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04/01/2008

Ne pas diviser les Français et la gauche du Bassin

83eccf8cacf2c46f6b4b8aa275cb8ed9.pngDésolé. Au risque de paraître comme un trouble-fête à cette belle « union de la gauche » locale comme le titre la presse, les Verts du Bassin ne participeront pas au meeting de Decazeville : « Exigeons un référendum au nouveau traité européen ». Non pas que nous ne soyons pas favorables à un référendum. Bien sûr que si, même à un référendum européen. Mais au-delà de la réclamation de cette procédure portée par les organisateurs de cette soirée, nous avons bien compris que c’est surtout leur volonté de donner déjà une réponse à ce référendum : NON.
Or, pour les Verts, l’urgence, c’est de sortir de cette « bouse » institutionnelle qu’est le Traité de Nice comme le dit fort justement Gérard Onesta, vice-président du Parlement Européen.
L’Europe, qui nous a protégés de tout conflit sur notre territoire depuis plus de 60 ans, ce qui n’était jamais arrivé, est en passe de mourir des blocages engendrés par le Traité de Nice.
Certes le Traité Modificatif Européen, dit Traité simplifié, n’a en fait rien de simplifié. Au contraire, Il est encore moins digeste que le Traité qui nous avait été présenté en 2005. Ce n’est surtout pas le Traité dont nous aurions rêvé. Mais il comporte des avancées : les règles de vote à la majorité qualifiée pour le Conseil sont étendues à un grand nombre de domaines et modifiées, les rôles du Parlement européen et des parlement nationaux sont renforcés, l’Europe parlera d’une même voix avec un « Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité »…
Un « protocole » sur les services publics reconnaît leur importance ainsi que leur diversité et stipule que les « dispositions des traités ne porte en aucune manière atteinte à la compétence des Etats membres » en matière de services publics.
Encore une fois, il faut le répéter, le choix n’est pas entre ce traité et l’Europe idéale que nous voulons (solidaire, écologique et démocratique) ; il est entre ce traité ou en rester au Traité de Nice qui signe la mort de l’Europe.

Mais essayer, comme veut le faire Nicolas Sarkozy, de faire passer ce Traité en force par le Congrès au lieu de consulter la population par un référendum, ne peut qu’attiser le sentiment anti-européen très en vogue actuellement. On voudrait diviser les Français et tuer l’Europe que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Pour ma part j’ai signé « l’appel à référendum européen » porté par les Verts européens, car je pense que c’est au peuple européen de décider de sa destinée.
Si cet appel n’était pas entendu, le gouvernement Français doit mettre les moyens pour une consultation nationale.
S’il n’y avait pas d’organisation de référendum, je rejoins la position du CNIR (Conseil National Interrégional) des Verts.
« S’il s’avérait qu’il n’y ait pas de référendum, malgré les fortes réticences qu’ils ont émises sur ce texte qui maintient en annexe des articles qui laissent la construction européenne dans une logique économique libérale et qui éloigne les citoyens de l’Europe, le CNIR estime au vu des avancées institutionnelles vers une Europe plus fédérale qu’il est préférable de ratifier le TME ».
La majorité des parlementaires Français Verts sont également sur cette position.

Pour terminer, je suggère à mes amis de cette belle « union de la gauche » de ne pas tout mélanger et de garder leurs forces pour les échéances électorales locales à venir. Elles seront très importantes pour notre territoire et les habitants du Bassin.
Nous y travaillerons, je l’espère, ensemble.

Pour compléter votre information, je vous propose de relire la note sur ma visite au Parlement Européen le 12 décembre dernier, où j’ai vu l’intolérance des élus européens d’extrême droite et de quelques communistes qui réclamaient eux aussi un référendum. Alain Lipietz raconte fort bien de l’intérieur cet épisode peu glorieux sur son blog.
Vous pouvez voir également la vidéo filmée le même jour, d’une intervention de Gérard Onesta portant sur ce nouveau Traité.

30/12/2007

Vœux du Nouvel An 2008

f6959d7da7ffa4605e1ccb580b9ec1a9.pngQue retenir de l’année 2007 qui se termine ?

Nous avons un nouveau Président. D’entrée il a montré avec cynisme son mépris pour les petites gens en invitant ses amis richissimes dans un célèbre restaurant parisien, en partant en vacances avec le bateau ou l’avion d’un grand patron Français, en étalant au grand jour son goût immodéré pour le clinquant, en mettant en scène ses frasques sentimentales ou en ayant un langage faussement compassionnel.
Mais le plus grave, c’est qu’il est en train de détruire tout ce que les Français avaient mis des dizaines d’années à construire et qui faisait de notre pays un exemple envié en matière de vie sociale.
Dogmatiquement, pour le plus grand plaisir de ses amis du Medef, il s’attaque à tout : les retraites, les services publics, le temps de travail… Jusqu’aux droits de l’homme qu’il maltraite et au code du travail qu’il voudrait carrément supprimer.
On aurait pu penser que le « Grenelle de l’Environnement » était le signe d’une prise de conscience et que les choses allaient changer dans ce domaine. Il n’en est rien !
Les OGM ? on les interdit l’hiver quand on ne peut pas les planter, mais au printemps, tout repartira.
Taxer les véhicules polluants ? Le bonus-malus ne constitue en fait qu’un petit droit à polluer pour les véhicules qui émettent le plus de CO2 et n’aura aucun effet dissuasif.
Les routes, les autoroutes et les aéroports ? Tous les programmes devaient être gelés. Il n’en est rien.
La plupart des projets seront réalisés méprisant de fait le réchauffement climatique.

Plus près de chez nous, c’est le doublement de la RN 88, appelée honteusement par ses défenseurs « itinéraire de développement durable », que le Président du Conseil Général de l’Aveyron entend faire passer en force en le faisant de plus financer par les contribuables Aveyronnais et Midi-Pyrénéens, en lieu et place de l’Etat.
Pendant ce temps, les mêmes laissent saccager le transport des marchandises par le rail : réduction du nombre de plateformes de fret, départs en retraite non remplacés, voies mal entretenues…

Même si les statistiques officielles essaient de nous faire croire le contraire, il y a toujours autant de personnes en France et dans le Bassin qui sont privées d’emploi, ont un emploi précaire ou à temps partiel non choisi.
La pauvreté augmente, les logements manquent, le nombre de personnes vivant dans la rue n’a jamais été aussi élevé. Les associations caritatives, structures qui ne devraient pas exister dans notre société d’abondance, sont débordées.
Les gens sont de plus en plus inquiets, peur de perdre leur emploi, peur de basculer dans la précarité et la pauvreté, peur de ne plus pouvoir aider leurs enfants…

Inquiétude des jeunes eux mêmes face à leur avenir. On l’a vu dernièrement en Aveyron avec la suppression de classes dans l’enseignement agricole et à Decazeville, avec le projet de Bac Pro en 3 ans qui va éliminer des études, bon nombre de lycéens qui en avaient pourtant les possibilités

Localement, les riverains du Lot tremblent toujours autant à chaque montée des eaux. Des bassins ayant connus les mêmes inondations dans les mêmes périodes ont réussi à obtenir des moyens financiers pour financer des équipements et des travaux afin de modérer la vulnérabilité des crues.
Ici, rien ! Juste des promesses pour masquer le désintérêt complet des décideurs pour ce problème.

Heureusement, face à ce déferlement d’agressions et de malheurs, face au double langage hypocrite des élus de droite de l’Aveyron et du Bassin qui font semblant de défendre nos services publics ici, tandis que leurs amis politiques s’activent à les détruire au Sénat ou à l’Assemblée Nationale, il y a des résistances.
Il faut saluer le combat magnifique des employés du Géant Casino de Decazeville qui ont arraché après 15 jours de grève des avancées certaines et démontré que les salariés doivent bien sûr gagner plus, mais pas obligatoirement en travaillant plus ou que cela n’affecte leur vie personnelle et familiale.
Il faut saluer également le combat des avocats qui se battent pour éviter le désert judiciaire que ce gouvernement veut faire de ce département. La multitude des attaques contre les salariés montre que nous avons besoin du tribunal de Prud’homme de Decazeville.
Dans tous ces combats, sur cette terre de résistance qu’est le Bassin, la population et des élus sincères sont bien présents, solidaires, motivés, partageant les mêmes inquiétudes.

Toutes ces inquiétudes, vous allez avoir dans peu de temps, lors des élections municipales et cantonales, le moyen de les exprimer et de dire que vous en avez assez de toutes ces injustices.
L’heure va être aux bilans et aux propositions.
J’essaierai pour ma part de participer modestement à ce débat en étant candidat à l’élection cantonale sur le canton de Decazeville.
J’aurais l’occasion dans les prochains jours de vous faire part de mes propositions pour ce canton et pour l’Aveyron.

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous une belle fin d’année, pleine de moments intenses et vrais, avec ceux que vous aimez.
Pour ce qui est de l’année prochaine, si vous le désirez, nous y travaillerons concrètement ensemble.

Bonne année


Je ne saurais trop vous recommander les vœux d’Yves Frémion, dont les analyses réalistes font mal et sont un appel à notre réveil, à la résistance et à l’engagement de tous.

02/12/2007

L’imposture est à la mode

8689b03b6c9ff5914dcbcd20f4ec2927.jpgOn frôle le surréalisme en lisant dans la presse que Jean Puech, président du conseil général de l’Aveyron, vient d’obtenir une Marianne d’or d’honneur dans le cadre de la promotion spéciale « Grenelle de l’environnement » du concours national de la Marianne d’or.
Cette récompense est due pour sa « politique pédagogue » en matière d’environnement avec le parc Micropolis.

Sa « politique pédagogue », on la connaît.
Depuis trente ans, Puech a été le grand défenseur d’une agriculture productiviste et polluante en Aveyron, allant du soutien aux cultures OGM à la suppression de zones vulnérables aux nitrates
Puech, c’est également du béton, du goudron, de la pollution : il veut faire payer aux contribuables aveyronnais le doublement en 2 X 2 voies d’une route nationale (RN 88) et il veut créer une augmentation de la circulation entre Figeac et Rodez avec l’aménagement d’un deuxième itinéraire par Rignac. Il organise en fait des couloirs à camions, pendant que ses amis politiques du gouvernement s’appliquent à finir de saccager le transport par rail des passagers et du fret.
Voilà la vrai « politique pédagogue » environnementale du président du conseil général.

S’il fallait une preuve de plus de l’orgueil, de la vanité, de l’inconscience, du mépris de l’environnement et des générations futures de Jean Puech et de la plupart de nos responsables politiques aveyronnais de droite (et parfois de gauche), c’est celle de la couverture du numéro 119 de Grand A, organe de communication du conseil général, montrant la rencontre de l’Airbus A 380 et du viaduc de Millau, rencontre organisée par un autre pollueur notoire, Jacques Godfrain.
Deux symboles du désastreux gaspillage énergétique, responsable important du réchauffement climatique, nous sont montrés comme exemple de réussite et d’avenir.

On le voit, la « politique pédagogue » du président du conseil général en matière d’environnement est surtout une « politique démagogue ».

Rajoutons enfin que Micropolis fait partie de ces « danseuses » voulues par Jean Puech et ses amis, qui coûtent et vont coûter très cher aux contribuables aveyronnais, au même titre que la Maison de l’Aveyron à Paris, la remise en navigabilité du Lot, le musée de la Châtaigne à Rignac, Noria…


9fc4e270070d3fe2a6017628413c123c.jpgDécidemment, la semaine était aux impostures
J’ai failli m’étrangler en lisant les propos du maire de Saint-Christophe concernant les travaux d’enfouissement de la ligne électrique HT entre Goutrens et Saint-Christophe.
D’après la presse, il a déclaré : « je suis emballé des résultats, puisque ces travaux nous permettent d’enfouir nos réseaux de téléphone, d’éclairage public et nos secteurs basse tension, améliorant ainsi notre environnement ».
Il ne manque pas d’air, lui qui soutenait mordicus le projet initial avec une ligne aérienne en grande partie sur les communes voisines, mais voulait le transformateur chez lui pour pouvoir percevoir les redevances d’EDF.
C’est grâce à un collectif regroupant des habitants des villages concernés, des associations dont VIE (Vallon Initiative Environnement) et des Verts, et après de longues années de lutte et de nombreuses actions, qu’il a enfin été décidé qu’une grande partie de cette future ligne HT serait enfouie.
C’est un dossier que je connais fort bien pour l’avoir suivi pour les Verts.
Pas une seule fois je n’ai vu le maire de Saint-Christophe soutenir ce collectif.

Prenons garde à ce que les futures campagnes électorales qui arrivent ne soient pas à l’image de ces impostures.

18/11/2007

Conseil de prud’hommes de Decazeville : réponse cette semaine

L’Aveyron est le département français le plus touché par la réforme de la carte judiciaire : perte d’un tribunal de grande instance (Millau), de trois tribunaux d’instance (Villefranche-de-Rouergue, Espalion et Saint-Affrique, d’un pôle d’instruction et du conseil de prud’homme de Decazeville.
Paradoxe, c’est également un des départements le plus vaste de France.
Le conseil de prud’hommes de Decazeville traite une centaine d’affaires par an et ne coûte pratiquement rien aux ministères de la justice et du travail. Les locaux sont prêtés par la ville de Decazeville, il n’y a pas de greffe permanent, les juges sont bénévoles, les affaires y sont traitées plus rapidement que sur d’autres sites.
Faire déplacer les justiciables à Rodez posera des problèmes pour certains salariés et en découragera d’autres. Pour le plus grand plaisir du Medef et du gouvernement qui s'appliquent jour après jour à détricotter le Code du Travail.

DERNIÈRE MINUTE : Le directeur de cabinet de la garde des Sceaux a envoyé ce week-end un fax aux syndicats, leur communicant la liste des juridictions chargées des conflits du monde du travail supprimées. Decazeville fait partie des 63 conseils de prud'hommes sur les 271 existants qui seraient supprimés.

Retrouvez ci-dessous une vidéo de la manifestation qui a eu lieu le 1er octobre dernier pour soutenir le maintien de ce conseil de prud’hommes

DECAZEVILLE - PRUD'HOMMES - 011007
Vidéo envoyée par calmettes

Manifestation du 1er octobre 2007 pour protester contre le projet de réforme de la carte judiciaire en Aveyron et pour soutenir le maintien du conseil de prud'hommes de Decazeville

11/11/2007

Midi-Pyrénées : le PS préfère perdre seul que gagner avec les Verts

1b907f5a7b9c22ba364cd060836a3712.jpgLa Convention « Municipales et Cantonales » réunissant les Verts de Midi-Pyrénées hier à Saint-Juéry dans le Tarn a été l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement des candidatures Vertes et des discussions avec nos éventuels partenaires dont le Parti Socialiste.

En Haute-Garonne, on pensait que le retrait de la candidature de Martin Malvy à la mairie de Toulouse serait l’occasion pour le Parti Socialiste de faire preuve d’un peu d’humilité et de bon sens pour remporter la ville de Toulouse. Malheureusement, malgré les propositions des Verts, ils ont semble-t-il décidé de ne rien laisser à leurs partenaires et de présenter des candidats sur Toulouse et sur les villes de l’Agglomération toulousaine. Aucune place n’est réservée pour une tête de liste Verte.
Il y aura donc très probablement une liste Verte pour les municipales sur Toulouse et sur d’autres villes de la ceinture Toulousaine.
ea493417590c153be1eee610d03730b0.jpgMême problème dans le Tarn ou les Verts locaux essuient une fin de non recevoir à la demande d’un canton réservé. Il y aura donc des candidats sur de nombreux cantons et une liste Verte pour les municipales d’Albi

En Aveyron, ce n’est pas mieux
La demande des Verts de l’Aveyron pour ces prochaines élections cantonales, d’un candidat Vert soutenu par le Parti Socialiste sur un canton gagnable sur la droite ne nous semblait pas démesurée.

Comme le dit Ludovic Mouly *, premier secrétaire du PS aveyronnais, « des cantons comme Capdenac, Decazeville, Villeneuve, Rignac sont “prenables”. Et celui de Rodez-Ouest, aussi ! ».
Il a tout à fait raison, mais un candidat socialiste est-il partout le mieux placé pour l’emporter sur la droite ? Le Parti Socialiste, s’il veut l’emporter sur certains cantons, ne doit-il pas faire une place à ses alliés sur d’autres cantons ? N’est-il pas légitime qu’un-e conseiller-e général-e Vert-e ait la possibilité d’être présent à l’assemblée départementale aveyronnaise ?
A toutes ces questions, le Parti Socialiste a semble-t-il répondu jusqu’à présent par la négative : pas question d’un candidat Vert sur Rodez-Nord, ni sur Rodez-Ouest, pas plus qu’à Capdenac, à Villeneuve, à Rignac et ailleurs, ou des candidats socialistes seront présents.

Decazeville, est le seul canton où, pour des raisons internes, il semble que le choix des socialistes n’est pas encore arrêté.
Ce serait peut-être là l’occasion au PS de prouver sa volonté d’œuvrer dans le sens d’un partenariat durable avec les Verts en soutenant un candidat des Verts dès le premier tour.
Le téléphone du premier secrétaire du PS étant sûrement en panne, nous lui avons donc remis en main propre un courrier dans ce sens lors de la venue de Martin Malvy à Sébazac il y a quinze jours. Peut-être son stylo est-il également en panne car, à ce jour, nous n’avons toujours pas reçu de réponse à ce courrier.

Devant un tel mépris et si cette proposition n’était pas retenue, il y aura un candidat des Verts sur le canton de Decazeville et sur d’autres cantons.
A l’heure où l’environnement est devenu une préoccupation importante pour nos concitoyens, il serait malheureux que les Verts ne soient pas représentés à l’occasion de cette élection.

* Sur un billet aujourd’hui disparu du blog de la Fédération du Parti Socialiste de l’Aveyron

19/10/2007

Grand contournement de Toulouse

2a966ac054089472aadaa027fb3af2c4.jpgDe plus en plus d’Aveyronnais doivent faire des déplacements fréquents dans la capitale régionale pour des motifs professionnels ou de loisirs. L’Aveyron est donc également concerné par le projet du grand contournement autoroutier de Toulouse.
Pour autant, le transport routier des personnes et des marchandises par la route doit-il être encouragé ? Bien sûr que non !
Le Débat public en cours doit permettre d’y voir plus clair.
Mais ce n’est pas avec des débats tronqués comme celui qui a eu lieu le 16 octobre à Puylaurens dans le Tarn qu’une réflexion sereine peut émerger. Tout le lobby routier était là : les entreprises avec en premier lieu le laboratoire Fabre, les élus favorables à l’autoroute Castres-Toulouse, et 500 personnes amenés par cars entiers par les promoteurs de tout autoroute. Un spectacle désolant, surtout en plein débat du Grenelle de l’Environnement selon Stéphane Coppey, secrétaire régional des Verts Midi-Pyrénées.

La similitude du projet de grand contournement autoroutier de Toulouse avec celui du contournement de Rodez est manifeste.
A l’heure où nous savons pertinemment que le transport routier est responsable de plus du quart des émissions de gaz à effet de serre et qu’il est également responsable de près de 5 000 morts dans notre pays, doit-on continuer à le favoriser ?
Nous savons que la circulation de transit sur les rocades actuelles est minime (environ 10 %).
Le reste de la circulation (90 %), représente des déplacement locaux que l’on pourrait réaliser avec d’autres modes de transport.
Si des aménagements pour la sécurité et la tranquillité des riverains de voies routières doivent être réalisés, doit-on pour autant dépenser des sommes folles à des grands contournements ou super rocades, ou bien favoriser le rail, les transports en commun et les circulations douces ?
Pour nous le choix est clair.

Lisez la position et les propositions des Verts sur le grand contournement de Toulouse
Lire également la demande d’expertise complémentaire sollicitée par les Verts dans le cadre de ce Débat public

01/10/2007

Les transports et l’habitat en Midi-Pyrénées font peser de lourdes menaces sur l’environnement

32dd732d2b96189d5c36cc115844ad88.jpgLa lecture des 46 indicateurs régionaux de développement durable, résultat d’un partenariat entre l’Insee et la Région Midi-Pyrénées qui s’est engagée dans une démarche Agenda 21, démontre les faiblesses et les risques auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs indicateurs font ressortir l’impact d’un habitat étalé et de l’usage de la voiture individuelle dans la région. L’étalement urbain, qui se traduit par une croissance démographique plus élevée dans l’espace périurbain peu dense, fait croître le recours à la voiture individuelle et l’artificialisation de cet espace par la construction d’espaces bâtis, de routes, de parkings, de zones commerciales... . La surface bâtie par habitant augmente plus vite en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en France, l’habitat individuel, peu dense, y étant très développé. La dispersion de l’habitat, comme les déplacements domicile-travail accroissent aussi les consommations d’énergies : l’importance de l’habitat individuel, le faible recours au chauffage urbain et l’ancienneté du parc augmentent les besoins énergétiques de chauffage.
L’accroissement des consommations d’énergie se traduit en émissions supplémentaires de gaz à effet de serre. Au total, tous ces phénomènes se traduisent dans l’empreinte écologique d’un habitant de la région.

Quelles solutions proposer face à ces menaces ?
La première est d’encourager les populations à venir habiter dans les centre-villes et les centre-bourgs en facilitant la rénovation de l’habitat existant et la construction d’un habitat de petit collectif de qualité.
L’étalement urbain et le mitage de l’habitat en zones rurales participent à l’artificialisation des sols, mais ont également un coût conséquent pour les collectivités (réseaux, voirie…).
Cet habitat doit bien sûr être de qualité, peu consommateur d’énergies (voire producteur), confortable et sain. De plus, cette densification de l’habitat permettrait d’envisager des modes de chauffage collectif (réseaux de chaleur).

Concernant le transport des personnes, l’offre de transports en commun (bus, trains) doit être multipliée, tant en zone rurale qu’urbaine. Il en est de même pour les circulations douces : l’usage du vélo et de la marche à pied doivent être encouragés par des infrastructures assurant une complète sécurité et la complémentarité avec les autres modes de déplacements.

Concernant le transport des marchandises, un indicateur nous apprends que la part du fret ferroviaire décroît en Midi-Pyrénées au profit du transport routier ; elle était à peine de 15 % en 2004.
La construction de nouvelles infrastructures routières comme le doublement de la RN 88, véritable aspirateur à camions, ou la construction d’une RN 140 bis passant par Rignac, sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire : doublement de la voie ferrée de Toulouse à Séverac et amélioration des plateformes de fret ferroviaire de l’ouest aveyronnais.
Le contraire de ce que font actuellement le président du Conseil Général de l’Aveyron et ses amis du gouvernement.

Télécharger ces indicateurs

23/09/2007

Où en est la véloroute de la Vallée du Lot ?

De retour des 11èmes Rencontres des Départements Cyclables qui se sont tenues à Aurillac le 20 septembre dernier, J’ai pu apprécier les progrès de la place du vélo dans notre société. Progrès en ville avec le succès des Vélib’s à Paris mis en place grâce à l’abnégation de Denis Baupin. Toutes les villes veulent mettre en place un tel système à l’approche des municipales. Mais le vélo progresse également en province grâce au développement du tourisme cyclable et à l’essor des véloroutes et voies vertes. De 600 kilomètres il y a seulement 10 ans, ce sont maintenant plus de 6 000 kilomètres qui parcourent la France. Certes très inégalement. Certaines régions et certains départements s’y sont lancés très rapidement et possèdent un réseau et une renommée enviables : la Bourgogne, l’Aquitaine.
D’autres s’y sont mis plus tardivement, mais essaient de rattraper le temps perdu. Dans la Région Auvergne, proche de nous, tous les départements ont engagé des politiques vers des réseaux cyclables grâce aux subventions données par le Conseil Régional, allant de 30 à 50 % des réalisations d’équipements.
Le Cantal a choisi de s’orienter plutôt vers les cyclotouristes en créant une vingtaine de circuits, tandis que l’Allier s’oriente vers une démarche « qualitative » en créant de toute pièce une voie verte en partie sur une voie ferrée désaffectée pour un coût de 8 M d’Euros.
Dans les années à venir, les projets devraient encore plus se développer tant le succès des véloroutes et leurs retombées économiques est énorme.

Cette journée à Aurillac a été l’occasion de rencontrer Julien Savary, vice-président de l’AF3V (Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes), afin de faire avec lui le point sur une véloroute qui me tient particulièrement à cœur : la véloroute de la Vallée du Lot, qui n’existe pour le moment que sur un tronçon de 80 kilomètres dans le Lot-et-Garonne.

29/07/2007

Vers la fin de la « Route des gabarres » ?

8ff10158670d3148a0c34a7a009c9a23.jpgJe vous entretenais dans une récente note des retombées catastrophiques des compétitions sportives motorisées en termes environnementaux, mais également en termes financiers.
Le peu de public qui a suivi la « montée impossible » en début de mois en était un exemple.
Sans les soutiens des collectivités locales, ce genre de manifestation ne peut exister. Comme d’ailleurs d’autres manifestations, sportives, culturelles…
Il est donc important pour les élus d’avoir une vision globale et de connaître les conséquences en termes économiques, environnementaux et sociaux des aides qu’ils décident au sein de leurs collectivités. Que peut apporter à court terme et à long terme à notre territoire une manifestation polluante, bruyante, participant au réchauffement climatique et au gaspillage de nos ressources énergétiques ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Marie Lhomme, président du club motonautique du Grand Sud, qui vient pleurer des subventions auprès des élus, sinon, « ce sera la dernière édition de la « Route des gabarres » », menace-t-il. Chiche !
« A chaque remise de prix, les élus promettent des aides, mais ils ne font rien et c’est trop difficile à financer et organiser », rajoute l’organisateur de cette manifestation à La Dépêche du Midi. Son « souhait était aussi de promouvoir la remise en navigabilité du Lot ».
Voilà la phrase qui risque de lui ouvrir les portes de généreuses subventions de la part du Conseil Général, qui n’hésite pas à faire la promotion de ce genre d’activité polluante (même auprès des enfants). Il aura sûrement l’écoute du conseiller général local qui poursuit droit dans ses bottes, avec l’argent des contribuables aveyronnais et locaux, son projet de construction de quatre ou cinq écluses sur le Lot, pour faire naviguer d’hypothétiques bateaux (au moins un, financé par la communauté de communes de la Vallée du Lot) au milieu de champs de maïs à perte de vue, de parcs à ferrailles, de communes sans stations d’épuration des eaux et de riverains qui tremblent à chaque montée des eaux.

20/07/2007

Réduire durablement nos consommations énergétiques

6a711f6112d086475c587e35816c659f.pngC’est hier soir en conseil municipal que j’ai présenté le rapport du Conseil en Energie Partagé 2006. Ce rapport, qui expose les consommations et les coûts énergétiques du patrimoine et des activités de la commune, a été le fruit du travail de notre « économe de flux » et de Quercy Energies, Agence Locale de l’Energie basée à Cahors et ayant une antenne à Decazeville.
On peut y voir l’utilité d’avoir un agent à plein temps qui suit consciencieusement les consommations d’énergies et d’eau au jour le jour, qui prévient le service concerné à la moindre petite anomalie, qui renseigne les employés municipaux et les utilisateurs de salles communales sur des solutions ponctuelles ou sur des comportements à appliquer.
Si les premiers succès sont là (- 8,8 % de consommations d’énergies sur deux ans, - 11,80 % de rejets de CO2), il ne faut surtout pas s’endormir sur nos lauriers.
Il faut maintenant passer à la deuxième phase, celle des investissements pluriannuels, afin de réduire encore plus et durablement toutes nos consommations (énergies et eau).

Ci-dessous, vous pouvez télécharger la présentation que j’ai exposé hier soir (4 Mo)
cep06.decazeville.pdf

Lire également çi-dessous, les articles de presse concernant ce conseil municipal, ou l'on peut constater que les efforts pour réduire les consommations d'énergie et notre impact sur l'effet de serre n'intéressent visiblement pas l'opposition. Le côté financier restant leur principale préoccupation. Heureusement, avec cette action, les bénéfices financiers rejoingnent les avantages environnementaux.
Ce qui est terrible, c'est qu'après avoir expliqué que nous vivions à crédit (notamment en matière énergétique) sur le dos des pays du Sud et sur le dos de nos petits et arrières petits enfants, on m'ait demandé si c'était rentable.
Je le répète, mon principal objectif reste bien de réduire l'impact des activités et du patrimoine de la commune sur l'environnement et le climat pour l'avenir de notre planète et des générations futures, mais également de servir d'exemple à la population.
Si cela est de plus rentable économiquement à court terme, tant mieux, mais ce n'est pas la priorité. Cela le sera de toute façon à long terme.

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CONSEIL MUNICIPAL. DERNIÈRE SÉANCE AVANT LA TRÊVE ESTIVALE, HIER SOIR.
Petit débat énergétique avant les vacances

Il aura fallu une petite heure et demie, hier soir, aux élus pour boucler le dernier conseil municipal d'avant les vacances. Une séance publique qui aura, pour l'essentiel, permis d'évacuer le tout-venant. Seuls quatorze points étaient, en effet, inscrits à l'ordre du jour et tous, sauf un qui aura vu un conseiller s'abstenir, ont été acceptés à l'unanimité.
Cela ne veut pourtant pas dire qu'en cette veille de vacances municipales, il n'y a pas eu de discussions. Notamment lorsque Jean-Louis Calmettes, l'adjoint spécialisé dans les questions environnementales, a présenté le rapport 2006 du Conseil en énergie partagée. De la fastidieuse succession de chiffres relatifs aux économies réalisées entre 2004 et 2006 dans le domaine de la consommation et du coût des énergies (eau, électricité, gaz, etc.) du patrimoine communal, il est ressorti que les conseils prodigués par Quercy Énergie ont eu un impact conséquent sur tous les plans. Ainsi, en matière d'électricité, Jean-Louis Calmettes a indiqué, graphiques à l'appui, que « la consommation a baissé de 8,8 % entre 2004 et 2006, ce qui représente un gain de 25 000 €». Ajoutés aux 20 000 € économisés sur un autre poste, cela constitue une somme totale de 45 000 €. « Les économies d'énergie sont donc bonnes pour l'environnement mais aussi pour le portefeuille », s'est-il félicité.

Sa joie n'aura, cependant, été que de courte durée. Le chef de file de l'opposition municipale, Christian Tieulié, a salué ces bons résultats. « Mais il a fallu investir en moyens humains et matériels pour y parvenir, sans compter le coûte de l'intervention de Quercy Énergie. Alors quel est le bilan exact de l'opération ? », a-t-il interrogé avant de poursuivre, un brin provocateur : « En clair, combien perd-on ? ». Il aura fallu les interventions du maire Pierre Gadéa et de son premier adjoint en charge des finances Georges Couderc pour laisser penser que la municipalité a, effectivement, gagné de l'argent dans ce domaine. « Mais nous ferons le calcul que vous demandez l'an prochain », a promis le premier magistrat.

Le reste de la séance n'aura ensuite été qu'une simple formalité rapidement expédiée.

13/07/2007

Habitat, le meilleur et le pire

c29f2e3e7e05a3880fcfe43948e6ec21.pngUne séquence de la dernière émission de Yann Arthus-Bertrand, « La Terre vue du Ciel » du 5 juillet dernier, était consacrée à un exemple de maison « idéale » au plan des économies d’énergie.

Dénommée « la bonne maison », elle est construite à Boutigny Prouais, en Eure et Loire.
Ses principaux arguments : une excellente isolation (rupture de tous les ponts thermiques, triples vitrages …), un puits canadien, un mur intérieur pour favoriser l’inertie thermique, un chauffe-eau solaire, des cellules photovoltaïques … ; le tout pour un prix annoncé de 1 250 € / m2 habitable.
La consommation énergétique pour le chauffage y est de 12 kw/m2/an
Elle a été conçue par l’agence Coste Architectures de Montpellier et construite par Geoxia (Maisons Phenix).
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Pendant ce temps, on continue à construire à Decazeville des habitations HLM comme dans les années 80, en parpaing et avec du chauffage électrique, pour un coût sûrement supérieur à 1 250 €/m2.
Ce n’est pas grave. Si les locataires ne peuvent pas payer leur facture d’électricité, ils viendront frapper à la porte du CCAS à la Mairie pour demander une aide. Merci à l’Office HLM et à EDF.
Faudra-t-il s’adresser aux Maisons Phénix pour avoir des habitations HLM économes et saines à Decazeville ?

La construction de 4 pavillons HLM au Sailhenc qui devrait bientôt débuter, sera-t-elle du même type ? je m'inquiétais déjà de l'opportunité de construire des pavillons alors que Decazeville n'a plus beaucoup de terrains en vue de construire. Du petit collectif aurait peut-être été plus justifié, même en accession à la propriété. Le projet a été reporté plusieurs fois, dont une fois parce qu'il ne répondait pas à la réglementation thermique 2005. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Tous unis pour l’incinération des déchets

7e082d0c93c188e5c9910525d3816988.pngDans un précédent billet sur l’opération Pinocchio menée par les Verts en Aveyron, j’attribuais un Troisième Prix à tous ces élus, de droite et de gauche qui se gargarisent de développement durable afin de masquer des politiques environnementales proches du zéro.

Le courrier envoyé à tous les députés européens concernant la future Directive cadre sur les déchets par la Maison européenne des pouvoirs locaux français est éloquent.
Qui se cache derrière cette Maison européenne des pouvoirs locaux français ?
Ni plus ni moins, les principales associations d’élus locaux et leurs responsables : Jacques Pélissard, Maire UMP de Lons-le-Saunier et président de l’Associations des Maires de France (AMF), Claudy Lebreton, président PS du conseil général des Côtes d’Armor et successeur de Jean Puech à l ‘Assemblée des départements de France (ADF), Jean-Marie Bockel, ministre PS-UMP, maire de Mulhouse et président de l’Association des Grandes Villes de France (AMGVF), Bruno Bourg-Broc, Maire UMP de Chalons-en-Champagne et président de la Fédération des Maires des Villes Moyennes et Martin Malvy, maire-adjoint PS de Figeac, président de la Région Midi-Pyrénées et président de l’Association des Petites Villes de France (APVF).

Que demande tout ce beau monde.
Simplement de considérer l’incinération comme une valorisation des déchets. Or le Parlement européen a fait le choix en première lecture, de ne pas considérer l’incinération comme une opération de valorisation, ce qui met fort justement l’incinération au même niveau que le stockage des déchets dans des centres prévus à cet effet.
Considérer l’incinération comme une valorisation, c’est pratiquement considérer les déchets comme une matière première. D’ailleurs dans leur courrier, ils vont même jusqu’à parler d’énergie renouvelable pour l’incinération des déchets avec valorisation énergétique, anéantissant ainsi tout effort de leur réduction à la source.

Dans cette même logique ces associations d’élus s’élèvent dans leur courrier aux députés européens, contre la mise en place obligatoire de la collecte sélective des biodéchets, préférant laisser ce problème, au volontariat des collectivités « en fonction des conditions économiques, environnementales et sociales locales ».
On sait ce que cela veut dire en France : dans trente ans, on en sera au même point, sinon pire.

Le Parlement européen devra se prononcer en début d’année prochaine sur la révision de la Directive cadre sur les déchets.
Mais l’optimisme n’est pas de mise puisque le Conseil des Ministres de l’Environnement réuni à Luxembourg fin juin a admis la possibilité de requalifier l'élimination des déchets par incinération en « opération de valorisation », ce qui encouragera le transfert de déchets entre pays de l'Union européenne.
Le ministre français a bien sûr soutenu le lobby de l’incinération, « malgré les faibles performances énergétiques des incinérateurs français et la pollution qu'ils engendrent », déplore Eric Gall, directeur par intérim du CNIID, « la position française dans cette négociation n'augure rien de bon pour le Grenelle de l'environnement concernant la politique déchets».

Il serait intéressant avant les élections municipales et cantonales, d’entendre nos décideurs locaux appartenant à ces associations nous donner leurs avis : M. Descrozaille pour l’AMF, M. Puech et ses amis pour l’ADF, M. Censi pour les villes moyennes et les maires des petites villes aveyronnaises (Onet-le-Château, Decazeville, Saint-Affrique, Millau, Villefranche…). Sont-ils d’accord avec leurs représentants ?
Veulent-ils un incinérateur en Aveyron ?
On comprendra peut-être mieux pourquoi la décision du plan départemental voté en 2001 d’implanter des centres de stockage de déchets ultimes en Aveyron en est encore au degré 0.

Cliquez sur le lien çi-dessous pour télécharger le courrier de la Maison européenne des pouvoirs locaux français.
Position assos élus locaux incinération.pdf

13/06/2007

Pour qui voter dimanche prochain ?

Quelques mots d'abord sur le premier tour de cette élection législative sur notre territoire.
Tout d’abord, je regrette le peu d’implication des militants du Partit Occitan, globalement en Aveyron et particulièrement sur la deuxième circonscription où ils étaient les candidats des accords Verts/POC. Pas une seule réunion, pas une seule affiche et pas de conférence de presse sur Decazeville. Sur Villefranche, il ne m’a pas semblé que les candidats du POC aient animé des réunions ou autre.
Il ne suffit pas de coller le logo des Verts sur la profession de foi et de rester à la maison à attendre les résultats. Les électeurs écologistes ne sont pas dupes. Ils auraient sûrement aimé voir et entendre les candidats, et les militants Verts auraient aimé s’impliquer dans la campagne avec le POC comme je l’avais proposé dans ce blog.
Malheureusement. Le résultat pour le POC a été à la hauteur de cette campagne calamiteuse : 431 voix et 0,92 % des suffrages exprimés.
Les scores des candidats Verts Aveyronnais, 2,74 % pour Marie-Claude Carlin et 2,98 % pour Yves Frémion montrent qu’un candidat Vert aurait pu rassembler beaucoup plus sur cette deuxième circonscription.
Cette expérience malheureuse démontre que, si nous avons de nombreux points communs avec le POC et devons continuer à travailler ensemble, des accords électoraux avec ce mouvement ne sont peut-être pas la meilleure solution pour les Verts quand les candidats sont invisibles.
Il va falloir beaucoup de travail aux Verts du Villefranchois, du Capdenacois et du Decazevillois pour retrouver une visibilité sur cette deuxième circonscription et préparer les futures échéances locales.

Le deuxième point concerne l’attitude à adopter pour le deuxième tour de dimanche prochain sur la deuxième circonscription.
La candidature dissidente du Parti Socialiste sur cette circonscription réservée au PRG a provoqué d’énormes rancœurs. Une fois de plus le PS s’est comporté d’une manière hégémonique et il est évident que des candidats Verts auraient subi le même sort sur certaines circonscriptions réservées si nous avions réalisé des accords électoraux avec eux.

Pour autant, doit-on laisser Serge Roques représenter l’ouest du département à l’Assemblée Nationale ? Je ne le pense pas !
Serge Roques votera à l’Assemblée toutes les lois antisociales proposées par le gouvernement Fillon (heures supplémentaires, déductions fiscales pour les plus aisés, démolition des régimes spéciaux de retraite, TVA « sociale » …).
Serge Roques votera, comme il l’a toujours fait, toutes les lois détruisant notre environnement. Il votera : pour le nucléaire (et ses déchets à Sanvensa ou ailleurs), pour poursuivre la pollution de notre eau avec une agriculture productiviste, pour toujours plus de routes et de camions, pour des OGM dans les champs aveyronnais… pendant qu’il se gargarisera toujours de « développement durable ».
Non, la droite n’a pas vocation à protéger notre environnement et à préparer un avenir serein à nos enfants. La plupart de leurs élus n’ont aucune conscience écologique et leurs connaissances techniques dans ce domaine sont particulièrement maigres et ne sont toujours qu’une fuite en avant.
Les électeurs écologistes de la Gironde ne s’y sont d’ailleurs pas trompé en donnant presque 7 % au candidat Vert Pierre Hurmic contre le super ministre de l’environnement de Sarkozy, Alain Juppé.

Il nous faut donc tous surmonter nos rancœurs.
La seule façon d’empêcher Serge Roques d’aller à l’Assemblée Nationale, c’est de voter dimanche pour la candidate du PS, Marie-Lou Marcel.

Je voterai donc dimanche pour la candidate du PS.

08/06/2007

Plus de transports en commun et plus de place aux piétons et aux cyclistes

Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival, candidates des Verts sur la première circonscription de l’Aveyron, ont sensibilisé les Ruthénois sur l’intérêt que nous avons, pour la planète et les générations futures, à utiliser le moins possible notre voiture particulière.
A condition toutefois, qu’il y ait des alternatives pour nous déplacer : des transports en commun confortables, nombreux, ponctuels et à un prix modique, ainsi que des facilités pour pouvoir, en toute sécurité, marcher à pied ou utiliser un vélo.
Les Ruthénois ont été sensibles à cette action. Il faut dire que la circulation à Rodez et dans l’Agglo devient de plus en plus difficile, entraînant des désagréments sonores, olfactifs et vraisemblablement respiratoires. Il serait intéressant que l’ORAMIP installe une station de mesure à Rodez.

La campagne se termine, encore demain pour distribuer les derniers tracts, et le sort en est jeté.
Les candidats Verts et écologistes ont mis toutes leurs forces durant cette campagne pour convaincre de l’urgence à entreprendre des actions pour lutter contre l’effet de serre et protéger notre eau, pour développer plus de solidarités, pour défendre nos services publics…

Quels candidats seront à même de porter ces préoccupations à l’Assemblée nationale ?
Seuls des députés Verts sauront défendre ces valeurs.
Alors dimanche, votez pour les candidats Verts.

24/05/2007

Visite de quais de transfert de déchets ménagers

Les 7 et 9 mai derniers, une délégation d’élus, techniciens, et associations de la communauté de communes Decazeville/Aubin s’est déplacée à Revel en Haute-Garonne et au Massegros en Lozère afin de voir ce qu’était un quai de transfert de déchets.
Au vu des équipements visités, tout le monde a pu voir que les nuisances olfactives étaient inexistantes.
Le Quai de transfert de Revel est situé en pleine zone industrielle, proche d’entreprises agro-alimentaires (Céréal…).



Celui du Massegros est en pleine campagne et certaines collectivités de l’Aveyron (Séverac-le-Château) vont y déposer.
Il faut espérer que ces deux visites auront contribué à mieux connaître ce qu’est réellement un quai de transfert des déchets, équipement indispensable à notre territoire afin d’éviter les allers-retours plusieurs fois par jour vers Rodez de nos camions de ramassage des ordures ménagères et de leurs conséquences écologiques et financières.

20/05/2007

Le Conseil Général de l’Aveyron favorise les activités mécaniques de loisirs… auprès des enfants

medium_CG12promomoto.pngLe lobby des activités mécaniques de loisir semble avoir des bonnes oreilles au Conseil Général de l’Aveyron. Le dernier numéro du magazine d’auto-promotion du président du Conseil Général, Grand A, s’en fait le porte-voix.
Au lieu de promouvoir les activités douces de loisir comme d’autres nombreux départements, le Conseil Général de l’Aveyron a inventé avec la collaboration des professionnels, le « trial nature » avec des motos et des quads, destiné à des enfants à partir de 8ans.
Le but est « de démontrer que la pratique de la moto tout-terrain peut être respectueuse de l’environnement »; lit-on sur cette page du journal "puechiste". Plus écolo que eux, tu meurs !
Depuis quand utiliser une énergie fossile contribuant à l’effet de serre pour aller creuser des ornières dans les chemins, faire fuir la faune à cause du bruit, détruire des espèces parfois rares avec des grosses roues et gêner les autres utilisateurs des chemins participe à la protection de l’environnement ?
Mais en plus, quelle honte d’utiliser des enfants pour promotionner des activités néfastes à notre société, notre santé et notre environnement.
Il est vrai que le Conseil Général est habitué à ces pratiques puisqu’il subventionne largement de nombreuses épreuves motorisées et polluantes dans le département.
Rappelons nous sur notre territoire : la « montée impossible », le « rallye des Thermes » ou la « route des gabarres », épreuves souvent aidées malheureusement par les collectivités locales.

14/05/2007

Le Partit Occitan sur la deuxième circonscription de l'Aveyron

medium_OCCITAN-MANIF_BEZIERS.jpgDes accords entre les Verts et Régions et Peuples Solidaires puis localement entre les Verts Midi-Pyrénées et le Partit Occitan laissent la deuxième circonscription de l'Aveyron, celle de Villefranche-de-Rouergue/Decazeville au Partit Occitan.


L'accord réalisé à l'occasion de l'élection présidentielle entre Régions et Peuples Solidaires et les Verts a été tenu avec loyauté. Le soutien de RPS à Dominique Voynet a été réel et sincère à travers des interventions de ses membres à la tribune des meetings de la candidate des Verts. Gustave Alirol (POC) était intervenu à Montpellier et Mona Bras (UDB) à Nantes et Rennes.
 Dominique Voynet et de nombreux militants et élus Verts étaient présents à la manifestation de Beziers le 17 mars dernier, pour défendre la langue et la culture occitane.
Les candidats du Partit Occitan sur cette circonscription seront Monique FRAYSSINET et Olivier CAPONI

06/05/2007

Le Bassin a dit NON à Nicolas Sarkozy

Au delà de la déception du résultat de cette élection et de la victoire de Nicolas Sarkozy, on peut avoir des espoirs.
L’Aveyron reste à droite mais pour combien de temps. Avec 50,83 % des suffrages pour Nicolas Sarkozy, la droite aveyronnaise et Jean Puech font leur plus mauvais score. Rodez, Millau, Onet, Villefranche, Millau, Saint-Affrique …ont voté Royal.
Et bien sûr, tout le Bassin.
Le canton de Decazeville a voté Royal à plus de 60 % : plus de 64 % à Boisse-Penchot, 65,24 % à Decazeville, 54,64 % à Flagnac, 60,65 % à Livinhac.

Retrouvez les résultats de toutes les communes de l’Aveyron, le communiqué du Collège Exécutif des Verts et le communiqué de Dominique Voynet

24/04/2007

Les socialistes virent de bord sur la navigabilité du Lot

medium_travauxéclusepenchot.pngLors du dernier conseil municipal, nous devions donner notre avis sur une enquête publique concernant la navigabilité du Lot pour les biefs de Bouillac et de Roquelongue.

Le conseil municipal s’était déjà prononcé défavorablement le 13 juin 2006 sur la mise ou remise en navigabilité du Lot sur le tronçon La Madeleine - Port-d’Agrès qui comprend ces deux biefs.
La majorité des objections que nous avions émises lors de ce conseil municipal sont toujours d’actualité dans ce dossier.
Monsieur le Maire a même rajouté des objections supplémentaires qu’il a notifiées dans le registre d’enquête. Il regrette que les travaux soient lancés sans que soient levés les préalables administratifs et techniques concernant la prévention des inondations et la pollution. Il note qu’il y a aucune certitude pour que ce projet soit mené à bonne fin car aucun financement ne figure sur le Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013. Il a rappelé les risques de pollution que feront peser ces travaux sur la station de captage des eaux de Bouquies.

Après toutes ces observations pertinentes qui complétaient donc celles que nous avions émises lors du conseil municipal du 13 juin 2006 sur l’enquête publique du projet dans son intégralité, on pouvait penser que le Maire de Decazeville allait proposer de donner un avis négatif à cette enquête. Il n’en fut rien. Argumentant qu’en l’état, nous ne pouvions plus voter contre ce projet, il a voté positivement avec tous les élus socialistes ou apparentés et avec ceux de l’opposition, sous le regard amusé de Christian Tieulié qui venait de mener une charge contre lui quelques minutes auparavant avec une curieuse diversion sur l’hôpital de Decazeville.
Seuls le groupe « communistes et républicains » et moi-même avons voté contre ce projet.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre le vote négatif des socialistes à la présentation du projet le 13 juin 2006 et leur vote positif à une partie de ce projet à ce dernier conseil municipal ?
Est-ce pour ne pas gêner Martin Malvy qui a décidé de participer au financement ?
Est-ce une manœuvre politique en vue des élections cantonales ?

Pour ma part, je rajouterai que je ne suis pas fondamentalement opposé à la remise en navigabilité du Lot, mais si elle doit se réaliser, elle doit l’être de l’aval vers l’amont avec un examen objectif des avantages et des inconvénients à chaque étape en termes écologiques et économiques.
Ce passage en force qui consiste à réaliser quelques tronçons tout le long du parcours pour essayer de rendre inéluctable sa totalité est inadmissible.

Je pense de plus que la remise en navigabilité n’est pas la priorité pour cette rivière sur notre territoire.
La priorité doit être de reconquérir une bonne qualité des eaux, de prévoir des actions pour modérer et prévenir les crues, et de développer un tourisme doux autour de la rivière (randonnée pédestre, véloroute pour le tourisme cyclable, pêche, activités nautiques douces, activités culturelles…).
Toutes ces activités auraient des retombées économiques bien supérieures à la navigabilité de 14 km de rivière, et nécessiteraient des investissements et des frais de fonctionnement moindres. Elles auraient de plus l’avantage de pourvoir être pratiquées par la population locale tout au long de l’année.

11/04/2007

Gaspillage d’argent public du conseil général : dans le Bassin également

medium_bateau-promenade.pngStéphane Bultel, conseiller général socialiste de l’Aveyron dénonçait fort justement la semaine passée les nombreux gaspillages dont cette collectivité est coutumière : Micropolis, la Maison de la Châtaigne, la Maison de l’Aveyron à Paris…
Localement, nous pourrons en rajouter quelques autres dans les années à venir. Je pense notamment au tronçon de remise en navigabilité du Lot entre Bouillac et Port-d’Agrès, cher au visionnaire conseiller général Christian Tieulié. Les travaux vont déjà coûter très cher aux collectivités (dont malheureusement la Région, qui désavoue, peut-être au profit d’un troc avec le Conseil Général, l’avis négatif donné par la municipalité de Decazeville).
Mais qui va financer l’entretien des écluses, du canal de navigation, des berges… ?
Le dossier d’enquête publique était d’ailleurs très vague à ce sujet. La commission d’enquête s’est seulement contentée d’une réponse orale du maître d’ouvrage à cet important problème de la charge d’entretien des ouvrages. Celui-ci devrait être à la charge du syndicat porteur du projet, donc en gros, aux contribuables aveyronnais.
Mais le conseil général à également une politique d’essaimage de gaspillage de fonds publics.
La Maison de la Rivière de Saint-Parthem est en déficit chronique, tout comme le sera le futur bateau-promenade qu’envisage d’acquérir la communauté de communes de la Vallée du Lot pour le modeste coût de 500 000 à 600 000 euros.
On peut parier sur ce dossier que les coûts de fonctionnement censés être à la charge d’un éventuel opérateur privé reviendront en fait à la collectivité.
Si cela était réellement intéressant, un opérateur privé aurait déjà proposé ses services pour fournir le bateau, exploiter cette activité et en assurer les coûts de fonctionnement.
Mais compte tenu de l’expérience malheureuse de ce genre d’activité par le passé sur une partie de ce tronçon, de la durée aléatoire d’exploitation dans la saison due au niveau et au débit de l’eau, du peu d’intérêt en termes de paysages et de sites traversés (entre champs de maïs, parcs à ferraille et usines délabrées) et de la qualité des eaux (encore trop de rejets directs), aucun postulant ne s’est présenté.

On peut être sûr que l’éventuel opérateur privé de ce futur bateau acheté par la collectivité, ne va de toute façon prendre aucun risque. Tous seront pris par la collectivité.
Les loueurs de bateaux sur la partie lotoise du Lot, tronçon pourtant très touristique, demandaient déjà en 2001 « une indemnisation au prorata du nombre de bateaux dès lors que la période de navigation était inférieure à 21 semaines » (La Dépêche du Midi du 21 juin 2001).
Tout cela sera donc à la charge des contribuables de cette communauté de communes. Bon prince, le conseil général, conscient d’avoir poussé au crime, épongera peut-être une partie de ce trou financier. Auquel cas, les contribuables aveyronnais prendront le relais. Pour le bénéfice de qui ?
Pendant ce temps, la véloroute de la Vallée du Lot, utilisable par tous et tout au long de l'année, est au point mort et les riverains de la rivière tremblent toujours à chaque montée des eaux.