix de l’abonnement au service de l’eau est supérieur à celui de Decazeville. C’est sûrement vrai, mais ce qui est important, c’est le prix final du mètre cube payé par l’abonné (abonnement + consommation). Et je maintiens que le prix de l’eau à Decazeville était avant l’augmentation à peu près égal (à 5 cts près) à celui des abonnés du Syndicat Nord Decazeville. Je suis bien placé pour le dire car j’ai une facture d’eau sur le syndicat Nord Decazeville. Après l’augmentation, le prix du mètre cube d’eau à Decazeville est 2 centimes plus élevé.

Ceci dit, si chacun court après l’autre pour augmenter les prix, où cela va-t-il s’arrêter ? Il faut justifier ces augmentations. Et l’harmonisation du tarif ne constitue pas pour le moment à mes yeux une justification. Il faut payer l’eau au vrai coût de revient.

 

Comparaison pour une facture type de 120 m3 :

2015 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 32,50 €

Consommation 120 m3 X 1,58 € = 189,60 €

Total pour 120 m3 : 32,50 € + 189,60 € = 222,10 €

Soit pour 1 m3 : 222,10 / 120 = 1,921 € HT soit 1,953 € TTC

 

2016 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 38,52 €

Consommation 120 m3 X 1,60 € = 192 €

Total pour 120 m3 : 38,52 € + 192,00 € = 230,52 €

Soit pour 1 m3 : 230,52 / 120 = 1,921 € HT soit 2,026 € TTC

 

Prix pour le Syndicat Intercommunal Nord Decazeville en 2015 :

Gestion par Suez Environnement - Lyonnaise des eaux

Dessert les communes de la CCVL

Abonnement particulier : 45,515 € HT

Prix du m3 : 1,5216 € HT

Prix consommation pour 120 m3 : 120 X 1,5216 € = 182,592 €

Total pour 120 m3 : 45,515 € + 182,592 € = 228,107 €

Soit pour 1 m3 : 228,107 / 120 = 1,900 € HT soit 2,005 € TTC 

Je rappelle que cette augmentation représentera environ 8,25€ annuellement par abonné de Decazeville.

 

permiscitoyen.jpgPermis citoyen :  

Il nous était proposé hier soir de décider d’une aide à la mobilité par l’acquisition du permis de conduire pour cinq jeunes de la ville. C’est la commission jeunesse de la commune (où siègent des élus) et différents partenaires, dont les auto écoles de la ville, qui décideront du choix de ces jeunes. Il sera demandé en contrepartie un travail de 35 heures en faveur de la collectivité dont 5 heures consacrés à l’éducation auprès des écoles primaires.

Voici mon intervention in extenso sur ce point :

Le problème de la mobilité des jeunes sur notre commune et plus particulièrement leur accès à l’emploi est un problème important. Les entreprises de formation, les organismes d’Etat et les associations d’insertion par l’activité économique présents sur notre territoire témoignent tous d’une nette amélioration de l’accessibilité à l’emploi et à la formation depuis la mise en place du TUB. Nos collectivités locales, notamment la Communauté de communes Decazeville-Aubin qui a la compétence des transports et de la mobilité, doivent donc poursuivre sur cette voie en améliorant encore notre service de transports collectif et en facilitant le développement et l’intermodalité de tous les modes de mobilité (TUB, bus départementaux, bus TER, rail, covoiturage, autopartage…). Elle doivent aussi créer des aménagements cyclables, notamment pour que les jeunes qui se déplacent de plus en plus nombreux à vélo autant par nécessité que par choix, le fasse en toute sécurité.

Ces propositions ont de plus l’avantage de convenir à toute la population, tous les âges et toutes catégories sociales.

Pour en revenir à votre proposition :

Je ne suis bien sûr pas opposé au principe d’aider quelques jeunes qui n’ont pas les moyens financiers d’obtenir le permis de conduire indispensable pour leur accès à l’emploi.

Mais le choix arbitraire difficile des cinq bénéficiaires où les élus sont impliqués, la “contrepartie“ qui ne me semble pas souhaitable tant dans son principe même que dans l’application que vous proposez m’incitent à m’abstenir de voter votre proposition.

Votre projet mérite toutefois de voir le jour. Pour être pleinement efficace, il doit me semble-t-il être abordé différemment.

En Aveyron, des associations facilitent la mobilité autonome et durable des jeunes en leur louant des moyens de transport (vélos, scooters, voitures), en les formant au permis de conduire à travers une auto-école solidaire et même à acheter et entretenir un véhicule. Je pense à Chorus à Decazeville, mais aussi en Aveyron à Mobil’Emploi sur le Pays Ruthénois soutenu par l’incubateur régional de l’économie sociale et solidaire Catalis, Aveyron Solidaire… La plupart de ces associations souhaiteraient d’ailleurs travailler avec les Communautés de communes, plus à même d’aborder ces problématiques.

Il me semble souhaitable que la Communauté de communes qui a la compétence de la mobilité sur notre territoire pilote ce projet et trouve avec des associations locales (2KZ, Chorus…) et départementales des solutions pour y répondre.

Cette solution aurait le mérite d’éviter en grande partie les écueils qui me semblent problématiques dans votre proposition et aurait aussi l’avantage d’être étendue aux cinq communes urbaines du Bassin.

 

C’est la proposition de départ de la majorité qui a été retenue pour le vote et je me suis donc abstenu.

 

Rapport annuel sur le prix et la qualité de service public de l’eau potable 2014 :

Ce rapport avait été reporté une première fois car il comportait des erreurs.

Pas grand chose à dire si ce n’est que j’aurai souhaité un rapport plus étoffé, avec comme les autres années, un descriptif détaillé des travaux sur le réseau de distribution (conduites et compteurs) ainsi que sur la station de pompage de Bouquiès et l’usine du Puech.

Le rendement de notre réseau a baissé en 2014. Il est vrai que nous avons remplacé cette année là que 250 mètres de conduite et le nombre de compteurs remplacés n’est malheureusement pas indiqué.

Concernant la qualité de l’eau, il est à noter que sur les 28 prélèvements effectués, aucun n’est non conforme et que les mesures sur l’aluminium sont elles aussi conformes. C’était un point sur lequel je m’étais inquiété auparavant.

 

Dérogation temporaire pour ouverture des magasins le dimanche :

plateau-superieur2.jpgCette dérogation était jusqu’à présent de cinq dimanche par an. Mais avec la Loi Macron du 6 août 2015 “pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques“ (sic) le nombre de dimanche peut passer à douze. La décision est bien sûr du seul choix des élus. Et j’ai été le seul à voter contre.

Cette dérogation va bien sûr une fois de plus favoriser la grande distribution aux dépens des petits commerces.

Les salariés qui travailleront le dimanche n’ont réellement pas le choix. Si les salaires dans la grande distribution étaient plus élevés, peu choisiraient de travailler le dimanche.

Le dimanche, c’est fait pour rester avec sa famille ou ses amis, pour aller au cinéma ou au musée, pour se promener, faire du sport… ou tout simplement, ne rien faire.

Cela n’aura aucun effet sur l’emploi local si ce n’est de supprimer encore plus d’emplois dans le petit commerce et de vider un peu plus notre centre ville de ses commerces.

Le but de nos gouvernants est bien sûr de liquider insidieusement le code du travail à court ou moyen terme, notamment ce qui a trait au repos dominical, et rendre ainsi les salariés corvéables 7 jours sur 7.

La grande distribution pourra donc ouvrir onze dimanche en 2016 à Decazeville. Mais la décision a été faite sans moi.

Se lever le dimanche pour tenir la caisse du supermarché.jpgLors du débat, je me suis vu reprocher de faire de la politique. Un comble ! Bien sûr, et je le revendique, le conseil municipal est le lieu pour faire de la politique, pour s’occuper de la vie de la cité. Nos décisions sont éminemment politiques. Et si nous avions décidé de maintenir à cinq dimanche l’ouverture des commerces, nous aurions pu le faire. Mais la majorité a choisi de favoriser la grande distribution. Pour des élus qui ont fait de la défense du petit commerce une action forte, c’est mal parti.

pierremauroy-decazeville-chomage.jpgPuisqu’on en est à parler de la défense des salariés, j’en profite pour reproduire ici une partie du discours prononcé le 11 octobre 1981 par Pierre Mauroy alors Premier Ministre lors de sa venue à Decazeville (cliquez sur la photo pour agrandir).

Cette partie de son discours concerne la réduction du temps de travail et même, vous lisez bien, le partage du travail pour que chacun puisse avoir un emploi. Mais ça, c’était en 1981, à l’époque où les socialistes étaient encore de gauche.

On est loin des lois Macron et de ces hommes politiques qui depuis trente ans organisent ni plus ni moins la rareté des emplois pour le plus grand bénéfice des patrons et rentiers de notre pays.

 

Mise en vente de terrains aux Bonnières :

Nous avons décidé hier soir la mise en vente de trois terrains propriété de la commune aux Bonnières.

bonnières-lots.jpgFin 2013, alors que je terminai mon mandat d’adjoint à l’urbanisme et devant le manque de terrains constructibles sur la commune, j’avais regardé avec les services d’urbanisme de la ville si il n’y avait pas des terrains disponibles pour la construction sur le nord de Decazeville. Et j’ai découvert ces “dents creuses“ sur le lotissement des Bonnières ainsi que quelques autres terrains autour. Nous avons donc fait un inventaire de ces terrains en prévoyant de mener une enquête sur le pourquoi de leur disponibilité et avec la ferme intention de les mettre en vente.

Certains se sont montrés inconstructibles car touchés par le PPRM ou le PPRN tandis que d’autres étaient difficilement constructibles (déclivité, superficie …).

 

bonnieres-terrainavendre.jpgJ’avais clairement identifiés deux des trois terrains mis en vente hier soir.

Le troisième d’une superficie de 268 M2 rue Théodore Richard me semble difficile à la vente pour la construction, d’autant plus qu’il est situé sous une ligne à haute tension.

J’ai bien sûr été favorable à ces mises en ventes.

 

Le conseil municipal s’est terminé par le bilan d’activité de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin et sur le Schéma de mutualisation des services de la communauté de communes et des communes membres que j’aborderai peut-être dans une prochaine note.

L'article de La Dépêche du Midi sur ce conseil municipal : 

Les commerces pourront ouvrir 11 dimanche en 2016

L'article de Centre-Presse Aveyron :

Decazeville lance le permis citoyen

 

Photos : 1, 2, 3 et 6 : jlc ; 4 : bulletin municipal de Decazeville ; 5 : plan ville de Decazeville - Cliquez sur les photos pour les agrandir.

25/10/2015

A Rémi

renoncule.jpgIl y a un an, j’étais à Sivens et j’en suis parti vers 19h, soit quelques heures avant le drame qui a coûté la vie à Rémi Fraisse. Drame qui n’aurait jamais du arriver. Malheureusement, tout à été fait les semaines et les jours précédents pour arriver à ce terrible fait. Les atermoiements et les incohérences de Royal, les coups de mentons de Valls, la rigidité de Cazeneuve, la bêtise et l’inhumanité du président socialiste du conseil départemental du Tarn, la violence d’un syndicat agricole qui défend un système agricole désuet, onéreux et polluant… tout ces acteurs ont contribué à créer et à développer un climat délétère à Sivens. Le gendarme qui a lancé la grenade offensive tuant Rémi, la même grenade qui avait déjà tué Vital Michalon à Creys-Malville en 1977, n’a été que le bras armé de tout ce processus dont j’ai pu juger l’évolution tragique en me rendant à plusieurs reprises à Sivens d’août à novembre 2014. Bras armé que je n’exonère bien sûr pas de sa responsabilité au même titre que la chaine de commandement, du premier ministre au major qui a donné l’ordre de lancement de cette grenade, en passant par le préfet du Tarn. Depuis un an, les rapports s’accumulent d’ailleurs dans ce sens.

 

J’avais décidé d’aller aujourd’hui à Sivens car cet événement m’a beaucoup touché et me touchera tout le reste de ma vie. Souvent je pense avec tristesse à cette journée commencée dans la joie de se retrouver nombreux, les débats et les échanges et qui s’est terminé dans la violence, le bruit, l’odeur des grenades lacrymogènes et la mort d’un jeune homme épris de nature. 

Mais la maire de L’Isle-sur-Tarn en a décidé autrement. Elle a décidé d’interdire sans discernement toutes les manifestations aujourd’hui. Décision particulièrement honteuse, inhumaine et méprisante. Mettre sur un même niveau la « Marche en mémoire de Rémi » organisée avec la famille de Rémi par des associations, des collectifs et soutenue par des syndicats et des partis politiques et une manifestation de provocation prévue par la FDSEA et les JA, en dit long sur la partialité de cette personne dans ce dossier. Le bon sens et l’humanisme aurait voulu que seules les manifestations troublant la sérénité de la marche du souvenir soient interdites. J’ai bien peur que cette décision ne jette encore plus de l’huile sur le feu.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire aujourd’hui. Vais-je aller à Sivens ou bien à Plaisance-du-Touch rejoindre mes amis et la famille de Rémi ? Où irais-je plutôt à Sivens un de ces prochains jours ? Car oui, il me faut retourner à Sivens. Pour que perdure mon souvenir. Pour dire à Rémi que nous penserons toujours à lui et que nous continuerons à défendre ce magnifique coin du Tarn où on lui a pris sa vie, et que nous serons présents sur tous les "Sivens" de France (Roybon, Notre-Dame-des-Landes, Val Tolosa…).

Toute cette journée, ma pensée ira vers Rémi, sa famille et toutes les personnes que j’ai croisées dans cette lutte qui doit se poursuivre dans la non violence mais la détermination, pour Rémi, pour notre belle région, pour la planète.

18/10/2015

Le lac de la Découverte une fois de plus oublié

tolerme.jpgDans une note datant du début du mois d’août concernant le lac de la Découverte et le Parc Intercommunal, j’avais évoqué la possibilité d’inscrire nos projets de baignade et loisirs de la Découverte et du pôle vélo de la Bouyssonnie à l’appel à projet Pôles de pleine nature en Massif Central.

J’avais évoqué la possibilité de répondre à cet appel à projet avec la communauté de communes de la Vallée du Lot.

Et bien c’est presque fait. Enfin… pas tout à fait. La communauté de communes de la Vallée du Lot proposait jeudi soir lors de son conseil communautaire de participer à cet appel à projet… mais avec Conques. Il semble malheureusement que la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin ne soit pas de la partie. Une occasion de plus de manquée pour dynamiser notre territoire et faire un projet porteur sur le périmètre de notre future communauté de communes.

A qui la faute ? Au désintérêt pour ce projet et à la léthargie de la communauté de communes urbaines ? A la volonté du président de la communauté de communes rurales d’éloigner une fois de plus Decazeville et de raccrocher Conques ? Aux deux ?

Quoi qu’il en soit, la communauté de communes Decazeville-Aubin manque là une fois de plus une possibilité d’avoir des soutiens techniques et financiers pour aménager les espaces magnifiques du parc Intercommunal. Triste.

Photo : Lac de Tolerme dans le Lot - jlc ©creative commons - Cliquez sur la photo pour l'agrandir

16/10/2015

La rue Jean Moulin à double sens : un fiasco annoncé !

rue cayrade - zone 20 devenue 30.jpgJ’avais évoqué il y a peu les graves problèmes de circulation et de mobilité à Decazeville depuis l’arrivée de la nouvelle majorité et la volonté de ces nouveaux élus de favoriser le tout voiture.

Le résultat était malheureusement prévisible : la rue Cayrade est devenu un couloir à voitures, ce qui est pour le moins néfaste à l’activité des commerces. Flâner dans cette rue et y faire des achats au milieu d’une circulation incessante de véhicules motorisés n’est pas du tout attractif.

La partie déjà aménagée aurait pu être le cœur de l’activité commerciale de la ville en y aménageant une zone de rencontre et en déviant la circulation de transit vers l’avenue Cabrol. Elle est devenue au contraire le lieu d’un passage incessant et bruyant de véhicules où il est difficile de traverser sans danger. Comble de la bêtise, cette portion de rue limitée il y a encore peu à 20 km/h est maintenant limitée à 30 km/h.

 

La rue Jean Moulin à double sens - Facebook.jpgMais c’était sans compter sur la persévérance des élus dans leur dogmatisme tout bagnole. Après le sens unique de l’avenue Cabrol et le double sens de l’avenue Foch dont l’efficacité ne saute pas aux yeux, bien au contraire, c’était au tour cette semaine de passer la rue Jean Moulin à double sens. Sauf qu’une fois de plus cette mesure a été prise sans concertation aucune avec les usagers particuliers et professionnels, notamment avec la communauté de communes intéressée pour le passage du TUB. Bien entendu cette mise en double sens de la rue Jean Moulin a été “reportée“, pour ne pas dire enterrée. Il n’y a pas besoin d’être un grand urbaniste pour comprendre que le petit giratoire à l’intersection des rues Jean Moulin et Alexandre Bos poserait des problèmes, notamment à certains horaires. Je l’avais d’ailleurs évoqué dans une réunion de la commission Urbanisme.

Report de la mise en double sens de la rue Jean Moulin -131015.jpg

Il semblerait que ces changements de circulation commencent à irriter pas mal de monde à Decazeville, notamment chez les commerçants.

29/09/2015

Il faut sauver la ligne Cahors-Capdenac

cahors-capdenac1.jpgLe gouvernement vient de donner son accord pour la poursuite de la LGV de Bordeaux vers Toulouse et vers Dax pour un coût minimal de 8 milliards d’euros malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête et après un rapport de la Cour des Comptes qui dénonçait les dérives et la non rentabilité du système LGV. Une aberration, alors que faire rouler des TGV sur les voies existantes régénérées coûterait beaucoup moins cher pour seulement quelques minutes de trajet en plus.

Si cette LGV se réalise, ce sera bien sûr aux dépends des trains du quotidien qu’utilisent 95% des Midi-Pyrénéens. Les collectivités locales, dont le Conseil Régional, seront obligées de participer au financement qui risque de plus de se réaliser à travers un PPP (Partenariat Public Privé) qui est tout bénéfice pour les grosses entreprises multinationales du BTP.

La priorité est bien sûr ailleurs. Rénover les lignes délaissées depuis plus de 30 ans par la SNCF, RFF et l’Etat et en améliorer d’autres pour refaire circuler des trains de fret au lieu d’inonder nos routes de camions et maintenant de bus, et permettre aux usagers que nous sommes tous une meilleure mobilité.

Ce week-end, les élus et les usagers se sont mobilisés pour défendre deux lignes emblématiques de notre région.

D’abord pour la ligne Beziers-Neussagues. Alors que cette ligne est importante pour les voyageurs mais surtout pour le fret, notamment l’usine Arcelor de Saint-Chély-d’Apcher en Lozère, la SNCF veut la fermer fin 2016.

Les partisans de la ligne POLT (Paris – Orléans – limoges – Toulouse) se sont retrouvés eux à Gourdon pour émettre une motion en direction du gouvernement. Ils demandent la modernisation de cette ligne et le renouvellement du matériel roulant afin de gagner du temps sur ce trajet que les Aveyronnais retrouvent à Brive. Je n’ai malheureusement pas vu un parlementaire aveyronnais aux côtés de Dominique Orliac, députée du Lot, sur les photos de cette journée diffusés dans la presse.

 

cahors-capdenac-voie cachée.jpgPrésent au Salon de la BD de Cajarc dimanche dernier, j’ai choisi la route buissonnière de la Vallée du Lot pour le retour. D’abord parce que le paysage de cette petite route est magnifique et ensuite parce que je voulais voir l’état de la voie ferrée qui longe la rivière, traversant la route à plusieurs reprises.

Cette ligne est complètement abandonnée et elle se dégrade de jour en jour. La végétation devient envahissante à tel point que la ligne n’est pratiquement plus visible sur certains tronçons. Ça, ce n’est pas le plus grave. On peut surtout imaginer que les tunnels, les traverses et les rails subissent également une lente dégradation. C’est bien sûr le souhait de l’Etat et de la SNCF qui veulent abandonner totalement cette ligne et du Conseil Général qui souhaite y aménager en lieu et place une véloroute,

Ma position est que l’on peut faire les deux. Gardons la voie ferrée pour les trains et aménageons la véloroute sur les petites routes et chemins existants comme il était prévu dans l’étude réalisée par l’AF3V de 2001.

 

frontenac.jpgJe me suis bien sûr arrêté au passage à niveau de Frontenac avec sa maison de garde-barrière qui a été un moment tenue il y a de cela quelques décennies par une grand-tante.

 

Pourquoi faut il garder et rénover cette ligne ?

frontenac2.jpgD’abord pour le Fret. La ligne Capdenac - Cahors, cinquième ligne de l'étoile ferroviaire de Capdenac-Gare, est la seule ligne pertinente pour desservir l'Est du Lot et l'Aveyron. Techniquement, la ligne a un profil favorable, avec 2 locomotives, la charge remorquable est de 1 800 tonnes (l'équivalent de 60 camions) sur cette ligne contre 1 100 tonnes par la ligne Capdenac - Brive et de 1 440 tonnes par la ligne de Capdenac - Tessonnières.

Ensuite pour les voyageurs que l’on transporte en car depuis la fermeture de la ligne.

Et enfin pour remettre sur les rails le train touristique de Quercyrail

Rappelons que rénover cette ligne reviendrait à environ 30 millions d'euros, autant que pour aménager la véloroute à sa place. 30 millions d'euros que l'on peut trouver dans les 6 milliards d'économie si on aménage les lignes existantes au lieu de créer des LGV.

Le rail doit redevenir en France et sur notre région ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : le transport collectif du quotidien le plus sûr, le plus écologique et le plus rapide (sur les rails existants rénovés) pour se déplacer.

Le contraire de ce que vient de décider le gouvernement.

 

Photos : jlc ©creative commons

13/09/2015

Prédict lance son application pour les particuliers

mypredict-ouverture.PNGLa société montpelliéraine Prédict, associée avec Astrium, Météo-France et BRL, vient de lancer son application destinée aux particuliers.

Cette société est née de la nécessité pour les collectivités d’avoir des prévisions météorologiques plus fines afin de prévenir des risques naturels, notamment d’inondation, de tempête, de chute de neige…

repère crue saint-michel 031203.jpg

 

J’ai eu connaissance de cette société il y a un peu plus de 10 ans, lorsque je me suis réellement intéressé à la prévision et la prévention des crues après les inondations du Lot du 3 décembre 2003.

Certaines communes que j’ai visité depuis, notamment Lézignan-Corbières  et Sommières, travaillaient avec Prédict et en étaient relativement satisfaites. Il faut dire que ces communes avaient connu des inondations catastrophiques en 1999 et 2002. 

C’est aussi cette société qui a été retenue par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin dans le projet d’applications satellitaires pour suivre plus particulièrement les crues du Riou-Mort et ses affluents à Viviez. Elle a notamment travaillé sur le Plan Communal de Sauvegarde de cette commune.

 

mypredict-carte.PNGL’application My Predict est gratuite et téléchargeable pour l’instant pour iTunes et Androïd. Elle prévient des risques météorologiques et hydrologiques sur le territoire ou l’on habite : inondation, submersion, tempête et fortes chute de neige.

L’application permet de visualiser les précipitations et leur intensité et donne des conseils sur le comportement à adopter.

Elle est aussi interactive puisque l’on peut envoyer des photos lors de ces épisodes d’intempéries et rendre compte directement à la société de l’évolution de l’épisode pluvieux ou du degré de la crue. 

neige-conteneurs.jpgLes collectivités abonnées à Prédict on bien sûr des services largement supérieurs tant dans la prévision que dans la fréquence des mises à jour lors d’épisodes d’intempéries.

Mais cette application pour particuliers est fort utile pour les territoires non suivis par Prédict et elle devrait figurer dans les applications des téléphones des élus d’astreinte de toutes les collectivités.

Au même titre que d’autres outils informatiques qui permettent de prévenir et de suivre l’évolution des épisodes d’intempéries :

-       Le site Vigicrue qui contient les cartes nationales des cours d’eau par bassin versant et le suivi en permanence du niveau de ces cours d’eau.

-       Keraunos, l’observatoire français des tornades et orages violents

-       Météo-France, que tout le monde connaît

 

inondation-boissepenchot-041203.jpgUn dernier mot pour dire qu’après les fortes crues du Lot de décembre 2003 (presque douze ans), tout le monde voulait que l’on trouve des solutions pour prévenir et modérer les crues. Depuis, pas grand chose de fait. Le PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations) que je réclame depuis des années, n’est qu’au niveau d’un PAPI d’intention et les riverains du Lot voient encore chaque épisode de fortes pluies avec angoisse.

Rajout du dimanche 13 septembre 2015

inondations,lotComme beaucoup d'habitants du Bassin, j'étais hier soir samedi à la fête de Decazeville. Nous avons du subir au cours de la soirée d'abord des éclairs qui éclairaient le ciel et des coups de tonnerre (si vous n'étiez pas au milieu du bruit de la fête foraine) avant la pluie. J'en ai bien sûr profité pour tester l'application MyPrédict. J'ai donc pu suivre l'évolution de l'orage qui sévissait non loin du Bassin.

Sur la première capture d'écran à 21h28 (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir), on voit la grande zone orageuse qui approche, avec une langue en vert, jaune et rouge qui signale une zone plus violente. Elle part de Montauban et arrive sur le Vallon, au nord de Rodez. C'est le moment où nous apercevons les premiers éclairs et entendons les premier coups de tonnerre.

inondations,lotSur la seconde photo prise à 21h49, on voit plus nettement cette zone d'orages avec des points d'orages violents très localisés qui touche le sud du Villefranchois et va vers le nord-est vers Entraygues en frôlant le Bassin. La pluie n'a pas encore touchée le Bassin et la fête de Decazeville. On peut aussi voir des messages d'information en cliquant sur les deux pictogrammes qui signalent un orage intense peu mobile se déplaçant vers le nord-est avec des ruissellements dans les secteurs sensibles.

inondations,lotSur cette dernière capture d'écran à 22h04, on voit très bien les points d'orages plutôt violents sur Rieupeyroux, Rignac et le Vallon, tandis que la pluie arrive sur le Bassin. Elle était sur la fête quelques minutes plus tard pendant que nous entendions au loin les coups de tonnerre et que des éclairs zébraient le ciel.

J'ai donc pu réellement apprécier en temps réel hier soir les qualités de cette application que je recommande vivement aux élus des communes de télécharger et d'utiliser en complément des sites cités plus haut.

Photos :

- Captures d'écran de l'application My Prédict

- autres photos : jlc - ©creative-commons

19/08/2015

Tout voiture, no future *

rue cayrade - 1983-2015.jpg

Trente deux ans séparent ces deux photos de la rue Cayrade à Decazeville. Quels points communs à ces deux photos ? La place envahissante donnée aux voitures sur cette rue commerçante et l’usage anarchique qu’elles en font. 

On peut comprendre cet encombrement en 1983 car cette rue en plein centre-ville était alors une route nationale, la RN 140 ou l’axe Brive-Méditerranée.

Le dossier de la circulation à Decazeville figurait au menu du bulletin municipal de 1983 (que vous pouvez télécharger en bas de note). On y apprend que la municipalité Rouquette (1959 – 1971) avait mis en place le stationnement limité par zone bleue alterné par quinzaine et une réglementation des poids lourds pour les trajets et les horaires de livraisons.

On pointait déjà l’exode des Decazevillois habitant en centre-ville vers les quartiers périphériques ou plus loin dans les communes rurales, qui arrivaient tous les matins en même temps avec leurs voitures en ville et occasionnaient déjà des bouchons portant préjudice au commerce riverain.

La circulation sur la RN 140 amenait un flux important de véhicules qui traversaient notre ville. Un comptage a permis de noter que 80 % des véhicules étaient immatriculés hors du département de l’Aveyron certains jours de chassé-croisé de vacances d’été. La rue Gambetta voyait alors des pointes de 1 000 véhicules/heure et la rue Cayrade 800 véhicules/heure ces jours là.

Le moindre véhicule en stationnement en double file provoquait un bouchon important.

Personne ne respectait les horaires de livraison et dès 1978, la municipalité avait pris la décision avec la Chambre de Commerce de créer une “gare routière“ (entrepôt de marchandise) où tous les livreurs devraient déposer leurs colis qui seraient ensuite distribués par un seul camion en ville. Ce projet précurseur de ce qui se fait maintenant dans les grandes villes n’a jamais véritablement fonctionné, la Chambre de Commerce ne s’y étant pas vraiment investie. 

En 1975, la municipalité Roques (1971 – 1977) avait lancé une étude sur la circulation à Decazeville et l’actualisation des propositions de cette étude sera réalisée par la municipalité Delpech (1977 – 1994) en 1978.

La première proposition était de régler les problèmes de circulation au carrefour du Broual (carrefour où se situent actuellement les bureaux de l’OPH), rue Maruejouls et les accès aux quartiers nord de la ville.

C’est aussi à cette période qu’ont débuté les travaux de la déviation de la RN 140, d’abord de Saint-Michel à la gare de Fontvernhes.

Il était prévu un dédoublement de la rue Gambetta par une « traversée » de la rue Jean-Moulin à la Vitarelle. Ce projet n’a jamais vu le jour.

Il était également prévu l’aménagement (au moins à sens unique) d’une voie pénétrante des Estaques au Sailhenc afin de soulager la circulation à la Vitarelle. Cette voie devait être au départ le Chemin du Sailhenc, l'avenue du 8 mai 1945 a été aménagée plus tard.

Il était même prévu d’étudier l’ouverture d’une nouvelle bretelle entre la Côte des Estaques et le quartier du Broual Trépalou (peut-être le chemin entre l’Envol et Trépalou ?).

Concernant la circulation rue Gambetta, il était proposé trois solutions, la troisième étant préférée :

1 – Mettre la rue Gambetta en sens unique

2 – Interdire tout stationnement rue Gambetta

3 - Matérialiser les emplacements de stationnement des véhicules de tourisme (avec parcmètres si nécessaire) sur un seul côté, toujours le même. Matérialiser les créneaux réservés aux livraisons. “L’application stricte de ces mesures serait nécessaire, sans aucune tolérance pour ceux qui ne la respecteraient pas. Sinon, elle serait sans effet réel“.

“Ces mesures peuvent être étendues rue Cayrade en fonction des résultats.

Il faut faire respecter les trottoirs. Notre appel du dernier bulletin municipal sur la sécurité des piétons, la gène de la circulation, le coût de détérioration des bordures, a été sans effet. Il faut donc en arriver aux sanctions (comme dans les autres villes)“.

 

rue cayrade -seguy.jpg

Les diverses municipalités qui se sont donc succédées ont réglementé le stationnement, d’abord par zone bleue alternée par quinzaine, puis par des parcmètres qui étaient souvent en panne et qui ont été supprimés, et maintenant avec le retour de la zone bleue.

Malheureusement, la surveillance du respect des horaires des parcmètres ou de la zone bleue n’a jamais réellement été mise en place. Et c’est bien là le problème.

 

Pourtant, la route nationale ne traverse plus le centre-ville. La déviation mise en place, devenue depuis quelques années route départementale 840, draine toute la circulation de transit, notamment de poids lourds, avec une moyenne de 8 000 véhicules jour et des pointes de 10 000 véhicules/jour l’été.

 

Contrairement à ce que pense la municipalité actuelle, un flux important de véhicules dans des rues commerçantes ne favorise pas pour autant l’activité de ses commerces. Ce serait même le contraire. 

Vouloir favoriser le commerce en augmentant à tout prix la circulation de voitures dans le centre ville sans penser aux autres modes de mobilité, notamment les modes actifs (vélos et piétons), est tout simplement contre-productif. C’est la politique d’un autre temps dont on voit partout l’échec où elle est mise en place, tant en terme économique (pour les commerces notamment), qu’environnemental (qualité des espaces urbains, qualité de l’air, bruit…) et social (mixité urbaine mise à mal…).

J’ai maintes fois eu l’occasion dans ce blog de revenir sur ce qui me semble les solutions les mieux adaptées à notre ville et à notre territoire où plus de 30 % des foyers n’ont pas de moyens personnels pour se déplacer. Chiffre qui est appelé à augmenter pour des raisons économiques mais aussi par le choix que font de plus en plus de personnes, notamment les jeunes, pour qui la voiture n’est pas la priorité.

Il faut améliorer les transports collectifs, notamment par un cadencement sur l’axe Viviez-Decazeville-Firmi (un bus toute les demi-heures par exemple), créer des aménagements pour les modes actifs (vélos et piétons), apaiser la circulation en ville par la création d’une zone 30 et d’une zone de rencontre sur le tronçon aménagé de la rue Cayrade…

Il faut réellement lancer notre ville dans une mobilité d’avenir en lien avec l’urbanisme, l’habitat et le commerce. Pour faire revenir les habitants et maintenir les commerces en centre-ville, il faut rendre notre centre-ville agréable à habiter et à arpenter. Et ce n’est pas au milieu des voitures et du bruit que l’on y arrivera.

  

decazeville,circulation,mobilité* Tout voiture, no future est le titre d’un livre datant de 2007 écrit par Denis Baupin aux éditions de l’Archipel que je vous encourage à lire. Denis Baupin, actuel député EELV, dénonce dans ce livre les lobbies du tout bagnole, mais aussi le manque de vision à long terme des hommes et femmes politiques dans le domaine de la mobilité. Il donne bien sûr ses solutions pour sortir du “tout voiture“.

 

La circulation à Decazeville - Bulletin Municipal 1983.pdf

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

-       - Cartes postales anciennes de Decazeville

-       - Rue Cayrade de 1983 tirée du bulletin municipal de 1983 : Midi Libre

-       - Rue Cayrade de 2015 : jlc - ©créative commons

Sale temps pour les vélos !

vélo roues volées - gare de viviez-decazeville.jpgLes vélos bénéficient à la gare de Viviez-Decazeville d’un superbe double arceau pour stationner.

Sauf que cette gare est fermée de 21h45 à 5h00 du matin. Cela a donc laissé du temps à des petits voleurs pour subtiliser les deux roues de ce vélo resté lui accroché à l’arceau par un antivol pourtant dérisoire.

De nombreuses gares sont maintenant équipées de box à vélos fermés.

box à vélos.jpgEn août 2011, j’avais moi-même préparé un courrier à la direction des infrastructures et transports du conseil régional Midi-Pyrénées pour demander l’installation de box à vélos fermés comme elle le fait dans de nombreuses gares de Midi-Pyrénées.

Le schéma des Modes doux de la Communauté de communes adopté aussi par les communes prévoyait 5 box sécurisées à la gare de Viviez. La Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin pourrait donc prendre en partie ou en totalité cet investissement à sa charge afin que de tels incidents ne se reproduisent plus et que les habitants du Bassin n’aient plus peur de laisser leurs vélos à la gare de Viviez pour prendre le train ou le TUB.

Photos : jlc ©créative commons

09/08/2015

Les eaux du lac de la Découverte fragilisées, le Parc Intercommunal oublié

lac-vert4.jpgDepuis avril 2014, le Parc Intercommunal semble un peu abandonné. Les projets étudiés il y a quelques mois pour l’avenir du site de la Découverte semblent tombés aux oubliettes. Le programme pluriannuel d’investissements de la communauté de communes mis à jour récemment, les envisage au mieux après 2020.

Je m’en était déjà inquiété il y a environ un an.

Pourtant, tout le monde reconnaît que nous avons là un site magnifique qu’il faudrait à tout prix aménager, au moins à minima. Quand je dis tout le monde, ce sont avant tout beaucoup de Decazevillois mais aussi de nombreuses personnes venus d’ailleurs.

livinhac-piscine.jpgLa canicule que nous avons supporté en juillet et qui est malheureusement appelée à se reproduire souvent, devrait à minima remettre à l’ordre du jour le projet de zone de baignade sur ce lac. Tout le monde n’a pas de piscine et beaucoup ne souhaitent pas aller à la piscine municipale pour diverses raisons (coût, chlore, vétusté, ligne électrique...). Les baignades hors piscines, gratuites et surveillées sont de toute façon de plus en plus recherchées. Il n’y a qu’à voir le monde qui se rend à Livinhac, y compris de Decazeville.

Si vous êtes un habitué du site de la Découverte, vous avez peut-être remarqué fin juin, avant la période de canicule que nous avons connu, le fort verdissement des eaux du lac de la Découverte.

Concernant cette dégradation des eaux, j’ai envoyé le 29 juin un courrier à Monsieur le Président de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, propriétaire des lieux, avec copie à Monsieur le Maire de Decazeville sur lequel ce site est situé :

 

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, les eaux du lac se sont troublées et ont pris une vive couleur verte (voir les deux photos de cette note). J’ai rencontré la responsable du service environnement et patrimoine qui m’a expliqué après s’être renseigné auprès d’Halieutilot, qu’il s’agissait vraisemblablement d’une efflorescence algale ou “ bloom algal “, phénomène totalement différent du retournement des eaux du lac de novembre 2008.

Les températures actuelles (avant le 29 juin) ne peuvent pas expliquer uniquement ce phénomène. D’abord elles ne sont pas si élevées que cela et les nuits sont encore fraiches. L’explication viendrait plutôt des fortes pluies datant d’une quinzaine de jours qui auraient lessivé les sols et emporté les eaux vers le lac. La relative chaleur actuelle ayant seulement précipité ce phénomène. Or depuis un peu moins d’un an, une quinzaine de chevaux résident en permanence sur les pentes de ce site. On sait que les déjections animales contribuent de façon non négligeable à la détérioration de la qualité des eaux sous des formes diverses.

lac-vert3.jpgL’étude du profil de baignade du lac de la Découverte réalisée par le Cereg Massif-Central en 2011 notait que seuls les ruissellements des eaux météoriques sur les flancs du site peuvent constituer des sources de pollution bactériologiques significatives.

Je rappelle que les eaux du lac sont rejetées dans le Riou-Mort, puis le Lot.

Il me semble qu’à minima, le BRGM et l’Onema devraient être alertés.

De votre côté, pourriez-vous faire réaliser une analyse des eaux du lac afin de connaitre d’où peut provenir exactement cette dégradation ?

Dans l’attente des résultats de ces analyses, pourriez-vous demander au propriétaire des chevaux de les retirer de ce site ?

D’autre part, j’ai pu lire dans la presse locale que la municipalité de Decazeville envisageait des animations de sports mécaniques sur ce lac fin août.

Nous savons que ce site est très fragile. C’est pour cela que nous envisagions avec le cabinet Alliance qui avait piloté l’étude pour un pôle de baignade et de loisirs à la Découverte, la pratique d’activités douces sur ce lac : baignade, canotage, pêche, plongée… en aucun cas des activités motorisées.

Les plongeurs du club subaquatique ruthénois qui avaient visité les profondeurs de ce lac en janvier 2012 avaient noté que les fonds étaient constitués de sédiments très fins qui se déplaçaient au moindre mouvement des plongeurs et créaient immédiatement des “nuages“ noirs très denses.

La démonstration de jet-ski et de flyboard prévue fin août me semble fortement préjudiciable pour la qualité des eaux du lac de la Découverte, de ses fonds et de ses berges.

Il y a beaucoup d’autres sites en Aveyron ou dans le Lot et le Cantal proche où on peut pratiquer ces activités. Si l’initiative d’organiser une animation sur le lac est louable, d’autres activités beaucoup moins polluantes peuvent se dérouler sur ce magnifique site de la Découverte pour l’animer le temps d’un week-end : joutes, parapente, modélisme, jeux divers de ballon, jeux gonflables… sans parler d’activité pédestre et cyclable, de découverte de la nature, du patrimoine minier... Il suffit juste d’un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Il me semble donc souhaitable que vous reveniez sur la décision d’autoriser cette démonstration de sports motorisés sur le lac de la découverte.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations les plus distinguées. 

Jean-Louis Calmettes

Conseiller municipal de Decazeville

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On peut bien sûr se réjouir de la présence d’animaux sur ce site et notamment de chevaux. Et je serais le premier à le faire si cela n'avait pas de conséquences néfastes. Sauf que l’on en voit les limites. Certes, cela évite une tonte annuelle, voire deux, mais si c'est au détriment de la qualité des eaux, je ne pense pas que cela soit souhaitable. Je rappelle que dans mon courrier, je demandais simplement des analyses afin de vérifier la cause de ce "bloom algal" et que par précaution en attendant le résultat des analyses, on retire provisoirement les chevaux du site.

Mais il y a aussi une autre inquiétude pour les animaux. Une étude concernant le pastoralisme sur le Parc intercommunal avait été diligenté il y a quelques années par la Communauté de communes qui pensait à juste titre accueillir pour entretenir les nombreux hectares de cet espace, des animaux aussi divers que des bovins, des moutons, voire des lamas. Sauf que l’ingestion de plantes par des animaux sur ces anciens sols industriels peut être problématique. Les plantes peuvent avaler les pollutions éventuelles contenues dans ces sols (phytoextraction) qui sont ensuite ingérées par les animaux. Doit-on prendre ce risque qui touche à la santé et au bien-être des animaux, si minime soit-il ? Les précédents élus n’ont jamais voulu accueillir des animaux sur ce site au regard notamment des risques de recours juridiques de propriétaires d’animaux tombés éventuellement malades.

 

À ce jour, je n'ai toujours pas reçu de réponses à mon courrier, tant de la communauté de communes que de la commune de Decazeville.

Le phénomène d’efflorescence algale a disparu.

Les chevaux sont toujours sur le site de la Découverte et la manifestation d’activités mécaniques sur le lac prévue fin août est plus que jamais d’actualité.

 

Encore un peu, monsieur le bourreau…

 À pied, à vélo, avec le tub, je sauve le climat.jpgRien ne semble y faire. Pas même les canicules, les tempêtes et les alertes à la pollution de l’air à répétition. Un rapport parlementaire vient de confirmer que l’impact économique de la pollution de l’air est de plus de 100 milliards d'euros par an en France et que ce coût va encore empirer rapidement si nous ne faisons rien. Près de 700 décès supplémentaires seraient liés à l’épisode de canicule de juillet. Les allergies touchent de plus en plus de monde et les maladies chroniques dues aux pollutions diverses de notre environnement explosent. Des dizaines d’espèces animales et végétales disparaissent tous les jours dans le monde dans la plus grande indifférence.

Et les gens continuent à prendre inconsidérément l’avion pour passer un week-end à Prague ou à New-York, à acheter des voitures diesel, à surconsommer de la viande, à vouloir des produits fabriqués à l’autre bout du monde…

Mais là où ça devient incompréhensible, c’est quand certaines collectivités se complaisent à en rajouter.

En cette année de mobilisation pour le climat et de la conférence internationale COP21 qui se déroulera à Paris en novembre prochain, la municipalité visionnaire de Decazeville a décidé elle… de lancer des activités  motorisées sur le lac de la Découverte.

Elle est soutenue en cela par le Conseil Départemental qui alloue une large subvention de 2 000 euros, sans doute pour améliorer le plan climat que cette assemblée a pourtant voté le 28 octobre 2013.

On va me dire que les apports de cette manifestation au réchauffement climatique sont dérisoires par rapport à l’ampleur du problème. Certes, sûrement. Mais c’est justement l’accumulation de ces petites atteintes à l'environnement et au climat qui aboutissent à l’état catastrophique que supporte notre planète aujourd’hui. Et c’est surtout un mauvais signe donné à chacun d’entre nous. C’est nous dire : ne changez rien, vous pouvez continuer à faire comme avant, ce n’est pas si grave que ça…

Et bien non ! La situation est très grave !

Et surtout, une collectivité se doit de donner le bon exemple.

Ceux qui encouragent ce genre de manifestation participent inconsciemment ou consciemment (ce qui est encore plus grave) à rendre notre planète moins vivable et surtout à compliquer gravement la vie des jeunes générations.

 

Il y a des tas d’animations à organiser sur ce lac et au delà sur tout le site du Parc Intercommunal, qui n’impacteraient pas ou peu notre environnement et notre avenir et mettraient réellement en valeur ces espaces magnifiques. Comme dit plus haut, il faut juste un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Concernant l'avenir du Parc Intercommunal, on ne peut bien sûr pas ignorer les difficultés actuelles des budgets des collectivités, mais il faut tout de même aller de l'avant en essayant de trouver des financements extérieurs. Pourquoi ne pas travailler sur un projet global incluant notamment le pôle vélo et en élargissant peut-être le périmètre à la Vallée du Lot, en répondant par exemple à l’appel à projets Pôles de pleine nature en Massif Central ?

 

rando-velo.jpgVoici quelques exemples d’animations ponctuelles, estivales ou permanentes possibles sur le Parc Intercommunal (il y en a sûrement des tas d'autres) :

Sur les chemins et pistes :

Balades en gyropodes

Balades en Rosalies électriques

Promenades en vélos et vélos à assistance électrique

parapente-DDM.jpgLa montée impossible… à VTT

Fat Bike

Courses de caisses à savon

Dévaler les pentes en trottinette

Essayer le Déval kart

Parcours acrobatiques, trampoline, tyroliennes

Beach-volley – Jeux de ballon – jeux de plage

Parapente au dessus de la Découverte (maintenant possible en toute sécurité depuis que la ligne électrique a été enlevée)

 

hydravions.jpgSur le lac :

Démonstration de modélisme : hydravions, voiliers… (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

Course d’OFNI (nombreux exemples en Aveyron et au delà)

Régates de bateaux en carton

livinhac-stand-up paddle -castor.jpgStand-up paddle

Bateau solaire (fabriqué sur le Bassin)

Pédalos, barques

Démonstration et pratique de la plongée (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

 

joutes.jpgJoutes lyonnaises et givordines (avec le club de Joutes de Boisse-Penchot)

 

 

 

Mais aussi autour et sur le lac : jeux gonflables, mini-golf, jeux de boules, pêche, randonnées thématiques : flore et faune, histoire et patrimoine, lecture de paysages…

cap-decouverte.jpg

Photos : jlc, ©creative commons

- sauf parapente : Photo DDM

- Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

plongée.jpg

 

 

 

foot-plage.jpg

capdenac-ofni.jpg

07/08/2015

VM Zinc, fidèle au fret ferroviaire

train umicore.jpgAutant je suis parfois assez prompt à dénoncer les possibles atteintes à l’environnement de certaines entreprises locales, autant je suis sensible aux efforts que font ces mêmes entreprises pour diminuer les impacts de leurs activités sur l’environnement.

C’est le cas du groupe Umicore, qui depuis des années, choisit de transporter par rail les bobines ou les plaques de zinc brut de son unité de fabrication VM Zinc d’Auby dans le Nord à l’usine de transformation et de finition de produits finis VM Zinc de Viviez. Un train par semaine arrive à Viviez, généralement le week-end, et il repart le lundi après avoir été déchargé.

Un premier appel d’offre en 2009 avait attribué ce marché de transport au groupe Logways et les wagons étaient tractés par des motrices d’Euro Cargo Rail.

motrices etf.jpgDébit 2015, un deuxième appel d’offre a attribué le marché à l’entreprise ETF, filiale d’Eurovia (groupe Vinci), spécialisée dans la construction et la maintenance d’installation ferroviaires, qui s’est lancée depuis peu dans le fret ferroviaire à travers sa filiales ETF Services.

Ces opérateurs ferroviaires de proximité ont malheureusement supplanté la SNCF sur de nombreux marchés, notamment pour les wagons isolés.

Il n’y a pas beaucoup d’entreprises du Bassin ou de l’Aveyron qui utilisent le rail pour leur logistique. Et c’est bien dommage. Il faut dire que l’Etat après avoir abandonné l'entretien des infrastructures ferroviaires, a pratiquement abandonné l’entreprise historique qui était chargée du fret. Comme il abandonne petit à petit le transport des voyageurs, notamment dans nos zones reculées. Tout cela pour mettre encore plus de camions et de cars sur les routes, avec les conséquences néfastes pour le climat, l’environnement et la sécurité de tous les usagers de la route.

Concernant l’usine VM Zinc de Viviez, il semble malheureusement que les produits finis repartent par la route.

Mais il y a une certaine dose d'incertitude concernant le mode de transport de marchandises à l'avenir puisque Umicore souhaite se débarrasser de VM Zinc.

En espérant que cela n'aura pas de conséquences fâcheuses sur le mode de transport.

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