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01/09/2017

Une étude pour analyser les sédiments pollués au cadmium du Lot à Laroque-Bouillac

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,

Un Arrêté de la Préfecture de l’Aveyron est paru le 10 août 2017 pour autoriser les opérations de bathymétrie (mesure du relief sous l’eau) et de carottage (prélèvement d'échantillons de sédiments) du lit du Lot afin de déterminer le volume de sédiments stockés en amont de la chaussée de Laroque-Bouillac et leur caractérisation.

Ci-dessous, téléchargez l'arrêté préfectoral :

Autorisation navigation sur le Lot en amont de l'écluse de Laroque-Bouillac.pdf

 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Cela nécessite d’abord de se plonger un peu dans l’histoire industrielle locale. L’usine Vieille-Montagne située à Viviez (12) a libéré dans les eaux du Lot depuis près d’un siècle et demi des quantités énormes de produits toxiques contenant du zinc, du plomb, du cadmium… À ces rejets chroniques importants, il faut rajouter les graves pollutions accidentelles de 1983 et 1986 provoquées par Vieille-Montagne à partir du THR et de la décharge industrielle de l'igue du Mas. De nombreuses études officielles et universitaires ont été réalisées sur cette pollution. On peut parler sans se tromper de la plus grosse pollution industrielle d’un cours d’eau en France avec celle du Rhône par les PCB.  

Ci-dessous, un petit film de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne sur les conséquences de ces graves pollutions.

 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Il reste encore beaucoup de ces produits dangereux dans les sédiments de la rivière Lot et au delà, notamment dans les diverses retenues : écluses, chaussées, barrages… et ils sont plus ou moins “remuées“ à chaque épisode de crue. La quantité de cadmium était estimée en 1990 à plus de 200 tonnes contenus dans plus de 6 millions de m3 de sédiments uniquement pour le Lot. La dépollution complète était estimée à cette date entre 1,3 et 2 milliards d’euro (2 à 3 milliards actualisé). La quantité de cadmium et autres métaux lourds contenus en amont de la chaussée de Laroque-Bouillac doit certes être importante car proche de la source de pollution et son arrivée sur le Lot avec le Riou-Mort, mais elle est négligeable par rapport à l’énormité de cette pollution industrielle que beaucoup sur le Bassin ont volontairement ou inconsciemment oublié.

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Il est bien sûr important de bien connaître l’état actuel de cette pollution, de l’arrivée du Riou-Mort dans les eaux du Lot jusqu’à la chaussée de Laroque-Bouillac pour ensuite procéder à une dépollution de ce site, pas seulement pour pouvoir rouvrir l’écluse à la navigation, même s'il semble que ce soit l'unique obsession de certains qui ont fermé et qui ferment toujours les yeux sur les causes de ces pollutions et minimisent la responsabilité des pollueurs. 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Lorsque les résultats de l’étude sur le volume et la nature des sédiments seront connus sur cette partie du Lot, il conviendra donc de procéder à une dépollution en s'entourant de toutes les précautions possibles afin de ne pas envoyer de sédiments pollués en aval. Le bon sens voudrait que se soit au pollueur d’assurer la charge financière de cette dépollution. A la lecture de l’Arrêté préfectoral, c’est l’Entente Vallée du Lot qui est maitre d’œuvre de cette étude, et c’est vraisemblablement de l’argent des contribuables (aveyronnais, occitans, français et européens) qui va servir à payer la facture. Il serait tout de même souhaitable que Umicore (anciennement Vieille-Montagne) assure à minima le transport et le stockage des sédiments pollués sur son site de  Montplaisir (ou ailleurs) en même temps que les sols pollués des jardins viviezois et pourquoi pas d’autres décharges industrielles contenant leurs déchets sur notre territoire. Je pense notamment à celle de la Romiguière sur la commune de Flagnac par exemple dont nous avions demandé le retrait en conseil municipal de Decazeville lors de l’enquête publique sur la “dépollution“ de divers sites d’Umicore. Les élus locaux devraient insister sur ces dépollutions avant que Umicore quitte définitivement Viviez. 

Enfin, il serait souhaitable que la prise en charge de ces déchets par Umicore ne fasse pas l’objet d’un chantage à l’acceptation du projet de centre de traitement et de stockage des déchets ménagers appelé Solena sur les anciens terrains « dépollués » de l’entreprise vivézoise de zinc.

Ce serait vraiment la goutte d’eau (polluée) qui ferait déborder le vase !

 

Centre-Presse a consacré ce matin un article sur cet arrêté préfectoral, pratiquement que sous l’angle de la navigabilité. Dommage !

Et si le Lot devenait navigable jusqu'à Bouillac ?.jpg

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

JLC (Licence Créative Commons), sauf :

- Article de La Dépêche du Midi de juillet 1986

- Article de Centre-Presse du 1 septembre 2017

01/08/2017

Aménagement ou déménagement du territoire ?

cget.jpg

« Soutenir les territoires en crise ou aider leurs habitants à s’installer ailleurs ? » Tel est le titre pour le moins provocateur de la dernière publication du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) : En bref #41

Provocateur, car les conclusions de cette enquête réalisée par le Credoc montrent que dans leur grande majorité, les Français préfèrent rester sur le territoire où ils habitent. Les trois quart des Français répondent qu’ils préfèrent une aide des pouvoirs publics pour réaliser leurs projets de vie dans les territoires dans lesquels ils vivent plutôt que des aides pour s’installer dans un autre territoire.

 

Cette enquête fait aussi ressortir un facteur primordial dans ce choix : " Le cadre de vie agit de façon importante dans le fait de vouloir déménager ou pas. L’amélioration du cadre de vie est, en France, la principale motivation de déménager (47 %). La possibilité de trouver de nouvelles opportunités professionnelles ne vient qu’en deuxième position (22 % en moyenne). Toutefois, ce taux s’élève à 33 % chez les chômeurs et 28 % chez les personnes ayant de bas revenus tout en restant inférieur à celui de l’amélioration du cadre de vie (respectivement 45 % et 52 %).

D'après cette enquête, ce sont d’ailleurs les personnes qui ne sont pas satisfaites de leur cadre de vie actuel qui sont le plus favorables aux aides à la mobilité.

Voilà qui devrait faire réfléchir nos élus avant de favoriser l’installation d’un centre de traitement et de stockage de déchets à Viviez et Aubin qui signerait à coup sûr un nouvel exode de la population du Bassin à l’extérieur et constituerait un frein définitif à l’installation de nouveaux arrivants.

 

La conclusion de cette enquête du CGET est intéressante :

« La mobilité géographique, quoique souhaitée, n’apparaît donc pas comme une solution réaliste. Cette situation trouve un exutoire dans une demande d’intervention publique dans les territoires en difficultés, particulièrement forte chez les personnes les plus fragiles (population à bas revenu, ruraux, jeunes).

Les personnes percevant leur territoire comme en crise ou délaissé, mettent alors en avant la nécessité de voir s’installer de nouvelles entreprises, s’améliorer l’offre de soins et la présence de services publics (mairie, Caisses d’allocations familiales, Pôle emploi...). Ces attentes viennent partiellement compenser un défaut de mobilité : les populations fragiles, ne voyant pas dans un déménagement une solution à leurs problèmes, notamment en termes d’emploi, demandent que les solutions et les emplois viennent sur leur territoire, par l’intervention des pouvoirs publics. »

 

decazeville - sam -terril -puy de wolf - copie.jpgInstallation d’entreprises, amélioration de l’offre de soins et des services publics, amélioration du cadre de vie, voilà qui correspond tout à fait aux attentes actuelles de la population du Bassin de Decazeville : maintien de la maternité et amélioration de tous les services de l’hôpital, développement des emplois industriels et tertiaires, révision totale du PPRM et aides pour d’éventuels travaux, rejet du projet Solena…

L’Etat doit donc écouter ces demandes fortes et faire en sorte d’aider notre territoire au lieu de l’enterrer comme il le fait actuellement.

Mais les élus locaux doivent aussi écouter l’ensemble de ces demandes car ils peuvent agir directement sur certaines d’entre elles. Je pense notamment au projet controversé de création d’un centre de traitement et de stockage de déchets à Viviez et Aubin, rejeté en grande majorité par la population du Bassin.

Ils doivent rapidement mettre un coup d’arrêt à ce projet et demander à Umicore de terminer la réhabilitation de leurs sites pollués, notamment le crassier de Dunet, comme cette entreprise s’y était d’ailleurs engagé.

Photos : 

1 - Extrait CGET - En bref #41

2 - jlc - Cliquez sur la photo pour l'agrandir - Licence Creative Commons

03/07/2017

Des bâtiments communaux moins énergivores

Nous avons donc décidé lors du conseil municipal du 22 juin dernier de faire réaliser par le SIEDA un diagnostic énergétique de deux bâtiments municipaux : le Laminoir et l’Hôtel de Ville.

laminoir2.jpg

Pour ce qui est du Laminoir, son aménagement est relativement récent et des doutes sont régulièrement émis sur son isolation thermique car la consommation énergétique de cette salle est forte. Mais un bâtiment qui laisse passer le froid l’hiver laisse aussi passer le chaud l’été. Or, nous y avons passé deux dimanche en juin pour les élections législatives et la température intérieure y était relativement supportable malgré une chaleur étouffante et un soleil de plomb à l’extérieur. Le diagnostic nous en apprendra plus.

 

mairie-sans clocheton.jpgConcernant l’Hôtel de Ville, nous avons déjà pas mal d'informations.

Lors des mandats précédents, j’avais fait réaliser deux études énergétiques sur l’Hôtel de Ville.

La première étude faisait suite à la canicule de 2003 et a été financé à 70% par l’ADEME. Les agents et les élus ont subi en 2003 un été particulièrement difficile tant la chaleur dans les locaux de la mairie était difficilement supportable.

Le cabinet spécialisé Bréhault Ingénierie de Figeac avait donc examiné les locaux, réalisé un diagnostic et rendu un rapport où figuraient des préconisations pour améliorer le confort thermique des locaux de la mairie en été. Dans ce rapport, trois types de mesures étaient préconisées : réduire les apports internes et externes de chaleur et rafraichir les locaux la nuit.

La climatisation accroit l'effet de chaleur.jpgLa climatisation n’étant pas la solution idéale car onéreuse en investissement et en fonctionnement, mais aussi parce qu’elle accroit l’effet de serre et pose parfois des risques sanitaires, c’est la solution de ventilation nocturne à fort débit qui avait été préconisée. Elle permettait de renouveler l’air au minimum 6 fois par heure, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure et de maintenir ainsi une température acceptable dans les locaux en journée lorsque les agents, les élus et le public sont présents.

C’est cette solution qui a été choisie pour la toute nouvelle médiathèque Montaigne à Frontignan et les résultats sont globalement satisfaisants.

 

Hotel de ville IR 15012008 commentaire - copie.jpg

La deuxième étude a été réalisée en 2005 par Quercy Énergies qui avait à l’époque une antenne rue Clémenceau à Decazeville. C’était une étude de thermographie infrarouge à partir de photos de quelques bâtiments du patrimoine de la ville de Decazeville : hôtel de ville, ateliers municipaux, préfabriqué du Sailhenc, école Jean-Moulin et la Maison des Sociétés

Pour l’hôtel de ville, l’étude thermographique notait quelques point faibles :

DISPLAY HOTEL DE VILLE-WEB-2005.jpgLes travaux d’isolation conduits sur ce bâtiment sont partiels ce qui minimise leur impact en conservant d’importants ponts thermiques. Les détails soulignés sur les pertes ponctuelles de chaleur peuvent être traités en apportant un soin particulier à l’isolation des canalisations des installations de chauffage. Le renforcement dans l’isolation des allèges doit être fait à l’occasion des travaux de doublage.

Le traitement thermique du bâtiment ne doit pas perdre de vue l’ensemble des questions de confort tant d’hiver que d’été. Une gestion des apports solaires même en hiver est indispensable pour le bon confort des postes de travail avec amélioration de l’éclairage intérieur (en qualité et performances). La question du renouvellement de l’air intérieur reste à traiter.

 

Quels travaux ont été entrepris depuis ces études ?

Des travaux ont bien sûr été réalisés depuis ces études, travaux qui touchent autant à l’isolation thermique qu’à l’aspect esthétique intérieur ou extérieur du bâtiment mais aussi touchant aux conditions de travail et de confort des agents.

Protection extérieures fenêtres - Dessin.jpegDes menuiseries extérieures ont été changées, malheureusement en oubliant la protection extérieure des vitrages, notamment côté sud et ouest, comme le recommandait l’étude sur le confort d’été.

Pourtant, des stores extérieurs en toile ou en lames mobiles sont efficaces pour éviter à la chaleur de pénétrer dans les locaux. Les stores en lames mobiles constituent également une isolation pour les nuits froides d’hiver et une protection contre d'éventuelles effractions. Certains critiquent ces stores car ils constituent à leurs yeux une atteinte à la qualité esthétique des bâtiments anciens. De nombreux exemples montrent que ces aménagements s’intègrent parfaitement aux bâtiments anciens.

CAHORS - OT - PROTECTIONS SOLAIRES.jpgL’exemple ci-contre d'un vitrine de l’Office de Tourisme de Cahors démontre que l'intégration de protections contre la chaleur est possible dans les bâtiments anciens. Les lames fixes pare-soleil dans l’arrondi supérieur et le store extérieur en toile pour la protection contre la chaleur l’été (ici replié), s’intègrent parfaitement avec ce bâtiment ancien. Il y a même un store publicitaire à l’intérieur.

Des stores en lames ne posent pas de problèmes non plus.

aubin-mairie.jpgLa mairie d’Aubin en est par exemple équipée en partie sans que cela ne pose un problème esthétique.

L’éclairage de certains bureaux entièrement rénovés a été revu, notamment en intégrant des LED permettant de moins chauffer les locaux mais aussi de réaliser des économies d’énergies et financières.

Le sas automatique de la porte d’entrée permet d’économiser de l’énergie et d’éviter que la chaleur et le froid extérieurs ne pénètrent dans les locaux.

perron mairie.jpgLe perron de la mairie a été rénové en intégrant deux rampes pour l’accès des personnes à mobilité réduite. Malheureusement cette rénovation a été très minérale, laissant peu de place à la végétalisation qui aurait pourtant permis d’abaisser un peu la température des murs de l’hôtel de ville, notamment en évitant la réverbération du sol vers la façade.

D’autres points n’ont également pas été traités comme les ponts thermiques importants, l’isolation des canalisations et surtout la ventilation nocturne des locaux l’été.

Ces travaux n’ayant pas été réalisés, la climatisation a malheureusement du être installée dans le bureau de l’Etat Civil pour le nécessaire confort des agents l’été.

 

Je pense que le diagnostic qui sera réalisé par le SIEDA reprendra les grandes lignes de ces études et que des travaux seront entrepris par la suite en respectant bien sûr les préconisations contenues dans ce rapport. Mais il sera difficile de faire l'impasse sur la protection extérieure des vitrages et la ventilation nocturne pour le confort d'été (et même d'hiver), à moins que l'on opte pour la climatisation des locaux, ce qui serait pour le moins une erreur, notamment au regard du réchauffement climatique et des coûts d'investissement et de fonctionnement.

 

FRAÎCHEUR SANS CLIM.pngPour les particuliers souhaitant également maintenir un peu de fraicheur l’été dans leurs habitations, je ne peux que conseiller cet excellent ouvrage de Thierry Salomon et Claude Aubert : “ Fraîcheur sans clim’ “ aux éditions Terre Vivante. Il est plein de conseils pertinents pour éviter la surchauffe de sa maison ou de son logement l’été.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

CNRS-Météo-France, Quercy-Energies, Bréhault Ingénierie, Terre Vivante, jlc.

29/06/2017

Quel centre-ville de Decazeville pour les cinquante prochaines années ?

Nous avons donc eu le lundi 12 juin un conseil municipal privé (pourquoi privé ?) dont l’ordre du jour portait uniquement sur la validation du choix du jury du concours intercommunal concernant le projet d’urbanisme et d’architecture pour la revitalisation du centre bourg.

Quelques frustrations :

percée urbaine -cl architecture.jpgJe ne vous cache pas que j’aurais aimé voir les projets des deux autres candidats non retenus, d’abord parce que je m'intéresse depuis longtemps à tout ce qui touche à l'urbanisme et aux aménagements urbains. Ensuite pour savoir si le jury avait choisi le meilleur projet pour notre ville, et enfin pour y trouver peut-être des bonnes idées. Malheureusement, une fois de plus, nous ne saurons rien des deux autres projets. Tout a été fait dans le plus grand secret. Il ne faut surtout pas remettre en question le choix du jury. Dommage car ce n’était peut-être pas le projet que nous aurions préféré.

J’ai tout de même pu voir quelques images d’un autre projet. Je trouve par exemple l’arcade qui surplombe la percée entre la rue Cayrade et la place du 10 Août présentée par CL Architecture plutôt réussie (voir photo au dessus). Elle invite vraiment à venir rue Cayrade. Mais je ne connais malheureusement pas ce projet en totalité. Quant au troisième projet, je n’ai rien trouvé sur internet, car c’est la seule source pour nous renseigner.

Nous n’avons eu aucun rapport écrit sur le déroulement de cette consultation et sur les critères qui ont prévalus pour le choix du candidat et donc le rejet des deux autres bureaux d’étude. 

Le programme qui avait été donné aux candidats ne me semblait pas du tout ouvert.

Lorsque l’on refait une rue importante à Decazeville, c’est au moins pour 50 ans. Pour la rue Gambetta refaite entièrement en 2005-2006, cela faisait 70 ans que les réseaux et la surface de cette rue n’avaient pas été rénovés.

Pour ce concours d’architectes il aurait donc été souhaitable de demander aux concurrents d’établir un projet qui convienne à la foi à la vie des toutes prochaines années et de celle des 50 à 70 prochaines années.

En cela, il aurait été intéressant d’organiser des ateliers de prospective avec la population.

rue cayrade - stationnement épi.jpgMais c’est une autre solution qu’avait choisi la majorité municipale.

Tout le monde se souvient des essais de circulation et de stationnement pour le moins hasardeux et des enquêtes-sondages approximatifs et maladroits où il n’a pas été suffisamment pris en compte la parole aux riverains et des usagers quotidiens de cette rue. Le résultat de ces opérations s’est malheureusement soldé par le choix de la mise à double sens de circulation du haut de la rue Cayrade, contrairement au bas de cette rue qui est en sens unique montant.

Bien sûr la méthode était mauvaise. Si vous interrogez des riverains et des chalands de cette rue, ils souhaitent avant tout moins de circulation motorisée et des trottoirs plus larges, moins de bruit et de pollutions et plus de place pour les piétons.

Même avec la meilleure volonté des candidats, même avec un programme qui demandait pourtant “ un objectif de réduction du transit de véhicules dans la rue Cayrade pour favoriser les commerces et les résidents “, assurer deux voies de circulation pour les véhicules motorisés plus du stationnement sur cette rue, était extrêmement pénalisant pour réaliser un projet cohérent à même de répondre aux exigence du futur et même du présent.

On aurait pu demander aux candidats la présentation d’une proposition variante avec une circulation motorisée à sens unique et plus de place laissée aux modes actifs de mobilité (vélo et marche), aux riverains, aux chalands, aux animations, à la vie de cette rue… Il suffisait d’augmenter un tout petit peu l’enveloppe financière pour ce concours. Mais nous aurions pu réaliser des économies par la suite.

On a manqué là la dernière occasion de pouvoir présenter à la population une autre vision de cette rue, plus moderne, plus ouverte vers l’avenir, avec des esquisses qui aurait pu éventuellement faire accepter un projet plus attrayant.

rue cayrade-dessein de ville.jpgOn a aussi mis à mal la possibilité de pouvoir revenir si nous le souhaitions à l’avenir, à une circulation à sens unique. Dans le projet présenté, les trottoirs seront surélevés ce qui rend la largeur des voies de circulation et de stationnement fixe. Ce sont des problèmes d’écoulement d’eau de pluie lors de grands orages qui ne permettraient pas de réaliser la rue sur un seul niveau.

cayrade-foch-clarchitecture.jpgPeut-être là aussi nous aurions pu trouver des solutions techniques permettant de réaliser des trottoirs surélevés uniquement sur le bas de cette rue avec sa rencontre avec la rue du Maréchal Foch.

Je note tout de même que CL Architecture a réalisé la rue Cayrade sur un seul niveau, sans trottoirs surélevés.

rue cayrade-urbane.jpgL’étude URBANE réalisée en 2012 prévoyait la rue Cayrade sur un seul niveau et avec un seul sens de circulation, mais avec la possibilité de revenir temporairement ou définitivement au double sens de circulation en empruntant une partie des zones piétonnes pour le stationnement.

Voir les esquisses ci-dessus

 

Quoi qu’il en soit, c’est pour moi une erreur de laisser cette rue commerçante et où l’on souhaite que les gens reviennent y habiter, à double sens.

J’ai maintes fois développé sur ce blog mes propositions pour aménager cette rue de manière à ce que clients fréquentent les commerces et pour donner l’envie de venir y habiter tout en y maintenant une circulation motorisée (à sens unique et en invitant la circulation de transit à passer ailleurs), du stationnement et en permettant aux piétons, chalands et cyclistes de pourvoir y circuler en toute sécurité, tranquillité et plaisir.

 

L’origine de ce projet :

schéma-urbane-cover.jpgLors de sa restitution en conseil municipal privé le 12 juin dernier, j’ai été plus que ravi d’entendre le responsable du projet Dessein de Ville dire que le schéma de secteur de Decazeville (Etude URBANE) que nous avions réalisé en 2012 tenait encore très bien la route.

Parce que, que n’a t’on pas entendu dire de cette étude par l’actuelle majorité ! Qu’elle n’était pas bonne, qu’elle n’était pas à l’origine du dossier AMI, que d’ailleurs le projet AMI, c’était uniquement la majorité qui en était le géniteur.

Encore lors du conseil municipal du 29 mai dernier l'adjoint à l'urbanisme déclarait même : « Comment l’opposition peut, au conseil municipal du 23 février oser dire à demi-mot, qu’elle est à l’origine de l’AMI centre bourg alors que le concours national à débuté en juin 2014 et que vous n’étiez plus aux commandes depuis avril 2014

La ville existait avant lui et elle existera après lui. Oui le projet de revitalisation du centre-bourg est né il y a plus de six ou sept ans (et même bien avant pour la réflexion globale), avec la précédente majorité qui l’a développé jusqu’en 2014. L’étude d’architecture et d’aménagement URBANE en était le plan pour les années futures. Tout ce que nous voyons dans les projets au concours d’architecte de 2017 figurait déjà dans l’étude URBANE, de la percée urbaine entre la rue Cayrade et la place du Dix Août au réaménagement de la rue Cayrade en passant par la rénovation de l’habitat de la rue Cayrade et Ilot Lassale à travers le PLH. C’est d’ailleurs pour cela que l’étude URBANE a servi de référence pour ce concours d’architecte.

L’actuelle majorité n’a eu qu’à reprendre ce qui avait été réalisé. D’ailleurs, heureusement que ce projet existait, parce que la majorité actuelle arrivée en avril 2014 avec des conseillers municipaux pour la plupart novices n’aurait jamais pu préparer un bon dossier pour la candidature AMI !

Et c’est tant mieux. Il faut une logique de continuité dans les projets urbains d’une ville même avec les changements de majorité dans le conseil municipal.

Quant au fait que Decazeville ait été retenu pour le concours national AMI, je suis au regret de dire qu’on le doit beaucoup plus à notre ancienne députée et aux relations amicales qu’elle entretenait avec la Ministre du Logement Sylvia Pinel qu’au maire de Decazeville et à sa majorité fraichement élus.

Le seul travail de la majorité actuelle (avec l’indispensable aide technique des services Urbanisme de la communauté de commune et de la commune) a été de mettre à jour le dossier que nous avions pratiquement finalisé pour le PLH afin qu’il réponde aux demandes précises de ce concours national AMI et ensuite de le mettre à la boite à lettre.

Je me permets ce coup de gueule car je viens de lire le communiqué de la mairie sur sa page Facebook suite à la présentation à la presse du projet de Dessein de Ville. Un court communiqué à la gloire du maire et de la “municipalité Marty“.

Je le répète : ce n’est pas à la “ municipalité Marty “ que l’on doit ce projet, mais au long travail des “ municipalités de Decazeville “ qui se sont succédé ces dernières années, à tous les maires et conseillers municipaux de Decazeville depuis plus de dix-quinze ans.

Le maire de Decazeville se serait honoré d’avoir reconnu l’apport de ces anciens collègues à ce projet au lieu de cautionner ce communiqué partial d'une autre époque paru sur la page Facebook de la “ municipalité Marty “.

 

Concernant plus spécialement le projet de Dessein de Ville :

(Ce qui est en italique est ce qui est noté sur l’étude)

  • Atténuation de la vitesse en ville, la circulation piétonne doit être privilégiée à une circulation automobile (30 km/h). Pour ma part, je préfèrerai la création d’une “zone de rencontre“ du carrefour Foch à la percée vers l’avenue du 10 Août (avec intégration à cette zone de rencontre de la partie déjà réalisée de la rue Cayrade). La zone de rencontre est une zone où la vitesse est limitée à 20 KM /h et où la priorité est donnée aux modes actifs (piétons, cyclistes, personnes à mobilité réduite).

 

  • Maintien du double sens de circulation sur l’avenue Foch. Je peux être d’accord, mais le retour du double sens de circulation de l’avenue Cabrol me semble indispensable pour dévier la circulation de transit trop nombreuse rue Cayrade, pour le passage des bus, avec peut-être un arrêt à l’intersection avec l’avenue Foch (devant le Family par exemple) pour remplacer l’arrêt “Cayrade“. Je pense aussi que la remise en double de cette avenue sera bénéfique pour la circulation en ville durant la longue période de travaux de la rue Cayrade. Ce retour au double sens de l’avenue Cabrol a d’ailleurs fait l’objet d’une discussion intéressante lors de ce conseil municipal privé. Il nous a été dit que le sens unique de l’avenue Cabrol a été décidé pour « augmenter le nombre de place de stationnement ». Tous les bureau d’études sont d’accord pour dire qu’il y assez de places de stationnement dans le centre-ville de Decazeville. C’est la rotation des véhicules qui n’est pas assez rapide parce que notamment la zone bleue n'est pas respectée et surtout assez contrôlée.

 

  • Privilégier et diversifier le réseau de déplacements actifs existant en l’imposant sur les circuits routiers. D’accord en mettant le centre de Decazeville en Zone 30, sauf le tronçon en zone de Rencontre (20 Km/h), en généralisant les double-sens cyclables...

 

  • Mettre en valeur la structure paysagère

jardin-montagne-urbane-dessein.jpg

  • Création d’ouvertures visuelles, accessibilité. Tout à fait d’accord d’autant plus que ces ouvertures créeraient une ventilation des rues pour lutter contre le phénomène d’ilot de chaleur.

 

  • Patrimoine industriel qui a créé une entité paysagère remarquable en lien avec la ville en terrasse avec une multitude de petits jardins privés. OK

 

 

  • Jardin - Rue de la Montagne.jpgPréserver les jardins potagers. Oui bien sûr car ils peuvent aussi aboutir à une réflexion intéressante sur l’alimentation des urbains (résilience, jardins partagés, incroyables comestibles …), éducation et sensibilisation des enfants et jeunes…

 

  • Création d’un parc/belvédère en partie haute : pourquoi pas.

 

  • Percée rue Cayrade – Place du 10 Août

Globalement OK, puisque c’était notre projet lors des dernières élections municipales de 2014, projet que nous avions muri avec l’étude Urbane

Percée-urbaine - prog-vaur.jpg

    • Espaces de pause et d’observation
    • Ascenseur
    • Belvédère en partie haute 

percée urbaine - urbane-dessein de ville.jpg

 

  • Rue Cayrade :

 

rue cayrade 1983-2015.jpg

  • Usages piétons favorisés: d’accord, mais ce sera difficile avec la circulation à double sens plus le stationnement.
  • Bande roulante rééquilibrée (5,50 m)
  • Stationnement bilatéral en alternance et même des deux côtés en haut, vers la place Decazes : Je suis réservé sur le stationnement des deux côtés du haut de la rue Cayrade. il y a assez de places de stationnement à Decazeville. Il faut avant tout faire respecter la zone bleue.
  • rue cayrade-profil.jpgTrottoirs « confortables » : Avec la bande roulante à 5,50m, le stationnement, le mobilier urbain, les arbres, les panneaux des commerces… il ne va pas rester grande place aux piétons et chalands. On voit d’ailleurs bien sur les esquisses et le profil de la rue de Dessein de Ville que les trottoirs seront très étroits, notamment au niveau des stationnements.
  • Traversées piétonnes sécurisées : plateaux. J’aurais préféré une zone de rencontre avec des plateaux ou autres obstacles pour réduire la vitesse.
  • L’introduction du végétal : indispensable pour éviter les température trop fortes l’été
  • Projet lumière adapté: j’ai eu confirmation qu’il serait aussi modulable et que l’on pourra donc baisser l’intensité de l’éclairage à certains horaires où il n’y a personne afin de réaliser des économies.
  • Rien n’est malheureusement prévu pour la circulation des cyclistes rue Cayrade. Il aurait été indispensable de laisser une bande cyclable dans le sens de la montée comme le prévoyait le Schéma Modes Doux. La faute encore au choix du double sens des circulations motorisées qui prend toute la place.

 

  • Qualité environnementale du projet :

ilot chaleur urbain -schéma Invs.jpg

Schéma INVS

  • Confort climatique,
  • Imperméabilisation des sols limitée,
  • Concertation des habitants. Alors là, tout reste à faire. Des sondages bidon et des expérimentations hasardeuses ne font pas une concertation.

 

  • Ilot Lassale :

lassale-urabane-dessein.jpg

  • Ilot en centre ville intéressant à aménager
  • Mettre ces terrains à disposition de constructeurs immobiliers publics et privés
  • Intégration architectural et paysagère au quartier
  • C’est le scénario alternatif 4 de jardin qui me semble le plus intéressant. D’ailleurs, cet aménagement de parc me semble plus réussi que celui déjà réalisé. Mais ce n’est peut-être que provisoire.

Jardin Lassale - Dessein de Ville.jpg

Conclusion :

Globalement, le projet de Dessein de Ville est assez bien pensé et réussi compte tenu des contraintes qui ont été imposées par le maitre d’ouvrage du projet (Mairie et Communauté de Communes). C’est pour cela qu’il m’aurait été difficile de voter contre ce projet.

Néanmoins, je persiste à penser que ce n’est pas un projet pour le XXIème siècle et pour l’avenir de Decazeville.

Je suis persuadé que si on avait laissé un peu plus de libertés aux bureaux d’études, notamment en matière de circulation, de mobilité, d’aménagement urbain et commercial, nous aurions eu des projets beaucoup plus intéressants et à même de répondre aux défis de la fin de ce siècle : réchauffement climatique, protection de l’environnement, habitat, vie sociale urbaine, convivialité, économie résidentielle, commerces et services de proximité…

 

Photos : CL Architecture, Dessein de Ville, Urbane, InVS, Bulletin de campagne électorale “Réussir Decazeville“, Midi-Libre, jlc,

22/06/2017

Les énergies renouvelables, c’est trop cher !

Nous avons encore entendu cette phrase hier soir en conseil municipal  de la bouche même de M. le Maire. J’avais déjà eu l’occasion lors du vote du budget de cette année de dénoncer le peu d’intérêt de la majorité municipale pour les énergies renouvelables.

Heureusement tous les maires ne pensent pas comme le maire de Decazeville.

La presse relate aujourd’hui le cas de Baraqueville où le maire va entreprendre d’équiper les salles communales de panneaux photovoltaïques.

Baraqueville - la municipalité veut équiper ses bâtiments de panneaux photovoltaïques.jpg

Donc, quand on veut, on peut. C’est juste une question de volonté politique.

Il serait surtout souhaitable de ne pas faire les mêmes erreurs que la communauté de communes avec le parc photovoltaïque de La Découverte où tout a été réalisé au mépris des usagers de ce parc et des habitants locaux. J'y reviendrai vraisemblablement.

L’énergie est un thème trop important pour le laisser à des entreprises privées dont le seul but est uniquement de faire du profit.

Il faut que les collectivités prennent elles même ce domaine dans leurs compétences en créant des structures pour piloter et financer ces équipements sur leurs territoires : SEM, SCIC…, dans lesquelles les citoyens locaux pourraient aussi participer.

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De plus en plus de collectivités et de citoyens investissent dans cette démarche écologique, solidaire et démocratique. Je suis moi même client et sociétaire d'Enercoop (national et Midi-Pyrénées) depuis presque dix ans et sociétaire d'Energie Partagée depuis le début de son existence et j’ai participé à quelques projets.

Alors, on s'y met sur le Bassin, ou on continue à engraisser des entreprises privées (Valeco, Engie...) et l'électricité nucléaire ?

26/05/2017

Après les vélos, les piétons à leur tour indésirables à Decazeville

passage piéton -église.jpgA l’inverse des politiques nationales et des réalisations et actions de la plupart des villes dynamiques qui favorisent les circulations apaisées et les mobilités actives (marche et vélo) en ville pour les déplacements, Decazeville choisit de rester dans le vieux monde, celui qui favorise la bagnole, le bruit, la pollution, l’insécurité routière...

Après avoir interdit la circulation des cyclistes dans les deux sens dans les rues à sens unique limitées à 30 km/h alors que c’est la règle générale depuis le 1er janvier 2016, voilà que la municipalité barre maintenant les passages aux piétons ! 

La pose d’une barrière pour interdire aux piétons de traverser la rue allant de l’avenue Cabrol à l’église et vice versa est incompréhensible. Celui qui a ordonné cela ne doit pas souvent faire ses courses à pied à Decazeville ou se garer au parking Jean-Macé. On complique et on décourage un peu plus la circulation des piétons qui vont devoir choisir entre, soit continuer à traverser tout de même à cet endroit, soit devoir rallonger leur trajet en faisant le tour de l’église (en suivant la flèche).

Pour quelles raisons a-t-on posé une barrière pour interdire aux piétons de traverser à cet endroit.

Est-ce pour des questions de sécurité des piétons ? Balivernes !

église - marquage voirie.JPGDes tas de solutions existent alors. Il suffit de ralentir la vitesse des voitures par la réglementation (zone 30, zone de rencontre, pose de panneaux stop ou balise de priorité…) et par des aménagements adéquats : ralentisseurs, rétrécissement des voies, chicanes, rehausseurs… et pas d’interdire aux piétons de circuler.

En vertu de l’article R 412-6 du Code de la Route, c’est aux voitures de s’adapter aux usagers vulnérables (piétons et cyclistes) : Tout véhicule en mouvement ou tout ensemble de véhicules en mouvement doit avoir un conducteur. Celui-ci doit, à tout moment, adopter un comportement prudent et respectueux envers les autres usagers des voies ouvertes à la circulation. Il doit notamment faire preuve d'une prudence accrue à l'égard des usagers les plus vulnérables.

C’est donc à la mairie de faire en sorte que les piétons puissent traverser en toute sécurité à cet endroit en l’aménageant de manière à ce que les voitures roulent plus lentement et pour offrir une meilleure visibilité du passage piéton. Par les traçages actuels sur la voirie, la mairie a fait tout le contraire. Toute priorité est donnée aux véhicules motorisés.

Il existe pourtant des possibilités. Ralentir les véhicules arrivant de l’avenue Cabrol par une balise de perte de priorité ou un stop. Rétrécir la voie devant l’église en traçant par exemple des larges places de stationnement devant l’entrée de l’église réservées aux obsèques. Mieux visualiser le passage piéton par une signalétique horizontale ou verticale invitant les véhicules motorisés à plus d’attention. Installer un sur-éclairage la nuit…

De très nombreux points de notre ville mériteraient un peu plus d’attention de la mairie pour les piétons, les cyclistes et les personnes à mobilité réduite. 

Il faut adapter notre ville aux mobilités actives.

A moins que l’on souhaite revenir aux années Pompidou qui voulait adapter la ville à la voiture. Malheureusement, il semble que certains soient encore scotchés à cette époque à Decazeville.

Photos : jlc - Licence Créative Commons

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11/05/2017

De Umicore à Solena : “confiner“ des déchets industriels sous une usine de déchets ménagers

Viviez vu de Gabriac -040517.jpg

Umicore l’avait claironné partout en 2008 : la dépollution sera exemplaire !

Et tout le monde avait avalé ces belles paroles, certains rivalisant même de superlatifs élogieux pour décrire ce projet et plus généralement la politique environnementale de cette “entreprise modèle“. 

Après 135 années de pollution de l’air, des sols et des eaux, 135 années d’atteintes au cadre de vie et à la santé des riverains et au delà, l’entreprise Umicore, anciennement Vieille-Montagne, se décidait enfin à effacer les conséquences environnementales de l’exploitation de son site de Viviez. Certes pas de gaité de cœur. Encore moins par conviction écologique. Non, juste parce que l’Etat mettait l’entreprise en obligation de le faire. Mais aussi parce que Umicore souhaitait céder son unité viviézoise. Sans une “dépollution“ de ses sites les plus pollués et leur revente à part, cela aurait été impossible.

Les pollutions chroniques de la rivière Lot par les métaux lourds issus des résidus de Vieille-Montagne entassés depuis des dizaines années sur divers sites du Bassin, principalement à Viviez et Aubin, et les très graves pollutions accidentelles occasionnées par cette même entreprise en 1983 et 1986, sont considérés comme une des plus grandes pollution industrielle sur une rivière en France, après la pollution du Rhône par les PCB. L’impact de ces pollutions est toujours vivace dans les mémoires des riverains de cette rivière jusqu’à l’embouchure de la Gironde et en Charente-Maritime.

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Enfin bref, à Viviez, la “dépollution“ devait être exemplaire selon Umicore.

Il faut d’abord préciser que cette fameuse “dépollution“ dont s’émerveillaient certains n’a consisté en fait qu’à un déplacement des terres polluées. Les déchets de Laubarède, de Cérons, de l’Igue du Mas et une partie de ceux de Dunet ont atterris dans l’alvéole crée à Montplaisir après avoir été “stabilisés“, pas dépollués. Ces déchets sont encore à Viviez, dans une enveloppe certes étanche (on le souhaite du moins) suspendue au dessus du Laminoir et de Viviez-Pont et ils y resteront longtemps. C’est donc un lourd héritage que nous laissons aux générations futures. Et Umicore doit en assurer la responsabilité.

 

Dans le résumé non technique de l’enquête d’utilité publique concernant cette “dépollution“, certains déchets devaient rester in situ. C’est le cas pour un million de m3 de résidus thermiques du crassier de Dunet qui devaient “ rester sur place où ils seraient confinés après un remodelage du crassier, puis le site serait végétalisé “.

Rappelons que ces résidus thermiques contiennent du plomb, de l’arsenic, du zinc… et représentent des risques liés au contact direct avec les sols et aux envols de poussières

 Projet de réhabilitation du site UMICORE de Viviez - Résumé non technique.pdf

 

Lors du conseil municipal de Decazeville du 16 juillet 2008 concernant l'avis à donner sur la demande d'autorisation d'exploiter demandée par UMICORE, nous avions émis des réserves sur la réhabilitation du crassier de Dunet du fait de “ l'absence d'éléments technico-économiques justifiant la non reprise en milieu confiné de ce crassier, de l'absence de calcul de risque ainsi que l'absence de seuil de réhabilitation “. Nous étions donc déjà inquiets par le fait de laisser ces déchets industriels in situ.

 

L’Arrêté préfectoral complémentaire du 7 novembre 2016 précisait concernant le remodelage des résidus thermiques de Dunet :

“ Lors des travaux de remodelage et de confinement sur place des résidus thermiques localisés sur DUNET, des dispositions réduisant les impacts sur l’environnement et limitant les envols de poussières doivent être mises en œuvre.

Un fossé périphérique est réalisé en amont du crassier

Une couverture finale doit être mise en place sur cette zone pour empêcher l’infiltration d’eaux de ruissellement sur ces matériaux. Elle sera constituée : (du haut vers le bas)

  • d’une couche de terre arable d’au moins 20 centimètres d‘épaisseur destinée à la végétalisation de type prairie,
  • dans les zones à forte pente, d’un système d’accroche terre puis d’une végétalisation adaptée,
  • d’une couche de 50 centimètres schistes naturels de perméabilité voisine de 5.10-7 m/s. “

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A la CSS (Commission de Suivi des Sites) anciennement appelée CLIS du 14 novembre 2016, Mr Farrenq d’UMICORE précisait que Dunet avait été nettoyé (sans préciser d'ailleurs qu'il restait sur place un million de m3) et les résidus stockés à Montplaisir. Il restait à remodeler le pourtour de l’usine et la station de traitement des eaux et le démontage des installations devenues inutiles… Cette fin de travaux sera géré par Séché, qui deviendra le gestionnaire du site. Il n’est déjà plus question de végétaliser ce site.

En aucun cas, il n’a pas été dit au cours de cette réunion que l’on installerait un centre de traitement de déchets sur ces résidus thermiques.

Pourtant, c’était déjà un projet bien avancé entre Umicore et Séché, mais malheureusement que récemment connu du public.

Les travaux n’ont toujours pas été réalisés depuis et tout le monde se moque des envols de poussière.

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On comprend mieux pourquoi en lisant la fiche BASOL du 14 avril 2017 concernant le site et rédigée par la DREAL : Les travaux de réhabilitation n’ont pas été réalisés en totalité pour permettre une réutilisation éventuelle de cette zone dans le cadre du projet de reconversion du site porté par la société SÉCHÉ ÉCO-SERVICES, le nouvel exploitant. De même l’usine de stabilisation des déchets qui est arrêtée depuis décembre 2016 n’a pas été démantelée. Elle est maintenue en l’état dans l’attente d’une réutilisation éventuelle dans le cadre de ce projet “.

Cette fiche BASOL précise que 105 000 m3 du site de Dunet ont été évacués vers l’alvéole de Montplaisir, mais que un million de tonnes de résidus thermiques restent encore sur le site de Dunet. C’est sur ces résidus thermiques que Solena compte installer son centre de traitement des déchets.

L’usine de Solena serait donc construite sur un crassier contenant des déchets de plomb, d’arsenic, de zinc et autres joyeusetés. Mais ils seraient “confinés“.

Merci de “confiner“ ces déchets toxiques sous une usine de déchets ménagers. Quelle belle attention pour les riverains !

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On est en droit de se poser de nombreuses questions, notamment sur le niveau de complicité entre Umicore et Séché dans le projet de centre de traitement et de stockage des déchets ?

L’entreprise Umicore a-t-elle justement choisi Séché pour la dépollution de ses sites en connaissance de cause, parce que notamment Séché rachèterait à la fin de cette opération les terrains dépollués à Umicore pour y construire son centre de traitement et de stockage de déchets ?

On peut aussi trouver pour le moins complaisant l’accompagnement des services de l’Etat tout au long des manœuvres menées par Umicore et Séché pour aboutir au projet Solena.

Et enfin et surtout, quelle complicité certains acteurs politiques locaux ont-ils eu avec tout ce petit monde, acteurs politiques qui se sont bien gardés d’en parler préalablement avec leurs administrés ?

 

Se posent aussi des questions techniques. L’enveloppe de “confinement“ minérale résistera-t-elle au poids des bâtiments et à la construction (fondations) même de ces bâtiments ? La stabilité des résidus thermiques et les pentes fortes, mêmes adoucies, permettent-elles une construction de bâtiments dessus ? Le passage de nombreux camions et le fonctionnement de gros outils pour traiter les déchets ne va-t-il pas dégrader la stabilité de ces résidus thermiques avec le temps et occasionner des affaissements ? Alors bien sûr, j’en suis persuadé, des études de sol vont confirmer la possibilité de ces constructions. Mais est-ce bien raisonnable ?

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Se pose bien sûr, comme le note fort judicieusement l’ADEBA, l'association qui combat le projet Solena, le problème même de la disposition de cet équipement sur ce lieu proche du centre-bourg, pour la tranquillité et la santé des riverains, pour le cadre de vie et le paysage, à cause des nuisances de ce genre d’usine…

Je crois que nous jouons avec le feu !

Enlever les résidus thermiques de Dunet serait la meilleure solution.

Mais à minima, il me semble indispensable, que l’on s’en tienne au confinement et à la végétalisation du site de Dunet avec une surveillance permanente de ces déchets et des eaux de ruissellement comme il était préconisé.

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Il est aussi aberrant de vouloir installer une décharge de déchets ménagers sur le lieu de la décharge de déchets industriels “dépolluée“ à l’Igue du Mas, décharge responsable de la grave pollution du Lot en 1986.

Là aussi, il faut que le bon sens revienne. Il faut revégétaliser ce site comme le préconisait Umicore lors de la présentation de son projet de “dépollution“ et comme le demandait le maire de Viviez en 2009.

Les élus doivent tout faire pour rendre impossible la création d’un site de stockage de déchets sur ce lieu, notamment lors de l’élaboration du règlement du PLUi.

 

Quoi qu’il en soit, Umicore est en train de préparer son départ de Viviez.

La dépollution des parcelles privées doit bien sûr se réaliser dès que possible. Mais ce ne doit pas être une compensation à l’acceptation du centre de traitement et de stockage de déchets.

Après plus de 135 années de pollution continue et d’atteinte au cadre de vie et à la santé des riverains, Umicore doit beaucoup plus que cela à Viviez et Aubin.

Umicore laisse encore de nombreux terrains contenant des déchets dus à son activité sur tout le Bassin urbain et rural. Il faudra être très attentif au devenir de ces déchets et de ces terrains. Umicore doit en rester responsable et ne doit pas s'en laver les mains comme à Saint-Félix-de-Pallières dans le Gard

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Enfin, concernant le devenir des déchets ménagers aveyronnais, les élus locaux et les délégués du SYDOM doivent rapidement mettre un coup d’arrêt définitif à ce projet à Aubin et Viviez. Ils doivent réfléchir à des alternatives, sachant que l’ADEME dans un récent avis, préconise de mieux utiliser les capacités existantes et de travailler avec les collectivités voisines en attendant de meilleures techniques et surtout la mise en place de mesures indispensables permettant de réduire considérablement le poids et le volume de nos déchets.

Un appel à projet régional pour la mise en place de la tarification incitative est lancé. Qu’attend l’Aveyron pour y répondre ? A minima Decazeville-Communauté ?

 

Addendum du 31 mai 2017 :

 

L'ADEBA a rencontré le 22 mai dernier à la Préfecture de l'Aveyron, M. Christian Robbe-Grillet, sous-préfet de Villefranche-de-Rouergue qui était accompagné de M. Frédéric Berly, responsable de l'unité interdépartementale Tarn-Aveyron de la DREAL.

Une réunion cordiale et studieuse où l'ADEBA a développé ses arguments contre le projet Solena à Viviez, mais aussi ses inquiétudes concernant le crassier de Dunet et son devenir.

Visiblement, ces inquiétudes ont été entendues par M. le Sous-Préfet et M. Berly puisque la DREAL a établi le 31 mai une nouvelle fiche BASOL concernant le site UMICORE de Viviez.

Il est mentionne sur cette fiche que : “ ...Sur les autres sites de Dunet et Montplaisir, des mesures transitoires sont retenues dans l'attente de connaitre les projets retenus par le nouvel exploitant. Avec soit une adaptation des prescriptions si un projet se concrétise à court terme, soit un retour aux prescriptions initiales dans le cas contraire. "

Le tout est de savoir ce que l'on entend par “court terme“.

On ne peut plus laisser ce crassier contenant des éléments dangereux à l'air libre plus longtemps et le retour rapide aux prescription initiales (réhabilitation et végétalisation) est plus que souhaitable.

 

Photos : jlc, licence Créative Commons

Sauf article de La dépêche du Midi (Archives départementales du Lot)

20/04/2017

Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville

Lors du dernier conseil municipal, le budget était à l’ordre du jour. Nous avons appris qu’une ligne budgétaire de 3 201,60 € était prévue pour l’aménagement d’une aire de repos sur la route de Nantuech pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques (GR 65).

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Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Je suis pour ma part étonné de la création d’une nouvelle aire de repos, quelques centaines de mètres seulement après une aire de repos déjà existante. Cette agréable aire de repos, située à l’intersection de l’avenue Laromiguière et de la route de Nantuech, est équipée de sanitaires, d’un point d’eau, d’une table et de bancs abrités par une jolie gloriette et d'un panneau d'informations. Tous les marcheurs reconnaissent la pertinence et la réussite de cet équipement et je peux témoigner que sa fréquentation est forte durant la saison.

Il existe également un point d’eau et des bancs pour se reposer à Saint-Roch.

Je ne vois donc pas l’utilité de dépenser 3 200 € pour une aire de repos intermédiaire.

 

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait par contre justifié, comme je le demande depuis des années, de s’occuper de ce chemin de Saint-Jacques, le GR 65, dans sa portion comprise entre Pomeyrols et le Pont de Livinhac, commune de Decazeville.

De nombreux marcheurs arpentant ce chemin se plaignent en arrivant à Livinhac (ou sur internet) du mauvais état de ce chemin.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait d’abord indispensable de faire un passage avec une débrousailleuse et une tronçonneuse avant chaque début de saison afin d’enlever les arbustes, branches, ronces qui gênent le passage des nombreux marcheurs de ce chemin.

Ensuite il faudrait rénover ce chemin dégradé par des ornières dues au passage de motos (pourtant interdites) et à des sources et circulations d’eau de pluie mal canalisées.

Il existe de nombreuses aides pour rénover ce chemin très fréquenté.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,J’ai de plus redressé un panneau qui gisait par terre à l’abandon depuis quelques mois. Il demanderait à être solidement fixé au sol… et à être respecté.

 

Il semble que le quartier decazevillois du Pont de Livinhac soit ignoré par les actuels élus. Le chemin de Bouquiès et le GR 65 dégradés, la pile de l’ancien pont et ses alentours pas du tout entretenus, tout cela ne donne pas une image favorable de notre ville alors que c’est une entrée (ou une sortie) importante de notre commune.

Il serait peut-être temps de s’y intéresser un peu. Un aménagement paysager et des aménagements favorables aux marcheurs du GR65 et aux cyclistes de la véloroute en partenariat avec le Département me semblent indispensables.

Ce serait plus justifié qu’une aire de repos supplémentaire sur la route de Nantuech.

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

Photo 1 : extrait du budget d'investissement lors du conseil municipal du 12 avril 2017

Photos 2, 3 ,4 et 5 : jlc, licence Creative Commons

16/04/2017

Il est temps de remettre la voiture à sa place

les-transports-la-planete-et-le-citoyen.jpg.pngTel était le thème de la rubrique Social Lab de Valère Corréard ce matin sur France Inter avec l’intervention de Ludovic Bu, spécialiste des mobilités et co-auteur avec Olivier Razemon et Marc Fontanès de l’ouvrage : Les transports, la planète et le citoyen, en finir avec la galère, découvrir la mobilité durable.

 

D’abord la voiture a un coût pour chacun qui en possède une (ou plusieurs). L’Automobile Club chiffre ce coût annuel à 5 883 € pour une Clio essence. Ce n’est donc déjà pas un coût accessible à tout le monde.

par des ménages ayant au moins une voiture à Decazeville.jpgD’ailleurs, on estime entre 10 et 30 %, le pourcentage de foyers qui ne possèdent pas de voiture particulière, souvent par manque de moyen, mais heureusement aussi de plus en plus par choix. A Decazeville, ce pourcentage de foyers sans automobile atteint même à 35 %.

Ensuite, le choix de la mobilité automobile de masse a un énorme coût pour les budgets de l’Etat et des collectivités locales.

Ce choix contribue aussi à favoriser l’extension des zones péri-urbaines et la délocalisation des commerces en périphérie des villes.

Enfin, ce choix a aussi un impact sanitaire important puisqu'il provoque de nombreuses maladies respiratoires et on estime à 48 000, le nombre de décès dus à la pollution de l'air.

 

Alors que faire ?

D’abord, rééquilibrer spatialement les usages de mobilités sur la voirie, c’est à dire, laisser plus de place aux modes actifs de mobilité : marche à pied et vélo, et développer les modes de transport collectifs.

Ensuite, créer des aménagements et réglementer l’usage de la voirie pour favoriser la cohabitation des modes actifs de mobilité avec les véhicules motorisés.

Et enfin, faire de l’information et de la formation sur les modes actifs de mobilité.

 

Un atelier de conduite avec le CCAS.jpgJe dois vous avouer que lorsque j’ai lu l’article de Centre-Presse d’aujourd’hui ci-contre (cliquez dessus pour l'agrandir) après avoir écouté la rubrique de Valère Corréard sur France Inter, je me suis dit que décidemment, la mairie de Decazeville est une nouvelle fois à côté de la plaque. Bien sûr que l'on doit faire de l’éducation pour la conduite automobile, mais pas uniquement et ce ne doit pas être la priorité.

La priorité est dans les actions et les aménagements que j’ai décrits plus haut.

Ensuite certes réaliser des mises à niveau du code de la route, mais surtout du « code de la rue », et pas spécialement pour les personnes âgées d’ailleurs.

 

Mais c’est aussi et surtout sensibiliser et former à l’usage des mobilités actives. D’abord pour que les personnes conduisant une automobile apprennent à respecter les cyclistes et les piétons, puis pour qu’elles apprennent pratiquement à utiliser ces modes actifs.

Toutes ces actions seraient bénéfiques tant pour la sécurité routière que pour la santé des habitants.

 

Il y a maintenant quelques mois que je réfléchi à la création d’une association pour favoriser l’usage des mobilités actives sur le Bassin de Decazeville.

velo-ecole.jpegUne association qui pourrait conseiller les collectivités dans les aménagements de voirie, qui pourrait créer un atelier de conseil à la réparation et participer au recyclage des vélos (plutôt que de les jeter directement dans les bennes de la déchetterie) et organiser des bourses aux vélos d’occasion. Mais aussi créer en partenariat avec La Maison du Vélo de Toulouse, une “vélo école“ qui sensibiliserait et formerait les personnes de tous âges désirant se mettre ou se remettre au vélo. Les enfants des écoles doivent être une priorité.

J’en ai parlé avec quelques personnes intéressées, mais c’est le temps qui manque à tous pour mettre en place pratiquement cette association.

Mais vu l’ignorance des collectivités et les obstacles qu’elles mettent en place pour l’usage des mobilités actives sur le Bassin, je crois qu’il va falloir rapidement créer cette association.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à me contacter.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

1 - Les transports, la planète et le citoyen, en finir avec la galère, découvrir la mobilité durable - Edition de l'Echiquier

2 - Part des ménages ayant au moins une voiture à Decazeville - Source : Plateforme ouverte des données publiques françaises

3 - Article de Centre-Presse Aveyron du 16 avril 2017

4 - Vélo école : France vélo tourisme

13/04/2017

Budget et environnement

Le vote du budget hier soir en conseil municipal de Decazeville a été l’occasion de pointer du doigt le peu d’intérêt de la majorité pour les questions d’environnement, de mobilité et de santé. C’est le quatrième budget que présente la majorité de M. Marty et toujours pratiquement pas de mesures et d’investissements concernant divers domaines important touchant à la biodiversité, aux mobilités douces et aux énergies renouvelables. Il ne reste maintenant à la majorité municipale que deux budgets (2018 et 2019) pour redresser la barre. Mais visiblement, ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

Ci-dessous, mon intervention :

 

“C’est en tant qu’élu écologiste que je souhaiterai porter un commentaire à ce budget.

 

1 – Arbres abattus non remplacés :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Je suis tout d’abord très inquiet par les coupes d’arbres qui se multiplient sur notre ville. On assiste à un véritable massacre à la tronçonneuse.

Les coupes les plus visibles sont les chênes rouges de la RD 840 et les peupliers sur cette même RD 840 réalisée par le département, mais aussi sur une multitude d’autres endroits de notre ville (cour de l’ancienne école Laromiguière, divers platanes sur la ville…). Je pourrai encore citer les nombreux hectares de la jeune forêt du plateau de Nauquières détruits pour laisser de la place au parc photovoltaïque dont j’ai déjà parlé ici.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Or les arbres sont indispensables pour le maintien de la biodiversité floristique et faunistique. Ils contribuent aussi à améliorer la qualité de l’air, à lutter contre le réchauffement climatique et à réduire les pics de température l’été en atténuant le phénomène d’ilot de chaleur urbain.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,S’il fallait réaliser certaines de ces coupes pour des questions de sécurité, et je le comprends très bien, il est par contre indispensable de replanter. Si certaines plantations sont prévues, notamment rue Lassale, elles ne compenseront en rien ce qui a été détruit dernièrement. Or, je ne vois pas dans le budget une ligne pour des replantations importantes sur notre commune, pour compenser au moins les arbres abattus ces dernières mois.

 

2 – Absence de prise en compte des mobilités actives (vélo, marche) :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,L’Observatoire des mobilités actives dans son récent rapport 2016 note que le budget consacré au vélo dans les collectivités locales est en moyenne de 7,70 € par habitant et par an. En sachant que ce sont surtout les grandes villes qui font monter ce budget, 3 € par habitant et par an me semblerait raisonnable pour Decazeville. Nous aurions donc du investir 18 000 € pour le vélo par an, soit environ 54 000 € dans vos trois premières années de mandat. Je ne crois pas me tromper en disant que cet investissement a été nul depuis trois ans.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Je vous concède que la précédente municipalité n’avait pas non plus été des plus audacieuses à mon souhait dans ce domaine, mais elle a tout de même eu le mérite d’avoir permis aux vélos d’emprunter la voie piétonne parallèle à la RD 840, d’avoir réalisé le schéma intercommunal pour les mobilités actives et d’avoir mis en place deux doubles sens cyclables à Decazeville : rue Camille Douls et rue Hector Berlioz. Depuis trois ans : rien ! Pire même, vous prenez des arrêtés pour interdire la circulation des vélos sur certaines rues.

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Dans le programme d’investissement de la voirie pour 2017, rien n’est donc prévu pour les mobilités actives et je ne vois pas non plus la nécessaire rénovation du chemin de Bouquiès dans sa partie comprise entre le Pont de Livinhac et la cité de Bouquiès. Ce chemin, variante de la véloroute de la Vallée du Lot est actuellement difficilement praticable même à VTT. Je le signale d’ailleurs depuis plus d’un an en commission des travaux.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Cette variante de la véloroute de la Vallée du Lot par Bouquiès est maintenant signalée sur des cartes et balisée à l’entrée du chemin au Pont de Livinhac, commune de Decazeville. Ce serait dommage de donner une image de Decazeville à ce point dégradée surtout si les deux passerelles cyclables du Pont de Bourran sont posées.

 

 

Dans le domaine de la mobilité vous semblez malheureusement scootché au XXème siècle. Vos errements en matière d’expériences de circulation l’ont malheureusement démontré. La tendance depuis une dizaine d’année est de soutenir les mobilités actives par des mesures simples et des investissements modérés. Il s’agit avant tout de favoriser la cohabitation de tous les modes de mobilité, notamment en apaisant la vitesse des véhicules motorisés pour la sécurité de tous : voitures, piétons et cyclistes.

Il s’est vendu en 2016 un peu plus de 3 millions de vélos contre 2 millions de voitures. On assiste à un boum des ventes de VAE (vélos à assistance électrique). Il s’est vendu l’an passé plus de VAE que de cyclomoteurs. Et cet essor va encore s’accentuer puisque l’Etat a récemment décidé de donner une prime pour l’achat de tout VAE.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Quand allez vous prendre la mesure de ces changements importants en matière de mobilité et investir un minimum pour faciliter l’usage des modes actifs à Decazeville et à minima ne pas l’entraver ?

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Concernant les véhicules communaux, j’aurai préféré que l’on remplace le petit véhicule électrique du service propreté pour un triporteur à assistance électrique dont s’équipent maintenant de très nombreuses collectivités plutôt que par un véhicule thermique. Les coûts d’investissement et de fonctionnement auraient été considérablement réduits, et vous auriez réalisé en plus une bonne action en faveur de la transition écologique et de la santé des agents. 

Je note à la lecture du budget que deux camions sont prévus à l’achat cette année. Connaissant maintenant les nuisances sur l’environnement et la santé du diesel, j’espère que vous avez opté pour une autre énergie pour ces deux véhicules. Vous me le confirmerez… ou pas.

 

3 - Les énergies renouvelables oubliées :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Si des efforts sont réalisés depuis une quinzaine d’années pour baisser les consommations d’énergies notamment par l’isolation des locaux communaux, je note depuis que vous êtes aux commandes de la ville, qu’aucune installation d’équipements en faveur des énergies renouvelables n’a été réalisé, hormis la chaufferie bois dont le dossier était déjà très largement engagé avant votre arrivée et que vous avez terminé. Ce projet a malheureusement été pénalisé au niveau de son bilan environnemental par l’ajout d’une cogénération gaz. 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Nous avions par exemple réalisé aux précédents mandats le chauffage solaire de l’eau de la piscine municipale qui permet de réaliser d’importantes économies tant de gaz que financières et nous avions installé une centrale solaire photovoltaïque et thermique au restaurant municipal. Depuis trois ans, alors que le coût d’installation des énergies renouvelables a considérablement baissé et qu’il est de plus en plus rentable de les utiliser, je constate qu’il n’y a plus aucun projet dans ce domaine.

Pourtant, les toitures de bâtiments communaux bien orientées pour installer du photovoltaïque ne manquent pas. Une étude avait été réalisée dans ce sens il y a quelques années. Il serait sûrement intéressant de la réactiver. 

J’en profite pour renouveler ma proposition d’extinction de l’éclairage public à certaines heures de la nuit qui permettrait de réaliser d’importantes économies dans le budget de la commune sans nuire pour autant à la sécurité de nos routes et de nos rues. Des communes aveyronnaises sont de plus en plus nombreuses à mettre cette mesure de bon sens en place.

 

Je n’ai développé ici que les points touchant au budget communal, mais j’aurais pu citer d’autres exemple pour démontrer plus généralement votre peu d’intérêt pour les questions d’écologie et d’environnement et de son corollaire sanitaire. Ce sont pourtant des domaines vitaux pour l’avenir de notre ville et de ses habitants et bien sûr de notre planète. Cette inaction aura aussi un coût financier important pour les années futures ainsi que pour l’attractivité de Decazeville.

J’aurais sûrement l’occasion d’y revenir dans des prochains conseils municipaux.“

 

La réponse de M. le Maire ne laisse pas beaucoup d’espoir que ce message ait été entendu.

Concernant les mobilités douces, je n’ai pas eu réponse.

Sur les futurs achats de camions. M. le Maire a demandé à ce que soit étudié d’autres énergies et concernant l’achat d’un triporteur à assistance électrique plutôt qu’une voiture thermique, on m’a opposé que le personnel ne serait peut-être pas d’accord. Je pense que le personnel de la ville de Decazeville aurait la même attitude que celui d'autres collectivités qui choisissent des triporteurs à assistance électrique pour leur service propreté ?

On m’a même reproché, à moi qui suis depuis presque 10 ans à Enercoop, que l’énergie pour alimenter ce triporteur serait nucléaire. Certes oui pour l’instant. Mais Decazeville peut s’abonner à Enercoop au lieu d’EDF comme vient par exemple de faire dernièrement Mérignac en Gironde.

M. le Maire a précisé avoir fait réaliser une étude pour l’installation d’énergies renouvelables photovoltaïques sur la commune, mais que cela revenait trop cher. Sans doute a-t-il demandé conseil à ses amis d’EDF !

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,J’aurais pu terminer en énumérant les nombreuses atteintes à l’environnement dans les décisions ou les déclarations de M. le Maire : soutien aux compteurs communicants polluants qui portent atteinte à la vie privée, soutien au projet privé de mega-centre de traitement et de stockage des déchets de Viviez, soutien aux sports mécaniques sur le site de La Découverte (4 000 € de subvention tout de même !), accueil de spectacles maltraitant les animaux, etc…

Non seulement, les actions de la majorité en faveur de la protection de l’environnement sont pratiquement inexistantes, mais de plus, par certaines de leurs décisions et actions, ils contribuent à le dégrader.

Mais je ne désespère pas. Je suis d’un naturel optimiste. Il reste trois ans pour inverser cette tendance.

 

Addendum du 14 avril 2017 - 14h40) : M. Alonso, premier adjoint au maire de Decazeville, a répondu le lendemain de ce conseil municipal à l'AF3V Sud (Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes) concernant le chemin de Bouquiès : “Nous avons bien reçu en mairie de Decazeville votre courrier, co-signé par M. Siffray président de l’ADDSCA (Rodez), concernant votre demande de travaux sur la chaussée du chemin de Bouquiès (véloroute de la vallée du Lot).

Nous en avons pris bonne note et dans la mesure de nos moyens budgétaires (qui demandent encore quelques ajustements en raison de nouvelles baisses de dotations de l’Etat) et financiers nous essaierons d’y accéder au plus tôt en relation avec Decazeville Communauté et sa nouvelle gouvernance.“

Vous pouvez retrouver ces échanges  de mails et plus généralement les dossiers des véloroutes et voies vertes de l'Aveyron sur le site de l'AF3V Sud en cliquant ici

Je suivrai donc avec attention l'évolution de la voirie de Bouquiès.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir :  jlc - Licence Creative Commons

Sauf graphique sur les investissements des collectivités en matière d'équipements pour les vélos - ©Observatoire des Mobilités actives - Club des Villes et Territoires Cyclables

04/04/2017

La rue Cayrade en 60 ans

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Ci-dessus, deux photos du bas de la rue Cayrade à Decazeville (cliquez sur la photo pour l’agrandir).

La première photo est une carte postale récupérée sur la page Facebook de “ Tu sais que tu es de Decazeville qu… “. Elle me semble datée de la moitié des années 50, mais je n’en suis pas totalement sûr. Je me base sur les véhicules : les deux Renault 4CV qui ont l’air relativement en bon état (1947-1961), la Simca 5 fourgonnette (1936-1948) et la Citroën Traction Avant (1934-1957). La présence des Economats du Centre dans cette rue et quelques autres enseignes connues à cette époque me renforcent dans cette datation.

La photo doit dater de septembre, mois de la fête locale (2ème dimanche de septembre), car des guirlandes sont accrochées en travers de la rue.

La deuxième photo, bien qu’en noir et blanc, est récente. J’ai choisi le noir et blanc pour mieux comparer les deux photos. Elles ont été prises toutes les deux à peu près du même endroit et quelques soixante années environ les séparent. 

Sur la photo des années 50 à gauche, chalands et riverains n’hésitent pas à s’arrêter pour parler entre eux sur les trottoirs un peu étroits. Mais la rue est aussi occupée par des piétons en marche ou à l’arrêt et par des vélos. Un deuxième vélo est d’ailleurs stationné à gauche derrière la première 4CV. Il n’y a pas de voitures en circulation et seulement quelques unes en stationnement. Malgré une large place attribuée aux véhicules motorisés dans cette rue, les piétons et les vélos semblaient relativement majoritaires et n’étaient visiblement pas gênés par les voitures. En tout cas, la cohabitation semblait bien se passer. Les commerces à cette époque d’après guerre retrouvaient un regain d’activité.

Sur la photo actuelle, les trottoirs ont certes été un peu élargis, mais des barrières gênent régulièrement la déambulation des piétons. La circulation n’est que dans un sens, mais dense car c’est malheureusement le passage obligé pour traverser la ville depuis la mise en sens unique de l’avenue Cabrol. Si les vélos peuvent aller dans le sens de la circulation, ils ne peuvent malheureusement pas redescendre cette rue malgré un décret datant de plusieurs mois autorisant maintenant les vélos à circuler dans les deux sens dans les rues à sens unique limitées à 30 km/h. Le stationnement des vélos est inexistant (pas d’arceaux pour accrocher son vélo) alors que le stationnement pour les véhicules motorisé est pléthorique et souvent mal utilisé et surtout mal surveillé. Nous avons donc une rue commerçante bruyante, polluée et dangereuse. Certains véhicules ne respectent pas la limitation de vitesse car aucun obstacle sur la chaussée (coussin, rehausseur, chicane) n’invite à respecter la vitesse. Beaucoup ne respectent pas non plus le stationnement, empiétant sur des espaces piétons ou ne respectant pas la zone bleue.

Malgré sa réfection récente, cette rue n’incite pas vraiment à venir fréquenter les commerces, à y déambuler, à s’y arrêter ou à y habiter.

A venir faire des achats en voiture, les gens préfèreront toujours aller en centre commercial.

Je crois l’avoir dit plusieurs fois sur ce blog, si l’on veut que les gens reviennent habiter et fréquenter les centres villes et ses commerces, il faut les rendre attractifs.

Limiter la place, la circulation et la vitesse des voitures, favoriser les autres modes de mobilité : marche, vélo, et l’accessibilité proche aux transports collectifs.

Il me semblerait pertinent d’aménager ce tronçon de la rue Cayrade en zone de rencontre, redonner de la place aux piétons, laisser circuler les vélos dans les deux sens et installer des arceaux pour leur stationnement.

Mais il faut aussi faire vivre les rues commerçantes par des animations ponctuelles, de la musique, des jeux…

On aura beau mettre des millions dans un plan de réhabilitation du centre ville, sans des aménagements et des actions pour modérer et apaiser la circulation motorisée tout en facilitant les autres modes de mobilité pour rendre ainsi des rues moins bruyantes, moins polluées, moins dangereuses et plus agréables, ce sera difficile de faire habiter et venir des gens en centre ville.

 

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A gauche : carte postale Cim (Combier Imprimeur Mâcon)

A droite : jlc - Licence Creative Commons

25/03/2017

Succès pour les crapauds de la Découverte à Decazeville

IMG_5663.jpg

Plus d’une trentaine de personnes dont beaucoup d’enfants se sont déplacés hier soir pour découvrir, écouter et observer les amphibiens dans les mares de la Découverte à Decazeville. Cette animation organisée par le Musée Pierre-Vetter et le CPIE du Rouergue dans le cadre de la 23ème édition nationale “Fréquence Grenouille“, était remarquablement menée par Matthieu Communeau conservateur du Musée et par deux animatrices du CPIE du Rouergue.

Après une présentation dans les locaux de Decazeville Communauté d'un diaporama sur les amphibiens visibles en Aveyron et un petit quizz sur les chants des crapauds et grenouilles, tout le monde est parti sur le terrain.

IMG_5661.jpgMalgré la température un peu fraîche pour observer des amphibiens (environ 7°C), les crapauds étaient au rendez-vous. De très nombreux crapauds calamites ont été observés dans les mares temporaires à l’arrière du Musée Vetter, mais aussi des pélodytes ponctués. La visite d’une deuxième mare de l’autre côté du lac a permis de voir quelques autres crapauds et des têtards. Les enfants ont beaucoup appréciés ce cours en sciences naturelles pratique sur le terrain.

La promenade nocturne sur les hauteurs du lac a été aussi beaucoup appréciée par tout le monde.

Après l’animation de la LPO sur la Découverte le mois dernier qui avait elle aussi connu un grand succès, il semble que l’intérêt populaire pour la faune de ce parc est indéniable et qu’il conviendrait sûrement de le développer. Peut-être à l'image de ce que fait la “Chaine des Terrils“ à Loos-en-Gohelle.

La flore de ce parc est elle aussi remarquable. Il serait intéressant d’organiser en avril-mai une sortie botanique

Rappelons que l’expositionReptiles et amphibiensorganisée par le Musée Pierre-Vetter se poursuit dans la salle des Arcades du Gua à Aubin jusqu’au 10 juin.

Photos : jlc - licence Creative Commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

15/03/2017

Parc intercommunal : deux bonnes nouvelles

Aveyronnaise Classic - Parcours 2017.jpgL’Aveyronnaise Classic ne ferait pas étape et ne passerait même pas à Decazeville cet été. La carte de l’épreuve 2017 diffusée par les organisateurs semble éviter notre ville. Voilà donc une bonne nouvelle à prendre sous toute réserve car encore rien d’officiel. Et rien ne dit que la mairie n’est pas à la recherche d’une course encore plus polluante.  

orchidée-martinie.jpgLa seconde bonne nouvelle concerne le site de la Martinie. M. le Maire de Cransac m’a confirmé lors du vernissage de l’exposition sur les reptiles et amphibiens du Musée Vetter qui se déroule en fait aux Arcades au Gua, que les travaux de Passelaygue n’impacterai pas le site de la Martinie. Si à un moment, il était envisagé de retirer les boues de ce bassin pour les entreposer à la Martinie, ce n’est plus à l’ordre du jour. Les travaux d’aménagement du plan d’eau et de ses abords ne concerneraient que son équilibre écologique et piscicole. On continuera donc à voir des orchidées à la Martinie ce printemps.

J’ai bien peur que ce ne soit que les deux seules bonnes nouvelles à annoncer avant les mauvaises qui semblent arriver…

13/03/2017

Decazeville, presque 40 ans après

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Ce dimanche, Daniel Bruel, ancien photographe à Centre-Presse et Midi-Libre et natif du Bassin a diffusé sur sa page Facebook une photo de Decazeville vraisemblablement prise des hauteurs de la Baldinie, qu'il a daté du début des années 80.

J'avais moi aussi réalisé une photo du même point en août 2015.

On peut donc apprécier les deux photos et surtout l'évolution de notre ville.

A chacun de les interpréter selon sa sensibilité.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

1: Daniel Bruel©

2 : jlc : licence Creative Commons

09/03/2017

Quand allons-nous arrêter d’accueillir des “spectacles“ maltraitant les animaux à Decazeville ?

otarie - je ne suis pas né dans un bassinmais dans un océan -Marie Capriata© 2016.png

Ce n’est certes pas la première fois que Decazeville accueille un tel “spectacle“. Mais il arrive un moment où il faut dire stop !

C’est tout simplement honteux d'accueillir de tels "spectacles" à Decazeville. Les otaries et autres animaux aquatiques présentés sont faits pour être en totale liberté dans les océans. Pas dans des aquariums minuscules et baladés de ville en ville. Il n'y a rien de pédagogique ou de divertissant dans ces exhibitions malsaines.

otaries-affichage.jpgDe plus, comment demander aux associations locales, aux partis politiques et aux syndicats de respecter les règlements concernant l’affichage dans notre ville et laisser une entreprise poser plus d’une centaine de panneaux géants sur la ville et au delà pendant une dizaine de jours ? Pas un seul carrefour ou giratoire sans ces odieuses affiches !

Recevoir de telles entreprises de “spectacle“ avec des animaux sauvages n’a rien de valorisant pour notre ville. Au contraire ! D’ailleurs, de plus en plus de communes interdisent les cirques ou les “spectacles“ itinérants présentant des animaux sauvages ou pas sur leur territoire.

Decazeville s’honorerait en prenant une telle décision.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir :

Dessin : extrait d’un dessin de Marie Capriata© 2016 – Cause Animale Nord

Affiches : photos jlc – Licence Creative Commons

 

12/02/2017

Decazeville s’amourache des amphibiens

affiches dkz -amphibiens.jpg

Décidemment, la mairie de Decazeville semble s’être pris d’une soudaine passion pour les amphibiens et les reptiles. Ces animaux sont représentés sur les affiches de deux animations de notre ville pour ce printemps. Si pour l’exposition qui devrait en fait se dérouler à Aubin et non à Decazeville, la présence sur l’affiche de reptiles et d’amphibiens semble normale puisque c’est son thème, ça l’est moins pour le carnaval du 18 février.

 

grenouille rousse.jpgMais c’est tant mieux.

Cette soudaine attention pour les amphibiens devrait peut-être conduire la municipalité à s’intéresser et à mettre en valeur les mares temporaires à l’arrière du musée de géologie où tous les printemps, crapauds et grenouilles viennent se reproduire et qui est habitée par de nombreuses autres espèces des milieux aquatiques : libellules, coléoptères… Sans parler de la flore qui s’est développée dans ce milieu aquatique depuis la remise en état de cette zone après son exploitation minière.

 

libellule Anax Empereur.jpgQue faire alors ?

Il faut peut-être d’abord fermer cette zone afin d’empêcher les véhicules de s’y approcher ou même de rouler dessus. Et ensuite pourquoi pas l’aménager et la mettre en valeur avec un parcours pédagogique simple pour sensibiliser petits et grands au printemps.

Peut-être alors verrons-nous des affiches avec des amphibiens pour présenter et faire la promotion de cette zone humide ?

Ce sont les crapauds calamites et pélodytes ponctués, les libellules… qui fréquentent ce site qui seront contents.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

1 – Affiches animations

2 – Grenouille rousse (mares temporaires Cantagrel) jlc ©creative commons

Libellule Anax empereur (mares temporaires Cantagrel) jlc ©creative commons

Une politique d’urbanisme illisible et inefficace qui menace l’avenir de notre commune

Dans le dernier bulletin municipal (N°2 - janvier 2017), la majorité s’auto-congratule de sa politique d’urbanisme.

Mais quelle est en fait la ligne de la majorité municipale de Decazeville en matière de politique d’urbanisme ? C'est celle indiquée sur le bulletin municipal : “ la mairie poursuit ses efforts pour vendre les biens communaux qui ont été sélectionnés comme inutiles à son patrimoine“. Pourquoi vendre ces biens de suite sans réflexion globale sur l'avenir de notre ville ? Sur quels critères ces biens communaux ont-ils été sélectionnés comme inutiles ? Rien n’est dit. La ligne politique de la majorité en matière d’urbanisme est malheureusement claire : vendre rapidement tout ce qu'il est possible de vendre, à n’importe quel prix, dans le seul but de récupérer de l’argent ! Aucune vision à long terme sur notre ville.

Faisons un point des opérations de vente et d’achat depuis trois ans.

ventes biens mairie.jpg

Sur les 26 opérations de vente engagées par la municipalité depuis mai 2014, beaucoup n’ont pas réellement abouties, certaines ont vu leur transaction remise en cause et d’autres posent de sérieux problèmes.

 

Ventes non abouties :

C’est le cas notamment de diverses parcelles situées sur les hauteurs de Decazeville, aux Bonnières notamment. Certaines parcelles sont certes difficile à vendre.

caserne pompiers.JPGLe grand immeuble de la caserne des pompiers reste sur les bras de la mairie après une vente à la découpe où les deux lots les plus intéressants ont été vendus (poste de commandement et garages en face). Il aurait fallu vendre tout ce patrimoine en un seul lot pour avoir l’assurance d’avoir un acquéreur.

 

Ventes qui annulent des projets d’urbanisme et d’aménagements :

garage miramont.jpgC’est le cas d’un grand garage avec terrain à Miramont vendu à une entreprise pour 31 000 €. On peut déjà se poser la question de savoir pourquoi laisser implanter une entreprise dans cette rue à dominante résidentielle alors qu’il reste de la place sur la Zone du Centre toute proche ? Ce garage et son terrain étaient prévus par l’ancienne municipalité pour réaliser un parking près du cimetière et d’Emmaüs. Il y a un énorme besoin de places de parking lors d’obsèques ou des jours de ventes d’Emmaüs.

impasse d'iena.jpgVente pour 6 770 € d’une longue parcelle prévue pour la réalisation d’une rue allant de l’impasse d’Iéna à la rue E. Vaillant qui permettait d’éviter une sortie difficile et parfois dangereuse de l’impasse d’Iéna à La Vitarelle.

terrain rue de la montagne.jpgVente d’une parcelle de 377 m2 rue de la Montagne au dessus d’un petit parking communal sans projet réel de construction alors que la construction d’une maison était possible sur cette parcelle et que le PLU demande justement de densifier le centre ville.

 

Vente annulée à l’initiative de l’acheteur :

C’est le cas pour un terrain route de l’Albrespic car la mairie n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente avec l’acquéreur concernant le branchement électrique.

 

Rue Gambetta : que deviennent les “verrues“ vendues à des particuliers ?

27 rue Gambetta3.jpgUn premier immeuble a été vendu au 27 de cette rue. Mais l’acquéreur s’est retiré de la vente. Un deuxième acquéreur s’est présenté voulant selon M. le Maire, créer des appartements et un garage au rez-de-chaussée. Depuis, il semble que rien n’ait bougé.

Immeuble Puech.jpgUn deuxième immeuble appartenant à la municipalité a été vendu au 29 de la rue Gambetta. Il s’agit de l’immeuble “Puech“ que l’ancienne municipalité prévoyait de rénover en HLM comme a été rénové l’immeuble en face. L’immeuble “Puech“ a été vendu le 7 avril 2015 à un particulier pour 30 000 € sans avoir l’assurance qu’il serait rénové. Depuis rien n’a été fait. Pire, la mairie s’aperçoit qu’une cheminée menace de tomber sur les passants et a pris un arrêté de mise en demeure de réaliser des travaux de sécurisation. Cerise sur le gâteau, l’acquéreur a mis en vente ce bien sur le “Bon Coin pour 70 000 € !

Si l’OPH n’était plus intéressé par l'immeuble "Puech“, ce que l'on peut comprendre, cette maison aurait peut-être pu être détruite afin d’aérer cette rue étroite avec éventuellement la construction d’une maison de ville sur une partie des 1 675 m2 de superficie de cette parcelle.

Nous étions bien sûr opposés à ces ventes en conseil municipal.

 

Prix bradés :

soulacre.jpgC’est le cas pour la vente d’un terrain de 2,5 ha au Soulacre situé plein sud à quelques centaines de mètres du giratoire de Fontvergnes (vendu 4 500 €, soit 18 centimes € le m2 !)

 

 

gendarmerie.jpgLa vente de 9 logements de la gendarmerie pose des problèmes :

D'abord, l'incertitude sur l’avenir de la gendarmerie ? Va-t-elle partir ou au contraire s’agrandir ? Gardons ces logements en réserve. De plus, ces 9 logements vont entrer directement en concurrence avec le parc privé et social déjà en surnombre dans notre ville et même concurrencer le programme AMI.

 

Lotissements :

ALBRESPIC-PLU.jpgLorsqu’il était dans l’opposition M. le Maire réclamait à cors et à cris la création de lotissements. Sa position est semble-t-il maintenant le contraire puisque les lotissements prévus dans le PLU (L’Albrespic, Fontvergnes) ne seront semble-t-il pas repris dans le futur PLUi.

Pourtant 23 276 € ont été dépensés pour l’achat de terrains à l’Albrespic en décembre 2014.

 

Quel avenir pour le parc Tourtonde ?

tourtonde.jpgLa création d’une première tranche de logements dans le parc Tourtonde s'est fait pour le moins attendre. Il semble que le projet soit sur les rails. Mais est-il judicieux de construire du logement neuf à cet endroit de Decazeville ? Faut-il des commerces en rez-de-chaussée dans ce secteur où le commerce peine (un commerce a encore fermé dernièrement) ?

Rappelons que l’ancienne municipalité avait acheté cette propriété afin d'installer les résidants du foyer-logement de Bellevue en centre-ville, proche des services et commerces.

 

Un projet privé verra-t-il le jour rue Clémenceau à la place de l’ancien cinéma ?

Suite au sinistre de la salle Jean-Paul Sartre, un accord a semble-t-il été enfin trouvé avec les assurances. La mairie a également fini d’acheter les propriétés limitrophes. Ce espace en plein centre-ville est plus agréable et plus tranquille pour construire du logement neuf que le parc Tourtonde. Des constructeurs de logements seront-ils intéressés par cette parcelle attractive alors que des logements neufs dans le parc Tourtonde vont être proposées et que le programme AMI Centre-Bourg envisage de réhabiliter de nombreux logements sur son périmètre ?

 

Quant à l’Hôtel de France… On attend toujours des nouvelles.

 

On peut aussi regretter à l’inverse l’absence de préemption sur certains immeubles ou terrains.

Maison Tronc.JPGC’est le cas pour l’immeuble “Tronc“ situé rue Cayrade à côté de la boulangerie Alcouffe qui aurait peut-être mérité une intervention de la mairie pour acquérir cet immeuble vendu 15 000 euros seulement.

Le PLU de Decazeville recommande des “aérations“ dans cette rue. La démolition de cet immeuble très vétuste aurait permis d’ouvrir une vue côté sud (rue de la Montagne) et permis d’aménager un petit espace vert à disposition des chalands et riverains.

Espérons tout de même que l’acquéreur de cet immeuble réalisera rapidement une rénovation exemplaire grâce au programme AMI. Mais la mairie n’a pris aucune garantie.

 

Vente d’un terrain communal à Fontvergnes

Terrain communal à vendre à Fontvergnes.jpg

Tout le monde a pu voir ces derniers jours les panneaux de vente d’une parcelle communale au giratoire des Soufflantes.

Vente terrain et immeuble à Rodez.jpgDifficile d’ailleurs de voir qu’il s’agit de la mairie puisque le numéro de téléphone noté sur ce panneau est celui d’un téléphone portable. Nous avions demandé maintes fois en conseil municipal et en commission d'urbanisme de mettre en place une méthode claire pour la vente de terrains et bâtiments communaux : annonces dans la presse permettant d’identifier le vendeur et la parcelle avec un prix de vente comme le font d’autres collectivités (notamment Rodez ci-contre) et ensuite, examen des propositions d'achat par la commission urbanisme. Malheureusement, c’est toujours l’opacité qui règne dans les procédures de vente du patrimoine communal à Decazeville.

Cette parcelle mise en vente provient de la démolition de l’ancien ilot insalubre de Fontvergnes par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin dans le cadre de l’opération de résorption du bâti délabré.

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La municipalité qui avait récupéré la parcelle après les travaux de réhabilitation envisageait d’y créer un espace vert.
De la terre végétale devait être apportée afin de réaliser cet espace vert. Sauf qu’à la place de terre végétale, ce sont des boues venant du traitement de films plastiques notamment agricoles venant de la Sopave qui avaient été répandues sur ce terrain. Je m’étais en son temps inquiété de cette opération.

Est-il pertinent de vendre maintenant cette parcelle à l’entrée de notre ville, d'un quartier qu’il faudrait peut-être réaménager, du Parc Intercommunal et proche d’une zone du PPRM plutôt difficile ? Ne serait-il pas intéressant de raccorder directement la route de Lacaze (qu’il faudrait aussi peut-être élargir) au giratoire comme le prévoyait une étude ? Qui aura la charge d’enlever les boues industrielles répandues en 2015 ? Où les entreposer ? Ne vaut-il pas mieux garder cette parcelle pour en faire comme il était initialement prévu, un espace vert à l’entrée de notre ville, au moins provisoirement ? Voila les question à se poser avant de vendre cette parcelle.

 

Cette vision changeante et à courte vue de l’urbanisme communal est vraiment dommageable pour l’avenir de notre ville.

Comme est également préjudiciable la vision d’une autre époque concernant la mobilité des personnes et les conséquences que cela entraine sur la sécurité routière et l’aménagement des rues de Decazeville.

Travailler sur l’urbanisme communal demande une vision à long terme du devenir de notre ville, de son attractivité, de la qualité de vie de ses habitants. Elle ne peut se satisfaire d’achats ou de ventes compulsives pour des motifs essentiellement financiers. Certes, la mairie ne peut pas tout préempter. Mais ce n’est pas la peine d’engager un programme de rénovation de l’habitat à grande échelle quand on ne prend même pas la garantie d’une bonne réhabilitation des biens que l’on vend.

A mi-mandat, la majorité municipale n’a visiblement toujours pas cette vision à long terme. Tout juste les yeux rivés sur 2020... et encore.

Le programme AMI Centre-Bourg, amorcé par l’ancienne municipalité avec notamment le “Schéma de secteur du centre-ville“ en 2012 et l’achat des premières maisons à démolir, va rentrer dans sa phase active. Les élus d’opposition, qui ont pourtant dit à plusieurs reprises leur souhait de participer à cette opération, ne sont toujours pas invités dans les réunions techniques ou lors des rencontres sur le terrain. C’est regrettable de priver notre commune de leur expérience et de leur connaissance de la ville. J’ai cru lire sur le dernier bulletin municipal que l’avenir se construit avec tous les Decazevillois. Il reste à la majorité de le prouver.

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

1, 2,3, 5, 6, 7, 8, 12, 13, 15 : jlc (©créative commons)

4 : cadastre.gouv.fr

9 : gendarmerie : GoogleEarth

10 : PLU Decazeville

11 : Propriété Tourtonde : GoogleEarth (périmètre approximatif réalisé par mes soins)

14 : Centre-Presse du 10 février 2017

Animaux errants à Decazeville : remercier l'association AAAB

chiens et chats abandonnés -bm2017.jpg

Le dernier bulletin municipal consacre une brève aux chiens et chats abandonnés et sur la nécessaire régulation de la population féline sur notre ville. Il aurait été juste de citer l’association Aide aux Animaux Abandonnés du Bassin et de remercier ses membres qui depuis des années consacrent leur temps (et leurs maigres moyens financiers et logistiques) à la capture et à la stérilisation des chats en plus d’autres nombreuses activités d'aide et de soutien à tous les animaux.

La construction d’un refuge-chenil intercommunal et des moyens pour le faire fonctionner sont indispensables pour que cette association puisse continuer à assurer ce travail dans des conditions d’hygiène et de sécurité optimum. Sans cette structure, les problèmes consécutifs à l'abandon et à la maltraitance des animaux ne feront que s’accroître sur notre communauté de communes, y compris sur les communes rurales.

08/02/2017

Zones commerciales en Aveyron, la fuite en avant continue

On ne compte plus les projets de zones commerciales en Aveyron.

estreniol-eldorado -googleearth.jpgAprès l’énorme réalisation de l’Estréniol à Rodez qui s’agrandit encore, le projet de la zone de Savignac à Villefranche, le projet de la zone du Centre à Decazeville, la future zone de Prignolles à Millau, voilà que l’on nous annonce un projet au sud de Rodez, à Malan.

On connaît maintenant très bien les impacts de la grande distribution sur les commerces des centres villes.

Comment la france z tué ses villes.jpgLecteur assidu du blog d’Olivier Razemon et également lecteur de ses nombreux ouvrages écrits seul ou en collaboration avec d’autres spécialistes de la mobilité et de l’aménagement urbain, j’attendais avec impatience la sortie de son dernier livre : “Comment la France a tué ses villes“.

L’auteur s’est promené dans toute la France et a fait le constat amer de la désolation qui règne dans les villes moyennes et petites villes de notre pays. La fermeture des commerces (le phénomène des vitrines vides) et le nombre de logements vacants de longue durée atteignent des sommets alarmants. Cela entraine l’appauvrissement de ces villes et une dégradation de leur environnement et de leur cadre de vie.

Commerces abandonnés - 39 rue Gambetta.jpgL’Aveyron est bien sûr touché par ce phénomène, à divers degré selon la ville bien sûr.

Pour Olivier Razemon, “une foule de coupables sont désignés : l’e-commerce, les loyers commerciaux trop élevés, la crise, les métropoles… Ces facteurs ont bien un impact mais cela reste un impact limité sur d’autres. Internet ne nuit pas aux boulangeries. Pourtant, ces dernières ferment. La crise n’explique pas tout non plus : quand on regarde les chiffres, les gens sont plus riches qu’avant, car oui, le niveau de vie continue à croitre en France. Ce paradoxe est très visible à Aurillac, Vitré, Rodez : ce sont des villes où le chômage reste plutôt faible mais les commerces ferment quand même…

Figeac - Rue d'Aujou -Commerces.jpgIl faut arrêter de croire que la création d’une activité économique crée des emplois nets. C’est sur la base de cet argument de l’emploi que les élus acceptent la construction de centres commerciaux. Or, si des emplois sont bien créés, davantage encore sont détruits dans les centres-villes !

Il n’y a pas de grand complot… Il s’agit juste d’une pensée à court terme d’hommes et de femmes élus pour 5 ans, de représentants de la grande distribution mais aussi de nous tous, collectivement. Si tous les Français décidaient d’aller dans les commerces de proximité plutôt que d’aller faire leurs courses uniquement au centre commercial, cela aurait un réel impact positif. La qualité de vie, c’est aussi de pouvoir aller acheter son pain à pied… “.

Mais pour Olivier Razemon il y a une autre cause à cet exode vers les centres commerciaux. “L’un des aspects de l’urbanisme commercial réside dans l’aménagement purement routier du territoire. On a installé les centres commerciaux en dehors des villes et on a multiplié les infrastructures routières pour y accéder : voies d’accès, rocades, parkings…

 

Une zone commerciale au sud de Rodez

Jean-Philippe Sadoul, maire de Luc-Primaube et vice président de Rodez Agglo souhaite accueillir sur la zone de Malan une zone commerciale « pour procéder à un rééquilibrage naturel, nord et sud ».

Pour expliquer la création de cette zone commerciale au sud de Rodez, Jean-Philippe Sadoul invoque la concurrence d’Albi qui avec la RN 88 à 2x2 voies se rapproche de Rodez à grande vitesse.

Il est pour le moins étonnant que les élus, après avoir réclamé à corps et à cris ce doublement de la RN 88 pour soit disant « désenclaver » l’Aveyron, s’aperçoivent maintenant que le désenclavement se fait dans les deux sens.

Cela fait plus de dix ans que je le dis et que nous le disons avec les Verts de l’Aveyron. Nous avions même édité un document sur les conséquences du doublement intégral de la RN 88 en 2009.

Que disions nous dans ce document concernant les conséquences du doublement intégral de la RN 88, axe européen Séville-Varsovie, projet du siècle dernier appelé plus communément « la diagonale des fous » sur l’attractivité commerciale ?

D’abord que l’attractivité commerciale va toujours dans le sens province-métropole et rarement à l’inverse et donc, qu’avec cet axe routier en 2x2 voies, l’attractivité commerciale de Toulouse et d’Albi serait importante.

Nous précisions que si le doublement intégral de la RN 88 voyait le jour, le taux d’évasion commerciale de la zone de Rodez vers Albi et Toulouse ne fera que progresser avec des conséquenses fortes sur l’emploi local.

Et bien nous y voilà !

Et que proposent les élus pour contrer cette évasion commerciale vers Albi et Toulouse ? Tout simplement de créer une zone commerciale de plus au sud de Rodez. On tombe sur la tête !

Quand allons-nous arrêter cette fuite en avant ! Il est bien évident que ce projet va avoir une fois de plus un impact négatif sur les commerces du centre-ville de Rodez, mais aussi sur les petits commerces des villages aux alentours et sur ceux des territoires voisins. 

Il est temps que le SCOT Centre-Ouest Aveyron, dont M. Sadoul est le président, se penche sur ce grave problème.

Ce projet à Malan, tout comme celui de Savignac à Villefranche sont les projets de trop pour le centre-ouest Aveyron.

Je nuancerai mon propos pour le projet de la zone du Centre à Decazeville, car il est de beaucoup moindre importance et qu’il se trouve pratiquement en centre-ville. En cela, il peut au contraire créer une dynamique avec les commerces du centre-ville si on favorise notamment des liaisons piétonnes sécurisées (voire mécanisée avec un escalator place du 10 août par exemple) entre la zone du Centre et la rue Cayrade.

On voit de plus en plus de centres commerciaux tomber en désuétude, certains même ferment. Allons-nous nous retrouver dans quelques années avec des friches commerciales qui coûteront cher aux contribuables aveyronnais, comme va aussi coûter très cher la nécessaire rénovation des centres villes de nos petites villes aveyronnaises abandonnés par les commerces et la population ?

 

La priorité reste de favoriser la fréquentation des commerces des centres villes 

Mais comment ?

Cahors - Rue Clémenceau -Google Earth.jpgOlivier Razemon donne quelques pistes : « Dès lors, en centre-ville, à Agen, à Tourcoing, à Bourg-en-Bresse ou à Loches (Indre-et-Loire), les commerçants, interrogés par les élus ou par la presse régionale, réclament des places de stationnement pour leurs clients, de préférence gratuites…Hélas, cela ne fonctionne pas. A tout prendre, lorsqu’il est motorisé, le consommateur préfère « aller » à l’hyper plutôt que de chercher une place, même gratuite, en ville. Quant au citadin, celui qui vit à quelques centaines de mètres des commerces, il irait bien faire ses courses dans le centre. Mais voilà, on a transformé sa ville et ses trottoirs en parkings, pénibles à arpenter à pied. »

Car oui, les clients des commerces des centres villes veulent de l’espace plus que des places de stationnement.

L’idée selon laquelle la vitalité des commerces dépend de sa capacité à y accéder en voiture a la vie dure. Mais elle ne résiste pas à l’épreuve des faits. Des études prouvent le contraire. Les clients qui recourent à la marche, au vélo et aux transports collectifs sont meilleurs clients que ceux qui viennent en voiture. S’ils consomment et achètent moins par visite, ils reviennent plus souvent.

Olivier Razemon cite le cas de Rouen :

“ A la demande de la métropole de Rouen, le cabinet Bfluid a demandé aux commerçants rouennais (ici, pages 70-71) quels étaient les principaux freins au shopping. 50% à 78% d’entre eux ont répondu : « pas assez de stationnement ».

Puis on a posé la même question à leurs clients. Entre 20 et 22% ont répondu, comme les commerçants, que le manque de stationnement constituait le principal frein. Les autres ont évoqué le bruit et la circulation, les obstacles sur les trottoirs, le manque d’espace pour marcher…

commerces,grande distribution,centres-villes,voiture,vélos,piétonsCette enquête est à rapprocher d'un récent sondage réalisé à Thionville où la mairie a décidé d'ouvrir trois rues piétonnes aux voitures. 74% des personnes ayant répondu à ce sondage par internet désapprouvent cette expérimentation et 22% l'approuvent. Certes, c'est un sondage par internet et il convient de prendre toutes les précautions d'usage. Mais les résultats sont à rapprocher de l'enquête de Rouen.

D’ailleurs certaines associations de commerçants l’ont très bien compris et travaillent de concert avec les associations faisant la promotion du vélo et de la marche, offrent des bons d’achats aux cyclistes, mettent des vélos à gagner lors d’animations commerciales...

Faites vos courses à vélo.jpgIl suffirait donc dans un premier temps d’améliorer l’espace public des centres villes en favorisant l’apaisement de la circulation et en facilitant l’accès et le déplacement des piétons et cyclistes pour avoir une première réponse à cet exode vers les centres commerciaux des périphéries.

Il faut rendre les centres villes agréables à arpenter et à vivre. Et cela ne demande pas beaucoup d’argent. Il faut avant tout de la volonté.

On retrouverait de plus une ville moins bruyante, moins polluée, plus conviviale, avec une meilleure sécurité routière, et donc plus apte à accueillir de nouveaux résidents dans les projets de rénovation de l’habitat.

Il n’est pas encore trop tard, mais il faut faire vite.

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A lire également :

Chronique du cycliste et du piéton (1) : notamment pour les chapitres consacré aux mobilités actives, commerces et centres villes.

Modes actifs de déplacement sur le Bassin, où en est-on ?

 

Interview d'Olivier Razemon au Nouvel Observateur : 

Les centres-villes meurent - Comment peut-on les sauver ?

 

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

1 – Zones de l’Estréniol et Eldorado à Rodez

2 – Comment la France a tué ses villes - Olivier Razemon

3 - Commerces abandonnés rue Gambetta à Decazeville

4 – Commerce rue d’Aujou à Figeac. Il y a encore peu de temps, cette rue était très commerçante. En quelques mois, la moitié des commerces a mis la clé sous la porte et les locaux sont à vendre ou à louer.

5 - Rue Clémenceau à Cahors. Toutes les rues dans le centre commerçant et historique de Cahors sont en zones de rencontre : limitées à 20 Kmh et les cyclistes peuvent rouler dans les deux sens dans les rues à sens unique. Un exemple à suivre.

6 - Thionville - Sondage - Le Républicain Lorrain

7 - Animations commerciales pour favoriser la venue de clients à vélo

06/02/2017

Chronique du cycliste et du piéton (1)

Je vais essayer de tenir régulièrement sur ce blog une petite chronique concernant les modes actifs (marche et vélo) et les entraves que ces modes de mobilité subissent de la part des collectivités ou d’autres acteurs décisionnels. Mais je noterai aussi les actions et aménagements que des collectivités plus éclairées et audacieuses mettent en place pour les favoriser.

 

Une voie de plus fermée aux cyclistes du Bassin

accès rue A. Grange de la RD 840.jpgLe Conseil Départemental a décidé de fermer l’accès à la rue des Granges à Viviez depuis la RD 840 sans prendre réellement une fois de plus en compte les conséquences pour les cyclistes.

En effet, cette rue représentait une alternative sécuritaire au passage resserré dangereux du pont sur le Riou-Mort de la RD 840 pour les cyclistes arrivant de Boisse-Penchot et une voie naturelle pour rejoindre la RD 5 vers Aubin en évitant ainsi le giratoire de Laubarède.

Pourquoi ne pas fermer cette voie aux seuls véhicules motorisés par des plots mais laisser l’accès aux cyclistes venant de Boisse-Penchot.

La véloroute de la Vallée du Lot sera opérationnelle dès cet été. Une liaison cyclable allant de la gare de Boisse-Penchot à Viviez, entrée du Bassin, est indispensable. Le Département et Decazeville-Communauté feraient bien de se pencher sur cette liaison courte (moins de 3 km) qui permettrait de relier la Vallée du Lot au Bassin urbain de Decazeville. Il existe seulement deux à trois points sensibles à régler pour que cette liaison soit opérationnelle rapidement. Avec de la volonté, il est donc possible de réaliser rapidement cette liaison.

Mais en attendant (le moins possible) il me semble important de garder l’accès à la rue des Grange aux cyclistes arrivant de Boisse-Penchot.

Centre-Presse du 13 février apporte des précisions concernant la fermeture de la rue des Grange.

La rue des Granges ne sera pas fermée aux cyclistes.jpg

Cette rue ne sera donc pas fermée aux cyclistes.

Voila une bonne nouvelle. Il n'en demeure pas moins qu'une voie cyclable entre le pont de Boisse-Penchot et la rue des Granges semble souhaitable tant pour la sécurité des cyclistes que pour le développement du tourisme cyclable sur le Bassin.

 

Le retour de la voiture en ville :

Bourges - Faites vos courses à vélo.jpgLes commerçant de Bourges ont bien compris que favoriser l’usage du vélo en ville peut leur être bénéfique et ils n’hésitent pas à donner quelques petits avantages à ceux qui viennent leur rendre visite à vélo dans le centre ville.

La municipalité de Bourges n’a visiblement pas la même approche sur l’usage du vélo et de la marche. L’aménagement de ce tronçon de la rue Emile Martin est une caricature de cette politique du retour de la voiture en ville que tentent de mettre en place certaines municipalités, principalement à droite, mais pas seulement.

Bourges - Configuration de la rue Emile Martin.jpgTout ce qu'il ne faut pas faire est dans cette image : circulation à double sens sans prévoir des voies pour les vélos et le pire, empiètement du stationnement des véhicules motorisés sur les trottoirs, laissant peu de place aux piétons et aux personnes à mobilité réduite. Tout simplement honteux !

 

A Thionville, depuis 2014 et l’arrivée d’une municipalité de droite, la voiture revient en force dans le centre ville. C’est à la demande des commerçants que certaines rues piétonnes seront ouvertes aux voitures de 17h à 19h après les avoir ouvertes de 9h à 12h. La piétonisation va donc devenir l’exception dans ces rues. Visiblement, les commerçant de Thionville n’ont pas la même vision qu’à Bourges.

 

Rappelons cette enquête réalisée à Rouen que rapporte Olivier Razemon sur son blog : « le cabinet Bfluid a demandé aux commerçants rouennais (ici, pages 70-71) quels étaient les principaux freins au shopping. 50% à 78% d’entre eux ont répondu : « pas assez de stationnement ».

Puis on a posé la même question à leurs clients. Entre 20 et 22% ont répondu, comme les commerçants, que le manque de stationnement constituait le principal frein. Les autres ont évoqué le bruit et la circulation, les obstacles sur les trottoirs, le manque d’espace pour marcher… »

 

Si la possibilité donnée aux vélos de circuler librement dans les rues est primordiale, leur stationnement est tout aussi important. Il faut donc des stationnements nombreux et adéquats avec de vrais arceaux qui permettent de placer son antivol correctement. Il faut arrêter d’installer des pinces-roues inefficaces qui de plus, voilent les roues des vélos.

vélo cargo - emplacement stationnement.jpgComme les commerçants de Bourges, les grandes enseignes ont aussi bien compris les avantages qu’il y avait à favoriser les modes actifs pour accéder à leurs commerces situés en centre ville. Sur la photo ci-contre, cet emplacement sécurisé pour un vélo cargo devant la vitrine de la Fnac de la place Kléber à Strasbourg est un exemple dont peuvent aussi s’inspirer les collectivités et les petits commerces des centres villes.

 

Une enquête récente sur le classement des villes les plus dynamiques d’un point de vue commercial en France a été réalisée par Procos.

De manière générale, Procos retrouve un élément commun entre tous ces territoires. Ils mènent tous «une politique concertée entre les acteurs, maîtrisée sur le plan de l'urbanisme commercial, multidimensionnelle en intégrant logements, transports, vie économique et sociale, activités culturelles et touristiques».

Retrouvez le dossier de presse de Procos en cliquant ici.

Pour Olivier Razemon, ce n’est pas un hasard si ces villes dynamiques d’un point de vue commercial sont aussi celles qui favorisent le plus la circulation des vélos.

 

Accidents de cyclistes

2016, la terrible année pour les cyclos aveyronnais -DDM-251216.jpegL’année 2016 a été terrible pour les cyclistes aveyronnais, principalement les cyclotouristes et les cyclosportifs. Les causes de ces accidents sont multiples et elles sont énumérées dans cet article de La Dépêche du Midi.

Une des principales causes de ces accidents est le non respect par les automobilistes de la distance de 1,50 mètre lors du dépassement des vélos.


Dernièrement, une cycliste en a fait les frais lors d’un dépassement du côté de Saint-Affrique. Elle a été touchée par le rétroviseur d’un véhicule qui l’a renversée.

Millau - Le vélo, un luxe vulnérable en ville.jpgMais des accidents arrivent aussi en ville. Ce témoignage d’une cycliste millavoise victime elle aussi de la violence routière d’une voiture en dit long sur la méconnaissance des règles et le mépris de certains automobilistes vis à vis des cyclistes.

Les collectivités ont une carte importante à jouer dans les aménagements, l’enseignement et l’application des règles du code de la route tant par les cyclistes que par les automobilistes. Pour les aménagements, c’est leur rôle direct. Elles doivent réaliser des aménagements en faveur des modes actifs en lien étroit avec les associations de défense des cyclistes locales (commune ou département).

Pour l’application des règles, c’est aussi leur rôle de verbaliser les automobilistes imprudents que ce se soit en circulation ou en stationnement.

La formation des cyclistes peut être dispensée par les associations locales soutenues par les collectivités.

 

Piétons

Rodez Agglo est en train de comptabiliser sur certaines rues du centre ville de Rodez le nombre de passage de piétons. Si cette action n’a pas directement vocation à favoriser le passage de piétons sur ces axes, elle permettra de répondre aux commerçants et futurs commerçants qui souhaitent s’installer à Rodez. Mais il serait souhaitable que les élus et urbanistes de l’Agglo mettent également en place une politique favorable aux piétons et aux cyclistes sur leur territoire.

Il serait peut-être aussi urgent que Rodez et l’Agglo se penchent sur l’accidentologie des piétons sur son territoire. Cela devient inquiétant, notamment dans la traversée des giratoires de la RN 88 et en centre ville de Rodez. Des aménagements pour réduire la vulnérabilité des piétons doivent rapidement être mis en place, notamment en réduisant la vitesse des véhicules motorisés.

ligne-désir-Stg-282-768x576.jpgOlivier Razemon (encore lui) consacre une note à la “ligne de désir“. Sous ce titre poétique, il s’agit ni plus ni moins que des cheminements inventés par les piétons et parfois les cyclistes qui ont créé leurs propres chemins, préférant “couper“ parce que ça fait gagner du temps et que c’est plus pratique, notamment pour leurs trajets quotidiens.

Il serait intéressant que les aménageurs tiennent compte de ces usages et que la “ligne de désir“ ne soit plus ignorée, mais au contraire préférée lors des aménagements.

 

Aller au travail à vélo

Si en Occitanie la voiture représente le moyen le plus répandu pour se rendre à son travail à près de 80 %, le vélo reste marginal mais prend de plus en plus de place comme mode de déplacement principal. Les cyclistes allant à leur travail à vélo vivent plutôt dans les centres villes des grands pôles urbains où les aménagement sont plus nombreux et sécurisés et leur distance est généralement moins de cinq kilomètres. Les hommes ont davantage recours au vélo, les cadres et professions intellectuelles supérieures plus que les employés et ouvriers. En revanche, l’usage du vélo varie peu selon l’âge.

Retrouvez cette enquête de l’Insee en cliquant ici.

 

Vélo et tourisme

La véloroute de la Vallée du Lot avance rapidement entre Bouillac et Grand-Vabre. J’y consacrerai une note à part 

A noter cette initiative intelligente de Najac qui vient d’acheter 20 vélos à assistance électrique pour 60 000 € avec des aides possibles à hauteur de 80 %. Ces vélos seront gérés par la base de pleine nature de Najac (AAGAC). Le but de ces achats de VAE est de créer une liaison interbastides dans le cadre du développement touristique de l’ouest aveyronnais.

Un exemple à suivre pour Decazeville Communauté. Encore faut-il qu’il y ait une volonté de favoriser l’usage du vélo. Ce qui est loin d’être le cas, du moins pour les communes urbaines. J’y reviendrai là aussi dans une prochaine note.

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 - Rue des Granges - GoogleEarth

2 - Association des commerçant de Bourges

3 - Mairie de Bourges

4 - Vélo cargo - Grégory Delattre à Strasbourg

5 - Article de La Dépêche du Midi

6 - Article de Centre-Presse

7 - Ligne de désir - Olivier Razemon