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31/03/2009

Et si on changeait tout !

altereco278-032009.jpgC’est le titre du dernier numéro du mensuel Alternatives Economiques.
Et c’est le thème de la conférence qu’animera Guillaume DUVAL, rédacteur en chef de cette revue économique, le jeudi 2 avril à 21 h, salle Henri Agel au cinéma La Strada à Decazeville. Cette conférence sera suivie d’un débat avec la salle.
C’est dans le cadre de la semaine du développement durable que cette conférence est donnée, semaine qui comporte localement de nombreuses animations.

03_26_09_duval.gifGuillaume Duval était l’invité d’Isabelle Giordano le 27 février dernier dans l’émission « Service public » sur France Inter pour parler justement du dernier numéro de son journal.

Quelles sont les causes réelles de ce déséquilibre économique entre nord et sud qui ont conduit à la crise que nous connaissons ?

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La crise, occasion de changer ?

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Le business vert peut-il nous sauver de cette crise ?

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Faut-il créer de nouveaux indicateurs à la place du PIB ?

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Question d'actualité. A la place de ce décret très insufisant qu'est en train de mettre en place François Fillon, faut-il plutôt instaurer un salaire maximum ?

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Voilà qui donne le ton de la conférence de jeudi prochain.
Venez nombreux ! Et c’est gratuit.

27/03/2009

A la découverte de la flore et de la faune sauvages de Decazeville

Alcea_rosea.JPGLa semaine sans pesticides va se terminer, celle du développement durable va débuter.
Le lien entre ces deux thèmes est facile. Surtout avec les animations prévues à Decazeville dans le cadre de cette dernière opération, organisée localement par la ville de Decazeville et la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.
Decazeville a choisi de sensibiliser sur la biodiversité, plus précisément sur la vie sauvage dans les milieux urbains.

La vraie nature urbaine se développe ailleurs que dans les jardins publics. Elle est entre les pavés, entre béton et bitume, au pied des murs, autour des arbres d’alignement, dans les friches et les terrains vagues, le long des cours d’eau, des voies ferrées, etc.
Bien que peu spectaculaires, de véritables écosystèmes adaptés à ces conditions extrêmes se développent. La liste des plantes susceptibles de se reproduire et de se diffuser sans intervention humaine en ville est assez impressionnante, et inclut d’ailleurs de nombreuses espèces exotiques bénéficiant du microclimat particulier des villes.
La petite faune sauvage des villes est composée d’oiseaux, assez nombreux, de quelques rares mammifères, batraciens et reptiles, et de très nombreux invertébrés, essentiellement des insectes. Cette petite faune utilise les plantes sauvages et cultivées comme aliment (feuillage, graines, nectar, pollen), pour s’abriter ou comme réservoir de proies potentielles (les insectivores). Plus les endroits où prospèrent et ou se maintiennent des plantes sauvages sont nombreux, mieux la petite faune sauvage des villes vit.

Cymbalaria_muralis.jpgMais à la ville comme à la campagne, cette nature sauvage est en danger. Les plantes les plus communes aujourd’hui seront peut-être rares demain. Un subtil équilibre, où chaque maillon dépend du précédent, est détruit par une pulsion culturelle, le désir d’une nature propre et domestiquée. Il en résulte un environnement aseptisé, pollué, dépourvu de spontanéité, de surprise et tout simplement de vie.

La conférence animée par Boris PRESSEQ à 14 h le 1er avril à la salle N° 6 de la Maison des Sociétés va nous permettre de faire plus amplement connaissance avec cette nature sauvage urbaine et pourquoi nous devons la conserver et la protéger.
Cela nécessitera de nouvelles pratiques d’entretien et d’utilisation de l’espace urbain, tant par les services des espaces verts de la ville que par les particuliers dans leurs espaces privatifs, jardins, terrasses…
Pour protéger la qualité de nos eaux, la survie des espèces et la santé publique, nous devrons veiller à utiliser le moins possible des produits chimiques pour, à terme, les supprimer totalement. Il nous faudra donc parfois accepter à ce que la nature reprenne le dessus.

DSC_0008.JPGAprès la conférence, vers 15 h 45, nous partirons avec Boris PRESSEQ à la découverte de la flore et de la faune sauvage de Decazeville.
Nous irons vers le cinéma La Strada en traversant une friche bordée par une haie où des oiseaux ont élu domicile, pour nous rendre sur les anciens terrains de la Découverte ou une végétation artificielle plantée en 2001 au départ de Charbonnage de France, devient peu à peu naturelle en se mélangeant à d’autres espèces portées au gré des vents. Le retour se fera par Fontvergnes, la rue Emile Nègre où nous longerons le bord du Riou-Mort pour revenir à 17 h 45 devant la Maison des Sociétés.

Une autre animation est prévue à Decazeville dans le cadre de cette semaine du développement durable. Il s’agit d’une bourse d’échange de graines et de semences organisée par l'association Biodiva le samedi 4 avril. J’y reviendrai dans une prochaine note.

equipe.jpgBoris PRESSEQ est botaniste au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse, responsable des collections de botanique (herbier, carpothèque, xylothèque ).
Il participe à de nombreuses revues spécialisées avec notamment des articles sur la mangrove et la flore.
Il a participé à de nombreuses expéditions botaniques, seul ou à plusieurs : Bornéo (2 fois), Thaïlande (2 fois), Chili, Mexique, Canaries, Venezuela, Argentine, Congo, Maroc, Croatie, Russie.
Boris PRESSEQ a participé en 2007 à l’Expédition de Candole : sur les traces d’Augustin Pyramus de Candolle, qui a consisté à refaire 200 ans après l’itinéraire parcouru par ce botaniste dans les Pyrénées. Les membres de cette expédition ont tenu à suivre pas à pas, accompagné des seuls chevaux de Mérens, l'itinéraire du botaniste lors de sa traversée de la Méditerranée à l'Océan Atlantique durant 70 jours.
Cette mission va permettre d'effectuer un état des lieux de la flore pyrénéenne pour ensuite avoir un suivi régulier et de sensibiliser le grand public à la protection du patrimoine végétal.

Sur la photo, Boris PRESSEQ est au centre

Téléchargez ci-dessous le programme de la semaine du développement durable sur le Bassin Decazeville-Aubin :
semainedd-ccdecazevilleaubin-prog.pdf

Téléchargez ci-dessous le programme des animations de Decazeville dans le cadre de la semaine du développement durable :
semainedd decazeville.pdf

Lisez, en cliquant ci-dessous, l'article de Midi Libre du 29 mars 2009 sur cette animation :
Faune et flore sauvages decazevilloises se dévoilent.pdf

L'animation annoncée sur le site de la ville de Decazeville

Photos 1, 2 et 3 : Boris Presseq
Photo 4 : Terranoos

Décret ou instauration d’un RMA (Revenu Maximum Acceptable) ?

Que va changer un décret encadrant le versement de primes aux patrons recevant des aides de l’Etat ? Sur le fond, à pas grand chose. On sait très bien que, de toute manière, les patrons se rattraperont avec d’autres combines. Sur la forme, cela permet de calmer les syndicats et les salariés d’entreprises où des licenciements sont prévus et redonne un semblant de posture sociale à Nicolas Sarkozy dont la côte dans les sondages descend à grande vitesse.

Mais va-t-il s’attaquer au fond du problème : celui des inégalités. En tout cas, ce n’est pas prévu à l’Elysée ni à Matignon, qui défendent bec et ongles le fameux bouclier fiscal, Cette protection, qui vise soit disant à éviter l’exil fiscal en plafonnant à 50 % de ses revenus les sommes dues aux impôts, vient de permettre à 834 contribuables Français de toucher chacun un chèque de, en moyenne, 368 000 euros soit au total, quelques trois cent sept millions d’euros.

« Le capitalisme, c’est le racket légitime organisé par une classe dominante ». Cette définition du capitalisme que l’on prête à Al Capone, a le mérite d’être courte et claire. Et en matière de racket, il s’y connaissait. Certes, il y a sûrement un peu de jalousie et de dépit dans sa définition, mais sur le fond, comment lui donner tort.
Stock-options, primes, jetons de présence, parachutes dorés… tous ces moyens pour augmenter honteusement les revenus déjà élevés des grands patrons et cadres dirigeants sont-ils légitimes ?

Quel plaisir éprouvent les riches à accumuler tant de richesses ? Pas pour vivre. Ils leur faudrait des milliers de vies, eux et leur famille, pour pouvoir dépenser sans compter tout ce qu’ils ont accumulé.

capitalisme et pulsion_de mort.jpgBernard Maris et Gilles Dostaler qui viennent de sortir « Capitalisme et pulsion de mort » chez Albin Michel ont leur idée. Pour eux, le capitalisme, à plus forte raison le libéralisme, contient dans sa propre logique d’accumulation ni plus ni moins que la destruction de l’homme. Keynes parlait du « désir morbide de liquidité ».
Accumuler pour accumuler dans un désir d’autodestruction serait donc l’unique plaisir des riches ?

Malheureusement non ! Il y a également un désir de dominer et d’asservir. Désirs qui deviennent réalité grâce à l’action d’hommes et femmes politiques qui font partie ou espèrent accéder à cette classe dominante ou en tirer partie et soutiennent les riches par des lois protectrices.
Ce désir de domination est bien sûr aussi présent dans les classes sociales des plus pauvres dont certains pensent pouvoir accéder eux aussi à des classes plus élevées. Ils y arriveront seulement en dominant et en asservissant à leur tour des classes encore plus pauvres.

paccalet_-l'humanité.pngYves Paccalet dans « L’humanité disparaîtra, bon débarras » écrivait que l’éthologie nous enseigne que, comme tout être vivant (de l’amibe au chêne, de la crevette au gorille), l’Homo sapiens obéit à trois pulsions : sexe, territoire et hiérarchie ; la reproduction, la possession et la domination.
« La hiérarchie désigne ceux, parmi les sujets d’un groupe, qui peuvent accaparer le plus de ressources ; ceux qui ont le plus de chances de réussir leur parcours et de perpétuer leur lignée.
…Du côté du territoire et de la hiérarchie, tout est permis et même encouragé. La possession et la domination sont élevées au rang de valeurs. On les récompense par des biens matériels, un salaire, une rente, une marge brute, des profits. On les célèbre par un tableau d’honneur, des médailles ou un tiraillement d’oreille de Napoléon aux grognards.
Chaque fois que nous étendons notre domaine ou que nous prenons le dessus sur quelqu’un, nous en tirons une récompense chimique en dopamine et autres molécules gouleyantes. Nous n’avons qu’une hâte : recommencer. Toujours plus riches et plus puissants. A l’inverse, nous souffrons si notre fief est écorné ou si un concurrent nous dépasse dans la file.
Pour satisfaire son obsession du territoire et de domination, l’Homo sapiens est capable du pis. »


Faut-il reprendre au dessus d’un certain seuil tous les revenus accumulé par les riches sur le dos des pauvres? Faut-il mettre en place comme le demande de plus en plus de monde, un RMA : Revenu Maximum Autorisé ou Acceptable ou Admissible ? RMA qui existait déjà aux Etats-Unis en 1942 avec le « New Deal »de Roosevelt et que de plus en plus de pays mettent en place actuellement (USA, Pays-Bas…).
Je serais tenté de dire oui, ne serais-ce que pour aider ces pauvres riches dans leurs névroses autodestructives (Voir le site de "Sauvons les riches").

Mais également pour des raisons de bon sens et de solidarité.
La crise financière que nous subissons a eu pour conséquence la perte de la moitié des fortunes des milliardaires. En un an, environ 2 000 milliards de dollars des plus riches se sont volatilisés, soit l’équivalent du PIB de l’Italie. Si les Etats avaient eu le courage de prendre seulement 20 % de ces sommes en leur temps, la faim dans le monde ne serait qu’un mauvais souvenir, le sida et autres maladies auraient été vaincus, l’illettrisme n’existerait pratiquement plus. Nous aurions pu construire des hôpitaux, des écoles, des transports collectifs, des réseaux d’alimentation en eau, d’assainissement, d’énergies, des théâtres…. dans le monde entier.

On aurait aussi empêché les riches de gaspiller leurs fortunes dans des achats polluants qui participent au saccage de notre planète comme le démontre fort justement Hervé Kempf dans son avant-dernier ouvrage.

Qu’attends Sarkozy pour faire passer une loi instituant un revenu maximal acceptable, plutôt que de gesticuler au coup par coup contre certains abus comme il le fait actuellement ?

26/03/2009

Meeting national d'Europe Ecologie à Toulouse le 8 avril

Meeting Europe Ecologie.jpgLe 8 avril, à 20h à la Halle aux Grains (Place Dupuy)

En présence de toutes les têtes de liste, Daniel Conh-Bendit, Eva Joly, Harry Durimel, Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Jean-Paul Besset, Sandrine Bélier, Hélène Flautre et avec :

José Bové, tête de liste Europe Ecologie dans le Sud-Ouest
Catherine Grèze, 2ème sur la liste Sud-Ouest, coordinatrice des Verts mondiaux
Gérad Onesta, eurodéputé sortant du groupe Verts/ALE, vice-président du Parlement européen

et en présence de personnalités politiques européennes :
Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts, porte-parole du Rassemblement
Monica Frassoni, députée européenne italienne, Co-présidente du groupe des Verts/Alliance Libre Européenne
Raül Romeva : Raül Romeva i Rueda est espagnol et député européen Vert, membre du Parti Iniciativa per Catalunya-Verds en Catalogne
Isabelle Durant, Sénatrice belge, membre du parti Ecolo de Belgique et candidate aux élections européennes

La soirée sera animée par Noël Mamère, député-maire de Bègles.
Trouvez ci-dessous le tract de cet événement :
Meeting Europe Ecologie.pdf

Europe Écologie est un rassemblement de citoyen-nes né d'une ambition : celle de fédérer le « peuple écologiste » en vue des élections européennes du 7 juin 2009, sur la base d'un Appel et du Manifeste.
Europe Écologie présente, dans chaque circonscription européenne, des listes représentatives de la diversité des écologistes : personnalités (Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly), militant-es issus du monde syndical et associatif (José Bové, Jean-Paul Besset, Sandrine Bélier, Yannick Jadot), ou de mouvements politiques (Hélène Flautre, Michèle Rivasi). Les élu-es siègeront au sein du groupe Verts/ALE au Parlement européen. Pour plus d'informations sur la campagne Sud-Ouest, nous vous invitons à parcourir les pages région : http://www.europeecologie.fr/euroregions/sud-ouest

Infos Pratiques :
Accès : Métro Ligne B - Station François Verdier

Mise en place de liaisons en autocar, depuis les départements de Midi-Pyrénées, ainsi qu'au départ de Montpellier et de Bordeaux.
Votre point de départ ne se situe pas sur ces itinéraires? Pensez au covoiturage !
Pour rallier directement Toulouse, ou pour vous rendre sur un des points de ramassage : www.coivoituron.org

- CAR N° 01 = FOIX (17h30)- PAMIERS (18h00) - SAVERDUN (18h30) - AUTERIVE (19h00) - TOULOUSE (19h30)
plus d'infos contacter : Jean-Luc Béroud - jeanlucberoud@yahoo.fr

- CAR N° 02 = TARBES (17h00) - LANNEMEZAN (17h30) - ST GAUDENS (18h00) - ST MARTORY (sortie péage autoroute - 18h30) - TOULOUSE (19h30)
plus d'infos contacter : Nathalie Nowak - nowak_nathalie@yahoo.fr

- CAR N° 03 = AUCH (17h15) - GIMONT (18h45)- L'ISLE JOURDAIN (19h00) - TOULOUSE (19h30)
plus d'infos contacter : Alexis Boudaud - alexis.boudaud@voila.fr

- CAR N° 04 = FIGEAC (16h30) - CAHORS (17h30) - CAUSSADE (18h00) - MONTAUBAN (18h30) - TOULOUSE (19h30)
plus d'infos contacter : Brigitte Brozio - broziobm@wanadoo.fr

- CAR N° 05 = MILLAU (16h00) - RODEZ (17h15) - BARAQUEVILLE (17h45, Place de la Mairie) - ALBI (18h30) - TOULOUSE (19h30)
plus d'infos contacter : Bruno Bérardi - berardi.bruno@free.fr

NB : lorsque les lieux de passage et de ramassage ne sont pas précisés, c'est qu'il s'agit du parking de la gare SNCF.

Départ de Montpellier à l'Odysseum à 16h30 et passage à Carcassonne (au péage autoroute sortie Trèbes) à 18h15 : contacter Jean-François Cornil - languedoc@europeecologie.fr
Départ de Bordeaux (lieu de rendez-vous et horaire à préciser) et passage possible à Agen (à confirmer) : contacter Frédéric Sturlési - aquitaine@europeecologie.fr

Covoiturage : cliquez ici

22/03/2009

Véloroutes et voies vertes : l’Ariège plus fort que l’Aveyron

inaugurationvvv09-train.jpgL’Ariège n’est pas un territoire des plus plats, les dénivelés y sont nombreux. Et pourtant, ce département qui n’est pas un des plus riches de Midi-Pyrénées, à une volonté d’implanter des véloroutes et des voies vertes afin de développer le cyclisme de loisir et de randonnée, vecteur d’un tourisme durable.

L’inauguration hier d’un nouveau tronçon entre Labouiche et La Bastide-de-Sérou a été l’occasion pour Julien Savary, de la délégation régionale de l’AF3V Midi-Pyrénées et Languedoc de s’enthousiasmer devant la réalisation.
« Ce fut une belle matinée sur la Voie Verte, avec un petit train pour les habitants, de nombreux contacts avec les techniciens du Conseil Général, et des discours passionnants où ces techniciens et l’architecte ont expliqué au public ce qu’est une voie verte, et les choix techniques faits pour réaliser une piste bien intégrée au paysage...
Et ils ont réussi, la voie verte est “belle”, et ressemble à un chemin rural, avec peu de barrières, peu de panneaux, des ouvrages d’art réhabilités à l’ancienne, ... tout en étant techniquement excellente (bien roulante).
Techniciens et élus nous ont aussi publiquement annoncé que fin 2009 aura lieu l’ouverture d’un second tronçon de la Voie Verte entre Saint-Girons et Rimont (13km), et qu’en 2010 le dernier tronçon sera ouvert entre La Bastide-de-Sérou et Rimont (13km).
Fin 2010 la Voie Verte offrira donc 42km en continu entre Labouiche et Saint-Girons.
ecolecyclo-vv09.jpgQuel plaisir pour nous qui avons fait ces demandes de voies vertes il y a presque dix ans, de voir que tout ce que nous demandions va être réalisé ! Et même plus!
Alors que plusieurs départements du sud ne font encore rien pour les véloroutes et voies vertes (Gers, Aude, Lozère, Aveyron,...), l’Ariège, petit département à faibles moyens, se lance dans une politique volontariste »


C’est vrai, une telle réalisation me laisse rêveur.
Que de temps et que d’argent perdus en Aveyron ! Pour un département qui se vante d’avoir une politique touristique dynamique, pas un seul kilomètre de véloroute et de voie verte. Pas même d’aménagements cyclables lors de construction ou de réhabilitation de voies départementales en agglomération comme le demande pourtant la loi LAURE. Ne parlons même pas des routes départementales hors agglomération.
L’Ariège a profité de l’installation du réseau de fibre optique pour le THD (Très Haut Débit) pour aménager les voies vertes. L’Aveyron installe le THD sans aménager de voies vertes, même pas de bande cyclable.
Pauvres cyclistes aveyronnais.

Alors que de nouveaux crédits semblent arriver pour l’aménagement de la navigabilité du Lot, pas un mot et pas un centime pour la véloroute de la Vallée du Lot qui coûterait quatre fois moins cher pour aménager 210 kilomètres en Aveyron que les 17 kilomètres de navigabilité loin de tout réseau navigable entre Bouillac et Port-d’Agrès.
Quel gaspillage d’argent public, surtout en ces périodes de crises !

Voir la fiche de la voie verte Labouiche – La Bastide-de-Sérou sur le site de l’AF3V en cliquant ici

Photos 1 et 2 : Julien Savary

21/03/2009

13 000 à Rodez

rodez manif 2 - 20090319.jpgNous étions donc 13 000 jeudi à arpenter les rues de Rodez de Bourran à la place d’Armes. Plus qu’à la manifestation du 29 janvier dernier à laquelle j’étais absent puisque j’étais à Grenoble.
Beaucoup de jeunes et de plus en plus de retraités, beaucoup de banderoles, celles des syndicats bien sûr mais de plus en plus de banderoles individuelles avec des slogans originaux, preuve que de plus en plus de personnes ne se reconnaissent pas tout à fait dans les demandes officielles des syndicats et des partis politiques classiques : « La résignation est un suicide quotidien », « Pensons le changement et non changeons le pansement »…

Pour ceux-là et pour nous tous, il ne serait pas raisonnable de programmer une manifestation seulement le 1er mai. Il est indispensable que ce mouvement soit amplifié et que des manifestations soient programmées dans les prochains jours.
Lorsque l’on voit l’arrogance de notre président et de son gouvernement, faisant semblant de reculer en ajournant certaines mesures afin de diviser, mais qui maintient droit dans ses bottes le « bouclier fiscal » qui ne profite qu’à une petite minorité, lorsque l’on voit l’arrogance de ces grands patrons qui continuent à se verser des dividendes avec l’argent public, il est indispensable de poursuivre la lutte en l’intensifiant.

Au delà des problèmes de ralentissement de l’activité que pose cette crise, il y a une catégorie de personnes dont on ne parle jamais et qui sont touchés de plein fouet : les quatre millions de personnes privées actuellement d’emplois en France, qui voient tous les mois des dizaines de milliers de chômeurs les rejoindre et reculer ainsi leurs chances d’en retrouver. Pour eux, pas un mot des médias et encore moins du gouvernement qui préfère comme à son habitude les stigmatiser en les traitant de fainéants.

ensemble-toutdevientamoi.jpgNon, on ne sortira pas de cette crise en appliquant les mêmes recettes qui nous y ont conduit : croissance du PIB, subventions aux plus riches, heures supplémentaires, endettement …
C’est notre société et nos modes de vie qu’il faut changer en profondeur et cette crise nous en offre l’opportunité. Il y a assez de travail et d’argent pour que nous ayons chacun un emploi, un revenu et une retraite décents. Mais, nous devons aussi être responsable dans nos modes de vie, nous comporter en citoyen plutôt qu’en consommateur. Il faut réinventer une société solidaire et écologique.
La reconversion de pans entiers de notre économie doit débuter : l’automobile, l’aviation, l'agriculture, la chimie.. tous ces secteurs très présent en Midi-Pyrénées. Est-il encore raisonnable de vouloir fabriquer des grosses voitures ou des carters de V6, de plus en plus d’avions, des autoroutes ou voies rapides, toutes ces activités dont on sait qu’elles participent fortement au réchauffement climatique ?
Est-il raisonnable de poursuivre cette production agricole qui détruit nos sols et fournit des produits dont on a de plus en plus de doutes sur les qualités sanitaires et nutritives ?

antimanueldecologie.jpgNe devrions-nous pas plutôt nous tourner vers des activités d’avenir comme la rénovation de l’habitat et la construction écologique, les énergies renouvelables, les transports propres, l’agriculture paysanne et biologique, les services à la personne, la protection des écosystèmes et de l’environnement, le recyclage…
Ne devrions-nous pas plutôt repenser nos modes de travail : travailler moins, travailler mieux et travailler tous.
Les solutions sont là, à moins de vouloir continuer à faire comme l’autruche de la couverture du dernier livre captivant d’Yves Cochet : Antimanuel d’écologie.

Ecoutez l'interview audio d'Yves Cochet par Laure Noualhat de Libération en cliquant ici

Photo 1 : jlc
Photo 2 : Les Verts
Photo 3 : Editions Bréal

15/03/2009

Et si le Bassin était maintenant en avance

agenda21locaux-meeddat-20090312.jpgEn matière de protection de l'environnement, nous avions beaucoup à nous faire pardonner. Après 170 ans de développement non durable, la prise de conscience a eu lieu avec la préparation du CIADT de mai 2000 qui a vu la participation active des forces vives de la cité et de la population.
Cette dynamique s’est poursuivie et a abouti en 2007 à l’élaboration de l’Agenda 21 de la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin qui a été l’un des premiers Agenda 21 en France labellisé « Agenda 21 local de France » par le Ministère de l’Ecologie dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable. Avec 31 autres collectivités, nous faisions partie de la première session des collectivités récompensées. Depuis, 70 collectivités nous ont rejoint lors des sessions de 2008 et de 2009.
C’est pour marquer cette reconnaissance que nous étions invité jeudi dernier au Ministère.
Jean-Louis Borloo retenu à Berlin pour un conseil européen, c’est Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie et Michèle Pappalardo, Déléguée interministérielle au développement durable qui étaient chargées de récompenser ces collectivités en présence des représentants des associations concernées et d’élus.

C’est bien sûr une satisfaction de voir ainsi notre travail reconnu nationalement alors que, dans le Bassin, certains se complaisent en permanence à le dénigrer, noircissant le tableau à outrance.
Mais il reste beaucoup à faire, et le fait de voir notre territoire reconnu dans les plus hautes instances françaises et européennes pour ses efforts en matière de protection de l’environnement, de développement économique maîtrisé, de bonne gouvernance et de création de lien social et culturel peut nous ouvrir certaines portes.

Téléchargez ci-dessous, l'article de Midi Libre du 18 mars 2009 :
DECAZEVILLE - Environnement - l'action du Bassin reconnue.pdf

planetegagnante-tub.jpgReconnaissance encore dans la dernière lettre de janvier du « Club Planète Gagnante ». Une page entière est consacrée aux actions en matière de développement durable réalisée par la Communauté de Communes Decazeville-Aubin, notamment la mise en place du TUB.
Le Club Planète Gagnante de l’ADEME est une plate-forme d’excellence, d’innovation et d’échanges en matière de réduction des impacts environnementaux. Son rôle est de relayer les messages des campagnes de communication et de sensibilisation de l’ADEME, mais également d’encourager la mise en œuvre dans les organisations membres de plans d’action visant à réduire leur impact environnemental.

semainedd-cover.jpgDans cette même thématique, la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin organise de nombreuses animation dans le cadre de la semaine du développement durable qui se déroulera cette année du 1 au 7 avril.
Aubin sensibilisera sur les économies d’eau et d’énergies à travers la réhabilitation de leur gymnase, Cransac sur l’énergie avec la nouvelle chaufferie biomasse aux noyaux de fruits et son réseau de chaleur qui alimente entre autre des bâtiments tertiaires et un futur lotissement HQE et Firmi sur la protection des milieux aquatiques.
Quand à Decazeville nous avons choisi de sensibiliser sur la biodiversité avec la découverte de la faune et de la flore sauvage en milieu urbain à travers une conférence débat et une promenade pédagogique avec Boris Presseq, botaniste au Muséum d’Histoires Naturelles de Toulouse.
Points forts de cette semaine, la conférence sur l’innovation territoriale à Cransac et la conférence-débat animée par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques dont le thème sera l’intitulé du dernier numéro de la revue : « Et si on changeait tout.
Nous allons nous régaler. J’y reviendrai bien sûr dans d’autres notes
Programme détaillé à télécharger ci-dessous (680 ko).
semainedd-ccdecazevilleaubin-prog.pdf

Malgré cela, je passe encore malheureusement aux yeux de certains de mes collègues pour un martien lorsque je dénote la schizophrénie qui nous anime quand nous votons des subventions.
Alors que nous sommes donc engagés dans un Agenda 21 et que cet agenda comporte notamment un Plan Climat local destiné à réduire nos consommations énergétiques et nos productions de gaz à effet de serre, nous devions voter jeudi soir en conseil communautaire une subvention pour un rallye automobile.
Il m’est bien sûr impossible de voter une aide pour une activité qui constitue une incitation, ou tout au moins une banalisation, à la consommation de carburants et à l’accroissement de gaz à effet de serre. Sans parler du mauvais exemple en matière de violence routière.
Une fois de plus, bien que certains m'ont dit par la suite que j’avais raison, je me suis retrouvé tout seul à voter contre cette subvention.
Alors que des experts scientifiques du climat réunis à Copenhague la semaine dernière annoncent qu’il est probable que c’est le scénario le plus noir (+ 6,4 °C à la fin du siècle) qui se profile, nous en sommes encore à donner des subventions à des activités polluantes. Désolant.

Photo 1 : jlc
Photos 2 et 3 : CCDA

06/03/2009

Taxe professionnelle et partage par tiers des bénéfices des entreprises

090303tableovale-villef.jpgJ'étais mardi dernier, avec cinq autres représentants de partis politiques, invité à l'émission de Claude de Vesins sur CFM Radio « Table ovale sans élipse »

Premier thème abordé : la suppression de la taxe professionnelle payée par les entreprises et qui constitue une des principale recette des collectivités. Cette suppression a été annoncée par Nicolas Sarkozy à la va-vite et sans aucune garantie de compensation pour les collectivités, si ce n'est une taxe carbone.
Est-ce une bonne idée ?

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Deuxième thème : le partage par tiers des bénéfices des entreprises : un tiers pour les salariés, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour les investissements. Encore un effet d'annonce proposé sans aucune concertation par Nicolas Sarkozy.
Mais est-ce vraiment ce que demandent les salariés ?
En tout cas, cela va être difficile tant le patronat veut garder le droit de faire ce qu'il veut des bénéfices.

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05/03/2009

Rencontre des comités locaux aveyronnais d'Europe Ecologie

brochette.jpgLes comités locaux aveyronnais d'Europe Ecologie, qui soutiennent les listes écologistes pour les Européennes du 7 juin 2009, invitent les Aveyronnais signataires de l'appel au rassemblement ainsi que tous les sympathisants de la cause écologiste à un rendez-vous d'information le mardi 10 mars 2009, à partir de 20 h 30, salle Montaigne à Rodez (sous le parking Foch), en présence de José Bové, tête de liste pour l'eurorégion Grand Sud-ouest, et quelques autres responsables de la campagne au niveau de l'Eurorégion.
Au "menu" de cette rencontre :
-faire connaissance
-animation de la campagne
-calendrier administratif
-élaboration des thèmes de campagne
-meeting Europe Ecologie en mai à Rodez
-autres événements possibles
-débat ouvert

Nous vous attendons nombreux,
bien cordialement,