09/11/2008
Assemblées Générales des Verts
Même si on en parle moins que celui du Parti Socialiste, les Verts préparent un Congrès qui doit se dérouler à Lille les 5 et 6 décembre 2008.
Avant cela, le 16 novembre à Grisolles (82), les adhérents Verts de Midi-Pyrénées seront invités à choisir, parmi les six motions d’orientation qui leur sont proposées, la direction qu’ils souhaitent donner à leur parti, et désigneront les 22 délégués de Midi-Pyrénées pour aller à Lille.
Si dans les grandes lignes, les motions, et c’est heureux, ont de nombreuses similitudes, c’est dans le choix des stratégies futures qu’elles diffèrent parfois.
Pour ma part, je soutiens la motion F : Ouverture Audace, Imagination (OAI).
Cette motion, où on retrouve Dominique Voynet, le Montpelliérain Jean-Louis Roumegas (porte-parole national), le député européen Alain Lipietz, le député François de Rugy, le maire d’Arbas en Haute-Garonne François Arcangeli et 609 autres signataires, propose une même ambition : rassembler dans un premier temps le peuple de l’écologie et ensuite changer la gauche.
Le rassemblement des écologistes issus de nombreux mouvements et associations est sur une bonne voie avec la création d’Europe Ecologie, destiné à soutenir les candidats pour les prochaines élections européennes de 2009.
Mais c’est bien avec nos partenaires de gauche que nous devront construire des majorités nouvelles pour une alternative en 2012.
Bien sûr la gauche traditionnelle n’est guère moins productiviste qu’avant, et elle se montre incapable, au vu notamment des réponses qu’elle veut apporter à la crise qui nous touche, de porter une autre vision du développement économique, de l’éducation, de la protection sociale, adaptée à la nouvelle donne écologique.
Il nous reviendra de transformer, de renouveler, d'écologiser vraiment la gauche, partout où cela est possible, chaque fois que possible.
Une victoire en 2012 suppose le renforcement des écologistes et, dans le même mouvement, la transformation de la gauche.
Il ne s'agit pas de rendre les Verts « socialo-compatibles », il s'agit de refonder une gauche transformée par l'écologie.
La veille, le 15 novembre, toujours à Grisolles, nous aurons notre Assemblée Générale Régionale.
Même si les débats seront, à n’en pas douter, animés, le suspense sera moindre puisqu’une une entente a été trouvée et seulement une motion commune sera mise aux voix.
Nous avons donc un programme chargé qui nous attend le week-end prochain.
Si toutefois des adhérents Aveyronnais ne peuvent pas venir à l’une ou à l’autre de ces Assemblées ou bien les deux, ils ont la possibilité de voter par procuration.
Si vous pensez voter pour la motion F (OIA) le dimanche 16 novembre, vous pouvez m’envoyer vos procurations le plus rapidement possible (me téléphoner ou m’envoyer un mail avant) et je m’engage à trouver des personnes pour voter pour vous (chacun des présents à l’AG a droit à une procuration le samedi et à deux pour le dimanche).
Si vous ne pensez pas voter pour cette motion et que vous ne trouvez personne pour voter pour vous, je m’engage, comme je l’ai déjà fait lors des AG précédentes, à remettre vos procurations aux responsables des motions que vous m’aurez indiqué.
Photos :
En haut : Congrès de Reims (2004) J.-L.C.
En bas : AG Régionale de Vic-Fezensac (2004) J.-L.C.
16:58 Publié dans Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : verts, oai, assemblée générale 2008 |
|
Facebook | |
Imprimer |
03/11/2008
New Green Deal
Ca y est ! Les écologistes ont décidé de se réunir autour d'un manifeste et de listes pour les élections européennes de 2009 au sein d'"Europe Ecologie".
Les dernières journées d’été des Verts à Toulouse avaient vu les retrouvailles des Verts avec José Bové, avec les amis de Nicolas Hulot ainsi qu’avec Régions et Peuples Solidaires. Depuis, ce manifeste a reçu l’accord de nombreuses personnes venant du milieu associatif environnemental.
La principale question posée, surtout avec la période difficile que nous sommes en train de vivre, est de savoir si le devenir de notre planète et des générations futures est compatible avec cette société ultralibérale que s’obstinent à vouloir sauver à coups de centaines de milliards Nicolas Sarkozy et les principaux responsables mondiaux.
Faut-il donner tous les moyens financiers à la poursuite de ce système économique dont nous voyons chaque jour un peu plus qu’il nous amène vers le néant ? Le dogme de la « croissance » infini du PIB, censé arroser toutes les couches de nos sociétés est-il souhaitable, réaliste et compatible avec les limites physiques de notre planète ?
Une croissance « verte » comme proposent le tenants de cette société ultralibérale est-elle possible ou bien faut-il changer carrément de système économique ?
A toutes ces questions, Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot et membre du comité de pilotage d'"Europe Ecologie", vient de répondre clairement dans un courrier à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'écologie et secrétaire nationale de l'UMP :
Lettre à NKM
Le 27 oct. 2008 à 11:46 par Jean-Paul Besset
Chère Nathalie Kosciusko-Morizet,
Après votre tribune parue dans Le Monde du 24 octobre, on serait tenté de vous dire : "Bienvenue au club, Madame la secrétaire d'Etat !"
Dans une belle envolée, n'appelez-vous pas à "changer les horloges" puisque, dites-vous, "nous avons changé de monde" ? Vos mots clés sont les nôtres: "équilibres naturels", "vrais besoins", "justice sociale", "régulation"... Vos rejets rejoignent nos refus : "surproduction", "surconsommation", "gains excessifs", "éphémère", "gagner", "amasser"... "Il faut voir loin" concluez-vous pour appeler à la révolution écologique. Permettez-nous d'y regarder d'abord d'un peu plus près.
Comment parvenir au lointain désiré dont nous partageons semble-t-il les valeurs ? Comment faire, par quelles voies ? Car c'est bien ce qui compte. Sauf à tracer un chemin accessible, les horizons radieux resteront dans la brume. Vous affichez, Madame, les résultats du Grenelle de l'environnement comme démarche probante. Nous ne vous chercherons pas querelle d'apothicaire là dessus. Ce Grenelle, dont vous avez été un acteur actif et convaincu, constitue sans doute le meilleur compromis possible au regard du rapport de force actuel dans la société, un morceau du chemin.
Mais pour aller où ? Pour "additionner écologie et économie" répondez-vous, espérant ainsi embarquer l'humanité sur les ailes de la "croissance verte". Patatras ! Nous voici revenus au point de départ. En reconvoquant "l'économie" sans nous dire de laquelle il s'agit, sans préciser en quoi celle-ci aura dû faire une reconversion copernicienne et en rabattre dans sa prétention à dominer l'humain et la nature, vous reprenez de facto la même : la productiviste, la polluante, l'inégalitaire, la précarisante. Vous réintroduisez en majesté la mécanique - car ce n'est qu'une mécanique - responsable du désastre. Lui ajouter un partenaire "raisonnable" - l'écologie - n'y change rien, sinon aux marges. D'autres, dans l'histoire, l'ont essayé avec le social et l'immense foule des exploités en paye toujours le prix. Si on n'en conteste pas la prééminence, l'économie continuera de tout ordonner autour de son axe, par essence insensible aux hommes et à la nature.
A preuve : vous fixez toujours, Madame, l'augmentation de la croissance - fut elle mâtinée de vert - comme objectif central. C'est toujours cette abstraction comptable qui vous obsède alors qu'on sait aujourd'hui qu'elle débouche sur... la récession.
Comment alors, dans cet esprit, l'écologie et son projet de civilisation deviendraient-ils autre chose qu'une pelletée de charbon d'appoint pour la locomotive, un truc sympa pour seulement relancer la machine économique ?
Nous, c'est l'inverse. Nous voulons changer la locomotive et faire en sorte que la mécanique économique s'y adapte. Pas pour tuer celle-ci car l'économie reste un mode incontournable d'administration des richesses et des activités entre les hommes. Mais en la mettant en quelque sorte sous tutelle. La tutelle des hommes et de la nature. Tout le monde aujourd'hui évoque une nécessaire régulation de l'économie mondiale mais beaucoup, en particulier chez vos amis politiques Madame, entretiennent un flou prudent sur les critères de cette régulation.
Pour nous, la bonne question est : qui doit réguler ? Ce qui revient à se demander qui doit dominer. Notre réponse est sans ambiguïté : nous revendiquons le primat de l'écologie - et de son indissociable compagnon de route, le social - sur l'économique. C'est çà le fond de notre New Green Deal, notre proposition de nouvelle donne à l'échelle européenne qui ne se confond pas avec votre projet de croissance verte.
Encore un effort, Madame, pour changer d'heure avant d'imaginer changer d'horloge.
Rejoignez les 2000 signataires du manifeste « Europe Ecologie »
08:08 Publié dans Climat, Développement durable, Environnement, Européennes 2009, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Imprimer |









