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30/10/2013

Un forum pour parler des élections municipales et européennes

eelvbassin-forum-081113.jpgL’année 2014 verra se succéder deux échéances électorales importantes pour l’avenir du Bassin Decazeville-Aubin et des communes de la Vallée du Lot : les élections municipales les 23 et 30 mars et les élections européenne prévues en France le 25 mai.

Pour préparer ces échéances Les élus et militants Europe Ecologie – Les Verts du Bassin Decazeville-Aubin et de la Vallée du Lot vous invitent à participer à un forum le :


Vendredi 8 novembre 2013

de 18h00 à 20h30

Salle n° 6 de la Maison des Sociétés André Cayrol

Esplanade Jean-Jaurès

à DECAZEVILLE

Lors de ce forum, les élus Europe Ecologie – Les Verts et plus largement, des élus écologistes du Bassin souhaitent d’abord faire un bilan de leur participation dans les diverses communes où ils siègent. Nous présenterons ensuite les premières lignes de nos propositions que nous enrichirons des observations et propositions que vous voudriez bien contribuer à nous présenter.

cgreze.jpgEnfin, en deuxième partie, nous aborderons les élections européennes avec la présence de Catherine Grèze, eurodéputée écologiste de notre région. Nous verrons avec elle comment l'Europe peut aider des territoires éloignés des grandes métropoles comme le nôtre.

Vous êtes cordialement invités à participer à ce forum.





bandeau.jpg

 

05/11/2013 – 10:14
 
Aveyron : pour une reconversion écologiste du territoire / Catherine Grèze en visite

Communiqué

Catherine Grèze, Députée européenne EELV du Sud-Ouest, sera vendredi en Aveyron où elle se rendra sur plusieurs sites nécessitant un aménagement ou une reconversion. Elle animera aussi un forum sur l’avenir du Bassin de Decazeville et rendra compte de son mandat aux militants.

Le Bassin de Decazeville a un passé industriel fort. Alors que les derniers fourneaux sont éteints depuis longtemps et que d’anciens sites miniers sont encore en friche, la question de la reconversion du territoire se pose.

Pour Catherine Grèze : « Nous ne devons pas nous tourner vers le passé mais bien prendre en compte l’épuisement des ressources, la lutte contre le réchauffement climatique et l’artificialisation croissante des sols. Nous devons opter pour un développement durable de l’Aveyron, basé sur la protection et la mise en valeur de son environnement et le développement des énergies renouvelables, en valorisant le savoir humain issu de cette histoire industrielle. »

« Des fonds européens existent pour atténuer les disparités entre les régions européennes, ils doivent être sollicités. En cette période de crise, l’Europe peut aussi se montrer accompagnatrice des projets innovants. »

Programme

15h45 : Visite du chantier routier démesuré sur la RD840 de la côte d’Hymes entre Decazeville et Rodez pour créer un créneau de dépassement pénalisant deux agriculteurs et pour installer à terme une zone d’activité. EELV proposait la création du créneau de dépassement sur le tracé existant et s’oppose à la création de la zone d’activité sur ces terres agricoles

- 16h15 : Visite de la « Découverte » et du chantier de la Zone du Centre à Decazeville. La «Découverte » est un ancien site minier à ciel ouvert : les écologistes ont soutenu une étude pour aménager une base de baignade et de loisirs sur le site. La Zone du Centre quant à elle était consacrée à la sidérurgie jusqu’en 1987 : EELV a soutenu la dépollution et l’aménagement de cette zone pour qu’elle redevienne attractive. L’Europe contribue au financement des travaux via des fonds FEDER.

17h15 : Conférence de presse. (Salle n° 6 de la Maison des Sociétés André Cayrol, Esplanade Jean-Jaurès à Decazeville)

08/10/2013

Quel avenir pour le charbon ?

decouverte cantagrel.jpgVoilà le titre un brin provocateur de la conférence organisée par le Musée régional de géologie Pierre Vetter de Decazeville le 11 octobre prochain à la Strada.

Treize ans après l’arrêt de l’extraction du charbon à Decazeville et douze ans après l’arrêt de la centrale thermique de Boisse-Penchot, cette question paraît un brin surréaliste.

Il est vrai que les lobbies pour la défense du retour aux énergies fossiles sous toutes leurs formes (charbon, gaz de schiste ou de houille) mettent actuellement le paquet, que ce soit du côté des entreprises, Vallourec pour le gaz de schiste par exemple, de certains syndicats ou de partis politiques. Il faut aussi noter que la plupart des défenseurs du charbon sont en général des fervents défenseurs du nucléaire, mais aussi les principaux pourfendeurs des énergies renouvelables.

A les écouter, le charbon serait l’avenir énergétique de l’humanité. Tant pis pour les dégâts que les mines occasionnent sur les sols, les sous-sols (et nous sommes bien placés pour le savoir dans le Bassin), la biodiversité, mais aussi les conséquences des centrales sur la qualité de l’air, le réchauffement climatique et la santé des employés et des populations environnantes.

Mais qu’à cela ne tienne et on se souvient encore de cette proposition récente d’utiliser des « granulés » de charbon pour alimenter la chaufferie du réseau de chaleur de Decazeville. 

Les médias français nous inondent actuellement de reportages sur le retour du charbon en Allemagne. La vérité est que l’Allemagne a arrêté 8 réacteurs nucléaires, que la part des énergies fossiles dans la production d’électricité diminue et que les énergies renouvelables, qui font travailler actuellement 380 000 personnes dans ce pays, vont représenter 40% de cette production en 2020. Tout cela parce que l’Allemagne s’est lancé il y a déjà quelques années dans un plan de transition énergétique (Energiewende) que la France traine à mettre en place.

Avec toutefois un bémol, la légère augmentation de la production d’électricité à partir du charbon. Elle est malheureusement due au prix en baisse de la tonne de CO2 qui rend les centrales au charbon plus abordables que les centrales au gaz. 

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne est sur la bonne voie pour peu que certains politiques ne mettent pas des bâtons dans les roues des énergies renouvelables.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé fin juin que la production d’électricité renouvelable allait dépasser en 2016 celle produite avec le gaz naturel et atteindrait à cette date, le double du nucléaire.

En Allemagne, en avril dernier, 46% des capacités de production d’énergies renouvelables étaient dans les mains de particuliers et d’agriculteurs. Il y a environ 800 régies locales d’énergies, comprenant des particuliers (environ 131 000 membres) qui travaillent en partenariat avec des autorités publiques locales. Voilà également une voie que nous devrions rapidement explorer en France. Les réseaux de chaleur et les centrales solaires que nous avons installés ou que nous avons en projet sur notre territoire auraient pu et peuvent encore être conduits sur ce type de gestion plutôt que de laisser ça à des entreprises privées. Ca existe en France avec Energie Partagée, qui finance des projets coopératifs ou par des collectivités comme la commune de Montdidier par exemple qui a mis en place des actions d'économie d'énergies et de production d'énergies renouvelables à travers une régie communale.

Je ne pourrai pas être à la Strada ce soir là pour assister à cette conférence, mais souhaitons qu'elle conclura à la fin inéluctable de cette énergie non renouvelable et polluante et que l'avenir est aux énergies renouvelables.

 

journal enr 217.jpgExtrait du Journal des Energies Renouvelables – Septembre-Octobre 2013 - Allemagne, quelle transition après les urnes ?

En finir avec les contre-vérités sur le charbon

Non, la production d’électricité issue du charbon n’augmente pas en Allemagne à cause de l’Energiewende (transition énergétique), contrairement à l’antienne répétée par la presse française. Celle-ci vient de découvrir avec horreur que l’Allemagne est le premier producteur mondial de lignite depuis… l’après-guerre. Certes, les émissions de carbone du pays ont augmenté de 1,6% entre 2011 et 2012. Toutefois, ceci n’est pas du aux renouvelables mais au prix ridiculement bas de la tonne de carbone sur le marché européen des émissions de CO2. Les centrales au charbon sont ainsi favorisées de façon conjoncturelle au détriment des centrales gaz moins polluantes mais plus chères. Les médias oublient de dire que l’an dernier les émissions de carbone du secteur électrique français ont augmenté de 7% pour la même raison. Si l’on cesse de regarder l’Allemagne par le petit bout de la lorgnette, on constate que la part du charbon se réduit inexorablement. Elle est passée de 56,7% à 44,7% dans la production électrique entre 1990 et 2012. Le contenu en carbone du kWh produit est ainsi descendu de 744 à 576 gCO2/kWh sur la période. Bien que les électriciens traditionnels et leurs relais politiques défendent leur pré carré, la demande sociale d’une sortie du charbon se fait de plus en plus forte.

28/09/2013

Que vont faire les Verts aux prochaines municipales à Decazeville et sur le Bassin ?

salle du conseil - mairie dkz.jpgNous travaillons actuellement, élus et militants d’Europe Écologie – Les Verts du Bassin, sur un bilan de nos participations à des exécutifs locaux et surtout sur un projet pour l’avenir global du Bassin qui portera autant sur un programme d’actions et d’aménagements, que sur le fonctionnement de nos collectivités.

cgreze.jpgNous élargirons le cercle de nos réflexions aux sympathisants écologistes du Bassin urbain et rural de la vallée du Lot en organisant un forum participatif le 8 novembre prochain à Decazeville à 18h00 en présence de Catherine Grèze, eurodéputée de notre région que nous accompagnerons auparavant dans la visite de quelques sites du Bassin.

Concernant notre participation et la stratégie éventuelle que nous adopterons aux élections municipales de Decazeville, nous prendrons une décision après notre forum en sachant que le contexte national peut aussi être déterminant.

Enfin, notre participation à une liste peut être différente d’une commune à l’autre du Bassin, puisque le choix appartient aux militants locaux et que les contextes peuvent être différents.


Ci-dessous, l'article de Centre Presse et de Midi Libre du 30 septembre 2013 - Cliquez dessus pour l'ouvrir dans une autre fenêtre.

decazeville,municipales,europe Écologie - les verts


27/09/2013

Une collectivité doit-elle accepter des cadeaux d’un fournisseur ? J’ai répondu non !

mausolée cabrol -lolmède.jpgNous devions voter hier soir en conseil municipal sur la proposition d’EDF de verser un don de 3 000 euros en vue de la restauration du mausolée Cabrol au cimetière de Decazeville.

Je dois d’abord dire que je suis bien sûr heureux que nous nous occupions enfin de ce monument, un des plus grand de France dans le genre, mais qui est dans un état déplorable.

Sauf qu’EDF est un de nos fournisseurs à qui nous laissons environ 230 000 euros tous les ans, et qui de plus n’est même pas choisi au terme d’un appel d’offre.

Moi qui suis déjà irrité par les encarts publicitaires de nos fournisseurs sur le bulletin municipal, ça m’a réellement posé un problème d’éthique.

Il est vrai que malheureusement, beaucoup d’élus sont habitués à se faire payer des repas par des responsables locaux d’EDF ou d’autres entreprises. Pour ma part, je trouve cela malsain. Nous devons avoir des rapports clairs avec nos fournisseurs et veiller à ce qu’ils nous fournissent les meilleurs services et les meilleurs produits aux meilleurs prix.

De plus, une convention de souscription a été signée entre la Fondation du Patrimoine, la ville de Decazeville et l'ASPIBD, qui cherche à encourager le mécénat populaire et d'entreprises pour la restauration du mausolée. Il aurait donc été beaucoup plus simple et beaucoup plus moral qu’EDF fasse ce don directement à la Fondation du Patrimoine. D'ailleurs, tous les particuliers et les entreprises qui ont fait des dons sont passés par la Fondation du Patrimoine. Tous, sauf une entreprise !

Mais voilà, en passant par la Fondation du Patrimoine, EDF devient alors pratiquement invisible perdu au milieu des autres donateurs. Et visiblement, ce n'est pas leur but.

Je n’ai donc pas voté pour ce don "désintéressé".

Photo : le mausolée Cabrol : Lolmède : Extraits naturels de Carnet – Spécial Decazeville - Cliquez sur le dessin pour l'agrandir.

11/09/2013

Côte d’Hymes : le massacre continue

hymes - comparatif 3.jpgVoici quelques photos, avant et pendant le massacre, des travaux de la côte d’Hymes. C’est le développement durable à la sauce départementale et régionale. Quant aux coûts des travaux, des surprises sont vraisemblablement à attendre. De 6 millions initialement prévus, on parle déjà de 7 millions, et les travaux sont loin d’être terminés.


Tout cela pour des aménagements qui auraient très bien pu se réaliser sur la voie existante ou le département possède déjà des emprises.

routes,RD 840,Decazeville,côte d'Hymes,Et que dire de la gestion lamentable des terres agricoles touchées par ces travaux par les collectivités et organismes concernés ! Une véritable honte qui a consisté à spolier deux agriculteurs locaux qui proposaient des échanges équitables. On est loin du Schéma Directeur Départemental des Structures de l’Aveyron qui vise avant tout à favoriser l’installation durable d’agriculteurs et prioritairement l’agrandissement des exploitations agricoles de dimensions économiques insuffisantes afin de leur permettre d’atteindre le revenu de référence et de les rendre transmissibles et à permettre l’installation ou conforter l’exploitation d’agriculteurs pluriactif dans les zones en déprise ou périurbaines.

hymes - comparatif 1.jpgPhotos : jlc (cliquez dessus pour agrandir)


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Un article de centre-presse du 21 septembre 2013 (Cliquez dessus pour agrandir)

routes,rd 840,decazeville,côte d'hymes

05/09/2013

En attendant des trains modernes, Lolmède prend la ligne POLT

polt,trainsCe magnifique dessin réalisé par Laurent Lolmède lors d'un récent retour à la capitale illustre bien les progrès qu’il y a à réaliser pour un meilleur confort des passagers sur la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse). Les vieux wagons Corail ont visiblement fait leur temps. Certes, ils permettent une certaine convivialité et même promiscuité, mais un tel inconfort durant six heures est parfois difficile à vivre et explique le fait que de plus en plus de personnes se détournent du train. Même si ce n’est pas la seule raison.

Bombardier-carré1.pngUn train rapide n’est pas seulement un train qui va vite. C’est le nouveau concept de train que proposent les élus Europe Ecologie – Les Verts : le Train à Haut Niveau de Service (THNS). Ce train combine tous les ingrédients de la performance : desserte fréquente, accélération rapide, confort et services à bord, arrivée en centre-ville, connexion avec les autres modes de transports, tarification simple..

Le THNS pourra desservir les villes moyennes de manière efficace, à commencer par celles du cœur de la France. Le THNS, c’est donc une nouvelle vision de l’aménagement du territoire. Il a de plus l'avantage d'utiliser les infrastructures existantes, est moins gourmand en énergie et beaucoup moins cher qu'un TGV.

J’ai pour ma part été séduit par ces nouveaux trains qui permettraient de rejoindre Capdenac au centre de Paris en 4h30mn environ (Paris-Limoges en 2h20) contre 5h44 dans le meilleur des cas actuellement. Et avec un confort très nettement supérieur.

PHILIPPE DURON.jpgLe concept nous a été présenté lors des Journées d’Été d’EELV à Marseille en présence de Philippe Duron, rapporteur de la commission Mobilité 21 et d’Eva Sas, députée EELV et également membre de cette commission.


Dessin : Country Sketchbook, © Lolmède - Le blog de Lolmède en cliquant ici

Photo train : Bombardier


Photo P. Duron : jlc  polt,trains

15/08/2013

La droite villefranchoise découvre le train

villefranche.jpgAprès l’école d’infirmières, Laurent Tranier se lance maintenant dans une croisade pour réhabiliter la ligne SNCF Najac – Villefranche – Paris (voir article de Centre-Presse en bas de note).

Mais il a vraisemblablement la mémoire courte.

Il semble oublier que ses amis politiques de l’UMP lorsqu’ils étaient aux commandes de l’Etat ont totalement délaissé le transport par rail au profit de la route, tant pour le transport des voyageurs que des marchandises à tel point que nous mettions vingt minutes de moins en 1969 pour aller à Paris avec le Capitole qu'actuellement.

Il semble aussi oublier que c’est grâce à l’action du Conseil Régional Midi-Pyrénées et de son Plan Rail que les lignes Teisonnières - Villefranche – Capdenac et Capdenac – Brive ont été entièrement rénovées alors qu’elles étaient pratiquement moribondes.

Il semble également oublier que c’est Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre UMP, qui a donné le coup de grâce à la ligne POLT (Paris – Orléans – Limoges - Toulouse) que les voyageurs Aveyronnais utilisent de Brive à Paris. Alors qu’elle devait être rénovée afin d’y faire rouler des trains pendulaires susceptibles de faire gagner énormément de temps entre Brive et Paris, Jean-Pierre Raffarin a dénoncé le 18 décembre 2003 la convention entre RFF, l’Etat, la SNCF et les trois régions concernées, pour plaire à Bernadette Chirac qui voulait son le barreau TGV Poitiers-Limoges.

Le Conseil d’Etat avait d’ailleurs condamné par la suite l’Etat à verser 340 000 euros à la Région Midi-Pyrénées pour le remboursement de crédits d’études.

S’il veut défendre cette ligne, je lui suggère ainsi qu’aux parlementaires et grands élus aveyronnais de droite et de gauche également absents sur ce dossier de rejoindre l’association Urgence Ligne POLT, qui se bat elle depuis des années pour cette ligne.

Pour notre part, à EELV, il y a longtemps que nous nous battons pour la rénovation de cette ligne dans toutes les régions qu’elle traverse, même en Aveyron.

Une récente étude que nous avons financé permettrait de relier Paris à Capdenac dans un temps d'environ 4h30 grâce à des Train à Haut Niveau de Service de Paris à Brive.

Photo en haut de note : travaux de rénovation des voies en gare de Villefranche lors de la rénovation de la ligne Teissonnières – Capdenac (jlc) 

 

Villefranche - Des actions pour que le train retrouve sa ligne de vingt ans - copie.jpg

L'article de La Dépêche du Midi consacré à la charge de "Vivre et Agir pour l'Ouest Aveyron" en cliquant ici

08/08/2013

Axel Kahn ne veut pas de gaz de schiste, mais à Decazeville, il faut voir…

gloriette gr65 dkz.jpgLes chemins de Saint-Jacques-de-Compostelles sont à la mode. Beaucoup de ceux qui le font tiennent un journal de bord pour raconter le récit de cette expérience unique autant physique qu’intérieure. Ils y notent leurs réflexions, leurs souffrances, leurs moments d’émotion, de joie, de sérénité, de doute… Récits qu’ils gardent généralement secrets.

Mais certains ont aussi vite compris le bénéfice de surfer sur cette mode. Et ce cheminement qu’ils réalisent souvent dans des conditions plutôt confortable par rapport à la plupart des autres marcheurs sert avant tout à sortir un livre qui aura vraisemblablement du succès. C’est dernièrement  le cas de l’écrivain-ambassadeur Jean-Christophe Ruffin dont le livre s’est vendu à 300 000 exemplaires en un mois.

C’est maintenant au tour du généticien Axel Kahn de s’engouffrer dans le filon. Il vient donc de finir de parcourir le chemin de Saint-Jacques entre Givet et Ascain et il est actuellement en train de faire la promotion du futur livre qu’il compte tirer de cette expérience.

Là où ça coince, c’est sur les impressions à la va-vite qu’il tire de son périple dans un blog qu’il a tenu au jour le jour. Et la description qu’il fait de son passage à Decazeville est apocalyptique et insultante pour les Decazevillois.

Mais outre les propos qu’il a tenu sur Decazeville sur son blog et rapportés dans La Dépêche du Midi d’hier, Axel Kahn était l’invité des « Grandes gueules » sur RMC lundi dernier.

Il en a bien sûr profité pour en remettre une couche sur Decazeville :

 
podcast
 

Sur ces mêmes ondes, il s’est ensuite lancé dans un discours sans concession contre l’exploitation des gaz de schiste qui génèrerait d’après lui beaucoup de pollutions, qui utiliserait beaucoup d’eau et qui serait dangereuse. Sur ce point, je ne peux que le rejoindre.


podcast

Mais que propose t-il ensuite ? « Pour Decazeville où il y a ces gens qui sont en train de crever vraiment, la seule possibilité qu’on voit, c’est avec de nouvelles méthodes respectueuses autant que faire se peut de l’environnement, c’est d’exploiter les gaz de schiste qui permettraient de recréer de l’emploi, alors j’ y regarderait à deux fois avant que d’être contre. »

Merci beaucoup mon bon seigneur ! En résumé, les gaz de schiste, il ne faut surtout pas les exploiter, mais à Decazeville, dans la m… où ils sont, on doit pouvoir le faire ! Ils nous remercieront même ! Voilà ce qui s’appelle faire de l’aménagement du territoire : à Paris et aux grandes métropoles, des entreprises performantes et propres, dans les territoires en difficultés, les industries polluantes que personne ne veut.

Non, Monsieur Axel Kahn, on a conscience de l’état et des difficultés de notre cité, mais ça, on en veut pas. Nous ne sommes pas désespérés à ce point.

depollution zac du centre.jpgC’est justement à cause de ce genre d’entreprises qui sont parties après avoir assis leur fortune en partie chez nous mais en nous laissant des ruines polluées que nous connaissons cette période difficile. Prenez Vallourec par exemple, un des acteurs majeurs mondiaux actuellement dans la fourniture de tubes pour l’exploitation des gaz de schiste justement. Vallourec, dont Delphine Batho dénonçait il y a peu le lobbying important qui a conduit à son éviction du gouvernement. Et bien ils sont parti comme des voleurs de Decazeville vers la fin des années 1980 en nous laissant des friches industrielles polluées aux hydrocarbures et autre joyeusetés et surtout un sous sol en feu qu’il a fallu excaver à une grande profondeur. Tout cela bien sûr aux frais de l’Etat, via le FIBM et l’ADEME et des collectivités locales, pendant que les patrons et actionnaires de Vallourec engrangeaient d’énormes bénéfices ailleurs.

On peut aussi parler de la sidérurgie, d’Usinor-Sacilor… Ils ont tous eu la même attitude.

Cela fait maintenant près de 30 ans que nous nous battons pour retrouver un semblant de vie sur la zone du Centre polluée aux hydrocarbures, à la créosote, à l’amiante… Nous y dépensons une énergie folle mais aussi malheureusement beaucoup d’argent public. Argent public que nous aurions plutôt souhaité investir dans la réhabilitation de l’habitat où l’amélioration de la desserte numérique par exemple.

Non monsieur Axel Kahn, nous ne voulons pas de votre charité nauséabonde. Il nous reste encore un peu d’amour propre et de bon sens. Gardez votre gaz de schiste pour vos anciens électeurs du 2ème arrondissement de Paris. Mais à mon avis, ça m’étonnerait qu’ils en veulent !

 

Photos :

1 - Aire de repos pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques aménagée récemment par la mairie de Decazeville (jlc)

2 - Dépollution de la zone du Centre à Decazeville (jlc)

06/08/2013

Il faut garder la boutique SNCF de Decazeville-centre

boutique sncf dkz.JPGC’est avec surprise que j’ai lu dans la presse l’argumentaire de la direction de la SNCF pour justifier la fermeture de sa boutique à Decazeville-centre. Un des motifs invoqués serait l’intermodalité des horaires arrivé et départ des trains à la gare de Viviez-Decazeville avec le TUB (Transport Urbain du Bassin).

Certes, dès 2008, lors de la mise en service de notre service de transport urbain, nous avons pris en compte dans la mesure du possible la concordance des horaires TUB et TER pour certains trains. Le TUB a d’ailleurs un arrêt à la gare de Viviez-Decazeville avec un abribus sur un terrain que la communauté de communes loue à une entité de la SNCF.

Prévoir l’intermodalité entre tous les modes de transport et de déplacements (train, bus, vélo…) est la base de la réflexion lorsque l’on créé et l’on gère un service de transport collectif.

Mais on ne vend pas de billets de la SNCF dans le TUB comme le fait la boutique SNCF de Decazeville, tout comme on ne peut renseigner les usagers du TUB sur les horaires, les tarifs et les correspondances des trains.


trains,sncf,tubAvec le changement d’horaires du TUB le 2 septembre prochain, la communauté de communes a essayé de maintenir tant bien que mal cette concordance des horaires. Mais cela ne concernera que très peu de trains s’arrêtant à Viviez-Decazeville, puisque il n'y a de toute façon qu'un passage du TUB dans le même sens toutes les deux heures à Viviez. En aucun cas, cela ne remplacera les services qu‘assuraient avec compétence les agents de la boutique SNCF de Decazeville.

Située en centre ville, proche des commerces et services, d’un centre commercial et du plus important marché hebdomadaire de la région, cette boutique rend des services inestimables à la population du Bassin, notamment les personnes âgées.

Il faut donc avant tout, tout faire pour maintenir cette agence SNCF en centre ville de Decazeville.

Mais si ce n'était finalement pas possible en l'état, pourquoi par exemple, ne pas réféchir dans sa transformation en Maison de la mobilité, qui renseignerait et vendrait des titres de transports pour les trains SNCF, les bus départementaux et régionaux, le TUB... ? Pourquoi pas également la location de cycles et d'autres services ? En matière de mobilité, je pense qu'il ne faut rien s'interdire et au contraire envisager toutes les possibilités, y compris dans nos petits territoires. La mobilité, tout comme l'eau et l'énergie, sera au cœur des principaux problèmes dont nous aurons à trouver des réponses pour nos concitoyens dans l'avenir.

02/07/2013

Transports, le bon sens revient enfin grâce aux contraintes budgétaires

rn88-bourran.jpgPrioriser les transports de proximité plutôt que les grands projets d’infrastructures qui ne profitent qu’à une petite élite et qui vampirisent tous les moyens financiers. Tel est le sens du rapport Duron rendu le 27 juin dernier et que Jean-Marc Ayrault a repris dans ses grandes lignes. C’est ce que les écologistes ne cessent de dire depuis des années.

Les élus et notables locaux feraient bien de s’inspirer de la stratégie du rapport Duron et des décisions de Jean-Marc Ayrault pour leurs projets d’infrastructures. Pour l’Aveyron, les contraintes budgétaires devraient permettre aux élus de retrouver le bon sens à défaut de s’intéresser réellement aux réalités sociales, environnementales et climatiques de leurs politiques en matière de transports et de mobilité.

Si l’on avait écouté les Verts, la RN 88 serait pratiquement terminée. Certes pas en un couloir pour camions en transit à 2X2 voies comme  ils souhaitaient, mais comme une voie structurante, permettant d’irriguer le territoire au lieu de piller le reste du département, tout en sécurisant les usagers et les riverains et en permettant de se rapprocher suffisamment, mais sans trop, de la métropole toulousaine. Le Midi-Pyrénéen Robert Marconis, professeur émérite des universités en géographie, spécialiste des transports en commun et de l’aménagement urbain précisait le 5 février dernier : « De tout temps, avec les réseaux ferrés ou les autoroutes, le discours des élus a toujours été de dire : donnez moi la grande vitesse et le développement viendra avec. Sauf que cela relève de l’incantation, cela n’a jamais été scientifiquement prouvé cette espèce d’automaticité. On espère pouvoir conquérir des marchés extérieurs mais on oublie que le désenclavement fonctionne aussi en sens inverse et bénéficie à des intérêts extérieurs ». De nombreuses études montrent même que les infrastructures autoroutières bénéficient beaucoup plus aux métropôles qu'aux villes moyennes qu'elles traversent.

En Aveyron, les efforts doivent maintenant porter sur une offre en TER plus fréquent, plus rapides et plus confortables et en des transports départementaux dignes du XXIème siècle, parce que contrairement aux propos du président du Conseil Général, même les Aveyronnais aiment les transports collectifs, à condition que l’offre soit à la hauteur. Ce qui n’est visiblement pas le cas du schéma présenté dernièrement et qui devrait être en application à la rentrée. Là aussi, l’Aveyron devrait s’inspirer de l’expérience de départements limitrophes comme le Tarn par exemple où une vraie offre de transports collectifs digne de ce nom a été mise en place avec succès depuis maintenant quelques années.

pont la mative.jpgSi les élus départementaux avaient écoutés les Verts, ils auraient pu également économiser quelques millions. C’est une honte de voir de bonnes terres agricoles sacrifiées dans la création du créneau de dépassement de la côte d’Hymes sur la RD 840 alors que ce créneau aurait pu être réalisé sur la route existante où le département possède les emprises des anciens tracés. Combien a coûté le pont qui rejoint seulement un cul de sac ? Avec l’économie réalisée sur ce projet, on aurait pu continuer à assurer la gratuité des transports scolaire par exemple ou on aurait pu créer un vrai service de bus navettes interurbaines Figeac-Decazeville-Rodez !

r&r-capdenac.jpgIl faut également tout faire pour favoriser le transport de marchandises par voie ferrée. Il est pour le moins choquant d’entendre une entreprise capdenacoise de plats cuisinés se plaindre du manque de routes appropriées pour ses 20 camions qui arrivent et ses 20 camions qui repartent tous les jours alors qu’elle se trouve à moins de 100 mètres de l’étoile ferroviaire de Capdenac-Gare ! Il est encore plus choquant de voir la CCI lui emboîter le pas. Mais il est vrai qu'elle ne voit l'avenir qu'avec les avions et les camions. Pourtant, l’étoile ferroviaire de Capdenac, c’est quatre branches vers Aurillac-Clermont, vers Brive-Paris, vers Rodez-Séverac et vers Toulouse. Il y a de plus une cinquième branche qui gagnerait à être réhabilitée, Capdenac-Cahors, qui ouvrirait d’autres horizons notamment pour le fret.

Quant aux autres projets Midi-Pyrénéens cités dans le rapport Duron, il est aussi temps de revoir tout cela à la baisse. La LGV Bordeaux-Toulouse doit être transformé en TGV roulant sur les voies existantes. Les 7 milliards supplémentaires pour gagner 6 minutes ne se justifient pas. C’est d’ailleurs ce que confirme Gilles Savary, spécialiste des transports  et député PS de la Gironde dans Sud-Ouest du 2 juillet dernier.

Pour la RN 126 Castres-Toulouse que certains voulaient transformer en autoroute, il est temps que les décideurs choisissent, comme nous le proposions pour la RN 88, d’aller dans le sens  d’une solution sage et réaliste qui permette de sécuriser le trajet, de favoriser les transports en commun et de diminuer le temps de parcours tout en préservant l’environnement et les territoires.

Photos : JLC - Licence Créative Commonsrn88,rail,lgv,rapport duron

14/06/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : la FDSEA persiste et s’en prend maintenant à Nutergia

FDSEA et Nutergia.jpgIl faut une sacrée dose d’aveuglement et de cynisme à la FDSEA de l’Aveyron pour faire un communiqué à la gloire des porcheries industrielles le jour même où la France est condamnée par la Cour de justice européenne pour non respect de la directive nitrate.

Mais comme si cela ne suffisait, La FDSEA s’en prend avec une certaine agressivité au PDG de Nutergia, mais aussi à son entreprise, à ses produits et même à ses clients !

N’en déplaise à la FDSEA, Monsieur Lagarde et ses salariés surfent avec conviction sur la vague de ce qui est bon pour notre santé et bon pour la planète. Ce serait plutôt un exemple à suivre en Aveyron.

Les produits fabriqués par Nutergia dont se moque la FDSEA font actuellement travailler 85 personnes et vivre autant de familles sur Capdenac et avec le projet  sur Causse-et-Diège, ce sont 65 emplois supplémentaires créés. La porcherie industrielle produisant une viande de piètre qualité ne créera elle aucun emploi sur la zone.

Ci-dessous, le communiqué de Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées et de José Bové, député européen, vice-président de la Commission Agriculture et Développement Rural (cliquez dessus):

 

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08/06/2013

La mauvaise foi, jusqu’où ?

Chaufferie bois - Calmettes contre - RLM-Nouvel Hebdo-070613 - copie.jpgRoger Lajoie-Mazenc revient dans le Nouvel Hebdo sur mon vote en conseil municipal concernant le passage au bois de la chaufferie du réseau de chaleur.

Mais, en commettant une grosse erreur. Je n’ai bien sûr pas voté contre comme il l’écrit, mais je me suis abstenu estimant que c’était une bonne chose  de passer du charbon au bois, mais malheureusement trop tardivement et en donnant de plus pour 20 ans à Coffely  ce réseau alimentant entre-autre 500 logements HLM.

Je m’en étais d’ailleurs déjà expliqué lors du conseil municipal de 29 septembre 2011 pour le choix du mode de gestion de cette chaufferie en adoptant le même vote.

Monsieur Lajoie-Mazenc nous avait habitué à plus de rigueur journalistique. Peut-être n’a-t-il pas encore digéré le fait que lors des municipales de 2008 à Firmi, les candidats Europe Écologie – Les Verts aient choisi de suivre un autre tête de liste que lui, l’éjectant ainsi de la mairie. Mais de là à écrire des bétises cinq ans après, il y a des limites à ne pas franchir !


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C’est avec surprise que j’ai reçu un mail de M. Lajoie-Mazenc me mettant en demeure d’insérer dans cette note son droit de réponse.

Je me suis bien sûr demandé si je devais le faire. Et je vais le faire. Non pas parce que je tremble devant les menaces contenues en filigrane dans sa demande, mais parce que son mail dénote bien de l’idée que ce monsieur se fait de sa personne.

Il ne me serait jamais venu à l’idée d’écrire au Nouvel Hebdo pour leur signifier l’erreur commise à mon encontre. Tout le monde sait que la moitié du rédactionnel du Nouvel Hebdo, journal satirique qui est la pâle copie locale du « Canard Enchaîné », est du copier-coller de la presse quotidienne locale et l’autre moitié sert de défouloir à des frustrés notoires que, par charité, je me garderai de nommer ici…   Leur répondre revient donc à s’exposer encore plus à leurs critiques.

Je préfère cent fois le blog Aligorchie ! Ils ont au moins l’avantage de ne pas se prendre au sérieux tout en faisant passer leurs infos. Et puis sur un blog, on peut laisser des commentaires pour pouvoir apporter des compléments ou rectifier avec humour une information erronée. Ce qu’aurait pu d’ailleurs faire M. Lajoie-Mazenc sur mon blog. Visiblement c’est pas son truc.

Voici donc ci-dessous l’intégralité du mail de M Lajoie-Mazenc.

Attention, prenez une aspirine avant de lire.

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« En pièce jointe veuillez trouver pour exécution une mise en demeure de Publication d'un droit de réponse conformément à la Loi.

 

Mise au point de Roger Lajoie-Mazenc

journaliste honoraire, ancien maire de Firmi

exerçant son droit de réponse

à l’endroit de Jean-Louis Calmettes élu decazevillois EELV

(transmise à l’intéressé pour mise en demeure)

 

On me signale ce jour 22 juin un écrit de votre part sur votre blog que je ne fréquente pas n’étant pas, pour ma part, adepte de ces bavardages gratuits et souvent incontrôlés. Il s’agit d’une déclaration faite en date du 8 juin pour vous inscrire en faux contre une information donnée par Le Nouvel Hebdo, information que vous dites inexacte, ce qui est votre droit, dont vous m’attribuez la paternité avec des commentaires n’ayant aucun rapport avec les faits mais dénotant une volonté de me nuire.

En conséquence, je vous demande de bien vouloir :

-       d’une part apporter un démenti à vos propres écrits dans les délais les plus brefs  et de bien vouloir maintenir ce démenti en ligne le même laps de temps qu’aura paru votre texte (déjà 15 jours de présence)

-       d’autre part de publier le texte ci-dessous en vertu du droit de réponse prévu par la Loi et de m’informer de la date de publication.

Votre blog ayant un caractère public, il va de soi que je me réserve le droit de rendre publique ma mise au point.

Jean-Louis Calmettes m’attribue sur son blog la paternité d’un texte paru dans « Le Nouvel Hebdo » relatif à un de ses votes en conseil municipal de Decazeville où, concernant la chaufferie, il se serait abstenu au lieu de voter contre comme rapporté par ce journal.

N’étant absolument pas l’auteur de cette information, dont il n’a, semble t-il, d’ailleurs jamais demandé rectification, je m’élève fortement contre son allégation qui dénote sa seule volonté de me nuire.

S’il indique que je l’avais habitué à plus de rigueur journalistique,  un rappel qui, soit dit en passant, honore ma qualité professionnelle, je ne lui renvoie pas le compliment car il aurait pu lui, en donneur de leçon qu’il veut paraître, s’enquérir auprès de la direction du journal de l’origine de l’info et, au besoin, demander une rectification de ce qu’il appelle « une grave erreur ». Cela ne semble pas avoir été le cas. 

Non content de me faire faussement endosser une  paternité, il en profite pour baver comme un crapaud sur les municipales de 2008 à Firmi qui n’ont absolument rien à voir avec le sujet. Pire, il croit devoir évoquer le choix d’alors « des candidats EuropeEcologie-les Verts » alors que cette étiquette n’existe que depuis 2010, une bien « grave erreur » celle-là de la part d’un militant. Du reste, on pourrait épiloguer sur la position prise par son parti, les Verts, mais  c’est vrai que toute la vérité n’est sans doute pas bonne à dire pour lui sur le contexte de cette époque-là. Sinon,  pourquoi « écrire des bêtises cinq ans après » si ce n’est pour décharger sa bile ? »

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Fin de citation.

Bien que l'envie ne me manque pas, je me garderai bien de répondre point par point à mon tour aux arguments contenus dans ce mail. J'ai bien peur que ça lasse un peu les lecteurs. Et puis il faut savoir arrêter un jour.

chaufferie bois,decazevilleHeureusement pour lui, monsieur Lajoie-Mazenc peut aussi être un bon journaliste et un bon écrivain. Son dernier ouvrage "Femmes et hommes fantassins de la démocratie sur le front d'Aveyron" est un remarquable dictionnaire de tous ces élus qui ont traversé l’histoire aveyronnaise depuis quelques deux cents ans. Fruit des nombreuses fiches qu’il met régulièrement à jour depuis des dizaines d’années, cet ouvrage est écrit avec toute la rigueur journaliste d’objectivité dont il sait faire preuve.

Preuve qu’il le peut, s’il le veut.

20/05/2013

Inondations du Lot – Enfin un PAPI, mais que de temps perdu !

inondation-boissepenchot-041203.jpg10 ans après les grandes inondations de la rivière Lot de décembre 2003, l’Entende interdépartementale du Bassin du Lot élabore enfin un dossier de candidature de PAPI d’intention. C’est l’étape intermédiaire entre le Schéma de Prévention des Inondations sur le bassin du Lot et un vrai PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondation).

10 ans de perdus et des moyens financiers importants à l’époque qui se sont envolés. Il est vrai qu’il est plus valorisant pour un élu ou un notable de couper le ruban d’inauguration pour une écluse ou un bateau-promenade que pour des aménagements de ralentissement dynamique des eaux en amont de la rivière ou des aménagements de protection localisés.

 Depuis 10 ans, je travaille sur le problème des inondations du Lot car en 2003, nous avons frôlé la catastrophe. J’ai visité de nombreux sites soumis aux inondations : Cahors, Lézignan-Corbières, Sommières… J’ai rencontré de nombreux élus et vu sur place les solutions misent en place tant pour la prévention que pour la gestion des crues.

Mais il est toujours difficile d'avoir raison tout seul et trop tôt. Dès le début, la mise en place d’un PAPI sur le bassin du Lot était pour moi une évidence. Je l’écrivais d’ailleurs en 2006 sur ce blog et j’y ai consacré de nombreuses notes. J'avais également défendu la création d'un PAPI lors de l'élection cantonale de 2008. j'étais le seul candidat à m'inquiéter des inondations du Lot et à apporter des solutions lors de cette campagne électorale.

Les associations locales, que ce soit le Collectif des Sinistrés des Inondations de 2003 du Bassin à Boisse-Penchot ou l’Association des Sinistrés de la Vallée du Lot à Espalion, ont proposé à maintes reprises des solutions pour modérer et prévenir les crues.

Rien n’y a fait.

Alors, on ne peut que se réjouir que l’Entente décide enfin de se lancer dans ce programme.

D’abord, le temps presse. Il est à souhaiter que le temps de l’étude et de la réalisation de travaux ou des préconisations ne dure pas encore 10 ans. Il y a urgence !

Les pluies de ces derniers jours ont encore montré la rapide montée des eaux du Lot et de ses affluents.

Ensuite, je serai très attentif aux propositions de ce PAPI, car ce soudain intérêt de l’Entente pour les inondations après 10 ans de quasi ignorance (si ce n'est une petite étude du CEREG) me laisse perplexe. Il ne faudrait pas que les aides allouées pour réaliser des ouvrages et mettre en place des mesures adéquates afin de modérer la vulnérabilité des inondations soient réduites afin de favoriser la poursuite de la navigabilité, joujou coûteux de nos chers élus, mais qui pour moi, ne doit pas être la priorité. D'abord assurer la protection des personnes et des biens au regard des inondations, puis retrouver et maintenir une bonne qualité des eaux, ensuite aménager la véloroute et après poursuivre la navigabilté.

31/03/2013

Paul Ramadier : Il faut périr ou vouloir ! Accepter la souffrance, résister, tenir, ou bien consentir

paul-ramadier.jpgFrance Inter a diffusé dans sa matinale du 28 mars dernier une étonnante archive sonore de l’INA datant de mars 1947.

Dans cette archive, on entend Paul Ramadier, ancien maire socialiste de Decazeville et député de l’Aveyron s’exprimer à Villefranche-de-Rouergue alors qu’il était à l’époque président du Conseil.


podcast

« L’an dernier, le budget ordinaire s’est soldé encore par 111 milliards de déficit. Cette année-ci, nous voulons qu’il soit équilibré. Il le sera, mais soyez en sûr, vous en souffrirez. Nous allons vous vendre de l’essence à un prix qui vous paraîtra anormal. Nous procédons en ce moment à 50 000 suppressions d’emplois. Tout cela est dur. Tout cela dans une certaine mesure est injuste, mais c’est le salut et il n’y a pas d’autres voies que cella là. Il faut périr ou vouloir ! Accepter la souffrance, résister, tenir, ou bien consentir »

 

Dans son ouvrage consacré à Paul Ramadier (1), Aline Fontvieille-Vojtovic décrit fort bien la période à laquelle a été prononcé ce discours.

Le 17 janvier 1947, Paul Ramadier est nommé président du conseil par Vincent Auriol nouveau président de la république élu un jour plus tôt. Cette nomination est avant tout due à son expérience gouvernementale et à une amitié ancienne entre les deux hommes. Il est le premier président de Conseil de la IVème République.

Le gouvernement qu’il a créé comprend en dehors de lui-même, 8 socialistes, 5 membres du MRP, 5 du PCF (qu’il remerciera le 4 mai 1947), 2 de l’UDSR, 3 Radicaux et 2 indépendants.

La phrase de Ramadier prononcée à Villefranche-de-Rouergue (ou à Capdenac-Gare, puisque Aline Fontvieille-Vojtovic parle d’un passage et d'un discours dans cette ville le 30 mars 1947) annonce les séances de « guillotine » organisées par le gouvernement lors des réunions du samedi au château de Champs-sur-Marne pendant l’été 47 pour préparer le budget.

Peut-on voir un parallèle entre les propos de Paul Ramadier et ceux de François Hollande sur France 2 jeudi dernier ?

Certes Paul Ramadier n’était pas le premier à nous promettre du sang et des larmes. Sauf que la période à laquelle il à prononcé ce discours n’est pas à comparer avec la période actuelle. En 1947, la France sortait d'une guerre qui l'avait laissé dans un état complètement exsangue. Je ne justifie pas pour autant sa politique. Il y avait sûrement d'autres solutions. Le débat était d'ailleurs vif à cette époque à la SFIO entre les « gouvernementaux », ministres et parlementaires soucieux avant tout du fonctionnement de la République et acceptant pour cela des alliances au centre et donc des concessions au programme, et des militants, soucieux eux de la force de leur parti et donc intransigeants sur les actes. Le débat était aussi très dur entre le trio Auriol-Ramadier-Blum et la direction de la SFIO menée depuis 1946 par Guy Mollet qui avait peur à juste titre de se couper de la classe ouvrière en gouvernant avec le MRP et en évincant le PCF.

Si comparaison il y a à faire avec la période actuelle, elle se situe plutôt vers les années 1930. Les problèmes sociétaux et budgétaires que nous connaissons actuellement viennent avant tout des gouvernements successifs qui ont fermé les yeux et même favorisé l'accaparation par une petite minorité des fruits de la relative prospérité de ces trente dernières années, qui ont également favorisé une réglementation du secteur bancaire favorable à la spéculation,  et qui ont aussi réalisé il faut bien le dire des dépenses inconsidérées. 

Et les effets de cette crise d’austérité et de rigueur que l’on nous inflige actuellement risquent d’être plutôt désastreux.

(1) Paul Ramadier (1888-1961), élu local et homme d’État – 1993 – Publications de la Sorbonne

Pour terminer sur une note optimiste, un succès du visionnaire Albert Préjean qui chantait en 1934 "La crise est finie". On connait malheureusement la suite.

17/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : Chauzy déraille une fois de plus

Chauzy pour que les pauvres mangent de la merde.jpgLes propos du président du CESER Jean-Louis Chauzy rapportés dans Midi Libre du 17 mars 2013 montrent une fois de plus le fossé qui existe entre la population et les élites économiques. Elle est même empreinte de mépris pour les plus pauvres d’entre-nous. Pour lui, il faut certes produire de la viande bio qui ne serait soi-disant réservée qu’aux plus riches mais surtout produire une viande industrielle de mauvaise qualité qui serait réservée aux plus pauvres.

Pour les écologistes, s’il faut globalement réduire notre consommation de produits carnés, les pauvres comme les riches ont droit à une viande bio et de bonne qualité à des prix accessibles à tous. C’est pour cela que nous souhaitons multiplier les élevages à taille réduite de porcs sur paille ou en plein air comme se propose d’ailleurs d’aider M Lagarde, le PDG de Nutergia à Foissac.

Ce n’est pas la première fois que M Chauzy montre son mépris à l’encontre de l’écologie. Il a toujours soutenu les lobbies pollueurs industriels et agricoles de notre région : OGM, Charlas, retenues collinaires, LGV, nucléaire, autoroute Castres-Toulouse…

Sans connaître réellement le dossier de la porcherie de Causse-et-Diège, il apporte aveuglement une fois de plus son soutien à une agriculture productiviste et polluante. Il méprise en cela les Aveyronnais habitant sur ce magnifique causse qui veulent garder un environnement sain, une entreprise locale qui souhaite s’agrandir ainsi que le développement d’un tourisme patrimonial et culturel avec l’inestimable grotte de Foissac.

Pourtant, ça aussi c’est de l’économie M Chauzy ! Et autrement plus intéressante pour nous tous que celle que vous soutenez.

15/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : le bon sens et la sérénité doivent revenir dans ce dossier

Porcherie Causse-et-Diège.jpgOn aurait pu penser qu’après les nombreux scandales sanitaires de ces dernières années dus à l’agriculture productiviste, puis maintenant avec le scandale alimentaire de la viande de cheval du à la cupidité d’industries agroalimentaires, les divers représentants au Coderst de l’Aveyron (Conseil départemental de l'environnement et des risques technologiques) allaient prendre une sage décision concernant la porcherie de la Sanguinette. Il n’en fut rien. A la majorité, ils ont donné un avis favorable à l’extension de cette porcherie avec de plus, les félicitations du jury pour les porteurs du projet. Désespérant. Remercions tout de même les quatre membres courageux du Coderst qui ont voté contre cette décision.

Cette décision n’est pas anodine. Elle vient après le refus de quelques dossiers du même type. C’est donc à nouveau une porte ouverte à la création ou à l’extension de nouveaux élevages industriels porcins en Aveyron.

On connaît pourtant les dégâts considérables sur l’eau, sur l’air et sur les sols de l’épandage des lisiers provenant de ces élevages industriels en Bretagne et même en Aveyron. On connaît aussi les nuisances tant olfactives que sonores pour les riverains des bâtiments d’élevage.

On sait que les animaux se trouvant dans ces usines à cochons sont « élevés » dans des conditions parfois indignes pour le bien être animal.

On sait que les animaux provenant de ces élevages industriels produisent une viande de piètre qualité alimentant principalement la grande distribution et l’exportation.

On sait que de graves épidémies peuvent provenir de tels élevages et que pour les éviter, les animaux sont bourrés de médicaments dont des antibiotiques, favorisant ainsi une résistance à ces mêmes antibiotiques qui peut être transmise aux humains.

Tout cela n’a pas intéressé la plupart des membres du Coderst qui doivent visiblement vivre loin de tout élevage industriel porcin.

Jusqu’au dernier jour, le collectif opposé à cette porcherie a méthodiquement démonté avec sérénité et dignité tous les arguments contenus dans le dossier de demande d’extension.

La proposition d’Antoine Lagarde, le PDG de Nutergia, est une proposition sage et inespérée pour les exploitants de cette porcherie. Ils ont là quelqu’un qui se propose de les aider dans la mise en place d’une exploitation exemplaire de production de porc.

Cette solution aurait le mérite de satisfaire les riverains, de procurer aux éleveurs un outil de travail d’avenir en produisant une viande de bonne qualité à commercialiser en circuit court, de protéger le patrimoine inestimable de la grotte de Foissac et d’éviter la délocalisation des créations d’emplois promise par Nutergia sur le territoire de la commune de Causse-et-Diège, si cette porcherie ouvrait dans les conditions du dossier actuel.

Il faut que le bon sens revienne dans ce dossier.

Il faut que certains arrêtent de mettre de l’huile sur le feu en proférant des menaces permanentes de violences.

Tout le monde, agriculteurs, services de l’Etat, élus locaux, représentants des riverains, doit maintenant se retrouver autour d’une table pour mettre en place concrètement la proposition de M. Lagarde et agir ainsi pour protéger ce magnifique causse de l’Aveyron et le bien être de ses habitants.

 

Pour le groupe Ouest Aveyron d’Europe Écologie – Les Verts

Jean-Louis Calmettes, secrétaire.

06/03/2013

La politique 2.0 en Aveyron : peut mieux faire

Un article de Midi Libre fait le point sur la présence des personnes politiques aveyronnaises sur internet. Le diagnostic n'est pas brillant. Nous ne sommes pas nombreux à nous impliquer sur la toile.

Avec ce blog que j'ai débuté en 2006, je suis donc un précurseur et surtout le seul à l'avoir maintenu en réelle activité depuis.

Les politiques aveyronnais ne secouent pas la Toile.jpg

 

L'article en ligne sur le site de Midi Libre en cliquant ici

02/03/2013

Accord emploi-compétitivité, redressement productif et réforme territoriale

TO.pngVoila les thèmes qui ont été développés mardi dernier à l’émission Table Ovale sans Ellipse animée par Claude de Vesins sur CFM Radio.

-       Quelle incidence peut-on espérer de l’accord national sur l’emploi?

-       Quels secteurs et quelles entreprises requièrent une attention particulière en Aveyron?

-       Qu’a été l’activité du commissaire régional en Aveyron? Se trouve-t-il être davantage un sauveteur qu’un promoteur ?

-       La réforme territoriale, ses implications pour la ruralité, la parité, et sur le sénat.

 

Nous étions quatre à répondre aux questions de Claude de Vesins :

-       Jean-Michel BOUISSIE, du Parti Socialiste

-       Jean-Louis CALMETTES, d’Europe Ecologie les Verts

-       Bernard MORRE, du Nouveau Centre

-       Laurent TRANIER, de L’Union pour un Mouvement Populaire

 

Vous pouvez retrouver cette émission sur le site de CFM et même la télécharger en cliquant ici, ou la réécouter demain matin dimanche 3 mars de 11h à 12h sur CFM Radio

11/02/2013

Gaz de houille : ouille, ouille, ouille !

Depuis que notre ministre du redressement productif s’est pris de passion pour les exploitations minières, pas une seule semaine sans des annonces tonitruantes pour favoriser ce secteur. A la suite de Claude Allègre ou des socialistes Alain Vidalies ou Christian Bataille, Arnaud Montebourg déclarait en novembre dernier vouloir réfléchir à l’exploitation du gaz de schiste.

Il convient donc d’être très attentif à l’évolution de ce dossier car, même si l’exploitation par fracturation hydraulique semble bannie, d’autres techniques toutes aussi désastreuses pour l’environnement pourraient être privilégiées. Je ne vois pas comment on pourrait retirer les huiles et gaz qui sont contenus dans les roches sans dommages importants, notamment sur les nappes phréatiques.

Mais un nouvel eldorado pointe le nez, celui du gaz de houille.

Là aussi, notre ministre en vareuse, s’est déclaré le 24 janvier dernier favorable à son exploitation.

gazonor-avion.jpgJ’avais eu l’occasion de visiter la station de pompage et de traitement de gaz de mine de Gazonor à Avion dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La collecte de ce grisou permet de réduire l’effet de serre tout en valorisant le méthane produit qui est réinjecté dans le réseau de gaz naturel. Ce gaz est récupéré des galeries de mines existantes.

L’exploitation du gaz de houille est d’une toute autre technique.

Ce gaz est collecté dans des couches de charbon inexploitées. Ce gaz "peut être produit par l'intermédiaire de simples forages verticaux quand la fracturation naturelle est suffisante pour obtenir un débit significatif de méthane. Dans le cas contraire, il faut stimuler la roche par fracturation hydraulique", expliquait un rapport parlementaire en mai 2011, au moment des débats sur l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

On est donc proche des techniques d’exploitation des gaz de schiste.

Decazeville étant sur un ancien bassin minier, on peut légitimement se poser la question de savoir si le gisement de houille encore présent sous nos pieds peut être exploitable pour en retirer du gaz ?

Gaz de houille - Joel Born.jpgHeureusement, il semble que non ! C’est en tout cas ce que dit Karim Ben Slimane, directeur du département prévention et sécurité au Bureau de recherche géologique minière (BRGM) dans un article de Midi Libre sur les possibilités d’exploitation de ce gaz dans les anciennes concessions des Cévennes, paru le 8 février dernier et repris par Joël Born dans l’édition aveyronnaise de ce journal (ci-contre).

"En Languedoc-Roussillon, il y a du potentiel à Alès. Ce n’est pas absurde qu’un opérateur pétrolier s’y intéresse. Par contre, du côté du Bousquet d’Orb, dans l’Hérault, ou de Decazeville, en Aveyron, il s’agit de petits bassins qui ont été beaucoup exploités. Il ne doit pas rester beaucoup de charbon vierge avec du gaz."

Sur notre territoire, le DPSM/UTAM Sud (Département Prévention et Sécurité Minière), dépendant du BRGM et situé à Gardanne, rend régulièrement aux élus locaux ses expertises de mesures concernant le suivi des unités hydrogéologiques, de gaz et des installations classées pour l’environnement pour les terrils de Lacaze, de l’Aérien et de Joany.

Event gaz à Cransac.jpgLe DPSM/UTAM Sud surveille treize forages de suivi de gaz situés sur les concessions de Combes et Cransac. S'il n’y a pas de mesure de quantité, les résultats notent toutefois la présence de CH4 (méthane), parfois de CO mais à faible pression.

Nous voilà donc rassurés. Il n’y aura vraisemblablement pas d’exploitation de gaz de houille sur le Bassin

Risques miniers - Les élus locaux en mission à Paris.jpgAlors que nous ne sommes pas encore sorti du Plan de Prévention des Risques Miniers (PPRM) qui risque de nous handicaper fortement dans nos possibilités d’utilisation des sols, recommencer des travaux d’exploitation qui risquent de modifier encore plus notre sous-sol aurait été difficilement compréhensible.

Quoi qu’il en soit, continuer à chercher l’avenir de notre pays dans des énergies du passé fortement émettrices de gaz à effet de serre a quelque chose de désespérant. L’avenir est ailleurs. Dans les économies d’énergies, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. 

Ci-dessous, l'article de Centre Presse et Midi Libre du 18 février sur le gaz de houille sur le Bassin (cliquez dessus pour agrandir) :

Gaz de houille - Le Bassin probablement pas concerné.jpg












Montebourg en remet une couche le 19 février 

Montebourg défend le gaz de houille et une recherche publique sur le gaz de schiste

Lire l'article de Midi Libre du 4 mars 2013, et les commentaires qui suivent l'article :

Cévennes : faut-il rouvrir les mines pour exploiter le gaz de houille ?

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 - Gazonor à Avion - JLC

2 - Gaz de Houille - Article de Midi Libre

3 - Event de gaz à Cransac - DPSM/UTAM S4 - Risques miniers - Article de Midi Libre

10/02/2013

Un schéma directeur à la va-vite

decazeville-aubin,agenda 21,schéma directeur,Lors de notre dernier conseil communautaire le 6 février dernier, deux points étaient à l’ordre du jour : le débat d’orientation budgétaire et la préparation du nouveau schéma directeur.

Concernant le débat d’orientation budgétaire, peu de chose à dire en l’état actuel, sinon que je rejoins le camp des prudents. Attention à l’endettement en matière d’investissement ! D’autant plus que je suis aussi un fervent défenseur du budget de fonctionnement que tout le monde souhaite malheureusement faire diminuer. C’est à la mode. Si l’investissement c’est la préparation de l’avenir (avec l’endettement qui va avec), le fonctionnement, c’est la vie de maintenant. La vie du personnel intercommunal, la vie des animations, la vie des associations… enfin la vie de tous les jours. Avec la période difficile que nous vivons, il est important que la population et les associations soient soutenues.

Mon inquiétude vient aussi du gel et maintenant de la baisse annoncée des dotations de l’Etat. Dans ce domaine, les socialistes se comportent comme la droite qu’ils critiquaient : faire reposer sur le dernier maillon de la chaîne, les collectivités territoriales, les responsabilités et les financements qu’ils ne veulent plus prendre en charge. Je suis par exemple très inquiet pour la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires (outre le fait que je ne suis pas totalement convaincu par sa justification pédagogique) dont le coût sera essentiellement supporté par les communes à partir de 2014.

Mais la baisse des dotations de  l’Etat, qui se répercute dans la baisse des dotations régionales et départementales, est catastrophique pour les collectivités comme les nôtres qui n’arrivent déjà pas à financer le peu de projets pourtant indispensables à la vie de tous les jours.

Si l’Etat à des économies à faire, c’est dans la remise en cause de certains projets, notamment les grosses infrastructures de transport (aéroport de NDDL, LGV, autoroutes...), pas dans les aides aux collectivités, surtout en zones rurales.

Idem pour les conseils régionaux et départementaux. Pas une seule semaine sans que l'on apprenne l'abandon de financement d'un de nos projets par ces collectivités. Que de moyens dégagés pour aider les communes s’ils revenaient à la raison concernant par exemple le doublement intégral de la RN 88 ou la LGV Bordeaux-Toulouse. On s’aperçoit que les centaines de millions donnés ou provisionnés pour ce genre de projets vampirisent tous les autres petits projets pourtant utiles à la vie de tous les jours de nos territoires.

 

Mais la surprise est venue du point concernant la préparation du nouveau schéma directeur. Si nous savions qu’il devait être revu puisqu’il se terminait en 2014, la précipitation à laquelle on nous demande de le revoir ainsi que la méthode me laissent perplexe.

Un peu d’histoire.

Notre premier schéma directeur (2002-2008) venait après la participation de la population et de toutes les forces vives de notre territoire à travers « Vis ta mine », document réalisé pour la préparation du CIADT de mai 2000. Il était donc très participatif.

decazeville-aubin,agenda 21,schéma directeurLe second schéma (2008-2014) a déjà été plus expéditif, puisqu’il a consisté en un séminaire entre élus et cadres en mai 2008. Mais nous avions eu la délicatesse de le réaliser avec les nouveaux élus désignés en 2008. De plus, ce travail venait juste après l’élaboration de notre Agenda 21 qui avait vu la participation de la population et du conseil de développement local. On peut considérer qu’il avait été également un peu participatif.

Pour le troisième, on nous propose sa réalisation en petit comité d’élus et de cadres administratifs. La population est totalement absente. Tout ça pour se terminer, j’en ai bien peur, dans un conclave à cinq ou six personnes.

Tout cela en six mois, car il faut le faire avant les municipales ! Pourquoi ? Parce que soit-disant, les subventions n’attendront pas !

Du coup, on en est à nous proposer de voir d’abord quelles seront les futures aides européennes, nationales et régionales et après de faire notre programme en conséquence.

Au lieu d’élaborer d’abord un programme d’actions qui prends en compte les réels besoins de notre territoire, et de voir quelles lignes de subventions extérieures sont susceptibles de les financer.


Pas la bonne méthode :

decazeville-aubin,agenda 21,schéma directeurNous sommes tous conscients que le monde a énormément changé depuis notre premier schéma et même depuis le deuxième. La crise économique est passée par là et n’est malheureusement pas terminée.

Nous ne pouvons pas continuer à remplir les mêmes tableaux avec leurs états d’avancement datant de 2002 comme si de rien n’était.

Il faut tout repenser… et le faire collectivement.

De nombreuses collectivités lancent par exemple des ateliers de prospective territoriale (vision 2030-2050) en associant la population pour établir leurs futurs documents de planification.

Nous, nous allons réaliser notre futur schéma directeur en petit comité.

Je pense que nous avons un Conseil de développement et une population qui serait prêt à participer à ce genre de réflexion, qui se rapproche d’ailleurs de ce qui avait été fait pour « Vis ta mine » ou l’Agenda 21 ?

De plus, rendre un schéma directeur ficelé aux futurs élus qui nous remplacerons en 2014, c’est un peu les prendre pour des imbéciles.

Ils en feront de toute façon ce qu’ils en voudront.

J’ai bien peur que nous soyons en train de confondre schéma directeur et programme électoral.

Il y a encore quelques temps, tous les décideurs locaux et nationaux se gargarisaient « démocratie participative » dans leurs discours et de l’indispensable participation de la population à la définition de leurs projets. Ca à l’air malheureusement bien fini.

Si nous sommes élus, c'est à la population que nous le devons. Il ne nous est pas tombé une grâce divine depuis, qui ferait que nos décisions seraient exemptes d'erreurs. Nous devons faire preuve d'un peu d'humilité et ne pas avoir peur de constulter la population pour un projet si important pour l'avenir de notre territoire.

 

Nous sommes dans la précipitation :

Pour être terminé fin septembre 2013, nous avons en gros cinq à six mois, dont deux mois d’été ou beaucoup de monde est en congé, pour élaborer ce schéma directeur. Ce me semble bien trop court.

 

J’ai donc proposé de laisser l’élaboration de ce futur schéma que je souhaite le plus participatif possible, aux nouveaux élus de 2014.

Même si nous devons dès à présent commercer à réfléchir au prochain schéma, nous pouvons faire quelques mois de plus avec l’ancien schéma, en y apportant éventuellement quelques améliorations si nous le souhaitons.

Je n’ai visiblement pas été entendu puisque avant que je termine mes observations, les formulaires pour nous inscrire aux groupes de travail étaient distribués.

 

Et l’AGENDA 21 dans tout ça ?

decazeville-aubin,agenda 21,schéma directeur,Un encadré dans la note qui nous était présentée sur le schéma directeur faisait mention du renouvellement de notre Agenda 21.

Dans ce domaine, je suis fortement déçu. Nous étions montré en exemple, il y a encore quelques temps.

Nous sommes nombreux à nous souvenir ici de l’énergie et du temps qu’il a fallu pour élaborer notre Agenda 21 de 2004 à 2006, et  pour arriver à sa labellisation en 2008.

Ca a été une formidable aventure.

Nous avions réussi à créer une dynamique importante dans l’élaboration de ce programme avec les associations mais aussi la population.

Dynamique qui s’était poursuivie quelques années en mettant en place les actions contenues dans le plan et des animations nombreuses qui étaient très suivies.

Maintenant, lorsque je vais au Conseil régional ou à L’ARPE on me demande ce que l’on fait avec notre Agenda 21.

decazeville-aubin,agenda 21,schéma directeur,Des communes qui ont été labellisée en même temps que nous, je pense notamment à Pamiers, sont déjà engagées dans un nouvel Agenda 21 depuis pus d’un an.

Nous n’avons même pas entrepris l’évaluation de notre ancien Agenda 21. Nous avons plus de deux ans de retard.

Comme pour le schéma directeur, il y a un manque d’anticipation, peut-être du à un manque d’intérêt de la plupart de mes collègues sur cette démarche qui est pourtant primordiale.

On sait pourtant que cet Agenda 21 labellisé nous a permis d’acquérir une certaine notoriété qui nous a bien aidé pour l’obtention de certaines aides.

Il faut maintenant rapidement réaliser l’évaluation de notre Agenda 21 et lancer un autre programme d'actions. C’est urgent.


L'article de La Dépêche du Midi sur le conseil communautaire du 6 février 2013 en cliquant ici

Photos : 

1 - Article de Centre-Presse concernant le conseil communautaire du 6 février 2013 (cliquer sur la photo pour agrandir)

2 - Séminaire 2008 - Photo CCDA

3 - Les élus vont plancher sur le nouveau schéma directeur - CP-140213

4 - Agenda 21 CCDA - Couverture

5 - Remise officielle de la labellisation de notre Agenda 21 le 12 mars 2009 en présence de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée l’Ecologie et de Michèle Pappalardo, présidente de l’ADEME. A gauche, sur la photo, Pierre Gadéa, président de la Communauté de Communes Decazeville-Aubin et André Trigano, maire de Pamiers  (cliquer sur la photo pour agrandir). Photo : JLC