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04/06/2011

Laubarède : il est encore temps d’éviter un grave accident

RD 840,cyclistes,Jeudi prochain 9 juin, la deuxième tranche des travaux de la déviation de Viviez doit être inaugurée. Si cette déviation devenait indispensable pour la tranquillité et la sécurité des riverains, elle aurait dû prendre en compte tous les modes de déplacements, notamment les déplacements à vélo.

La première tranche les avait malheureusement oubliés.

Nous espérions que les travaux de la deuxième tranche y aurait pensé. L’association pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes en Aveyron ainsi que l’AF3V (l’Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes) par ma voix en tant que relais local de cette association, étions intervenu dans l’enquête publique concernant ces travaux afin de demander des aménagements cyclables. Même pas une réponse ou une invitation à une réunion.

La Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin était également intervenue dans ce sens lors de l’enquête publique.

Cette même collectivité a envoyé plusieurs courriers pendant et à l’issue des travaux de l’aménagement du plateau de Laubarède car c’est sur ce lieu que se situe le principal danger.

RD 840,cyclistes,L’étranglement de la chaussée au niveau des ponts de la RD 840 et de la RD 5 sur le Riou-Mort ne permet pas le passage en toute sécurité des cyclistes lors du croisement de véhicules, notamment de poids lourds.

Les cyclistes, s’ils ne sont pas directement accrochés par les véhicules, risquent d’être projetés contre les dangereux rails bétons.

La solution proposée consiste à une bretelle d’accès à la RD 840 de 1 m à 1,20 m de largeur uniquement réservée aux cyclistes par l’avenue Adam Grange dans le sens Decazeville – Capdenac et à une bretelle de sortie de la RD 840 avant les ponts dans le sens Capdenac – Decazeville. Ces aménagements peu onéreux (surtout s’ils avaient été réalisés pendant les travaux ou pendant les travaux de réparation de la paroi éboulée) permettraient aux cyclistes de rejoindre ou de quitter la RD 5 (vers Decazeville, Viviez-Bourg et Aubin) et de rejoindre ou de quitter l’avenue Adam Grange, itinéraires choisis dans le Schéma des Modes doux de la Communauté de Communes.

RD 840,cyclistes,Laubarède constitue donc un lieu important pour notre territoire car c’est l’entrée du Bassin et de son futur réseau cyclable. Mais c’est aussi c’est le point le plus proche de la future véloroute de la vallée du Lot situé seulement à 2,5 km. En matière touristique, il serait intéressant pour le Bassin d’aménager une liaison cyclable sécurisée entre ces deux points.

Rappelons que le projet de Véloroute de la Vallée du Lot va devenir une réalité puisque le Schéma régional des véloroutes et voies vertes de Midi-Pyrénées en cours de finalisation l’a retenu. Il reste aux collectivités concernées à donner maintenant les financements nécessaires à sa réalisation.

Nous espérons donc que jeudi prochain, lors de l’inauguration de cette deuxième tranche de travaux, le président du Conseil Général, cycliste à ses heures, mais aussi Martin Malvy et Madame la Préfète, co-financeurs majoritaires, annonceront la construction de ces deux accès indispensables à la sécurité des cyclistes et plus généralement, qu’ils annonceront la prise en compte des déplacements cyclables lors de tous les projets de routes ou de voiries.

 

 

rd 840,cyclistesL'article de Centre Presse et Midi Libre paru le 6 juin 2011

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24/05/2011

Intercommunalités : les citoyens et les écologistes oubliés

Carte interco.jpgLes grandes manœuvres pour se partager les pouvoirs locaux ont débuté. Et dans cette bataille, les grands perdants sont les habitants ballottés d’un territoire à l’autre sans qu’on leur demande leur avis.

Si les cartes proposées par les Préfets doivent recueillir l’avis des instances d’élu-es, il n’est à aucun moment prévu que les citoyens soient consultés. On va encore un peu plus éloigner les habitants de décisions importantes qui les intéressent au plus haut degré. Et après, on s’étonnera qu’ils ne vont plus voter.

Que penser aussi de la composition de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale où l’on s’est soigneusement partagé les rôles entre notables Aveyronnais en évitant de demander à certaines minorités politiques, notamment aux écologistes qui représentent maintenant plus de 10 % des votes en Aveyron, si certains élus désiraient intégrer cette commission. C’est d’ailleurs un problème national puisque la représentation de l’écologie politique est quasi nulle dans toutes les CDCI.

Mais dans ces transactions pour les découpages de territoires, mon inquiétude réside dans le fait que des territoires vécus dans la vie quotidienne des habitants ne voient pas le jour parce que certains petits ou grands élus n’en veulent pas pour une vision essentiellement politique. La peur des élus des petites communes d’être « avalés » par les communes plus importantes est certes compréhensible. Mais rester coincé sur son petit territoire alors que la réalité de la vie quotidienne des habitants dépasse largement ce petit territoire conduit à un repli et à un déclin en termes d’activités économiques, culturelles et associatives. Les citoyens participent déjà à ces territoires élargis. On le voit notamment dans la fréquentation des associations où les adhérents viennent de diverses communes rurales et urbaines locales.

On le voit aussi dans les trajets domicile-travail où beaucoup d’habitants des communes rurales viennent travailler dans les communes urbaines.

On le voit dans les activités culturelles, sportives et festives où les habitants de toutes les communes participent sans tenir compte des frontières intercommunales actuelles.

Les communautés de communes du Bassin Decazeville-Aubin et celle de la Vallée du Lot ont un destin commun auquel peuvent se joindre certaines communes isolées comme Bouillac. Ce territoire constitue un vrai territoire de projets avec des complémentarités évidentes.

Quant au SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), je maintiens la position que j’avais exprimé lors du conseil municipal de décembre dernier, à savoir la création d’un SCOT sur le territoire du Pays du Rouergue Occidental. Un SCOT a une autre dimension que l’intercommunalité. Ce n’est en rien un périmètre administratif ni gestionnaire. Il vise à répondre à des menaces importantes qui pèsent globalement sur notre planète mais également sur nos territoires : étalement urbain, surconsommation d’espaces, dépérissement de certains quartiers, ségrégation sociale et inégalités écologiques, surcoût des infrastructures, déploiement des transports collectifs et écologiques, réchauffement climatique… L’aire du Pays Rouergue Occidental me semble la plus évidente pour répondre à ces enjeux et pour ne pas être écrasé face aux deux SCOT qui se précisent autour de nous : celui du Pays Ruthénois et celui du Pays de Figeac. Il est évident que des passerelles doivent être construites avec ces deux entités à travers une charte Interscot.

Quoi qu’il en soit, dans le cas de l’évolution de intercommunalité comme dans celui de la création du SCOT, il me semble maintenant nécessaire d’informer la population sur ces deux grands enjeux à travers des réunions publiques où la parole leur serait donnée.

19/05/2011

Chauzy finit son discours sans les écologistes

ap-discours-chauzy.jpgJ’ai maintes fois dénoncé sur ce blog les visions ultra-libérales et le ton méprisant vis-à-vis de ses contradicteurs de Jean-Louis Chauzy président du Ceser Midi-Pyrénées.

Il en remet d’ailleurs une couche aujourd’hui dans la presse locale : Jean-Louis Chauzy : "Rodez doit se doter d’une technopole"

C’est pour dénoncer cette attitude et ses propos que les élus Europe Ecologie – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées ont quitté la salle lors de l’assemblée plénière d’aujourd’hui.

Lire le communiqué de presse ci-dessous :

Les élus EELV boycottent le discours partisan, anti-écologiste et antidémocratique du Président Chauzy !

A l'occasion de l'assemblée plénière qui se tient ce jour au Conseil régional, le Groupe EELV a dénoncé l'attitude du Président du Ceser Mr Chauzy. A l'annonce de son discours les conseillers régionaux EELV ont quitté la salle pour exprimer leur opposition aux positions répétées et personnelles de Mr Chauzy. Cette action symbolique ne visait bien évidemment pas l’institution qu'est le Conseil Économique Social et Environnemental Régional qui joue un rôle démocratique important dans notre république. C'est bien les positions les plus souvent dictées par les intérêts des puissants et des lobbies qui est sont mises en cause. En effet, lors de ces différentes interventions, souvent anti-écologistes primaires, le Président du Ceser porte des positions personnelles, partisanes et méprisantes, qui la plupart du temps n'ont pas été débattues au Ceser. Guillaume Cros a critiqué ce mépris à l'encontre de l'écologie, des citoyens mais aussi de la démocratie en citant une des interventions du Président Chauzy devant le Medef « l’intégrisme écologique est devenu un thème électoral, qui s’est répandu partout entrainant une diabolisation du développement économique des activités de production, rendant de plus en plus difficile la construction de projets ferroviaires, routiers, de réserves d’eau ,sans contradicteurs. »

Le Président du groupe EELV a dénoncé cette vision rétrograde de l'écologie et a appelé à la responsabilité du plus grand nombre pour oeuvrer en faveur de l'intérêt général et non des plus puissants.

Les écologistes déplorent que le responsable d’une assemblée qui doit donner des perspectives à la politique régionale reste pétri de certitudes dans des schémas dogmatiques dépassés. Les exemples ne manquent pas : OGM, nucléaire, autoroute, ours, LGV, Traversée Centrale des Pyrénées…

Guillaume Cros a conclu son intervention rappelant qu'il est plus que temps d'anticiper le réchauffement climatique, les dérèglements énergétiques et de répondre aux urgences. Cela implique de sortir des modèles qui ont créés le réchauffement et les urgences, ceux-là mêmes encore défendus par Mr Chauzy au profit des intérêts particuliers et au dépend de l'intérêt collectif.

Les élu-e-s Europe Ecologie – Les Verts au Conseil régional Midi-Pyrénées

L'article de Libération avec des commentaires intéressants : Les écologistes et le président du Conseil économique et social de Midi-Pyrénées: «dogmatique toi-même!»

11/05/2011

Une aide pour l’achat de vélos à assistance électrique à Decazeville

primevae.jpgOn va dire que Decazeville suit la mode des subventions municipales à l’achat de VAE (vélo à assistance électrique) qui se multiplient en France. Certes, nous ne somme  pas les inventeurs de ce concept, mais nous y réfléchissions depuis maintenant quelques mois au sein du groupe de travail « Transport et Mobilité » de la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin. Il fallait juste que le budget communautaire soit voté pour mettre en place pratiquement cette aide.

Le vélo à assistance électrique représente réellement un plus par rapport au vélo ordinaire. Pour les personnes n’étant des cyclistes chevronnés et entraînés, l’aide du moteur permet de pratiquer le vélo en toute sérénité : monter des côtes difficiles et assurer des trajets un peu plus longs, tout cela sans arriver en sueur au travail, au ciné où ailleurs.

vae-belvédère-ladécouverte.jpgPossédant un VAE depuis maintenant deux mois, j’ai été conquis par les possibilités qui me sont maintenant offertes. J’ai opté pour un VAE pliable (pour rentrer éventuellement dans le coffre de ma petite C1) mais suspendu et confortable.  Que ce soit en ville ou sur les chemins de la Découverte, ce vélo franchit tous les obstacles et l’autonomie et la puissance m’ont réellement séduit.

Cette aide pour l’achat de VAE n’est que la suite logique d’une politique locale qui veut favoriser les moyens de déplacements alternatifs à la voiture particulière.

Le premier volet a été de mettre en place une ligne de transports collectifs sur le Bassin. La réussite incontestable du TUB (Transport Urbain du Bassin) nous impose de poursuivre son développement. Cela va être maintenant possible grâce à la mise en place du « Versement Transport », cotisation sociale que devront payer tous les employeurs (publics ou privés) de plus de 9 salariés, mais aussi grâce à la réponse positive à notre dossier d’appel à projet « Pôles d’excellence rurale 2010 ».

Rappelons que, dans ce dossier, la Communauté de communes du Bassin Decazeville – Aubin est porteuse d’un projet de regroupement des professionnels de santé sur 2 sites, et d’amélioration des déplacements pour l’accessibilité à cette offre de soins, et d’une façon générale à tous les équipements et services du territoire.

Une réflexion pour une deuxième ligne de transports collectifs ainsi que pour la mise en place du Transport A la Demande (TAD) va débuter prochainement.

Favoriser les modes de déplacements doux sécurisés

C’est le deuxième volet du Plan Global de Déplacement du Bassin.

Suite à l’adoption du Schéma des déplacements doux par la communauté de communes en 2010, il faut maintenant passer aux travaux pratiques. Dans ce cadre, nous avons rencontré toutes les communes afin de faire un point technique sur les aménagements à réaliser. En effet, ces aménagements, qui concernent tant les pistes que le stationnement des cycles, doivent être réalisés par les communes.

Nous avons également rencontré les deux conseillers généraux du territoire afin de voir les complémentarités avec les routes départementales.

laubarède.jpgNous avons notamment évoqué les travaux sur la RD 840 à Laubarède qui représentent un danger évident pour la circulation des cyclistes, notamment l’étranglement de la chaussée au niveau des ponts sur le Riou-Mort. Nous avons demandé la médiation du président du Conseil général et nous espérons rapidement aboutir à une solution. Laubarède constitue un point important pour notre terrtoire car c’est l’entrée du Bassin et de son futur réseau cyclable vers Decazeville (ancienne RD 840) et vers Aubin (RD 5). Mais c’est aussi c’est le point le plus proche de la future véloroute de la vallée du Lot situé seulement à 2,5 km. En matière touristique, il serait intéressant pour le Bassin d’aménager une liaison cyclable sécurisée entre ces deux points.

Rappelons que le projet de Véloroute de la Vallée du Lot va devenir une réalité puisque le Schéma régional des véloroutes et voies vertes de Midi-Pyrénées en cours de finalisation l’a retenue. Il reste aux collectivités concernées à donner maintenant les financements nécessaires à sa réalisation.

Une randonnée cyclable sur cette future véloroute « d’Aiguillon aux sources du Lot » est organisée en juillet pour sensibiliser sur ce projet. Elle passera par Livinhac le 9 juillet.

L’article de La Dépêche du Midi : Vélo électrique – Etre branché avec le Bassin

L’article de Centre Presse et Midi Libre : Le vélo électrique reçoit le soutien des élus.pdf

Téléchargez le Flyer de cette opération : Subvention VAE.pdf

06/05/2011

Un campement à Decazeville contre les lois sécuritaires

campement2.jpgLe "collectif 12 contre les lois liberticides" s’est créé afin de mobiliser sur la question des lois sécuritaires. Depuis ce vendredi, ils occupent une partie de la zone de « La Découverte », à Decazeville. 

La loi LOPPSI 2, « Loi d’Orientation et de Programmation Pour la Sécurité Intérieure » est une des dernières loi liberticide de Sarkozy. Elle renforce encore davantage l’Etat policier : expansion de la vidéosurveillance, élargissement des pouvoirs policiers, fichage intensifié de la population, instauration du citoyen-délateur, couvre-feu pour les moins de treize ans …

Jusque samedi soir, ce collectif invite tous celles et ceux qui le souhaitent à venir débattre de ce qui relève du contrôle social.

Le programme de ces deux jours est à télécharger ci-dessous :

campementdkz.pdf

L'article de La Dépêche du Midi du 7 mai 2011 : Un campement surprise pour dénoncer le "flicage"

L'article de Centre-Presse du 7 mai 2011Le collectif anti sécuritaire sur la zone des Equipages.pdf

01/05/2011

Luche taxe les Aveyronnais pour aider l’Etat

conseil général,rn 88Comment poursuivre la fuite en avant libérale du conseil général de l’Aveyron avec des moyens financiers qui stagnent ? Et bien en taxant plus fortement les Aveyronnais et en empruntant 45 millions d’euros que les Aveyronnais devront également rembourser.

Il faut bien financer les prochaines folies routières qu’entend réaliser le président du conseil général : le barreau routier de Saint-Mayme et le doublement de la RN 88.

Et dire que l’ancien conseiller général de Decazeville n’a pas voulu voter mercredi dernier la hausse de 1,5 % des trois taxes de la municipalité de Decazeville lors du dernier conseil municipal de la ville parce qu’il trouvait ce taux trop élevé, alors que ses amis politiques augmentent la part départementale de la taxe foncière de 3,5 % !

Et la gauche départementale qui n’a pas su convaincre les électeurs en mars dernier, qu’elle est sa réaction ?  Sa marge de manœuvre est plus qu’étroite puisqu’elle défend plus ou moins ces projets routiers onéreux. Anne-Marie Escoffier a regretté timidement « les cadeaux fait à l’Etat pour la RN 88 » et Guy Durand y a vu « une solidarité à l’envers ». Mais que vont-ils faire lors du vote pour le financement du fameux « barreau de Saint-Mayme » et plus tard pour le financement de la poursuite du doublement de la RN 88, route nationale, deux projets qui vont engloutir des millions et dont il faut avant tout se poser la question de la pertinence ?

Vendredi, le vote du budget du conseil général a très bien montré cette ambiguïté puisque le budget a été voté avec seulement 9 voix contre et 7 abstentions sur 46 votes, alors que 20 conseillers généraux se réclament du groupe Rassemblement de la gauche républicaine pour l’Aveyron.

Où est l’opposition au conseil général ? Y a-t-il une si grande différence entre les projets de la majorité et ceux de l’opposition ?

En mars dernier, lors du deuxième tour des cantonales, pas mal d’électeurs de gauche et écologistes ont bien compris qu’il n’y avait pas d’espoir de changement de politique dans cette gauche aveyronnaise timorée et ont préféré rester à la maison. Cela va-t-il encourager la gauche classique aveyronnaise à prendre les écologistes au sérieux, à les écouter et à ne pas les mépriser ? L’avenir le dira.

L’article de La Dépêche du Midi : Le conseil général adopte don budget

L’article de Midi Libre : Le département emprunte et augmente les impôts

Photo : jlc

24/04/2011

Encore quelques jours pour s’inscrire à « Une semaine sans ma voiture »

TUB,transports collectifs,vélo,Inspiré de la journée mondiale « En ville sans ma voiture » et de l’animation organisée par le Grand Roanne en 2010 appelé « Star sans ma voiture », la communauté de commune Decazeville-Aubin a décidé d’organiser un jeu pour sensibiliser à l’usage des moyens alternatifs à la voiture particulière pour se déplacer sur notre territoire.

Utiliser le TUB, pratiquer les déplacements doux, vélo ou marche à pied, prendre le train pour des trajets plus longs, les moyens pour se déplacer localement sans voiture ne manquent pas. Certes, il faut parfois jongler avec les horaires du TUB et du train, mais au regard des derniers chiffres de fréquentation de notre service de bus urbain (plus de 77 000 passagers en un an), de plus en plus d’habitants du Bassin prennent les transports collectifs. Tout comme on voit circuler de plus en plus de vélos malgré encore le peu d’aménagements réalisés.

Pour encourager à ces pratiques, les trois candidats sélectionnés pour « Une semaine sans ma voiture » devront se déplacer sans leur véhicule personnel durant une semaine.

Ces candidats seront associés à l’association locale de leur choix

Attention, il ne reste que quelques jours pour s’inscrire. Si vous êtes une personne intéressée par ce défi ou une association désirant envoyer un candidat pour concourir, dépêchez-vous. De nombreux lots sont à gagner pour les candidats (Vélo à assistance électrique, VTC…) et des chèques de valeurs équivalentes pour les associations. 

DERNIÈRE MINUTE : Afin d’obtenir un panel plus représentatif de la population, nous avons décidé de repousser le délai de candidature à fin Mai et nous sommes donc à la recherche de candidats ayant une activité salariée mais aussi des loisirs et donc des déplacements « réguliers et obligatoires » à réaliser.

Cela aura plus d'impact pour le but que nous nous sommes donnés : montrer que l'on peut se déplacer sur le Bassin sans voiture, ou, tout au moins, en utilisant son véhicule personnel le moins possible.

Ce défi se déroulera durant la semaine de la Mobilité du 16 au 22 septembre prochain.

Téléchargez la plaquette de présentation

Téléchargez le règlement

Retrouvez un film sur la présentation du jeu « Star sans ma voiture » de Roanne


Star sans ma voiture - la suite par avp_diffusion

Une nouvelle antenne relais téléphonique contestée en Aveyron à Clairvaux

Il n’y a pas qu’à Auzits, Saint-Georges-de-LuzençonOnet-le-Château, Rignac... que l’installation d’antennes relais téléphoniques est fortement contestée en Aveyron.

Il est d’ailleurs fort inquiétant de voir la multiplication des demandes d’installation d’antennes par tous les opérateurs sur nos territoires.

« Notre santé à Tous » est un collectif  qui vient de se créer à Clairvaux suite au projet d’implantation d’une antenne relais de téléphonie mobile de 23 m de hauteur par l’opérateur SFR,  au lieu-dit « La Falière », intersection « Le Fiou » sur la commune de Clairvaux d’Aveyron.

Cette implantation a été décidée sans aucune concertation avec la population. Placée dans une vallée, cette antenne relais rayonnerait sur Clairvaux, Bruéjouls, Casssagnes Comtaux, Panat et Balsac. Une autorisation municipale a été délivrée le 24 février 2011. Le panneau des travaux a été implanté le 23 mars 2011.

« Notre Santé à tous » veut que le téléphone portable fonctionne au mieux mais pas aux dépens de notre santé !

antennes-relais,ondes électromagnétique,Clairvaux,Le Collectif « Notre Santé à Tous » vous invite donc à une réunion publique d’information, le vendredi 6 mai 2011, à la salle de l’Ady de Clairvaux , à 20H30, avec Pierre Le Ruz, expert indépendant de la CRIIREM.

Pierre Le Ruz était venu à Rignac il y a un peu moins d’un an pour informer la population locale. Son intervention avait fortement intéressé les 250 personnes présentes, mais l’antenne relais est malheureusement toujours à sa place.

Je vous invite donc à venir à cette conférence, tant pour écouter Pierre Le Ruz que pour soutenir l’association « Notre santé à Tous ».

Il est également possible de signer la pétition de soutient en ligne.

antenne relais pomeyrols.jpgTéléchargez le tract pour cette conférence : Clairvaux-Tract6mai.pdf

A Decazeville, France-Télécom poursuit son programme d’installation. N’ayant pas été beaucoup soutenu tant par mes collègues que par la population, on peut dire que la résistance a été minime. Deux antennes relais ont donc été installées sur la façade du central téléphonique et l’antenne relais prévue à Pomeyrols au dessus de Saint-Roch a également été installée. Deux batailles de perdues. Peut-être pas définitivement…

23/04/2011

La barbarie au patrimoine immatériel de la France

taureau.jpgEn lisant La Dépêche ce matin je n’en croyais pas mes yeux. Ce quotidien consacrait pratiquement deux pages à un événement : la corrida entre au patrimoine immatériel de la France.

Même si on trouve un peu tout et n’importe quoi dans ce patrimoine, y faire rentrer la barbarie est insoutenable.

Considérer la torture et la tuerie publiques d’animaux au même niveau que le théâtre populaire occitan, les contes et traditions orales en France ou la vie en milieu rural en Dordogne est une insulte au bons sens et à l’humanité.

Alors que le Parlement Catalan vient d’abolir la corrida, la France décide de l’honorer.

Honte à ce gouvernement de brutes épaisses !

« La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui de mecs et de meufs trépignant et braillant, se délectant du martyre d’une bête splendide, réclamant sa mort, immonde masse tresseuse de nasses, grouillante de préjugés, saturée de frustrations,  meute ne vivant que pour voir grossir la meute, œuvrant à son renforcement, voyant dans toute solitude une provocation, une atteinte à la sûreté de son gras...

Défenestrons ce Sud et dézinguons la corrida ! »

Christian Laborde : Corrida, Basta ! – Editions Robert Laffont

Soutenons le CRAC

17/04/2011

Une randonnée cyclable pour faire la promotion de la Véloroute de la Vallée du Lot

veloroute-vallee-du-lot.jpgGrâce à son Délégué régional Julien Savary et à toute une équipe régionale dynamique (et même inter-régionale avec le Cantal, le Lot-et-Garonne et la Lozère), l’Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) organise du 4 au 13 juillet 2011 une randonnée vélo pour la « Véloroute de la vallée du Lot ».

Il s’agira d’une randonnée à vélo familiale et « active » pour faire la promotion d’un itinéraire de type « Véloroute », jalonné et sécurisé, dans cette magnifique vallée du Lot.

Cette randonnée de 540 km environ parcourue en une dizaine d’étapes de 40 à 70 km, permettra de réaliser des visites touristiques (sites, musées…) et de rencontrer les élus pour les sensibiliser à la réalisation rapide ce cet itinéraire.

 Le programme :

Partie 1 – Lot aval : Aiguillon-Cahors 4 jours

Lundi 4 juillet -  Aiguillon – Villeneuve-sur-Lot (61km)    

Mardi 5 juillet -  Villeneuve-sur-Lot – Condat (45km +16km Bonaguil)

Mercredi 6 juillet - Condat à Anglars-Juillac (42 km)  

Jeudi 7 juillet - Anglars-Juillac à Cahors  (47 km)

 

Partie 2 – Lot amont : Cahors-sources du Lot  6 jours

Vendredi 8 juillet -  Cahors - Cajarc  (59 km)

Samedi 9 juillet -  Cajarc - Livinhac-le-Haut  (50km)  

Dimanche 10 juillet -  Livinhac-le-Haut - Espalion  par vallée (69km)

Lundi 11 juillet -  Espalion – La Canourgue (63km) 

Mardi 12 juillet -  La Canourgue - Mende (50km)

Mercredi 13 Juillet -  Mende - sources du Lot (41km) 

                   (Etape au Bleymard ou Villefort +30km) 

 cyclos-livinhac.jpgCette randonnée sera l’occasion de rappeler les demandes de l’AF3V pour cet itinéraire :

Améliorer la Véloroute déjà jalonnée Aiguillon-Cahors (150km)

-      connexion à la voie verte du canal des Deux-Mers Aiguillon-canal (8km)

-      sécurisation des passages sur RD circulés et création de portions en voies vertes (anciens chemins de halage, anciennes voies ferrées,…).

Prolonger la Véloroute jusqu’aux source du Lot (total Véloroute sur 5

départements : 540 km dans la vallée/723km avec boucles et liaisons) :

-      Lot : Cahors-Capdenac-gare (95km -total Lot : 156km), plus boucle vallée du Célé-Figeac (62km)

-      Aveyron et Cantal: Capdenac-gare à St-Laurent-d’Olt (146km), plus boucle Conques-vallée du Dourdou (65km) et liaison Rodez (20km)

-      Lozère : La Mothe-Banassac - sources du Lot (92km). Plus liaisons (49km).

Ce projet, lancé en 2001 par l’AF3V (association Française de  développement des Véloroutes et Voies Vertes), est inscrit dans les Schémas régionaux et dans le Schéma national des Véloroutes et Voies Vertes. L’Entente inter-départementale Bassin du Lot soutient et co-finance le projet. 

Le Lot-et-Garonne a jalonné la totalité, le Lot seulement 80km.

Les Conseils Généraux doivent décider rapidement la réalisation de cet itinéraire qui sera bénéfique pour l’économie touristique locale… 

carte-véloroute vallée du lot.jpgCette randonnée fera donc trois étapes dans l’Aveyron qui seront suivies par l’Association pour la défense et la sécurité des Cyclistes en Aveyron, association relais de l’AF3V pour l’Aveyron.

Lors de l’étape de Livinhac le samedi 9 juillet, une réception sera organisée au boulodrome en bordure du Lot, à l’invitation de M. le maire de Livinhac et de l’AF3V.

Ce sera l’occasion d’expliquer aux personnes présentes les retombées en matière économique et touristique de ces aménagements qui peuvent servir tout au long de l’année aux populations locales pour les déplacements quotidiens ou de loisirs.

J’aurais l’occasion de revenir régulièrement plus en détail sur cette animation.

Cliquez sur les photos et les cartes pour les agrandir

Téléchargez le bulletin de participation : Bulletin d'inscription-definitif-060411.pdf

Visitez le site internet dédié à cette randonnée

Visitez le site internet des Véloroutes et Voies Vertes du sud de la France

La page des Véloroutes et voies vertes en Aveyron 

Les pages réservées à la Véloroute de la vallée du Lot avec la pré-étude de faisabilité de 2001, les cartes, l’avancement du projet…

Je suis bien sûr disponible pour tous renseignements concernant cette randonnée : Envoyez un mail à Jean-Louis Calmettes 

Qu'est-ce qu'une véloroute ? Où en est la véloroute de la vallée du Lot ? Cette vidéo datant de 2007 répond à toutes ces questions


VÉLOROUTE VALLÉE DU LOT par calmettes

09/04/2011

La Découverte deviendrait-elle la nouvelle " Montée impossible " ?

lac-vu de cantagrel.jpgLe Parc Intercommunal, espace de plus de 500 hectares allant de Decazeville à Cransac en passant par Combes et Aubin, est-il en train de devenir le terrain de jeu de tous les motards de la région ?

moto4.jpg

 En se rendant sur le site de La Découverte depuis quelques jours, le beau temps aidant, on pourrait le croire. Pourtant, cet espace est totalement interdit aux véhicules à moteurs. Mais certains motards n’en ont cure. Les observations orales que l’on veut bien leur prodiguer restent lettre morte.

Et les quelques promeneurs courageux qui essaient de trouver leur place sur les larges accès à ce site rebroussent vite chemin, outrés par les pétarades bruyantes et inquiets de voir les vitesses de ces motards inconscients qui n’hésitent pas à vous frôler avec leurs engins. Pire encore, le jeu consiste maintenant à escalader les pentes enherbées de ce site, creusant ainsi des ornières.

Il faut que cela cesse.

crapaud1.jpgEn cette période de l’année, la reproduction de nombreuses espèces résidant sur ce site est en pleine activité. Les amphibiens, dont beaucoup d’espèces sont protégées, occupent des mares existantes fragiles ainsi que la roselière du lac. Les insectes et les oiseaux retrouvent leurs places. La flore fragile qui pousse sur ces sols anthropisés est en train de se développer. Tout ce processus demande un minimum de respect et de tranquillité.

Il faut aussi rappeler que la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin est engagée dans un Agenda 21 dont une des mesures vise la protection de la biodiversité.

Mais le plus grave est la gêne permanente des promeneurs et randonneurs qui choisissent La Découverte pour s’évader. Les quelques touristes qui tentent de s’approcher du chevalement de mine dans la poussière laissée par le sillage des engins ne comprennent pas que des motos utilisent ce site magnifique.

Il ne faudrait pas que quelques irresponsables anéantissent les espoirs que la communauté de communes met sur la protection et la mise en valeur dans les années à venir de ce site prestigieux.

Il faut donc rappeler à tous que la circulation des véhicules à moteurs est totalement interdite sur le site du Parc Intercommunal.  

Photos : jlc

28/03/2011

Decazeville à l’honneur sur Friture mag

decazeville-frituremag.jpg

Friture mag, le “ média des possibles dans le Grand Sud “ consacre un article sur Decazeville.

Christophe Pelaprat est venu passer une journée dans notre ville et a rencontré divers acteurs locaux. Je l’ai guidé une partie de la matinée à travers les quartiers et les lieux symboliques de la ville.

A Decazeville (Aveyron), la vie après le charbon

27 mars 2011par Christophe Pélaprat

Née pour le charbon, dévastée par la perte irréversible de son industrie, Decazeville n’est pas une ville comme les autres. Mais si la rupture fut douloureuse, ce n’en est pas pour autant une agglomération sinistrée. L’énergie, à défaut d’être fossile, se retrouve aujourd’hui dans la vitalité de ses habitants.

On l’appelle toujours le bassin. Il porte encore les stigmates de l’intense activité industrielle qui fit son heure de gloire. Collines noircies et pelées, bâtiments décrépis, densité d’un habitat disparate blotti le long d’une vallée étroite ; malgré une intense reconversion, les entrées de Viviez et de Decazeville n’incitent pas à l’arrêt touristique et tranchent d’emblée avec les charmes de la campagne environnante.

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27/03/2011

Et si on éteignait l’éclairage public ?

éclairage public,énergie,Tous ces lampadaires allumés à la nuit tombée et s’éteignant lorsque le jour se lève représentent un gaspillage énergétique énorme. Gaspillage qui a aussi un coût.

A Decazeville, la consommation de l’éclairage public est de plus de 1 million de kWh pour un peu plus de 87 000 euros. Cela représente le quart des consommations et des coûts de dépenses d’énergies.

Sur la communauté de communes, la consommation est d’un peu plus de 3 millions de kWh pour 241 000 euros. Cette consommation représente aussi 303 tonnes de CO2/an et 514 kg de déchets radioactifs, à vie longue et à vie courte, par an.

Si l’on rajoute les effets de cette pollution lumineuse nocturne sur la faune, notamment l’avifaune et les insectes, on comprend qu’il faut faire rapidement quelque chose pour diminuer l’impact de l’éclairage public. Voir la carte de la pollution lumineuse en Aveyron plus bas dans la note.

L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) milite pour la restauration et la défense de la qualité du ciel nocturne au plan national et international, notamment en luttant contre la pollution lumineuse.

Les solutions existent. Elles vont du remplacement des vieilles lampes énergivores, notamment de ces « boules » lumineuses qui éclairent plus le ciel que le sol, à la réduction des puissances à certains horaires, voire l’extinction totale de l’éclairage public de 23 h à 5 h.

Certains font valoir une meilleure sécurisation des voies de circulations éclairées. Rien n’est moins sûr puisque les études montrent que le confort et le sentiment de sécurité apportés par l'éclairage amènent les automobilistes à augmenter leur vitesse, ce qui entraîne des accidents plus graves. On pourrait plus sûrement augmenter la sécurité sur les routes en baissant la vitesse autorisée de 10 km/h la nuit.

Quant à l’insécurité qui constitue l’argument principal des opposants, les communes qui ont engagé l’expérience confirment qu’il s’agit essentiellement d’idées reçues, le vandalisme et le tapage nocturne étaient plutôt en régression après l’application de l’extinction. L’éclairage permanent créé une activité sociale nocturne qui génère des effets indésirables. Les fausses affirmations répandues à ce sujet prennent parfois la forme de pressions voire d’intimidations sur des élus locaux.

Quant aux cambriolages, il faut rappeler qu’ils ont lieu en journée à 80 %. Un système de détection de mouvement, qui déclenche la lumière en cas de présence, peut s’avérer plus dissuasif, le plus efficace étant le déclenchement d'une alarme qui fait fuir près de 95 % des intrus.

De nombreuses communes ont pris le parti d’éteindre leur éclairage public en totalité ou en partie et des mesures de diminution de cet éclairage. Elles sont regroupées au sein de “Villes et Villages Etoilés“ qui organise chaque année un concours.

éclairage public,énergie,Diverses actions existent pour sensibiliser sur ce sujet.

Earth Hour est un événement mondial à l’initiative du WWF durant lequel les citoyens, les pouvoirs publics, les villes et les entreprises éteignent leurs lumières pendant 1 heure pour lutter contre le changement climatique. Cette action a eu lieu samedi dernier et de nombreuses villes et monument dans le monde ont éteint leurs lumières.

Le Jour de la Nuit est une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse. Pour cela, l’événement repose sur l’organisation de manifestations et animations par une multitude de structures, associations et collectivités locales dans les territoires. La 3ème édition de cette opération aura lieu cette année le 1er octobre. 

La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) à édité un fascicule très complet sur ce sujet.

éclairage public,énergie,La Communauté de Communes du Bassin Décazeville-Aubin a décidé de sensibiliser sur ce sujet lors de la semaine du développement durable qui aura lieu cette année du 1er au 7 avril.

Elle organise une soirée conviviale le samedi 2 avril sur la commune de Firmi qui s’est montrée la plus volontaire pour organiser cette animation.

Elle se déroulera au hameau de La Besse Noîts sur les hauteurs du Bassin.

« Nuit noire à La Besse Noîts » vous propose par l’extinction de l’éclairage public de découvrir cette autre lumière chère à Edmond Rostand et de rompre avec les peurs ancestrales liées à l’obscurité.

Ainsi, cette soirée vous propose tour à tour, en compagnie de spécialistes, de contempler les étoiles avec Claire Henrion, de découvrir des textes lus par  Eléonore Eychenne sur le thème de la nuit, de déguster à l’aveugle des chocolats aux saveurs originales et d’apprécier l’arôme de cépages comme la teneur en bouche de vins divers proposés par des commerçants locaux.

Prévoyez des vêtements chauds et des chaussures de marche. Pensez à prendre une lampe torche et éventuellement une paire de jumelles

Une navette gratuite sera mise en place sous réserve d’un nombre suffisant d’inscriptions.

Inscription conseillée pour la soirée, indispensable pour les navettes

Office de tourisme de Cransac au 05 65 63 06 80

Office de tourisme de Decazeville au 05 65 43 18 36

 

Téléchargez la plaquette : web-tract semainedd.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Venez apprécier la nuit, le 2 avril, à La Besse-Noîts

19/03/2011

Désenclaver, désenclavement :

désenclaver,routes,RN 88,aéroport,

Mots utilisés par des hommes politiques et par des présidents de chambres consulaires pour justifier la construction d'infrastructures de transport pharaoniques et polluantes sur le dos des budgets des collectivités locales de préférence. Le but réel est de favoriser la mondialisation libérale, les lobbies du BTP, du pétrole, de l’automobile, des transports routiers de marchandises, de l’aérien, des grandes enseignes de la distribution, de la finance... 

Plus on fait dans la surenchère et la démagogie, mieux c'est.

En général, les pages de la presse quotidienne régionale leur sont grandes ouvertes, surtout en Midi-Pyrénées où le principal titre (et malheureusement unique titre dans certains départements) appartient à un notable politique cumulard du Tarn-et-Garonne bien connu pour ses positions pro-goudron, pro-nucléaire et anti-ours.

Citations :

J-C Luche, président du Conseil Général de l’Aveyron : « Je veux désenclaver ce département avec des routes neuves et les plus sûres possibles » - 7 janvier 2011

Manuel Cantos, président de la CCI, le 9 mars 2011 : « Comme le désenclavement routier se fait très lentement et que nous n'aurons jamais le TGV, il ne reste que l'aérien pour développer l'économie du département » 

Martin Malvy, président du Conseil Régional, le 11 septembre 2009, justifiant le financement de la Région au doublement de la RN 88 : «  Rien ne nous oblige à cet effort, si ce n'est ma volonté de permettre le désenclavement de Rodez »

Guy Durand, conseiller général de Millau, le 4 mars 2011 : « je considère que le désenclavement est la clef du département en Aveyron »

Ces phrases historiques de nos vaillants “désenclaveurs“ s’accompagnent en général de contrevérités et de mépris envers leurs contradicteurs.

Si vous n’adhérez pas à ce concept, malheur à vous ! Vous êtes un traître, un « has been », un anti-Français et anti-Aveyronnais, un « écologiste attardé qui veut retourner à la bougie », un baba, un bobo… 

Citations :

Didier Mai-Andrieu, conseiller général de Baraqueville, constatant l’opposition des Verts au doublement intégral de la RN 88, le 24 octobre 2009 : « Les Verts sont fous ou quoi ? La RN88 à 2x2 voies est un axe privilégié pour le développement de l'Aveyron. Le département en a trop besoin. On ne peut donc pas se permettre d'avoir des considérations métaphysiques de ce genre »

Stéphane Bultel, conseiller général de Rodez-Est, le même jour pour le même motif : « Et c'est tout de même un comble que les Verts condamnent le seul projet routier qualifié de développement durable »

Jean-Louis Chauzy, président du CESR, le 28 février 2011 : « Dire en 2011, pas d’aéroport, pas de LGV, pas d’autoroutes, pas de fret ferroviaire dans les Pyrénées, c’est programmer le doublement du chômage et la précarité et accumuler les retards »

Manuel Cantos, le 23 janvier 2011 : « Moi, ce qui me choque, ce sont huit millions d’euros nécessaires pour construire un pont afin de sauver des écrevisses à pattes blanches » 

En général les mêmes soutiennent aussi d’autres grands lobbies tout aussi polluants et destructeurs :

Jean-Louis Chauzy, qui n’est plus à une ânerie bêtise près : « L’énergie et la filière nucléaire doivent rester dans le domaine public pour préserver l’indépendance énergétique de la France et son excellence technologique » - 18 mars 2011

« Indépendance énergétique » avec le nucléaire ? Il n’est même pas au courant qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France ?

J’envisage de poursuivre ce dictionnaire des meilleurs mots des décideurs de notre région (et d’ailleurs). Les thèmes ne manquent pas : ruralité, développement durable, créer des emplois…

Vous pouvez bien sûr m’aider à relever des perles. 

Et vive les écrevisses à pattes blanches ! (Christian Laborde)

podcast

14/03/2011

Decazeville, 15 mars, 13 h : Une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs

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Samedi 12 mars 15h, heure japonaise, à la suite d’un séisme important suivi d’un tsunami tout aussi dévastateur, une explosion s'est produite dans le bâtiment d’un réacteur de la  centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi.

Depuis, d’autres réacteurs de cette centrale ont procédé à la même manœuvre qui consiste à réaliser des rejets radioactifs dans l'air pour faire baisser la pression et tenter d’éviter une explosion du cœur des réacteurs en fusion. D’autres centrales nucléaires japonaises ont également été fortement touchées.

L’issue de ce que l’on peut d’ores et déjà appeler une catastrophe nucléaire est incertaine.

Mardi 15 mars, 13h, heure française, retrouvons-nous pour une flash mob géante partout dans les villes de France en solidarité avec le peuple japonais meurtri et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs.

A Decazeville, le rendez-vous est fixé le mardi 15 mars à 13 h, place Decazes, devant la mairie

Flyer à diffuser : decazeville - solidarité japon.pdf

05/03/2011

Lettre ouverte d’Yves Frémion à André Oskola

Yves Frémion,cinéma,Millau,

Mon cher André,

 Au moment où, après 21 ans de bons et loyaux services, tu cesses ton activité à la tête des cinémas millavois, je voudrais te saluer au nom des habitants de la ville de Millau et des communes environnantes, à qui si longtemps tu as apporté ce contact avec tant d'oeuvres majeures, dans des conditions difficiles et avec tant d'intelligence.

Je ne sais si les Millavois réalisent la chance qu'ils ont eue ces années passées. Avec tes associés des débuts vous avez transformé une salle banale en un lieu d'excellence du cinéma français. Tu ne le sais sans doute pas, mais Millau est souvent cité dans les débats, tant au niveau national qu'européen (je peux en témoigner, ayant créé avec Léon Schwartzenberg et Roberto Barzanti l'intergroupe Cinéma au Parlement Européen, où l'expérience millavoise, dont j'avais donné les éléments, était montrée en exemple). Il suffit de se promener un peu dans les villes françaises pour s'apercevoir que ce qui a été réussi ici est exceptionnel : une salle projetant 130 films d'art & essai par an, dans une ville de 24 000 habitants, dont un taux d'abonnés exceptionnel. Sans oublier ce qui a été fait pour rouvrir et animer les salles de villages.

La façon indigne dont s'effectue ton départ, sous les indécentes calomnies de ceux que ton talent devait sans doute gêner, a créé dans la population un malaise relevé par nombre d'acteurs locaux, de tous bords politiques. Je tiens à y ajouter celui d'un écologiste engagé depuis 40 ans dans la culture, y compris locale. Ceux qui font la culture en Aveyron savent qu'ils doivent l'amener au public dans l'adversité résolue et constante de la plupart des politiques, de gauche comme de droite. La culture gêne, l'intelligence gêne, la réussite gêne. Dans le passé, nous avons connu la volonté de transformer les radios libres en « radio-monsieur-le-maire », les nominations contestées d'animateurs de lieux de spectacle, les pressions par chantage à la subvention, les lieux culturels récupérés pour en faire des salles de réunions ou des syndicats d'initiatives, et combien de manifestations ont dû fermer à cause de l'hostilité de certains élus ? Notre région n'a pas été épargnée par ces régressions et aujourd'hui, certains cantons restent vides de toute initiative, tant elles ont été découragées, vilipendées, chassées, au profit de fêtes municipales lamentables, de folklore passéiste ou de taureaux-piscine.

Tu viens d'être à ton tour éliminé simplement parce que tu faisais du bon travail. Le public, les citoyens, adoraient, se rencontraient, causaient, réfléchissaient. Scandale : les gens sont là pour consommer et rentrer se coucher ! Pas pour penser.

Je ne connais pas le nouveau gérant des cinémas, et n'ai rien contre lui. Je dis simplement que prendre de telles responsabilités dans ces conditions déshonorantes ne le servira pas. Il promet 150 films d'art & essai par an : nous compterons avec attention, mais fort dubitatifs. Je sais que Millau et ses environs (on venait de loin assister aux séances !) a connu 20 ans d'excellence et va rentrer dans le rang du spectacle dit de « grand public », si restreint en réalité. Que dans ce laminage, gauche et droite font assaut de zèle dans la médiocrité délibérée.

A l'image d'une époque où un Président analphabète peut agresser en public les classiques de la littérature, utilise la langue de notre pays comme un charretier, détruit le spectacle vivant, lamine le service public culturel, c'est à qui l'imitera au mieux parmi les élus locaux de toute tendance. Rares sont ceux qui font le choix de la résistance. Participer à la liquidation de ce qui a fait, plus que nos lieux de naissance, notre identité profonde, ou bien l'enrichir encore, ne devrait pas être un dilemme pour une équipe municipale qui s'affichait à gauche. A Millau, ce choix de conforter le médiocre s'est doublé d'une manière de faire d'une inélégance qui confine au suicide politique.

Je te souhaite de porter désormais cette indignité comme une médaille, ou mieux comme une gifle sur les joues de ces pauvres d'esprit. Sois assuré de mon amitié qui, je le sais pour avoir entendu ces dernières semaines tant de réactions choquées, est partagée par tous les amoureux de la culture, de Millau et largement au-delà.

 Yves Frémion, écrivain

On peut ne pas être d’accord sur tout, mais voilà une lettre joliment tournée… et adaptable.

Elle peut très bien s’adapter aux organisateurs de Skabazac par exemple qui connaissent les mêmes déboires à Onet-le-Château ou bien ailleurs….

J-L C

03/03/2011

Soutien à Emily Teyssèdre-Julian et à Bruno Berardi

eelv-nouveau logo.jpegLa campagne électorale pour les élections cantonales en Aveyron est malheureusement en train de prendre un virage nauséabond : calomnie, désinformation, intimidations, chantage… tout est bon pour tenter de déstabiliser les candidats Europe Ecologie – Les Verts sur le canton de Rodez-Est.

C’est d’autant plus regrettable quand les coups viennent de représentants de partis avec lesquels nous sommes souvent associés dans les municipalités où nous siégeons en Aveyron.

Nous sommes bien sûrs parfois en opposition avec des avis ou des décisions prises par nos partenaires, mais en aucun cas, nous tenons des propos mensongers et violents comme ceux tenus actuellement par des représentants de partis dits « de gauche ».

Dans une campagne électorale, tout n’est pas permis. Il n’est pas permis de remettre en cause l’honnêteté des candidats et de leur prêter des propos qu’ils n’ont pas tenus. Il n’est pas permis de remettre en cause leur engagement pour une société plus juste, plus humaine et plus écologique.

Les intimidations proférées en assemblées ou dans des cercles plus privés doivent immédiatement cesser. La sérénité doit retrouver sa place dans cette campagne

Nous tenons à réaffirmer solennellement notre entier soutien à Emily Teyssèdre-Julian et à Bruno Berardi

Les élus Europe Ecologie – Les Verts de l’Aveyron

Contact :

Jean-Louis CALMETTES

Adjoint au Maire de Decazeville, chargé de l'Environnement

Conseiller Délégué à la Communauté de Communes Decazeville-Aubin en charge du Parc Intercommunal, des Transports et de la Mobilité


Rodezest-emily-bruno.jpgVisitez le site internet d’Emily Teyssèdre-Julian et de Bruno Berardi, candidats Europe Ecologie – Les Verts sur le canton de Rodez-Est.

Ci-dessous, la tribune honteuse de Guy Rouquayrol, conseiller municipal (PCF) de la ville de Rodez paru dans la presse locale qui fait suite à l’intervention tout aussi honteuse de Jean-Albert Bessière (PCF) en conseil municipal de Rodez : Europe Ecologie - La nébuleuse.pdf

26/02/2011

L ‘Aveyron loin de tout : que du bonheur !

Aveyron,Rodez,chômage,RN 88,routes,LGV,enclavement,La presse locale et les télévisions nationales (France 2) s’intéressent actuellement à la prospérité de l’Aveyron et notamment à son faible taux de chômage de 5,2 %. Ce succès viendrait avant tout du relatif enclavement de ce département. Et bien oui ! Être loin de tout donnerait aux Aveyronnais une obligation de se prendre en charge eux-mêmes. Même le maire de Rodez le reconnaît.

Les reportages notent la compétence et l’ardeur au travail des Aveyronnais, une gouvernance responsable et humaine des chefs d’entreprises et un dialogue fructueux dans les entreprises pour aboutir à un consensus. L’agriculture, qui représente 12 % des emplois en Aveyron, est aussi un facteur bénéfique à ce succès.

Sans LGV, à deux heures de la capitale régionale et à 7 heures en train de Paris, l’Aveyron serait donc une oasis de prospérité par rapport à d’autres territoires qui ont tout et cette prospérité viendrait même de ce relatif enclavement que certains désignent comme un handicap.

Des évidences que j’avais déjà noté dans les propos du président de la CCI d’Aurillac qui ventait ainsi son territoire il a moins d’un an : « Etre un petit peu enclavé nous a laissé à côté des grandes périodes où on a beaucoup massacré la nature. Le département est préservé, il est intact… On va rentrer de plein pied dans cette nouvelle économie dite durable ».

Sans se replier sur lui-même, l’Aveyron a une chance inouïe de garder son authenticité et sa prospérité s’il ne cède pas aux sirènes de ceux qui  réclament toujours plus d’autoroutes ou de 2X2 voies, des LGV et des avions à bas coûts. Il faut au contraire garder cet équilibre fragile entre territoire encore protégé grâce à ce relatif enclavement et dynamisme économique et social. Il ne faut pas banaliser notre département, il faut au contraire garder cette originalité. 

 

22/02/2011

Comment peut-on encore défendre le nucléaire ?

TRICASTIN.pngEn lisant Centre Presse ce matin, j’ai été passablement irrité par le communiqué d'un élu de Rodez membre du Parti Communiste (voir en bas de note), qui, sous le motif louable de protéger les usagers d’EDF, glorifie en fait le nucléaire en balançant au passage de gros mensonges.

J’ai donc répondu par l'intermédiaire du journal.

" Comment expliquer que 25 ans après l’horreur de l’explosion de la centrale de Tchernobyl qui fait encore des victimes tous les jours, le nucléaire trouve encore de si fidèles défenseurs si ce n’est que par aveuglement idéologique.

Comment peut-on parler de l’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire alors qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France et que les mines exploitées par Areva à l’étranger le sont dans des conditions sociales et environnementales désastreuses comme au Niger.

Comment peut-on continuer à glorifier le nucléaire civil, marchepied du nucléaire militaire et de la prolifération nucléaire dans le monde. N’oublions pas que Nicolas Sarkozy voulait vendre des centrales nucléaires à Kadhafi et défendait des accords nucléaires avec Ben Ali, il y a encore peu de temps.

En défendant le nucléaire pour défendre les usagers de l’électricité, Jean-Albert Bessière  se trompe. Mais en plus il nous trompe avec des arguments faux.

Comment expliquer que le nucléaire est moins cher que d’autres sources de production d’électricité alors que le nucléaire recule partout dans le monde. L’électricité nucléaire en France est moins chère parce qu’elle bénéficie depuis des dizaines d’années d’un soutien financier massif de la part des gouvernements successifs et qu’elle n’intègre pas totalement les énormes dépenses attendues par le démantèlement des centrales en fin de vie et la gestion des déchets. Nous laissons tout cela à nos enfants.

Jean-Albert Bessière nous trompe en faisant croire que la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité) payé par tous les abonnés à l’électricité sert uniquement à racheter l’électricité d’origine photovoltaïque. Entre 2007 et 2010, les énergies renouvelables ont pesé entre 0 et 22 % de cette CSPE. Tout le reste des recettes de cette taxe est consacré au surcoût de production d'électricité, pour l'essentiel à base de pétrole, charbon ou gaz, dans les îles françaises, au rachat d’électricité produite par cogénération ou des moyens de production de pointe qui fonctionnent au gaz ou au pétrole et à la protection des consommateurs précaires. La production d'électricité émettrice de gaz à effet de serre a donc absorbé entre 68 et 88 % de la CSPE entre 2007 et 2010.

 Alors oui à un service public de l’énergie, mais pas à celui que Jean-Albert Bessière rêve. Oui à un service public de l’énergie dont les trois piliers seront les économies d’énergies, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Oui à un service public de l'énergie, multi-énergies hors nucléaire et décentralisé.

En attendant ce service public que je souhaite ardemment, j’encourage les usagers de l’électricité à se tourner vers des fournisseurs vendant exclusivement de l’électricité d’origine renouvelable et ayant un statut de coopérative. Ca existe, j’y suis abonné et sociétaire et si on fait un peu attention à ses consommations, c’est moins cher que l’électricité nucléaire. Mais surtout on a la satisfaction de ne pas participer à cette folie nucléaire qui détruit les hommes, saccage la planète et engloutie des sommes faramineuses.

 Jean-Louis Calmettes

Elu Europe-Ecologie – les Verts à Decazeville et délégué à la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin "

Le communiqué de Jean-Albert Bessière Comment l'Etat vole les usagers de l'électricité - J-A Bessières.pdf

Jean Barrié a publié une tribune dans Centre Presse du 23 février 2011 Les fourberies du nucléaire - Jean Barrié.pdf

15/02/2011

Boyer veut un PPP pour la RN 88

rn88-borne.jpg

Avant de quitter le conseil général, Yves Boyer, maire de Laissac et fidèle lieutenant de Puech s’épanche dans Centre Presse du 8 février (voir en bas de note). Depuis trente cinq ans, ces deux acolytes ne voient pas que le monde est en train de changer et ils s’obstinent à soutenir un projet : le doublement de la RN 88. Yves Boyer revient dans cet article sur le financement du tronçon Rodez - A 75 qui pourrait se réaliser selon lui par un PPP (Partenariat Public Privé). Vieille idée de Jean Puech qui n’avait fort heureusement pas été retenue. Cela consiste à faire réaliser les travaux par une entreprise privée qui avancerait les fonds nécessaires, l’Etat et les collectivités locales payant un loyer durant un certain nombre d’années à cette entreprise. Ce mode de financement très prisé par la droite libérale est très lucratif pour les entreprises privées qui ont là des rentes avantageuses payées par les contribuables durant des années. On retrouve là les mêmes entreprises, qui après avoir fait fortune avec les autoroutes, les bâtiments publics, sont en train de signer des contrats juteux avec les collectivités locales pour les LGV (Lignes à Grande Vitesse) : Vinci, Bouygues, Eiffage…

Yves Boyer est très en colère de voir que « l’on s’inquiète plus du devenir du pique-prune et de l’écrevisse à pattes blanches que des vies humaines ». Propos honteux et caricaturaux ! S’i on avait écouté les propositions des écologistes, cela ferait longtemps que cet axe serait sécurisé ! Les causes des accidents, on les connaît : augmentation artificielle du nombre de véhicules sur cet axe, notamment de camions, vitesses excessives, imprudences diverses, alcool, aménagements sécuritaires demandés notamment par les riverains non réalisés (passages à niveau, embranchements dangereux, baisse de la vitesse, circulation agricole…). C’est pourquoi nous militons depuis longtemps pour des aménagements sur la RN 88 pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains sans doublement systématique. Nous préférons diminuer le flux de véhicules, notamment de poids lourds, réduire les vitesses, sécuriser les passages à niveaux, les carrefours et la circulation agricole et en même temps y augmenter les transports collectifs.

Interdiction poids lourds 71.jpgJe tiens à rappeler à Yves Boyer que la circulation entre Laissac et la A 75 est moins importante que sur la RD 840 dans la traversée de Firmi par exemple et que le nombre de poids lourds en transit national et international qui y circule peut être diminué en les interdisant purement et simplement sur cet axe, à l’exemple d’autres départements. C’est un choix. Mais on a bien compris qu’Yves Boyer préfère les poids lourds au pique-prune et à l’écrevisse à pattes blanches. 

Les nouveaux esclaves de la route.jpgNos vaillants défenseurs du doublement de la RN 88 auraient dû regarder l’édifiant reportage d’ « Envoyé spécial » consacré aux esclaves de la route.

Ils auraient compris que non seulement le transport routier massacre notre environnement et notre climat, mais il massacre surtout les hommes.

Que penser de ces routiers turcs ou polonais qui viennent récupérer leurs camions en France pour leur faire traverser toute l’Europe pour des salaires de misère. Et surtout que penser des conditions d’insécurité dans lesquelles ils mettent tous les autres usagers des routes, mais aussi eux-mêmes. 

Un camion polonais au fossé.jpg

Que penser de ces patrons routiers esclavagistes qui obligent leurs chauffeurs à emprunter les routes nationales et départementales pour ne pas payer les péages des autoroutes ? Que penser de ces chauffeurs routiers stationnant sur les bandes d’arrêt d’urgence des routes nationales lorsqu’ils on atteint leurs limites horaires au mépris de la sécurité routière ? Voilà ce que va devenir la RN 88 si on continue à écouter Boyer, Luche et même la gauche départementale et régionale.

Si l’on rajoute l’autorisation des poids lourds de 44 tonnes et peut-être bientôt de 60 tonnes, nous allons vers  un congestionnement et une dégradation rapide des routes aveyronnaises qui entraîneront des accidents de plus en plus graves et nombreux et des dépenses énormes en entretien du réseau routier. Il faut au contraire limiter la circulation routière en Aveyron, notamment de camions en transit, et la sécuriser, favoriser le fret ferroviaire et augmenter l’accès aux transports collectifs des personnes tant en zone urbaine que rurale.

Voir plus haut, la photo de Centre Presse d’aujourd’hui sur l’accident d’un camion polonais sur la RN 88 qui aurait pu être beaucoup plus grave

L'article de Centre Presse : Un PPP pour la RN 88 de Rodez à l'A 75.pdf