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18/10/2010

« Grenelle », ton heure de fin a sonné

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Ci-dessous, un billet de Jean Barrié dans Centre Presse qui reflète bien ce que pense la majorité des français du « Grenelle de l’environnement », puisqu’un sondage paru aujourd’hui montre que pour 74 % d’entre-nous, le « Grenelle » est un échec :

" Souvenons-nous d’octobre 2007, de ce « Grenelle de l’Environnement » qui avait suscité tant d’enthousiasme et d’espoir, prélude à une probable rupture avec les modes de vie d’aujourd’hui gaspilleurs, pollueurs, saccageurs de planète !

À l’initiative de l’État, des représentants d’associations environnementales, de collectivités locales, de syndicats, furent réunis afin de mettre au point des engagements susceptibles d’apporter des changements profonds dans le fonctionnement de la société. L’environnement était incontournable dans les débats et les discours, la sensibilisation des populations évidente.

Or, trois ans après l’Office en grande pompe de l’automne 2007, le « Grenelle » s’est transformé en une gigantesque tromperie amplifiée par une déclaration tonitruante du Chef de l’État lors du dernier Salon de l’Agriculture, annonce destinée à rassurer ce monde agricole bougon dont il a tant besoin pour se faire réélire en 2012 ! : « L’environnement, çà commence à bien faire ! ». Ce fut le boulet fatal pour cette écologie de pacotille avide de paroles et de médias, sans base solide, une sorte d’écologie reposant sur « du vent ». Mais pouvait-il en être autrement lorsque des sujets majeurs étaient retirés de l’ordre du jour : OGM, nucléaire, autoroutes, incinérateurs, nouvelles technologies ? À part un épais tapis de cendres en papier gaspillé, que reste-t-il de ce « Grenelle » mystificateur sinon que, pour la sauvegarde de la planète et de ses habitants, des solutions prônées depuis des années par les associations environnementales, sont toujours d’actualité. Parallèlement, celles-ci ont pu dénoncer la puissance des lobbies économiques qui pervertissent les décideurs au pouvoir.

nddl-0810.jpgAprès les propos affligeants du Président en mars 2010, le Ministre de l’« Écologie du verbe » s’est senti totalement libéré. En avant toutes, pour la construction de 900 km d’autoroutes, d’un aéroport à ND des Landes en Loire-Atlantique… Afin de tempérer l’ire des « Verts », on appellera les autoroutes « éco-autoroutes », l’aéroport « grenelo-compatible » ! Peu importe les 236 hectares/jour confisquées à l’espace rural ou naturel !

La construction des réacteurs nucléaires continuera malgré leur fiasco financier. Par contre, l’éolien sera profondément affecté par des amendements éocides concernant de nombreux projets.

Honteuse la procédure qui range cette technique dans les installations classées comme la chimie, le nucléaire, les engrais, les explosifs ! Quant aux pesticides de toutes sortes, même reconnus dangereux, ils seront autorisés si leur interdiction risque de contrarier les profits de l’agro-business ! Empilons dans le panier de l’écologie-marchandise, souvent verte mais toujours perfide : la voiture électrique dite « vertueuse », les agrocarburants, la téléphonie mobile, les nano-particules, le nucléaire forcément « propre », les cultures transgéniques forcément saines, les insecticides exterminateurs d’abeilles, les incinérateurs, obligatoirement « propres », les camions de 44 tonnes, économes en énergie, évidemment Autant de symboles d’un pays dynamique comme l’aime un Chef d’État accordant toujours la première place à l’économie et au profit et oubliant l’« écologie vraie » dans le panier des préoccupations accessoires. Peu importe l’état de la planète et la santé de ses locataires ! Depuis l’échec de ce pauvre Grenelle, mort à trois ans, comment pourrait-on croire que la moindre évolution écologique est possible dans le cadre d’une société de consommation incontrôlable ? Se gargariser oralement d’écologie superficielle est facile tandis que faire de l’écologie réelle est difficile tant nos sociétés sont prisonnières du culte d’une croissance consumériste « à l’occidentale ».

Le « Grenelle de la dérision » ? Terminé. Le paquet, vidé de son contenu, sera rangé dans l’armoire sombre des illusions perdues. Désormais, il nous appartient d’oublier ce passé « grenellien » si décevant pour orienter résolument nos pensées et nos actions vers des choses crédibles et sérieuses."

Photo 1 : Grenelle de l'entourloupettement : 5 pétards diamètre 20 dont un explosé
- Création de Jacques-Rémy Girerd, réalisateur (Mia et le Migou - La prophétie des grenouilles...) et fondateur de Folimage à Valence - Expo « Peur bleue / colère verte » - Grenoble 2009

Photo 2 : Manifestation d’Europe Ecologie – Les Verts sur le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en août dernier lors des journées d’été du mouvement à Nantes

11/10/2010

La droite et la gauche aveyronnaise veulent achever le rêve de Giscard

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Pensée dans les années 1970, la réalisation d’un axe Séville-Varsovie, appelé aussi la « diagonale du fou » passant par la RN 88, poursuit malheureusement son bonhomme de chemin.

Des élus de droite et de gauche poursuivent ce vieux rêve pensée à une époque ou nous ne connaissions pas la possibilité d’un « pic pétrolier », le réchauffement climatique et les effets néfastes de la circulation routière en matière sanitaire.

De cette route nationale où la circulation était relativement réduite, et elle est encore relativement basse dans la partie entre Laissac et Séverac (moins que sur la RD 840 sur le Bassin de Decazeville), on a créé artificiellement un passage de plus en plus important de véhicules par le doublement de certains tronçons (Toulouse-Albi - Tanus, Carmaux…) alors que des aménagements pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains auraient largement suffis, surtout à partir d'Albi.

Mais la mondialisation des échanges n’attend pas. Et, les mêmes qui vilipendent les délocalisations d’entreprises et l’arrivée sur nos territoires de produits agricoles et industriels à bas prix applaudissent des deux mains l’arrivée du doublement de la RN 88 censée nous sauver de notre « enclavement » comme ils disent.

Que la droite départementale soit favorable à cette mondialisation libérale qui se fait par du dumping social et environnemental avec l’argent des contribuables, on peut comprendre. Mais que la gauche départementale, celle qui se gargarise de « développement durable » dans des discours pathétiques, celle qui voudrait donner des leçons d’écologie à tout le monde leur emboîte le pas en soutenant le doublement de la RN 88, c’est incompréhensible.

On ne peut justifier les doublements de routes et la création d'autoroutes par l’augmentation inexorable de la circulation. Non ! Il s’agit d’une volonté politique pour favoriser cette mondialisation incontrôlée des échanges.

La RN 88 doublée ne sera qu’un axe gratuit de plus pour les camions traversant l’Europe avec leurs marchandises « low-cost » , et le développement économique attendu le long de cet axe se fera peut-être, mais il se fera surtout au détriment du reste de l’Aveyron.

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Les eurodéputés écologistes l’expliquent mieux que moi.

La commission Développement du Parlement Européen a adopté la semaine passée, à l'unanimité, une opinion sur la politique commerciale sous les impératifs dictés par le changement climatique. Pour Catherine Grèze, eurodéputée verte française de notre eurorégion, rapporteure de l'opinion, « Il ne faut pas se voiler la face : le changement climatique est d'abord du à nos habitudes commerciales ».

Les député(e)s européen(ne)s ont soulevé la nécessité de changer de modèle commercial, dont les pollutions dues aux transports rendent inefficaces toute stratégie de réduction des émissions, en instaurant une économie de proximité pour un développement endogène de tous les pays, du Nord comme du Sud.

Economie locale vivante, économie résidentielle, villes « lentes », villes en « transition », slow food, circuits courts… les initiatives fleurissent en France et dans le monde pour retrouver une économie de proximité au service de l’humanité, où les échanges sont porteurs de sens et profitent à tous.

RN 88 - Barreau de Saint-Mayme.jpg

Mais les notables Aveyronnais résistent et ne veulent pas entendre parler de ça. Si le maire de Millau favorise fort justement le « slow food » dans sa ville, le conseiller général qu’il est aussi vote des deux mains les crédits pour le doublement de la RN 88 et va sûrement voter les crédits départementaux pour la RN 88 au nord de Rodez, le fameux barreau de Saint-Mayme (20 à 50 Millions d’€), comme ses amis de gauche. Jusqu’à quand jouer ce grand écart ?

Pourtant, des solutions existent pour réduire aussi durablement la circulation. Tout le monde peut constater le manque de transports collectifs urbains et interurbains en Aveyron et sur la région de Rodez. Tout comme le manque d’aménagements cyclables sécurisés.

Mais c'est sur le rail qu'il faut mettre le paquet. Rénover les lignes SNCF Béziers-Neussargues et Capdenac-Cahors et augmenter le nombre de trains (fret et voyageurs). Il passe trois fois plus de trains sur les lignes suisses qu'en France. Rénover la ligne POLT et y mettre des trains pendulaires plutôt que cette course ruineuse aux LGV.

C’est là qu’il faut agir.

Stop autoroutes - APE.jpg

A l’occasion d’une conférence de presse, les représentants de quinze associations locales et nationales ont décidé de structurer le Réseau « Stop-Autoroutes ». Face à l’adoption programmée d’un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) qui fait la part belle à une relance massive du programme autoroutier hexagonal, le Réseau « Stop-Autoroutes » a vocation à s’opposer aux multiples projets routiers et autoroutiers actuellement décidés en catimini par Jean-Louis Borloo.

Parmi les associations fondatrices de ce réseau, figure l’association « Non à la deuxième autoroute » qui se bat contre le doublement de la RN 88 en Lozère.

Toutes mes notes sur la RN 88 en cliquant ici

25/09/2010

Le Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées à Decazeville

affiche2010.jpgC’est le week-end prochain que se déroulera la 4ème édition du Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées à l’espace Le Laminoir à Decazeville avec un programme des plus intéressant.

La journée du vendredi 1er octobre sera réservée aux professionnels (collectivités, bailleurs sociaux, organisme en lien avec l’habitat…) et traitera des apports du Grenelle II en matière d’urbanisme, d’habitat et d’énergies avec de nombreux témoignages et organismes divers.

A 18 h, suivra une conférence organisée par la CAPEB en collaboration avec la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin à destination des artisans. Les thèmes : l’efficacité énergétique, la Réglementation Thermique 2012 et la marque « Eco Artisan ».

Téléchargez le programme de cette journée (1,5 Mo) :

Invitation journée professionnelle.pdf

Toujours le vendredi, mais à 20 h 30 et au cinéma « La Strada » (situé en face du Laminoir), suivra la soirée : « L’après pétrole, des territoires se préparent ». Explication du « pic pétrolier », film documentaire sur les « villes en transition » et débat.

Téléchargez le programme (596 ko) :

Flyer Après pétrole.pdf

Les 2 et 3 octobre, le salon sera ouvert au grand public avec plus de 70 stands pour trouver des conseils et des offres en matière d’économies d’énergies, d’énergies renouvelables, de mobilité, d’habitat…

Sur ce salon, vous pourrez voir des démonstrations et des animations réalisées notamment par l’association Canopée. Vous pourrez également assister aux nombreuses conférences qui se dérouleront tout le long de ces deux journées.

Téléchargez le programme des journées grand public (1,1 Mo) :

Journée grand public.pdf

 

06/09/2010

Tous à vélo les 18 et 19 septembre dans le Bassin

bougezautrement.jpg

A l’occasion de la semaine européenne de la mobilité, la Communauté de communes du Bassin Decazeville Aubin organise 2 journées de manifestations autour du vélo pour sensibiliser aux alternatives à la voiture et présenter son schéma des circulations douces.

Bande annonce de cette manifestation :


TOUS A VE�LO A� DECAZEVILLE LES 18 ET 19/09
envoyé par calmettes. - L'info video en direct.

Samedi 18 septembre : « Le vélo dans tous ses états »

-       sur le parking du Laminoir (ou à l’intérieur du Laminoir 2 selon la météo) de 10h à 17h30

o      bourse aux vélos et pièces d’occasions (possibilité de vendre soi-même ou de confier la vente à des spécialistes du Vélo Club de Firmi)*

o      essai de vélo à assistance électrique

o      marquage des vélos « bicycode » contre le vol (2 €)

o      exposition concernant le schéma des déplacements doux : vélos & piétons sur le territoire de la Communauté de communes

o      Animations :

-     tout au long de la journée animation musicale avec la cie « Aragon et Castille » : chansons françaises, orgue de barbarie à vélo,

-     jeux pour enfants, château gonflable, buvette,….

-     14h15 & 16h15 démonstrations de BMX Flat avec la participation de 2 champions du monde catégorie expert et professionnel Matthieu BONNECUELLE & Thomas NOYER de l’association Onet BMX Flat.

 

*2 formules sont proposées pour la bourse aux vélos :

-     un vide grenier « vélos et accessoires » - emplacements gratuits

-     une bourse aux « vélos et accessoires » tenue par les membres du vélo club de Firmi moyennant une participation de 10 % des ventes :

-      8h – 10 h : dépôt des vélos & accessoires à vendre (étiquetage des prix)

-      10h – 17h30 : vente

-      17h30 – 18h30 : reprise des invendus et règlement des ventes

-      Inscription conseillée auprès du service transports de 8h00 à 17h30 au 05.65.43.95.00 ou auprès de Didier Gutin à partir de 18h00 au 06.88.97.25.88

Dimanche 19 septembre : « Découvrez le patrimoine du Bassin à vélo ou en bus* »

-       rendez-vous à 14h00 à l’église de Combes,

-       retour vers 18h00 à l’église Notre Dame de Decazeville (possibilité de retour en bus à Combes).

-      randonnée cyclable de 15,6 km sur le thème de la découverte du patrimoine local avec essais de vélos à assistance électrique tout au long du parcours. Randonnée animée par un jeu quizz patrimoine avec de nombreux lots à gagner (un soin thermal, un lot de livres sur le patrimoine local, un abonnement cinéma, etc.)

Circuit traversant les communes de Aubin, Cransac, Viviez et Decazeville sur routes à faible circulation et chemins carrossables. Parcours à faible déclivité à l’exception de 2 côtes : la montée de Combes aux Thermes, et montée du plan d’eau du Gua au Plateau des Forges. Parcours accessible à tous à partir de 10 ans. Port du casque conseillé.

*possibilité de faire le circuit en bus : nombre de places limitées, inscription obligatoire.

Participation gratuite - Rafraîchissements offerts - Inscription obligatoire au 05.65.43.95.00 – service transports ou service animations culture & patrimoine

Pour mémoire, vous pouvez revoir ci-dessous la randonnée cyclable qui s’était déroulé en 2008 dans le Bassin toujours dans le cadre de la semaine de la mobilité.


RANDO VÉLO BASSIN - 200908
envoyé par decazeville-bassin. - L'info internationale vidéo.

Téléchargez ci-dessous le flyer de cette manifestation et faites le circuler :

Dépliant 25 08 10 basse déf.pdf

Manifestation organisée par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin avec la collaboration du Vélo Club de Firmi, la ville de Decazeville, les Cycles LACOSTE à Decazeville et Figeac, Boutonnet Cycles, Vieilledent Cycles et Intersport à Rodez et Chrono-cycles de Villefranche

27/07/2010

Toujours les camions

Camions Pont de Livinhac.jpg

Je reçois de plus en plus de protestations concernant le passage incessant de camions traversant le village de Livinhac et allant rejoindre la RD 840 à Decazeville par le pont de Livinhac (et dans l’autre sens). Le plus surprenant c’est que ces camions venant de la carrière de Bagnac dans le Lot, transportent les pierres servant au ballast pour la rénovation des voies de chemin de fer Rodez-Capdenac et Villefranche-Tessonnières.

J’avais déjà dénoncé l’an passé dans une précédente note cette aberration et des courriers avaient été adressés dans ce sens au Conseil Régional. Des conseillers régionaux locaux avaient même été alertés lors de réunions. Mais rien n’y fait !

Alors que Midi-Pyrénées est la région championne de France pour sa part des rejets de gaz à effet de serre dus aux transports, les collectivités locales (régionale et départementale) continuent à favoriser le transport routier pour le transport des marchandises et des granulats par des marchés publics et par l’aménagement d’infrastructures : doublement RN 88, autoroute Castres-Toulouses...

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut.

En matière de transports et de déplacements, le Grenelle de l’Environnement est devenu le Grenelle du bitume : annonce de la construction d’autoroutes et de 2 X 2 voies dans toute la France, taxe carbone avortée, étiquetage carbone repoussé aux calendes grecques, taxe poids lourds oubliée...

Sans oublier le dernier avant projet de SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport) annoncé en pleine période estivale qui inscrit 19 projets autoroutiers « justifiés par l’intérêt local ou les enjeux de congestion ou de sécurité ». Cela revient à étendre le réseau autoroutier français de plus de 8%, soit 879 kilomètres.

Hervé Kempf souligne dans « Le Monde » du 24 juillet l’impact négatif environnemental des projets contenus dans ce SNIT (routiers et ferroviaires car que des LGV - Lignes à Grande Vitesse), mais aussi leur impact social néfaste car ils participent au creusement des inégalités dans notre pays.

Les autoroutes payantes et les LGV (qui vont essentiellement vers Paris) pour les classes aisées qui privilégient un gain marginal de vitesse, pendant que l’on abandonne pratiquement le réseau ferroviaire secondaire (où qu’on le laisse à la charge des régions étranglée financièrement par l'Etat) indispensable au déplacement de la très grande majorité des personnes dont les plus pauvres.

On en profite également pour marginaliser le transport du fret par le rail, notamment avec l’abandon du wagon isolé chez nous alors qu'à titre d'exemple, il passe trois à quatre fois plus de trains sur les voies ferrées suisses que sur les voies françaises.

Mais aussi inégalité territoriale. En matière de transports, nous assistons à une métropolisation de la France et de l'Europe et les habitants des territoires ruraux comme le notre vont avoir de plus en plus de difficultés à se déplacer. D’autant plus que les collectivités locales sensées nous défendre, même celles de gauche, sont souvent complices de ces aménagements autoroutiers ou de LGV qu’elles voient comme un « désenclavement » salvateur alors qu’ils font de notre territoire une zone de transit entre deux grandes métropoles, occasionnant au passage d’énormes nuisances environnementales, économiques et sociales (Voir la fiche sur la RN 88 dans la colonne de gauche).

Lorsque l'on regarde une carte du réseau SNCF ou un Indicateur Chaix (horaires des trains) des années 1950-1960, on comprend ce que veut dire "aménagement du territoire" et "service public des transports". Le contraire de ce qui est fait maintenant.

14/07/2010

A quand des feux d’artifice moins polluants ?

feudartifice1.jpg

Le complément internet du magazine Terra Eco, terraeco.net, profite du 14 juillet pour ouvrir le dossier des feux d’artifices.

On y apprend tout d’abord, ce dont on se doutait bien, que les feux d’artifices polluent énormément l’environnement que ce soit l’air, les sols, l’eau… mais qu’ils ne sont pas non plus terrible pour la santé. Mais l’article de terraeco.net note que des produits de substitution beaucoup moins nocifs existent et que des sociétés pyrotechniques font maintenant des efforts dans ce sens.

Le Festival intercontinental de Feux d’Artifices qui se déroule le 24 juillet 2010 à Decazeville n’est sûrement pas en reste. On se souvient d'une année où le vent était totalement absent. Les fumées avaient du mal à s’évacuer du site de La Découverte et il était difficile de respirer.

Comment faire un feu d’artifice un peu moins polluant à Decazeville ?

Il faut déjà me semble-t-il essayer d’appliquer au maximum les recommandations en matière d’environnement des partenaires institutionnels : la ville, la communauté de commune, le conseil régional et le conseil général.

J’avais moi-même présenté les recommandations générales en matière d’organisation et d’animation de manifestations éco-responsables pour la ville de Decazeville lors du dernier forum des associations en septembre dernier. Téléchargez ci-dessous (752 Ko) :

manifestations eco-responsables - dkz-260909.pdf

La Région Midi-Pyrénées a édité un guide « Vers l’éco-responsabilité des manifestations » qui est maintenant suivi par de nombreuses associations Aveyronnaises organisant des petites ou grandes manifestations.

La Communauté de Communes Decazeville-Aubin, propriétaire du site, a établi un contrat avec l’organisateur du feu d’artifice afin d’assurer une collecte de tous les déchets et leur tri.

feudartifice2.jpg

Mais l’Afifa (l’association qui gère le festival de Decazeville) peut aller plus loin. Ce serait même un avantage pour la renommée de cette manifestation. On sait que la protection de l’environnement tient maintenant une place importante au cœur des Français. Des efforts en matière de choix des pièces pyrotechniques, des produits chimiques utilisés, des artificiers ; des efforts au niveau de la gestion des déchets, des transports, de la restauration et de la buvette, de l’énergie, des rejets de CO2 (bilan carbone), de la protection écologique du site (faune, flore, sols, eau…), de la communication… permettraient de faire de ce Festival Intercontinental de Feux d’Artifices non seulement un des premiers festival de ce genre en France mais aussi un exemple à suivre pour sa protection de l’environnement et de la santé des spectateurs et organisateurs.

Vous pouvez compter sur moi pour titiller amicalement les organisateurs pour qu’ils essaient de faire des efforts dans ce sens.

Je vous encourage bien sûr à m’aider, mais aussi à venir le 24 juillet à Decazeville. Ca vaut le détour !

25/01/2010

Autoroutes, LGV, toujours plus vite... vers le mur

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La relance du transport routier de marchandises ne passe pas que par le doublement des routes nationales. Le gouvernement actuel est en train de décider en catimini une relance des programmes autoroutiers, alors que tous ces travaux sont en complète contradiction avec le Grenelle de l’Environnement. Il est vrai que l’article 10 de la loi qui prévoit une baisse de 20 % des rejets de gaz à effet de serre dus au transport d’ici 2020 laissait toute interprétation possible : « L’Etat veillera à ce que l’augmentation des capacités routières soit limitée au traitement des points de congestion, des problèmes de sécurité ou des besoins d’intérêt local, en limitant les impacts sur l’environnement ».

Il est bien entendu que tous ces projets de doublement de routes nationales ou de création d’autoroutes sont surdimensionnés puisqu’il y a moyen de répondre à tous ces problèmes avec des aménagements plus appropriés et moins onéreux. C’est bien sûr favoriser le transport routier, notamment celui des marchandises, qui est le but réel.

Les ONG sont bien sûr très mécontentes. Elles demandent donc au gouvernement de publier l’actuel projet de SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport) et de rétablir le processus de concertation inscrit dans la loi. Elles estiment par ailleurs que de nombreux projets d’infrastructures ne répondent qu’aux intérêts des lobbys de la route : leur maintien serait incompréhensible.

« Les grands travaux routiers sont contre-productifs : plus on en fait, plus il faut en faire car ils induisent du trafic ; il faut concentrer l’effort financier sur les transports collectifs urbains et le rail » rappelle Jean Sivardière, président de la FNAUT. « Les mythes du désenclavement et du développement économique ont vécu ; il faut leur opposer les réalités des destructions environnementales et du dérèglement climatique » martèle Julien Milanesi, porte-parole du collectif Stop Autoroutes. « Il faut en finir avec la schizophrénie de cette gouvernance qui se drape de beaux discours écologiques à Copenhague et poursuit des politiques climaticides sur le terrain » conclut Yannick Vicaire, d’Agir pour l’environnement.

Pour Philippe Billet, professeur de droit public à l’université Jean Moulin (Lyon 3) et président de la Société française pour le droit de l’environnement, le «Grenelle I» servirait de caution «verte» au plan de relance et aux projets d’infrastructures : « En effet, la loi ne remet en cause ni le transport aérien ni les autoroutes, puisque les projets d’autoroutes déjà programmés seront financés par le fonds de capitalisation ad hoc du Grenelle I. Par ailleurs, les liaisons par TGV sont privilégiées -16 milliards pour 2.000 km d’ici 2020- au détriment des dessertes locales. »

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Dans le Tarn, le débat animé par la Commission Particulière de Débat Public, créée spécialement par la CNDP, concernant la liaison Castres-Toulouse faisait passer un souffle de démocratie. En effet, alors que l’on ne parlait jusqu’à maintenant que d’autoroute ou à minima de doublement de la RN 126, la possibilité du simple aménagement de cette route nationale proposée par de nombreuses associations locales était enfin prise au sérieux, notamment par la présidente de la CPDP.

Mais pas par tous, car suite à la demande du Collectif d’associations RN 126 relayée par la CPDP, de demande d’expertise de l'aménagement sur place et la mise en sécurité de la Nationale 126 actuelle, la CNDP a estimé que le débat public ne serait pas prolongé, car ce ne sont pas des expertises complémentaires des éléments contenus dans le dossier du débat mais des études nouvelles qui ne peuvent être réalisées dans la période du débat public.

Guillaume Cros, tête de liste Europe Ecologie pour les régionales, parle d'un débat tronqué : "Nous devrions donc pouvoir débattre ici, non pas de quel type d’autoroute nous souhaitons pour les 25 ans à venir, mais de quelle manière la plus juste, et dans quel environnement, nous souhaitons développer le territoire."

Donc, circulez, il n’y a rien à voir. Comme les élus locaux de droite et de gauche du Tarn, comme dans l’Aveyron pour la RN 88, n’ont pas voulu faire l’étude du simple aménagement de la RN 126, on va continuer à parler que d’autoroute ou de doublement. Et les lobbies des transports routiers et du pétrole vont pouvoir encore pavoiser. Tant pis pour la planète.

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Dans l’Aveyron, c’est Eiffage, gestionnaire du viaduc de Millau qui n’est pas content. Voyant  une baisse de 5,76 % du trafic de poids lourds en 2009, l’entreprise a décidé de faire la promotion de leur axe auprès des transporteurs routiers en mettant en avant le gain de temps et le gain d’argent sur un Paris-Perpignan. C’est que, avec la RN 88 (Axe Séville-Varsovie) qui va être gratuite (sauf pour les contribuables Aveyronnais), la concurrence va être sérieuse. En tout cas, on a pas fini de voir des camions passer à Séverac. Pauvre Aveyron ! 

 

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Côté LGV, le débat n’est pas non plus des plus objectifs. Difficile de s’opposer à la dictature de la vitesse et de proposer des alternatives. Là aussi on retrouve les mêmes élus de droite et de gauche arque boutés sur leurs convictions libérales et productivistes, voulant dépenser des sommes astronomiques d’argent public qui n’iront pas aux infrastructures locales ferroviaires pourtant indispensables à nos déplacements.

Si le département du Lot-et-Garonne a acté le tracé de la ligne LGV Bordeaux-Toulouse, des riverains et des élus ont osé protester pour exprimer leur opposition au principe même de ligne à grande vitesse. D’après La Dépêche du Midi, ils considèrent que la LGV ne relève pas de l’aménagement du territoire mais du « déménagement de territoire » et ils dénoncent une catastrophe écologique. Ils rejoignent ceux du Pays Basque qui développent les mêmes arguments.

La manifestation contre le TGV de samedi à Hendaye a réuni près de 20 000 personnes et une charte, la Charte d’Hendaye a été signée par les associations de plusieurs pays.

Tous constatent que « ces projets constituent pour les territoires traversés un désastre écologique, socio-économique et humain, sur des hypothèses de trafic et de rentabilité fausses, au détriment du trafic de proximité et de la priorité au maintien et au développement des réseaux ferroviaires existants. »

Face à cela, les associations demandent dans cette charte que « la Commission européenne et le Parlement européen ouvrent une réflexion sur l'absurdité et la non-nécessité des grandes infrastructures, et une révision profonde de la stratégie de l'Europe sur les transports » et, sur le plan national, que « les gouvernements français, italien et espagnol ordonnent l'arrêt immédiat des travaux et projets de LGV pour entamer un débat public sur le modèle de transport ».

Notre seul espoir, c’est que les électeurs soient assez intelligents en mars prochain pour faire rentrer en nombre dans les conseils régionaux des élus qui auront une autre vision des déplacements, de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement et de notre planète, que ceux actuellement en place.

30/12/2009

La taxe carbone annulée car injuste et inefficace

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer l’ensemble du dispositif de la taxe carbone que le gouvernement avait prévu de mettre en place le 1er janvier prochain sous motif que " les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ".

Si les Verts étaient favorables à l’instauration d’une contribution climat-énergie, le résultat présenté avec la taxe carbone était très loin de nous satisfaire.

J’avais dénoncé dans une précédente note les effets pervers de la taxe carbone présentée par Sarkozy et j’y revenais dans la tribune des Verts pour le prochain bulletin municipal qui est actuellement à l’imprimerie :

« On vient par exemple de nous proposer une « taxe carbone ». Mais ce qui aurait pu constituer le début d’une fiscalité écologique équitable devient entre les mains de Nicolas Sarkozy et de la droite une contribution à la fois inefficace écologiquement car pas assez contraignante pour les plus pollueurs et de plus injuste socialement car elle touche surtout les plus pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens de changer de mode de déplacements ou de chauffage et d’isoler leurs habitations. »

Le gouvernement veut présenter le 20 janvier un nouveau dispositif concernant cette taxe. Mais le mal est fait. A cause de Nicolas Sarkozy, cette taxe est devenue maintenant tellement impopulaire qu’il devient même difficile de présenter une véritable contribution climat-énergie (cela était son vrai nom) ambitieuse, juste socialement et efficace écologiquement.

Après l’échec de Copenhague, l'échec de la mise en place d'une véritable fiscalité écologique montre qu'en matière de protection de la l'environnement, il n'y a actuellement pas de réelle volonté de vouloir agir de la part de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

A noter que les membres du Conseil Constitutionnel ont par contre malheureusement validé la réforme de la taxe professionnelle et la fiscalisation des indemnités de sécu versées aux accidentés du travail.

 

Cécile Duflot.jpgVous pouvez retrouver en ligne :

-     l'interview de Cécile Duflot de 7h40 aujourd’hui sur Europe 1 

- ainsi que la dépêche Reuters 

Cécile Duflot était :

 

- au journal de 13h de France 2 

et sera ce soir :

- au journal du 19/20 de France 3

- au journal de 20h de TF1

 

 

20/12/2009

Copenhague, Toulouse, Rodez, même combat, même défaite

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Il y a des jours désespérants.

Pendant que les chefs d’Etat du monde entier échouaient lamentablement pour trouver un accord limitant les effets du réchauffement climatique sur notre planète au sommet de Copenhague, nos conseillers départementaux votaient des crédits pour augmenter les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire en voulant doubler la RN 88.

Cette coïncidence en dit long sur l’incapacité de nos gouvernants, qu’ils soient nationaux ou locaux, de droite ou de gauche, à anticiper et à répondre aux crises qui nous touchent ou vont nous toucher, qu’elles soient financières, écologiques, sociales, alimentaires, sanitaires…

De Copenhague, de Toulouse ou de Rodez, c’est le même message qu’ils nous envoient : sauvons le capitalisme et la société de marché plutôt que la planète et ses habitants.

Leur vision de l’avenir ne va pas plus loin que le bout de leur carrière politique qu’ils veulent la plus longue possible et même le fait que leurs propres petits-enfants subiront économiquement et physiquement de plein fouet les effets de leurs décisions ne semble pas les émouvoir.

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Les Aveyronnais payeront donc pour une route nationale qui est de la seule compétence de l’Etat. Et cela aura des conséquences importantes sur le financement des propres compétences du Conseil Général. Déjà très en retard par rapport à d’autres départements en matière d’aide sociale, de soutien à l’habitat, de transports collectifs, d’aide aux collectivités en matière d’environnement, de culture… les Aveyronnais s’enfonceront un peu plus tous les jours dans la pauvreté, la pollution, les retards technologiques… au profit d’un axe routier de transit qui va de plus piller les entreprises du reste du territoire comme l’a déjà fait la A 75.

D’autres solutions existaient bien sûr. Mais elles ne convenaient pas au « monde économique », cet espèce de « machin » où l’on retrouve seulement une poignée de chefs d’entreprises, d’élus locaux et de notables prêts à tout pour sauver un système dont ils sont les premiers bénéficiaires et qui nous mène droit dans le mur.

Oui, il était possible de sécuriser cet axe sans augmenter le flux de véhicules avec les seuls 140 millions que voulait bien donner l’Etat.

Oui il était possible de réaliser la déviation de Baraqueville, le contournement du Grand Rodez, de supprimer tous les passages à niveau et les points accidentogènes, d’aménager les embranchements dangereux, de sécuriser les traversées de villages et hameaux

Les Aveyronnais payeront d’ailleurs triplement puisque la Région va vraisemblablement participer à cette gabegie financière doublée d’un désastre écologique. Et ce n’est pas fini, puisque pris par l’enthousiasme de cette décision et drogués au goudron, les conseillers généraux de droite et de gauche ont voté une motion pour poursuivre ce doublement vers Séverac.

Mais l’histoire n’est pas terminée car, vous le l’ignorez pas, il y a au mois de mars des élections régionales où vous pourrez vous exprimer en rencontrant et en votant pour les seuls qui ne sont pas favorables à cette politique de courte vue, Europe Ecologie Midi-Pyrénées, qui ont sur la région une vision d’avenir, réaliste, solidaire et écologique.

 

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Continuons justement à parler de région. Dans la série, « Je me moque du climat, pourvu que l’on parle de moi », signalons l’aller-retour rapide le 15 décembre dernier de Martin Malvy à Copenhague. Y allait-il pour soutenir les ONG ? Non ! Y allait-il pour infléchir la position des nombreux négociateurs ? Non pas du tout ! Il y allait juste pour communiquer sur sa dernière grande idée : créer un « observatoire climatique des Pyrénées ».

Certes, pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut pouvoir le mesurer. Mais nous avons maintenant une bonne connaissance de ses effets dans les Pyrénées. L’association Moraine notamment, à travers ses observations, a montré le recul important des glaciers Pyrénéens. Ce n’est pas un thermomètre de plus qui va faire baisser la température. Non, ce qu’il faut maintenant, ce sont des actions concrètes.

 

Et ce d’autant plus que le président de Région est passé maître dans l’art de la manipulation des chiffres, notamment ceux des émissions régionales de gaz à effet de serre.

Pour lui, tout va bien. Il faut dire qu’il s’est arrangé pour faire baisser artificiellement les chiffres des rejets de gaz que l’on mesure très mal (avec des écarts de 50 %) et que la Région ne maîtrise pas comme le méthane (dû principalement à l’élevage chez nous) ou le protoxyde d’azote. Cela a permis de cacher la forte augmentation de CO2 que la Région est sensée maîtriser dans ses actions, notamment les rejets de CO2 dus aux transports, à l’habitat et au tertiaire.

Si les rejets des industries ont baissé en partie à cause des fermetures d’usines (AZF notamment) et des délocalisations, les rejets dus aux transports ont eux explosé (+2,3 % par an depuis 1990), ceux du résidentiel-tertiaire également (+1,7 %), alors que la croissance démographique n’a été que de 1,1 % par an dans le même temps.

Midi-Pyrénées est de loin la première région Française pour sa part des rejets de CO2 dus aux transports dans les rejets totaux.

Le doublement de la RN 88 et la transformation de la RN 126 en autoroute entre Castres et Toulouse vont sûrement améliorer ce diagnostic accablant !

Voilà ce qui s’appelle de la « Com » comme sait bien le faire Martin Malvy.

Mais les chiffres sont têtus. Et ce bilan en trompe l’œil masque difficilement le désintérêt de l’équipe Malvy pour les questions d’environnement et nous montrent qu’ils sont en fait dans la poursuite des politiques du siècle dernier.

 

rn88-jlc.jpgVous allez me dire que je tape plus sur la gauche que sur la droite ?

Oui, parce que d’abord je n’attends rien de l’UMP. Ils sont et resteront d’indécrottables pollueurs doublés de piètres démocrates.

La gauche est ma famille, mais quelle gauche ? Je me désole un peu plus tous les jours de voir la vieille gauche reprendre les mêmes idées et les mêmes pratiques que la droite, que se soit nationalement ou localement.

Et ce ne sont pas les petites chicaneries pitoyables entre conseillers généraux de droite et de gauche pour s’attribuer la paternité du déblocage de la RN 88 qui me feront changer d’avis. Au contraire.

Fiche RN 88-web-jlc.pdf

Photos : 

1 - Photothèque du mouvement social - resistancescaen

2 - JLC

3 - Association Moraine

14/12/2009

Figeac a manifesté pour le climat et attend Gérard Onesta le 17 décembre

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Gérard Onesta, tête de liste régional d’Europe Ecologie pour les prochaines élections régionales des 14 et 21 mars 2010, sera à Figeac le jeudi 17 décembre.

Après une conférence de presse salle Roger Laval à 14 h 30, il ira à 16 h 30 à la rencontre d’un paysan, Jean-Luc Mourgues, sur sa ferme à Cuzac (entre Bouillac et Capdenac).

De 18 h à 20 h 30, réunion publique salle Roger Laval en présence de Gérard Onesta et des quatre animateurs de la liste Europe Ecologie dans le Lot :

- Stéphanie Muzard Le Moing, artiste et réalisatrice d’un documentaire sur l’agriculture lotoise

- Alain Ciekanski, architecte urbaniste et président de l’association les Amis de la Terre de Midi-Pyrénées

- Antoine Soto, conseiller principal d’éducation et maire adjoint de Figeac, les Verts

- Claire Jourdan, puéricultrice et élue à Figeac, les Verts

Covoiturage de l’Aveyron : Téléphonez à Jean-Louis Calmettes : 06 85 39 04 98

 

Figeac mobilisé pour le climat

Figeac était également mobilisé samedi dernier lors de la journée mondiale en faveur du climat pour demander un accord juste ambitieux et contraignant à Copenhague.

Plus courageux que nous, le Capdenacois Alain Guillermou a choisi d’aller à Copenhague à vélo. Il est parti il y a environ un mois, a fait une halte dans le Nord comme le montre cet article de la Voix du Nord, avant d’arriver à destination le 10 décembre.

Ci-dessous, l'article de La Dépêche du Midi sur le rassemblement de Figeac :

Tous à vélo, pour Copenhague

 

Les Français prêts à faire confiance à Europe Ecologie, surtout dans le sud-ouest

Il faut certes prendre les sondages avec précaution. Mais l’enquête réalisée les 10 et 11 décembre par l’Ifop pour le compte de « Sud-Ouest Dimanche » sur le souhait des Français de voir des représentants des Verts ou d'Europe Écologie diriger des Régions est encourageante.

Dans ce sondage, 64 % des Français se déclarent favorables sur cette idée.

Ils sont largement majoritaires chez les sympathisants de gauche et du MoDem.

Plus intéressant, ce souhait de voir des représentants des Verts ou d’Europe Ecologie est amplifié dans le sud-ouest où il monte à 74 % d’opinions favorables.

Mais opinion favorable ne veut pas dire que l’on votera pour ces représentants dans le secret de l’isoloir

A nous maintenant de convaincre et d’expliquer notre programme et notre manière d'agir pour l’avenir Midi-Pyrénées

06/12/2009

Les habitants du Bassin et la planète punis

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Le report de l’instauration du versement transport lors de la dernière séance du conseil de la communauté de communes est un rude coup pour notre territoire.

 

Notre service de transports collectifs, le TUB, connaît un énorme succès, et le souhait de le voir évoluer se fait de plus en plus pressant, à tel point que même des communes rurales voisines sont intéressées.

Après 20 mois d’exploitation, nous avons maintenant l’assurance que ce service correspondait bien à un besoin des habitants du Bassin et les demandes analysées à la suite de plusieurs enquêtes nous montrent qu’il faut maintenant aller vers un développement de ce service.

Avec 6 226 passagers, le mois d’octobre 2009 a vu la plus forte fréquentation depuis sa création et les abonnements sont en constante augmentation.

De nombreux témoignages de la part des organismes d’Etat et privés attestent que depuis la mise en place du TUB, ils ont constaté une nette amélioration de l'accessibilité à l’emploi et à la formation 

Beaucoup d’habitants attendent la création d’une deuxième ligne qui desservirait des quartiers encore isolés, notamment de Combes, tandis que d’autres espèrent une plus grande amplitude horaire, des cadences plus nombreuses ainsi que des trajets plus courts et plus rapides.

La loi Grenelle 1 a par ailleurs confirmé la priorité donnée aux transports collectifs : « Le développement de l’usage des transports collectifs de personnes revêt un caractère prioritaire ». Et la loi Grenelle 2 en discussion actuellement à l’Assemblée Nationale devrait donner un peu plus de moyens à cette ambition.

 

Pourquoi le versement transport ?

Instauré par la loi 71-559 du 12 juillet 1971 et exclusivement appliqué comme prélèvement obligatoire en région parisienne, le versement de transport (VT) a été étendu, de façon facultative, aux autorités organisatrices des transports urbains de province de plus de 300.000 habitants par la loi n° 73-640 du 11 juillet 1973. Le seuil minimal de population a été successivement abaissé pour être fixé à 10.000 habitants (loi 2000-1208 du 13 décembre 2000).

Il serait d’ailleurs souhaitable que lors de la discussion de la loi Grenelle 2, le prélèvement facultatif de cette taxe devienne obligatoire pour toutes les autorités organisatrices des transports urbains comme cela est la règle pour la région parisienne.

Le Versement Transport est une taxe versée par les employeurs publics et privés de plus de 9 salariés qui permet le financement des dépenses d’investissement et de fonctionnement des Transports Publics. Les collectivités, administrations et établissements publics financeront donc également ce service. Son taux maximum est de 0,55% des salaires bruts. Il peut être majoré de 0, 05%.

financement tc.jpgAucun service de transport collectif en France ne vit avec la recette de la seule billetterie. La part de la recette de billetterie dans le budget global est en moyenne de 15 %. C’est d’ailleurs pour permettre aux collectivités de mettre en place et développer les transports collectifs sur leur territoire que le versement transport a été créé.

Partout en France, les collectivités de droite ou de gauche qui instaurent un versement transport pour leurs transports collectifs ne trouvent pratiquement aucune opposition. Au contraire. La cabale contre cette taxe qui a lieu actuellement à Decazeville doit d’ailleurs paraître surréaliste pour toutes les villes qui ont un service de transports collectifs.

Actuellement, le TUB est financé à plus de 95 % par les fonds propres de la communauté de communes Decazeville-Aubin (170 000 €/an).

Avec la recette du versement transport, nous avons la possibilité de mettre en place des transports collectifs performants qui serviraient à la fois au déplacement des nombreuses personnes sans moyens de transport, mais aussi à celles et ceux se rendant à leur travail.

 

Son entrée en vigueur était prévue le 1er janvier 2009

L’idée de l’instauration du versement transport dans le Bassin ne date pas d’hier et les entreprises le savent bien. Dès 2003, lors d’un forum organisé par le conseil de développement, j’avais présenté la possibilité de la mise en place d’un service de transports collectifs sur le Bassin et l’instauration possible de cette taxe.

En 2006, lors des études pour la mise en place du TUB, le principe du versement transport était retenu.

Lors du conseil communautaire du 26 février de cette année pour l’actualisation du schéma directeur, le Président de la communauté de communes avait rappelé que « le versement transport serait nécessaire pour développer le TUB. Il avait rappelé que dans la première esquisse du schéma directeur cette instauration était prévue en 2009 et que compte tenu de la crise économique sa création éventuelle ne sera pas effective avant 2011. »

J’avais rappelé que « l’instauration de cette taxe serait un jour nécessaire. Elle existe sur l’ensemble des autres villes à proximité : Figeac, Rodez ou Millau. Il n’y aurait donc pas de distorsion de concurrence. » (1)

 

Pourquoi l’avancer d’un an, le 1er janvier 2010 ?

Premièrement, parce que arrive à cette date le projet de Sarkozy supprimant la taxe professionnelle.

Il faut savoir que la recette de la taxe professionnelle (TP) progressait chaque année de près de 3% et rapportait en 2008 environ 5 M€, mais que la communauté de communes injectait en même temps près de 8 M€ (dont 7,55 M€ pour le seul investissement) pour le seul  développement économique, c’est à dire le développement de zones d’activité, l’aide directe aux entreprises, la pépinière et l’hôtel d’entreprises…

C’est donc bien une politique dynamique qui permettait à la fois aux entreprises de bénéficier d’aides pour se développer et à la communauté de communes d’avoir des recettes supplémentaires qui est maintenant cassée.

 

Dans ce projet de loi, décrié tant par la gauche que par beaucoup d’élus de droite, rien n’est prévu pour compenser à l’euro près la perte de la taxe professionnelle après 2011 et rien n’est surtout prévu pour assurer sa progressivité.

Si vous rajoutez à cela depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, la baisse globale des dotations de l’Etat (-10% de DGF l’an passé), les compétences supplémentaires données aux collectivités sans contrepartie financière et les impayés de plus en plus fréquents avec la crise… il faut bien que nous trouvions d’autres recettes.

Certes, la suppression de la taxe professionnelle (TP) pour les entreprises est compensée par l’instauration d’une Contribution Economique Territoriale (CET).

Mais la différence entre cette CET et la TP aura pour effet immédiat de réduire de plus de 25% la contribution des entreprises au financement de l’action publique. Dans le Bassin, cette diminution représenterait globalement prés de 2 330 000 €.

Le produit du versement transport ce serait 340 000 € pour la communauté de communes, soit 1/6 du gain obtenu par la réforme de la TP et pour les plus gros employeurs du Bassin cette proportion est de 1 à10.

 

Deuxièmement argument qui nous oblige à instaurer le versement transport dès le 1er janvier 2010, c’est à cette date que rentre en vigueur l’injuste et inefficace taxe carbone à la sauce Sarkozy qui va pénaliser tous les ménages.

Il faut donc développer les transports collectifs afin que les habitants du Bassin évitent au maximum d’utiliser leurs véhicules personnels (ceux qui en ont).

Seul le versement transport nous permettait ce développement.

D’où la bonne idée de l’instaurer dès le 1er janvier 2010.

 

Des réactions injustifiées et outrancières :

La réaction de certains patrons me paraît donc totalement injustifiée et même outrancière.

Lorsque je lis dans la presse que le patron de la principale entreprise du Bassin ne veut pas verser 100 000 € de VT pour les transports collectifs du territoire où il est implanté, soit seulement 0,156 % de son chiffre d’affaire (soit 1,56 euro de versement transport pour 1 000 euros de CA) et menace de licencier 3 employés si cette taxe était votée, je trouve cela totalement déplacé.

Et ce d’autant plus que le montant de son versement transports sera vraisemblablement très inférieur à 100 000 euros et que les employés de son entreprise profiteront de ce service.

Il y a fort à parier que le montant du versement transport que devrait verser cette entreprise est de très loin inférieur au salaire, primes et rémunérations diverses que touche son seul PDG annuellement.

Des entreprises du groupe Arche doivent d’ailleurs déjà cotiser pour le versement transport dans les villes où elles sont installées. Pourquoi le refuser à Decazeville ? Peut-être juge t-on que les habitants du Bassin sont trop riches alors que le revenu salarial moyen y est très faible (16 900 € brut annuel 2008). Pour ceux qui ont la chance d’avoir un salaire.

La question est aussi celle du lien entre les entreprises et le territoire sur lequel elles sont implantées. Ces liens doivent-ils être à sens unique ? Les collectivités et les habitants doivent-ils accepter en permanence les sollicitations de demandes foncières et financières et les atteintes environnementales des entreprises sans que celles-ci ne participent en retour à la vie de la cité ? Je ne le pense pas.

 

En conclusion :

Le projet de développement des transports collectifs et donc du versement transport répond d'abord à un problème social, aider les habitants du Bassin à se déplacer à moindre frais, mais aussi écologique, se déplacer en produisant le moins de gaz à effet de serre possibles. Enfin, les transports collectifs participent à la vie économique du Bassin, directement par les emplois créés localement, et indirectement en permettant à la population d’accéder à leurs lieux de travail, aux commerces et activités diverses.

 

A quelques jours du sommet de Copenhague sur le climat, le Bassin de Decazeville avait l’occasion de montrer sa volonté d’œuvrer pour réduire les gaz à effet de serre sur son territoire en développant les transports collectifs.

Ce n’est que partie remise.

Il faut que la raison reprenne le dessus.

Il faut remettre l’instauration du versement transport à l’ordre du jour d’un prochain conseil communautaire.

Comme il était prévu, il faut dès à présent lancer une étude pour intégrer dans le projet de développement de nos transports collectifs, la création d’une deuxième ligne, le réaménagement des horaires, des fréquences et des itinéraires ainsi que les déplacements des employés des entreprises du Bassin comme cela se fait partout ailleurs en France dans des villes de droite ou de gauche.

Tout le monde serait gagnant.

 

(1) Extraits du compte-rendu de la séance du conseil communautaire du 26 février 2009

 

Les articles de la presse locale :

 

La dépêche du Midi :

Les élus oublient provisoirement l’idée de la taxe transport

Rififi sur la taxe transport

 

Midi Libre :

Le projet d’une taxe transport redonne de la voie à l’opposition

Taxe transport : la reculade

Les patrons pour un moratoire

Les explications de la collectivité

Taxe transport : le coup de gueule de J.-L. Calmettes

30/11/2009

Du bruit pour la planète sur le viaduc de Millau

L’association EVE (Ecomobilité et Voyage Ecologique) organisait hier un rassemblement sur l’aire du viaduc de Millau pour interpeller les citoyens et les élus sur la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre, et dans l’immédiat pour que nos représentants trouvent un bon accord en ce sens à Copenhague.

Quoi de mieux que le viaduc de Millau, qui est certes une prouesse technique et une réussite esthétique, pour symboliser une politique des transports du XXème siècle orientée vers le tout routier avec toutes ses nuisances : pollutions de l’air et de l’eau, bruit, insécurité routière…

Vous pouvez continuer à signer la pétition pour l’Appel de Copenhague

15/11/2009

Ils sont tous écolo !

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A l’approche du sommet de Copenhague sur le climat et des élections régionales, on assiste à la multiplication d’opérations de « greenwashing », en français « d’éco-blanchiment ».

Si on écoute tous les élus en place dans les diverses collectivités, ils sont tous écolos.

 

Jeudi, c’était le Conseil Régional qui lançait son Plan Climat 2.

Après avoir vanté les mérites du Plan Climat 1 qui a permis de « stabiliser les émissions de gaz à effet de serre en Midi-Pyrénées de 1990 à 2007 », Martin Malvy a lancé le plan Climat 2 et l’assemblée régionale a même voté un Mémorandum pour le sommet de Copenhague et il a été annoncé la tenue à la mi-2010 en Midi-Pyrénées des 1ères Assises décentralisées de Copenhague. Ca n’engage à rien !

Mais si l’on regarde de plus près le bilan régional des émissions de CO2 sur le site de l’Oremip (Observatoire Régional de l’Energie Midi-Pyrénées) on fait une toute autre analyse que cet auto satisfecit. On peut d’ailleurs s’étonner que les journalistes locaux n’aient pas vérifié ces chiffres au lieu de reproduire béatement les communiqués de presse émanant de la Région.

Qu’en est-il réellement ?

Les rejets de CO2 entre 1990 et 2007 sont passés en Midi-Pyrénées de 11,2 millions de tonnes à 13,2 millions de tonnes, ce qui fait une augmentation de 17,4 %, soit 1 % par an.

Mais plus grave, si les rejets des industries sont à la baisse, « les émissions de CO2 issues du secteur des transports augmentent plus vite qu'au niveau national (+2,3% par an en Midi-Pyrénées, +0,6% en France). Cette croissance est d'autant plus inquiétante que le secteur des transports (essentiellement routiers) est le premier poste émetteur de CO2 et concerne la moitié des émissions régionales. On rappelle que plus de 60% du trafic est du aux particuliers ».

Midi-Pyrénées est de loin la région championne de France pour sa part des rejets de CO2 dus aux transports.

Ce qui n’a pas empêché les élus régionaux, lors du débat budgétaire qui a suivi cette autocongratulation, de prévoir dans la foulée des aides financières pour les routes nationales qu’ils n’ont pourtant pas à financer.

Ca va sûrement faire baisser les rejets de CO2 en Midi-Pyrénées.

Nous allons d’ailleurs être très attentifs sur les votes des conseillers régionaux lors du budget 2010.

Les élus PC vont-ils voter contre les financements pour le doublement de la RN 88 comme le propose la conseillère régionale Martine Pérez ? Ce serait tout à leur honneur.

Et que vont voter les conseiller régionaux du Parti de Gauche qui se disent plus écolos que les écolos ?

Fin du suspense dans quelques semaines.

Vivement que la campagne électorale des Régionales débute pour pouvoir exposer nos propositions.

 

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Vendredi, c’était au tour du conseil général de l’Aveyron d’organiser un séminaire sur les énergies renouvelables avec des spécialistes dont Vincent Jacques-le-Seigneur de l’INES, Thierry Le Pesant (Planète Publique)…

Jean-Claude Luche a ouvert la journée en annonçant un prix unique sur les transports en commun du département. Très bien, mais nous aurions aimé qu’il nous donne un ordre du prix de ce titre unique et surtout qu’il annonce la création de navettes bus interurbaines à bas prix. Apparemment, ce ne sera pas pour cette année encore.

Il s’est félicité d’une enquête qui classe l’Aveyron dans les départements où l’environnement est sain, mais lorsqu’on regarde cette enquête de plus près, on note par exemple que le problème de l’externalisation dans le Tarn du traitement des déchets n’est pas évoqué et que les chiffres des rejets de CO2 sont ceux de 2000.

En fait le critère qui a fait monter l’Aveyron dans ce classement est le vote écologiste aux dernières élections. Et là, nous en sommes directement responsables. M Luche aurait du remercier publiquement les Verts.

Ceci dit, la matinée de ce séminaire a été très intéressante.

Thierry La Pesant a fait un état objectif des données actuelles sur le réchauffement climatique et a donné des recettes pour relever le défit.

Nous avons de véritables opportunités en réorientant l’économie vers des emplois non délocalisables (isolation, énergies renouvelables, services…) et en favorisant une économie locale.

Nous devons « relever ce défit et faire renaître un espoir nouveau en agissant vite, fort et ensembles. Il faut construire une perspective collective en donnant un cadre, en étant exemplaires (surtout les collectivités) et en étant cohérents ».

Il n’a pas manqué de rappeler, avec d’autres dans la salle, que le scénario « Négawatt » : économies d’énergies, efficacité énergétique et énergies renouvelables, doit être la ligne de conduite pour l’avenir. D’abord réduire nos consommations énergétiques, ensuite trouver les meilleures techniques et seulement après, développer les énergies renouvelables.

Si beaucoup de personnes présentes dans la salle semblaient acquiescer, il s’est trouvé tout de même un ronchon de service pour nier le réchauffement climatique et  défendre les thèses de Claude Allègre.

Inquiétant, lorsque ce conseiller général a en charge l’habitat et l’Espace Info Energie du département. On comprend mieux le peu de moyens financiers donné à cet organisme en Aveyron alors que certains départements limitrophes ont eux, des Agences Locales de l’Energie. C’est le cas du Lot avec Quercy Energies qui, avec une dizaine de salariés, fait un travail formidable dans le domaine du conseil aux particuliers, aux professionnels, aux agriculteurs et aux collectivités.

Un des domaines où ils excellent est celui de la précarité énergétique où ils ne se contentent pas de donner des aides pour aider à payer les factures, mais réalisent le diagnostic des logements et essaient d’y apporter des améliorations en proposant de l’isolation et en changeant de mode de chauffage par exemple. Le conseil général du Lot aide bien sûr financièrement à la réalisation de ces opérations. On aimerait voir cela en Aveyron !

Le conseil général du Gard a lui décidé de doubler l’aide à la construction et à la réhabilitation du logement social.

Le conseil général de l’Aveyron aurait bien sûr les moyens financiers de réaliser de telles opérations, d’autant plus que des réserves importantes semblent prévues à cet effet. Mais si déjà le responsable de ces fonds n’y croit pas !

Il ne faudrait d’ailleurs pas que ces moyens financiers glissent malencontreusement dans un autre budget, celui du doublement de la RN 88 par exemple.

Concernant la RN 88, là aussi, nous serons très attentifs au vote des conseillers généraux de gauche dont certains se vantaient de ne pas avoir lu notre lettre ouverte à leur intention et donc analysé nos arguments, mais nous traitaient tout de même de fous.

 

Ecolos de droite et de gauche

altereco-1109.jpgDans l'éditorial du dernier numéro d'Alternatives Economiques, Philippe Frémeaux nous explique ce qu'est l'écologie de droite, rappelant que "Nicolas Sarkozy a confié à Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, la rédaction d'un rapport définissant la spécificité de l'écologie de droite. Autour de quelles idées fortes s'agit-il de la construire? L'écologie de droite ne doit pas être hostile à la croissance, elle doit compter prioritairement sur la technique pour résoudre les problèmes de l'humanité et laisser à chacun, au nom de la liberté, la possibilité de polluer autant qu'il le souhaite, moyennant quelques taxes supplémentaires... Bref, une écologie qui ne doit surtout pas faire peur au CAC 40 ni remettre en cause, sinon à la marge, les situations acquises et les modes de production et de consommation qui nous conduisent droit dans le mur. "

Oui, mais quelle est la différence avec la vision qu'on certains de l'écologie à gauche ?

 

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Ultimatum climatique en Aveyron, acte II :

Après le succès de l’animation du samedi 7 novembre à Rodez, une autre manifestation est prévue. Elle se déroulera le dimanche 29 novembre à partir de 10 h 30 à l’aire de Brocuéjouls sur la A 75. Tout un symbole ! Le viaduc : symbole de la technique au service de la vanité, de l’orgueil, de la mégalomanie, du mépris pour la planète de certains décideurs.

Malheureusement, après l’ère Gayssot, Godfrain, Puech, Censi pour le projet du viaduc, nous poursuivons en Aveyron dans la démesure et l’inconscience avec le doublement de la RN 88 avec Borloo, Luche et Malvy.

L’histoire se répètera t’elle au risque de plonger un peu plus nos petits enfants dans le chaos ?

A vous de juger.

En tout cas, nous serons en nombre à Brocuejouls pour rappeler que le développement durable dont se gargarisent en permanence certains, c’est autre chose que la durabilité du développement actuel, en Aveyron et en Midi-Pyrénées.

Renseignements : http://www.ecomobilite-eve.fr

08/11/2009

Ultimatum climatique : mobilisation à Rodez

Canopée organisait hier à Rodez la première mobilisation aveyronnaise pour demander aux chefs d’Etats présents au Sommet de Copenhague sur le Climat des engagements ambitieux, équitables et contraignants.

Environ 200 personnes avaient répondu à cette mobilisation malgré la pluie.

Vous pouvez toujours signer l’Ultimatum climatique ici.

Ci-dessous, un petit film sur cette mobilisation aveyronnaise

 

Voir l’article de La Dépêche du Midi :

Pétition et marche pour sauver la planète

Et celui de Midi Libre :

Climat : l'heure de la mobilisation a sonné

28/10/2009

Ultimatum Climatique, tous à pied ou à vélo devant la cathédrale de Rodez

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J – 51. Début décembre, les chefs d'état vont se réunir à Copenhague (Danemark), lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique afin de formuler un nouveau traité sur le climat.

Il s'agit de la meilleure occasion dont nous disposons pour avoir une influence sur ce traité. L'association Canopée appelle à un rassemblement pour exiger de nos dirigeants un accord ambitieux, équitable et contraignant à Copenhague, à la hauteur de la catastrophe climatique annoncée par Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies : « J’ai observé la sombre réalité du changement du climat de mes propres yeux… L’Arctique se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre endroit sur Terre… Nous avons le pied sur l’accélérateur et nous nous dirigeons vers un abîme »

Pour Yvo de Boer, le plus haut responsable pour le réchauffement climatique auprès de l'ONU : " Si les organisations écologistes pouvaient entraîner tous leurs membres dans la rue avant Copenhague, cela serait incroyablement utile." -.

Comment participer ?

Venez nombreux au rendez-vous, en famille ou avec des amis, en vélo ou à pied, nous ferons ensemble un tour de ville symbolique et convivial pour montrer que nous sommes tous concernés par le Changement climatique. Chacun pourra signer l’appel.

Le rendez-vous est fixé le Samedi 7 Novembre à 9H 45 devant la cathédrale de Rodez

Vous vous sentez concernés ? C'est le moment de le dire !

Merci de mobiliser vos proches.

Objectif: remplir la Place d'Armes!

Pour plus de visibilité, chacun pourra se munir d'un gilet de sécurité jaune fluo pour la ballade.

Canopée a également invité, individuellement tous les élus de la région de Rodez, à venir signer l'appel. N'hésitez pas à relayer ce message auprès de vos élus locaux.

J'ai pour ma part signé cet appel et je serai le 7 novembre à Rodez.

Si vous ne pouvez pas venir, vous pouvez signer l’appel en cliquant ici

L'article de Midi LibreA pied, à vélo, tous en ville le 7 novembre

rn88-borne.jpgRN 88 - Pour poursuivre sur le thème du réchauffement climatique, les Verts de l’Aveyron ont envoyé un communiqué à la presse qui fait suite à l’article de La Dépêche du Midi consacré à la lettre ouverte des Verts aux conseillers généraux de gauche et surtout aux réactions caricaturales de certains élus.

Pour le lire, cliquez ici

 

23/10/2009

RN 88 - Lettre ouverte des Verts de l'Aveyron aux conseillers généraux de gauche

rn88-borne.jpgVous allez devoir voter prochainement sur le financement de la RN 88 par le département de l’Aveyron.

Nous pensons que ce projet est extrêmement préjudiciable pour les aveyronnais et ce pour plusieurs raisons.

Sur un plan environnemental tout d’abord, cette nouvelle balafre infligée à notre territoire va avoir des conséquences importantes sur la faune, la flore, les paysages, la qualité de l'air, les sols, l'eau, le bruit..., éléments déjà fortement mis à mal dans notre département.

De plus, comment peut-on proposer, à un mois et demi du sommet de Copenhague sur le climat, un projet qui va accroître la circulation sur cet axe et ainsi augmenter considérablement les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire et plus largement en France ?

Par ailleurs, et c’est un élément essentiel, ces travaux sur la RN 88 vont entrer en concurrence directe avec le « Plan Rail » mis en place par la Région Midi-Pyrénées que ce soit pour le transport des voyageurs comme pour celui des marchandises. On sait que lorsque l’on donne actuellement un euro pour la route et un euro au rail, l’avantage reste bien sûr à la route du fait de son avance en matière d’investissements depuis des années alors que dans le même temps on a totalement abandonné le rail.

Concernant le fret, si l’engagement national présenté par M. Borloo fin septembre vise à développer les « autoroutes ferroviaires », il oublie complètement les « nationales et départementales ferroviaires », notamment en Midi-Pyrénées et en Aveyron. Ainsi, les milliers de tonnes de marchandises des wagons isolés qui partent encore de nos gares SNCF aveyronnaises devront transiter soit par la route avec des conséquences désastreuses pour l’environnement et la sécurité, soit par rail avec des opérateurs ferroviaires de proximité privés. En votant des crédits pour la RN 88, vous vous feriez complices de ce plan.

En fait, ces travaux ne visent qu’à servir un des principaux dogmes de la droite libérale qui veut que les flux financiers et de marchandises prévalent sur toute considération sociale ou environnementale. Que le président UMP du conseil général de l’Aveyron et ses amissoutiennent ce projet, cela peut donc se comprendre. Mais que vous joignez vos voix à celle de la droite libérale, cela nous choquerait.

Il faut en finir avec le mythe du désenclavement routier ! Il y a des grands axes routiers sans développement et du développement sans grands axes routiers ! De nombreuses études le démontrent maintenant. Les grands axes routiers se développement souvent au détriment des territoires voisins proches. Des entreprises et des activités de Villeneuve, de Villefranche-de-Rouergue, du Bassin de Decazeville, de Capdenac, de Rignac… qui déménagent au bord de la RN 88, voilà ce qu’il risque surtout d’arriver avec ce projet. Le souhaitez-vous ?

Avec la grave crise qui nous touche et avec l’incertitude qui plane sur les recettes départementales avec la suppression de la taxe professionnelle, le conseil général a sûrement mieux à faire pour aider les Aveyronnais dans les compétences qui sont les siennes : santé et solidarité, transports interurbains, habitat, environnement…, que de financer des routes nationales qui sont de la seule compétence de l’Etat.

Nous tenons à vous rappeler que l’ADF (Association des Départements de France), par la voix de son président socialiste Claudy Lebreton, a demandé au gouvernement le 9 juin dernier, d’assurer totalement ses responsabilités juridiques et financières sans faire appel aux départements dans les domaines qui restent de sa compétence, notamment les routes nationales. De même, le président socialiste de la Région Auvergne René Souchon refuse fort justement de financer des travaux sur la RN 88.

Nous sommes bien sûr favorables à des aménagements sur la RN 88 pour la sécurité des usagers mais aussi pour la tranquillité et la sécurité des riverains. Nous sommes par contre fermement opposés à des travaux qui augmenteraient le flux de véhicules, notamment de camions, et qui défavoriseraient ainsi le rail.

L’Etat qui a prévu de mettre 140 M d’euros pour ce doublement doit plutôt utiliser ces moyens financiers pour améliorer et sécuriser cet axe, tout comme il doit fortement aider RFF (Réseau Ferré de France) à la rénovation des voies ferrées Rodez-Séverac, Rodez-Brive et Beziers-Neussargues.

En espérant que vous rejoindrez cette position et que vous voterez contre des financements départementaux à la RN 88, recevez nos amicales salutations.

 

D'autres notes sur la RN 88 en cliquant ici

07/10/2009

Abandon des wagons isolés : signez la pétition

fretcapdenac.jpgJ'ai signé cette pétition qui réclame la prise en compte par la SNCF des wagons isolés. En effet, ceux-ci ne seraient plus pris en charge dans le nouvel "Engagement national pour le fret ferroviaire" présenté il y a quelques jours, qui a également oublié tout le centre de la France. Tous ces wagons que nous trouvons par exemple chez-nous aux gares de Viviez et de Capdenac-Gare, partiraient par la route. Ce qui est d'un point de vue environnemental et en matière de sécurité inadmissible.  Photo : jlc

APPEL en faveur du fret ferroviaire (octobre 2009)

Fret ferroviaire : agir dès maintenant pour un report modal de la route vers le rail

Refuser les dispositions du plan SNCF/Borloo qui prévoit plusieurs milliers de camions supplémentaires sur les routes dès 2010 avec la suppression des 2/3 des wagons isolés

Les investissements prévus dans le plan Fret devraient permettre de transférer sur le rail près de deux millions de parcours de camions par an, mais seulement à l’horizon 2020. Le quasi abandon du wagon isolé envisagé par la SNCF aurait pour incidence, un transfert mais dans le sens contraire, cela dès 2010 et d’une façon irréversible suite à la suppression de moyens de production (fermeture de triages, de gares, …) et de 6 000 emplois. Ce n’est pas acceptable !

C’est dès maintenant qu’il faut agir pour préserver l’existant et mettre en œuvre le transfert modal de la route vers le rail.

La SNCF est entreprise publique, il est donc de la responsabilité de la représentation nationale et de l’Etat d’assurer ses responsabilités

Nous demandons :

- Un moratoire du plan de la SNCF quant à la suppression du wagon isolé avec  l'étude concrète de nouvelles  offres structurées de dessertes de territoire.

- une subvention versée par l’Etat à RFF destinée à compenser un montant des péages ramenés au plus bas niveau européen tant que la qualité des prestations offertes aux opérateurs de fret ferroviaire opérant en France ne s’est pas améliorée. Le niveau de qualité de référence pourrait être la situation allemande (date de réservation du sillon, qualité du sillon, fiabilité de la réservation, …).

o En 2008, les péages payés par Fret SNCF se sont élevés à 228 M€, soit 14% des produits du trafic. En prenant en compte la médiocre qualité des prestations de RFF, les ramener, par exemple, à 5% des produits du trafic aurait permis à Fret SNCF d’économiser 150 M€ sur cet exercice (soit près de la moitié du déficit 2008 …). Face à un déficit prévisionnel 2009 de près de 600 M€, cela pourrait être un élément conséquent de transition entre une situation actuelle extrêmement dégradée  et un possible rebond à moyen terme.

o Pour prendre en compte la médiocre qualité de l’accès aux infrastructures par les opérateurs de fret ferroviaire, l’Etat envisage aujourd’hui de stabiliser en euros constants le montant des péages jusqu’en 2015, un effort de l’Etat en faveur d’un report modal suppose d’aller plus loin en réduisant significativement le prix unitaire des péages. Mise en œuvre depuis plusieurs années en Suède, une telle action publique a eu des effets importants. Adressée à l’ensemble des opérateurs de fret ferroviaire opérant sur le territoire français, cette mesure serait conforme aux règles communautaires

o Une partie des ressources issues de la « taxe carbone » pourrait être utilisée à cet effet dès 2010.

- Une  application rapide et un renforcement des dispositions de la loi Grenelle concernant l'éco-redevance poids lourds.

o Si les coûts/avantages écologiques et sociaux de chaque mode de transport ne sont pas pris en compte, les investissements ferroviaires prévus ne seront pas suffisants pour provoquer un report modal à la hauteur des ambitions affichées.

- La mise en place d’une réelle concertation avec les 5 composantes du Grenelle à la fois au niveau national et régional.

 

Merci de signer et de faire signer cet appel.

Signatures à envoyer à Jean Yves Petit : chapetit@club-internet.fr - 06 45 71 65 22

Premiers signataires :

Jean Dessessard, sénateur (Vert), Noël Mamère, député (Vert), Jean Paul Besset, eurodéputé (Europe Ecologie), Malika Benarab Attou, eurodéputée (Vert), Jean Pierre Girault, président de la commission transport du conseil régional IdF (Vert, Jean Yves Petit, conseiller municipal 13420 (Vert),

Cliquez sur "Lire la suite" pour voir les autres signataires

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29/09/2009

Hervé Kempf à Rodez

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J’avais eu l’occasion dans plusieurs notes de vous parler des derniers ouvrages d’Hervé Kempf : « Comment les riches détruisent la planète » et « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ».

Hervé Kempf est journaliste. Il est spécialisé dans les questions relatives à l'environnement au journal "Le Monde". Après avoir défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM pour sa revue Reporterre, il a également travaillé à "Courrier International" et à "La Recherche".

Il sera le vendredi 2 octobre à 20 h 30 à la salle « La Doline » à Sébazac à l’invitation d’Alter Atika, ATTAC12, Comité Causse Comtal, Confédération Paysanne12, Jeudis en questions, Nature et Progrès, Panier Paysan de Nuces, pour une conférence intitulée : "Et si on profitait de la crise pour vivre autrement et mieux".

Cette conférence est la première partie d’une animation qui se poursuivra également le 10 novembre avec des ateliers-débats, des stands des associations et se terminera par une soirée festive.

Photo : jlc

27/09/2009

Eco-responsabilité dans l’organisation des animations et des manifestations

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Tout le monde parle maintenant d’environnement et de développement durable.

Ce qui est sûr, ce que l’on a tous du mal à passer du théorique à la pratique, individuellement et collectivement.

Il y a un domaine où le message commence à passer, c’est celui de l’organisation d’animations, de manifestations et de festivals.

Cela fait deux ou trois ans que je m’aperçois que de plus en plus d’organisateurs de grandes manifestations ou festivals en France, en Midi-Pyrénées et même en Aveyron font des efforts pour prendre en compte l’environnement, la gestion des déchets, l’énergie, le climat, l’eau, le bruit, les transports…

Localement, toutes les associations sont concernées, qu’elles soient culturelles, sportives, économiques, touristiques…

Cela va de l’organisation de la petite kermesse d’école ou du petit quine au festival de pyrotechnie.

J’ai profité du Forum des associations qui s’est déroulé samedi dernier au Laminoir à Decazeville, pour présenter les initiatives en matière d’éco-responsabilité que peuvent prendre les organisateurs.

Téléchargez la présentation en cliquant ici

Photo : jlc

11/09/2009

Taxe carbone : une occasion ratée

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« J’ai observé la sombre réalité du changement du climat de mes propres yeux… L’Arctique se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre endroit sur Terre… Nous avons le pied sur l’accélérateur et nous nous dirigeons vers un abîme » . Ce n’est pas un dangereux écologiste qui a dit cela il y a quelques jours, mais le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

 

A 100 jours du sommet de Copenhague, Nicolas Sarkozy avait les moyens de montrer aux yeux du monde la volonté de la France de s’engager dans un processus responsable de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Raté !

Ce qui aurait pu constituer le début d’une fiscalité écologique juste est devenu un brouet indigeste qui ne conviendra à personne, si ce n’est à ces amis les riches.

 

Pourquoi ?

-       Parce que le coût de la tonne de CO2 à 17 euros n’incitera pas à changer ses comportements.

-       Ensuite parce que l’assiette de la contribution climat énergie n’est pas assez large car elle exclut l’électricité, également émettrice de CO2 notamment en hiver pour le chauffage.

-       Parce qu’elle est injuste puisqu’elle va toucher uniformément tout le monde sans prendre en compte les revenus de chacun et qu’elle va être compensé à tout le monde, y compris aux plus riches.

-       Parce que rien n’est prévu pour aider les plus pauvres à s’équiper pour économiser l’énergie et pour changer leurs modes de chauffage ou de déplacement.

-       Parce que rien n’est prévu pour aider les collectivités à mettre en place des transports collectifs efficaces en ville comme en zone rurale (bus, TAD, covoiturage, circulations douces…)

-       Parce qu’elle n’est pas claire pour la contribution de certaines professions fortement carbonées comme l’agriculture et les transports

-       Parce qu’il y a un flou sur la progressivité de cette contribution dans les années futures.

 

Nous avons eu droit à un discours grandiloquent de Nicolas Sarkozy avec des indignations feintes mais aussi beaucoup d’inexactitudes, pour un résultat qui est loin des efforts qu’il nous faudrait réaliser si nous voulons réellement assurer un avenir serein à nos enfants et nos petits-enfants.

Le fait que cette annonce ait eu lieu chez un fabricant de pompes à chaleur, qui n’est en fait que du chauffage électrique amélioré, en dit long sur la volonté de Sarkozy de favoriser l’industrie nucléaire, toute comme sa volonté de favoriser, comme certains malheureusement à gauche, la voiture électrique, véritable piège financier et écologique.

Enfin, n’oublions pas que la capacité à polluer et à produire des gaz à effet de serre est  proportionnelle aux moyens financiers dont nous disposons chacun et que donc, les plus gros pollueurs sont en général les plus riches. Il suffit pour s’en convaincre de lire le livre d’Hervé Kempf qui sera le 2 octobre à Sébazac à l’invitation d’Attac 12 : « Comment les riches détruisent la planète ». J ‘en conclus que la meilleure taxe carbone serait sans aucun doute une forte augmentation des tranches supérieures de l’impôt sur le revenu ainsi que de l'ISF. Sauf que là aussi, avec le bouclier fiscal et les niches fiscales, Sarkozy a choisi de faire le contraire.

 

Des avis sur cette taxe carbone :

 

Libération : Taxe carbone:«révolution des comportements» ou «rendez-vous raté»?

Yves Cochet : Taxe carbone : la trahison d’une bonne idée

Dominique VoynetTout cela ressemble à de l'écologie, mais ça n'est que du spectacle

Les eurodéputés Europe ÉcologieTaxe carbone : la fiscalité écologique fait pschitt !

Photo : jlc