05/06/2009
Européennes, J-2
Les jeux sont pratiquement faits. Dimanche soir, nous connaîtrons les députés Français qui nous représenteront au Parlement Européen. J’espère que de nombreux députés écologistes seront élus. Les bonnes nouvelles arrivent de partout. Les récents sondages placent Europe Ecologie en troisième position derrière l’UMP et le PS. Des bons sondages arrivent de toute l’Europe. Mais ce ne sont que des sondages, attendons donc dimanche.
En tout cas, la campagne a été parfaite. Les candidats d'Europe Ecologie n’ont pas fait une campagne agressive, se contentant de parler d'Europe, du programme et de l’urgence de changer notre modèle de société. Au fil des jours, Europe Ecologie a réussi à motiver de plus en plus de monde, chez les Verts et ailleurs, et à entraîner de plus en plus de personnes dans les réunions.
Nous étions 1 600 à Toulouse pour le premier meeting de la campagne le 8 avril dernier. C’est là que j’ai réellement senti que la mayonnaise tournait, que l’on pouvait avoir espoir dans l’avenir en voyant l’enthousiasme des candidats et du public présent.
J’ai ensuite suivi José Bové à Figeac et à Assier pour une découverte et une promotion de la construction écologique.
Puis il y a eu les deux journées aveyronnaises.
Le 22 mai, nous avons eu la chance d’accueillir José Bové, Catherine Grèze et Gérard Onesta à Decazeville pour une conférence de presse devant une trentaine de sympathisants. L’après-midi était consacré à la rencontre avec une vingtaine d’associations dans la salle de la Doline à Sébazac, puis à une visite à une ferme bio privilégiant les circuits courts.
Le soir à Sébazac, José Bové a profité de son passage en Aveyron pour répondre aux préoccupations des agriculteurs.
Le lendemain 23 mai, il était à Saint-Affrique pour défendre les hôpitaux de proximité et le soir il intervenait à Millau.
J’ai suivi mercredi soir sur Twitter le formidable meeting du Zénith de Paris. Quelle ambiance ! Quel bonheur !
Ce matin encore, j’ai distribué des tracts sur la marché de Decazeville et de nombreuses personnes m’ont dit que cette fois ci, elles iraient voter Europe Ecologie.
Du coup, le moral est au beau fixe et je vais aller poser quelques affiches, mais je sais que malheureusement elles vont être rapidement recouvertes par les deux partis spécialistes de l’affichage intégral. Ils arrivent même à se recouvrir un l’autre.
L’un des facteurs du succès de cette campagne, après les candidats et le programme, est que ça a été une campagne Pro. Finis les meetings bricolés ou l’on cherche une sono deux heures avant, finies les réunions au coin du feu, les conférences de presse non préparées…
Un grand bravo à toutes les équipes de campagne, aux organisateurs des meetings, des déplacements des candidats… dans le Sud-Ouest et en France.
Un grand bravo aux webmasters nationaux et locaux qui ont créé et animé le site national et le réseau social internet d’Europe Ecologie d’une manière magistrale, pleine d’invention, de couleur, de musique, de gaîté…
Enfin, un grand bravo aux candidats, qui se sont dépensés sans compter.
L’espoir d’avoir deux députés écologistes dans le Sud-Ouest est possible, à condition de nous mobiliser tous.
Alors dimanche, votez Europe Ecologie, votez pour la liste Europe Ecologie conduite par José Bové et Catherine Grèze.
Dimanche, c'est aussi la fête des Mères. Clique sur les deux cartes postales pour les agrandir et les imprimer ou les envoyer à tes amis.
Avant d'aller voter, un dernier petit message de José Bové enregistré à Sébazac :
JOSÉ BOVÉ - POURQUOI IL FAUT VOTER EUROPE ECOLOGIE
envoyé par calmettes. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
15:10 Publié dans Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : josé bové, europe ecologie, élections européennes |
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01/06/2009
Pas un centime de la Région et du Département pour la RN 88 en Aveyron
Ca y est ! On y est arrivé ! Les cris de joie poussés par les grands élus et notables locaux à l’annonce de l’entente entre la Région Midi-Pyrénées et l’Etat pour le financement du doublement de la RN 88, devraient tous nous réjouir.
He bien non ! Au contraire.
Qu’il y a-t-il de réjouissant à voir que les contribuables Aveyronnais sont condamnés dans ce dossier à la triple peine : en tant que contribuables nationaux, régionaux et départementaux.
He bien oui ! Ils vont financer sur trois niveaux pour un projet qui est seulement de la compétence de l’Etat. Oui, une route nationale est de la compétence de l’Etat seul. Merci Mrs Malvy et Luche.
Qu’il y a-t-il de réjouissant à voir un projet qui va dégrader un peu plus l’environnement de l'Aveyron. Après la balafre verticale de la A 75, c’est une balafre horizontale que nous allons infliger à notre département. Balafre qui partage en deux un même territoire avec des conséquences importantes pour la faune, la flore, les paysages, la qualité de l'air, les sols, l'eau...
Mais, plus globalement, ce projet est extrêmement préjudiciable pour le climat. Comment peut-on encore lancer des projets routiers lorsque l’on connaît maintenant les conséquences désastreuses sur le réchauffement climatique de la consommation accrue de pétrole ? Mais aussi comment peut-on lancer des projets routiers alors que les réserves de pétrole s’amenuisent et que l’on sait que le prix du baril va subir d’énormes fluctuations à la hausse dans un futur proche ?
Il faut en finir avec le mythe du désenclavement routier ! Il y a des grands axes routiers sans développement et du développement sans grands axes routiers ! De nombreuses études le démontrent maintenant. Les grands axes routiers se développement souvent au détriment des territoires voisins proches. Demandez aux habitants du Vigan (30) ce qu’ils pensent de la A75, eux qui ont vu une entreprise de 60 personnes déménager à La Cavalerie ! La dynamique d'un territoire tient souvent à l'esprit d'innovation, d'écoute et de bon sens de ses élus locaux.
Bien sûr, il faut des aménagements sur cet axe, d’abord pour la sécurité et la tranquillité des riverains. Pas pour augmenter le flux de véhicules, des poids lourds notamment.
Oui, il faut au contraire tout miser sur le rail, tant pour le transport des personnes que pour celui des marchandises. Et le moindre centime mis sur le réseau routier anéanti tous les efforts que l’on peut faire dans ce sens.
Restructurer le transport du fret ferroviaire, c'est d'abord recréer un réseau solide et ensuite réorganiser le transport sur ce réseau en ayant une véritable volonté d'enlever des camions sur les routes. Il faut bien sûr beaucoup plus de motrices et de wagons et du personnel. Le contraire de ce qua fait la SNCF actuellement avec le plan Haut Débit Ferroviaire. Il est par exemple inadmissible que les 100 000 tonnes de ballast nécessaires aux travaux de la voie ferrée entre Rodez et Tessionière venant de Bagnac dans le Lot transitent par la route en passant par la RD 840 et la RN 88.
Pour les passagers, il serait également intéressant que la Région augmente le nombre de trajets des TER Rodez-Toulouse et Figeac-Toulouse.
Oui, il faut favoriser les transports interurbains départementaux avec des bus-navettes fréquentes aux heures de pointe comme le font avec succès d’autres départements dont le Tarn, les Pyrénées-Orientales…
Oui, pour les trajets plus courts, il faut favoriser les transports collectifs dans les petites villes aveyronnaises et le transport à la demande dans les zones rurales.
Oui, pour les trajets courts, les loisirs et le tourisme, il faut créer des réseaux de pistes et voies cyclables sécurisés partout, tant en zones urbaines que rurales (il y a aussi des cyclistes sur la RN 88 - Voir la photo ci-contre !), ainsi que des aménagements sécurisés pour les piétons et les personnes à mobilité réduite.
Et surtout, il faut prévoir l’intermodalité de tous ces modes de transport. Il faut par exemple, pouvoir laisser son vélo dans un lieu sécurisé pour prendre le bus ou le train (ou pouvoir l’installer dans le bus ou le train si on ne peut pas faire autrement), planifier les horaires de bus et de trains pour les rendre complémentaires…
L’avenir de notre département et de notre planète est dans ces solutions, pas dans une course effrénée à plus de goudron, de voitures et de camions.
Enfin, si sur ce dossier, l’attitude du Conseil Général a été claire dès le début, et je le déplore, on ne peut que regretter l’attitude de M Malvy.
Après la mise en place du Plan Rail, on pouvait penser que le président du Conseil Régional ne donnerait pas un centime pour les routes, surtout si elles ne sont pas de sa compétence et rentrent en concurrence directe avec le rail.
C’est d’ailleurs ce que fait son collègue président du Conseil Régional d’Auvergne, M René Souchon. Il ne donnera pas un centime pour la RN 88 en Haute-Loire, même pour la déviation du Puy dont le maire est le ministre Laurent Vauquiez.
Il est vrai que la position de M Souchon est fortement appuyée par les élus Verts au Conseil Régional Auvergne qui ont veillé à ce que le Contrat de Projet Etat-Région Auvergne 2007-2013 ne comporte aucun investissement routier dans ce sens.
M Malvy et les élus de gauche au Conseil Général de l’Aveyron et au Conseil Régional Midi-Pyrénées feraient bien de s’inspirer de leurs collègues auvergnats.
La FNAUT (Fédération Nationales des Usagers des Transports) n'est pas en reste pour dénoncer l'incompétence de certains élus en matière de transports.
Dans une récente conférence de presse intitulé : Les défis de la politique des transports : réponses des partis, de l’Etat et des élus, elle dénonce certains exemples particulièrement affligeants dont le soutien de Martin Malvy à la RN 88.
"Les élus locaux continuent à beaucoup dépenser pour les routes et exercent de fortes pressions sur l’Etat pour la poursuite des travaux autoroutiers et aéroportuaires, tout en réclamant plus d’argent à l’Etat pour les transports collectifs.
L'objectif de fond des élus n'est pas de sauvegarder la planète mais de doter leur région d'un maximum d'infrastructures, synonyme à leurs yeux d'implantations d’entreprises nouvelles, donc d'emploi et de succès auprès de leurs électeurs (le lien entre infrastructures et emploi reste d’ailleurs à démontrer). Ils utilisent les arguments qui les arrangent pour y arriver : argument écologique pour les transports publics, arguments sociaux et économiques pour les routes. Leur attitude “attrape tout” ne repose sur aucune vision de la politique des transports : la notion de concurrence entre routes et transports publics n'a pas de sens pour eux. Ils n’ont pas compris que le réseau routier est déjà très dense, que le renforcer est devenu absurde car le trafic routier n’a pas de perspective de croissance à long terme, et qu’il faut aujourd’hui concentrer l’effort financier sur le réseau ferré. Quand on programme et du routier et du rail, l’expérience montre que c’est la route qui l’emporte. Le résultat de cette dispersion des projets et de ce refus de faire des choix est évidemment un saupoudrage inefficace sur les plans écologique et économique, et un gaspillage d’argent public.
Mais le plus irritant est le discours facile des élus territoriaux qui réclament de l’argent à l’Etat pour leurs transports publics tout en faisant pression sur lui pour obtenir ici une rocade, là une autoroute ou une 2*2 voies ou un aéroport qui concurrenceront ces transports publics.
Martin Malvy, président PS de la région Midi-Pyrénées, vient d’en donner un exemple particulièrement affligeant. Après avoir emprunté 500 millions d’euros pour financer la régénération du réseau ferré, ce qui lui a valu un Ticket Vert de la FNAUT, il se plaint du manque de moyens financiers des régions et déplore que l’Etat s’appuie sur elles pour arriver à financer les nouvelles lignes à grande vitesse. Mais il vient de proposer à l’Etat de l’aider à financer la modernisation des routes nationales de sa région et se dit prêt à y mettre une centaine de millions d’euros.
Plus lucide, René Souchon, président PS de la région Auvergne, résiste aux pressions des élus locaux et refuse à l’Etat tout cofinancement des routes nationales et du contournement du Puy."
Voir d’autres notes sur la RN 88 :
Le goudron n’intéresse pas les Aveyronnais
Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »
Foncer vers le mur en se réjouissant
Lire le communiqué des Verts de l'Aveyron :
Il ne faut pas un centime de la Région et du Département pour la RN 88 en Aveyron
Décidemment, le Grenelle de l’Environnement tourne à la farce, même en Midi-Pyrénées. Farce tragique certes, car elle se fait sur le dos de notre environnement, de notre planète et des générations futures.
09:34 Publié dans Climat, Développement durable, Energie, Environnement, Politique locale, Société, Transports et mobilité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aveyron, rn 88, rodez, routes, transports |
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