11/11/2010
POLT et TGV : un graphique vaut mieux que de grandes explications
Pour compléter une note précédente, j'ai essayé dans un tableau et un graphique de représenter les temps sur le trajet Capdenac-Paris selon le mode de transport en train, dans le passé, le présent et le futur.
Je suis parti des temps de trajets actuels, selon que l'on passe par Brive (voie naturelle) ou Toulouse (option poussée par la SNCF), pour ensuite montrer les progrès que représentaient le trajet en "Capitole" en 1969 et les essais réalisés en pendulaire ETR 460 en 1997.
J'ai ensuite calculé le temps en utilisant un train pendulaire Paris-Brive sur des voies entièrement rénovées entre Paris et Brive, mais également en tenant compte de la rénovation de Capdenac à Brive qui est actuellement en cours (fin des travaux le 26 novembre)
Enfin, j'ai rajouté le trajet avec la future LGV tel que prévu actuellement dans les études, en sachant qu'il faudra aller à la gare de Montauban (gare spéciale TGV ou Montauban - Ville Bourbon) en voiture ou en bus (mais alors rajouter du temps pour le bus)
07:08 Publié dans Développement durable, Environnement, Politique locale, Transports et mobilité | Lien permanent | Commentaires (2) |
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10/11/2010
Eoliennes : l'indispensable concertation
Lors de l'Assemblée plénière du Conseil Régional du 8 novembre, Marie-Françoise Vabre a défendu le développement d'une production d'électricité alternative au nucléaire. Elle a aussi demandé que la Région Midi-Pyrénées soit moteur pour la mise en place de la concertation indispensable à l'acceptation des projets d'implantation des éoliennes sur les territoires.
Monsieur le Président,
Madame la vice-Présidente,
Chers collègues,
Nous ne pouvons que nous réjouir des actions que mène le Conseil Régional Midi-Pyrénées depuis plusieurs années en matière de lutte contre le changement climatique qu'il s'agisse du soutien aux économies d'énergie ou du développement des énergies renouvelables.
Nous savons tous ici que ces deux leviers sont indissociables si nous voulons agir à la fois sur la consommation énergétique qui croît au rythme de de 1,5 à 2% par an et produire des énergies propres alternatives aux énergie fossiles. Notre premier objectif devant être l’alternative au nucléaire dangereux et sans avenir (production de CO2 pour la construction et l'approvisionnement des sites, réserves de minerais limités, pollutions générées par leur exploitation et surtout impossible gestion des déchets).
Notre assemblée, qui se réunit au lendemain du transfert entre la France et l'Allemagne de 123 tonnes de déchets nucléaires, ne peut que saluer les mouvements de protestation qui ont eu lieu en France comme en Allemagne. Ce train de l'enfer a transporté au moins plus de deux fois la radioactivité émise par la catastrophe de Terchnobyl; transport le plus radioactif qui ait jamais eu lieu à ce jour.
Sans la large mobilisation des citoyens et de leurs des associations et organisations nous aurions été tenus dans l'ignorance la plus totale sur l'existence et les dangers d'un tel convoi sur son passage (radioactivité sur le trajet 20 fois supérieure à la radioactivité naturelle menaçant d'une contamination les cheminots, les usagers et les populations riveraines ) sans parler du risque d'accident.
Nous le savons tous ici dans le domaine de l'énergie électrique comme dans d'autres domaines il n'y a pas de fatalité. Il n'y a que des décisions et des volontés politiques. Sortir du nucléaire, programmer la fermetures des centrales ne plus être dépendant des énergies fossiles et suppose de mettre en oeuvre la production d'énergies électrique en utilisant des ressources renouvelables. Nous devons réduire la consommation énergétique globale.
Des propositions en la matière existent : le scénario négawatt est très explicite sur le sujet. Je vous invite à le lire si ce n'est déjà fait.
Je vais m’attarder ici sur le deuxième point : le développement d’une production alternative d’électricité.
Il me semble très important d’intervenir ici sur le problème d’acceptabilité des projets d’implantation des éoliens.
En tant qu’élue aveyronnaise, et nous sommes plusieurs ici à pouvoir en témoigner, je voulais vous parler des mouvements d’opposition aux projets éoliens, qui présentent souvent un argumentaire intéressant, à ne pas prendre à la légère ni à qualifier de grotesque ou d’obscurantiste. Ces réactions ne sont pas primaires, et souvent pas anti-éoliennes. Néanmoins, nous faisons le constat d’un véritable manque de concertation pour faciliter l’acceptabilité des projets. Les citoyens sont tout simplement dessaisis de la prise de décision.
La « concertation » telle qu’elle est définie dans la circulaire Fontaine – c’est la fameuse circulaire qui encadre le développement des projets d’ouvrages électriques - reste une procédure administrative qui ne permet pas d’impliquer les citoyens sur ce sujet.
Vous savez, l’acceptabilité des projets est un sujet difficile et qui ne date pas d’hier. Nous avons pu relire des chroniques qui relatent l’opposition des populations à l’implantation de moulin-à-vent dans le haut MoyenÂge.
Cependant, il n’y a pas de fatalité, et je pense ici à l’expérience allemande, qui démontre qu'avec un processus réel d'information, de concertation et d'association des populations le développement de l'éolien est possible sans générer des oppositions, des conflits, et hypothéquer les bonne relations de voisinage sur les territoires.
Dans cette délibération, il est évoqué que l’Etat nous demande, à nous Conseil Régional à suivre à ses côtés la territorialisation du Grenelle. Je crois savoir que nous avons déjà répondu positivement.
Je vous demande donc, Monsieur le Président, chers collègues, de nous emparer de cette question et de mettre en oeuvre un processus de concertation citoyenne, d’autant plus qu’ici en Midi-Pyrénées nous avons fait de la concertation citoyenne une priorité politique. Ainsi, nous pourrons permettre qu'un véritable débat public sur « qu'elle production d'énergie voulons-nous » puisse avoir lieu et nous pourrons donner ainsi un avis constructif dans le cadre de l’élaboration du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie, schéma qui intègre l’identification des zones favorables à l’implantation de parcs éoliens terrestres.
06:38 Publié dans Développement durable, Energie, Environnement, Europe Ecologie, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (1) |
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09/11/2010
Transportons-nous en Aveyron
La conférence départementale sur les transports terrestres est déjà ficelée
L’idée d’une « conférence départementale sur les transports terrestres » voulue par le président du conseil général de l’Aveyron était séduisante. On pouvait s’attendre à des débats où chacun aurait pu défendre ses positions et au final, faire une synthèse qui serait la voix de l’Aveyron. Mais hélas, ce ne sera pas le cas, tout est déjà ficelé. Elle ne servira en fait qu’à entériner et faire la promotion du doublement de la RN 88 et de la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Deux projets inutiles, obsolètes et ruineux pour les Aveyronnais comme je l’ai démontré dans les notes précédentes.
Il est vrai que le président du conseil général n’a pas changé de stratégie d’un iota depuis quelques mois. Il participera au financement de la future LGV si l’Etat l’aide à financer le doublement de la RN 88 de Rodez à Séverac.
Le courrier qu’il vient d’envoyer à Borloo confirme cette demande. Il demande l’inscription de la RN 88 au SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport)… pour pouvoir accéder plus rapidement au TGV ! Où veut-il aller prendre le TGV ? A Clermont-Ferrand ou à Montpellier ? Il vaudrait mieux inscrire au SNIT la rénovation de la ligne Beziers-Neussargues à ce moment-là.
Tout comme il faut à tout prix défendre l’inscription de la ligne POLT au SNIT.
Heureusement le doublement de la RN 88 a du plomb dans l’aile. Les caisses de l’Etat sont vides.
Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, répondant en Commission de développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale le 2 novembre dernier au député lozérien Françis Saint-Léger sur le « désenclavement » souhaité du Massif Central » par le doublement de la RN 88, s’est montré assez vague : « un grand nombre d’aménagements sont prévus tout au long de cet axe structurant, dont certains figurent au SNIT. Mais nous n’avons pas de projet d’ensemble pour la rénovation de l’itinéraire »

L’ADM 12 file prendre l’avion à Toulouse pour aller à Paris
L’ADM (l’Association des Maires) de l’Aveyron devrait être exemplaire dans ses déplacements en faisant notamment la promotion des transports collectifs les moins chers, les moins polluants et les plus utiles pour les Aveyronnais. Et bien, figurez-vous que pour se rendre au prochain Congrès des Maire à Paris, elle propose ni plus ni moins à ses adhérents un voyage en avion… et au départ de Toulouse ! Sans doute pour faire la promotion de la RN 88 puisque le trajet vers Toulouse est prévu en bus. Bravo pour le bilan carbone de l’opération et la promotion du rail. Les contribuables locaux et les cheminots apprécieront.
TIPP et rail
Durant la séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées d’hier consacrée aux orientations budgétaires, Martin Malvy a proposé une augmentation légère de la TIPP. J’y suis plutôt favorable dans la mesure ou les recettes de cette TIPP permettront d’améliorer les infrastructures ferroviaires servant aux déplacements quotidiens des Midi-Pyrénéens, aux TER en particulier, et non à participer au gouffre financier d’un TGV réservé principalement à une élite qui se déplace de capitales en capitales.
Lors de cette séance plénière, le Groupe Europe Ecologie a déposé un amendement pour modifier l'affectation de ces recettes (qui devaient financer la prochaine LGV) afin que ces crédits servent à améliorer et à moderniser le réseau ferroviaire existant.
Pour lire l'intervention de François Simon en séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées concernant le financement de la LGV, cliquez ici
Avant de passer au vote de la Décision Modificative 2 portant sur le financement de la LGV, Guillaume Cros a présenté pour le Groupe Europe Écologie une proposition d'amendement. Les élu-e-s demandent la suppression d'un paragraphe proposant une autorisation de programme d'objectif de 102,387 millions d'euros, dans le but d'anticiper la signature d'une convention de financement de la LGV entre Tours et Bordeaux. Par ailleurs, Guillaume Cros a également demandé que soit ouvert un grand débat sur la question du financement des lignes LGV.
L'amendement n'ayant pas été retenu les élu-e-s Europe Écologie se sont abstenus lors du vote de la Décision Modificative 2.
Versement Transport
Dans cette même séance plénière, Martin Malvy a demandé la généralisation du versement transport, cotisation sociale minime que doivent actuellement payer les entreprises de plus de 9 salariés aux collectivités étant AOT (Autorité Organisatrice de Transport).
Cette demande rejoint celle que la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) a proposée lors de son assemblée générale le week-end dernier à Nancy. La FNAUT propose de généraliser le versement transport des entreprises à tout le territoire et d’y inclure les entreprises de moins de neuf salariés.
Je suis bien sûr favorable à cette option qui permettra aux collectivités de répondre un peu mieux à la demande des habitants de leurs territoires en matière de transports collectifs.
Quand le ministre de l'écologie se bat contre la réduction des rejets de gaz à effet de serre
Hervé Kempf, dans un article plein de bon sens paru sur son blog et dans le Monde, essaie de comprendre le comportement de Borloo lors des grèves pour le retrait de la réforme des retraites.
"Quelle est la conséquence du mouvement social qui prive une partie des automobilistes de leur essence ? Une baisse des émissions de gaz à effet de serre, bien sûr ! Or plutôt que de saluer les travailleurs qui sacrifient leur salaire pour bloquer les dépôts d’essence, plutôt que de féliciter les Français de supporter ce désagrément avec assez bonne humeur, plutôt que de montrer l’exemple en roulant à vélo, que fait le ministre de l’écologie ? Il s’obstine, nuit et jour, à faire venir des carburants de l’étranger. Ce garçon n’a pas son bon sens."
09:47 Publié dans Climat, Développement durable, Energie, Environnement, Politique locale, Société, Transports et mobilité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rn 88, rail, polt, beziers-neussargues, versement transport, tipp, lgv |
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