01.07.2009
Les Verts de Midi-Pyrénées se sont retrouvés à Condom
Ce week-end de retrouvailles après les élections européennes s’est déroulé dans une ambiance joyeuse mais studieuse.
Joyeuse, parce que les résultats de ces élections sur l’eurorégion sud-ouest ont été magnifiques et que nous n’allions pas bouder notre bonheur. Ce n’est pas si souvent.
Mais aussi ambiance studieuse.
Il s’agissait de nous retrouver, militants Verts d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, mais également le samedi, tous ceux qui avaient participé à cette réussite, c’est à dire tous les sympathisants d’Europe Ecologie, afin de faire un bilan et de parler de l’avenir, notamment des futures élections régionales de 2010.
Il a été convenu que la poursuite du rassemblement des écologistes doit être une priorité et que nous devions travailler ensemble sur un projet d’éco-région et pour cela d’ouvrir le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle en Midi-Pyrénées.
Les Journées d’Eté des Verts à Nîmes du 20 au 22 août seront l’occasion d’ouvrir ce vaste débat avec les associations et militants de l’écologie.
Le programme d’abord, le casting des candidats après.
Ci-dessous, le reportage de France 3 Sud sur ces journées
Ce week-end a également permis à la conférence inter-régionale (CPR des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées) de voter deux motions importantes : une sur les transports de nos deux régions et une deuxième sur la gestion de l’eau dans le bassin Adour-Garonne.
La première rejoint notre inquiétude locale sur le doublement de la RN 88 et propose « l’abandon de tout projet d’augmentation de la vitesse ou de la capacité d’axes routiers » .
La seconde insiste sur « la nécessité d’une gestion plus économe de l’eau » .
Motions votées par les CPR de Midi-Pyrénées et d'Aquitaine
Condom le 28 juin 2009
Organisation des transports dans le sud-ouest :
Réunis en conférence inter-régionale les 27 et 28 juin 2009 près de Condom (Gers), les Verts réaffirment la nécessité d'une organisation de plus en plus rationnelle des transports, et rappellent l'objectif d'une division par 4, d'ici 2050, des émissions de gaz à effet de serre, dont ceux liés aux transports.
La diminution actuellement constatée des transports routiers de marchandises doit être confortée par :
- le développement d'une économie régionale proche des besoins du territoire, et sa diversification
- l'abandon de tout projet d'augmentation de la vitesse ou de la capacité d'axes routiers
- la mise en place de l'eurovignette (taxe poids lourds)
- l'organisation de services publics régionaux de transport de marchandises s'appuyant principalement sur les infrastructures ferroviaires existantes, rénovées le cas échéant.
Pour les déplacements de personnes, les Verts considèrent comme prioritaire le développement des réseaux de transports urbains et régionaux sur celui de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse.
La LGV Tours - Bordeaux doit être réalisée dans les meilleurs délais sur financement d'Etat.
Gestion de l'eau dans le bassin Adour-Garonne :
Réunis en conférence inter-régionale les 27 et 28 juin 2009 près de Condom (Gers), les Verts partagent les bonnes intentions affichées dans le SDAGE, notamment la nécessité d'une gestion plus économe de l'eau, donc en particulier, une reconversion de la maïsiculture très gourmande en eau en période d'étiage estival.
Ils réaffirment, à ce titre, leur opposition la plus formelle à la création du barrage de Charlas (Haute-Garonne) comme à tout programme conséquent de construction de nouvelles retenues dans le Sud-Ouest.
Les Verts d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées n’étaient pas les seuls à se retrouver ce week-end, puisque les Verts de Languedoc-Roussillon se retrouvaient eux-aussi au Mas du Ministre, à Mauguio, sur un domaine viticole menacé par le projet de doublement de l'A 9.
Lire l’article de La dépêche du Midi du Gers en cliquant ici
Lire l’article de Midi Libre de l’Hérault en cliquant ici
D'autres vidéos et articles de presse de ces journées en cliquant ici
08:52 Publié dans Européennes 2009, Politique locale, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : européennes 2009, europe ecologie, josé bové, verts, condom
Les antennes-relais en centre ville de Decazeville se multiplient.
Dans une précédente note, j’avais évoqué l’installation d’une antenne-relais téléphonique sur les hauteurs de Decazeville, à Pomayrols. J’avais précisé que nous avions donné un avis favorable assorti de conditions dont celle « d’informer sur ce projet les riverains dans un rayon de 1 000 mètres, au préalable, avant implantation ». Ce que n’a pas fait Orange car la loi ne l’obligeait à le faire.
J’avais précisé que je m’opposerai par contre à tout projet d’installation d’antenne en centre-ville.
Je n’ai pas eu à attendre longtemps, puisque après une première demande infructueuse pour installer une antenne près du cimetière et sur le toit de l’immeuble du Crédit Agricole (à 50 m de la crèche et de l’école Sainte-Foy), Orange vient de faire une nouvelle demande d’installation de trois antennes pour le GSM (41 V/m) et pour l’UMTS (61 V/m), téléphonie de troisième génération. Ces antennes seront situées en centre-ville sur le toit du central téléphonique, place Decazes.
Cette demande a fait l’objet d’un débat en bureau municipal. Je me suis bien sûr opposé à l’installation de ces antennes en vertu du principe de précaution. Mais je me suis retrouvé bien seul.
Le principe de Précaution
Pourtant, mes arguments contre l’installation de ces antennes n’ont pas manqué. J’ai fait remarquer que Serge Roques, maire de Villefranche-de-Rouergue, appliquait le principe de précaution en prenant un arrêté municipal pour ne plus installer d’antenne à Villefranche pendant un an, et que nous ne pouvions pas faire moins.
Par contre, son collègue Castrais de droite ne prend pas la même précaution, et autorise comme à Decazeville, l’installation d’antennes en centre-ville, faisant fi des plaintes des riverains.
Inscrit dans notre Constitution, le principe de précaution est pertinent dans ce domaine, en attendant les deux rapports qui permettront d'y voir un peu plus clair : celui de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), qui doit remettre sa copie en septembre, et la grande étude européenne Interphone dont la date de publication ne cesse d'être reportée, faute d'accord entre les scientifiques sur les conclusions.
Va-t-on, avec les ondes électromagnétiques, faire la même erreur que l’on a faite pour l’amiante ? On savait depuis 1906 que l’amiante était cancérigène, et ce n’est qu’en 1997 que l’on a interdit son utilisation en France. Conséquences : des millions de tonnes de déchets d’amiante à traiter et surtout des centaines de milliers de morts prématurées et sûrement encore 100 000 décès dans les années à venir. Si l’on avait appliqué le principe de précaution en 1906, toutes ces personnes auraient été sauvées.
Le Grenelle des ondes
J’ai précisé que les associations environnementales étaient sorties fortement déçues du « Grenelle de la téléphonie mobile » , car le rapport final ne mentionne aucune mesure pour diminuer la puissance des antennes, les principales mesures traitant de l’utilisation des téléphones mobiles eux-mêmes.
De nombreux maires ont compris qu’il y avait des doutes sur l’innocuité de ces antennes et s’opposent à l’installation de ces antennes et remettent en cause l’utilisation du wifi dans les locaux municipaux (bibliothèques, écoles, mairies…).
A l’occasion du grenelle de la téléphonie mobile l’association Robin des Toits a proposé le 6 mai la mise en place d’expérimentation grandeur nature du seuil de précaution sanitaire de 0.6V/m défendu par les scientifiques internationaux indépendants, de nombreuses associations et par les Verts.
Cette proposition a reçu le soutien du vice-président de l'Association des Maires de France, de la CRIIREM, d’Ecologie Sans Frontière, de la Confédération Syndicale des Familles et de l’Association des Familles Rurales.
En Aveyron, une commune s’est même portée candidate, Olemps.
Les citoyens de la "conférence parisienne ondes, santé, société", mise en place en juin 2008, ont recommandé, jeudi dernier, la prudence à la mairie de Paris, avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques et l'arrêt de l'installation d'antennes-relais à proximité des établissements scolaires.
Pour un moratoire des antennes à Decazeville
Pourquoi donc tant de précipitation à Decazeville pour accueillir ces antennes en centre ville alors qu’il y en a déjà de nombreuses tout autour de la cité tant GSM qu’UMTS, et même déjà une sur le central téléphonique et que de nouvelles demandes se multiplient sur les communes voisines ?
A partir du moment on l’on donne à un opérateur l’autorisation d’installer une antenne relais en centre-ville, il sera difficile de la refuser à d’autres opérateurs.
Pourquoi ne pas appliquer pour les antennes le principe de précaution, comme nous l’avons fait pour les OGM en prenant un arrêté municipal ?
Les Verts ont justement voté lors du dernier CNIR une motion très argumentée relative aux ondes électromagnétiques et à la téléphonie mobile que je soutiens totalement.
Je persiste donc et je signe : pas d’antennes téléphoniques en centre ville de Decazeville d’une puissance supérieure à 0,6 V/m.
Pour lire l'article de la Dépêche du Midi du 31 juillet 2009 :
Les élus brouillés sur les antennes-relais en ville
Pour lire l'article de Midi Libre du 29 juillet 2009 :
08:36 Publié dans Environnement, Politique locale, Société, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antennes relais, téléphone mobile, principe de précaution, rayonnements électro-magnétiques, decazeville, aveyron














