27/09/2009
Eco-responsabilité dans l’organisation des animations et des manifestations
Tout le monde parle maintenant d’environnement et de développement durable.
Ce qui est sûr, ce que l’on a tous du mal à passer du théorique à la pratique, individuellement et collectivement.
Il y a un domaine où le message commence à passer, c’est celui de l’organisation d’animations, de manifestations et de festivals.
Cela fait deux ou trois ans que je m’aperçois que de plus en plus d’organisateurs de grandes manifestations ou festivals en France, en Midi-Pyrénées et même en Aveyron font des efforts pour prendre en compte l’environnement, la gestion des déchets, l’énergie, le climat, l’eau, le bruit, les transports…
Localement, toutes les associations sont concernées, qu’elles soient culturelles, sportives, économiques, touristiques…
Cela va de l’organisation de la petite kermesse d’école ou du petit quine au festival de pyrotechnie.
J’ai profité du Forum des associations qui s’est déroulé samedi dernier au Laminoir à Decazeville, pour présenter les initiatives en matière d’éco-responsabilité que peuvent prendre les organisateurs.
Téléchargez la présentation en cliquant ici
Photo : jlc
19:03 Publié dans Climat, Culture, Développement durable, Energie, Environnement, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eco-responsabilité, festivals, culture, environnement |
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23/09/2009
Europe Ecologie lance sa campagne pour les élections régionales en Midi-Pyrénées
C’est hier à 11 h, au cours d’une croisière sur la Garonne à bord de la péniche Baladine, qu’Europe Ecologie a lancé sa campagne pour les élections régionales.
Etaient présents, nos deux eurodéputés, Catherine Grèze et José Bové accompagnés de Karima Delli la benjamine du Parlement Européen venue participer à un débat la veille à Toulouse.
Autour de Gérard Onesta, il y avait François Simon pour les altermondialistes, Alain Ciekanski pour les associations environnementales (Amis de la Terre), Guilhem Latrubesse pour le parti Occitan
Voici quelques extraits de la prestation de Gérard Onesta :
Les politiques actuels sont comptables de la situation que nous vivons.
Ces gens là redécouvrent un peu tard les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés.
Ils sont comptables de la perte de la biodiversité, de l’explosion des cancers, des 20 millions de chômeurs supplémentaires annoncés par l’OCDE.
Nous avons une situation grave et très peu de temps pour la régler
Face à l’incurie des politiques des partis traditionnels qui nous ont conduit dans cet impasse, nous allons afficher notre détermination, notre compétence, notre rassemblement
Les compétences, tout les monde, y compris nos adversaires les reconnaissent. Ils sont très content d’avoir quelques écologistes dans les assemblées pour donner quelques idées.
Mais le temps n’est plus au témoignage. Notre compétence doit être beaucoup mieux utilisée que simplement en étant là pour rectifier à la marge le volant d’une voiture qui va dans le mur en klaxonnant.
Nos compétences seront bien utilisées parce que nous sommes rassemblés. Il y a peu de familles politiques où il y a autant d’envie de travailler ensemble, une joie, un bonheur de militer, une énergie qui est décuplée depuis que l’on a fait cette convergence que tant de gens appelaient de leurs vœux. Ce n’est pas pour rien si dans les sondages, les écologistes sont vécus pour nos concitoyens comme le mouvement dans lequel on a le plus confiance, qui est le plus porteur pour l’avenir
On arrive donc maintenant à un moment très spécial où après avoir réussi l’échéance globale, on va s’attaquer à l’autre gros morceau, l’échéance locale.
Et on a trois grands axes, trois sacrés atouts dans cette campagne.
Premier atout, on va réinterroger vraiment l’ensemble des politiques régionales au prisme de ce qui est un vrai développement durable. Pas simplement des petits slogans ici, des petites campagnes d’affiches là.
L’agriculture, on parle de bio, de circuits courts, nous allons le mettre en place.
On parle de climat, il faut réorienter la politique des transports en région.
Pareil sur le social, pareil sur l’énergie, pareil sur la formation etc…
Nous allons réinterroger toutes les politiques, ce sera notre première différence avec les autres qui sont simplement dans une gestion au quotidien. Ils ont été dans l’incapacité d’anticiper les crises, pire, ils les ont créées. Nous pensons que nous avons la capacité non seulement à sortir de la crise, mais d’anticiper la crise majeure qui nous attend dans les dix ans.
C’est avec les mêmes solutions que l’on va créer des emplois dans les banlieux et un air plus sain qui va faire que le taux de cancers et de maladies va diminuer.
Dans la même logique, nous sauverons ceux qui ont peur de la fin du monde et ceux qui ont peur de la fin du mois.
Deuxième façon de faire, ce sera une gouvernance tout à fait nouvelle.
Pas question pour nous d’installer un grand chef dans le château qui avec un cabinet coupe, tranche, des élus qui sont consultés en plénière un fois par mois une heure ou deux et des commissions où personne ne vient.
On aura une gouvernance totalement différente : la collégialité, le vrai travail en commissions, le vrai travail avec la société civile, bien au delà des relations avec le conseil économique et social.
S’il faut faire des référendums, nous ferons des référendums.
Le rôle des associatifs sera central.
Y compris le rôle de l’opposition. Nous serons démocrates pour deux. On peut avoir des responsabilités sans être majoritaire. Quand on veut faire fonctionner un outil aussi complexe et essentiel que le conseil régional, tout le monde doit prendre sa part à sa juste mesure bien sûr.
Pas question qu’il n’y ait une seule personne qui dirige tout et ensuite un désert intellectuel et citoyen autour de lui.
La troisième chose qui fait que nous rentrons en campagne déterminés, nous avons gagné aux Européennes parce que on croyait à l’Europe, nous allons gagner pour les Régionales parce que nous croyons aux régions.
Ce n’est pas un échelon administratif au bon vouloir de Paris, ce n’est pas quelque chose qu’il faut conserver pour préparer ou s’accaparer 2012 l’Elysée, c’est un territoire de projet.
Nous allons intervenir sur le débat de la réforme territoriale. Les régions françaises sont des nains politiques par rapport à leurs homologues européens.
La région est le territoire idéal pour que les politiques fassent sens et soient vraiment pilotées par les gens
Il me reste maintenant un dernier mot. J’ai été désigné à l’unanimité par l’ensemble des composantes du Comité d’Animation et de Pilotage d’Europe Ecologie Midi-Pyrénées, comme porte-parole.
Porte-parole, ce n’est pas encore tête de liste, puisqu’il n’y a pas chez nous de personnes autoproclamées. Il va y avoir un processus très lent, nous travaillons sur le programme et nous le testerons sur le terrain avec les associatifs pour aboutir à une grande convention début décembre qui décidera quels seront les responsables dans les départements.
Aujourd’hui, face à vous, je vous annonce que je suis pas candidat au conseil régional, mais candidat à la présidence du conseil régional.
Fini le temps du témoignage, nous serons là pour changer les politiques, gagner les élections. Forts de la dynamique des Européennes, forts de notre rassemblement, je crois que nous avons quelques chances. Je ne dit pas que nous sommes favoris, mais personne ne sait aujourd’hui dans quel ordre sera le trio de tête. Nous avons quelque chose d’important à jouer, le temps n’est plus au témoignage, nous rentrons en campagne pour rassembler, changer les politiques et qui sait, pour gagner.
On ne rentre pas en campagne contre l’UMP ou contre le PS ou le MoDem, on rentre en campagne pour proposer des choses radicalement nouvelles qui vont permettre de remplacer les politiques essentielles. Bien évidemment quand ils vont faire des bêtises, qu’ils se saisiront de notre discours sans que les actes suivent, comptez sur nous pour le souligner.
Si le Capitole a changé de couleur, on y était pas pour rien, et personnellement j’y suis pas pour rien, donc on ne s’est jamais trompé de camp. L’UMP ne doit pas compter sur nous ni maintenant, ni pendant, ni après pour favoriser la casse générale sociale et environnementale qu’ils font subir à nos concitoyens.
Si on est pas en tête, il y aura certainement une photo générale à faire sur cette région et ailleurs. Si le PS est devant nous de quelques voix partout, est-ce qu’on est tous au garde à vous derrière le PS, on retire nos listes et on fait comme si de rien n’était ? Je ne suis pas persuadé que c’est l’option que nous allons choisir. Le PS doit apprendre à partager le pouvoir dans l’espace ou dans le temps.
Nous allons faire point par point le bilan de l’équipe sortante, ses points forts et ses pont faibles et j’ai pas l’impression qu’on aurait fait exactement pareil. On est dans le saupoudrage.
On dit que l’on a des transports verts parce que on a fait, et c’est très bien, un effort sur le ferroviaire. Mais en même temps on fait un effort insupportable sur le goudron, le bitume. On peut pas dire tout et son contraire.
Ce n’est pas aux barons locaux de l’industrie et même des médias de dicter les politiques régionales.
Lisez l'article de Gilbert Laval de Libération : Europe Écologie à l'assaut de la présidence socialiste de Midi-Pyrénées
Lisez l'article de La Dépêche du Midi : Conseil régional : Onesta est candidat
Lisez l'article de 20 minutes : Une épine verte dans le champ de roses
Photos : jlc
09:37 Publié dans Europe Ecologie, Régionales 2010, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections régionales, onesta |
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21/09/2009
Déviation de Viviez : les vélos totalement oubliés par le département
Les stratèges de la DRGT (Direction des Routes et Grands Travaux) au Conseil Général continuent à ignorer les cyclistes et à faire des aménagements uniquement pour les voitures et les camions.
L’enquête publique pour les travaux de la 2ème tranche de la déviation de Viviez sur la RD 840 qui se termine le 25 septembre par du principe que, comme la première tranche avait ignoré les vélos, on doit faire pareil pour la 2ème tranche. Edifiant !
Effectivement, les vélos sont interdits sur la 1ère tranche de la déviation de Viviez ouverte en début d’année, mais aucune indication aux giratoires de la Vitarelle, Adam Grange ou celui d’Umicore n’indique aux cyclistes où ils peuvent passer. Alors, de nombreux cyclistes empruntent tout de même la déviation de Viviez (voir photo) au risque d'un grave accident.
Il aurait été pourtant si simple de rajouter une voie pour les cyclistes et les piétons (quitte à utiliser la voie de dépassement) dans l’aménagement de cette déviation.
J’ai bien sûr rencontré le commissaire enquêteur et je vais lui transmettre avant la fin de la semaine mon courrier (voir ci-dessous). Déjà, des personnes ont écrit des messages dans ce sens sur le registre et j’encourage les cyclistes à se rendre à la mairie de Viviez avant la fin de la semaine pour faire de-même.
Le commissaire enquêteur sera présent vendredi après-midi.
Les articles de presse :
Centre Presse du 25 septembre 2009 : Déviation de Viviez, les cyclistes oubliés (cliquez sur la photo pour agrandir)
Midi Libre du 28 septembre 2009 : Le conseil demande à la DRI une liaison douce sous le futur pont
Midi Libre du 1 octobre 2009 : Voies cyclables, un cas "désespéré"
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Jean-Louis CALMETTES
Relais pour l’Aveyron de l’AF3V - Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Verts
Membre de l’Association pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes en Aveyron
Objet : Enquête publique concernant la 2ème tranche de travaux de la déviation de Viviez
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je tenais à attirer votre attention sur le peu d’intérêt pour les cyclistes et en général pour les circulations douces de ce projet.
Il n’y a aucun aménagement spécifique pour les cyclistes pourtant très nombreux sur cet axe.
Pourtant une loi oblige de tels aménagements. Codifié actuellement sous la forme de l'article L. 228-2 du code de l'environnement, l'article 20 de la Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'Energie (dite " LAURE ") du 30 décembre 1996 énonce de la façon suivante les obligations des gestionnaires de voiries urbaines au regard de l'aménagement d'itinéraires cyclables :
« A l'occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l'exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d'aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L'aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu'il existe. »
La Communauté de Communes Decazeville-Aubin est engagée dans un Plan Global de Déplacement et une étude pour les circulations douces est en cours.
Déjà, la première tranche de ce projet avait totalement ignoré les cyclistes et depuis l’ouverture de la déviation, les cyclistes empruntent tout de même cette déviation, ne sachant pas où aller car aucune indication ne leur indique où passer aux giratoires de la Vitarelle et à ceux de Viviez.
Je demande donc que ce projet comporte au minimum des aménagements cyclables spécifiques, notamment pour le franchissement des deux giratoires de Viviez (ilots de protection d’entrée et de sortie de giratoire, bande cyclable dans le giratoire…), une possibilité pour les cyclistes et les piétons venant de Viviez-Bourg et allant à Viviez-Pont (et vice-versa) de passer sous l'ouvrage d'art de franchissement du Riou-Mort, et dans tous les cas une signalisation horizontale et verticale appropriée pour les protéger et les guider.
Recevez, Monsieur le Commissaire Enquêteur, mes sincères salutations.
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Un panneau pour protéger les cyclistes sur la RD 963 à Decazeville
Sur la demande de l'Association pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes en Aveyron, les services du Conseil Général ont posé un panneau dans la Côte des Estaques pour inciter les véhicules à moteur à faire attention en doublant les cyclistes également nombreux sur cet axe rejoingnant la Vallée du Lot.
Il est malheureusement un peu caché par une clôture située quelques mètres avant. Mais c'est mieux que rien !
Photos : jlc
09:02 Publié dans Développement durable, Politique locale, Transports et mobilité, Véloroutes et voies vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cyclistes, rd 840, camions, conseil général |
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