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31/03/2010

Les quarante ans du Folijeu

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Le FOLIJEU, le Foyer Livinhacois des Jeunes, fêtera cette année ses 40 ans. Je faisais parti des pionniers de cette aventure qui dure encore. En quarante ans, le foyer a connu des hauts et des bas. Plus centré sur des activités culturelles, sportives et éducatives dans les premières années, il a évolué dans les années 80 avec l’organisation de concerts de rock très courus qui ont conduit à  l’éclosion et à la renommée de nombreux groupes locaux (j’y reviendrai sûrement plus longuement cet été par une série de notes sur ce blog).

Du local de la place de l’Eglise, devenu depuis gîte d’étape des marcheurs du GR 65, le FOLIJEU est parti en 1973 au stade avec un premier local monté de nos propres mains (et de l’aide technique extérieure) grâce à l’opération « Mille clubs ». Suite à l’incendie accidentel de ce local à la fin des années 90, un nouveau local a été construit sur le même emplacement.

Durant ces 40 ans, le FOLIJEU a toujours organisé le fameux « Cabanou » de Livinhac.

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Pour célébrer ce 40ème anniversaire, les membres actuels et tous les anciens adhérents sont donc invités à participer à un repas le samedi 15 mai 2010 à 12 h à la salle des fêtes de Livinhac remise à neuf tout récemment.

Une participation financière de 10 euros vous sera demandée sur place.

Il faut une réponse avant le 10 avril.

Avec l’invitation ci-dessous, figure une liste des membres très incomplète. Si vous pouvez contacter des personnes susceptibles d’avoir été oubliées et éventuellement de compléter certaines adresses manquantes vous en serez remerciés.

 

En espérant que nous serons nombreux le 15 mai 

Téléchargez ci-dessous le bulletin d'inscription et la liste (772 Ko) : 

Folijeu-40eme anniversaire.pdf

30/03/2010

Vallée du Lot : AG des riverains

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J’étais vendredi dernier à l’assemblée générale du « Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 ».

Nous étions malheureusement moins nombreux que l’an passé et surtout pratiquement pas d’élus si ce n’est le conseiller général de Decazeville et une adjointe au Maire de Boisse-Penchot.

Pourtant le sujet est d’importance. Comment faire pour ne pas reproduire, ou tout au moins en limiter les impacts, la catastrophe due aux inondations de décembre 2003.

Le sujet est d'autant plus d'actualité après les graves inondations en Vendée le mois dernier.

On va nous dire que l’Entente s’est penché sur le problème des crues du Lot. Certes, mais très tardivement. Le schéma de cohérence pour la prévention et la gestion des inondations sur le Bassin versant du Lot réalisé par le CEREG constitue un début encourageant. Mais les actions structurelles prévues dans ce schéma ne me semblent malheureusement pas assez ambitieuses comparées à d’autres bassins qui ont mis en place des PAPI (Programmes d’Action de Prévention des Inondations) associés à des moyens financiers conséquents.

Néanmoins, la mise en place le plus rapidement possible des mesures organisationnelles et structurelles contenues dans ce rapport constituerait déjà un premier pas pour rassurer les riverains. Mais je persiste à dire qu’il faut mettre des moyens financiers et structurels bien supérieurs si nous voulons éviter une nouvelle catastrophe dans les années à venir. Aménagements qui passent par des actions de régulation du débit en amont grâce à la création ou à la restauration des champs d’expansion de crues (certes prévus dans l’étude du CEREG), mais aussi des aménagements hydrauliques, des actions de réduction de la vulnérabilité des constructions établies en zones inondables, voire le rachat à un juste prix d’habitations de riverains désirant quitter les zones fortement inondables qui n’auraient jamais dues être autorisées à construire.

Mais en même temps, nous devons prendre des mesures préventives : stopper l’artificialisation des sols tant en ville qu’en zones rurales et lutter contre le réchauffement climatique qui sera un facteur aggravant des crues dans les années à venir.

Le cahier des charges pour le renouvellement des concessions des grands barrages doit obliger les futurs concessionnaires à jouer un rôle "d’écrêteur" en cas de fortes pluies, comme cela se fait déjà pour le niveau d’étiage l’été afin de maintenir une qualité des eaux acceptable et la pratique d’activités nautiques.

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Mais le CSB 2003 ne se contente pas de réfléchir et de proposer des solutions pour modérer et prévenir les inondations. Leurs observations sur la vie de la rivière Lot les conduisent à noter de nombreuses atteintes à l’environnement dues aux pratiques de certains particuliers et de certaines entreprises.

Cela a été le cas du fonctionnement des volets de la microcentrale de Penchot, mais il semble depuis quelques jours que cela aille mieux (pour combien de temps ?).

Mais les atteintes à l’environnement concernent les nombreux dépôts (sauvages ou autorisés ?) de matériels divers et de terres polluées en divers endroits de notre territoire, jusqu’au bord de notre rivière. Cela concerne beaucoup de communes du canton.

Ces faits me semblent graves et le silence de l’Etat, pourtant alerté depuis quelques mois, n’est pas normal. Il est indispensable que les services de l’Etat procèdent à une identification des sites et à une vérification des contenus.

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S’il était avéré que ces sites ne sont pas autorisés ou que des déchets non conformes y figurent, l’Etat devrait rapidement prendre des mesures pour qu’ils soient réhabilités aux frais du propriétaire et des déposants.

L’absence de certaines communes pourtant invitées à l’AG de l’association ou le refus de dialogue avec leurs responsables ne me semble pas aller dans le bon sens.

Il y a peut-être des excès dans la manière de procéder de l’association, et on les comprend avec ce qu’ils ont subi, mais ce n’est pas en les traitant avec mépris que l’on avancera. C’est par l’écoute et la prise en considération des observations justifiées des riverains que l’on pourra trouver des solutions.

Mais y a-t-il réellement une volonté d’avancer sur les problèmes des inondations et des pollutions ?

Pourtant, les moyens financiers pour la Vallée du Lot semblent illimités. Il n’y a qu’à voir les travaux pour la navigabilité du Lot. Là, l’argent coule à flot. Tans pis si les devis sont largement dépassés et les avenants nombreux et coûteux.

Il est plus valorisant pour des élus et des notables de couper le ruban d’une écluse que d’inaugurer un ouvrage pour réduire les crues.

Encore dernièrement, c’est plus d’un million d’euros que le Comité interrégional de programmation vallée du Lot entend distribuer (et toujours pas un centime pour la véloroute de la vallée du Lot) dont plusieurs projets sur notre territoire.

Mais pour soutenir les riverains touchés dans leur chair par les caprices de la rivière aggravés par des erreurs humaines, rien.

Ces riverains demandent juste un peu de considération, qu’on écoute leurs propositions, qu’on les écoute lorsqu’ils dénoncent les pratiques délictueuses de certaines personnes ou entreprises préjudiciables pour la rivière, les riverains et l’environnement, que les élus locaux se démènent pour les soutenir plutôt que de les mépriser, que les administrations prennent leurs responsabilités en faisant contrôler leurs observations et en prenant des sanctions si nécessaire plutôt que de ne pas répondre aux courriers.

 

Téléchargez ci-dessous la présentation de l’Assemblée Générale du 26 mars 2010 du Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 (Attention, c’est un peu long – 8,5 Mo)

CSB 2003 - AG 260310.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Rivière Lot : Sécurité : les riverains toujours sans solution

Toutes mes notes sur la Vallée du Lot et les véloroutes et voies vertes