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28/05/2006

Gérard Onesta sur France Inter demain au 7/9 de Stéphane Paoli

medium_gErard_onesta.pngGérard Onesta, eurodéputé du groupe Verts-ALE participera demain matin à l’émission le 7/9 sur France Inter. Il sera en direct de Bruxelles en compagnie de Laurent Fabius, Tijs Beerman (eurodéputé néerlandais et socialiste), Francis Wurtz (eurodéputé français et gauche unitaire européenne) et Jean Claude Juncker.
Il était samedi à Orniac dans le Lot où se réunissaient les militants Verts de l’Aquitaine et de Midi-Pyrénées. Après nous avoir décrit le fonctionnement complexe de l’Europe, il nous a expliqué quel était pour lui le moyen de sortir par le haut du blocage du processus de mise en place d’une constitution, constitution pourtant indispensable au bon fonctionnement de l’Europe.
En tenant compte qu’une bonne partie des pays européens sont favorables à cette constitution, qu’une autre partie serait ravie d’en rester au Traité de Nice (en vigueur actuellement), qu’une dernière partie la rejette (la France et les Pays-Bas) mais pas pour les mêmes raisons, qu’elles sont les solutions possibles et de toute façon à moyen terme (après 2009) afin de réengager un processus constitutionnel sans pénaliser ou vexer un pays.
Ces Journées de Printemps des Verts Aquitains et Midi-Pyénéens ont été studieuses avec l’organisation de plusieurs ateliers et la discussions sur des problèmes présents sur les deux territoires comme la Traversées Centrale des Pyrénées, le futur barrage de Charlas qui redevient d’actualité (faut-il de l’eau l’été pour la maïsculture et refroidir la centrale de Golgech ?) ou les problèmes de l’ours et du pastoralisme dans les Pyrénées.
Elles se poursuivent ce matin avec des ateliers pour les élus organisés par le CEDIS et une rencontre entre les CAR/CPR des deux régions.
L’ouverture de ces Journées à d’autres régions limitrophes (Limousin…) a également été envisagé pour l’année prochaine.

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23/05/2006

Shell Eco-Marathon, bravo au Lycée Polyvalent de Decazeville !

medium_eco-marathon-lycEe_decazevi.pngLe Lycée Polyvalent de Decazeville participait le week-end dernier au Shell Eco-Marathon sur le circuit de Nogaro dans le Gers.
Le défi à relever est d’accomplir sept tours de circuit en roulant à plus de 30 km/h de moyenne avec un réservoir contenant 25 cl de carburant. La quantité exactement consommée est mesurée à l’arrivée et une extrapolation du résultat est faite.
Ce sont des habitués de cette compétition. Mais cette année, ils ont participé à cette épreuve avec deux véhicules dont un, fonctionnait à l’éthanol. L’originalité de leur démarche tient dans la fabrication du carburant mis au point par les « biotechnos » à base de mie de pain récupérée dans les restes de repas de la cantine (3 kg de mie de pain pour 1 litre de carburant).
Même si leur prototype n’a parcouru que 161 km avec 1 litre de carburant, ils ont obtenu le Prix de l’ingéniosité attribué par le Conseil Régional Midi-Pyrénées.
Ce projet a le mérite de sensibiliser sur les économies d’énergies et les énergies renouvelables et implique pratiquement toutes les sections du Lycée : plasturgie, chaudronnerie, construction métallique, biotechnologies… et même la section des métiers de la mode qui a réalisé les combinaisons ignifugés des deux pilotes.
Des élèves du Lycée Polyvalent participent également au Défi Solaire de l’académie de Toulouse qui met en compétition des véhicules radiocommandés propulsés uniquement à l’aide de l’énergie solaire.
Il est à noter que le véhicule qui a remporté cette année le Shell Eco-Marathon à parcouru l’équivalent de 2 885 km avec 1 litre de carburant (éthanol)
Mais qu’attendent les constructeurs automobiles pour parvenir a de telles performances sur nos véhicules de tous les jours ? Leurs bureaux de recherches n’ont-il pas les capacités pour présenter des véhicules fonctionnant avec moins d’un litre de carburant au 100 km ? Ou bien sont-ils trop liés au lobby pétrolier (Shell ?) et demain peut-être au lobbies productivistes agricoles et industriels pour les biocarburants ?

15:10 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer |

22/05/2006

Le conseiller général choisit de pénaliser une fois de plus Decazeville et la communauté de communes Decazeville-Aubin

Christian Tieulié, conseiller général de Decazeville a donc décidé de faciliter le déménagement de l’hôpital Sainte-Marie, dont une annexe était sur Decazeville, vers la commune de Flagnac.
Les decazevillois se souviennent du souhait du conseiller général de vouloir installer cet établissement à Decazeville, sur un lieu à l’étroit pour l’ampleur de ce projet, en bordure de la RN 140 où circulent près de 8 000 véhicules jours, et sur un terrain que le POS dédiait à d’autres activités. De plus l’acquisition de ce terrain et son habitation par l’Office Départemental d’HLM était réalisée à 335 000 € sans avoir consulté les Domaines (qui l’ont évalué par la suite, sur demande de la mairie de Decazeville, à 225 000 €). La commune a bien sur exercé soin droit de préemption.
Le souhait louable des porteurs de ce projet était d’installer ce nouvel établissement en centre ville proche de services et de commerces. La communauté de commune proposait alors un terrain rendu disponible dernièrement à Cransac, cité thermale, également proche de nombreux services et commerces dont une superette.
Mais le conseiller général de Decazeville a réussi à convaincre la direction de l’établissement de s’installer à Flagnac qui comme chacun le sait dispose d’un parc commercial important.
C’est tout de même un moindre mal de voir cet établissement rester sur le canton.
Alors que les lits de la maison de repos et de convalescence de la Société de Secours Minière de Bournazel étaient promis à Rignac (fief de M. Puech, président UMP du Conseil Général), il a fallu toute l’opiniâtreté des élus de la communauté de communes Decazeville-Aubin et des syndicats pour que ces lits viennent dans le Bassin. Le Conseiller général de Decazeville (apolitique ?) n’a été d’aucune aide dans ce combat. Il n’allait pas aller contre les souhaits de M. Puech.
Au-delà de cet épisode navrant, on s’aperçoit une fois de plus que Christian Tieulié choisit délibérément de pénaliser les decazevillois.
La manœuvre politique ne fait aucun doute, et l’approche des élections cantonales n’est pas étrangère à cette décision. Les decazevillois sauront s’en souvenir.

19/05/2006

Culpabiliser les chômeurs pour éviter de combattre le chômage

La lettre de notification qui sera envoyée aux tout nouveaux inscrits à l’Assedic est une étape de plus dans la stratégie de l’Unedic qui consiste à culpabiliser les chômeurs plutôt que d’apporter une réelle solution à la poursuite de la montée du chômage en France.
Plus question d’expliquer aux chômeurs leurs droits. Tout est dans l’obligation : "Le versement de votre allocation sera renouvelé mensuellement (...) à condition que vous accomplissiez des démarches actives et répétées de recherche d'emploi".
Comme si les chômeurs se complaisaient au chômage, et ne prenaient pas d’initiatives pour en sortir !
En gros, on dit au chômeur : « si vous ne trouvez pas d’emploi, c’est de votre faute »
Le plus grave, c’est que la présidente CFDT de l’Unedic, Annie Thomas, vante cette « stratégie d’information ».
Alors qu’il y a en France près de 5 millions d’actifs sans emploi (19%) et non 2,4 millions comme les statistiques officielles manipulées le prétendent, on continue à faire travailler encore plus ceux qui ont un emploi. Plus hebdomadairement, plus dans la durée de vie (recul de l’age de la retraite) et même un jour de plus dans l’année avec l’invention dogmatique de la « solidarité canicule ».
Le contraire de ce qu’il faudrait faire : travailler moins pour travailler mieux et travailler tous.

Voir également les notes dans la catégorie « travail - emploi »

15/05/2006

Arbas, de nouveau agressée

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De retour d'une manif contre la réintroduction des ours dans les Pyrénées, des cars qui transportaient des manifestants ont fait un petit détour par Arbas pour saluer à leur manière ce village et son maire partisans des mangeurs de miel (sans verre pilé dedans).

Ci-dessous, un courriel envoyé par Alain Reynes, de l'association Pays de l'ours.

« En rentrant de la manifestation contre l'ours à Bagnères de Bigorre, « 5 bus d'opposants ariégeois » et plusieurs voitures ont fait un détour par Arbas pour aller agresser une fois de plus les Arbasiens.
Les enfants jouant sur la place du village ont été visés d'entrée, et les adultes venus à leur secours violement battus. Le village est sous le choc, les enfants en larmes, les habitants excédés par tant de haine et démunis, seuls face à la violence.
Au premier rang des agresseurs, il y avait, bien évidemment, l'inévitable Philippe LACUBE ...
Il ne s'agit plus du tout d'une manifestation, mais bien d'une « agression caractérisée et préméditée », Arbas n'étant pas sur leur chemin de retour !
C'est inqualifiable ! Depuis le temps que nous prévenons que la violence continuera de monter si on les arrête pas !!!
A chaque coup, nous perdons des plumes ... A chaque coup, nous rebondissons ... un peu moins haut ...
Nous commençons à perdre force et courage ...
Il faut une réaction forte de vous tous ... Nous ne pouvons pas en rester là ! Il faut réagir ! IL FAUT REAGIR !
Ce n'est plus qu'une question d'ours, mais de valeurs humaines fondamentales : le respect de chacun et la démocratie.
Si nous laissons cette minorité violente "prendre en main" l'avenir des Pyrénées, qui sait ce qu'ils en feront ?
Nous ne faisons que défendre des montagnes où chacun aurait sa place : les hommes, la nature, les animaux, l'ours ... et voici ce que l'on nous oppose : insultes, menaces, violences, agressions, saccages ...

Nous ne pouvons pas laisser passer ça, vous ne pouvez pas laisser passer ça
Chacun peut réagir à sa manière : mail de soutien aux Arbasiens, courrier de protestation aux élus, lettre à la presse ... mais tout ça, nous l'avons déjà fait, et ça ne sufit pas.

Nous appelons à une mobilisation massive pour la manifestation du 3 juin à Luchon, qui prend ainsi une nouvelle dimension.
Si vous pensez comme nous qu'il faut réagir fortement et collectivement, merci de nous aider à faire du 3 juin une journée qui compte pour les valeurs humaines universelles et la démocratie dans les Pyrénées.

Nous sommes à votre écoute, nous comptons sur vous.

Merci. Cordialement, »

Alain REYNES
Pays de l'Ours - Adet
Tel : 05 61 97 48 44
Fax : 05 61 97 48 68
Courriel : a.reynes@paysdelours.com
Site : http://www.paysdelours.com

12/05/2006

La « montée impossible » nuit gravement à la santé et à l’environnement

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Les 1 et 2 juillet prochain, va se dérouler dans le magnifique cadre de la forêt de la Vaysse, sur le site de la Martinie, une épreuve motocycliste appelée la « montée impossible »

Un site fragile :
Une telle manifestation, qui espère regrouper plus de 5 000 personnes sur ce site, n’est pas souhaitable surtout en l’état actuel de cette forêt.
Elle a en effet subi l’été dernier deux tempêtes qui ont détruit une quantité importante d’arbres et fragilisés considérablement les arbres et arbustes restants.
Les compétitions elles mêmes, mais également la présence importante de personnes qui n’ont pas réellement une conscience aiguë des problèmes environnementaux locaux et planétaires, les activités annexes (démonstrations diverses, baptêmes d’hélicoptères…), risquent de porter un coup décisif à l’état fragile de la flore et de la faune de ce site.

Une manifestation énergivore :
Lors du premier choc pétrolier de 1973, le premier ministre de l’époque, Pierre Messmer, avait fort justement interdit les courses automobiles et les rallyes. Il avait dû malheureusement céder quelques mois plus tard sous les pressions du lobby des sports automobiles.
La crise énergétique que nous vivons actuellement est différente de celle de 1973.
Elle n’est pas conjoncturelle. Elle est structurelle et durable. Elle est dû principalement à la raréfaction de la découverte de nouveaux gisements d’hydrocarbures et au contexte géopolitique que cela entraîne.
Nous sommes entré durablement dans l’ère du pétrole rare et cher.
Gaspiller tant de carburant pour un tel spectacle, alors que les messages institutionnels nous recommandent fort justement les économies d’énergies, donne réellement le mauvais exemple.

Une manifestation polluante :
En 1973, nous connaissions mal les effets néfastes des gaz d’échappement sur l’air et le climat. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Nous connaissons maintenant les conséquences catastrophiques sur la qualité de l’air et le réchauffement climatique de la consommation de carburants.
En Midi-Pyrénées, 49% des émissions énergétiques de CO2 proviennent des transports.
Les véhicules deux roues motorisés et les motos en particuliers sont très polluants. Selon un rapport de l’ADEME du 29 juin 2005, les contributions aux émissions de polluants de ces véhicules s'élèvent à plus de 10 % des émissions totales du secteur des transports individuels, alors qu'ils ne représentent que 1 % des consommations d'énergie de ce secteur.
Les motos utilisées pour des sports mécaniques sont rarement équipées de pots d’échappement catalytiques. Je ne parle même pas des motos utilisées pour la « montée impossible ».

Mais le bruit, la poussière, la mise en danger potentiel des concurrents et du public, constituent des éléments supplémentaires afin de refuser de telles manifestations.


Poursuivre la programmation d’une manifestation qui détruit notre patrimoine floristique et faunistique et qui contribue à son échelle au réchauffement de la planète est en totale contradiction avec les objectifs de l’Agenda 21 local que nous sommes en train de finaliser.

Je connais la passion et l’honnêteté de certains des organisateurs, mais il faut qu’ils comprennent que ce genre de manifestation n’a plus de raisons d’exister à notre époque. C’est le souhait de la très grande majorité des citoyens locaux, français et de notre planète en général.
Mes collègues élus communautaires doivent également le comprendre. Ils doivent réfléchir aux énormes possibilités que présente ce territoire pour le développement d’activités douces de pleine nature en vogue actuellement. Ces possibilités sont malheureusement anéanties par la « montée impossible » et autres activités mécaniques, qui continuent de donner au Bassin Decazeville-Aubin une image ringarde de région polluée qui se complait à le rester.


Voir précédentes notes sur ce sujet dans la catégorie « Environnement » :
- Non à la montée impossible !
- Richesse écologique (et économique) de notre territoire

08/05/2006

Danse avec les ours

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« Cher ours,

Je t’ai connu, j’étais tout petit, sur les boîtes de biscuits Latapie, que ma mère achetait à la boutique « Lacoste » à Aureilhan. Des biscuits fabriqués à Saint-Pé-de-Bigorre et qu’on trempait dans du vin sucré. Maman était modiste et j’usais de ses grands ciseaux pour te découper dans la boîte vide. Je te mettais sous l’oreiller, tu m’accompagnais à l’école et au catéchisme.

Je t’ai retrouvé à Jules-Soulé, sur la pelouse du Stadoceste tarbais, Audouin jouait talonneur et Bréjassou pilier. T’étais sur leur maillot. Tu seras sur celui de Dupuy, de Jean Sillières, de Nono Dargelès et de Dintrans. Dintrans sera talonneur du Quinze tricolore, ses percussions, ses coups de casque, c’est toi. Je revois ta gueule sur l’écusson et la patte prête à griffer. »

Ces mots sont tirés de « Danse avec les ours » (1), magnifique hymne aux Pyrénées que Christian Laborde, amoureux de la poésie de Manciet, avait écrit en 1992 pour protester contre la construction du couloir à camion dans la vallée d’Aspe et pour défendre le combat d’Eric Pétetin.

Pendant que le petit Christian Laborde découpait les images d’ours sur les boîtes de biscuit Latapie, les aïeuls de M. Lacube, de M. Ader et de leurs amis exterminaient les derniers ours des Pyrénées.
Il y avait encore dans les Pyrénées au début du XXème siècle quelques 200 ours, tous ont été exterminés et l’ours brun des Pyrénées a complètement disparu dans les années 80.

« Dans les Pyrénées, les habitants y sont attachés. Les éleveurs sont minoritaires en montagne. On a l'impression que la décision vient d'en haut, mais c'est faux : 64 à 80 % des Pyrénéens sont favorables à l'ours. Pour des raisons écologiques, sentimentales ou culturelles. Mais le malaise socio-économique des zones rurales provoque des réactions violentes : l'ours incarne ce mal-être. Si le pastoralisme va mal, il ne peut intégrer un prédateur. C'est une contrainte que l'on peut pourtant maîtriser : il y a 600 000 ovins dans les Pyrénées, 300 000 en zone à ours et chaque année la mort de 200 à 400 brebis lui est imputée. Mais chaque année, 10 000 à 20 000 brebis ne reviendront pas pour cause de maladies ou d'accidents » (2)

«Je suis le député des ânes et des imbéciles, puisque c'est ainsi que la ministre de l'Environnement qualifie les antiours », lançait le député PS Jean-Louis Idiart, l’autre jour à Luchon.
« Et alors ? Il ne s’agit pas d’être un homme politique d’ici. Il s’agit, ici, d’être un homme politique » répondait déjà en 1992 Christian Laborde.

Site internet de l'ADET - Pays de l'ours d'où est emprunté le dessin de Large : http://www.paysdelours.com

(1) Danse avec les ours, O.P.A. sur les Pyrénées – Christian Laborde – 1992 – Régine Deforges Edition.
(2) Farid Benhammou, géographe et spécialiste des prédateurs dans Libération du 6 mai 2006.

04/05/2006

Succès du livre d'Yves Paccalet

L'environnement semble être une préoccupation de plus en plus importante pour les français puisque le livre d'Yves Paccalet "L'humanité disparaîtra, bon débarras" est selon Datalib (1), dans le peleton de tête des ventes de livres en France.
Il est également dans le Top 20 de l'Express.


(1) Source : Datalib et le Syndicat de la librairie française, d'après un panel de librairies indépendantes de premier niveau. Classement relevé sur un total de 38 250 titres différents vendus au cours de la semaine du 19 avril au 25 avril 2006

01/05/2006

L’humanité disparaîtra, bon débarras !


On pourrait croire que le livre d’Yves Paccalet, philosophe, écologiste engagé et compagnon de Jacques-Yves Cousteau, n’est que le produit d’un soixante huitard dépité. Non. Il est malheureusement réaliste. Tout ce qui est décrit est réellement vrai. Tout ce qu’il prévoit est non seulement possible, mais a de grandes chances de nous arriver.
« Si je décris que cette catastrophe a de sérieuses probabilités de se produire au vingt et unième siècle, je suis proche de la science.
Je deviens irrationnel, moral, humaniste ou religieux à partir du moment où j’ajoute : « j’espère que je me trompe ». »
Les treize scénarios où se dessine l’inéluctable extinction d’Homo sapiens, décrits dans ce livre, ne sont pas des scénarios pour un film de science fiction.
Le livre d’un « connaisseur » de notre planète, documenté, réaliste, un livre qui doit nous réveiller. Un livre indispensable.

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Poursuite de la manipulation des chiffres du chômage

Alors que gouvernement et médias saluent d’un même élan la baisse des chiffres du chômage, la réalité est toute autre.
Les chiffres du mois de mars 2006, que vous pouvez consulter sur le site du ministère du travail (http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/PI_0306.pdf), montrent au contraire une poursuite de la dégradation de l’emploi.
S’il y a bien une baisse des demandeurs d’emploi de 30 900 personnes dans la catégorie 1, celle comptabilisée pour les statistiques officielles, elle n’est qu’artificielle. En effet, beaucoup de demandeurs d’emplois ont été orientés vers les autres catégories, notamment 6, 7 et 8 qui voient leurs chiffres augmenter de 59 600 chômeurs dans le même temps.
Plus grave, si l’on regarde les chiffres des personnes sorties de l’ANPE de la catégorie 1, le total est de 389 169 personnes.
Sur ce total, seulement 100 174 déclarent avoir repris un emploi et environ 30 000 sont entrés en stages.
Mais 225 707 personnes ont été sorties de la catégories 1, dont 151 108 pour absences aux contrôles et 40 974 ont été radiés administrativement.
Lorsque l’on sait que les reprises d’emplois sont en grande partie dans des emplois précaires et aidés (CNE, contrats d'avenir...), de quoi tenir après les élections, la situation de l’emploi en France est catastrophique.