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24/07/2006

Vallée du Lot : véloroute et inondations

medium_ST-SANTIN_-_X_D_72D_627.pngCa y est ! Il semblerait que la véloroute de la Vallée du Lot connaisse ses premiers kilomètres en Aveyron.
Des panneaux de signalisation ont fleuri la semaine passée sur divers embranchements de notre région (voir l’album photos sur cette page), tandis que des panneaux routiers indiquant la présence de cyclistes étaient installés sur le tracé, incitant les automobilistes à être attentifs.

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Le tronçon pour l’instant signalé, ne s’étend que du croisement de la D 627 à la D 72 au Port de Lacombe, commune de Saint-Santin jusqu’à Port d’Agrès (embranchement du la D 627 et de la D 963), soit environ 3 kilomètres. Il reste à espérer que cette signalisation va se poursuivre et être installée d’un côté, vers Saint-Parthem et Entraygues, et de l’autre côté vers Livinhac et l’itinéraire prévu par l’étude de pré-faisabilité.
La véloroute Haute Loire – Vallée du Lot est une réalité et la véloroute de la Vallée du Lot, bien qu’actuellement embryonnaire, y est indiquée de fort loin. J’ai pu vérifier que, depuis Aurillac jusque dans l’Aveyron elle est parfaitement signalée. Un tronçon d’accotements cyclables est même réalisé avant d’arriver dans l’Aveyron entre Saint-Constant et Saint-Santin sur la D 45.
Le Cantal qui a compris l’intérêt de développer la cyclo-randonnée a encore une longueur d’avance sur l’Aveyron. Le Conseil Général du Cantal vient de sortir avec la FFCT et l’IGN un cycloguide, « Le Cantal à vélo », avec 25 fiches de circuits contenant des adresses utiles, des informations touristiques et des conseils de sécurité. On peut se le procurer chez les marchands de cartes IGN, les magasins de sport et pour les habitants du Bassin, également à l’Office de Tourisme de Maurs.
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Mais nous devons également cette véloroute au travail acharné de l’AF3V (Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes) et à Julien Savary qui avait réalisé l’étude de pré-faisabilité. Cet itinéraire figurait dans les propositions de l’AF3V depuis longtemps et il figure sur la carte de son dernier « Guide touristique des Véloroutes et Voies Vertes de France 2006/2007).
Pour ma part, j’avais essayé en tant que relais local de l’AF3V pour l’Aveyron de sensibiliser les habitants de la région et les élus sur la « Véloroute Vallée du Lot ». La presse locale y avait consacré quelques articles.
En tant que militant écologiste, et candidat aux élections législatives de 2001, j’avais organisé, après une réunion à Conques, une petite randonnée à vélo entre Conques et Laroque-Bouillac en suivant la vallée du Lot. Si les gens étaient réceptifs à ce genre d’infrastructure, qui a de plus l’avantage d’être utilisée par tout le monde et tout au long de l’année, les élus locaux, notamment ceux fidèles au président du Conseil Général faisaient la sourde oreille.
Lors de l’Assemblée générale des « Départements Cyclables » à Toulouse en 2004, un conseiller général cantalien m’avait fait part du désintérêt pour les véloroutes de ses collègues aveyronnais. Apparemment, la situation a changé, et c’est tant mieux.
J’espère qu’il y a une réelle volonté de poursuivre l’installation de cette véloroute « Vallée du Lot » par le Conseil Général de l’Aveyron. Il semblerait que le CDT ait compris l’intérêt d’un tel circuit. Peut-être est-ce la rencontre d’élus avec un célèbre coureur cycliste tarnais qui a décidé du sort de cette véloroute ? Comme quoi, nul n’est prophète en son pays.
Mais, souhaitons que ces équipements installés dernièrement ne sont que le début d’une « vrai véloroute » qui devrait se transformer rapidement. La création de tronçons en site propre (voies vertes) devraient rapidement voir le jour. C’est ce que prévoit la phase 2 de l’étude de pré-faisabilité. Des possibilités existent avec des investissements minimes (par rapport à d’autres) sur Livinhac, Flagnac… La création d’une vélostation doit voir le jour en même temps sur ce tronçon.
La promotion de cette véloroute doit être lancée rapidement. Un petit guide à l’usage des cyclo-randonneurs recensant toutes les difficultés, les points dangereux, les points pour se loger ou manger, les sites touristiques...doit être réalisé pour la saison prochaine.

Côté inondations, la commune de Lattes dans l’Hérault va engager un plan de lutte contre les inondations. Proche de Montpellier, elle a vu sa population passer de 600 à 17 500 habitants en trente ans. Traversée par le Lez, la plaine de Lattes constitue un vaste déversoir hydraulique. Elle a déjà payé un lourd tribut à la violence des rivières en crue si caractéristique du littoral méditerranéen, de son climat et de ses orages cévenols, notamment en 2002 et 2003.

Le diagnostic de risque a révélé que les digues créées dans les années quatre-vingt « sont en mesure de supporter le passage de 500, voire 550 mètres cubes d’eau par seconde, alors que la crue centennale est maintenant évaluée à 750 mètres cubes/seconde ».

Ce plan de lutte contre les inondations, estimé à 40 millions d’euros, sera financé à parts égales par l’Etat, la Région, le Département et l’Agglo de Montpellier.
Il sera piloté par un Syndicat Mixte.
Le plan propose l’installation d’un système de dérivation qui permettra de transférer le débit excédentaire du Lez dans la Lironde aménagée, du nom du ruisseau qui se déverse dans l’étang du Méjean.
Un renforcement des digues est également prévu.
Un budget de 4,3 millions d’euros est prévu pour les expropriations et les acquisitions foncières.
D’après le Maire de Lattes, et vice-président de l’Agglo de Montpellier, cet important chantier mettra à l’abri plus de dix mille personnes.
Concernant les pressions d’un urbanisme galopant, le maire de Lattes veut afficher une fermeté à la hauteur de la sévérité du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). « Il n’y aura plus de constructions nouvelles sur toute la plaine de Lattes centre, et toutes les règles d’hydraulique seront respectées, assure-t-il. La vigilance et la prise de conscience sont de mise aujourd’hui, alors qu’elles étaient bien moindres il y a peu. ».

Aménagements pour limiter les effets des crues, création d’un Syndicat Mixte et fermeté dans l’application des règles d’urbanisme, voilà une bonne méthode dont les élus de la Vallée du Lot devraient s’inspirer.

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