27.12.2009
Pierre Cohen en veut toujours plus

La manière autoritaire dont Pierre Cohen essaie de s’emparer de Tisseo, tout comme l’accumulation de mandats par ce même personnage sont en train de décrédibiliser un peu plus les hommes politiques en général, et ceux du Parti Socialiste en particulier.
Je ne reviendrai pas sur le processus qui a abouti à l’éviction lamentable des Verts du Conseil d’Administration de Tisseo. Il est expliqué très en détail sur le site des élus Verts de Toulouse.
Voyons plutôt les conséquences. Et Gérard Onesta, tête de liste d’Europe Ecologie Midi-Pyrénées où figurent des Verts aux prochaines élections régionales, les explique à Jean-Manuel Escarnot de Libération Toulouse.
« C'est un signal désastreux envoyé à celles et ceux qui espéraient que le PS pouvait encore changer. Car sur fond de leurs luttes internes, il y a là une triple rupture d'engagement de la part des socialistes : d'abord envers les citoyens qui voient désormais s'éloigner le plan de déplacement urbain ambitieux pourtant promis - ensuite envers leurs partenaires qu'ils n'arrivent à concevoir qu'en termes de supplétifs électoraux - enfin envers eux-mêmes, car en confisquant tous les pouvoirs Pierre Cohen méprise les militants socialistes qui viennent de voter contre tout cumul de mandat !... Pour tout dire, on s'y attendait un jour ou l'autre, car à peine élu à la Mairie, Pierre Cohen avait remis en cause les accords passés avec les Verts quant à leur présence au Grand Toulouse. Mais nous pensions que la période pré-électorale allait calmer son envie d'accaparer Tisséo en plus de la Mairie, de la députation, du Grand Toulouse et du Cancéropôle… À moins que ce coup de pied de l'âne dans les relations socialo-écologistes ne vise d'abord à déstabiliser Malvy dont il est de notoriété publique que Cohen veut entraver la réélection à la tête du Conseil Régional…
Personne n'a oublié que le PS de Midi-Pyrénées aux dernières régionales - fait unique en France - a refusé de s'enrichir du projet des écologistes en leur barrant l'accès au Conseil régional… Il faudrait que le parti socialiste rompe avec ses vieux démons. Ainsi le silence de l'appareil PS face au coup de force de Pierre Cohen est incompréhensible, quant à celui de Martin Malvy, il est assourdissant. La façon dont les socialistes entendent mener la campagne régionale est tout aussi alarmante, tant elle en dit long sur leur incapacité à se renouveler. »
Malheureusement, cette manière de gouvernance autocrate et cette addiction à cumuler les casquettes ne sont pas propres à Pierre Cohen. Nous connaissons tous dans la région et même en Aveyron des élus de gauche qui ont les mêmes pratiques, imposant sans concertation des projets ayant des conséquences environnementales néfastes importantes ou refusant d’agir pour en améliorer d’autres.
A lire et écouter actuellement les réactions des élus Verts dans des collectivités socialistes de Midi-Pyrénées, la tendance majoritaire est au « ras-le-bol ». A part dans quelques rares villes où les élus Verts sont considérés comme des partenaires à part entière et respectés comme tels, la majorité d’entre-eux éprouvent d’énormes difficultés dans la gestion quotidienne de leurs délégations et des freins énormes à l’avancé de l’écologie dans les politiques publiques de leurs collectivités.
A signaler, et ce n'est pas anodin, que Pierre Cohen a eu à ses côtés des élus du PC et du PRG pour assurer son putsch à Tisseo.
J’apporte bien sûr tout mon soutien à Stéphane Coppey qui a de plus réussi à dénouer un conflit social et à trouver un accord raisonnable avec les syndicats de Tisseo lors de la grève dans le Métro Toulousain de la semaine passée.
Le communiqué d'Europe Ecologie Midi-Pyrénées
Les réactions du Partit Occitan et de Cap 21
Vous pouvez rejoindre le groupe : Aidez Pierre Cohen à vaincre son addiction, sur Facebook
Photo : Guillaume Paumier / Wikimedia Commons, CC-by-sa-3.0. A link to my website : http://www.gpaumier.org
14:42 Publié dans Europe Ecologie, Politique locale, Régionales 2010, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections régionales 2010, europe ecologie, midi-pyrénées, tisseo, parti socialiste, stéphane coppey, gérard onesta
23.10.2009
RN 88 - Lettre ouverte des Verts de l'Aveyron aux conseillers généraux de gauche
Vous allez devoir voter prochainement sur le financement de la RN 88 par le département de l’Aveyron.
Nous pensons que ce projet est extrêmement préjudiciable pour les aveyronnais et ce pour plusieurs raisons.
Sur un plan environnemental tout d’abord, cette nouvelle balafre infligée à notre territoire va avoir des conséquences importantes sur la faune, la flore, les paysages, la qualité de l'air, les sols, l'eau, le bruit..., éléments déjà fortement mis à mal dans notre département.
De plus, comment peut-on proposer, à un mois et demi du sommet de Copenhague sur le climat, un projet qui va accroître la circulation sur cet axe et ainsi augmenter considérablement les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire et plus largement en France ?
Par ailleurs, et c’est un élément essentiel, ces travaux sur la RN 88 vont entrer en concurrence directe avec le « Plan Rail » mis en place par la Région Midi-Pyrénées que ce soit pour le transport des voyageurs comme pour celui des marchandises. On sait que lorsque l’on donne actuellement un euro pour la route et un euro au rail, l’avantage reste bien sûr à la route du fait de son avance en matière d’investissements depuis des années alors que dans le même temps on a totalement abandonné le rail.
Concernant le fret, si l’engagement national présenté par M. Borloo fin septembre vise à développer les « autoroutes ferroviaires », il oublie complètement les « nationales et départementales ferroviaires », notamment en Midi-Pyrénées et en Aveyron. Ainsi, les milliers de tonnes de marchandises des wagons isolés qui partent encore de nos gares SNCF aveyronnaises devront transiter soit par la route avec des conséquences désastreuses pour l’environnement et la sécurité, soit par rail avec des opérateurs ferroviaires de proximité privés. En votant des crédits pour la RN 88, vous vous feriez complices de ce plan.
En fait, ces travaux ne visent qu’à servir un des principaux dogmes de la droite libérale qui veut que les flux financiers et de marchandises prévalent sur toute considération sociale ou environnementale. Que le président UMP du conseil général de l’Aveyron et ses amissoutiennent ce projet, cela peut donc se comprendre. Mais que vous joignez vos voix à celle de la droite libérale, cela nous choquerait.
Il faut en finir avec le mythe du désenclavement routier ! Il y a des grands axes routiers sans développement et du développement sans grands axes routiers ! De nombreuses études le démontrent maintenant. Les grands axes routiers se développement souvent au détriment des territoires voisins proches. Des entreprises et des activités de Villeneuve, de Villefranche-de-Rouergue, du Bassin de Decazeville, de Capdenac, de Rignac… qui déménagent au bord de la RN 88, voilà ce qu’il risque surtout d’arriver avec ce projet. Le souhaitez-vous ?
Avec la grave crise qui nous touche et avec l’incertitude qui plane sur les recettes départementales avec la suppression de la taxe professionnelle, le conseil général a sûrement mieux à faire pour aider les Aveyronnais dans les compétences qui sont les siennes : santé et solidarité, transports interurbains, habitat, environnement…, que de financer des routes nationales qui sont de la seule compétence de l’Etat.
Nous tenons à vous rappeler que l’ADF (Association des Départements de France), par la voix de son président socialiste Claudy Lebreton, a demandé au gouvernement le 9 juin dernier, d’assurer totalement ses responsabilités juridiques et financières sans faire appel aux départements dans les domaines qui restent de sa compétence, notamment les routes nationales. De même, le président socialiste de la Région Auvergne René Souchon refuse fort justement de financer des travaux sur la RN 88.
Nous sommes bien sûr favorables à des aménagements sur la RN 88 pour la sécurité des usagers mais aussi pour la tranquillité et la sécurité des riverains. Nous sommes par contre fermement opposés à des travaux qui augmenteraient le flux de véhicules, notamment de camions, et qui défavoriseraient ainsi le rail.
L’Etat qui a prévu de mettre 140 M d’euros pour ce doublement doit plutôt utiliser ces moyens financiers pour améliorer et sécuriser cet axe, tout comme il doit fortement aider RFF (Réseau Ferré de France) à la rénovation des voies ferrées Rodez-Séverac, Rodez-Brive et Beziers-Neussargues.
En espérant que vous rejoindrez cette position et que vous voterez contre des financements départementaux à la RN 88, recevez nos amicales salutations.
D'autres notes sur la RN 88 en cliquant ici
15:11 Publié dans Climat, Développement durable, Energie, Environnement, Politique locale, Société, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rn 88, conseil général, aveyron, rail, fret, camions
23.09.2009
Europe Ecologie lance sa campagne pour les élections régionales en Midi-Pyrénées
C’est hier à 11 h, au cours d’une croisière sur la Garonne à bord de la péniche Baladine, qu’Europe Ecologie a lancé sa campagne pour les élections régionales.
Etaient présents, nos deux eurodéputés, Catherine Grèze et José Bové accompagnés de Karima Delli la benjamine du Parlement Européen venue participer à un débat la veille à Toulouse.
Autour de Gérard Onesta, il y avait François Simon pour les altermondialistes, Alain Ciekanski pour les associations environnementales (Amis de la Terre), Guilhem Latrubesse pour le parti Occitan
Voici quelques extraits de la prestation de Gérard Onesta :
Les politiques actuels sont comptables de la situation que nous vivons.
Ces gens là redécouvrent un peu tard les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés.
Ils sont comptables de la perte de la biodiversité, de l’explosion des cancers, des 20 millions de chômeurs supplémentaires annoncés par l’OCDE.
Nous avons une situation grave et très peu de temps pour la régler
Face à l’incurie des politiques des partis traditionnels qui nous ont conduit dans cet impasse, nous allons afficher notre détermination, notre compétence, notre rassemblement
Les compétences, tout les monde, y compris nos adversaires les reconnaissent. Ils sont très content d’avoir quelques écologistes dans les assemblées pour donner quelques idées.
Mais le temps n’est plus au témoignage. Notre compétence doit être beaucoup mieux utilisée que simplement en étant là pour rectifier à la marge le volant d’une voiture qui va dans le mur en klaxonnant.
Nos compétences seront bien utilisées parce que nous sommes rassemblés. Il y a peu de familles politiques où il y a autant d’envie de travailler ensemble, une joie, un bonheur de militer, une énergie qui est décuplée depuis que l’on a fait cette convergence que tant de gens appelaient de leurs vœux. Ce n’est pas pour rien si dans les sondages, les écologistes sont vécus pour nos concitoyens comme le mouvement dans lequel on a le plus confiance, qui est le plus porteur pour l’avenir
On arrive donc maintenant à un moment très spécial où après avoir réussi l’échéance globale, on va s’attaquer à l’autre gros morceau, l’échéance locale.
Et on a trois grands axes, trois sacrés atouts dans cette campagne.
Premier atout, on va réinterroger vraiment l’ensemble des politiques régionales au prisme de ce qui est un vrai développement durable. Pas simplement des petits slogans ici, des petites campagnes d’affiches là.
L’agriculture, on parle de bio, de circuits courts, nous allons le mettre en place.
On parle de climat, il faut réorienter la politique des transports en région.
Pareil sur le social, pareil sur l’énergie, pareil sur la formation etc…
Nous allons réinterroger toutes les politiques, ce sera notre première différence avec les autres qui sont simplement dans une gestion au quotidien. Ils ont été dans l’incapacité d’anticiper les crises, pire, ils les ont créées. Nous pensons que nous avons la capacité non seulement à sortir de la crise, mais d’anticiper la crise majeure qui nous attend dans les dix ans.
C’est avec les mêmes solutions que l’on va créer des emplois dans les banlieux et un air plus sain qui va faire que le taux de cancers et de maladies va diminuer.
Dans la même logique, nous sauverons ceux qui ont peur de la fin du monde et ceux qui ont peur de la fin du mois.
Deuxième façon de faire, ce sera une gouvernance tout à fait nouvelle.
Pas question pour nous d’installer un grand chef dans le château qui avec un cabinet coupe, tranche, des élus qui sont consultés en plénière un fois par mois une heure ou deux et des commissions où personne ne vient.
On aura une gouvernance totalement différente : la collégialité, le vrai travail en commissions, le vrai travail avec la société civile, bien au delà des relations avec le conseil économique et social.
S’il faut faire des référendums, nous ferons des référendums.
Le rôle des associatifs sera central.
Y compris le rôle de l’opposition. Nous serons démocrates pour deux. On peut avoir des responsabilités sans être majoritaire. Quand on veut faire fonctionner un outil aussi complexe et essentiel que le conseil régional, tout le monde doit prendre sa part à sa juste mesure bien sûr.
Pas question qu’il n’y ait une seule personne qui dirige tout et ensuite un désert intellectuel et citoyen autour de lui.
La troisième chose qui fait que nous rentrons en campagne déterminés, nous avons gagné aux Européennes parce que on croyait à l’Europe, nous allons gagner pour les Régionales parce que nous croyons aux régions.
Ce n’est pas un échelon administratif au bon vouloir de Paris, ce n’est pas quelque chose qu’il faut conserver pour préparer ou s’accaparer 2012 l’Elysée, c’est un territoire de projet.
Nous allons intervenir sur le débat de la réforme territoriale. Les régions françaises sont des nains politiques par rapport à leurs homologues européens.
La région est le territoire idéal pour que les politiques fassent sens et soient vraiment pilotées par les gens
Il me reste maintenant un dernier mot. J’ai été désigné à l’unanimité par l’ensemble des composantes du Comité d’Animation et de Pilotage d’Europe Ecologie Midi-Pyrénées, comme porte-parole.
Porte-parole, ce n’est pas encore tête de liste, puisqu’il n’y a pas chez nous de personnes autoproclamées. Il va y avoir un processus très lent, nous travaillons sur le programme et nous le testerons sur le terrain avec les associatifs pour aboutir à une grande convention début décembre qui décidera quels seront les responsables dans les départements.
Aujourd’hui, face à vous, je vous annonce que je suis pas candidat au conseil régional, mais candidat à la présidence du conseil régional.
Fini le temps du témoignage, nous serons là pour changer les politiques, gagner les élections. Forts de la dynamique des Européennes, forts de notre rassemblement, je crois que nous avons quelques chances. Je ne dit pas que nous sommes favoris, mais personne ne sait aujourd’hui dans quel ordre sera le trio de tête. Nous avons quelque chose d’important à jouer, le temps n’est plus au témoignage, nous rentrons en campagne pour rassembler, changer les politiques et qui sait, pour gagner.
On ne rentre pas en campagne contre l’UMP ou contre le PS ou le MoDem, on rentre en campagne pour proposer des choses radicalement nouvelles qui vont permettre de remplacer les politiques essentielles. Bien évidemment quand ils vont faire des bêtises, qu’ils se saisiront de notre discours sans que les actes suivent, comptez sur nous pour le souligner.
Si le Capitole a changé de couleur, on y était pas pour rien, et personnellement j’y suis pas pour rien, donc on ne s’est jamais trompé de camp. L’UMP ne doit pas compter sur nous ni maintenant, ni pendant, ni après pour favoriser la casse générale sociale et environnementale qu’ils font subir à nos concitoyens.
Si on est pas en tête, il y aura certainement une photo générale à faire sur cette région et ailleurs. Si le PS est devant nous de quelques voix partout, est-ce qu’on est tous au garde à vous derrière le PS, on retire nos listes et on fait comme si de rien n’était ? Je ne suis pas persuadé que c’est l’option que nous allons choisir. Le PS doit apprendre à partager le pouvoir dans l’espace ou dans le temps.
Nous allons faire point par point le bilan de l’équipe sortante, ses points forts et ses pont faibles et j’ai pas l’impression qu’on aurait fait exactement pareil. On est dans le saupoudrage.
On dit que l’on a des transports verts parce que on a fait, et c’est très bien, un effort sur le ferroviaire. Mais en même temps on fait un effort insupportable sur le goudron, le bitume. On peut pas dire tout et son contraire.
Ce n’est pas aux barons locaux de l’industrie et même des médias de dicter les politiques régionales.
Lisez l'article de Gilbert Laval de Libération : Europe Écologie à l'assaut de la présidence socialiste de Midi-Pyrénées
Lisez l'article de La Dépêche du Midi : Conseil régional : Onesta est candidat
Lisez l'article de 20 minutes : Une épine verte dans le champ de roses
Photos : jlc
09:37 Publié dans Europe Ecologie, Régionales 2010, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales, onesta
16.09.2009
Verts Aveyron : conférence de presse de rentrée politique
Prévue de longue date, nous avons donné hier, Marie-Claude Carlin et moi-même, une conférence de presse pour marquer la rentrée politique des Verts de l’Aveyron.
Nous avons abordé de nombreux dossiers aveyronnais.
Nous avons d’abord tenu à redire notre opposition au doublement de la RN 88. Oui à des aménagements pour la tranquillité et la sécurité des riverains, non à des aménagements qui augmentent le flux de véhicules, notamment de camions.
L’Etat qui a prévu de mettre 140 M d’euros pour ce doublement doit utiliser ces moyens financiers à l’amélioration de cette voie. La Région Midi-Pyrénées et le Département de l’Aveyron ne doivent pas verser un centime et se consacrer à leurs compétences respectives.
Nous avons rappelé notre inquiétude de voir l’Etat et RFF abandonner la ligne SNCF Beziers-Neussagues.
Nous avons dit que le Département s’honorerait en appliquant la même règle à tous les élèves de l’Aveyron en matière de gratuité des transports scolaires, c’est à dire, gratuit pour tout le monde.
Nous avons dit notre satisfaction de voir la réalisation prochaine par le Département de la première navette bus interurbaine entre le Bassin et Rodez. C’était une proposition que nous avions fait lors des dernières élections cantonales de 2008. Nous avons tout de même souhaité apporter quelques améliorations : que son coût pour les passagers soit minime (1 euro) et que cette ligne soit rallongée jusque dans le Lot à Figeac. Une ligne Figeac-Decazeville-Rodez aurait du succès dans les deux sens. Cela nécessiterait bien sur une convention avec le département voisin.
Nous avons fait part de nos inquiétudes face au peu d’intérêt de la DRGT (Direction des Routes et des Grands Travaux) au Conseil Général pour les aménagements cyclables. Toutes les routes départementales sont actuellement construites ou rénovées sans prévoir la circulation des cyclistes, ce qui nous semble impensable dans un département comme l’Aveyron ou les activités cyclables dans tous les domaines, sportif, loisir, touristique ou les simples déplacements quotidiens, sont en constante augmentation.
Nous avons tenu à parler de la crise du lait qui secoue actuellement les éleveurs aveyronnais et à marquer notre soutien à José Bové qui fait actuellement un jeûne de solidarité au Parlement Européen, mais aussi à la Conf’ et à l’Apli.
Cette crise vise surtout à éliminer les petits éleveurs pour le plus grand profit des plus gros, de l’industrie agro-alimentaire et des distributeurs.
Nous avons dit notre soutien au référendum qui sera organisé début octobre pour le maintien de La Poste dans les services publics et notre opposition à sa privatisation.
Nous avons dit notre position sur la taxe carbone et sur la nécessaire mobilisation de tous lors du sommet de Copenhague sur le climat afin de faire pression sur Sarkozy et sur les négociateurs de tous les pays pour obtenir des décisions à la hauteur de l’enjeu planétaire qui est le nôtre.
Dernier point, nous avons abordé les élections régionales de mars prochain.
Marie-Claude Carlin a rappelé que nous sommes face à une crise globale qui n’est pas seulement économique. Elle est aussi sociale, écologique, alimentaire, énergétique…
A crise globale, il faut une réponse globale.
Il faut intégrer dans notre réflexion que la planète est finie, que nous n’en avons qu’une, que ses ressources en énergie, en matières premières sont limitées et que nous arrivons à ses limites. Nous sommes au bout d’un cycle et il faut repenser totalement nos modes individuels et de vie en société : il va falloir passer d’une société de gaspillage à une société de sobriété et de justice sociale. Tout cela dans la joie et la bonne humeur.
Avec les Européennes nous avons gagné une bataille des idées.
Nous avons obtenu aux dernières Européennes des scores importants en France, en Midi-Pyrénées et en Aveyron (devant le PS).
Les écologistes ont maintenant vocation à gérer des régions. Pourquoi pas Midi-Pyrénées.
Nous avons débuté un travail sur les actions et le programme à mettre en place pour être une des premières Eco-Région en France.
Nous allons maintenant nous mettre rapidement en ordre de marche avec une liste régionale Europe Ecologie qui comprendra bien sûr des membres des Verts, mais aussi de la mouvance altermondialiste de José Bové, des personnalités de la société civile : associatifs de l’environnement, de la culture et des occitanistes…
Je me suis ensuite rendu dans les locaux de Radio Totem pour répondre à une interview qui a été diffusée aujourd’hui et que vous pouvez écouter ci-dessous
Lire également ci-dessous les articles de presse relatifs à cette conférence de presse d’aujourd’hui.
Pour La Dépêche du Midi, cliquez ici : Les Verts visent la Région

Édition du mercredi 16 septembre 2009
Les Verts mettent les pieds dans le plat avant les régionales
Forts de leur score en juin, ils veulent garder leur avantage.
Partagés entre un sentiment d'urgence et de satisfaction, tel est l'état d'esprit dans lequel les Verts de l'Aveyron font leur rentrée. L'urgence est évidemment celle de la situation environnementale et climatique : « On va droit dans le mur ! », lance Marie-Claude Carlin.
Et la satisfaction est celle que procure le résultat obtenu par la liste Europe Ecologie aux élections européennes de juin, qui ont propulsé le parti à la première place parmi les forces de gauche de l'Aveyron, et en seconde position en Midi-Pyrénées comme dans la France entière. Un avantage que les Verts entendent bien faire fructifier dès le prochain rendez-vous électoral, les régionales du mois de mars, où ils imaginent mal subir la même déconvenue que lors du précédent scrutin. « On aura vocation à diriger la Région si on arrive en tête » lance sans complexe Jean-Louis Calmettes, tandis que Marie-Claude Carlin insiste sur le fait que « si notre but est bien d'arriver en tête, ce n'est pas que pour prendre le pouvoir, mais d'abord pour faire avancer nos idées ».
Car celles-ci n'avancent vraiment pas assez vite à leur goût, y compris au sein de la région Midi-Pyrénées tenue par le PS. Les Verts en veulent pour preuve le dossier des transports, où ils n'admettent pas que la Région verse 200 millions à l'Etat pour la RN88 contre 100 millions qu'elle récupérera de sa part pour son plan rail : « Les routes nationales sortent des compétences des collectivités territoriales et cela se fait au détriment d'autres missions dont ces collectivités ont la charge », déplore Jean-Louis Calmettes. Tandis que sur le fond, les Verts dénoncent une mise à deux fois deux voies qui se fera « au détriment du rail ». D'autres dossiers font réagir les Verts, comme celui lié à la crise du lait, où ils soutiennent les actions de la Conf' ou la grève de l'Apli (Association des producteurs de lait indépendants) en dénonçant « une politique libérale » qui frappe les plus petits au profit des plus gros. Même chose vis-à-vis des services publics, et en particulier de La Poste où le parti entend prendre toute sa part le 3 octobre lors de la votation citoyenne. Les Verts dénoncent enfin la taxe carbone telle que le gouvernement la dessine, en estimant qu'elle sera « socialement injuste et clairement insuffisante sur le plan énergétique et climatique ».
RÉGIONALES 2010 - Les Verts très ambitieux
Les Verts ne sont pas vraiment rancuniers, mais ils n'ont pas déposé les armes pour autant. Encore dans la dynamique des Européennes, ils affirment (par les voix de Marie-Claude Carlin et Jean-Louis Calmettes) ne pas être totalement obnubilés par le dernier épisode régional qui a vu l'actuel président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, les écarter sans ménagement lors des élections de 2003. Mais, dans le même temps, ils font savoir qu'ils vont se présenter, en mars 2010, dans le même état d'esprit qu'aux Européennes, et, surtout, dans la même configuration politique. C'est à dire en tendant la main aux associatifs de tout poil, ainsi qu'aux Occitanistes.
Dans la foulée, ils ne doutent donc pas que tout cela puisse déboucher sur un bon score. Et même, pourquoi pas, sur une victoire qui les conduirait à prendre la tête de la Région. En souriant, on pourrait leur faire remarquer que, comme ils ne sont pas rancuniers, ils pourraient alors proposer une vice-présidence à Martin Malvy. En tout cas, le PS ne devra pas, pour les prochaines régionales, prendre les Verts à la légère. A l'heure actuelle, ils ne disposent d'aucun élu à la région Midi-Pyrénées, ce qui ne peut que les renforcer dans un certain sentiment d'injustice. Et qui ne peut que les conforter dans leur décision de partir seuls au combat. Quitte à pactiser, au deuxième tour, avec les faux amis qui se sont révélés être de véritables adversaires. Mais en disposant, cette fois, d'un tout autre pouvoir de nuisance.
H. M.
Martin Malvy confirmé tête de liste socialiste
Ce n'est pas à proprement parler une surprise, mais plutôt une confirmation : Martin Malvy est le seul candidat socialiste à la tête de liste pour les régionales et on voit mal comment, il ne pourrait pas être désigné. Dans les prochains jours, il devrait annoncer la nomination de ses deux directeurs de campagne : Marc Carballido, élu de l'Ariège et président du groupe socialiste à l'assemblée toulousaine et Alain Fauconnier, sénateur-maire de Saint-Affrique.
Luche candidat pour l'UMP en Aveyron
Hier, Jean-Claude Luche, président du conseil général de l'Aveyron nous a confirmé sa volonté de briguer la tête de liste pour l'UMP en Aveyron. Il soutient la candidature à la tête de liste aux régionales de Brigitte Barrèges, député-maire UMP de Montauban. Un candidature expliquée « par la perspective de la réforme territoriale qui pose la question de l'avenir des départements, et par mon souci pour gérer le conseil général de savoir ce qui se passe à la région. » Une prochaine réunion de l'UMP à Paris devrait permettre d'y voir plus clair sur le sujet.
Crédit photos
1 – La Dépêche du Midi
2 – jlc
3 – Midi Libre
10:17 Publié dans Politique locale, Régionales 2010, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verts, aveyron, régionales 2010, rn 88
07.09.2009
Premier sondage pour les élections régionales
Il s’agit du premier sondage sur les prochaines élections régionales qui concerne la région Rhône-Alpes et il est riche d’enseignement.
Réalisé par TNS-Sofres-Logica pour Mag2Lyon, il a été conduit les 28 et 29 août 2009 sur un échantillon de 800 personnes inscrites sur les listes électorales de la région âgées de 18 ans et plus.
Les candidats d’Europe Ecologie, Etienne Tête et Bruno Rebelle, bien que ne jouissant pas d’une notoriété et une popularité importantes réalisent des scores intéressants. Bruno Rebelle serait à 20 % au premier tour tandis qu’Etienne Tête obtiendrait un score de 18 %, alors que Jean-Jack Queyranne (PS) obtiendrait 25 % et l’UMP Françoise Grossetête arriverait à 31 %.
Le second tour verrait la victoire de Jean-Jack Queyranne dans tous les cas d’alliance à gauche (PS+ PC + Europe Ecologie) avec ou sans le MoDem.
La leçon de ce sondage est que, pour les élections régionales, Europe Ecologie reste sur la dynamique des dernières élections européennes.
De quoi mettre du baume au cœur pour Europe Ecologie en Midi-Pyrénées.
Enfin, concernant la stratégie des Verts pour cette élection, les personnes sondées aimeraient à 77 %% que les listes écologiques soient composées de personnalités appartenant aux Verts et à d’autres sensibilités (société civile, gauche, monde associatif) comme pour les élections européennes.
C’est la stratégie choisie en Midi-Pyrénées.
08:59 Publié dans Europe Ecologie, Régionales 2010, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verts, europe ecologie, elections régionales
05.09.2009
Catherine Grèze à Sao-Paulo pour soutenir Marina Silva
Notre nouvelle députée européenne Catherine Grèze nous envoie ce petit billet pour nous faire partager l'engouement qui est en train de naître au Brésil avec la candidature pour les Verts à l'élection présidentielle de Marina Silva. Au Brésil, l'espoir ne semble plus être avec le Parti des Travailleurs, mais avec les écologistes.
La note est en deux partie. N'oubliez pas de cliquer sur "lire la suite" pour pouvoir lire cette note dans son intégralité
Le départ s'est fait en urgence. Quelques jours auparavant, je reçois une invitation pour l'acte de bienvenue, qu'ils s'apprêtent à orchestrer pour Marina Silva, des Verts Brésiliens. Sans hésitation, je pars pour Sao Paulo. Durant plus de quinze ans, j'ai fait le tour du monde à la rencontre de la planète verte, au sein de l'exécutif du Parti Vert Européen ou de la Coordination des Verts mondiaux. Pour la première fois, je prends ce chemin en tant que parlementaire, venant apporter un soutien institutionnel.
A Sao Paulo, l'ambiance est survoltée. Alors qu'on attendait un peu moins d'un millier de personnes, plus de 2000 militants se bousculent. La salle déborde. Tous les médias brésiliens accourent. Au Brésil aussi l'heure est à l'écologie politique. Le départ de Marina Silva du Parti des Travailleurs a provoqué un electrochoc dans le monde politique brésilien. Lula est empêtré dans les affaires de corruption de son gouvernement, à commencer par le Président de l'Assemblée, José Dirceu. Il peine à imposer Dilma Rousseff, comme candidate à sa succession. S'il a représenté un formidable espoir pour l'Amérique Latine, le nom de Lula rime aujourd'hui aussi avec OGM, relance du nucléaire, saccage de l'Amazonie. Pour les écologistes qui l'ont soutenu au début de son mandat, le clivage est maintenant consommé entre la vieille gauche qui soutient des politiques productivistes avec comme unique mot d'ordre la croissance, sans que cela ne réponde à l'angoisse sociale et au désastre écologique. Marina a quitté le gouvernement Lula il y a plus d'un an, après avoir été présente durant des années comme la vitrine verte du gouvernement. Elle quitte aujourd'hui le Parti des Travailleurs avec de nombreux militants, des associatifs, et bon nombre de Députés du PT, lassés de ne pouvoir infléchir la politique d'une gauche qui n'a pas compris l'enjeu de la nécessaire transformation écologique.
06:45 Publié dans Verts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : verts, brésil, marina silva, écologie
23.07.2009
"Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens
Alors que débutait hier, 22 juillet 2009, l’ « Estivada » de Rodez, grande fête culturelle de l’Occitanie, je n’ai pas vu un seul article ou une seule petite phrase à cette occasion sur un événement dramatique et atroce qui a secoué l’Occitanie il y a exactement 800 ans et qui a en quelque sorte marqué le début de l’annexion de ce territoire au royaume de France.
Gérard Onesta, lui, s’en est souvenu.
Caedite eos. Novit Dominus enim qui sunt ejus”

Il y a exactement 800 ans aujourd'hui était prononcée la phrase "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens"…
En ce 22 juillet 1209, c'était le "Sac de Béziers". Une des pages les plus noires de notre Histoire. Toute la population de la ville - notamment les femmes et enfants réfugiés dans l'église de la Madeleine et la cathédrale Saint-Nazaire - était massacrée. Elle payait ainsi très cher d'avoir témoigné sa tolérance et sa solidarité envers ses 222 concitoyens cathares en refusant de livrer ces malheureux à l'armée croisée. Arnaud Amaury, Légat du Pape Innocent III, pouvait alors écrire à son maître : "Les nôtres, n'épargnant ni le sang, ni le sexe, ni l'âge, ont fait périr par l'épée environ 20 000 personnes et, après un énorme massacre des ennemis, toute la cité a été pillée et brûlée. La vengeance divine a fait merveille”.
Ce terrible jour marquait le début de l'annexion sanglante du Languedoc par la France. Car derrière cette Sainte Croisade au nom d'un Dieu d'Amour ("Tu ne tueras point", "Aime ton ennemi comme toi-même", etc.) il s'agissait surtout pour les Barons de nord de faire main basse sur les richesses de l'Occitanie. Le cycle de guerre ouvert par ce "grand masèl" (grande boucherie) ne se conclura en effet qu'en 1244 par le bûcher de Montségur où périra le dernier noyau de la résistance des "Parfaits", ceux qui se disaient chrétiens mais voulaient rompre avec l'infâme corruption de l'Église.
…/…
Notre société actuelle fait grand cas des crimes contre l'Humanité, en partant du principe salutaire qu'en taire un seul, c'est déjà cautionner le suivant. Pourtant, ce matin, j'ai écouté les radios, regardé les télés et parcouru la presse. On ne peut pas dire que la République fasse, en ce jour, un gros effort mémoriel si ce n'est mémorial. À Paris, on a toujours le Srebrenitza ou l'Oradour-sur-Glane très sélectif…
Il est vrai que les bonnes raisons ne manquent pas pour expliquer ce troublant silence médiatique : il est bon de feindre que la France a toujours été "une et indivisible", le droit-de-l'hommisme n'est qu'une médication à usage externe, et c'est la même main qui tient à la fois, le Sabre, le Goupillon et la Plume de l'Histoire.
Tout à l'heure, je quitterai Toulouse pour aller passer quelques heures à Béziers. Là-bas, nous risquons de nous retrouver bien peu à réfléchir, au creux des vacances, à ce que vaut le sang quand il a séché dans la mémoire collective.
Gérard ONESTA
16:11 Publié dans Société, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onesta, cathares, religion, occitanie
01.07.2009
Les Verts de Midi-Pyrénées se sont retrouvés à Condom
Ce week-end de retrouvailles après les élections européennes s’est déroulé dans une ambiance joyeuse mais studieuse.
Joyeuse, parce que les résultats de ces élections sur l’eurorégion sud-ouest ont été magnifiques et que nous n’allions pas bouder notre bonheur. Ce n’est pas si souvent.
Mais aussi ambiance studieuse.
Il s’agissait de nous retrouver, militants Verts d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, mais également le samedi, tous ceux qui avaient participé à cette réussite, c’est à dire tous les sympathisants d’Europe Ecologie, afin de faire un bilan et de parler de l’avenir, notamment des futures élections régionales de 2010.
Il a été convenu que la poursuite du rassemblement des écologistes doit être une priorité et que nous devions travailler ensemble sur un projet d’éco-région et pour cela d’ouvrir le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle en Midi-Pyrénées.
Les Journées d’Eté des Verts à Nîmes du 20 au 22 août seront l’occasion d’ouvrir ce vaste débat avec les associations et militants de l’écologie.
Le programme d’abord, le casting des candidats après.
Ci-dessous, le reportage de France 3 Sud sur ces journées
Ce week-end a également permis à la conférence inter-régionale (CPR des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées) de voter deux motions importantes : une sur les transports de nos deux régions et une deuxième sur la gestion de l’eau dans le bassin Adour-Garonne.
La première rejoint notre inquiétude locale sur le doublement de la RN 88 et propose « l’abandon de tout projet d’augmentation de la vitesse ou de la capacité d’axes routiers » .
La seconde insiste sur « la nécessité d’une gestion plus économe de l’eau » .
Motions votées par les CPR de Midi-Pyrénées et d'Aquitaine
Condom le 28 juin 2009
Organisation des transports dans le sud-ouest :
Réunis en conférence inter-régionale les 27 et 28 juin 2009 près de Condom (Gers), les Verts réaffirment la nécessité d'une organisation de plus en plus rationnelle des transports, et rappellent l'objectif d'une division par 4, d'ici 2050, des émissions de gaz à effet de serre, dont ceux liés aux transports.
La diminution actuellement constatée des transports routiers de marchandises doit être confortée par :
- le développement d'une économie régionale proche des besoins du territoire, et sa diversification
- l'abandon de tout projet d'augmentation de la vitesse ou de la capacité d'axes routiers
- la mise en place de l'eurovignette (taxe poids lourds)
- l'organisation de services publics régionaux de transport de marchandises s'appuyant principalement sur les infrastructures ferroviaires existantes, rénovées le cas échéant.
Pour les déplacements de personnes, les Verts considèrent comme prioritaire le développement des réseaux de transports urbains et régionaux sur celui de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse.
La LGV Tours - Bordeaux doit être réalisée dans les meilleurs délais sur financement d'Etat.
Gestion de l'eau dans le bassin Adour-Garonne :
Réunis en conférence inter-régionale les 27 et 28 juin 2009 près de Condom (Gers), les Verts partagent les bonnes intentions affichées dans le SDAGE, notamment la nécessité d'une gestion plus économe de l'eau, donc en particulier, une reconversion de la maïsiculture très gourmande en eau en période d'étiage estival.
Ils réaffirment, à ce titre, leur opposition la plus formelle à la création du barrage de Charlas (Haute-Garonne) comme à tout programme conséquent de construction de nouvelles retenues dans le Sud-Ouest.
Les Verts d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées n’étaient pas les seuls à se retrouver ce week-end, puisque les Verts de Languedoc-Roussillon se retrouvaient eux-aussi au Mas du Ministre, à Mauguio, sur un domaine viticole menacé par le projet de doublement de l'A 9.
Lire l’article de La dépêche du Midi du Gers en cliquant ici
Lire l’article de Midi Libre de l’Hérault en cliquant ici
D'autres vidéos et articles de presse de ces journées en cliquant ici
08:52 Publié dans Européennes 2009, Politique locale, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : européennes 2009, europe ecologie, josé bové, verts, condom
Les antennes-relais en centre ville de Decazeville se multiplient.
Dans une précédente note, j’avais évoqué l’installation d’une antenne-relais téléphonique sur les hauteurs de Decazeville, à Pomayrols. J’avais précisé que nous avions donné un avis favorable assorti de conditions dont celle « d’informer sur ce projet les riverains dans un rayon de 1 000 mètres, au préalable, avant implantation ». Ce que n’a pas fait Orange car la loi ne l’obligeait à le faire.
J’avais précisé que je m’opposerai par contre à tout projet d’installation d’antenne en centre-ville.
Je n’ai pas eu à attendre longtemps, puisque après une première demande infructueuse pour installer une antenne près du cimetière et sur le toit de l’immeuble du Crédit Agricole (à 50 m de la crèche et de l’école Sainte-Foy), Orange vient de faire une nouvelle demande d’installation de trois antennes pour le GSM (41 V/m) et pour l’UMTS (61 V/m), téléphonie de troisième génération. Ces antennes seront situées en centre-ville sur le toit du central téléphonique, place Decazes.
Cette demande a fait l’objet d’un débat en bureau municipal. Je me suis bien sûr opposé à l’installation de ces antennes en vertu du principe de précaution. Mais je me suis retrouvé bien seul.
Le principe de Précaution
Pourtant, mes arguments contre l’installation de ces antennes n’ont pas manqué. J’ai fait remarquer que Serge Roques, maire de Villefranche-de-Rouergue, appliquait le principe de précaution en prenant un arrêté municipal pour ne plus installer d’antenne à Villefranche pendant un an, et que nous ne pouvions pas faire moins.
Par contre, son collègue Castrais de droite ne prend pas la même précaution, et autorise comme à Decazeville, l’installation d’antennes en centre-ville, faisant fi des plaintes des riverains.
Inscrit dans notre Constitution, le principe de précaution est pertinent dans ce domaine, en attendant les deux rapports qui permettront d'y voir un peu plus clair : celui de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), qui doit remettre sa copie en septembre, et la grande étude européenne Interphone dont la date de publication ne cesse d'être reportée, faute d'accord entre les scientifiques sur les conclusions.
Va-t-on, avec les ondes électromagnétiques, faire la même erreur que l’on a faite pour l’amiante ? On savait depuis 1906 que l’amiante était cancérigène, et ce n’est qu’en 1997 que l’on a interdit son utilisation en France. Conséquences : des millions de tonnes de déchets d’amiante à traiter et surtout des centaines de milliers de morts prématurées et sûrement encore 100 000 décès dans les années à venir. Si l’on avait appliqué le principe de précaution en 1906, toutes ces personnes auraient été sauvées.
Le Grenelle des ondes
J’ai précisé que les associations environnementales étaient sorties fortement déçues du « Grenelle de la téléphonie mobile » , car le rapport final ne mentionne aucune mesure pour diminuer la puissance des antennes, les principales mesures traitant de l’utilisation des téléphones mobiles eux-mêmes.
De nombreux maires ont compris qu’il y avait des doutes sur l’innocuité de ces antennes et s’opposent à l’installation de ces antennes et remettent en cause l’utilisation du wifi dans les locaux municipaux (bibliothèques, écoles, mairies…).
A l’occasion du grenelle de la téléphonie mobile l’association Robin des Toits a proposé le 6 mai la mise en place d’expérimentation grandeur nature du seuil de précaution sanitaire de 0.6V/m défendu par les scientifiques internationaux indépendants, de nombreuses associations et par les Verts.
Cette proposition a reçu le soutien du vice-président de l'Association des Maires de France, de la CRIIREM, d’Ecologie Sans Frontière, de la Confédération Syndicale des Familles et de l’Association des Familles Rurales.
En Aveyron, une commune s’est même portée candidate, Olemps.
Les citoyens de la "conférence parisienne ondes, santé, société", mise en place en juin 2008, ont recommandé, jeudi dernier, la prudence à la mairie de Paris, avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques et l'arrêt de l'installation d'antennes-relais à proximité des établissements scolaires.
Pour un moratoire des antennes à Decazeville
Pourquoi donc tant de précipitation à Decazeville pour accueillir ces antennes en centre ville alors qu’il y en a déjà de nombreuses tout autour de la cité tant GSM qu’UMTS, et même déjà une sur le central téléphonique et que de nouvelles demandes se multiplient sur les communes voisines ?
A partir du moment on l’on donne à un opérateur l’autorisation d’installer une antenne relais en centre-ville, il sera difficile de la refuser à d’autres opérateurs.
Pourquoi ne pas appliquer pour les antennes le principe de précaution, comme nous l’avons fait pour les OGM en prenant un arrêté municipal ?
Les Verts ont justement voté lors du dernier CNIR une motion très argumentée relative aux ondes électromagnétiques et à la téléphonie mobile que je soutiens totalement.
Je persiste donc et je signe : pas d’antennes téléphoniques en centre ville de Decazeville d’une puissance supérieure à 0,6 V/m.
Pour lire l'article de la Dépêche du Midi du 31 juillet 2009 :
Les élus brouillés sur les antennes-relais en ville
Pour lire l'article de Midi Libre du 29 juillet 2009 :
08:36 Publié dans Environnement, Politique locale, Société, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antennes relais, téléphone mobile, principe de précaution, rayonnements électro-magnétiques, decazeville, aveyron
21.06.2009
Vous avez dit écologie ?
Que devient le Grenelle de l’Environnement ?
Ce qui était au départ une expérience intéressante et avait permis à de nombreuses structures de notre société de se parler, fini malheureusement bien mal.
La loi de programmation Grenelle 1, en discussion depuis deux ans maintenant, a été voté mardi dernier à l’Assemblée nationale après avoir été pratiquement vidé de son contenu.
Lire le communiqué des Verts.
On continue comme avant. Voilà qui ne présage rien de bon pour le Grenelle 2, qui sera en fait l’application du Grenelle 1 et qui devrait voir le jour on ne sait pas quant. Il y a des lois qui sont plus urgentes pour la droite.
Question écologie, un autre fait est pratiquement passé inaperçu avant les élections européennes et il en dit long sur la conscience écologique de nos députés.
Le 2 juin dernier, les députés ont eu à se prononcer sur une proposition de loi portant sur la transformation écologique de l'économie présentée par les 4 députés Verts.
Cette proposition de loi n’avait rien d’excessif. Elle correspondait exactement à la réponse que doivent donner nos gouvernants s’ils veulent réellement assurer un avenir à notre planète et aux générations futures.
Le premier Titre proposait la création d’une contribution climat-énergie qui inciterait les particuliers et les entreprises à se tourner vers les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et vers les énergies propres et renouvelables.
Le deuxième Titre portait sur un changement profond de priorités dans le secteur des transports en réorientant profondément ce secteur en réduisant les investissements publics pour la route, en développant le secteur des transports en commun et en continuant à réorienter les choix de consommateurs en faveur des véhicules individuels économes et peu polluants.
Le troisième Titre portait sur la réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments à usage de bureaux, de commerce ou de logements ainsi que sur le développement des énergies renouvelables.
Le quatrième Titre visait à développer des outils concrets facilitant la conversion écologique de l’économie dans le domaine plus spécifique de l’industrie automobile et à développer l’économie sociale et solidaire, nouveau type d’économie ancrée dans les territoires et permettant la participation directe des salariés à la vie des entreprises.
Qu’avait donc de si révolutionnaire cette proposition de loi ? Si elle allait certes beaucoup plus loin que le Grenelle 1, et c’était facile, elle était surtout beaucoup plus concrète et efficace et pour beaucoup de députés de droite comme de gauche, elle remettait en cause leur soutien historique à de nombreux lobbies : autoroutier et routier, BTP, industries pétrolière, nucléaire, automobile…

Résultat du vote : les députés Verts ont été les seuls à voter pour cette proposition de loi et François de Rugy a souhaité réagir sur ce vote qui révèle bien que la conversion écologique des autres partis est loin d'être une réalité !
« Sur la proposition de loi de « transformation écologique de l'économie » présentée par les députés Verts, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté contre, rejoints en cela par plusieurs députés de gauche : Maxime Gremetz du Parti Communiste, Christian Bataille, Jean-Michel Boucheron, Pierre Moscovici et Plilippe Plisson du Parti Socialiste.
Plus étonnante est l'abstention de l'ensemble du groupe socialiste qui a pourtant salué l'intérêt d'un grand nombre de propositions. L'explication du vote socialiste est pour ainsi dire la même que celle du groupe UMP : le temps n'est pas encore venu de prendre des décisions ou de faire des choix clairs, notamment tout ce qui pourrait empêcher la construction des autoroutes et des aéroports ou la poursuite des subventions publiques à la filière électro-nucléaire.
Par leur vote, les députés de l'UMP, du Nouveau Centre, du PS et du PC ont clairement décidé d'en rester aux vaines paroles pour tout ce qui touche à l'écologie.
Ainsi, pour la proposition de loi de transformation écologique de l’économie dont je suis le rapporteur, les ministres concernés n’étaient même pas présents lors de la discussion générale ; le groupe UMP n’a pas utilisé la totalité de son temps de parole et il n’a déposé aucun amendement, »
Voilà qui me semble extrêmement grave. Alors que la population entend maintenant le message des écologistes, le résultat des élections européennes le montre, nos députés, droite et gauche confondus, continuent à soutenir les lobbies les plus polluants.
Téléchargez en cliquant ici, la proposition de loi en pdf.
10:49 Publié dans Climat, Développement durable, Energie, Environnement, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, grenelle, proposition de loi, verts, députés




















