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27/03/2009

A la découverte de la flore et de la faune sauvages de Decazeville

Alcea_rosea.JPGLa semaine sans pesticides va se terminer, celle du développement durable va débuter.
Le lien entre ces deux thèmes est facile. Surtout avec les animations prévues à Decazeville dans le cadre de cette dernière opération, organisée localement par la ville de Decazeville et la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.
Decazeville a choisi de sensibiliser sur la biodiversité, plus précisément sur la vie sauvage dans les milieux urbains.

La vraie nature urbaine se développe ailleurs que dans les jardins publics. Elle est entre les pavés, entre béton et bitume, au pied des murs, autour des arbres d’alignement, dans les friches et les terrains vagues, le long des cours d’eau, des voies ferrées, etc.
Bien que peu spectaculaires, de véritables écosystèmes adaptés à ces conditions extrêmes se développent. La liste des plantes susceptibles de se reproduire et de se diffuser sans intervention humaine en ville est assez impressionnante, et inclut d’ailleurs de nombreuses espèces exotiques bénéficiant du microclimat particulier des villes.
La petite faune sauvage des villes est composée d’oiseaux, assez nombreux, de quelques rares mammifères, batraciens et reptiles, et de très nombreux invertébrés, essentiellement des insectes. Cette petite faune utilise les plantes sauvages et cultivées comme aliment (feuillage, graines, nectar, pollen), pour s’abriter ou comme réservoir de proies potentielles (les insectivores). Plus les endroits où prospèrent et ou se maintiennent des plantes sauvages sont nombreux, mieux la petite faune sauvage des villes vit.

Cymbalaria_muralis.jpgMais à la ville comme à la campagne, cette nature sauvage est en danger. Les plantes les plus communes aujourd’hui seront peut-être rares demain. Un subtil équilibre, où chaque maillon dépend du précédent, est détruit par une pulsion culturelle, le désir d’une nature propre et domestiquée. Il en résulte un environnement aseptisé, pollué, dépourvu de spontanéité, de surprise et tout simplement de vie.

La conférence animée par Boris PRESSEQ à 14 h le 1er avril à la salle N° 6 de la Maison des Sociétés va nous permettre de faire plus amplement connaissance avec cette nature sauvage urbaine et pourquoi nous devons la conserver et la protéger.
Cela nécessitera de nouvelles pratiques d’entretien et d’utilisation de l’espace urbain, tant par les services des espaces verts de la ville que par les particuliers dans leurs espaces privatifs, jardins, terrasses…
Pour protéger la qualité de nos eaux, la survie des espèces et la santé publique, nous devrons veiller à utiliser le moins possible des produits chimiques pour, à terme, les supprimer totalement. Il nous faudra donc parfois accepter à ce que la nature reprenne le dessus.

DSC_0008.JPGAprès la conférence, vers 15 h 45, nous partirons avec Boris PRESSEQ à la découverte de la flore et de la faune sauvage de Decazeville.
Nous irons vers le cinéma La Strada en traversant une friche bordée par une haie où des oiseaux ont élu domicile, pour nous rendre sur les anciens terrains de la Découverte ou une végétation artificielle plantée en 2001 au départ de Charbonnage de France, devient peu à peu naturelle en se mélangeant à d’autres espèces portées au gré des vents. Le retour se fera par Fontvergnes, la rue Emile Nègre où nous longerons le bord du Riou-Mort pour revenir à 17 h 45 devant la Maison des Sociétés.

Une autre animation est prévue à Decazeville dans le cadre de cette semaine du développement durable. Il s’agit d’une bourse d’échange de graines et de semences organisée par l'association Biodiva le samedi 4 avril. J’y reviendrai dans une prochaine note.

equipe.jpgBoris PRESSEQ est botaniste au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse, responsable des collections de botanique (herbier, carpothèque, xylothèque ).
Il participe à de nombreuses revues spécialisées avec notamment des articles sur la mangrove et la flore.
Il a participé à de nombreuses expéditions botaniques, seul ou à plusieurs : Bornéo (2 fois), Thaïlande (2 fois), Chili, Mexique, Canaries, Venezuela, Argentine, Congo, Maroc, Croatie, Russie.
Boris PRESSEQ a participé en 2007 à l’Expédition de Candole : sur les traces d’Augustin Pyramus de Candolle, qui a consisté à refaire 200 ans après l’itinéraire parcouru par ce botaniste dans les Pyrénées. Les membres de cette expédition ont tenu à suivre pas à pas, accompagné des seuls chevaux de Mérens, l'itinéraire du botaniste lors de sa traversée de la Méditerranée à l'Océan Atlantique durant 70 jours.
Cette mission va permettre d'effectuer un état des lieux de la flore pyrénéenne pour ensuite avoir un suivi régulier et de sensibiliser le grand public à la protection du patrimoine végétal.

Sur la photo, Boris PRESSEQ est au centre

Téléchargez ci-dessous le programme de la semaine du développement durable sur le Bassin Decazeville-Aubin :
semainedd-ccdecazevilleaubin-prog.pdf

Téléchargez ci-dessous le programme des animations de Decazeville dans le cadre de la semaine du développement durable :
semainedd decazeville.pdf

Lisez, en cliquant ci-dessous, l'article de Midi Libre du 29 mars 2009 sur cette animation :
Faune et flore sauvages decazevilloises se dévoilent.pdf

L'animation annoncée sur le site de la ville de Decazeville

Photos 1, 2 et 3 : Boris Presseq
Photo 4 : Terranoos

22/03/2009

Véloroutes et voies vertes : l’Ariège plus fort que l’Aveyron

inaugurationvvv09-train.jpgL’Ariège n’est pas un territoire des plus plats, les dénivelés y sont nombreux. Et pourtant, ce département qui n’est pas un des plus riches de Midi-Pyrénées, à une volonté d’implanter des véloroutes et des voies vertes afin de développer le cyclisme de loisir et de randonnée, vecteur d’un tourisme durable.

L’inauguration hier d’un nouveau tronçon entre Labouiche et La Bastide-de-Sérou a été l’occasion pour Julien Savary, de la délégation régionale de l’AF3V Midi-Pyrénées et Languedoc de s’enthousiasmer devant la réalisation.
« Ce fut une belle matinée sur la Voie Verte, avec un petit train pour les habitants, de nombreux contacts avec les techniciens du Conseil Général, et des discours passionnants où ces techniciens et l’architecte ont expliqué au public ce qu’est une voie verte, et les choix techniques faits pour réaliser une piste bien intégrée au paysage...
Et ils ont réussi, la voie verte est “belle”, et ressemble à un chemin rural, avec peu de barrières, peu de panneaux, des ouvrages d’art réhabilités à l’ancienne, ... tout en étant techniquement excellente (bien roulante).
Techniciens et élus nous ont aussi publiquement annoncé que fin 2009 aura lieu l’ouverture d’un second tronçon de la Voie Verte entre Saint-Girons et Rimont (13km), et qu’en 2010 le dernier tronçon sera ouvert entre La Bastide-de-Sérou et Rimont (13km).
Fin 2010 la Voie Verte offrira donc 42km en continu entre Labouiche et Saint-Girons.
ecolecyclo-vv09.jpgQuel plaisir pour nous qui avons fait ces demandes de voies vertes il y a presque dix ans, de voir que tout ce que nous demandions va être réalisé ! Et même plus!
Alors que plusieurs départements du sud ne font encore rien pour les véloroutes et voies vertes (Gers, Aude, Lozère, Aveyron,...), l’Ariège, petit département à faibles moyens, se lance dans une politique volontariste »


C’est vrai, une telle réalisation me laisse rêveur.
Que de temps et que d’argent perdus en Aveyron ! Pour un département qui se vante d’avoir une politique touristique dynamique, pas un seul kilomètre de véloroute et de voie verte. Pas même d’aménagements cyclables lors de construction ou de réhabilitation de voies départementales en agglomération comme le demande pourtant la loi LAURE. Ne parlons même pas des routes départementales hors agglomération.
L’Ariège a profité de l’installation du réseau de fibre optique pour le THD (Très Haut Débit) pour aménager les voies vertes. L’Aveyron installe le THD sans aménager de voies vertes, même pas de bande cyclable.
Pauvres cyclistes aveyronnais.

Alors que de nouveaux crédits semblent arriver pour l’aménagement de la navigabilité du Lot, pas un mot et pas un centime pour la véloroute de la Vallée du Lot qui coûterait quatre fois moins cher pour aménager 210 kilomètres en Aveyron que les 17 kilomètres de navigabilité loin de tout réseau navigable entre Bouillac et Port-d’Agrès.
Quel gaspillage d’argent public, surtout en ces périodes de crises !

Voir la fiche de la voie verte Labouiche – La Bastide-de-Sérou sur le site de l’AF3V en cliquant ici

Photos 1 et 2 : Julien Savary

21/03/2009

13 000 à Rodez

rodez manif 2 - 20090319.jpgNous étions donc 13 000 jeudi à arpenter les rues de Rodez de Bourran à la place d’Armes. Plus qu’à la manifestation du 29 janvier dernier à laquelle j’étais absent puisque j’étais à Grenoble.
Beaucoup de jeunes et de plus en plus de retraités, beaucoup de banderoles, celles des syndicats bien sûr mais de plus en plus de banderoles individuelles avec des slogans originaux, preuve que de plus en plus de personnes ne se reconnaissent pas tout à fait dans les demandes officielles des syndicats et des partis politiques classiques : « La résignation est un suicide quotidien », « Pensons le changement et non changeons le pansement »…

Pour ceux-là et pour nous tous, il ne serait pas raisonnable de programmer une manifestation seulement le 1er mai. Il est indispensable que ce mouvement soit amplifié et que des manifestations soient programmées dans les prochains jours.
Lorsque l’on voit l’arrogance de notre président et de son gouvernement, faisant semblant de reculer en ajournant certaines mesures afin de diviser, mais qui maintient droit dans ses bottes le « bouclier fiscal » qui ne profite qu’à une petite minorité, lorsque l’on voit l’arrogance de ces grands patrons qui continuent à se verser des dividendes avec l’argent public, il est indispensable de poursuivre la lutte en l’intensifiant.

Au delà des problèmes de ralentissement de l’activité que pose cette crise, il y a une catégorie de personnes dont on ne parle jamais et qui sont touchés de plein fouet : les quatre millions de personnes privées actuellement d’emplois en France, qui voient tous les mois des dizaines de milliers de chômeurs les rejoindre et reculer ainsi leurs chances d’en retrouver. Pour eux, pas un mot des médias et encore moins du gouvernement qui préfère comme à son habitude les stigmatiser en les traitant de fainéants.

ensemble-toutdevientamoi.jpgNon, on ne sortira pas de cette crise en appliquant les mêmes recettes qui nous y ont conduit : croissance du PIB, subventions aux plus riches, heures supplémentaires, endettement …
C’est notre société et nos modes de vie qu’il faut changer en profondeur et cette crise nous en offre l’opportunité. Il y a assez de travail et d’argent pour que nous ayons chacun un emploi, un revenu et une retraite décents. Mais, nous devons aussi être responsable dans nos modes de vie, nous comporter en citoyen plutôt qu’en consommateur. Il faut réinventer une société solidaire et écologique.
La reconversion de pans entiers de notre économie doit débuter : l’automobile, l’aviation, l'agriculture, la chimie.. tous ces secteurs très présent en Midi-Pyrénées. Est-il encore raisonnable de vouloir fabriquer des grosses voitures ou des carters de V6, de plus en plus d’avions, des autoroutes ou voies rapides, toutes ces activités dont on sait qu’elles participent fortement au réchauffement climatique ?
Est-il raisonnable de poursuivre cette production agricole qui détruit nos sols et fournit des produits dont on a de plus en plus de doutes sur les qualités sanitaires et nutritives ?

antimanueldecologie.jpgNe devrions-nous pas plutôt nous tourner vers des activités d’avenir comme la rénovation de l’habitat et la construction écologique, les énergies renouvelables, les transports propres, l’agriculture paysanne et biologique, les services à la personne, la protection des écosystèmes et de l’environnement, le recyclage…
Ne devrions-nous pas plutôt repenser nos modes de travail : travailler moins, travailler mieux et travailler tous.
Les solutions sont là, à moins de vouloir continuer à faire comme l’autruche de la couverture du dernier livre captivant d’Yves Cochet : Antimanuel d’écologie.

Ecoutez l'interview audio d'Yves Cochet par Laure Noualhat de Libération en cliquant ici

Photo 1 : jlc
Photo 2 : Les Verts
Photo 3 : Editions Bréal

15/03/2009

Et si le Bassin était maintenant en avance

agenda21locaux-meeddat-20090312.jpgEn matière de protection de l'environnement, nous avions beaucoup à nous faire pardonner. Après 170 ans de développement non durable, la prise de conscience a eu lieu avec la préparation du CIADT de mai 2000 qui a vu la participation active des forces vives de la cité et de la population.
Cette dynamique s’est poursuivie et a abouti en 2007 à l’élaboration de l’Agenda 21 de la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin qui a été l’un des premiers Agenda 21 en France labellisé « Agenda 21 local de France » par le Ministère de l’Ecologie dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable. Avec 31 autres collectivités, nous faisions partie de la première session des collectivités récompensées. Depuis, 70 collectivités nous ont rejoint lors des sessions de 2008 et de 2009.
C’est pour marquer cette reconnaissance que nous étions invité jeudi dernier au Ministère.
Jean-Louis Borloo retenu à Berlin pour un conseil européen, c’est Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie et Michèle Pappalardo, Déléguée interministérielle au développement durable qui étaient chargées de récompenser ces collectivités en présence des représentants des associations concernées et d’élus.

C’est bien sûr une satisfaction de voir ainsi notre travail reconnu nationalement alors que, dans le Bassin, certains se complaisent en permanence à le dénigrer, noircissant le tableau à outrance.
Mais il reste beaucoup à faire, et le fait de voir notre territoire reconnu dans les plus hautes instances françaises et européennes pour ses efforts en matière de protection de l’environnement, de développement économique maîtrisé, de bonne gouvernance et de création de lien social et culturel peut nous ouvrir certaines portes.

Téléchargez ci-dessous, l'article de Midi Libre du 18 mars 2009 :
DECAZEVILLE - Environnement - l'action du Bassin reconnue.pdf

planetegagnante-tub.jpgReconnaissance encore dans la dernière lettre de janvier du « Club Planète Gagnante ». Une page entière est consacrée aux actions en matière de développement durable réalisée par la Communauté de Communes Decazeville-Aubin, notamment la mise en place du TUB.
Le Club Planète Gagnante de l’ADEME est une plate-forme d’excellence, d’innovation et d’échanges en matière de réduction des impacts environnementaux. Son rôle est de relayer les messages des campagnes de communication et de sensibilisation de l’ADEME, mais également d’encourager la mise en œuvre dans les organisations membres de plans d’action visant à réduire leur impact environnemental.

semainedd-cover.jpgDans cette même thématique, la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin organise de nombreuses animation dans le cadre de la semaine du développement durable qui se déroulera cette année du 1 au 7 avril.
Aubin sensibilisera sur les économies d’eau et d’énergies à travers la réhabilitation de leur gymnase, Cransac sur l’énergie avec la nouvelle chaufferie biomasse aux noyaux de fruits et son réseau de chaleur qui alimente entre autre des bâtiments tertiaires et un futur lotissement HQE et Firmi sur la protection des milieux aquatiques.
Quand à Decazeville nous avons choisi de sensibiliser sur la biodiversité avec la découverte de la faune et de la flore sauvage en milieu urbain à travers une conférence débat et une promenade pédagogique avec Boris Presseq, botaniste au Muséum d’Histoires Naturelles de Toulouse.
Points forts de cette semaine, la conférence sur l’innovation territoriale à Cransac et la conférence-débat animée par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques dont le thème sera l’intitulé du dernier numéro de la revue : « Et si on changeait tout.
Nous allons nous régaler. J’y reviendrai bien sûr dans d’autres notes
Programme détaillé à télécharger ci-dessous (680 ko).
semainedd-ccdecazevilleaubin-prog.pdf

Malgré cela, je passe encore malheureusement aux yeux de certains de mes collègues pour un martien lorsque je dénote la schizophrénie qui nous anime quand nous votons des subventions.
Alors que nous sommes donc engagés dans un Agenda 21 et que cet agenda comporte notamment un Plan Climat local destiné à réduire nos consommations énergétiques et nos productions de gaz à effet de serre, nous devions voter jeudi soir en conseil communautaire une subvention pour un rallye automobile.
Il m’est bien sûr impossible de voter une aide pour une activité qui constitue une incitation, ou tout au moins une banalisation, à la consommation de carburants et à l’accroissement de gaz à effet de serre. Sans parler du mauvais exemple en matière de violence routière.
Une fois de plus, bien que certains m'ont dit par la suite que j’avais raison, je me suis retrouvé tout seul à voter contre cette subvention.
Alors que des experts scientifiques du climat réunis à Copenhague la semaine dernière annoncent qu’il est probable que c’est le scénario le plus noir (+ 6,4 °C à la fin du siècle) qui se profile, nous en sommes encore à donner des subventions à des activités polluantes. Désolant.

Photo 1 : jlc
Photos 2 et 3 : CCDA

27/02/2009

Le Conseil Général fait comme si la crise n’existait pas en Aveyron

Suite au vote du budget par les élus du Conseil Général de l'Aveyron, les Verts de l'Aveyron analysent dans un communiqué les choix décidés par ces élus.

Cliché 2006-12-15 10-23-48.pngLa crise que nous prenons tous de plein fouet n’est pas que financière et économique ; elle est aussi sociale et écologique. C’est la crise globale de tout un modèle économique qui a généré depuis des années les inégalités les plus criantes et la pollution généralisée de notre planète.
Le « système Puech » ne visait qu’à reproduire et amplifier ce modèle en Aveyron.

La légère augmentation des sommes allouées au social dans le dernier budget du Conseil Général, n’est pas à même de répondre aux énormes besoins des Aveyronnais les plus touchés par la crise : personnes privées d’emploi, retraités, salariés précaires, personnes handicapées… souvent pris dans la spirale de l’endettement et des factures impayées faute de moyens.

Plutôt que de soulager par exemple le porte-monnaie des Aveyronnais dans leurs déplacements en créant, comme le font maintenant de nombreux départements, des navettes interurbaines à bas prix, l’Aveyron choisi encore de financer le béton et le bitume pour augmenter le flux de véhicules. Plus dramatique, droite et gauche au Conseil Général sont pratiquement d’accord pour aménager un doublement de la RN 88 (mais non prévu dans ce budget). Un couloir à camions et à voiture de plus qui va ainsi délocaliser des entreprises Aveyronnaises vers cet axe comme l'a fait l' A 75. Tant pis pour le reste de l’Aveyron et pour l’environnement !

Par ailleurs, avec ce budget, la reconversion écologique de l’économie aveyronnaise attendra, alors qu’il y a des énormes opportunités à aider la rénovation de l’habitat ancien surconsommateur d’énergies, dans le développement des énergies renouvelables, dans la construction d’écoquartiers...

Un soutien fort à l’agriculture biologique, aux cantines bio, au tourisme doux, à la culture, à l’assainissement collectif et individuel, des aides conséquentes aux collectivités soumises à éco-conditionnalité pour leurs projets structurants … tout cela n’existe pas dans ce budget ou n’est de toute façon pas à la hauteur des besoins.

Malheureusement, avec la « méthode Luche » peu différente du « système Puech », l’Aveyron est toujours au XXème siècle, celui de l’inconscience environnementale et du creusement des inégalités entre individus.

Le slogan des candidats Verts lors des dernières élections cantonales était : « Changeons les priorités en Aveyron ! ». Il est plus que jamais d’actualité.


Marie-Claude Carlin
Porte-parole des Verts Aveyron

22/02/2009

Cormorans et cirques avec des animaux sauvages

cormorans.jpgLa guerre est déclarée aux grands cormorans
Comme chaque année à pareille époque, les articles de presse se font l’écho d’une recrudescence des cormorans sur la rivière Lot.
La Dépêche du Midi y a consacré plusieurs articles , entre autre le 10 mars 2000, le 4 février 2008 et dernièrement le 18 février 2009.
Des pétitions pour demander l’élimination des cormorans circulent actuellement.

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut.
Le député Charles de Courson déclarait, lors de la séance du 12 octobre 2004 à l’Assemblée Nationale « Une attaque de cormorans, c'est pire qu'un bombardement allemand en piqué ! J'ai vu des poissons, des milliers de tanches, terrorisés ! (Rires sur les bancs du groupe UMP et du groupe UDF) Ceux qui ont vu la scène n'en plaisantent pas ! Il est intolérable que les ministres successifs protègent ces cormorans-nazis ! Si vous ne prenez pas un engagement ferme, les choses se passeront très mal la prochaine fois. »
Déjà en janvier 2004, il demandait à la ministre de l’Ecologie des carabines 22 long rifle à lunette pour éradiquer ces bandes de « cormorans nazis » : « Certes, vous avez augmenté le quota de chasse, mais insuffisamment. Cependant, vous allez dans la bonne direction. Le problème, comme vous l'avez dit, c'est de le réaliser. Pourquoi est-ce si difficile ? Pour une raison technique, mes chers collègues. Comme vous le savez, les cormorans chassent en bande et certains d'entre eux sont des guetteurs. Sans une carabine 22 long rifle à lunette, vous n'arriverez pas à les tuer. Or cette arme est proscrite et vous serez donc sanctionnés si vous l'utilisez. Pour réaliser les quotas, il faudrait, madame la ministre, que vous autorisiez la possibilité d'utiliser des armes adaptées. »

Qu’en est-il exactement ?
Menacé à l’échelle européenne le cormoran est protégé au titre de la directive Oiseaux depuis 1979. L’augmentation des effectifs dans les pays d’Europe du Nord a provoqué une expansion des populations hivernantes dans le sud de l’Europe, notamment en France. Mais la progression du nombre d’oiseaux hivernants, d’abord exponentielle jusqu’en 1992 a commencé à ralentir depuis, tendant vers une stabilisation (1).
La LPO de l’Aveyron explique fort justement que c'est la quantité de nourriture qui détermine le nombre des oiseaux. En clair, on peut bien abattre quelques individus, mais ils seront systématiquement remplacés si le garde-manger le justifie. Bref, les tirs sont inutiles et n'ont guère qu'une utilité : calmer l'exaspération des pêcheurs.
La LPO tient d'autre part à relativiser le rôle du prédateur dans la raréfaction du poisson. Samuel Talhoet estime que les bouleversements physiques (rectifications et canalisations de cours d'eau, multiplication des drainages, etc.) et les agressions chimiques (engrais, pesticides, rejets d'effluents, etc.) font bien plus de ravages que le grand cormoran. Ce dernier ne serait donc que l'arbre qui cache la forêt.
Il semble donc qu’il ne soit pas utile d’armer la population avec des 22 long rifle à lunette pour réduire la population de cet oiseau.

Vous pouvez voir ci-dessous le reportage à Cajarc de France 3 Quercy-Rouergue le 26 février dernier, sur la "prolifération" des cormorans dans la Vallée du Lot. Ce reportage est bien sûr incomplet, voire caricatural, car il ne propose que la position des pêcheurs et des pisciculteurs et pas celles des associations de protection de la faune sauvage comme la LPO par exemple.
Reportage caricatural car tous les pêcheurs ne sont heureusement pas comme ceux montrés dans ce reportage. En Aveyron par exemple, la politique d'alevinage de la Fédération de pêche est plutôt en déclin. Elle préfère favoriser une reproduction naturelle des poissons, notamment des truites, en réalisant des travaux de protection et d'entretien des cours d'eau. Aleviner revient à donner de la nourriture supplémentaire aux cormorans et donc à augmenter leur nombre.

Cormorans-Vallée du Lot
Vidéo envoyée par calmettes



OISEAU MORT FOSSÉ.jpgRappelons que les plus grands destructeurs de la faune sauvage ne sont pas les cormorans et les éoliennes, mais bien les hommes et leurs activités polluantes (chimie, agriculture, énergie…), le réchauffement climatique (également dû aux activités humaines) et les transports. Il n’y a qu’à regarder les routes et leurs fossés pour comprendre que les calandres et les roues de nos voitures et camions font une hécatombe.

(1) Faune sauvage de l’Aveyron – Atlas des vertébrés – Editions du Rouergue - 2008

tigre zoo.jpgJ’ai toujours été très réticent, pour ne pas dire hostile, à l’accueil de cirques traditionnels avec des animaux sauvages sur notre commune. Déjà, dans les années 90, je m’étais fortement impliqué avec "Causse en Liberté" contre la venue des lions du vicomte de la Panouse sur le magnifique causse de Mondalazac.
Il y a quelque chose de dégradant à enfermer des animaux sauvages toute leur vie dans des cages, loin de leurs territoire d’origine et à les voir exécuter des numéros grotesques pour quelques frissons malsains. Il n’y a surtout rien de pédagogique à les voir ainsi et il est navrant de voir des instituteurs amener leurs élèves ou des parents amener leurs enfants dans ce genre de spectacle.
Après avoir vu un reportage sur les animaux de cirque dans l’émission « 30 millions d’amis », j’ai donc signé la pétition « pour des cirques sans animaux sauvages ».

L’Article L 214-1 du Code rural qui précise que : tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

Cet au nom de cet article que des communes ont pris des arrêtes pour interdire sur leurs territoires les cirques avec animaux sauvages.
C’est le cas notamment de Montreuil où Dominique Voynet est Maire

J’aime le cirque, mais le cirque qui respecte l’humanité et la nature, qui divertit, qui cultive et qui fait rêver sans pour autant faire souffrir un animal sauvage ou pas. Il y a suffisamment de cirques et de spectacles qui rentrent dans ces critères.

Photos : 1 et 2 : jlc - 3 : 30 millions d'amis

La relance en Aveyron

roquelongue.jpg
Au lendemain de l’annonce du plan de relance du gouvernement (vous savez les 1 000 projets), tous les élus locaux Aveyronnais et Midi-Pyrénéens criaient au scandale car ils avaient été oubliés.
« C'est scandaleux. Nous sommes abandonnés par l'État central » disait le conseiller général André At « Je hausse le ton, même si ce sont mes amis qui sont au gouvernement. Les territoires que je représente ne sont pas pris en compte. »
De son côté, Martin Malvy tempête : « Nous attendions des financements pour l’aménagement de la vallée du Lot à destination des départements du Lot et de l’Aveyron. Nous n’avons rien vu venir… Je note donc qu’aucune opération significative ne sera réalisée grâce au Plan de relance en Midi-Pyrénées. C’est une fois de plus un coup d’annonce du gouvernement qui ne sera suivi d’aucun effet »

Mais depuis, des tractations ont vraisemblablement eu lieu.
Le plan de relance annoncé par le gouvernement prévoit au niveau national une enveloppe de 5 M€ afin de soutenir des projets importants, prêts à démarrer très rapidement et réalisables en 2009-2010. C'est au titre de cette enveloppe que le premier ministre a annoncé dernièrement l'octroi d'une subvention de 500 000 € au conseil général du Lot pour l'extension de la navigabilité de la rivière Lot, en soulignant « la qualité et le caractère structurant » de ce projet.

Mais mieux encore.
Une subvention de 400 000 euros a été attribuée pour soutenir le chantier de l’aéroport Rodez-Marcillac sur les mêmes critères.

Dans ces conditions, on ne serait pas surpris que des financements arrivent pour les « projets enthousiasmants » poussés seulement par une poignée d ‘élus et de notables mais boudés par les Aveyronnais, comme le Musée Soulages ou la RN 88.

grrrrenelle de l'entouloupettement.jpg
Mais au fait, où est le Grenelle de l’Environnement lorsque l’on finance des projets polluants comme ceux favorisant le transport aérien ou le doublement d’une route ?

Photo 1 : jlc
Photo 2 : jlc
Grenelle de l'entourloupettement : 5 pétards diamètre 20 dont un explosé
Création de Jacques-Rémy Girerd, réalisateur (Mia et le Migou - La prophétie des grenouilles...) et fondateur de Folimage à Valence - Expo Peur bleue / colère verte - Grenoble 2009

18/02/2009

Nos enfants nous accuseront

nos enfants nous accuseront.jpgLa grande salle de La Strada était pleine à craquer lundi soir pour voir le film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront ». Une centaine de personnes ont même malheureusement été refusé et les gestionnaires du cinéma leur ont promis une nouvelle venue rapide de ce film à Decazeville.
Même succès ailleurs dans les villes proches. Ce film affichait complet à Figeac, à Capdenac, à Rodez…
Lors de la venue d’Homo Toxicus à Decazeville et du débat qui a suivi avec la réalisatrice Carole Poliquin en novembre dernier, la salle était également pleine à craquer. Et ce film connaît également ce même succès dans les lieux où il est encore diffusé.
Que se passe t-il donc ? Y aurait-il donc une réelle prise de conscience de la population ?
Il me semble que oui. Car le public qui vient voir ces films n’est pas essentiellement un public d’initiés. Certes, ce public là est également présent et très heureux de voir qu’on les écoute enfin. Le bouche à oreille joue sûrement. Et surtout je pense que la crise que nous traversons, qui est également une grave crise écologique et sanitaire, provoque des interrogations et des remises en question de nos modes de vie.
Ces films, généralement suivis d’un débat, contribuent à nous éclairer.
Et le débat qui a suivi la projection du film, animé par Laurent Rémes de l’APABA, a montré par les questions et les témoignages, l’inquiétude de la population face notamment à recrudescence des maladies dues à la pollution de notre environnement et de nos assiettes.
Que ce soit sur l’utilisation de pesticides par les agriculteurs, les particuliers ou les collectivités locales, sur la pollution des rivières et des nappes phréatiques ou sur les repas servis dans la restauration collective, tout le monde était d’accord pour dire que nous ne pouvions plus continuer ainsi.

La réflexion menée actuellement par 5 villes de l’Aveyron (Capdenac, Decazeville, Millau, Rodez et Saint-Affrique) avec l’APABA et le Lycée de La Roque afin de créer un approvisionnement des restaurants collectifs en produits bio ou de qualité et favoriser au maximum les circuits courts, va dans ce sens.
Espérons que cette réflexion débouche sur un véritable projet et soit mis rapidement en place.
C’est indispensable pour une agriculture bio et de qualité en Aveyron et pour la santé des personnes utilisant les restaurants municipaux (scolaires, personnes âgées..).

Mais des petites communes aveyronnaises ont déjà mis en place dans leur cantine municipale une alimentation bio. C’est le cas de Nant dans le sud Aveyron.

Vous pouvez écouter Cécile Valex de l’association des parents d’élèves de Nant qui gère la cantine municipale et Josette Hart, première adjointe au maire de Millau qui met en place la même opération à Millau suite à la réflexion avec l’APABA et le lycée de La Roques, dans l’émission « Esprit du Causse » sur radio Larzac.
Très instructif.

04/01/2009

Bulletin municipal

fleurissement.jpg
Vous avez dû recevoir cette semaine le bulletin municipal dans votre boite à lettres. C’est en vélo et par un soleil magnifique que j’ai effectué vendredi dernier la distribution du quartier qui m’était dévolu, le nord de notre ville : le Pont de Livinhac, Bouquies, route de Flagnac, Thels, Fayet, Cahuac, le Sailhenc-Haut, le chemin de Bouquies, le Thaur, la route de Livinhac. C’est ce que l’on peut appeler Decazeville-sur-Lot.

Bien que cela fasse maintenant plusieurs années que je porte le bulletin sur ce secteur, il est possible que j'ai oublié une boite à lettres. Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à passer chercher un exemplaire à la mairie ou à me laisser un message pour que je passe vous le porter.

Téléchargez ci-dessous les pages « Environnement » de ce bulletin municipal (2,5 Mo) :
bulletin municipal decazeville -12:08 Environnement.pdf

Téléchargez ci-dessous l'article de Midi Libre du 9 janvier 2009 relatif à la gestion des espaces verts :
DECAZEVILLE - Espaces verts - la mairie s'engage dans une gestion plus écologique.pdf

31/12/2008

2009, une année de lutte

decazeville.jpg
L’année 2008 a été calamiteuse : crise financière grave, 160 000 chômeurs de plus ces quatre derniers mois, les inégalités entre riches et pauvres qui n’ont jamais été aussi importantes, une planète qui agonise à cause du réchauffement climatique et de la perte de la biodiversité dus aux activités humaines…
Toutes ces graves problèmes qui touchent durement les Français dans leur quotidienneté ont une seule cause : l’ultralibéralisme.
Et les remèdes que proposent nos dirigeants actuels nationaux et internationaux ne vont faire qu’empirer ce diagnostic car ils ne visent qu’à maintenir les privilèges des plus nantis en donnant à ceux qui nous ont conduit à ce désastre, encore plus de moyens : moyens financiers (360 milliards d’euros), moyens humains (plan emploi, assouplissement des 35 h, recul de l’âge de la retraite, travail du dimanche…), lois et pratiques liberticides (fichier Edvige, pénalisation des jeunes, peines planchers, présomption d’innocence bafouée en permanence…), lois et décisions environnementales décevantes (Grenelle 1, construction EPR et autoroutes…).

Localement, ce n’est pas mieux : les services publics disparaissent, les financements pour les collectivités s’amenuisent, la protection de l’environnement est le parent pauvre de la politique départementale.

Malgré cela, la commune de Decazeville et plus largement la Communauté de Communes Decazeville-Aubin essaient de maintenir un programme de dynamisation de notre territoire et d’amélioration de notre cadre de vie et de notre environnement.
Mais beaucoup reste encore à faire.

Alors, que souhaiter pour 2009 ?

2009 sera avant tout une année de lutte.
Il va falloir nous mobiliser pour garder des services publics proches et performants, pour maintenir des formations attractives à nos lycées, pour garder et améliorer les services de notre hôpital, pour avoir les moyens financier nécessaires à la réhabilitation de la zone du Centre, pour conforter plus généralement nos zones d’activités, pour améliorer notre attractivité touristique, pour encore faire évoluer nos transports collectifs, pour aider à rénover l’habitat, pour avoir une création et une diffusion culturelle performante, pour avoir un aménagement cohérent et écologique des 500 hectares de notre magnifique Parc Intercommunal…
En tant qu’élu écologiste, je suivrai avec beaucoup d’attention le Plan Climat Local et le prochain lancement de l’étude d’un « schéma de référence des itinéraires cyclables » et celle d’un « atlas de la biodiversité du Bassin », études qui devront être rapidement suivies de réalisations concrètes.

Mais 2009 pourrait être aussi une année d’espoir avec les élections européennes du mois de juin.
Pour cette élection, les écologistes : Les Verts, les amis de José Bové, des militants associatifs, RPS, le MEI… , ont décidé de se regrouper autour des listes d’Europe Ecologie.
Envoyer un maximum de députés écologistes à Strasbourg et à Bruxelles représenterait un formidable espoir pour un changement radical de cette société actuelle qui génère l’accroissement des inégalités, le gaspillage des ressources naturelles et la destruction plus ou moins lente de notre planète.

Pour 2009, je vous souhaite à tous beaucoup de bonheur avec vos proches et retrouvons nous dès janvier pour toutes ces luttes.

Bonne année à tous.

28/12/2008

Copinage

Affiche-concert-03-01-2009.jpgJean Bosc, militant Vert du sud-Aveyron me demande de signaler une animation qu’il a aidé à mettre en place avec des jeunes de Saint-Affrique venus d’horizons divers.
Ils nous invitent tous à participer au Forum qui aura lieu le samedi 3 janvier 2009 à partir de 16 h à la salle des fêtes de Saint-Affrique.

« Ce forum se veut être un lieu d’initiatives à l’image des résistances vécues à Saint-Affrique, de la défense de l’hôpital où les populations ont su au-delà de leurs problématiques partisanes se mobiliser pour redonner un sens au mot politique.
Nous voulons combattre toutes les formes d’oppression de l’homme et de son environnement. Nous voulons prendre en main notre avenir et ne pas rester spectateur d’un monde qui ne nous satisfait pas.
Nous combattons contre l’exclusion, la répression et la discrimination. Nous voulons créer les liens qui permettent la prise de conscience et l’éveil de nos frères & sœurs afin de créer le partage, la confiance, la coopération, l’échange et la convivialité.
»

Ce Forum sera suivi d’un grand concert à partir de 20H30 au Caveau de la salle des fêtes de Saint-Affrique avec les artistes : Demi-Portion & Les Grandes Gueules (Sète), Utopie (Bondy), Calibre XII (Rodez), Saphir Massif (Saint-Affrique & Toulouse), La Chose (Millau & Saint-Affrique), le 12° Comité (Saint-Affrique).

Voir le blog de 12ème Comité

Téléchargez ci-dessous la plaquette de l’association « Saint Aff’ Rap Résistance & Fraternité » :
St-Aff Rap Resistance & Fraternite.pdf

Téléchargez ci-dessous l'article de Midi Libre du 31 décembre 2008 :
Saint-Affrique - Un forum "rap, résistance et fraternité".pdf

TÉLÉCHARGEZ CI-DESSOUS LES ARTICLES DE PRESSE À LA SUITE DE CETTE ANIMATION :
SAINT-AFFRIQUE - Première réussie pour "St-Aff Rap et Résistance".pdf
Saint-Affrique, une ville en résistance.pdf

DERNIÈRE INFO : écoutez ci-dessous un morceau du groupe de jeunes rappeurs de Rodez "Calibre XII", LorenZo et Larcin (Simon & Youssef) enregistré la semaine dernière avec un autre groupe aveyronnais d'Espalion "L'homme de l'ombre". On peut retrouver "Calibre XII" sur la page "MySpace" : www.myspace.com/calibrexii

... à diffuser sans modération en indiquant les auteurs compositeurs (chacun membre des groupes ayant composé un paragraphe).

podcast


jeanbarrie.jpgLes textes de Jean Barrié sont fréquents dans la presse aveyronnaise. On peut les lire parfois dans Centre-Presse ou l’Hebdo ou sur le site des Verts de l’Aveyron ou il a une rubrique.

Ces textes n’engagent bien sûr que Jean, mais ils me sont proches. Et surtout par leur richesse, par le style d’écriture, par leur profondeur, ils enrichissent notre réflexion.
On peut trouver Jean parfois excessif, voire intolérant. Non, il est dans le vrai. Tout ce qu’il observe, qu’il dénonce est malheureusement vrai. La publicité dévorante, l’agriculture productiviste, les désastres environnementaux présents et à venir, l’aliénation à la pseudo « modernité »… tout ce qui gangrène notre vie, notre santé, notre cadre de vie, qui fait le triomphe de cette société ultralibérale (ne confondons pas libéralisme et liberté), Jean nous démontre avec des arguments vérifiés que nous allons droit dans le mur et nous invite à nous réveiller avant qu’il ne soit trop tard.
Les solutions qu’il propose sont en grande partie les solutions que proposent depuis longtemps les Verts et que les élus locaux Verts et écologistes (dont il faisait partie à Onet-le-Château) essaient de mettre en place avec plus ou moins de succès, selon le degré de conscience écologique et d’humanisme de leurs collègues. Tout est rapport de force.
Et les plus forts en ce moment sont les pollueurs, les profiteurs, les gesticulateurs de tous poils, en Aveyron jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat.
Il ne tient qu’à nous que cela change.

Jean vient de m’envoyer un texte que je m’empresse de vous reproduire ici.

RETOUR AU MOYEN-AGE ?

Les progrès technologiques et scientifiques des deux derniers siècles sont d’une telle ampleur qu’ils marquent une césure nette avec l’époque antérieure, surtout en ce qui concerne les niveaux de vie. Cependant, quelques évènements récents peuvent nous interpeller. En effet, ne reviendrait-on pas, dans certains cas, à l’Ancien Régime voire au Moyen-âge ?

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25/12/2008

Lycéens, intermittents, même combat

mmic.jpgLes Lycéens et les enseignants du Lycée "La Découverte" de Decazeville ont terminé ce trimestre très en colère. Et on les comprend.
Déjà en novembre 2007, ils avaient fortement protesté contre ce qui n’était à l’époque qu’un projet. En tant que membre du conseil d’administration du Lycée, je faisais partie de la délégation reçue par l’inspecteur d’Académie à qui nous avions exprimé nos craintes concernant les suppressions de postes et le passage des Bac Pro en trois ans.
Le projet semble maintenant devenir réalité pour le ministre concerné. De plus, le passage en trois ans des Bac pro n’est pas compensé par un CAP dans la filière plasturgie.
Mais plus grave, c’est la disparition de la filière MMIC (Métiers de la Mode et Industries Connexes) à Decazeville qui devrait disparaître. Cette filière est très dynamique à Decazeville. C’en est trop ! Les filles choisissant la voie de la filière professionnelle n’auront plus qu’une seule solution : la filière sanitaire et sociale. Il n’y a donc pas de possibilité de choix.

Vous pouvez signer la pétition à l’initiative de l’Intersyndicale des enseignants du Lycée Polyvalent de Decazeville pour dire « Non à la diminution de l'offre de formation sur le bassin de Decazeville ».

Vous pouvez également visionner deux vidéos réalisées pour l’occasion : la première est une fausse interview de Karl Lagerfeld et la seconde met en scène des top models qui défendent la filière MMIC de Decazeville.

La rentrée sera chaude au Lycée


rodez-intermittents.jpgLes intermittents du spectacle sont inquiets. Inquiets pour leur statut, mais également inquiet sur la place des acteurs de la culture en France et plus généralement sur la place de la culture et du spectacle vivant en particulier dans les politiques nationales et locales.
Les intermittents aveyronnais et leurs syndicats (SMAR CGT et SYNPTAC CGT) organisaient mardi dernier à Rodez, alors que se tenait à Paris les discussions sur l’assurance chômage, une manifestation ou les élus locaux en charge de la culture étaient invités.
Nous n’étions malheureusement pas nombreux, mais la rencontre fut intéressante.
Avec ma collègue adjointe à la culture nous avons fait part de notre inquiétude et de notre solidarité concernant leur statut et redit notre intérêt pour poursuivre une politique culturelle à Decazeville qui leur donne la possibilité de travailler. Nous avons rappelé que nous venions de recruter une chargée de mission pour le spectacle vivant au service culturel et un adjoint au régisseur de la salle de spectacle Yves Roques afin de favoriser notamment la diffusion de spectacle vivant à Decazeville.

Téléchargez ci-dessous l’invitation à cette manifestation :
communiqué intermittent du spectacle de l'Aveyron.pdf

Téléchargez l’article de Midi Libre :
RODEZ - Les intermittents aveyronnais inquiets.pdf


Plan climat territorial et transports collectifs sur le Bassin

La presse locale a fait écho dernièrement de deux domaines où je suis fortement impliqué au sein de la communauté de communes Decazeville-Aubin.

agirpourleclimat-cover.jpgLe premier concerne le Plan Climat Territorial.
Nous avons été la première collectivité en Midi-Pyrénées à nous préoccuper des conséquences du réchauffement climatique et des possibilités qu’ont les collectivités pour en atténuer les effets.
Dès 2005, les domaines de l’énergie et du climat faisaient l’objet de préoccupations des groupes de travail chargés de mener à bien l’Agenda 21 local du Bassin
Notre Agenda 21, labellisé « Agenda 21 local de France » par le délégué Interministériel au Développement Durable, comporte donc un Plan Climat Local.
Un plan en cinq points :
- Réalisation d’un bilan des consommations énergétiques et des émissions de CO2 sur le patrimoine communal (éclairage public compris) et intercommunal afin de cibler les sites sur lesquels agir. Sur cette action, Decazeville est en avance, puisque depuis 2003 nous réalisons ce diagnostic.
- La formation d’un binôme agent technique/élu au niveau des communes à la gestion du suivi des consommations énergétiques. Une première formation a eu lieu dernièrement. Elle a été réalisée avec l’ARPE (l’Agence Régionale pour l’Environnement)
- L’éclairage public. Il s’agit d’abord de réaliser un diagnostic des points lumineux de chaque commune et de créer une base de donnée sur le SIG. Cette base de données permettra de proposer des pistes d’actions à entreprendre. L’adhésion de Decazeville au SIEDA devrait faciliter la mise en place rapide de travaux.
- Les bâtiments de l’OPH de Decazeville. L’ARPE a réalisé des visites conseils sur certains sites afin d’identifier les points noirs et les pistes d’amélioration.
- Et enfin, l’édition d’un guide de sensibilisation « Agir pour le climat », destiné à tous les habitants du Bassin dont j’avais déjà parlé.

Afin de diminuer les rejets de CO2, les collectivités et les particuliers peuvent être producteurs et consommateurs d’énergies renouvelables.
En terme de consommation d’énergie, je ne saurais trop vous rappeler qu’il existe des sociétés qui fournissent de l’électricité 100% renouvelable. Je suis moi-même usager et sociétaire du fournisseur Enercoop. Les collectivités peuvent également se fournir en électricité renouvelable en totalité ou en partie.
Mais on peut également être producteur d’énergies renouvelables : solaire thermique et photovoltaïque, bois énergie, hydraulique, éolien…
La commune de Cransac est en train de terminer l’installation d’une chaufferie bois qui alimentera un réseau de chaleur.

Ce Plan Climat est bien sûr appelé à évoluer car l’objectif d’un tel outil au niveau local est de pouvoir fédérer tous les acteurs d’un territoire en faveur d’une diminution des gaz à effet de serre sur celui-ci.


tub-placedecazes.jpgLe deuxième point sur lequel je suis intervenu dans la presse locale concerne les transports sur le Bassin.

Ca été l’occasion de faire un point sur le TUB et son évolution, sur le nouveau service que nous allons mettre en place : le TAD, le transport à la demande et sur les déplacements cyclables.

Concernant le TUB, les chiffres parlent : 48 000 passagers en 9 mois alors que l’étude n’en prévoyait que 12 300 (certes à 1 euro). Dès le mois de févier, suite aux deux enquêtes de juin dernier, les horaires vont être réaménagés et trois arrêts supplémentaires seront créés.
Le changement du bus pour un bus ayant une capacité bien supérieure devrait intervenir vers la fin du premier semestre avant d’envisager dans les années futures la création d’une deuxième ligne.

La mise en place du TAD (Transport à la demande) devrait intervenir vers la fin février.
Le TAD permettra de compléter l’offre actuelle dans les zones non desservies par le TUB et d’offrir aux personnes à mobilité réduite un moyen de transport facile et au plus près de leurs attentes.
Par un simple appel, vous réservez le TAD, au plus tard la veille de votre départ, en indiquant votre arrêt de départ et d’arrivée, ainsi que l’horaire et le jour du déplacement. Le TAD vient vous chercher à l’heure et à l’arrêt convenus. Vous vous acquittez du paiement de votre voyage auprès du conducteur. Mobilité pratique, écologique et intelligente car les véhicules ne se déplacent qui si les usagers en formulent la demande à certains jours et horaires prédéterminés.

randovelo-ccda.jpgTroisième volet du Plan Global de Déplacement du Bassin, les déplacements cyclables.
La Communauté de Communes va lancer en 2009 un « Schéma de référence d’Itinéraires Cyclables ».
D’or et déjà, nous devons favoriser la création d’un traversante cyclable de Viviez jusqu’à Firmi. Actuellement, la seule voie accessible aux vélos est le chemin piétons/vélos parallèle à la RD 840 entre les giratoires de la Vitarelle et de la gendarmerie.
Il est primordial qu’un aménagement en piste ou voies cyclables soit prévu en même temps que l’ouverture de la déviation de Decazeville-Viviez dans l’avenue Léon Blum, entre le rond-point de la Vitarelle et le stade. Il est également indispensable que le rond-point de la Vitarelle comporte une voie matérialisée pour les cyclistes.
C’est une obligation de la loi LAURE (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie) pour toute nouvelle création de voie, mais c’est aussi le souhait de tous les cyclistes qui ont participé en septembre dernier à la semaine européenne de la mobilité.

Cet aménagement minime en terme technique et financier ne devrait pas poser de problèmes si il y a réellement une volonté politique d'œuvrer pour un développement soutenable.

Avant la création d’autres aménagement pour les cyclistes, l’installation d’une vingtaine d’arceaux de stationnement est prévu en 2009 à Decazeville.

Téléchargez ci-dessous, l’article de presse de Midi Libre sur le Plan Climat :
Le Bassin lance son « Plan climat local » Midi Libre.pdf

Téléchargez ci-dessous, les articles de presse de Midi Libre et La Dépêche du Midi sur les transports collectifs sur le Bassin :
Après le Tub, le transport à la demande (Tad).pdf




Decazeville adhère au SIEDA

sieda-logo.gifC’est avec un peu de retard, que les trois dernières communes aveyronnaises (Rodez, Decazeville et Millau) qui n’avaient pas encore délégué la compétence électricité au SIEDA (Syndicat Intercommunal d'Énergies du Département de l'Aveyron) ont signé une convention d’élargissement de la concession électrique.
J’avais il y a un peu plus de deux ans exprimé en conseil municipal mon souhait que Decazeville adhère et participe à cette structure qui constituait un vrai service public pour les collectivités. Deux ans après, nous y adhérons. Certes, la part de gâteau en terme financier est plus alléchante aujourd’hui, mais que de temps perdu pour une collectivité qui a un réseau d’éclairage public obsolète et donc grandement surconsommateur.
Guy Durand, le maire de Millau a souligné fort justement qu’avec cette convention, « la solidarité départementale avec un bon équilibre entre urbain et rural est réelle ». Solidarité que nous avons tendance parfois à oublier.
Il reste maintenant à mettre rapidement en place avec les techniciens du SIEDA, un programme pluriannuel sur trois ans de remise à niveau de notre éclairage public qui en a grandement besoin. Un programme qui devra avoir comme devise : éclairer mieux et consommer beaucoup moins.

Téléchargez ci-dessous, l’article de Midi Libre du 23 décembre 2008 :
Rodez, Decazeville, Millau rejoignent le Sieda.pdf

29/10/2008

Les Verts sur CFM Radio

cfm-radio.gifJ'ai participé avec d’autres mouvements politiques (PC, PS, MoDem, UMP) le mardi 28 octobre de 19 h à 20 h à l’émission “Table ovale sans ellipse” animée par Claude de Vesins sur la CFM Radio.
Cette radio est écoutée en Aveyron sur la région de Villefranche-de-Rouergue sur la fréquence FM 90,2.
Les thèmes de départ de cette émission, communiqués il y a quelques jours, étaient le fichier Edwige et la Loi de Modernisation de l’Economie.
Ces sujets ont été traités mais la grave crise économique dans laquelle nous sommes plongés a également été un sujet important de cette émission
Un dernier sujet concernant plus les Villefranchois a terminé l'émission, celui de la construction de la gendarmerie.


Vous pouvez écouter l'enregistrement de cette émission ici

18/10/2008

Le goudron n’intéresse pas les Aveyronnais

j'enveux.jpgA la lecture de Centre-Presse, on s’aperçoit qu’il n’y a finalement que quelques hauts « décideurs » Aveyronnais pour croire que le doublement en 2 X 2 voies de la RN 88 est bon pour l’Aveyron.
C’est le résultat d’une enquête d’opinion réalisée du 2 au 7 octobre par la société Télécontact pour Centre-Presse.
48,5 % des Aveyronnais interrogés ne se sentent pas concernés par ce projet et seulement 7 % seraient prêts à descendre dans la rue pour manifester. Le bide.

Mais ça ne démonte pourtant pas nos décideurs.
Pour Jean-Claude Luche, président du Conseil Général : « Le relatif désintérêt des Aveyronnais pour ce dossier ne va en rien affecter la volonté du conseil général. Il en va de l’avenir du département ». Fichtre !
Cela en dit long sur l’idée qu’il a de la démocratie. Je me méfie toujours de ces gens qui veulent faire le bonheur des autres malgré eux.
Pour Martin Malvy, président de la Région et Ludovic Mouly, président de l'Agglo du Grand Rodez, c’est la faute au retard pris par les élus aux commandes depuis des années en Aveyron. Pan sur Puech et Censi !
Mais de droite ou de gauche, pas un ne remet en cause ce projet pourtant boudé par les Aveyronnais.

Même entêtement aux chambres consulaires et chez certains chefs d’entreprises.
Alain Fabre, directeur de la RAGT prend exemple sur le « succès du désenclavement » de la Bretagne pour justifier le doublement de la RN 88.
Parlons-en ! Quelle réussite ! Le « désenclavement » de la Bretagne à conduit à un exode massif des Bretons vers Paris et à l’arrivée d’une industrie agro-alimentaire polluante (élevages porcins et avicoles en surnombre, algues vertes, ruisseaux et sols extrêmement pollués…). Voilà ce que veut faire M. Fabre de notre département, en plus d’une terre pour les OGM.

Tous nous disent que ce projet va « désenclaver » l’Aveyron et attirer les entreprises.
Pour ma part, je ne me sens pas du tout enclavé. Et si la SNCF favorisait le fret ferroviaire et le Conseil Général, responsable des transports en Aveyron, décidaient de favoriser les transports collectifs et les circulations douces comme la Région aide le transport des passagers avec notamment le Plan Rail et de nouvelles lignes TER, nous aurions un territoire attractif.
Mais n’oublions pas que ce relatif isolement routier est aussi un attrait en matière touristique, de sécurité, de qualité de vie, de protection contre les pollutions…

On nous dit que cette future route va attirer les entreprises. Mais malheureusement se sera surtout des délocalisations d’entreprises proches, en grande partie du département.
Parlez des bienfaits de la A 75 aux habitants de l’est de la Lozère ou bien aux habitants du Vigan qui ont vu une entreprise de 60 personnes délocalisée à La Cavalerie !
Nous ne sommes plus dans de l’aménagement d’un territoire mais dans du déménagement du territoire.

Je ne reviendrai pas sur les effets destructeurs pour notre environnement et pour le climat du doublement de la RN 88.
Je ne reviendrai pas non plus sur l’escroquerie qui a consisté à peinturlurer ce projet en vert en l’appelant honteusement « itinéraire de développement durable » au grand dam des associations de protection de l’environnement qui ont quitté le comité de pilotage.

Enfin, la réaction de Jean Puech sur ce sujet est pitoyable. Non content de ne pas remettre en cause ce projet et de vouloir à tout prix le faire payer pour moitié par les contribuables Aveyronnais et ceux de la région Midi-Pyrénées alors qu’il s’agit d’une route nationale, il critique le « Plan Rail » mis en place par la Région.
Quand on est à ce point déconnecté des habitants et des élus de base d'un département, on comprend mieux pourquoi il a perdu les dernières élections sénatoriales.

Alors, comme semble le souhaiter la majorité des Aveyronnais, oui à des aménagements pour la tranquillité et la sécurité des riverains, non au doublement de la RN 88 qui augmenterait considérablement le flux déjà important de véhicules en transit dont beaucoup de poids lourds.

Ci-dessous, téléchargez l’enquête de Centre-Presse :
RN 88 - Indifférence aveyronnais - Centre Presse - 121008.pdf

et la conférence de presse de Jean Puech du 15 octobre vue par La Dépêche du Midi :
PUECH - LA DEPECHE 161008.pdf

02/10/2008

Développement durable sur le Bassin Decazeville-Aubin

decouverte-n22-cover.jpgVous pouvez télécharger ci-dessous le dernier numéro de "Découverte", le magazine d'information de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.
Au menu, le point sur l'Agenda 21, la présentation de quelques actions sur notre territoire, notamment les actions de Decazeville en matière d'économies d'énergies et le projet de lotissement HQE du Belvédère à Cransac.

Téléchargez ci-dessous le numéro 22 de "Découverte" :
DECOUVERTE N22 - 09:2008.pdf


agirpourleclimat-cover.jpgLors du Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées qui s'est déroulé le week-end dernier à Decazeville, la Communauté de communes, engagée dans un Plan Climat Local, a distribué un fascicule "Agir pour le climat" en Midi-Pyrénées. Il est destiné au grand public, notamment à celui du Bassin. Son objectif : réduire de une tonne par personne les rejets de CO2, soit pour le Bassin, 17 000 tonnes de CO2 en moins.
A chacun de s'engager et les élus doivent montrer l'exemple.

Téléchargez ci-dessous ce fascicule :
agirpourleclimat-decazeville.pdf

08/08/2008

Au fil de l'été

bc582d250b5f21d0852a178f4c203866.jpgYves Paccalet n’a pas déçu les 200 personnes venues l’écouter mercredi soir à Bozouls.
Il a repris en gros les thèmes de son livre « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! ». Tour à tour, c’était le philosophe qui nous parlait, ou bien l’éthologue, le zoologue...
Il est revenu sur les 13 scénarios préparant la disparition de l’humanité, tous étant plus ou moins avancés. Il a appuyé son discours sur les périls les plus menaçants : l’augmentation de la population terrestre, le surarmement nucléaire, le dogme de la croissance infini qui est irréalisable et destructeur, la surconsommation d’énergies et ses conséquences sur le réchauffement climatique et les déchets engendrés, la qualité et la quantité d’eau qui se dégrade et se raréfie …
Le péril qu’il lui semble le plus dangereux actuellement, c’est la guerre nucléaire.
« Si ce conflit éclate, abandonnez toute espérance ! Les premiers trépassés seraient les plus heureux »
L’éthologue a expliqué que tout être vivant (animal ou humain, l’homme est un animal un peu plus développé) obéit à trois pulsions : le sexe, le territoire et la hiérarchie.
La reproduction, la possession et la domination.
« Du côté du territoire et de la hiérarchie, tout est permis et même encouragé. La possession et la domination sont élevées au rang de valeurs ».

Yves Paccalet n’est pas tendre avec les Verts. Pour lui, l’écologie doit être trans-courants. Certes oui, mais malheureusement, les seuls qui se battent pour des actions concrètes dans les collectivités locales par exemple, ce sont les élus Verts.
Et je suis bien placé pour vous dire que c’est un travail difficile, tant les résistances aux évolutions nécessaires à mettre en place pour la survie de notre humanité sont importantes, mais c’est un travail exaltant.
Yves Paccalet le sait, lui qui, après deux mandats d'élu, a « pris une claque » (sic) aux dernières élections municipales.
Pourtant, il avait tout fait pour défendre l’environnement dans sa commune : station d’épuration, sentiers…, mais les urnes en ont décidé autrement.
Penser global, agir local. Il nous a rappelé mercredi cette phrase des années 60/70.
« La démocratie ne permet les progrès de la sagesse écologique (et humaine) ni au niveau international, ni au niveau national, ni au niveau local », écrit-il dépité après sa déconvenue.
Yves Paccalet n’aime pas beaucoup les Verts, mais moi j’apprécie Yves Paccalet. Il fait partie de ces témoins et de ces penseurs qui font avancer doucement mais sûrement notre conscience.


Le Préfet Geoffret s’en va et on ne va pas le regretter. J’ai rarement vu un Préfet aussi anti écolo : opposé fermement aux arrêtés anti OGM, opposé à l’installation d’éoliennes et bien sûr, favorable au doublement de la RN 88.
Il promet de ne pas faire de politique durant sa retraite, mais appliquer comme il l’a fait avec plus ou moins de zèle (plutôt plus que moins ces derniers 18 mois) les lois, décrets ou circulaires de l’Etat, n’était-ce pas faire de la politique ?


1d39cea890aadc95d9c55f1d1c57b886.jpgCe vendredi, débute le Festival de Querbes.
Ce festival, « le plus petit des grands festivals de jazz et de littérature » en est à sa 11ème édition.
Originalité de cette année, il débute aujourd’hui à 18 heures, à Decazeville, dans les locaux de l’ASPIBD, par une performance de William Noblet, avec Anne Pancrassin (danseuse), Henri Robert (voix) et Jeanne Ribis (violoncelliste) sur des textes d’Emile Zola et du decazevillois André Pradel.

La programmation musicale et littéraire de ce festival est éblouissante.
Quatre jours de bonheur à côté de chez nous et même cette année, chez nous. A ne pas manquer.


1faef3167c19198be262ad434ab3e6b7.pngBozouls - Yves Paccalet inquiet pour notre "planète bleue"

Le public venu pour inaugurer le cycle de conférences du festival des Sciences de la terre, à Bozouls, s'est retrouvé devant Yves Paccalet, écrivain, philosophe, journaliste et naturaliste. Il a ouvert le bal avec un terrible plaidoyer " L'humanité face à sa menace de disparition".

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19/07/2008

L’opposition est encore en campagne électorale

cb1f30e7ab76164a0765da5c22c715e4.jpgJ’ai toujours été un fervent défenseur du droit des minorités dans les municipalités, c’est à dire à la possibilité donnée à l’opposition, mais aussi aux minorités de la majorité, de participer aux commissions et d’avoir un espace de communication dans le bulletin municipal et sur le site internet de la commune.
Mais il faut aussi que la minorité joue le jeu et que sa participation à une commission ne soit pas un obstacle à son bon fonctionnement et à la volonté de la politique majoritaire.
Durant la campagne électorale et depuis le début de ce nouveau mandat, l’opposition se répand dans la presse pour dénoncer les logements sociaux à Decazeville.
Encore, le 4 juillet dernier dans la Dépêche du Midi, François Marty déclarait « Il faut stopper les logements sociaux… bâtir des lotissements et arrêter la construction de logements sociaux qui sont aujourd’hui en surnombre dans la ville ».

Qu’en est-il exactement ?
Les 1 040 logements de l’Office Public de l’Habitat de Decazeville représentent 26,71 % des 3 893 logements recensés en 2006 à Decazeville. Cet habitat social ne date pas d’hier. L’histoire ouvrière de Decazeville et dernièrement le rachat des anciens logements des HBCM ont favorisé un logement social fort. Mais cet habitat décroît. Les opérations de « démolition-reconstruction » et les opérations de rénovation du parc HLM de Decazeville pour améliorer la qualité et le confort des logements font qu’actuellement on construit moins de logements que l’on en détruit.
Il faut également y rajouter le parc social privé

Certes, ces chiffres sont en dessus des 20 % de logements sociaux demandés par la loi SRU aux villes de plus de 3 500 habitants. Mais il faut bien que des collectivités soucieuses de leurs concitoyens compensent le peu de logements sociaux construits dans les villes que dirigent ou ont dirigé les amis politiques de M. Tieulié et de l’opposition.
A la vitesse ou Sarkozy et ses amis fabriquent des pauvres, il faudra bien trouver des solutions pour les loger.
De plus, les communes rurales du canton de Decazeville possèdent très peu de logements sociaux.

Quant à construire des lotissements à Decazeville, la municipalité l’a fait et continuera à le faire lorsque cela sera possible, mais la rareté et la topographie des terrains disponibles pour en créer sont un obstacle important. De plus la construction de ces lotissements revient extrêmement cher aux collectivités en aménagement de terrains, voiries et réseaux.
Si l’on regarde le ratio, nombre d’habitants gagnés et coût pour la collectivité, il est plus bénéfique de faciliter la rénovation ou la construction de petit collectif privé en centre ville, ou les réseaux et la voirie existent, que des lotissements ou il faut tout créer.
La collectivité soutient la création de lotissements privés, mais les prétendants ne sont pas nombreux.

De plus la priorité doit être ailleurs. Avec les coûts des déplacements en augmentation liés à la hausse inéluctable des carburants, les gens vont chercher à revenir habiter en ville, proche des commerces, de leur lieu de travail ou des transports collectifs existants. Mais pas dans la ville telle qu’elle est actuellement. A nous de leur donner envie !
Il y a à Decazeville 518 logements vacants soit plus de 13 % du total de l’ensemble des logements. Vacances dues principalement au mauvais état et à la vétusté de ces logements. 433 logements privés de Decazeville sont fichés potentiellement « indigne ».
La priorité doit être donné à la réhabilitation de ces logements vacants et à la construction d’autres.
Il faut redonner l’envie de vivre en ville avec des habitations collectives à mixité sociale et générationnelle qui ont les caractéristiques de l’habitat individuel, à savoir des bâtiments fractionnés qui génèrent une intimité, en petites unités, en ayant des parties communes végétalisées…
Si de plus, ces habitations sont à basse consommation d’énergie voire à énergie positive, c’est le top. D’ailleurs dans mes propositions pour les élections cantonales, je proposais la construction d’un éco-quartier à Decazeville (pourquoi pas sur la zone des Equipages ou la zone du Centre).
C’est aux collectivités locales d’enclencher des programmes de ce genre. Le PLH (Plan Local de l’Habitat) et le PIG (Programme d’Intérêt Général) en place sur le Bassin vont dans ce sens, mais manquent cruellement de moyens financiers.
Le Conseil Général de l’Aveyron, qui a en charge la politique de l’habitat, propose des aides minimales par rapport à d’autres départements qui ne dépensent certes pas tout leur budget dans des programmes routiers démentiels, des infrastructures touristiques inadéquates ou surdimensionnées et des opérations de communications onéreuses.

Mais il faut également redonner vie au centre ville pour donner envie d’y revenir habiter, en aménageant les rues, en les rendant plus agréables, qu’elles ne soient pas uniquement ces couloirs à voitures sur trois voies. Il faut y apaiser la circulation motorisée (à cause notamment du bruit, des risques d’accidents et de la pollution de l’air qu’elle engendre), faciliter les autres modes de déplacements (transports en commun, à vélo, à pied), réglementer le stationnement et les livraisons. Il faut aménager en centre ville des trottoirs larges où les gens prendraient plaisir à flâner, à fréquenter les commerces, à s’arrêter à une terrasse de café ou sur un banc dans un petit espace vert…
Le défi urbanistique de Decazeville et des villes moyennes en général est là : densifier l’habitat en centre ville tout en bénéficiant d’une vraie qualité de vie.

Pour revenir sur le fond du débat de ce dernier conseil municipal, on peut regretter l’amalgame fait par un élu de l’opposition entre « logements sociaux » et « cas sociaux »
Le fait de quitter le conseil municipal était préparé, l’opposition ayant prévu de quitter la salle du conseil municipal en cas de refus de l’obtention d’un délégué à l’Office Public de l’Habitat.
Coup monté qui à fait « pschitt » puisque le conseil municipal s’est poursuivi dans une ambiance consciencieuse et sereine.

aab3c0a78716e28f71518fca766914be.pngEntre logements sociaux et... cas sociaux

Le dernier conseil municipal a été une fois de plus "boycotté" par l'opposition Il semble bien qu'il faudra s'y habituer. Une fois de plus, les représentants de l'opposition, même en l'absence de Christian Tieulié, ont décidé mercredi soir de quitter la séance du conseil municipal après seulement une petite demi-heure de débats.
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02/07/2008

Le Conseil Général est en panne

d08a5d258386df1b0b67281307338939.jpgCertes, comme le dit Stéphane Bultel dans « La dépêche du Midi » du 19 juin, le nouveau président du Conseil Général de l’Aveyron qui bénéficie d’une majorité encore importante, fait du surplace.

Mais les récriminations de Stéphane envers le président Luche sont plus sur la forme que sur le fond. En lisant cet article on s’aperçoit que la majorité et la minorité sont d’accord sur pratiquement tout, notamment le programme démentiel routier, basé sur la vieille économie : celle qui agonise un peu plus tous les jours, celle qui favorise la pollution, le réchauffement du climat, l’artificialisation des sols, la destruction de la biodiversité, mais également celle qui facilite l’ultra-libéralisme, les délocalisations (surtout internes en Aveyron), les inégalités sociales et est peu créatrice d’emplois.

Pourquoi défendre comme la droite, un programme routier qui va vampiriser une grande partie des finances du département et anéantir tous les moyens à mettre d’urgence en œuvre en matière d’aide sociale, de protection de l’environnement, de développement des transports collectifs, d’aide à l’équipement des communes… ?
Déjà, comme je le prédisais lors de la campagne des cantonales, le président Luche parle d’augmentation de la fiscalité départementale.
La A 75 gratuite (à part le mini péage du viaduc) et le doublement de la RN 88 sont une insulte aux peuples qui souffrent déjà fortement du réchauffement climatique, un mépris des générations futures, mais également un non-sens économique à l’heure où les coûts énergétiques explosent et les ressourcent deviennent rares.

La pétition parue hier dans le Monde et le Figaro à l'initiative du Syndicat mixte d’étude et de promotion de l’Axe Toulouse-Lyon, signée par de nombreux socialistes dont Martin Malvy, Pierre Cohen et Ludovic Mouly est inquiétante.
Au nom de « l’équité nationale », d’un « enclavement routier et ferroviaire », se recommandant du « Grenelle de l’Environnement » (?) et portant un projet pilote qui se veut « la première infrastructure conçue selon le principe du développement durable » (?), réalisé suite à « large concertation » (?), tous demandent à ce que l’Etat s’engage fortement et rapidement.
On peut noter déjà que le transport ferroviaire est pratiquement oublié dans cette pétition. Pas de demande à l’Etat pour un doublement, ou au moins un aménagement de la voie ferrée Toulouse-Séverac.
Non, je le répète, un doublement de la RN 88 ne procèdera jamais du développement durable. Une infrastructure qui favorisera le transport routier, qui contribuera à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre, à la destruction d’habitats naturels, à la compartimentation d’espaces naturels rares, au déplacement d’entreprises qui vont quitter le reste du département pour aller le long de cet itinéraire… ne peut qu’être néfaste à notre territoire et à la planète en général.
Les associations environnementales ne s’y sont d’ailleurs pas trompé en quittant le comité de pilotage de la charte : « Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable » ».

Oui, le changement au Conseil général passera par une véritable alternance, comme le dit Stéphane Bultel. Mais le changement des hommes ne suffira pas. Il faudra également faire d’autres propositions que celles que défendent la droite et la gauche au Conseil Général de l’Aveyron si l’on veut réellement une autre société dans un monde vivable.

Si la gauche et les écologistes veulent gagner les prochaines élections, il est indispensable de répondre au plus près aux préoccupations des Français et de ne pas singer la droite.
Gagner des élections par défaut, parce que les électeurs en auraient assez de la droite et de Sarkozy, pour leur proposer ensuite le même programme ou à peu près, serait suicidaire.
Travaillons ensemble sur un programme réellement novateur basé sur une économie respectueuse de nos ressources et de notre environnement, sur la solidarité, sur la convivialité, le plaisir d’échanger et d’apprendre des autres, une société où l’homme et la nature en seraient le centre.
Même en Aveyron.

L'article de La Dépêche du 19 juin :
panne generale pour l'aveyron-bultel.doc