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05/05/2016

Le Puech de Salvageau, une promenade riche en biodiversité

station ionosphérique - panneau.jpgQuelques uns se souviennent peut-être encore de cet immense “radar“ situé sur les hauteurs de Saint-Santin-de-Maurs à une douzaine de kilomètres de Decazeville. Radar qui n’était en fait qu’une station ionosphérique mais qui alimentait l’imaginaire et les rumeurs dans toute la région, chacun y voyant le lieu des pires expérimentations ou celui d’espionnage du monde entier (ce qui n'était peut-être pas impossible !).

station ionosphérique saint-santin.jpgLe “radar“ n’existe plus, il a été enlevé il y a un peu plus d’une dizaine d’années.

Mais le Puech de Salvageau où il était situé m’a toujours attiré par son sol aride et pierreux, son paysage, sa végétation.

station ionosphérique sant-santin2.jpgIl est maintenant devenu avec divers autres sites aux alentours la zone Natura 2000 des vallées et coteaux thermophiles (qui aiment la chaleur) de la région de Maurs. 

Je suis donc parti de l’aire de loisirs et de camping car de Montmurat, où est installé un des panneaux expliquant ce site Nature 2 000. Un autre panneau explicatif est situé proche de l’entrée sur le site du Salvageau.

orchis bouffon.jpgEt là, c’est une nature magnifique qui s’offre à nous avec plusieurs espèces d’orchidées. Ma favorite est la Sérapias à languette, plus difficile à trouver.

Surtout ne pas cueillir les fleurs, faire très attention où l’on pose les pieds et respecter les clôtures mises en place pour favoriser la pâture de bovins à certaines périodes.

 

serapias à languette.jpgJe ne suis pas un professionnel de la botanique. Mais une application pour mobile est très intéressante pour un novice comme moi afin de reconnaître une fleur. Elle a aussi un rôle pédagogique. Il s’agit de Pl@ntNet.

Pl@ntnet est une application de collecte, d’annotation et de recherche d’images pour l’identification de plus de 800 espèces de plantes sauvages, de la flore française métropolitaine. C’est le fruit d’une collaboration de trois ans entre l'INRIA, l’Inra, le Cirad et l’IRD (agronomie tropicale), l’Inria (Informatique et sciences du numérique) et le réseau de botanistes amateurs Tela Botanica.

Serapias à languette - Observation Pl@ntNet.jpgL’application disponible sur Apple store et sur Android ne met que quelques secondes pour fournir le nom vernaculaire et le nom scientifique.

Elle intègre un système d’identification automatique de plantes à partir de photos par comparaison avec les images d’une base de données botaniques. Les résultats permettent de trouver facilement le nom botanique de la plante, si celle-ci est suffisamment illustrée dans la base de référence.

Montmurat-fête de la nature -cpie-210516.jpgA l’occasion de la Fête de la Nature, le CPIE de Haute Auvergne organise une sortie sur ce site Natura 2000 le samedi 21 mai 2016. Le rendez-vous est fixé à Montmurat, place de la mairie. C’est gratuit et vous passerez un superbe après-midi si le beau temps est en plus de la partie.

 

affiche web.PNGCe même jour et à la suite de la promenade botanique, vous pourrez vous rendre juste à côté à Maurs aux premières CircoFolies organisées par l'Association "La Mazarotte et Cie".

Vous pourrez vous restaurer et assister à divers spectacles dont un feu d'artifice et participer à divers ateliers.

 

Photos : jlc (Licence Créative Commons) sauf affiches pour sortie botanique à Montmurat et CircoFolies à Maurs.

25/04/2016

La mairie de Decazeville veut "évangéliser avec le théâtre"

affiche_lumiere_4.pdfy2016.jpgAprès le comité des fêtes laissé à certains sympathisants du FN la semaine dernière, la mairie de Decazeville a accueilli en grande pompe dans la salle des mariages de la mairie une troupe de théâtre dont le but est d’“évangéliser avec le théâtre“.

Nous ne sommes pas dogmatiques ! Tel était le crédo de la nouvelle municipalité de Decazeville durant la campagne électorale. Malheureusement, les faits montrent le contraire.

Certes, nous avons réussi à éviter à ce que la commune de Decazeville et la Communauté de communes Decazeville-Aubin financent ce “spectacle“, mais le fait que la mairie le soutienne ostensiblement est très grave. 

Le Bolero - Evangéliser avec le théâtre.jpgC’est sûrement ça le “souffle nouveau“ que nous promettait M. le Maire et sa liste : faire du prosélytisme politique et religieux alors que le moment devrait être à l’apaisement, à la solidarité et à éviter les replis identitaires.

 

Voici ci-dessous, le texte que j’ai lu sur ce sujet lors du conseil municipal du 14 avril dernier. 

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“ Lors de la commission Culture du 18 février dernier à la Communauté de communes, nous avons été saisis d’une demande de subvention pour le spectacle d’une compagnie extérieure au Bassin : la compagnie Le Boléro

Ce spectacle n’est en fait qu’un prétexte pour faire du prosélytisme religieux.

Les principaux responsables de cette troupe ne s’en cache d’ailleurs pas, notamment sur leur site internet, puisqu’y figure un article intitulé « évangéliser avec le théâtre ».

L’affiche et le flyer de ce spectacle ne sont d’ailleurs pas équivoques tant par le texte que par les images.

La méthode me semble de plus pernicieuse et racoleuse puisqu’elle consiste à utiliser notre patrimoine et notre histoire locale pour arriver à leurs fins.

La commission Culture de la Communauté de communes a décidé pratiquement à l’unanimité de ne pas répondre favorablement à cette demande de subvention.

Néanmoins, le logo de la Communauté de communes figure toujours sur les documents de ce spectacle sur le site internet de la compagnie Le Bolero.

De même que le logo de la commune de Decazeville.

Nous n’avons jusqu‘à maintenant pas décidé dans ce conseil de subvention pour ce spectacle et cette troupe.

Il me semblerait difficile d’y répondre favorablement pour deux raisons principales :

  • Alors que les subventions communales aux associations culturelles locales sont en baisse depuis deux ans, comment pourrait-on subventionner un spectacle d’une compagnie extérieure ?
  • Une collectivité n’a pas à participer à la création et/ou à la diffusion d’une œuvre faisant du prosélytisme religieux, pour quelque religion que ce soit, surtout à la période que nous sommes en train de vivre.

Nous souhaiterions donc savoir, Monsieur le Maire, où en est cette demande de subvention au niveau communal ?

La subvention figure-t-elle dans ce budget à un poste caché ?

Nous souhaiterions bien sûr que la commune y réponde défavorablement et que vous utilisiez vos pouvoirs afin de faire retirer les logos de la commune des affiches, flyers et site internet de la Compagnie Le Boléro. “

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Le maire a répondu par la négative concernant la subvention municipale.

C'est sûrement du au véto quasi unanime de la Commission Culture de la Communauté de communes en février dernier.

Je précise que malheureusement, les logos de la commune de Decazeville et de la Communauté de communes figurent toujours sur les affiches distribuées en ville et sur le site internet de la Compagnie Le Boléro. 

07/04/2016

La ruralité sur CFM Radio

TO160329-300x169.jpgJ’étais invité pour Europe Écologie - Les Verts le 29 mars dernier à l’émission « Table ovale sans Ellipse » animée par Claude de Vesins sur CFM Radio à Villefranche.

Je n’étais bien sûr pas seul. Jean-Sébastien Orcibal, pour le Parti Radical de Gauche et Bernard Morre, pour l’Union des Démocrates et Indépendants étaient les autres intervenants.

Le thème de cette émission politique proposé par Claude de Vesins était :

Quelles sont les opportunités que notre ruralité, qui dispose désormais d’un ministre issu de la région (aménagement du territoire, ruralité et collectivités territoriales), doit absolument saisir pour résoudre ou atténuer les problèmes qu’elle connait en agriculture, scolarité et dessertes aérienne et ferroviaire ?

Nous avons donc parlé agriculture, circuits courts, artificialisation des terres agricoles, commerces des centres villes, TGV, TER, aéroport, internet haut-débit, services publics…

On peut écouter et télécharger cette émission en cliquant ICI

16/02/2016

Zone humide de La Découverte - La suite

canards1.jpgEn attendant les premières pontes de crapauds calamites et pélodytes ponctués, les mares de la zone humide de La Découverte accueillent actuellement des canards qui ont trouvé sur cet espace un lieu propice à leurs ébats.

Il faut noter que, grâce aux fortes pluies de ces derniers jours, les mares ont atteint une surface importante et un niveau d’eau élevé. Espérons que ce niveau d’eau se maintiendra pour permettre aux têtards de se développer et aux futurs crapauds de grandir et à toute une biodiversité de vivre.

mares-la-decouverte.jpgEspérons aussi que tout le monde comprendra l’utilité de cette zone humide sur cet espace artificiel devenu naturel, notamment comme amortisseur des effets du réchauffement climatique, et l’obligation que nous avons de la protéger et même de la mettre en valeur.

Les zones humides en milieu urbanisé font l’objet d’un intérêt de la part du Ministère de l‘Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. De nombreuses collectivités ont mis en place des plans de protection et de mise en valeur de leurs zones humides urbaines. Il me semblerait important que cette zone, et plus généralement la zone de La Découverte, s’inscrive dans un projet de ce type. La balle est dans le camp des décideurs. Mais les projets dévoilés ces derniers jours par les élus decazevillois pour cet espace ne m’incitent pas à l’optimisme...

Photos : jlc - Licence Créative-Commons© - Cliquez sur les photos pour les agrandir

12/02/2016

Que va devenir le musée de géologie Pierre-Vetter

fermeture musée vetter.jpgComment ne pas être inquiet de l’annonce par la municipalité de la fermeture “pour inventaire“ du musée de géologie Pierre-Vetter.

La porte est d’ailleurs restée close cette semaine.

La soudaineté de cette décision alors qu'une exposition était en cours d'organisation et que des visites de groupes scolaires étaient prévues laisse perplexe.

Est-ce une fois de plus la façon d'exprimer que la culture coûte trop cher et que les habitants et scolaires du Bassin ainsi que les touristes de passage n'ont pas besoin de ce musée ?

expo climat.jpgSitué en bordure de l’ancienne exploitation minière de La Découverte, il fait partie intégrante de l’histoire et du patrimoine de notre ville. Les spécialistes de la géologie en France et au delà reconnaissent la qualité de ce musée.

Grâce à son conservateur qui a su mettre en valeur les riches collections qu’il abritait en les améliorant ainsi qu’aux moyens financiers accordés jusqu’à maintenant pour fonctionner, ce musée retrouvait une fréquentation plus qu’honorable.

expo requins.jpgLe choix de la vulgarisation de la culture scientifique et de la sensibilisation à l’environnement commençait à porter ses fruits. Les expositions temporaires, les conférences et les animations de haute qualité organisées par ce musée attiraient un public de plus en plus nombreux et de plus en plus jeune venant de tout l’Aveyron et au delà d’année en année.

Pourquoi donc la municipalité actuelle choisit-elle de casser cette dynamique ?

musée vetter - animation.jpgIl est au contraire important de poursuivre les efforts en faveur de ce musée, efforts qui devront être maintenus et accentués en synergie avec les autres musées lorsque la communauté de communes prendra les compétences de la culture et du tourisme le 1er janvier 2017.

Photos : jlc ©creative commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

31/01/2016

Protégeons la zone humide de la Découverte

zone-humide-decouverte.jpgC’est mardi 2 février que se déroulera la Journée mondiale des zones humides. Des animations sont prévues partout pour sensibiliser sur ces zones indispensables à la survie de nombreuses espèces et donc à notre survie. Le thème de cette année est : Des zones humides pour notre avenir : Modes de vie durables.

Nous avons pratiquement en centre ville de Decazeville une zone humide. Elle se situe sur l’arrière du parking du Musée géologique. Elle n’est malheureusement pas protégée comme il le faudrait et des véhicules motorisés n’hésitent pas parfois à s'y aventurer : motos, voiture, camping-car…, tout comme des chevaux ou des chiens non tenus en laisse.

grenouille rousse.jpgPourtant, de nombreuses espèces y trouvent refuge. Le CPIE et la LPO avaient identifiés les parcelles concernées par la ponte de crapauds calamite et pélodyte ponctué et j’avais moi-même pu photographier une grenouille rousse. Les pontes sont visibles dès mars. Ces espèces sont bien sûr protégées et il est interdit de les détruire. Le CPIE avait noté que les petites mares (ou réservoirs) peuvent former un réseau depuis le bois situé à l’est. La présence de crapaud calamite peut aussi venir d’un dépôt de sable lié à des travaux. On peut donc se trouver en extrême limite d’un habitat beaucoup plus étendu que ce qu’il semble.

pontes.jpgIl faudrait donc tout faire pour mieux connaître et préserver cet espace, notamment son alimentation en eau et éviter toute pollution venant du parking ou d'ailleurs.

Et enfin, il faudrait mettre en valeur cette richesse avec un projet d’aménagement pour protéger ce site et le mettre en valeur. D’abord pour les Decazevillois, notamment les scolaires, mais aussi pour les habitants du Bassin et pour les personnes de passage sur ce site. Cela ne demanderai pas beaucoup d'argent et ça constituerait un complément d'intérêt au Musée géologique proche et à la Découverte dans son ensemble.

Photos : jlc - licence creative commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir

31/12/2015

Pacitel ferme, le problème reste

PACITEL-FERMETURE.jpgPacitel était un service sensé lutter contre les appels téléphoniques commerciaux non désirés. A partir du 1er janvier, les services de Pacitel seront fermés.

Le motif ? La prospection téléphonique est maintenant encadré par la Loi Consommation n°2014-344 du 17 mars 2014 et complétée par son décret d’application du 21 mai 2015.

On ne dira jamais assez l’inefficacité de Pacitel dont les signataires de la charte n’étaient autres que les grandes organisations et fédérations de vente à distance autrement dit, le lobby des centres d’appels. Tout comme sera inefficace le nouveau service qui sera proposé en remplacement, pas avant l’été prochain.

Malheureusement, le lobby des centres d’appels et de la publicité par courrier non adressé est puissant au Parlement tant à droite qu’à gauche. Au nom de la sacro sainte croissance dont on voit un peu plus tous les jours les désastres qu’elle occasionne sur les hommes et l’environnement.

Mais on va me dire que des dizaines de milliers d’emplois de téléprospecteurs sont en jeu. Mais faut-il maintenir des emplois pour arnaquer tous les jours des centaines de personnes ? Les journaux de consommateurs sont remplis de témoignages de personnes qui se sont embarqués dans des projets onéreux de travaux sur leur maison à cause d’un appel téléphonique alléchant qui venait d’une entreprise honnête ou carrément d’escrocs.

La solution ? Inverser la demande. Que les personnes désireuses d’être prospectées s’inscrivent sur une liste. Et que l’on interdise toute prospection téléphonique vers les autres numéros.

Tout comme il faudrait instaurer une loi pour l’interdiction de courriers non désirés dans nos boites à lettre qui serait beaucoup plus efficace pour l’environnement que le Stop-Pub. Seuls ceux qui désireraient avoir des publicités en recevraient en s’inscrivant préalablement sur une liste et paieraient donc en conséquence une taxe sur l’enlèvement et le traitement des ordures ménagères majorée. De quoi baisser fortement la taxe de ceux qui ne souhaitent pas de publicités.

18/12/2015

Dernier conseil municipal de 2015

C’était donc hier soir le dernier conseil municipal de l’année avec une vingtaine de points. Beaucoup ont été votés à l’unanimité. Je vais donc revenir sur les points où je suis particulièrement intervenu.

 

Prix de vente de l’eau aux communes voisines :

usinedupuech.jpgJe suis donc intervenu sur le prix de vente de l’eau aux communes voisines. Alors qu’au dernier conseil municipal la municipalité avait décidé sans notre accord d’augmenter fortement le prix de l’eau aux Decazevillois, notamment avec l’augmentation de l’abonnement de 18%, il était proposé de ne pas augmenter hier soir l'eau vendue aux communes voisines soit 0,71€ pour Firmi et 0,61€ pour le SAEP d’Aubin.

J’ai juste dit que l’augmentation de 1ct d’euro de ce prix de l’eau qui peut se justifier par des dépenses concernant le pompage et le traitement en légère augmentation (coût des produits, énergie…) n’handicaperait les communes voisines et permettrait la recette de 6 160 euros supplémentaires à notre commune.

Monsieur le Maire est revenu sur l’augmentation du prix de vente de l’eau potable à Decazeville votée au dernier conseil municipal, qu’il justifiait par l’harmonisation des tarifs sur tout notre futur territoire. Et il a énuméré une série de communes (dont beaucoup hors future communauté de communes) où le prix de l’abonnement au service de l’eau est supérieur à celui de Decazeville. C’est sûrement vrai, mais ce qui est important, c’est le prix final du mètre cube payé par l’abonné (abonnement + consommation). Et je maintiens que le prix de l’eau à Decazeville était avant l’augmentation à peu près égal (à 5 cts près) à celui des abonnés du Syndicat Nord Decazeville. Je suis bien placé pour le dire car j’ai une facture d’eau sur le syndicat Nord Decazeville. Après l’augmentation, le prix du mètre cube d’eau à Decazeville est 2 centimes plus élevé.

Ceci dit, si chacun court après l’autre pour augmenter les prix, où cela va-t-il s’arrêter ? Il faut justifier ces augmentations. Et l’harmonisation du tarif ne constitue pas pour le moment à mes yeux une justification. Il faut payer l’eau au vrai coût de revient.

 

Comparaison pour une facture type de 120 m3 :

2015 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 32,50 €

Consommation 120 m3 X 1,58 € = 189,60 €

Total pour 120 m3 : 32,50 € + 189,60 € = 222,10 €

Soit pour 1 m3 : 222,10 / 120 = 1,921 € HT soit 1,953 € TTC

 

2016 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 38,52 €

Consommation 120 m3 X 1,60 € = 192 €

Total pour 120 m3 : 38,52 € + 192,00 € = 230,52 €

Soit pour 1 m3 : 230,52 / 120 = 1,921 € HT soit 2,026 € TTC

 

Prix pour le Syndicat Intercommunal Nord Decazeville en 2015 :

Gestion par Suez Environnement - Lyonnaise des eaux

Dessert les communes de la CCVL

Abonnement particulier : 45,515 € HT

Prix du m3 : 1,5216 € HT

Prix consommation pour 120 m3 : 120 X 1,5216 € = 182,592 €

Total pour 120 m3 : 45,515 € + 182,592 € = 228,107 €

Soit pour 1 m3 : 228,107 / 120 = 1,900 € HT soit 2,005 € TTC 

Je rappelle que cette augmentation représentera environ 8,25€ annuellement par abonné de Decazeville.

 

permiscitoyen.jpgPermis citoyen :  

Il nous était proposé hier soir de décider d’une aide à la mobilité par l’acquisition du permis de conduire pour cinq jeunes de la ville. C’est la commission jeunesse de la commune (où siègent des élus) et différents partenaires, dont les auto écoles de la ville, qui décideront du choix de ces jeunes. Il sera demandé en contrepartie un travail de 35 heures en faveur de la collectivité dont 5 heures consacrés à l’éducation auprès des écoles primaires.

Voici mon intervention in extenso sur ce point :

Le problème de la mobilité des jeunes sur notre commune et plus particulièrement leur accès à l’emploi est un problème important. Les entreprises de formation, les organismes d’Etat et les associations d’insertion par l’activité économique présents sur notre territoire témoignent tous d’une nette amélioration de l’accessibilité à l’emploi et à la formation depuis la mise en place du TUB. Nos collectivités locales, notamment la Communauté de communes Decazeville-Aubin qui a la compétence des transports et de la mobilité, doivent donc poursuivre sur cette voie en améliorant encore notre service de transports collectif et en facilitant le développement et l’intermodalité de tous les modes de mobilité (TUB, bus départementaux, bus TER, rail, covoiturage, autopartage…). Elle doivent aussi créer des aménagements cyclables, notamment pour que les jeunes qui se déplacent de plus en plus nombreux à vélo autant par nécessité que par choix, le fasse en toute sécurité.

Ces propositions ont de plus l’avantage de convenir à toute la population, tous les âges et toutes catégories sociales.

Pour en revenir à votre proposition :

Je ne suis bien sûr pas opposé au principe d’aider quelques jeunes qui n’ont pas les moyens financiers d’obtenir le permis de conduire indispensable pour leur accès à l’emploi.

Mais le choix arbitraire difficile des cinq bénéficiaires où les élus sont impliqués, la “contrepartie“ qui ne me semble pas souhaitable tant dans son principe même que dans l’application que vous proposez m’incitent à m’abstenir de voter votre proposition.

Votre projet mérite toutefois de voir le jour. Pour être pleinement efficace, il doit me semble-t-il être abordé différemment.

En Aveyron, des associations facilitent la mobilité autonome et durable des jeunes en leur louant des moyens de transport (vélos, scooters, voitures), en les formant au permis de conduire à travers une auto-école solidaire et même à acheter et entretenir un véhicule. Je pense à Chorus à Decazeville, mais aussi en Aveyron à Mobil’Emploi sur le Pays Ruthénois soutenu par l’incubateur régional de l’économie sociale et solidaire Catalis, Aveyron Solidaire… La plupart de ces associations souhaiteraient d’ailleurs travailler avec les Communautés de communes, plus à même d’aborder ces problématiques.

Il me semble souhaitable que la Communauté de communes qui a la compétence de la mobilité sur notre territoire pilote ce projet et trouve avec des associations locales (2KZ, Chorus…) et départementales des solutions pour y répondre.

Cette solution aurait le mérite d’éviter en grande partie les écueils qui me semblent problématiques dans votre proposition et aurait aussi l’avantage d’être étendue aux cinq communes urbaines du Bassin.

 

C’est la proposition de départ de la majorité qui a été retenue pour le vote et je me suis donc abstenu.

 

Rapport annuel sur le prix et la qualité de service public de l’eau potable 2014 :

Ce rapport avait été reporté une première fois car il comportait des erreurs.

Pas grand chose à dire si ce n’est que j’aurai souhaité un rapport plus étoffé, avec comme les autres années, un descriptif détaillé des travaux sur le réseau de distribution (conduites et compteurs) ainsi que sur la station de pompage de Bouquiès et l’usine du Puech.

Le rendement de notre réseau a baissé en 2014. Il est vrai que nous avons remplacé cette année là que 250 mètres de conduite et le nombre de compteurs remplacés n’est malheureusement pas indiqué.

Concernant la qualité de l’eau, il est à noter que sur les 28 prélèvements effectués, aucun n’est non conforme et que les mesures sur l’aluminium sont elles aussi conformes. C’était un point sur lequel je m’étais inquiété auparavant.

 

Dérogation temporaire pour ouverture des magasins le dimanche :

plateau-superieur2.jpgCette dérogation était jusqu’à présent de cinq dimanche par an. Mais avec la Loi Macron du 6 août 2015 “pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques“ (sic) le nombre de dimanche peut passer à douze. La décision est bien sûr du seul choix des élus. Et j’ai été le seul à voter contre.

Cette dérogation va bien sûr une fois de plus favoriser la grande distribution aux dépens des petits commerces.

Les salariés qui travailleront le dimanche n’ont réellement pas le choix. Si les salaires dans la grande distribution étaient plus élevés, peu choisiraient de travailler le dimanche.

Le dimanche, c’est fait pour rester avec sa famille ou ses amis, pour aller au cinéma ou au musée, pour se promener, faire du sport… ou tout simplement, ne rien faire.

Cela n’aura aucun effet sur l’emploi local si ce n’est de supprimer encore plus d’emplois dans le petit commerce et de vider un peu plus notre centre ville de ses commerces.

Le but de nos gouvernants est bien sûr de liquider insidieusement le code du travail à court ou moyen terme, notamment ce qui a trait au repos dominical, et rendre ainsi les salariés corvéables 7 jours sur 7.

La grande distribution pourra donc ouvrir onze dimanche en 2016 à Decazeville. Mais la décision a été faite sans moi.

Se lever le dimanche pour tenir la caisse du supermarché.jpgLors du débat, je me suis vu reprocher de faire de la politique. Un comble ! Bien sûr, et je le revendique, le conseil municipal est le lieu pour faire de la politique, pour s’occuper de la vie de la cité. Nos décisions sont éminemment politiques. Et si nous avions décidé de maintenir à cinq dimanche l’ouverture des commerces, nous aurions pu le faire. Mais la majorité a choisi de favoriser la grande distribution. Pour des élus qui ont fait de la défense du petit commerce une action forte, c’est mal parti.

pierremauroy-decazeville-chomage.jpgPuisqu’on en est à parler de la défense des salariés, j’en profite pour reproduire ici une partie du discours prononcé le 11 octobre 1981 par Pierre Mauroy alors Premier Ministre lors de sa venue à Decazeville (cliquez sur la photo pour agrandir).

Cette partie de son discours concerne la réduction du temps de travail et même, vous lisez bien, le partage du travail pour que chacun puisse avoir un emploi. Mais ça, c’était en 1981, à l’époque où les socialistes étaient encore de gauche.

On est loin des lois Macron et de ces hommes politiques qui depuis trente ans organisent ni plus ni moins la rareté des emplois pour le plus grand bénéfice des patrons et rentiers de notre pays.

 

Mise en vente de terrains aux Bonnières :

Nous avons décidé hier soir la mise en vente de trois terrains propriété de la commune aux Bonnières.

bonnières-lots.jpgFin 2013, alors que je terminai mon mandat d’adjoint à l’urbanisme et devant le manque de terrains constructibles sur la commune, j’avais regardé avec les services d’urbanisme de la ville si il n’y avait pas des terrains disponibles pour la construction sur le nord de Decazeville. Et j’ai découvert ces “dents creuses“ sur le lotissement des Bonnières ainsi que quelques autres terrains autour. Nous avons donc fait un inventaire de ces terrains en prévoyant de mener une enquête sur le pourquoi de leur disponibilité et avec la ferme intention de les mettre en vente.

Certains se sont montrés inconstructibles car touchés par le PPRM ou le PPRN tandis que d’autres étaient difficilement constructibles (déclivité, superficie …).

 

bonnieres-terrainavendre.jpgJ’avais clairement identifiés deux des trois terrains mis en vente hier soir.

Le troisième d’une superficie de 268 M2 rue Théodore Richard me semble difficile à la vente pour la construction, d’autant plus qu’il est situé sous une ligne à haute tension.

J’ai bien sûr été favorable à ces mises en ventes.

 

Le conseil municipal s’est terminé par le bilan d’activité de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin et sur le Schéma de mutualisation des services de la communauté de communes et des communes membres que j’aborderai peut-être dans une prochaine note.

L'article de La Dépêche du Midi sur ce conseil municipal : 

Les commerces pourront ouvrir 11 dimanche en 2016

L'article de Centre-Presse Aveyron :

Decazeville lance le permis citoyen

 

Photos : 1, 2, 3 et 6 : jlc ; 4 : bulletin municipal de Decazeville ; 5 : plan ville de Decazeville - Cliquez sur les photos pour les agrandir.

16/10/2015

La rue Jean Moulin à double sens : un fiasco annoncé !

rue cayrade - zone 20 devenue 30.jpgJ’avais évoqué il y a peu les graves problèmes de circulation et de mobilité à Decazeville depuis l’arrivée de la nouvelle majorité et la volonté de ces nouveaux élus de favoriser le tout voiture.

Le résultat était malheureusement prévisible : la rue Cayrade est devenu un couloir à voitures, ce qui est pour le moins néfaste à l’activité des commerces. Flâner dans cette rue et y faire des achats au milieu d’une circulation incessante de véhicules motorisés n’est pas du tout attractif.

La partie déjà aménagée aurait pu être le cœur de l’activité commerciale de la ville en y aménageant une zone de rencontre et en déviant la circulation de transit vers l’avenue Cabrol. Elle est devenue au contraire le lieu d’un passage incessant et bruyant de véhicules où il est difficile de traverser sans danger. Comble de la bêtise, cette portion de rue limitée il y a encore peu à 20 km/h est maintenant limitée à 30 km/h.

 

La rue Jean Moulin à double sens - Facebook.jpgMais c’était sans compter sur la persévérance des élus dans leur dogmatisme tout bagnole. Après le sens unique de l’avenue Cabrol et le double sens de l’avenue Foch dont l’efficacité ne saute pas aux yeux, bien au contraire, c’était au tour cette semaine de passer la rue Jean Moulin à double sens. Sauf qu’une fois de plus cette mesure a été prise sans concertation aucune avec les usagers particuliers et professionnels, notamment avec la communauté de communes intéressée pour le passage du TUB. Bien entendu cette mise en double sens de la rue Jean Moulin a été “reportée“, pour ne pas dire enterrée. Il n’y a pas besoin d’être un grand urbaniste pour comprendre que le petit giratoire à l’intersection des rues Jean Moulin et Alexandre Bos poserait des problèmes, notamment à certains horaires. Je l’avais d’ailleurs évoqué dans une réunion de la commission Urbanisme.

Report de la mise en double sens de la rue Jean Moulin -131015.jpg

Il semblerait que ces changements de circulation commencent à irriter pas mal de monde à Decazeville, notamment chez les commerçants.

13/09/2015

Prédict lance son application pour les particuliers

mypredict-ouverture.PNGLa société montpelliéraine Prédict, associée avec Astrium, Météo-France et BRL, vient de lancer son application destinée aux particuliers.

Cette société est née de la nécessité pour les collectivités d’avoir des prévisions météorologiques plus fines afin de prévenir des risques naturels, notamment d’inondation, de tempête, de chute de neige…

repère crue saint-michel 031203.jpg

 

J’ai eu connaissance de cette société il y a un peu plus de 10 ans, lorsque je me suis réellement intéressé à la prévision et la prévention des crues après les inondations du Lot du 3 décembre 2003.

Certaines communes que j’ai visité depuis, notamment Lézignan-Corbières  et Sommières, travaillaient avec Prédict et en étaient relativement satisfaites. Il faut dire que ces communes avaient connu des inondations catastrophiques en 1999 et 2002. 

C’est aussi cette société qui a été retenue par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin dans le projet d’applications satellitaires pour suivre plus particulièrement les crues du Riou-Mort et ses affluents à Viviez. Elle a notamment travaillé sur le Plan Communal de Sauvegarde de cette commune.

 

mypredict-carte.PNGL’application My Predict est gratuite et téléchargeable pour l’instant pour iTunes et Androïd. Elle prévient des risques météorologiques et hydrologiques sur le territoire ou l’on habite : inondation, submersion, tempête et fortes chute de neige.

L’application permet de visualiser les précipitations et leur intensité et donne des conseils sur le comportement à adopter.

Elle est aussi interactive puisque l’on peut envoyer des photos lors de ces épisodes d’intempéries et rendre compte directement à la société de l’évolution de l’épisode pluvieux ou du degré de la crue. 

neige-conteneurs.jpgLes collectivités abonnées à Prédict on bien sûr des services largement supérieurs tant dans la prévision que dans la fréquence des mises à jour lors d’épisodes d’intempéries.

Mais cette application pour particuliers est fort utile pour les territoires non suivis par Prédict et elle devrait figurer dans les applications des téléphones des élus d’astreinte de toutes les collectivités.

Au même titre que d’autres outils informatiques qui permettent de prévenir et de suivre l’évolution des épisodes d’intempéries :

-       Le site Vigicrue qui contient les cartes nationales des cours d’eau par bassin versant et le suivi en permanence du niveau de ces cours d’eau.

-       Keraunos, l’observatoire français des tornades et orages violents

-       Météo-France, que tout le monde connaît

 

inondation-boissepenchot-041203.jpgUn dernier mot pour dire qu’après les fortes crues du Lot de décembre 2003 (presque douze ans), tout le monde voulait que l’on trouve des solutions pour prévenir et modérer les crues. Depuis, pas grand chose de fait. Le PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations) que je réclame depuis des années, n’est qu’au niveau d’un PAPI d’intention et les riverains du Lot voient encore chaque épisode de fortes pluies avec angoisse.

Rajout du dimanche 13 septembre 2015

inondations,lotComme beaucoup d'habitants du Bassin, j'étais hier soir samedi à la fête de Decazeville. Nous avons du subir au cours de la soirée d'abord des éclairs qui éclairaient le ciel et des coups de tonnerre (si vous n'étiez pas au milieu du bruit de la fête foraine) avant la pluie. J'en ai bien sûr profité pour tester l'application MyPrédict. J'ai donc pu suivre l'évolution de l'orage qui sévissait non loin du Bassin.

Sur la première capture d'écran à 21h28 (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir), on voit la grande zone orageuse qui approche, avec une langue en vert, jaune et rouge qui signale une zone plus violente. Elle part de Montauban et arrive sur le Vallon, au nord de Rodez. C'est le moment où nous apercevons les premiers éclairs et entendons les premier coups de tonnerre.

inondations,lotSur la seconde photo prise à 21h49, on voit plus nettement cette zone d'orages avec des points d'orages violents très localisés qui touche le sud du Villefranchois et va vers le nord-est vers Entraygues en frôlant le Bassin. La pluie n'a pas encore touchée le Bassin et la fête de Decazeville. On peut aussi voir des messages d'information en cliquant sur les deux pictogrammes qui signalent un orage intense peu mobile se déplaçant vers le nord-est avec des ruissellements dans les secteurs sensibles.

inondations,lotSur cette dernière capture d'écran à 22h04, on voit très bien les points d'orages plutôt violents sur Rieupeyroux, Rignac et le Vallon, tandis que la pluie arrive sur le Bassin. Elle était sur la fête quelques minutes plus tard pendant que nous entendions au loin les coups de tonnerre et que des éclairs zébraient le ciel.

J'ai donc pu réellement apprécier en temps réel hier soir les qualités de cette application que je recommande vivement aux élus des communes de télécharger et d'utiliser en complément des sites cités plus haut.

Photos :

- Captures d'écran de l'application My Prédict

- autres photos : jlc - ©creative-commons

19/08/2015

Tout voiture, no future *

rue cayrade - 1983-2015.jpg

Trente deux ans séparent ces deux photos de la rue Cayrade à Decazeville. Quels points communs à ces deux photos ? La place envahissante donnée aux voitures sur cette rue commerçante et l’usage anarchique qu’elles en font. 

On peut comprendre cet encombrement en 1983 car cette rue en plein centre-ville était alors une route nationale, la RN 140 ou l’axe Brive-Méditerranée.

Le dossier de la circulation à Decazeville figurait au menu du bulletin municipal de 1983 (que vous pouvez télécharger en bas de note). On y apprend que la municipalité Rouquette (1959 – 1971) avait mis en place le stationnement limité par zone bleue alterné par quinzaine et une réglementation des poids lourds pour les trajets et les horaires de livraisons.

On pointait déjà l’exode des Decazevillois habitant en centre-ville vers les quartiers périphériques ou plus loin dans les communes rurales, qui arrivaient tous les matins en même temps avec leurs voitures en ville et occasionnaient déjà des bouchons portant préjudice au commerce riverain.

La circulation sur la RN 140 amenait un flux important de véhicules qui traversaient notre ville. Un comptage a permis de noter que 80 % des véhicules étaient immatriculés hors du département de l’Aveyron certains jours de chassé-croisé de vacances d’été. La rue Gambetta voyait alors des pointes de 1 000 véhicules/heure et la rue Cayrade 800 véhicules/heure ces jours là.

Le moindre véhicule en stationnement en double file provoquait un bouchon important.

Personne ne respectait les horaires de livraison et dès 1978, la municipalité avait pris la décision avec la Chambre de Commerce de créer une “gare routière“ (entrepôt de marchandise) où tous les livreurs devraient déposer leurs colis qui seraient ensuite distribués par un seul camion en ville. Ce projet précurseur de ce qui se fait maintenant dans les grandes villes n’a jamais véritablement fonctionné, la Chambre de Commerce ne s’y étant pas vraiment investie. 

En 1975, la municipalité Roques (1971 – 1977) avait lancé une étude sur la circulation à Decazeville et l’actualisation des propositions de cette étude sera réalisée par la municipalité Delpech (1977 – 1994) en 1978.

La première proposition était de régler les problèmes de circulation au carrefour du Broual (carrefour où se situent actuellement les bureaux de l’OPH), rue Maruejouls et les accès aux quartiers nord de la ville.

C’est aussi à cette période qu’ont débuté les travaux de la déviation de la RN 140, d’abord de Saint-Michel à la gare de Fontvernhes.

Il était prévu un dédoublement de la rue Gambetta par une « traversée » de la rue Jean-Moulin à la Vitarelle. Ce projet n’a jamais vu le jour.

Il était également prévu l’aménagement (au moins à sens unique) d’une voie pénétrante des Estaques au Sailhenc afin de soulager la circulation à la Vitarelle. Cette voie devait être au départ le Chemin du Sailhenc, l'avenue du 8 mai 1945 a été aménagée plus tard.

Il était même prévu d’étudier l’ouverture d’une nouvelle bretelle entre la Côte des Estaques et le quartier du Broual Trépalou (peut-être le chemin entre l’Envol et Trépalou ?).

Concernant la circulation rue Gambetta, il était proposé trois solutions, la troisième étant préférée :

1 – Mettre la rue Gambetta en sens unique

2 – Interdire tout stationnement rue Gambetta

3 - Matérialiser les emplacements de stationnement des véhicules de tourisme (avec parcmètres si nécessaire) sur un seul côté, toujours le même. Matérialiser les créneaux réservés aux livraisons. “L’application stricte de ces mesures serait nécessaire, sans aucune tolérance pour ceux qui ne la respecteraient pas. Sinon, elle serait sans effet réel“.

“Ces mesures peuvent être étendues rue Cayrade en fonction des résultats.

Il faut faire respecter les trottoirs. Notre appel du dernier bulletin municipal sur la sécurité des piétons, la gène de la circulation, le coût de détérioration des bordures, a été sans effet. Il faut donc en arriver aux sanctions (comme dans les autres villes)“.

 

rue cayrade -seguy.jpg

Les diverses municipalités qui se sont donc succédées ont réglementé le stationnement, d’abord par zone bleue alternée par quinzaine, puis par des parcmètres qui étaient souvent en panne et qui ont été supprimés, et maintenant avec le retour de la zone bleue.

Malheureusement, la surveillance du respect des horaires des parcmètres ou de la zone bleue n’a jamais réellement été mise en place. Et c’est bien là le problème.

 

Pourtant, la route nationale ne traverse plus le centre-ville. La déviation mise en place, devenue depuis quelques années route départementale 840, draine toute la circulation de transit, notamment de poids lourds, avec une moyenne de 8 000 véhicules jour et des pointes de 10 000 véhicules/jour l’été.

 

Contrairement à ce que pense la municipalité actuelle, un flux important de véhicules dans des rues commerçantes ne favorise pas pour autant l’activité de ses commerces. Ce serait même le contraire. 

Vouloir favoriser le commerce en augmentant à tout prix la circulation de voitures dans le centre ville sans penser aux autres modes de mobilité, notamment les modes actifs (vélos et piétons), est tout simplement contre-productif. C’est la politique d’un autre temps dont on voit partout l’échec où elle est mise en place, tant en terme économique (pour les commerces notamment), qu’environnemental (qualité des espaces urbains, qualité de l’air, bruit…) et social (mixité urbaine mise à mal…).

J’ai maintes fois eu l’occasion dans ce blog de revenir sur ce qui me semble les solutions les mieux adaptées à notre ville et à notre territoire où plus de 30 % des foyers n’ont pas de moyens personnels pour se déplacer. Chiffre qui est appelé à augmenter pour des raisons économiques mais aussi par le choix que font de plus en plus de personnes, notamment les jeunes, pour qui la voiture n’est pas la priorité.

Il faut améliorer les transports collectifs, notamment par un cadencement sur l’axe Viviez-Decazeville-Firmi (un bus toute les demi-heures par exemple), créer des aménagements pour les modes actifs (vélos et piétons), apaiser la circulation en ville par la création d’une zone 30 et d’une zone de rencontre sur le tronçon aménagé de la rue Cayrade…

Il faut réellement lancer notre ville dans une mobilité d’avenir en lien avec l’urbanisme, l’habitat et le commerce. Pour faire revenir les habitants et maintenir les commerces en centre-ville, il faut rendre notre centre-ville agréable à habiter et à arpenter. Et ce n’est pas au milieu des voitures et du bruit que l’on y arrivera.

  

decazeville,circulation,mobilité* Tout voiture, no future est le titre d’un livre datant de 2007 écrit par Denis Baupin aux éditions de l’Archipel que je vous encourage à lire. Denis Baupin, actuel député EELV, dénonce dans ce livre les lobbies du tout bagnole, mais aussi le manque de vision à long terme des hommes et femmes politiques dans le domaine de la mobilité. Il donne bien sûr ses solutions pour sortir du “tout voiture“.

 

La circulation à Decazeville - Bulletin Municipal 1983.pdf

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

-       - Cartes postales anciennes de Decazeville

-       - Rue Cayrade de 1983 tirée du bulletin municipal de 1983 : Midi Libre

-       - Rue Cayrade de 2015 : jlc - ©créative commons

Sale temps pour les vélos !

vélo roues volées - gare de viviez-decazeville.jpgLes vélos bénéficient à la gare de Viviez-Decazeville d’un superbe double arceau pour stationner.

Sauf que cette gare est fermée de 21h45 à 5h00 du matin. Cela a donc laissé du temps à des petits voleurs pour subtiliser les deux roues de ce vélo resté lui accroché à l’arceau par un antivol pourtant dérisoire.

De nombreuses gares sont maintenant équipées de box à vélos fermés.

box à vélos.jpgEn août 2011, j’avais moi-même préparé un courrier à la direction des infrastructures et transports du conseil régional Midi-Pyrénées pour demander l’installation de box à vélos fermés comme elle le fait dans de nombreuses gares de Midi-Pyrénées.

Le schéma des Modes doux de la Communauté de communes adopté aussi par les communes prévoyait 5 box sécurisées à la gare de Viviez. La Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin pourrait donc prendre en partie ou en totalité cet investissement à sa charge afin que de tels incidents ne se reproduisent plus et que les habitants du Bassin n’aient plus peur de laisser leurs vélos à la gare de Viviez pour prendre le train ou le TUB.

Photos : jlc ©créative commons

09/08/2015

Les eaux du lac de la Découverte fragilisées, le Parc Intercommunal oublié

lac-vert4.jpgDepuis avril 2014, le Parc Intercommunal semble un peu abandonné. Les projets étudiés il y a quelques mois pour l’avenir du site de la Découverte semblent tombés aux oubliettes. Le programme pluriannuel d’investissements de la communauté de communes mis à jour récemment, les envisage au mieux après 2020.

Je m’en était déjà inquiété il y a environ un an.

Pourtant, tout le monde reconnaît que nous avons là un site magnifique qu’il faudrait à tout prix aménager, au moins à minima. Quand je dis tout le monde, ce sont avant tout beaucoup de Decazevillois mais aussi de nombreuses personnes venus d’ailleurs.

livinhac-piscine.jpgLa canicule que nous avons supporté en juillet et qui est malheureusement appelée à se reproduire souvent, devrait à minima remettre à l’ordre du jour le projet de zone de baignade sur ce lac. Tout le monde n’a pas de piscine et beaucoup ne souhaitent pas aller à la piscine municipale pour diverses raisons (coût, chlore, vétusté, ligne électrique...). Les baignades hors piscines, gratuites et surveillées sont de toute façon de plus en plus recherchées. Il n’y a qu’à voir le monde qui se rend à Livinhac, y compris de Decazeville.

Si vous êtes un habitué du site de la Découverte, vous avez peut-être remarqué fin juin, avant la période de canicule que nous avons connu, le fort verdissement des eaux du lac de la Découverte.

Concernant cette dégradation des eaux, j’ai envoyé le 29 juin un courrier à Monsieur le Président de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, propriétaire des lieux, avec copie à Monsieur le Maire de Decazeville sur lequel ce site est situé :

 

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, les eaux du lac se sont troublées et ont pris une vive couleur verte (voir les deux photos de cette note). J’ai rencontré la responsable du service environnement et patrimoine qui m’a expliqué après s’être renseigné auprès d’Halieutilot, qu’il s’agissait vraisemblablement d’une efflorescence algale ou “ bloom algal “, phénomène totalement différent du retournement des eaux du lac de novembre 2008.

Les températures actuelles (avant le 29 juin) ne peuvent pas expliquer uniquement ce phénomène. D’abord elles ne sont pas si élevées que cela et les nuits sont encore fraiches. L’explication viendrait plutôt des fortes pluies datant d’une quinzaine de jours qui auraient lessivé les sols et emporté les eaux vers le lac. La relative chaleur actuelle ayant seulement précipité ce phénomène. Or depuis un peu moins d’un an, une quinzaine de chevaux résident en permanence sur les pentes de ce site. On sait que les déjections animales contribuent de façon non négligeable à la détérioration de la qualité des eaux sous des formes diverses.

lac-vert3.jpgL’étude du profil de baignade du lac de la Découverte réalisée par le Cereg Massif-Central en 2011 notait que seuls les ruissellements des eaux météoriques sur les flancs du site peuvent constituer des sources de pollution bactériologiques significatives.

Je rappelle que les eaux du lac sont rejetées dans le Riou-Mort, puis le Lot.

Il me semble qu’à minima, le BRGM et l’Onema devraient être alertés.

De votre côté, pourriez-vous faire réaliser une analyse des eaux du lac afin de connaitre d’où peut provenir exactement cette dégradation ?

Dans l’attente des résultats de ces analyses, pourriez-vous demander au propriétaire des chevaux de les retirer de ce site ?

D’autre part, j’ai pu lire dans la presse locale que la municipalité de Decazeville envisageait des animations de sports mécaniques sur ce lac fin août.

Nous savons que ce site est très fragile. C’est pour cela que nous envisagions avec le cabinet Alliance qui avait piloté l’étude pour un pôle de baignade et de loisirs à la Découverte, la pratique d’activités douces sur ce lac : baignade, canotage, pêche, plongée… en aucun cas des activités motorisées.

Les plongeurs du club subaquatique ruthénois qui avaient visité les profondeurs de ce lac en janvier 2012 avaient noté que les fonds étaient constitués de sédiments très fins qui se déplaçaient au moindre mouvement des plongeurs et créaient immédiatement des “nuages“ noirs très denses.

La démonstration de jet-ski et de flyboard prévue fin août me semble fortement préjudiciable pour la qualité des eaux du lac de la Découverte, de ses fonds et de ses berges.

Il y a beaucoup d’autres sites en Aveyron ou dans le Lot et le Cantal proche où on peut pratiquer ces activités. Si l’initiative d’organiser une animation sur le lac est louable, d’autres activités beaucoup moins polluantes peuvent se dérouler sur ce magnifique site de la Découverte pour l’animer le temps d’un week-end : joutes, parapente, modélisme, jeux divers de ballon, jeux gonflables… sans parler d’activité pédestre et cyclable, de découverte de la nature, du patrimoine minier... Il suffit juste d’un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Il me semble donc souhaitable que vous reveniez sur la décision d’autoriser cette démonstration de sports motorisés sur le lac de la découverte.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations les plus distinguées. 

Jean-Louis Calmettes

Conseiller municipal de Decazeville

 --------

On peut bien sûr se réjouir de la présence d’animaux sur ce site et notamment de chevaux. Et je serais le premier à le faire si cela n'avait pas de conséquences néfastes. Sauf que l’on en voit les limites. Certes, cela évite une tonte annuelle, voire deux, mais si c'est au détriment de la qualité des eaux, je ne pense pas que cela soit souhaitable. Je rappelle que dans mon courrier, je demandais simplement des analyses afin de vérifier la cause de ce "bloom algal" et que par précaution en attendant le résultat des analyses, on retire provisoirement les chevaux du site.

Mais il y a aussi une autre inquiétude pour les animaux. Une étude concernant le pastoralisme sur le Parc intercommunal avait été diligenté il y a quelques années par la Communauté de communes qui pensait à juste titre accueillir pour entretenir les nombreux hectares de cet espace, des animaux aussi divers que des bovins, des moutons, voire des lamas. Sauf que l’ingestion de plantes par des animaux sur ces anciens sols industriels peut être problématique. Les plantes peuvent avaler les pollutions éventuelles contenues dans ces sols (phytoextraction) qui sont ensuite ingérées par les animaux. Doit-on prendre ce risque qui touche à la santé et au bien-être des animaux, si minime soit-il ? Les précédents élus n’ont jamais voulu accueillir des animaux sur ce site au regard notamment des risques de recours juridiques de propriétaires d’animaux tombés éventuellement malades.

 

À ce jour, je n'ai toujours pas reçu de réponses à mon courrier, tant de la communauté de communes que de la commune de Decazeville.

Le phénomène d’efflorescence algale a disparu.

Les chevaux sont toujours sur le site de la Découverte et la manifestation d’activités mécaniques sur le lac prévue fin août est plus que jamais d’actualité.

 

Encore un peu, monsieur le bourreau…

 À pied, à vélo, avec le tub, je sauve le climat.jpgRien ne semble y faire. Pas même les canicules, les tempêtes et les alertes à la pollution de l’air à répétition. Un rapport parlementaire vient de confirmer que l’impact économique de la pollution de l’air est de plus de 100 milliards d'euros par an en France et que ce coût va encore empirer rapidement si nous ne faisons rien. Près de 700 décès supplémentaires seraient liés à l’épisode de canicule de juillet. Les allergies touchent de plus en plus de monde et les maladies chroniques dues aux pollutions diverses de notre environnement explosent. Des dizaines d’espèces animales et végétales disparaissent tous les jours dans le monde dans la plus grande indifférence.

Et les gens continuent à prendre inconsidérément l’avion pour passer un week-end à Prague ou à New-York, à acheter des voitures diesel, à surconsommer de la viande, à vouloir des produits fabriqués à l’autre bout du monde…

Mais là où ça devient incompréhensible, c’est quand certaines collectivités se complaisent à en rajouter.

En cette année de mobilisation pour le climat et de la conférence internationale COP21 qui se déroulera à Paris en novembre prochain, la municipalité visionnaire de Decazeville a décidé elle… de lancer des activités  motorisées sur le lac de la Découverte.

Elle est soutenue en cela par le Conseil Départemental qui alloue une large subvention de 2 000 euros, sans doute pour améliorer le plan climat que cette assemblée a pourtant voté le 28 octobre 2013.

On va me dire que les apports de cette manifestation au réchauffement climatique sont dérisoires par rapport à l’ampleur du problème. Certes, sûrement. Mais c’est justement l’accumulation de ces petites atteintes à l'environnement et au climat qui aboutissent à l’état catastrophique que supporte notre planète aujourd’hui. Et c’est surtout un mauvais signe donné à chacun d’entre nous. C’est nous dire : ne changez rien, vous pouvez continuer à faire comme avant, ce n’est pas si grave que ça…

Et bien non ! La situation est très grave !

Et surtout, une collectivité se doit de donner le bon exemple.

Ceux qui encouragent ce genre de manifestation participent inconsciemment ou consciemment (ce qui est encore plus grave) à rendre notre planète moins vivable et surtout à compliquer gravement la vie des jeunes générations.

 

Il y a des tas d’animations à organiser sur ce lac et au delà sur tout le site du Parc Intercommunal, qui n’impacteraient pas ou peu notre environnement et notre avenir et mettraient réellement en valeur ces espaces magnifiques. Comme dit plus haut, il faut juste un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Concernant l'avenir du Parc Intercommunal, on ne peut bien sûr pas ignorer les difficultés actuelles des budgets des collectivités, mais il faut tout de même aller de l'avant en essayant de trouver des financements extérieurs. Pourquoi ne pas travailler sur un projet global incluant notamment le pôle vélo et en élargissant peut-être le périmètre à la Vallée du Lot, en répondant par exemple à l’appel à projets Pôles de pleine nature en Massif Central ?

 

rando-velo.jpgVoici quelques exemples d’animations ponctuelles, estivales ou permanentes possibles sur le Parc Intercommunal (il y en a sûrement des tas d'autres) :

Sur les chemins et pistes :

Balades en gyropodes

Balades en Rosalies électriques

Promenades en vélos et vélos à assistance électrique

parapente-DDM.jpgLa montée impossible… à VTT

Fat Bike

Courses de caisses à savon

Dévaler les pentes en trottinette

Essayer le Déval kart

Parcours acrobatiques, trampoline, tyroliennes

Beach-volley – Jeux de ballon – jeux de plage

Parapente au dessus de la Découverte (maintenant possible en toute sécurité depuis que la ligne électrique a été enlevée)

 

hydravions.jpgSur le lac :

Démonstration de modélisme : hydravions, voiliers… (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

Course d’OFNI (nombreux exemples en Aveyron et au delà)

Régates de bateaux en carton

livinhac-stand-up paddle -castor.jpgStand-up paddle

Bateau solaire (fabriqué sur le Bassin)

Pédalos, barques

Démonstration et pratique de la plongée (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

 

joutes.jpgJoutes lyonnaises et givordines (avec le club de Joutes de Boisse-Penchot)

 

 

 

Mais aussi autour et sur le lac : jeux gonflables, mini-golf, jeux de boules, pêche, randonnées thématiques : flore et faune, histoire et patrimoine, lecture de paysages…

cap-decouverte.jpg

Photos : jlc, ©creative commons

- sauf parapente : Photo DDM

- Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

plongée.jpg

 

 

 

foot-plage.jpg

capdenac-ofni.jpg

07/08/2015

Le vélo, mal aimé du Bassin

velos-dkz.jpg

Dans La Dépêche du Midi du 7 août, Roger Lajoie-Mazenc s’inquiète de la manière dont on traite les cyclistes sur le Bassin, notamment à Viviez et à Decazeville. Et pour lui, il n’y a pas d’ambiguïté, on traiterait mal les cyclistes et ils seraient la dernière préoccupation des élus. Je partage malheureusement aussi cette constatation.

Le cycliste sous toutes ses formes, sportif, cyclo-randonneur, urbain… est totalement oublié des élus du Bassin. Pourtant, les cyclistes sont de plus en plus nombreux sur les routes et les chemins du Bassin. Cet été, nous voyons le passage de plus en plus important de cyclo-randonneurs qui sont perdus dans la traversée de Decazeville et Viviez. Ils prennent la RD 840 alors qu’elle est interdite aux cyclistes, parce qu’aucun fléchage ne leur indique la route à suivre. Et surtout, aucun aménagement spécifique n’est prévu pour leur usage et pour celui des cyclistes locaux. Quand aux cyclistes sportifs, rien n’est vraiment prévu tant pour les routards que pour les vététistes.

Les visites touristiques à vélo et la location de vélo pour les touristes se développent partout. Rien chez nous par manque d'intérêt et d'aménagements appropriés.

 

Pourtant les cyclo-randonneurs sont, comme les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques. Ils mangent et se logent sur place dans des campings, des hôtels, des gîtes... C’est un apport économique important de mars à octobre qu’il ne faut pas ignorer. Et il sera de plus en plus important pour peu que l’on s’y intéresse. La future véloroute de la Vallée du Lot va encore amplifier la venue des cyclo-randonneurs chez nous. Il faut à tout prix les attirer et les accueillir par des aménagements et une signalétique dignes de ce qu’ils sont en droit d’attendre. Aménagements qui serviront de plus aux cyclistes locaux tout au long de l’année.

 

Je connais malheureusement le désintérêt complet des services du conseil départemental pour le vélo malgré un président qui claironne aimer le vélo mais qui ne fait rien pour favoriser son usage sur le département.

Durant ces derniers mois, de nombreux travaux ont été exécutés sur les voiries départementales et communales des communes du Bassin sans que l’on suive les préconisations du schéma des modes doux du Bassin pourtant adopté par les communes de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

Il était par exemple prévu une bande cyclable uniquement dans le sens de la montée de la Côte du Ruau, itinéraire alternatif pour les cyclistes à la dangereuse RD 840, après l’intersection avec la zone du Plégat afin de sécuriser un peu plus les cyclistes. Bilan, après travaux, pas de bande cyclable, mais au contraire, une bande rugueuse ! Rien de prévu non plus dans la traversée d’Aubin et visiblement rien non plus dans celle de Viviez, si ce n’est au contraire des obstacles à la circulation des cyclistes.

 

La mobilité est devenu un facteur important dans le choix de mode de vie de chacun d’entre nous, notamment au niveau financier. Les personnes souhaitant s’installer sur une commune regardent de plus en plus la présence ou non d’aménagements cyclables (et de transports collectifs) avant de décider. Des aménagements cyclables sur un territoire, c’est signe de modernité, de dynamisme et d’intérêt pour l’environnement pour de plus en plus de monde.

Il est encore temps de se réveiller. Mais il va falloir mettre les bouchées doubles si nous voulons un tant soit peu être attractifs à l’avenir.

06/08/2015

Des panneaux d’information pour les marcheurs du GR 65

gr65-viviole.jpgL’initiative visant à inciter les marcheurs du GR 65, chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, à faire un détour par le centre-ville de Decazeville pour y faire étape ou avant de poursuivre leur route, est une bonne initiative.

Elle fait suite à la mise en place de panneaux informatifs et à l’installation de la gloriette au bas de la route de Nantuech équipée d’une table et de bancs, d’eau potable et de sanitaires auto-nettoyants que nous avions mis en place en 2013.

 

gr65 - vue dkz.jpgLes petits panneaux informatifs installés aux points de vues de notre ville en descendant de Viviole auraient peut-être pu être complétés par un QR Code dirigeant les utilisateurs de smartphone vers un lien sonore de la description détaillée du point de vue. il en est de même pour les petits panneaux installés à divers monuments de notre ville.

Beaucoup de marcheurs ou touristes sont maintenant équipés de smartphones ou de tablettes et utilisent couramment les QR Code.

otdkz-qrcode.jpgIl serait peut-être intéressant de prévoir aussi un QR Code vers l’Office de Tourisme (voir ci-contre) et pourquoi pas la mairie de Decazeville.

On peut de toute façon rajouter ces indications sur des petits autocollants à poser sur ces panneaux informatifs.

 

 

 

 

Amis marcheurs.jpgJe note que de plus en plus de marcheurs se rendent des Estaques à Livinhac en descendant la RD 21. Or cette route départementale n’est pas équipée de bas-côtés permettant aux marcheurs d’être en toute sécurité. De plus, ce n’est pas le GR 65. Ces marcheurs arrivent généralement d’Agnac. J’avais fait installer il y a quelques années un panneau en trois langues invitant les marcheurs arrivant aux Estaques à remonter vers Saint-Roch pour retrouver le GR 65 et descendre vers Livinhac en toute sécurité.

Ce panneau a visiblement disparu. Il serait peut-être urgent de les réinstaller de nouveaux avant qu’il n’arrive un accident. Peut-être les installer en haut de l’avenue du 8 mai 1945, et au bas des chemins de Cahuac et du Conquet en arrivant aux Estaques.

Photos : jlc © creative commons - Cliquez sur le photos pour agrandir.

Maison de santé de Decazeville

maison-de-santé1.jpgComment peut-on construire un bâtiment aux normes BBC et faire de telles erreurs de conception ?

En lisant l’article de Centre-Presse du 6 août, on reste abasourdi. Les huisseries présenteraient des défauts, les baies vitrées ne sont pas adaptées, l’épaisseur de l’isolation végétale en toiture est insuffisante…

Comment des bureaux d’études et des architectes peuvent-ils faire de telles erreurs dans les règles de base de l’architecture bioclimatique ? La faute est-elle due à la volonté de passer dans les prix du marché ou dans la méconnaissance complète de ces règles ?

 

maison-de-santé2.jpgN’étant pas moi-même architecte, j’avoue que j’ai fait confiance à tout le monde concernant l’application de la norme BBC à ce bâtiment, mais que j’avais eu tout de même quelques doutes lors de la visite de la Maison de santé concernant plusieurs points :

-              - Pourquoi ne pas avoir prévu un bâtiment plus compact qui aurait procuré une meilleure inertie thermique, plutôt que ces trois bâtiments, communiquant de plus avec des couloirs de verre ?

-                 - Pourquoi ne pas avoir mis des protections solaires extérieures (ombriennes) aux parois vitrées exposées au soleil ?

-               - Pourquoi ne pas avoir prévu un puits provençal (ou canadien) afin de tempérer la température intérieure l’été et économiser du chauffage l’hiver ?

-                     - Pourquoi ne pas avoir prévu de surventilation nocturne des locaux pour l’été ?

           - Pourquoi ne pas avoir végétalisé les espaces entre les trois bâtiments ?

   Quoi qu’il en soit, être obligé d’installer une climatisation sur un bâtiment BBC est un échec pour la collectivité et les architectes qui ont conçu ce bâtiment. Mais qui aura malheureusement aussi des conséquences sur le climat et l’environnement. Sans parler des coûts supplémentaires pour l’installation et le fonctionnement de cette climatisation.

Si au moins ça pouvait servir de leçon...

Photos : jlc © creative commons - Cliquez sur les photos pour agrandir

04/08/2015

Rues Lassale et de Miramont – Quels aménagements pour plus de sécurité ?

lassale2.jpgLes travaux de la rue Lassale devraient débuter avant la fin de l’année, ceux de la rue de Miramont devraient suivre en 2016.

Les trottoirs seront conservés, mais des aménagements pour permettre l’accessibilité de tous seront réalisés.

Malheureusement, il sera impossible de réaliser des travaux de séparation des eaux usées et des eaux pluviales. Il faudrait revoir toutes les installations des particuliers de ce vieux quartier. Il y aura donc un seul réseau pour les eaux usées et pluviales qui iront toutes à la station d’épuration, risquant de saturer cette station en cas de fortes pluies. Ce même problème se posera aussi pour la rue Cayrade lors de prochains travaux.

 

lassale1.jpgConcernant la circulation dans ces deux rues qui se succèdent, il faudra s’attaquer sérieusement au problème de la sécurité des riverains et des autres modes de mobilité. La limitation de la vitesse doit y être respecté, surtout en descendant.

Il serait je pense même souhaitable de limiter au moins la rue Lassale à 30 km/h.

Pour cela, il faut limiter la largeur des voies au minimum, même si quelques poids-lourds passent par ces rues, notamment des gros camions de paille qui ne peuvent passer sous le pont de chemin de fer au Crouzet.

Pour ralentir la vitesse, peut-être faudrait-il aussi réfléchir au stationnement alterné des deux côtés de la rue, comme pour la rue Cayrade.

rue-lassale-indigo-altermodal.jpgMais il serait indispensable de reprendre la proposition contenue dans le schéma des modes doux de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin. On parle plutôt de "modes actifs" que de "modes doux" maintenant. Ce schéma prévoyait une bande cyclable uniquement dans le sens de la montée dans la rue Lassale, que l’on peut poursuivre rue de Miramont. D’abord pour sécuriser les cyclistes qui roulent lentement dans cette montée importante, mais aussi pour limiter la largeur de la voirie des autres véhicules et ainsi limiter leur vitesse. Cela permettrait aussi à deux poids lourds de se croiser en empiétant légèrement sur la voie cyclable.

miramont-lassale.jpgEt enfin pour limiter la vitesse sur des secteurs dangereux, aux intersections des rues de la Montagne, Emma Calvé ou de Vialarels par exemple, il reste les ralentisseurs (coussins berlinois) ou les plateaux surélevés.

Les passages piétons doivent être bien matérialisés avec des peintures ou revêtement indélébiles et sur-éclairés la nuit.

miramont.jpgIl faut donc réfléchir rapidement à ces aménagements afin d’en discuter avec le Conseil Départemental, car ces deux rues sont sur une route départementale.

Photos des rues Lassale et de Miramont : jlc - © creative communs -  

Document tiré du rapport sur les modes doux de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin  - © Indigo Altermodal .

Cliquez sur les photos pour agrandir.

03/08/2015

Avenue Foch en double sens : un platane en fait les frais

avenue foch.jpgJe ne vais pas revenir en détail sur l’erreur que représenterait la mise en double sens de l’avenue Foch à Decazeville. Elle découle de la vision dogmatique d’une autre époque de la nouvelle municipalité de Decazeville qui veut favoriser à tout prix la venue d’un maximum de voitures jusqu’au cœur de ville, pensant ainsi favoriser ses petits commerces alors qu’il est maintenant prouvé que ce sont les piétons qu’il faut favoriser si l’on veut réellement dynamiser les commerces du centre-ville.

entrées et sorties decazeville.pngMais on a bien compris qu’il s’agit aussi de court-circuiter l’entrée dans le centre-ville située cent mètres plus loin devant le cinéma, utilisée par de plus en plus d’habitants du Bassin et d’ailleurs. Mais comme un petit centre commercial est prévu à cette entrée, les élus pensent qu’en rentrant par cette entrée, les gens s’arrêteront au centre commercial et n’iront plus en centre-ville, même s’ils doivent y aller. C’est un peu prendre les gens pour des imbéciles. Cette entrée est au contraire très commode pour se rendre en centre-ville, notamment pour se rendre aux parkings permettant d’accéder rapidement en centre-ville à pied. Il y a de plus de nombreuses entrées pour se rendre en centre-ville en voiture à Decazeville (voir plan).

Il faut noter de plus les difficultés qu’auront les habitants de l’immeuble du Parc ainsi que des salariés de la CAF, de la Carmi et du commissariat pour entrer et sortir de leurs lieux d’habitation et de travail à cause de la circulation en double sens de l’avenue Foch. Le double sens de circulation pose aussi un problème supplémentaire de sécurité pour les élèves de l'école Saint-Foy, notamment au niveau du passage piéton.

Notons aussi la perte d’une quinzaine de places de stationnement, pourtant  forts utiles.

Il est encore temps de renoncer au double sens de l’avenue Foch.

Si cette avenue doit être en double sens, c’est seulement en double-sens cyclable qu’elle doit l’être.

 

Un platane ferait les frais de ce futur aménagement

avenue foch -tracé.jpgLe double sens de l’avenue Foch devant intervenir en septembre (sauf renoncement), les quelques travaux à réaliser devraient donc se dérouler en août.

La municipalité ne toucherait vraisemblablement pas les accès directs au giratoire de la gendarmerie côté esplanade Jean-Jaurès. Les services de la DRGT (conseil départemental) n’auraient je pense pas accepté.

 

Mais pour permettre l’accès des bus et autres véhicules importants à l’avenue Foch par le giratoire, il faudrait retoucher l’embranchement de l’avenue Foch avec l’esplanade Jean-Jaurès, face à l’entrée de la gendarmerie et de l’immeuble du Parc.

En se rendant sur place, on a un aperçu de ces futurs travaux puisque que le tracé est visible sur la chaussée et les espaces limitrophes.

platane-tracé.jpgIl semblerait qu’un platane ferait les frais de cet aménagement.

Certes, ce n’est pas le premier arbre qui est sacrifié par la circulation routière à Decazeville ou ailleurs.

 

La commune de Decazeville avait fait réaliser en 2000 une étude sur le patrimoine arboré de la ville qui contenait des propositions de gestion.

Parmi les observations générales de ce patrimoine, il était noté que les tailles radicales n’étaient pas la solution adaptée car elles favorisaient la pénétration de pourritures et de champignons parasites. Parmi les propositions de gestion pour l’avenir, Alain et Sylvie Michelin qui avaient réalisé l’étude, préconisaient plusieurs mesures :

-       - Surveiller l’état sanitaire des arbres, surtout des attaques de champignons,

-       - Procéder à l’abattage préventif d’arbres atteints,

-       - Faire évoluer les tailles radicales vers des tailles architecturées,

-       - Dans tous les cas, effectuer des tailles d’assainissement,

-       - Problème de sols revêtus jusqu’au pied,

-       - Repenser totalement la trame arborée de certaines zones :

o   Prendre en compte des implantations judicieuses,

o   Essences adaptées,

o   Plan de gestion conforme à la nouvelle situation,

-       - Sensibilisation de la population au patrimoine arboré, notamment les enfants.

 

monument aux morts -arbres.jpg

Suivant ces préconisations, plusieurs platanes ont été abattus ces dernières années à Decazeville. Parmi les plus symptomatiques :

-       - Plusieurs platanes au square Pierre Delpech, car ils étaient attaqués par des champignons parasites qui avaient entraîné leur fragilisation rapide par pourriture et étaient devenus de fait dangereux. Cette fragilisation avait  été accélérée par de tailles mutilantes.

-       - Trois platanes malades qui constituaient de plus une gêne évidente pour la visibilité de la circulation place Wilson, au Monument aux Morts (voir photo ci-dessus - Cliquez dessus pour agrandir)

-      

FALIÈRES FRAM - AVANT-APRÈS.jpg

Trois platanes autour de l’église : on s’aperçoit là aussi que les tailles mutilantes, associées au revêtement du sol jusqu’au pied de l’arbre avaient fortement fragilisé ces arbres (voir photo ci-dessus - Cliquez dessus pour agrandir).

 

platane-goudron-place decazes.jpgMême si les pratiques ont un peu évolué, les coupes mutilantes et la pose de revêtement jusqu’au pied des arbres se poursuivent malheureusement encore, fragilisant un peu plus les platanes restants, mais aussi d’autres essences.

 

Photos : jlc - ©creative commons, sauf la photo ou carte postale du Monument aux Morts des années 1950-1960  ©AS - cliquez sur les photos pour les agrandir.

Addendum du 6 août 2015 :

arbre enlevé -giraoire jean-jaures.jpgCe que je pressentais est arrivé. Le platane situé sur le trottoir des futurs travaux pour le double sens de l'avenue Foch a été abattu au giratoire Jean-Jaurès. Visiblement, la municipalité decazevilloise s'entête dans ce projet.

Addendum du 22 août 2015 :

double sens av. Foch pour désengorger McDo.jpgOn apprends sur la page Facebook de la municipalité de Decazeville que le double sens de l'avenue Foch avait finalement pour objectif de permettre "d'éviter l'engorgement de la bretelle d'entrée de la zone du Centre, notamment quand le restaurant McDonalds ouvrira ses portes".

Fichtre ! Des véhicules qui arrivent en masse sur cette bretelle et bloquent la RD 840, on est pas prêt de voir ça, même avec le McDo.

Ceci dit, une balise de priorité ou même un petit giratoire aurait été préférable au stop qui oblige tous les véhicules à s'arrêter à la fin de la bretelle d'accès.

02/08/2015

Une aide municipale toujours pas claire pour les voitures électriques

Le dossier de bornes de recharge pour les véhicules électriques est revenu jeudi soir à l’ordre du jour du conseil municipal sous la forme du transfert de l’exercice de la compétence infrastructures de charge pour véhicules électriques hybrides rechargeables au SIEDA

 

Je ne vais pas redire tout le mal que je pense de ce projet national relayé ici par le SIEDA, projet qui est avant tout dogmatique : il s’agit de sauver la dangereuse et onéreuse filière nucléaire française avec l’argent des contribuables.

Comme je l’avais dit lors du conseil municipal du 25 septembre dernier, non, la voiture électrique ne sauvera pas la planète.

 

bus gnv-iveco.jpgLa directive de la commission européenne que cite le dossier du SIEDA veut favoriser TOUS les carburants de substitution au pétrole. Or, la France ne se consacre pratiquement qu’aux véhicules électriques alors qu’il ne s’est vendu dans le monde en 2012 que seulement 18 000 véhicules électriques contre par exemple 56 000 véhicules fonctionnant au GNV cité aussi comme carburant de substitution dans cette directive. 17 millions de véhicules roulent au GNV dans le monde.

Photo au dessus : bus GNV Iveco présenté aux Journées AGIR à Périgueux les 24 et 25 juin dernier - Photo jlc, ©creative commons

Il faut savoir que le GNV est beaucoup plus propre que l’essence (-23% de CO2, -52% de NOx, aucun rejets de particules…). Le GNV constitue donc réellement une alternative crédible pour baisser nos rejets de GES et moins polluer nos villes. Pas en France puisqu’il n’y a que 40 points de distribution de ce carburant chez nous contre plus d’un millier en Italie par exemple.

De plus, le prix des véhicules GNV avoisinent le prix des véhicules diésel. Il serait donc beaucoup plus efficace pour diminuer les impacts de nos déplacements sur l’environnement et le climat, d’aider par exemple au remplacement des vieux véhicules diesels qui polluent le plus, par des véhicules au GNV, plutôt que de donner des fortes subventions à des véhicules électriques très chers, réservés principalement à des personnes aisées, qui s’en servent comme deuxième ou troisième véhicule du foyer. Comme il serait plus efficace de soutenir l’installation de points de distribution du GNV plutôt que des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Surtout sur nos territoires ruraux.

 

Le dossier du SIEDA reste encore très incomplet.

zoe-electrique.jpgPour argumenter en faveur du véhicule électrique, le SIEDA fait le constat que la voiture est le moyen de transport le plus utilisé par les navetteurs en Aveyron. Certes c’est sûrement vrai, mais c’est surtout parce que rien n’est fait pour qu’il en soit autrement. Les transports départementaux, malgré une évolution récente, sont encore réduits au strict minimum en Aveyron comparativement à d’autres départements ruraux.

Sur notre territoire intercommunal, on a préféré augmenter les tarifs du TUB plutôt que de procéder à l’amélioration de l’offre de service qui aurait permis de diminuer les déplacements en voiture.

Pour les déplacements courts, le SIEDA note que 55% se font encore en voiture. Il suffirait juste de créer des aménagements cyclables et piétonniers sécurisés pour que cette part baisse fortement comme elle baisse partout ailleurs où ces aménagements ont été créés. 

Concernant les coûts de fonctionnement par borne de recharge, je note que la commune supportera l’abonnement et la consommation d’électricité qui est estimé à 550 euros par an.

Si nous avons les coûts estimés, nous n’avons toujours pas les recettes estimées et la répartition de cette recette. Ça me semble pourtant indispensable.

Ça rejoint d’ailleurs les questions qui étaient contenues dans le courrier envoyé à Monsieur le Maire le 28 novembre dernier :

-       - A qui reviendrait la recette de paiement aux bornes de recharge via les cartes de paiement des usagers ?

o   Directement au fournisseur d’électricité ?

o   Reviendrait-elle en totalité aux communes, au SIEDA, aux deux et quelle serait alors la clé de répartition ?

-       - Qui fixerait le prix du kilowatt/heure de vente de ce courant électrique vendu aux usagers de ces bornes ?

En effet, lorsqu’une commune rurale installe une pompe à essence sur son territoire, c’est cette commune qui fixe le prix de vente du litre de carburant en fonction du coût auquel elle achète ce carburant et de la marge qu’elle souhaite faire.

Je n’ai malheureusement pas eu de réponse à mon courrier.

Mais je n’ai pas non plus de réponses avec le document du SIEDA qui nous était fourni.

Je pose la question : comment décider d’un transfert de compétence dont on a approximativement les coûts de fonctionnement pour la commune sans savoir de l’autre côté à qui appartiendront les recettes et qui fixera le montant de ce service pour l’usager ?

A moins que ces bornes de recharge soient mises gratuitement à la disposition des utilisateurs de voitures électriques… Ce qui serait pour le moins injuste et honteux !

 

Je n’ai pas eu plus de réponses à me questions jeudi soir par Monsieur le Maire et j’ai donc voté contre de transfert.

 

Photos : jlc, ©creative commons

24/07/2015

Les déplacements à pied et à vélo en ville enfin facilités par l’Etat

DOUBLE SENS CYCLABLE - TOULOUSE - RUE D'AUSTERLITZ.jpgLe décret relatif au plan d’actions pour les mobilités actives et au stationnement est sorti au Journal Officiel du 4 juillet 2015.

Ce décret vise à sécuriser et à développer la pratique de la marche et du vélo. Il améliore le respect des cheminements piétons et des espaces dédiés aux cyclistes en aggravant notamment les sanctions en cas d’occupation par des véhicules motorisés.

Désormais, un automobiliste qui se gare ou s’arrête sur une bande cyclable, une piste cyclable, un passage pour piéton ou un trottoir pourra encourir un amende identique à celle pour un stationnement sur une place réservée aux personnes handicapées : 135 €.

Très important, ce décret généralise les doubles sens cyclables aux aires piétonnes et à l’ensemble des voies où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h et le permet même aux voies limitées à 50 km/h.

 

Il reste maintenant à voir ce décret appliqué localement.

Les doubles sens cyclable ne concernaient jusqu’à présent que les zones 30. Ils concernent maintenant toutes les voies où la vitesse autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h. Cela concerne donc quelques voies à Decazeville, notamment le tronçon de la rue Cayrade rénové. Lors des réunions concernant la rénovation de la rue Cayrade et lors des travaux, j’avais demandé à maintes reprises que l’on prenne en compte la circulation des cyclistes, notamment avec la création d’un double sens cyclable rue Cayrade. Ce n’était visiblement pas la préoccupation de l’ancien maire, et la nouvelle municipalité n’a visiblement pas mis la priorité sur les mobilités actives. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais à partir du 1er janvier 2016 le double sens cyclable sera généralisé. A moins que la municipalité prenne exceptionnellement un arrêté de police de circulation justifiant la décision de ne pas généraliser cette décision.

Mais mettre un frein à l’usage du vélo ne me semble pas être d’en l’air du temps. A l’heure du réchauffement climatique et des pics de pollution, y compris chez nous, ce serait un mauvais signal aux yeux de la population locale et un pied de nez au Plan Local d’Urbanisme dont l’enquête publique s’est achevée le 22 mai dernier. En effet, le PLU recommande à maintes reprises le développement des modes alternatifs à la voiture notamment par les mobilités douces, et même de « programmer une semi-piétonisation du centre-ville ».

J’avais récemment évoqué la problématique de la mobilité à Decazeville.

La création d’une « zone de rencontre » sur le tronçon déjà limité à 20 km/h serait sûrement la meilleure solution.

Je reste bien sûr à la disposition de la municipalité pour voir quels aménagements mettre en place pour faciliter les doubles sens cyclables et les modes actifs en général à Decazeville.

Photo : double sens cyclable dans une rue étroite (rue d'Austerlitz à Toulouse) - jlc ©creative commons