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20/01/2008

Examen thermographique de bâtiments du patrimoine communal de la ville de Decazeville

be69b7a69a0c0906c0ebaa01612af119.jpgDe 2004 à 2006, des actions efficaces ont permis de réaliser des baisses de consommations énergétiques sur le patrimoine et les activités de la commune de Decazeville de l’ordre de 455 000 kWh (-8,8 %), qui ont favorisé la baisse de 110 tonnes (-11,80 %) des rejets de CO2 dans l’atmosphère et des économies de l’ordre de 45 000 euros (12,6 %).
Toutes ces actions répondent au Plan Climat Local mis en place par la communauté de communes dans le cadre de notre Agenda 21.
La Mairie, désirant poursuivre sur cette voie, a décidé de travailler sur les économies d’énergies a réaliser sur certains bâtiment communaux.
33b702d85730d9751297ca58de198e1e.jpgPour cela, elle a réalisé avec l’aide de l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, qui possède une antenne à Decazeville, un examen thermographique de ces bâtiments.
De cet examen, dépendront les travaux à réaliser, notament en matière d’isolation.

14/12/2007

Dernières sorties studieuses avant les campagnes électorales

f3bea6c8710fb1f6311f96e6eea1fec4.pngJe n’ai pas eu beaucoup de temps ces derniers temps pour écrire quelques notes sur ce blog. Outre le travail habituel à la mairie, je suis allé piocher quelques idées dans divers endroits.
A Paris tout d’abord, ou je me suis rendu au Salon « Pollutec » et le lendemain au Salon « Bâtir écologique ».
La semaine passée je me suis rendu au Salon « Energaia » à Montpellier, salon dédié aux énergies renouvelables et à l’éco-constrution, ou j’ai pu constater que le Salon "Eco-Energies Midi-Pyrénées" de Decazeville organisé par la communauté de communes Decazeville-Aubin était en avance, toutes proportions gardées.
Enfin, grâce à l’initiative de Gérard Onesta, Vice-Président du Parlement Européen et de son équipe, j’étais du voyage en début de semaine à Fribourg et à Strasbourg avec d’autres adhérents Verts du Grand Sud-Ouest.
La visite de Fribourg en Allemagne et de son fameux quartier Vauban constitue un véritable exemple de ce que peut être une cité écologique.
67d91247d25d7e904c00eae5a410148c.pngLe lendemain, nous étions à Strasbourg au Parlement Européen, guidés par Gérard Onesta, ou nous avons pu assister à la proclamation et à la signature de la Charte des droits fondamentaux et à un discours d’Abdullah II, roi de Jordanie.

Voici un petit film de la visite de Fribourg

FRIBOURG - VERTS - 11:12:07
Vidéo envoyée par calmettes

Visite pluvieuse de Fribourg et du fameux quartier Vauban, par une délégation des Verts du grand Sud-Ouest, à l'initiative de Gérard Onesta, vice-président du Parlement Européen

02/12/2007

L’imposture est à la mode

8689b03b6c9ff5914dcbcd20f4ec2927.jpgOn frôle le surréalisme en lisant dans la presse que Jean Puech, président du conseil général de l’Aveyron, vient d’obtenir une Marianne d’or d’honneur dans le cadre de la promotion spéciale « Grenelle de l’environnement » du concours national de la Marianne d’or.
Cette récompense est due pour sa « politique pédagogue » en matière d’environnement avec le parc Micropolis.

Sa « politique pédagogue », on la connaît.
Depuis trente ans, Puech a été le grand défenseur d’une agriculture productiviste et polluante en Aveyron, allant du soutien aux cultures OGM à la suppression de zones vulnérables aux nitrates
Puech, c’est également du béton, du goudron, de la pollution : il veut faire payer aux contribuables aveyronnais le doublement en 2 X 2 voies d’une route nationale (RN 88) et il veut créer une augmentation de la circulation entre Figeac et Rodez avec l’aménagement d’un deuxième itinéraire par Rignac. Il organise en fait des couloirs à camions, pendant que ses amis politiques du gouvernement s’appliquent à finir de saccager le transport par rail des passagers et du fret.
Voilà la vrai « politique pédagogue » environnementale du président du conseil général.

S’il fallait une preuve de plus de l’orgueil, de la vanité, de l’inconscience, du mépris de l’environnement et des générations futures de Jean Puech et de la plupart de nos responsables politiques aveyronnais de droite (et parfois de gauche), c’est celle de la couverture du numéro 119 de Grand A, organe de communication du conseil général, montrant la rencontre de l’Airbus A 380 et du viaduc de Millau, rencontre organisée par un autre pollueur notoire, Jacques Godfrain.
Deux symboles du désastreux gaspillage énergétique, responsable important du réchauffement climatique, nous sont montrés comme exemple de réussite et d’avenir.

On le voit, la « politique pédagogue » du président du conseil général en matière d’environnement est surtout une « politique démagogue ».

Rajoutons enfin que Micropolis fait partie de ces « danseuses » voulues par Jean Puech et ses amis, qui coûtent et vont coûter très cher aux contribuables aveyronnais, au même titre que la Maison de l’Aveyron à Paris, la remise en navigabilité du Lot, le musée de la Châtaigne à Rignac, Noria…


9fc4e270070d3fe2a6017628413c123c.jpgDécidemment, la semaine était aux impostures
J’ai failli m’étrangler en lisant les propos du maire de Saint-Christophe concernant les travaux d’enfouissement de la ligne électrique HT entre Goutrens et Saint-Christophe.
D’après la presse, il a déclaré : « je suis emballé des résultats, puisque ces travaux nous permettent d’enfouir nos réseaux de téléphone, d’éclairage public et nos secteurs basse tension, améliorant ainsi notre environnement ».
Il ne manque pas d’air, lui qui soutenait mordicus le projet initial avec une ligne aérienne en grande partie sur les communes voisines, mais voulait le transformateur chez lui pour pouvoir percevoir les redevances d’EDF.
C’est grâce à un collectif regroupant des habitants des villages concernés, des associations dont VIE (Vallon Initiative Environnement) et des Verts, et après de longues années de lutte et de nombreuses actions, qu’il a enfin été décidé qu’une grande partie de cette future ligne HT serait enfouie.
C’est un dossier que je connais fort bien pour l’avoir suivi pour les Verts.
Pas une seule fois je n’ai vu le maire de Saint-Christophe soutenir ce collectif.

Prenons garde à ce que les futures campagnes électorales qui arrivent ne soient pas à l’image de ces impostures.

19/10/2007

Grand contournement de Toulouse

2a966ac054089472aadaa027fb3af2c4.jpgDe plus en plus d’Aveyronnais doivent faire des déplacements fréquents dans la capitale régionale pour des motifs professionnels ou de loisirs. L’Aveyron est donc également concerné par le projet du grand contournement autoroutier de Toulouse.
Pour autant, le transport routier des personnes et des marchandises par la route doit-il être encouragé ? Bien sûr que non !
Le Débat public en cours doit permettre d’y voir plus clair.
Mais ce n’est pas avec des débats tronqués comme celui qui a eu lieu le 16 octobre à Puylaurens dans le Tarn qu’une réflexion sereine peut émerger. Tout le lobby routier était là : les entreprises avec en premier lieu le laboratoire Fabre, les élus favorables à l’autoroute Castres-Toulouse, et 500 personnes amenés par cars entiers par les promoteurs de tout autoroute. Un spectacle désolant, surtout en plein débat du Grenelle de l’Environnement selon Stéphane Coppey, secrétaire régional des Verts Midi-Pyrénées.

La similitude du projet de grand contournement autoroutier de Toulouse avec celui du contournement de Rodez est manifeste.
A l’heure où nous savons pertinemment que le transport routier est responsable de plus du quart des émissions de gaz à effet de serre et qu’il est également responsable de près de 5 000 morts dans notre pays, doit-on continuer à le favoriser ?
Nous savons que la circulation de transit sur les rocades actuelles est minime (environ 10 %).
Le reste de la circulation (90 %), représente des déplacement locaux que l’on pourrait réaliser avec d’autres modes de transport.
Si des aménagements pour la sécurité et la tranquillité des riverains de voies routières doivent être réalisés, doit-on pour autant dépenser des sommes folles à des grands contournements ou super rocades, ou bien favoriser le rail, les transports en commun et les circulations douces ?
Pour nous le choix est clair.

Lisez la position et les propositions des Verts sur le grand contournement de Toulouse
Lire également la demande d’expertise complémentaire sollicitée par les Verts dans le cadre de ce Débat public

01/10/2007

Les transports et l’habitat en Midi-Pyrénées font peser de lourdes menaces sur l’environnement

32dd732d2b96189d5c36cc115844ad88.jpgLa lecture des 46 indicateurs régionaux de développement durable, résultat d’un partenariat entre l’Insee et la Région Midi-Pyrénées qui s’est engagée dans une démarche Agenda 21, démontre les faiblesses et les risques auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs indicateurs font ressortir l’impact d’un habitat étalé et de l’usage de la voiture individuelle dans la région. L’étalement urbain, qui se traduit par une croissance démographique plus élevée dans l’espace périurbain peu dense, fait croître le recours à la voiture individuelle et l’artificialisation de cet espace par la construction d’espaces bâtis, de routes, de parkings, de zones commerciales... . La surface bâtie par habitant augmente plus vite en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en France, l’habitat individuel, peu dense, y étant très développé. La dispersion de l’habitat, comme les déplacements domicile-travail accroissent aussi les consommations d’énergies : l’importance de l’habitat individuel, le faible recours au chauffage urbain et l’ancienneté du parc augmentent les besoins énergétiques de chauffage.
L’accroissement des consommations d’énergie se traduit en émissions supplémentaires de gaz à effet de serre. Au total, tous ces phénomènes se traduisent dans l’empreinte écologique d’un habitant de la région.

Quelles solutions proposer face à ces menaces ?
La première est d’encourager les populations à venir habiter dans les centre-villes et les centre-bourgs en facilitant la rénovation de l’habitat existant et la construction d’un habitat de petit collectif de qualité.
L’étalement urbain et le mitage de l’habitat en zones rurales participent à l’artificialisation des sols, mais ont également un coût conséquent pour les collectivités (réseaux, voirie…).
Cet habitat doit bien sûr être de qualité, peu consommateur d’énergies (voire producteur), confortable et sain. De plus, cette densification de l’habitat permettrait d’envisager des modes de chauffage collectif (réseaux de chaleur).

Concernant le transport des personnes, l’offre de transports en commun (bus, trains) doit être multipliée, tant en zone rurale qu’urbaine. Il en est de même pour les circulations douces : l’usage du vélo et de la marche à pied doivent être encouragés par des infrastructures assurant une complète sécurité et la complémentarité avec les autres modes de déplacements.

Concernant le transport des marchandises, un indicateur nous apprends que la part du fret ferroviaire décroît en Midi-Pyrénées au profit du transport routier ; elle était à peine de 15 % en 2004.
La construction de nouvelles infrastructures routières comme le doublement de la RN 88, véritable aspirateur à camions, ou la construction d’une RN 140 bis passant par Rignac, sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire : doublement de la voie ferrée de Toulouse à Séverac et amélioration des plateformes de fret ferroviaire de l’ouest aveyronnais.
Le contraire de ce que font actuellement le président du Conseil Général de l’Aveyron et ses amis du gouvernement.

Télécharger ces indicateurs

18/09/2007

Semaine de la mobilité et transports urbains à Decazeville-Aubin

3d2ee35c93dc763a6382604215449b4b.jpgC’est dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité du 16 au 22 septembre que la Communauté de communes Decazeville-Aubin va présenter le futur projet de transport urbain à la population.
Ce projet est une des composantes du Plan Global de Déplacements, qui entend développer également les circulations douces (piétons et cyclistes).
Les objectifs sont de limiter la circulation motorisée, développer les modes alternatifs à la voiture particulière, améliorer l’accessibilité notamment des personnes à mobilité réduite, réduire le nombre d’accidents et diminuer les nuisances (pollution et bruit).
Mettre en place des transports en commun sur notre territoire résulte d’abord d’un besoin : le diagnostic nous a appris que près de 30 % de la population du Bassin n’avait aucun moyen pour se déplacer, souvent des jeunes ou des personnes âgées, mais également de plus en plus de personnes ayant une activité professionnelle.
Mais la mise en place des transports en commun vise également ceux qui se déplacent avec leur véhicule personnel et qui auront là un moyen alternatif moins onéreux et moins polluant.
J’avais personnellement souhaité que l’on mette en place un système plus ambitieux, comme à Figeac par exemple (11 000 habitants, 11 lignes, 5 bus, gratuité pour les voyageurs, 300 000 voyageurs transportés l‘an passé).
Mes collègues ont préféré y aller en douceur, au risque d’échouer.
Nous partirons donc avec une seule ligne, un bus et un objectif de transporter 10 000 personnes la première année pour une présence sur le territoire de 17 000 habitants.
Une consolation, le coût pour le passager sera relativement modique : 20 centimes d’euro quel que soit le trajet. Mais le coût pour la collectivité sera relativement élevé puisque nous n’avons pas voulu mettre en place dans l’immédiat le « versement transport » qu’aurait dû acquitter toutes les entreprises de plus de 9 salariés (ce qu’a mis en place Figeac et la plupart des villes qui offrent un service de transport en commun).
Je souhaite néanmoins que ce projet réussisse et je m’y impliquerai de toutes mes forces.

4749482863ac34c756aa34cda08ef08e.jpgQuelles vont être ces actions que nous allons mettre en place durant cette « semaine de la mobilité » pour communiquer sur notre futur service de transport urbain ?

Tout d’abord, une exposition traitant de ce thème circulera dans toutes les villes de la Communauté de communes. Elle comprendra entre autre, une carte du futur service de transport urbain du Bassin (que vous pouvez télécharger en bas de ce billet - 920 ko), indiquant le circuit et les arrêts prévus. Cette exposition sera présentée à :
- Aubin : mercredi 19/09 à 9 h sur le marché (hall de la salle d’accueil en cas de pluie)
- Decazeville : vendredi 21/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Viviez : vendredi 21/09 de 14 h à 17 h devant la bibliothèque (salle du conseil municipal en cas de pluie)
- Firmi : samedi 22/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Cransac : samedi 22/09 de 14 h à 16 h devant l’Office de Tourisme (à l’intérieur en cas de pluie).
Nous espérons à cette occasion rencontrer la population afin de recueillir leurs observations.

Des panneaux provisoires indiqueront l’emplacement des futurs arrêts sur tout le circuit.

Et enfin, un parcours en temps réel sera réalisé avec un bus afin de présenter le circuit à des différents services du Bassin (communes, centre hospitalier, maison commune emploi formation…), le vendredi 21 septembre au départ de Firmi (place de la République) à 10 h 30.

Une communication plus appropriée à destination des futurs usagers sera mise en place au fur et à mesure de l’avancement de ce projet, dont le lancement est prévu fin février – début mars, si aucun problème administratif ne vient le contrarier.

Futur réseau de transport urbain du Bassin Decazeville-Aubin.pdf

03/09/2007

Foncer vers le mur en se réjouissant

76e002ed0605e33662a86b683a254d3f.jpgRapport après rapport, étude après étude, tous les scientifiques et organismes travaillant sur le climat arrivent à la même conclusion : le réchauffement climatique s’accélère et est dû en grande partie aux activités humaines. La liste des conséquences de ce fait s’alourdit de jour en jour.
Elles sont environnementales : recul de la banquise, fonte des glaciers, montée du niveau des mers et des océans, hausse globales des températures, périodes de sécheresse mais également inondations, biodiversité menacée…
Elles sont également économiques. Le rapport Stern d’octobre 2006 notait qu’un investissement relativement modeste, aujourd'hui et dans les années à venir, permettrait d'éviter ensuite des conséquences catastrophiques et des coûts bien plus élevés. Le rapport chiffrait ces coûts à 5 500 milliards d’euros sur 10 ans.
Conséquences humaines et sociales avec, entre autre, l’impact sur la santé et le déplacement massif de réfugiés climatiques (évalués dans le rapport Stern à 200 millions en 2050).

La part des transports dans la production de gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter. Elle représente en France 26 % de la production totale, et est due à 90 % au transport routier.
Alors que nous devrions tout mettre en œuvre pour diminuer nos rejets dans ce secteur, tout semble fait pour, qu’au contraire, ils augmentent.
La réorganisation du transport du fret avec le plan « haut débit ferroviaire » proposé par la SNCF, va mettre sur les routes des milliers de camions supplémentaires aggravant la situation climatique mais également la sécurité routière.
Je reviendrai dans un prochain billet sur les conséquences locales de ce plan, si par malheur il était appliqué.

Certains doivent déjà se réjouir de ce prochain afflux de camions. C’est le cas de Eiffage, gestionnaire du viaduc de Millau qui se félicite dans un communiqué de la hausse de la circulation de poids lourds sur l’A 75, permettant ainsi une hausse des recettes de 12,2 %.
Eiffage n’est pas seul à se réjouir de cet afflux de circulation. Le président du Conseil général de l’Aveyron ne manque pas non plus une occasion de glorifier le viaduc de Millau et la circulation croissante sur cet axe. Tout comme il pousse de toutes ses forces le doublement routier de la RN 88, appelée honteusement « itinéraire de développement durable », au lieu de demander à ses amis du gouvernement, à RFF et à la SNCF, le doublement de la voie ferrée Toulouse-Séverac.
Pauvres générations futures et pauvre planète, sacrifiées sur l’autel du libéralisme, du profit immédiat d’une minorité, par des hommes politiques complices des groupes financiers et industriels.

29/07/2007

Vers la fin de la « Route des gabarres » ?

8ff10158670d3148a0c34a7a009c9a23.jpgJe vous entretenais dans une récente note des retombées catastrophiques des compétitions sportives motorisées en termes environnementaux, mais également en termes financiers.
Le peu de public qui a suivi la « montée impossible » en début de mois en était un exemple.
Sans les soutiens des collectivités locales, ce genre de manifestation ne peut exister. Comme d’ailleurs d’autres manifestations, sportives, culturelles…
Il est donc important pour les élus d’avoir une vision globale et de connaître les conséquences en termes économiques, environnementaux et sociaux des aides qu’ils décident au sein de leurs collectivités. Que peut apporter à court terme et à long terme à notre territoire une manifestation polluante, bruyante, participant au réchauffement climatique et au gaspillage de nos ressources énergétiques ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Marie Lhomme, président du club motonautique du Grand Sud, qui vient pleurer des subventions auprès des élus, sinon, « ce sera la dernière édition de la « Route des gabarres » », menace-t-il. Chiche !
« A chaque remise de prix, les élus promettent des aides, mais ils ne font rien et c’est trop difficile à financer et organiser », rajoute l’organisateur de cette manifestation à La Dépêche du Midi. Son « souhait était aussi de promouvoir la remise en navigabilité du Lot ».
Voilà la phrase qui risque de lui ouvrir les portes de généreuses subventions de la part du Conseil Général, qui n’hésite pas à faire la promotion de ce genre d’activité polluante (même auprès des enfants). Il aura sûrement l’écoute du conseiller général local qui poursuit droit dans ses bottes, avec l’argent des contribuables aveyronnais et locaux, son projet de construction de quatre ou cinq écluses sur le Lot, pour faire naviguer d’hypothétiques bateaux (au moins un, financé par la communauté de communes de la Vallée du Lot) au milieu de champs de maïs à perte de vue, de parcs à ferrailles, de communes sans stations d’épuration des eaux et de riverains qui tremblent à chaque montée des eaux.

20/07/2007

Réduire durablement nos consommations énergétiques

6a711f6112d086475c587e35816c659f.pngC’est hier soir en conseil municipal que j’ai présenté le rapport du Conseil en Energie Partagé 2006. Ce rapport, qui expose les consommations et les coûts énergétiques du patrimoine et des activités de la commune, a été le fruit du travail de notre « économe de flux » et de Quercy Energies, Agence Locale de l’Energie basée à Cahors et ayant une antenne à Decazeville.
On peut y voir l’utilité d’avoir un agent à plein temps qui suit consciencieusement les consommations d’énergies et d’eau au jour le jour, qui prévient le service concerné à la moindre petite anomalie, qui renseigne les employés municipaux et les utilisateurs de salles communales sur des solutions ponctuelles ou sur des comportements à appliquer.
Si les premiers succès sont là (- 8,8 % de consommations d’énergies sur deux ans, - 11,80 % de rejets de CO2), il ne faut surtout pas s’endormir sur nos lauriers.
Il faut maintenant passer à la deuxième phase, celle des investissements pluriannuels, afin de réduire encore plus et durablement toutes nos consommations (énergies et eau).

Ci-dessous, vous pouvez télécharger la présentation que j’ai exposé hier soir (4 Mo)
cep06.decazeville.pdf

Lire également çi-dessous, les articles de presse concernant ce conseil municipal, ou l'on peut constater que les efforts pour réduire les consommations d'énergie et notre impact sur l'effet de serre n'intéressent visiblement pas l'opposition. Le côté financier restant leur principale préoccupation. Heureusement, avec cette action, les bénéfices financiers rejoingnent les avantages environnementaux.
Ce qui est terrible, c'est qu'après avoir expliqué que nous vivions à crédit (notamment en matière énergétique) sur le dos des pays du Sud et sur le dos de nos petits et arrières petits enfants, on m'ait demandé si c'était rentable.
Je le répète, mon principal objectif reste bien de réduire l'impact des activités et du patrimoine de la commune sur l'environnement et le climat pour l'avenir de notre planète et des générations futures, mais également de servir d'exemple à la population.
Si cela est de plus rentable économiquement à court terme, tant mieux, mais ce n'est pas la priorité. Cela le sera de toute façon à long terme.

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CONSEIL MUNICIPAL. DERNIÈRE SÉANCE AVANT LA TRÊVE ESTIVALE, HIER SOIR.
Petit débat énergétique avant les vacances

Il aura fallu une petite heure et demie, hier soir, aux élus pour boucler le dernier conseil municipal d'avant les vacances. Une séance publique qui aura, pour l'essentiel, permis d'évacuer le tout-venant. Seuls quatorze points étaient, en effet, inscrits à l'ordre du jour et tous, sauf un qui aura vu un conseiller s'abstenir, ont été acceptés à l'unanimité.
Cela ne veut pourtant pas dire qu'en cette veille de vacances municipales, il n'y a pas eu de discussions. Notamment lorsque Jean-Louis Calmettes, l'adjoint spécialisé dans les questions environnementales, a présenté le rapport 2006 du Conseil en énergie partagée. De la fastidieuse succession de chiffres relatifs aux économies réalisées entre 2004 et 2006 dans le domaine de la consommation et du coût des énergies (eau, électricité, gaz, etc.) du patrimoine communal, il est ressorti que les conseils prodigués par Quercy Énergie ont eu un impact conséquent sur tous les plans. Ainsi, en matière d'électricité, Jean-Louis Calmettes a indiqué, graphiques à l'appui, que « la consommation a baissé de 8,8 % entre 2004 et 2006, ce qui représente un gain de 25 000 €». Ajoutés aux 20 000 € économisés sur un autre poste, cela constitue une somme totale de 45 000 €. « Les économies d'énergie sont donc bonnes pour l'environnement mais aussi pour le portefeuille », s'est-il félicité.

Sa joie n'aura, cependant, été que de courte durée. Le chef de file de l'opposition municipale, Christian Tieulié, a salué ces bons résultats. « Mais il a fallu investir en moyens humains et matériels pour y parvenir, sans compter le coûte de l'intervention de Quercy Énergie. Alors quel est le bilan exact de l'opération ? », a-t-il interrogé avant de poursuivre, un brin provocateur : « En clair, combien perd-on ? ». Il aura fallu les interventions du maire Pierre Gadéa et de son premier adjoint en charge des finances Georges Couderc pour laisser penser que la municipalité a, effectivement, gagné de l'argent dans ce domaine. « Mais nous ferons le calcul que vous demandez l'an prochain », a promis le premier magistrat.

Le reste de la séance n'aura ensuite été qu'une simple formalité rapidement expédiée.

27/06/2007

L’énergie, une thématique importante pour l’avenir de nos territoires

cb068ac6496be25e3382fb1dc71ee0d6.pngJ’étais hier soir à Villefranche d’Albigeois, à l’invitation du Pays de l’Albigeois et des Bastides. Cette structure organisait 4 réunions de sensibilisation à destination des élus du Pays, sur les enjeux énergétiques auxquels sont confrontés nos territoires.
Après trois réunions traitant du bois énergie, du solaire et de l’éolien, des aménagements et du développement durable, la dernière réunion était centrée sur les économies d’énergies.
Gérard Poujade, maire du Séquestre, qui a lancé l’un des premiers Agendas 21 de Midi-Pyrénées, nous a entretenu de l’acceptation et de la participation indispensable de la population à l’élaboration de diverses mesures.
Julien Bance, du Syndicat départemental d’électrification du Tarn (SDET) a présenté le cadre international et national dans lequel s’inscrivent des mesures proposées par ce syndicat, notamment des diagnostics énergétiques à destination des communes.
Mes collègues de la communauté de Communes Decazeville-Aubin ont présenté l’Agenda 21 Local de notre territoire, notamment les mesures touchant aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables.

Pour ma part, j’ai présenté la politique de la mairie de Decazeville pour diminuer les consommations énergétiques, notamment le Conseil en Energies Partagé.
Cette opération, mise en place avec l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, consiste à un examen complet des consommations et des coûts énergétiques des activités et du patrimoine de la commune.
Ce diagnostic est suivi de préconisations.
En deux ans (2005 et 2006), nous avons réussi à baisser nos consommations énergétiques de 455 000 kWh (-8,8 %) et nos rejets de CO2 de 110 tonnes (-11,80 %). Tout cela en agissant principalement sur la sobriété énergétique, c’est à dire sur la surveillance des points de comptage et la consommation de carburants, ainsi que sur la sensibilisation à cette problématique des employés communaux et usagers des locaux municipaux.
Je dois présenter le rapport du Conseil en Energies Partagé 2006 à la commission Environnement de la commune la semaine prochaine et au conseil municipal à la rentrée.
Je serais alors en mesure d’en dire un peu plus dans une prochaine note.

b21c48f81bd7e7f96d855391a1bff3f8.pngMais le potentiel d’économies d’énergies est énorme si nous agissons sur les deux autres volets du scénario « Négawatt » que sont l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.
L’efficacité énergétique doit trouver prioritairement ses solutions dans un programme pluriannuel d’isolation des bâtiments communaux et par la rénovation complète de notre éclairage public.
Pour les bâtiments, nous allons réaliser dès le mois d’octobre, grâce à la caméra thermique de Quercy-Energies, un examen thermographique de tout notre patrimoine bâti, afin de voir réellement les mesures à envisager concernant leur isolation.

Le recours aux énergies renouvelables doit être envisagé chaque fois que cela est possible (solaire photovoltaïque et thermique, bois, HVP…).

Le bois énergie pourra se développer lorsque la sécurité d’approvisionnement en combustible en quantité et en qualité sera assurée.
Pour répondre à cette demande, la structuration d’une filière « bois énergie » entre territoires Nord-Midi-Pyrénéens (Pays Bourrian, Causses du Quercy, Midi Quercy, Quercy-Rouergue, Albigeois et Bastides) est d’ailleurs en cours de réalisation.
Notre présence hier soir à Villefranche-d’Albigeois avait encore plus sa légitimité.

16/06/2007

Journée Européenne de l’énergie éolienne : en Aveyron aussi

Les professionnels de l’énergie éolienne organisaient hier leur « Wind Day ». Le site de Viarouge (commune de Ségur) était le lieu de rencontre pour informer les particuliers, associations, agriculteurs et élus aveyronnais.
Beaucoup de monde de tout l’Aveyron et des départements limitrophes était venu pour voir l’impact que pouvaient avoir les éoliennes sur le paysage, le bruit… et autres nuisances dont se plaignent les anti-éoliens.
Bien sûr, nous y étions venu en force, Marie-Claude Carlin et Yves Frémion candidats des Verts aux législatives dans l’Aveyron, ainsi que de nombreux militants.
A écouter les questions et les réflexions du public, le parc de Viarouge et l’énergie éolienne en général semblent faire l’unanimité. Tout le monde reconnait le peu d'impact négatif de ces éoliennes et au contraire, pensent que ces parcs éoliens sont à développer en respectant bien sûr les paysages et les riverains.
Voyez çi-dessous une vidéo de cette manifestation et les impressions d’Yves Frémion.

09/06/2007

« Qui fait la danse des pluies torrentielles ? »

Le groupe nordiste « Marcel et son Orchestre » dans sa magnifique chanson « On ne fait pas de planète sans casser du CO2 » donne une partie de la réponse. Oui, ces épisodes météorologiques qui se déroulent actuellement sur des lieux très localisés en France, mais également partout dans le monde, sont sûrement dus au dérèglement climatique de notre planète.


Mais les dégâts occasionnés par ces pluies torrentielles seraient moins importants si les hommes, par leur orgueil, leur vanité à vouloir tout domestiquer, n’avaient essayé de canaliser, de buser, de recouvrir des ruisseaux qui avaient, il y a encore quelques dizaines d’années, la place de s’étaler en cas de fortes pluies. Le lit majeur des cours d’eau comporte de plus maintenant de nombreuses constructions autorisées au fil du temps.
Mais l’homme est encore responsable par la capacité qu’il a eu d’artificialiser les sols, tant en zones rurales, qu’urbaines.
La nature du sol et sa couverture sont des facteurs d’accélération du ruissellement et de la concentration rapide de flux d’eau importants conditionnant ainsi la formation de coulées de boues et de crues.
Nous voyons que, depuis quelques dizaines d’années, le paysage rural et les modes culturales ont changés. Les causes sont nombreuses : remembrements, drainages de bas-fonds humides, agriculture intensive, érosion des sols, disparition des haies et talus, parcelles dans le sens de la pente, sols nus en hiver, compactage des sols...
Il en est de même dans les villes et villages longeant nos rivières. L’artificialisation des sols y est galopante : extension de l’urbanisation, multiplication de surfaces imperméables (chaussées, parkings, zones d’activités…).
La multiplication de construction d’infrastructures routières (sans déconstruire les anciennes) est également une cause importante de cette artificialisation des sols.

J’avais eu l’occasion de développer ces thèmes dans différentes notes sur les inondations de 2003 dans la vallée du Lot. Un article récent de La Dépêche du Midi sur les récentes inondations en Aveyron donne la parole à Jean Couderc, président de la Fédération départementale de pêche et à Pierre-Marie Blanquet, ancien président de la commission environnement au Conseil Général de l’Aveyron.
Leurs analyses rejoignent les miennes.


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ENVIRONNEMENT. LES PRATIQUES AGRICOLES ET L'URBANISATION DOPENT LES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES.
L'homme, goutte d'eau qui fait déborder le vase

medium_cassagnes-ladépeche.pngEn quelques petites années l'on vient de vivre des phénomènes climatiques d'une grande amplitude, en particulier la sévère canicule de 2003 suivie des inondations catastrophiques à la fin de la même année, l'incroyable épisode neigeux de janvier 2006, le tout entrelardé de quelques sécheresses estivales et hivernales. N'est-il pas un peu court de crier à la fatalité à propos de cette série d'événements dont la terrible tempête de décembre 1999 a comme frappé les trois coups, série que viennent compléter, certes modestement, les débordements survenus dans la nuit de mardi à mercredi (lire par ailleurs) ?
Pour Jean Couderc, président de la fédération départementale de pêche, il est trop facile de considérer que ces phénomènes extrêmes sont à mettre au débit d'une nature qui aurait perdu la raison. Pour lui, « l'amplitude des phénomènes et leur accélération sont favorisées par l'activité humaine ».

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21/07/2006

Canicule à la Mairie

medium_MAIRIE_DE_DECAZEVILLE.pngLa Mairie, construite au début de l’ère industrielle dans un secteur ou l’énergie pour la chauffer ne posait pas problème (le charbon) et à une époque ou les canicules n’existaient pas encore, n’est donc pas un bâtiment ou l’isolation, tant pour éviter le froid que le chaud n’était réellement prévue.
Un bâtiment doit s’adapter aux évolutions techniques et environnementales tout en gardant bien sur son originalité patrimoniale. Les coûts de l’énergie, le réchauffement climatique doivent être des données à prendre en compte dans ces adaptations.

Certains voudraient installer rapidement la climatisation. Climatiser dans ces conditions revient à essayer de refroidir en permanence un air chaud que nous laissons entrer volontairement en grande quantité. Le bilan énergétique, financier et environnemental en serait catastrophique.
Il faut d’abord éviter à la chaleur de pénétrer, réduire les apports intérieurs de chaleur et ensuite refroidir les locaux avec l’air extérieur lorsque celui-ci est plus bas que celui de l’intérieur, notamment la nuit.
C’est seulement après ces actions, si la température intérieure est encore trop élevée, que l’on peut envisager de climatiser les locaux. Mais en général ces actions suffisent.

Suite à la canicule de 2003, où les employés de la mairie avaient eu à souffrir fortement d’une atmosphère surchauffée des locaux, une pré-étude avait été réalisée par Quercy Énergies en 2004.
Cette pré-étude a été suivie par une étude complète en vue d’améliorer le confort thermique l’été en limitant les coûts de fonctionnement, réalisée en 2005 par le Cabinet Bréhault Ingénierie de Figeac.

Cette étude faisait l’inventaire des caractéristiques thermiques du bâtiment, recensait les sources d’apports de chaleur interne et proposait des solutions.
Ces solutions consistaient d’abord en la réduction des apports internes de chaleur, notamment d’éclairage.
Pour limiter les apports extérieurs, cette étude proposait l’installation de stores extérieurs à lames montés sur coulisses verticales et manœuvrés électriquement, sur les fenêtres placées au sous-sol, au rez-de-chaussée et premier étage sur les façades est, sud et ouest du bâtiment.
Le perron d’entrée, véritable appel de chaleur lorsque la porte est ouverte l’été devait être traité avec l’installation d’une pergola servant de support à des plantes grimpantes à fleurs telles que glycine, renouée, bignonia ou autre, à croissance rapide, procurant une ombre dense, qui aurait également le mérite de verdir le perron et le parvis d’aspect trop minéral.
A ces aménagements, la mise en œuvre d’un système de ventilation nocturne à fort débit permettant de renouveler l’air des locaux au moins 6 fois par heure, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure devrait permettre d’avoir une température matinale fraîche dans les locaux.

Certains font valoir que la qualité esthétique du bâtiment ne permettrait pas l’installation de stores extérieurs.
De nombreux bâtiments plus anciens dans des secteurs classés par les Bâtiments de France ont engagé avec succès de telles installations sans en altérer les qualités esthétiques et patrimoniales. La Mairie de Decazeville possède certes une certaine qualité architecturale, mais elle n’est pas non plus la huitième merveille du monde.
L’idéal serait de changer les menuiseries de la mairie en y intégrant les stores. Cela aurait également l’avantage d’installer des vitrages isolants dont les qualités seraient utilisées l’été et l’hiver.

Rappelons également que la climatisation augmente la consommation globale d’énergie et qu’elle augmente de ce fait la production de gaz à effet de serre ainsi que de déchets nucléaires (sans parler du réchauffement de l’eau par les centrales et les risques d’accidents). De plus, les fluides frigorigènes qu’elle utilise ont un pouvoir de réchauffement de l’atmosphère jusqu’à 2000 fois plus élevé que le CO2 considéré comme le principal gaz à effet de serre.
En utilisant la climatisation, on participe donc fortement au réchauffement de la planète… responsable des canicules. C’est le serpent qui se mord la queue. Avec la clim, plus il fait chaud, plus il fera chaud !

Le personnel et les élus ne peuvent pas passer un été de plus dans les conditions actuelles.
Il faut à tout prix que nous engagions des travaux dans l’hiver 2006/2007.

Pour les personnes soucieuses de trouver des solutions aux effets de la chaleur sans y contribuer, je conseillerai le livre de Thierry Salomon et Claude Aubert chez Terre Vivante : Fraîcheur sans clim.

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02/07/2006

Changement climatique : dernière alerte avant désastre

C’est un peu ce que dit le rapport parlementaire réalisé sous l’égide de l’Office parlementaire d’Evaluations des Choix Scientifiques et Technologiques présenté la semaine passée par deux sénateurs. La planète court au désastre et à une vitesse beaucoup plus grande qu’on le croit.
« Au regard des modèles prédictifs antérieurs, ce sont, à chaque ajustement par les experts, les fourchettes hautes d’estimation qui se confirment » disent les deux rapporteurs.
D’ici 2100, ils estiment plus réaliste de redouter une hausse des températures de 4°C, voire davantage. De toute façon, « même avec 3°C, il ne s’agira plus de la même planète ». Quant à l’élévation du niveau de la mer, ils optent pour 90 centimètres, voire bien plus.
« Compte tenu de l’inertie du système, la simple stabilisation de la teneur en CO2 de l’atmosphère autour de 550 ppm (contre 380 ppm actuellement) exigerait une diminution par deux des émissions actuelles » dit le rapport.
A cela, s’ajoute la perspective du pic pétrolier d’où un envol prévisible du prix du baril.
Nous allons donc subir à la fois les effets d’un « réchauffement climatique aux conséquences sous-estimées » et de la « surexploitation de ressources énergétiques en voie de raréfaction ».
Parmi les solutions, les deux rapporteurs proposent une définition « réaliste » du développement durable, il est vrai mis à mal par bon nombre de personnalités politiques. Le terme original était d’ailleurs « développement soutenable » (sustainable dévelopment) qui a une toute autre signification. On peut se demander pourquoi seulement en France on a traduit « soutenable » par « durable », si ce n’est que pour faire entrer tout et son contraire dans ce concept.
Le rétablissement de la vignette automobile, créée par le decazevillois Paul Ramadier (au départ pour venir en aide aux personnes agées, bien mieux qu’un jour travaillé de plus) et supprimé souvenons-nous par Fabius, est une bonne mesure qui s’appliquerait également aux deux roues responsables en France de 10% de la pollution alors qu’ils ne sont que 1% des véhicules roulants.
Augmentation de la TIPP, incitations fiscales pour les véhicules les moins polluants, économies d’énergies, campagne d’information grand public, actions en faveur du ferroutage… tout cela va dans le bon sens.
Quant à la « suppression de toutes les dispositions législatives contraires au développement durable », il va y avoir du boulot.
Il y a quinze jours, deux députés, Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Jean-Yves le Déaut (PS) nous affirmaient que les changements climatiques et leurs conséquences devraient être au cœur du débat des prochaines élections présidentielles. A voir les projets de leurs mouvements respectifs et leurs solutions, il y a de quoi être inquiets.
Non, le nucléaire n’est pas une alternative aux énergies fossiles (surtout pour les transports). On ne guérit pas la peste en inoculant le choléra.
Le Réseau Action Climat-France (RAC-F), réseau spécialisé sur le thème de l'effet de serre et du changement climatique qui regroupe 13 organisations nationales de protection de l'environnement, d'usagers des transports et de promotion d'alternatives énergétiques (WWF, LPO, FNE, Greenpeace, CLER, Amis de la Terre, Agir pour l’Environnement…) vient de publier un document qui va beaucoup plus loin que ce rapport parlementaire.
Ce document, intitulé « 10 mesures prioritaires à intégrer dans les programmes électoraux pour 2007 », propose diverses mesures qui vont de la baisse généralisée des vitesses sur les routes, à la réglementation sur les excédents azotés dans l’agriculture, en passant par la réglementation sur les publicités énergivores et une réforme fiscale écologique.
Voilà du grain à moudre pour nos futurs candidats à la présidentielle, mais également pour les élections législatives.

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