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08/08/2013

Axel Kahn ne veut pas de gaz de schiste, mais à Decazeville, il faut voir…

gloriette gr65 dkz.jpgLes chemins de Saint-Jacques-de-Compostelles sont à la mode. Beaucoup de ceux qui le font tiennent un journal de bord pour raconter le récit de cette expérience unique autant physique qu’intérieure. Ils y notent leurs réflexions, leurs souffrances, leurs moments d’émotion, de joie, de sérénité, de doute… Récits qu’ils gardent généralement secrets.

Mais certains ont aussi vite compris le bénéfice de surfer sur cette mode. Et ce cheminement qu’ils réalisent souvent dans des conditions plutôt confortable par rapport à la plupart des autres marcheurs sert avant tout à sortir un livre qui aura vraisemblablement du succès. C’est dernièrement  le cas de l’écrivain-ambassadeur Jean-Christophe Ruffin dont le livre s’est vendu à 300 000 exemplaires en un mois.

C’est maintenant au tour du généticien Axel Kahn de s’engouffrer dans le filon. Il vient donc de finir de parcourir le chemin de Saint-Jacques entre Givet et Ascain et il est actuellement en train de faire la promotion du futur livre qu’il compte tirer de cette expérience.

Là où ça coince, c’est sur les impressions à la va-vite qu’il tire de son périple dans un blog qu’il a tenu au jour le jour. Et la description qu’il fait de son passage à Decazeville est apocalyptique et insultante pour les Decazevillois.

Mais outre les propos qu’il a tenu sur Decazeville sur son blog et rapportés dans La Dépêche du Midi d’hier, Axel Kahn était l’invité des « Grandes gueules » sur RMC lundi dernier.

Il en a bien sûr profité pour en remettre une couche sur Decazeville :

 
podcast
 

Sur ces mêmes ondes, il s’est ensuite lancé dans un discours sans concession contre l’exploitation des gaz de schiste qui génèrerait d’après lui beaucoup de pollutions, qui utiliserait beaucoup d’eau et qui serait dangereuse. Sur ce point, je ne peux que le rejoindre.


podcast

Mais que propose t-il ensuite ? « Pour Decazeville où il y a ces gens qui sont en train de crever vraiment, la seule possibilité qu’on voit, c’est avec de nouvelles méthodes respectueuses autant que faire se peut de l’environnement, c’est d’exploiter les gaz de schiste qui permettraient de recréer de l’emploi, alors j’ y regarderait à deux fois avant que d’être contre. »

Merci beaucoup mon bon seigneur ! En résumé, les gaz de schiste, il ne faut surtout pas les exploiter, mais à Decazeville, dans la m… où ils sont, on doit pouvoir le faire ! Ils nous remercieront même ! Voilà ce qui s’appelle faire de l’aménagement du territoire : à Paris et aux grandes métropoles, des entreprises performantes et propres, dans les territoires en difficultés, les industries polluantes que personne ne veut.

Non, Monsieur Axel Kahn, on a conscience de l’état et des difficultés de notre cité, mais ça, on en veut pas. Nous ne sommes pas désespérés à ce point.

depollution zac du centre.jpgC’est justement à cause de ce genre d’entreprises qui sont parties après avoir assis leur fortune en partie chez nous mais en nous laissant des ruines polluées que nous connaissons cette période difficile. Prenez Vallourec par exemple, un des acteurs majeurs mondiaux actuellement dans la fourniture de tubes pour l’exploitation des gaz de schiste justement. Vallourec, dont Delphine Batho dénonçait il y a peu le lobbying important qui a conduit à son éviction du gouvernement. Et bien ils sont parti comme des voleurs de Decazeville vers la fin des années 1980 en nous laissant des friches industrielles polluées aux hydrocarbures et autre joyeusetés et surtout un sous sol en feu qu’il a fallu excaver à une grande profondeur. Tout cela bien sûr aux frais de l’Etat, via le FIBM et l’ADEME et des collectivités locales, pendant que les patrons et actionnaires de Vallourec engrangeaient d’énormes bénéfices ailleurs.

On peut aussi parler de la sidérurgie, d’Usinor-Sacilor… Ils ont tous eu la même attitude.

Cela fait maintenant près de 30 ans que nous nous battons pour retrouver un semblant de vie sur la zone du Centre polluée aux hydrocarbures, à la créosote, à l’amiante… Nous y dépensons une énergie folle mais aussi malheureusement beaucoup d’argent public. Argent public que nous aurions plutôt souhaité investir dans la réhabilitation de l’habitat où l’amélioration de la desserte numérique par exemple.

Non monsieur Axel Kahn, nous ne voulons pas de votre charité nauséabonde. Il nous reste encore un peu d’amour propre et de bon sens. Gardez votre gaz de schiste pour vos anciens électeurs du 2ème arrondissement de Paris. Mais à mon avis, ça m’étonnerait qu’ils en veulent !

 

Photos :

1 - Aire de repos pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques aménagée récemment par la mairie de Decazeville (jlc)

2 - Dépollution de la zone du Centre à Decazeville (jlc)

14/06/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : la FDSEA persiste et s’en prend maintenant à Nutergia

FDSEA et Nutergia.jpgIl faut une sacrée dose d’aveuglement et de cynisme à la FDSEA de l’Aveyron pour faire un communiqué à la gloire des porcheries industrielles le jour même où la France est condamnée par la Cour de justice européenne pour non respect de la directive nitrate.

Mais comme si cela ne suffisait, La FDSEA s’en prend avec une certaine agressivité au PDG de Nutergia, mais aussi à son entreprise, à ses produits et même à ses clients !

N’en déplaise à la FDSEA, Monsieur Lagarde et ses salariés surfent avec conviction sur la vague de ce qui est bon pour notre santé et bon pour la planète. Ce serait plutôt un exemple à suivre en Aveyron.

Les produits fabriqués par Nutergia dont se moque la FDSEA font actuellement travailler 85 personnes et vivre autant de familles sur Capdenac et avec le projet  sur Causse-et-Diège, ce sont 65 emplois supplémentaires créés. La porcherie industrielle produisant une viande de piètre qualité ne créera elle aucun emploi sur la zone.

Ci-dessous, le communiqué de Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées et de José Bové, député européen, vice-président de la Commission Agriculture et Développement Rural (cliquez dessus):

 

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08/06/2013

La mauvaise foi, jusqu’où ?

Chaufferie bois - Calmettes contre - RLM-Nouvel Hebdo-070613 - copie.jpgRoger Lajoie-Mazenc revient dans le Nouvel Hebdo sur mon vote en conseil municipal concernant le passage au bois de la chaufferie du réseau de chaleur.

Mais, en commettant une grosse erreur. Je n’ai bien sûr pas voté contre comme il l’écrit, mais je me suis abstenu estimant que c’était une bonne chose  de passer du charbon au bois, mais malheureusement trop tardivement et en donnant de plus pour 20 ans à Coffely  ce réseau alimentant entre-autre 500 logements HLM.

Je m’en étais d’ailleurs déjà expliqué lors du conseil municipal de 29 septembre 2011 pour le choix du mode de gestion de cette chaufferie en adoptant le même vote.

Monsieur Lajoie-Mazenc nous avait habitué à plus de rigueur journalistique. Peut-être n’a-t-il pas encore digéré le fait que lors des municipales de 2008 à Firmi, les candidats Europe Écologie – Les Verts aient choisi de suivre un autre tête de liste que lui, l’éjectant ainsi de la mairie. Mais de là à écrire des bétises cinq ans après, il y a des limites à ne pas franchir !


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C’est avec surprise que j’ai reçu un mail de M. Lajoie-Mazenc me mettant en demeure d’insérer dans cette note son droit de réponse.

Je me suis bien sûr demandé si je devais le faire. Et je vais le faire. Non pas parce que je tremble devant les menaces contenues en filigrane dans sa demande, mais parce que son mail dénote bien de l’idée que ce monsieur se fait de sa personne.

Il ne me serait jamais venu à l’idée d’écrire au Nouvel Hebdo pour leur signifier l’erreur commise à mon encontre. Tout le monde sait que la moitié du rédactionnel du Nouvel Hebdo, journal satirique qui est la pâle copie locale du « Canard Enchaîné », est du copier-coller de la presse quotidienne locale et l’autre moitié sert de défouloir à des frustrés notoires que, par charité, je me garderai de nommer ici…   Leur répondre revient donc à s’exposer encore plus à leurs critiques.

Je préfère cent fois le blog Aligorchie ! Ils ont au moins l’avantage de ne pas se prendre au sérieux tout en faisant passer leurs infos. Et puis sur un blog, on peut laisser des commentaires pour pouvoir apporter des compléments ou rectifier avec humour une information erronée. Ce qu’aurait pu d’ailleurs faire M. Lajoie-Mazenc sur mon blog. Visiblement c’est pas son truc.

Voici donc ci-dessous l’intégralité du mail de M Lajoie-Mazenc.

Attention, prenez une aspirine avant de lire.

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« En pièce jointe veuillez trouver pour exécution une mise en demeure de Publication d'un droit de réponse conformément à la Loi.

 

Mise au point de Roger Lajoie-Mazenc

journaliste honoraire, ancien maire de Firmi

exerçant son droit de réponse

à l’endroit de Jean-Louis Calmettes élu decazevillois EELV

(transmise à l’intéressé pour mise en demeure)

 

On me signale ce jour 22 juin un écrit de votre part sur votre blog que je ne fréquente pas n’étant pas, pour ma part, adepte de ces bavardages gratuits et souvent incontrôlés. Il s’agit d’une déclaration faite en date du 8 juin pour vous inscrire en faux contre une information donnée par Le Nouvel Hebdo, information que vous dites inexacte, ce qui est votre droit, dont vous m’attribuez la paternité avec des commentaires n’ayant aucun rapport avec les faits mais dénotant une volonté de me nuire.

En conséquence, je vous demande de bien vouloir :

-       d’une part apporter un démenti à vos propres écrits dans les délais les plus brefs  et de bien vouloir maintenir ce démenti en ligne le même laps de temps qu’aura paru votre texte (déjà 15 jours de présence)

-       d’autre part de publier le texte ci-dessous en vertu du droit de réponse prévu par la Loi et de m’informer de la date de publication.

Votre blog ayant un caractère public, il va de soi que je me réserve le droit de rendre publique ma mise au point.

Jean-Louis Calmettes m’attribue sur son blog la paternité d’un texte paru dans « Le Nouvel Hebdo » relatif à un de ses votes en conseil municipal de Decazeville où, concernant la chaufferie, il se serait abstenu au lieu de voter contre comme rapporté par ce journal.

N’étant absolument pas l’auteur de cette information, dont il n’a, semble t-il, d’ailleurs jamais demandé rectification, je m’élève fortement contre son allégation qui dénote sa seule volonté de me nuire.

S’il indique que je l’avais habitué à plus de rigueur journalistique,  un rappel qui, soit dit en passant, honore ma qualité professionnelle, je ne lui renvoie pas le compliment car il aurait pu lui, en donneur de leçon qu’il veut paraître, s’enquérir auprès de la direction du journal de l’origine de l’info et, au besoin, demander une rectification de ce qu’il appelle « une grave erreur ». Cela ne semble pas avoir été le cas. 

Non content de me faire faussement endosser une  paternité, il en profite pour baver comme un crapaud sur les municipales de 2008 à Firmi qui n’ont absolument rien à voir avec le sujet. Pire, il croit devoir évoquer le choix d’alors « des candidats EuropeEcologie-les Verts » alors que cette étiquette n’existe que depuis 2010, une bien « grave erreur » celle-là de la part d’un militant. Du reste, on pourrait épiloguer sur la position prise par son parti, les Verts, mais  c’est vrai que toute la vérité n’est sans doute pas bonne à dire pour lui sur le contexte de cette époque-là. Sinon,  pourquoi « écrire des bêtises cinq ans après » si ce n’est pour décharger sa bile ? »

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Fin de citation.

Bien que l'envie ne me manque pas, je me garderai bien de répondre point par point à mon tour aux arguments contenus dans ce mail. J'ai bien peur que ça lasse un peu les lecteurs. Et puis il faut savoir arrêter un jour.

chaufferie bois,decazevilleHeureusement pour lui, monsieur Lajoie-Mazenc peut aussi être un bon journaliste et un bon écrivain. Son dernier ouvrage "Femmes et hommes fantassins de la démocratie sur le front d'Aveyron" est un remarquable dictionnaire de tous ces élus qui ont traversé l’histoire aveyronnaise depuis quelques deux cents ans. Fruit des nombreuses fiches qu’il met régulièrement à jour depuis des dizaines d’années, cet ouvrage est écrit avec toute la rigueur journaliste d’objectivité dont il sait faire preuve.

Preuve qu’il le peut, s’il le veut.

06/06/2013

Une bande dessinée sur Decazeville

decazeville,lolmède,comixLe 11 juin prochain, un double événement se déroulera à la galerie Ségalat à Decazeville à 18h30 grâce à Laurent Lolmède.

D’abord, ce sera la sortie d’un de ses « Extraits Naturels de Carnet » entièrement consacré à Decazeville : trente-deux pages, format « comix book » et en couleur, édité en autoproduction et vendu à un prix défiant toute concurrence.

C’est le fruit de nombreuses visites et rencontres de Lolmède à Decazeville depuis quelques mois. Ca a été pour lui la véritable découverte de cette ville et de cette région qu’il traversait enfant dans la voiture de ses parents en venant de Figeac. Et c’est un coup de cœur qu’il a eu. D’abord pour les hommes et les femmes ayant habité ou habitant encore notre territoire, mais aussi pour notre patrimoine industriel, historique et urbain.

Des Soufflantes, qui ont d’abord motivé sa venue à Decazeville où il a ressenti une « ambiance entre Hugo Cabret et le Nautilius de Jules Vernes » au mausolée Cabrol avec les têtes manquantes aux statues qui font que l’« on se croirait dans un film de Dario Argento », en passant par la rue Cayrade ou il est admiratif des commerces « aux enseignes ultra-vintages des années 60-70 », c’est avec réalisme, mais aussi avec admiration et une dose d’humour qu’il traverse Decazeville et son histoire.

decazeville,lolmède,comixLe 11 juin, ce sera également le vernissage de l’exposition de Laurent Lolmède composée des reproductions en grand format des planches de son ouvrage sur Decazeville, mais aussi de grands formats représentant des bâtiments et commerces decazevillois.

Vous pourrez vous procurer son comix lors de l’exposition du 11 juin au 4 août à la salle Ségalat de 15h à 18h, mais aussi vraisemblablement dans d’autres points de vente comme la Maison de la Presse, à l’ASPIBD…

Photos : deux images de la table de travail de Laurent Lolmède durant la création – © L. Lolmède

Ci-dessous l'article de Centre-presse du 6 juin 2013 (Cliquez sur l'article pour agrandir) :

decazeville,lolmède,comix

31/05/2013

Un petit film sur le TUB diffusé par FNE

Voici le film qui sera diffusé le 13 juin prochain au Assises Régionales de la Mobilité organisées par FNE Midi-Pyrénées (France nature Environnement) à Toulouse.

Les bonnes pratiques de la mobilité : le TUB par FNE_MP


Merci à Juliette Robin qui a réalisé ce petit film

21/05/2013

Pauvres blaireaux !

blaireau.jpgLa barbarie envers les animaux ne connaît pas de limites.

J’ai l’habitude sur ce blog de montrer mon horreur et mon opposition à toute pratique barbare envers les animaux et entre autre la corrida, mais le déterrage de blaireaux qui se pratique pratiquement tout au long de l’année me semble un des plus abject.

En France le blaireau est victime d’une chasse-loisir qui consiste à extraire violemment cet animal de son terrier avant de l’abattre. Il existait même un championnat de France de déterrage des blaireaux. J’espère qu’il, n’existe plus. Le déterrage est autorisé pratiquement toute l’année, même lors de la période de fermeture générale de la chasse. À cela vient s’ajouter les nombreux blaireaux tués chaque année sur les routes. Il est urgent de réagir face à ce véritable fléau, le blaireau tient une place prépondérante dans la bonne santé de son écosystème.

Dominique Voynet avait fait une déclaration exemplaire sur ce sujet en 2008.

L’ASPAS demande au ministère de l’Ecologie d’abolir la pratique cruelle du déterrage ou vénerie sous terre et d’établir un statut de protection de cette espèce afin de la préserver d’un avenir incertain. Vous pouvez signer la pétition de l’ASPAS en cliquant ici.

Photo : un blaireau vraisemblablement tué par un véhicule à Livinhac dans la côte de Montredon - jlc

15/05/2013

La France en récession ? Et alors !

chimilus-stockoptions.jpgDepuis hier, les médias nous inondent de cette information.

La France est en récession ?

Ca change quoi pour chacun d’entre nous ?

Pour les plus riches, pas grand chose : ils continuent à s’enrichir. Une fois encore, ce sont les pauvres qui sont les plus touchés.

Le problème n’est pas seulement la grosseur du gâteau, mais comment on le partage. Il y a assez de travail et d’argent en France et même dans le monde pour que chacun d’entre nous puisse avoir un salaire, une retraite et une couverture sociale décents, et par là même puisse manger à sa faim, avoir un toit et être en bonne santé. Il y en a même de reste. Mais voilà, une toute petite minorité d’entre nous a décidé de s’accaparer la plus grosse partie de ces richesses au mépris de toute considération humaine, sociale ou environnementale. Et ils n’ont pas l’intention de se laisser faire. Il faut dire qu’ils bénéficient de l’aide de la plupart des responsables politiques, médiatiques et économiques de ce monde.

Alors on connaît déjà les solutions qui vont nous être proposées dans les prochains jours : austérité, privatisations, augmentation des impôts et taxes surtout vers les plus pauvres bien sûr…

Alors qu’un meilleurs partage du travail et de la richesse permettrait à chacun d’entre nous de vivre en toute sérénité et même d’enclencher une nouvelle « croissance » plus écologique et solidaire.

31/03/2013

Paul Ramadier : Il faut périr ou vouloir ! Accepter la souffrance, résister, tenir, ou bien consentir

paul-ramadier.jpgFrance Inter a diffusé dans sa matinale du 28 mars dernier une étonnante archive sonore de l’INA datant de mars 1947.

Dans cette archive, on entend Paul Ramadier, ancien maire socialiste de Decazeville et député de l’Aveyron s’exprimer à Villefranche-de-Rouergue alors qu’il était à l’époque président du Conseil.


podcast

« L’an dernier, le budget ordinaire s’est soldé encore par 111 milliards de déficit. Cette année-ci, nous voulons qu’il soit équilibré. Il le sera, mais soyez en sûr, vous en souffrirez. Nous allons vous vendre de l’essence à un prix qui vous paraîtra anormal. Nous procédons en ce moment à 50 000 suppressions d’emplois. Tout cela est dur. Tout cela dans une certaine mesure est injuste, mais c’est le salut et il n’y a pas d’autres voies que cella là. Il faut périr ou vouloir ! Accepter la souffrance, résister, tenir, ou bien consentir »

 

Dans son ouvrage consacré à Paul Ramadier (1), Aline Fontvieille-Vojtovic décrit fort bien la période à laquelle a été prononcé ce discours.

Le 17 janvier 1947, Paul Ramadier est nommé président du conseil par Vincent Auriol nouveau président de la république élu un jour plus tôt. Cette nomination est avant tout due à son expérience gouvernementale et à une amitié ancienne entre les deux hommes. Il est le premier président de Conseil de la IVème République.

Le gouvernement qu’il a créé comprend en dehors de lui-même, 8 socialistes, 5 membres du MRP, 5 du PCF (qu’il remerciera le 4 mai 1947), 2 de l’UDSR, 3 Radicaux et 2 indépendants.

La phrase de Ramadier prononcée à Villefranche-de-Rouergue (ou à Capdenac-Gare, puisque Aline Fontvieille-Vojtovic parle d’un passage et d'un discours dans cette ville le 30 mars 1947) annonce les séances de « guillotine » organisées par le gouvernement lors des réunions du samedi au château de Champs-sur-Marne pendant l’été 47 pour préparer le budget.

Peut-on voir un parallèle entre les propos de Paul Ramadier et ceux de François Hollande sur France 2 jeudi dernier ?

Certes Paul Ramadier n’était pas le premier à nous promettre du sang et des larmes. Sauf que la période à laquelle il à prononcé ce discours n’est pas à comparer avec la période actuelle. En 1947, la France sortait d'une guerre qui l'avait laissé dans un état complètement exsangue. Je ne justifie pas pour autant sa politique. Il y avait sûrement d'autres solutions. Le débat était d'ailleurs vif à cette époque à la SFIO entre les « gouvernementaux », ministres et parlementaires soucieux avant tout du fonctionnement de la République et acceptant pour cela des alliances au centre et donc des concessions au programme, et des militants, soucieux eux de la force de leur parti et donc intransigeants sur les actes. Le débat était aussi très dur entre le trio Auriol-Ramadier-Blum et la direction de la SFIO menée depuis 1946 par Guy Mollet qui avait peur à juste titre de se couper de la classe ouvrière en gouvernant avec le MRP et en évincant le PCF.

Si comparaison il y a à faire avec la période actuelle, elle se situe plutôt vers les années 1930. Les problèmes sociétaux et budgétaires que nous connaissons actuellement viennent avant tout des gouvernements successifs qui ont fermé les yeux et même favorisé l'accaparation par une petite minorité des fruits de la relative prospérité de ces trente dernières années, qui ont également favorisé une réglementation du secteur bancaire favorable à la spéculation,  et qui ont aussi réalisé il faut bien le dire des dépenses inconsidérées. 

Et les effets de cette crise d’austérité et de rigueur que l’on nous inflige actuellement risquent d’être plutôt désastreux.

(1) Paul Ramadier (1888-1961), élu local et homme d’État – 1993 – Publications de la Sorbonne

Pour terminer sur une note optimiste, un succès du visionnaire Albert Préjean qui chantait en 1934 "La crise est finie". On connait malheureusement la suite.

21/03/2013

Ligne POLT - Il y aura-t-il des Aveyronnais pour défendre cette ligne ?

POLT - Colloque -210313.jpgNos chers élus aveyronnais ne voient un « désenclavement » de l’Aveyron que par la route ou par les airs. La chambre de commerce et d’industrie pousse depuis des années la RN 88, autrement appelée la « Diagonale du fou », et  la ligne aérienne Rodez-Paris que 98 % des Aveyronnais n’utiliseront pas encore cette année.

Je n’en connais pas beaucoup pour défendre le rail en général et la ligne POLT en particulier (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), ligne pourtant indispensable au déplacement de la plupart des aveyronnais vers le nord de la France.

Pour vous donner une idée de la dégradation de cette ligne, juste un chiffre : il fallait vingt minutes de moins en 1969 pour aller de Rodez à Paris en train qu'actuellement. Et oui ! Le Capitole était plus rapide que les Teoz de maintenant. Je ne parle même de la fréquence journalière des trajets qui étaient plus nombreux et de la qualité des services.

Un peu d’histoire. La rénovation de la ligne POLT était bien prévue avec notamment le projet d’y faire rouler des trains pendulaires. C’est malheureusement en décembre 2003 que Jean-Pierre Raffarin a annoncé le retrait de ce projet afin de favoriser le barreau TGV Poitiers-Limoges pour plaire à Bernadette Chirac.

Depuis, cette ligne est volontairement sabotée par la SNCF, tout cela pour faire rentrer dans les esprits l’utilité du tronçon LGV Poitiers-Limoges sur une seule voie.

Heureusement d’autres départements sont actifs et veulent cette rénovation.

C’est le cas notamment du département voisin du Lot ou tous les élus, maires, députés, sénateurs… sont mobilisés, mais aussi des départements du centre de la France qui se retrouveraient complètement isolés par l’abandon de cette liaison par la ligne POLT.

POLT-KDelli.jpgLes élus Europe Ecologie – Les Verts sont également mobilisés pour la rénovation de cette ligne et la député européenne Karima Delli l’a rappelé lors d’un passage récent à Limoges en fin d’année dernière.

Un colloque est organisé aujourd’hui à l’Assemblée Nationale à l’initiative d’élus fortement concernés par l’avenir de la ligne POLT. Pas un élu aveyronnais parmi les ces élus qui invitent.

Peut-être que nos parlementaires aveyronnais trouveront un moment pour assister à ce colloque et montrer ainsi la solidarité des Aveyronnais à la défense de cette ligne.

Articles de presse suite au déroulement de ce colloque :

SNCF : Paris-Toulouse sous surveillance

Train POLT - Le ministère rassure les élus

POLT - Allers-retours maintenus

17/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : Chauzy déraille une fois de plus

Chauzy pour que les pauvres mangent de la merde.jpgLes propos du président du CESER Jean-Louis Chauzy rapportés dans Midi Libre du 17 mars 2013 montrent une fois de plus le fossé qui existe entre la population et les élites économiques. Elle est même empreinte de mépris pour les plus pauvres d’entre-nous. Pour lui, il faut certes produire de la viande bio qui ne serait soi-disant réservée qu’aux plus riches mais surtout produire une viande industrielle de mauvaise qualité qui serait réservée aux plus pauvres.

Pour les écologistes, s’il faut globalement réduire notre consommation de produits carnés, les pauvres comme les riches ont droit à une viande bio et de bonne qualité à des prix accessibles à tous. C’est pour cela que nous souhaitons multiplier les élevages à taille réduite de porcs sur paille ou en plein air comme se propose d’ailleurs d’aider M Lagarde, le PDG de Nutergia à Foissac.

Ce n’est pas la première fois que M Chauzy montre son mépris à l’encontre de l’écologie. Il a toujours soutenu les lobbies pollueurs industriels et agricoles de notre région : OGM, Charlas, retenues collinaires, LGV, nucléaire, autoroute Castres-Toulouse…

Sans connaître réellement le dossier de la porcherie de Causse-et-Diège, il apporte aveuglement une fois de plus son soutien à une agriculture productiviste et polluante. Il méprise en cela les Aveyronnais habitant sur ce magnifique causse qui veulent garder un environnement sain, une entreprise locale qui souhaite s’agrandir ainsi que le développement d’un tourisme patrimonial et culturel avec l’inestimable grotte de Foissac.

Pourtant, ça aussi c’est de l’économie M Chauzy ! Et autrement plus intéressante pour nous tous que celle que vous soutenez.

15/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : le bon sens et la sérénité doivent revenir dans ce dossier

Porcherie Causse-et-Diège.jpgOn aurait pu penser qu’après les nombreux scandales sanitaires de ces dernières années dus à l’agriculture productiviste, puis maintenant avec le scandale alimentaire de la viande de cheval du à la cupidité d’industries agroalimentaires, les divers représentants au Coderst de l’Aveyron (Conseil départemental de l'environnement et des risques technologiques) allaient prendre une sage décision concernant la porcherie de la Sanguinette. Il n’en fut rien. A la majorité, ils ont donné un avis favorable à l’extension de cette porcherie avec de plus, les félicitations du jury pour les porteurs du projet. Désespérant. Remercions tout de même les quatre membres courageux du Coderst qui ont voté contre cette décision.

Cette décision n’est pas anodine. Elle vient après le refus de quelques dossiers du même type. C’est donc à nouveau une porte ouverte à la création ou à l’extension de nouveaux élevages industriels porcins en Aveyron.

On connaît pourtant les dégâts considérables sur l’eau, sur l’air et sur les sols de l’épandage des lisiers provenant de ces élevages industriels en Bretagne et même en Aveyron. On connaît aussi les nuisances tant olfactives que sonores pour les riverains des bâtiments d’élevage.

On sait que les animaux se trouvant dans ces usines à cochons sont « élevés » dans des conditions parfois indignes pour le bien être animal.

On sait que les animaux provenant de ces élevages industriels produisent une viande de piètre qualité alimentant principalement la grande distribution et l’exportation.

On sait que de graves épidémies peuvent provenir de tels élevages et que pour les éviter, les animaux sont bourrés de médicaments dont des antibiotiques, favorisant ainsi une résistance à ces mêmes antibiotiques qui peut être transmise aux humains.

Tout cela n’a pas intéressé la plupart des membres du Coderst qui doivent visiblement vivre loin de tout élevage industriel porcin.

Jusqu’au dernier jour, le collectif opposé à cette porcherie a méthodiquement démonté avec sérénité et dignité tous les arguments contenus dans le dossier de demande d’extension.

La proposition d’Antoine Lagarde, le PDG de Nutergia, est une proposition sage et inespérée pour les exploitants de cette porcherie. Ils ont là quelqu’un qui se propose de les aider dans la mise en place d’une exploitation exemplaire de production de porc.

Cette solution aurait le mérite de satisfaire les riverains, de procurer aux éleveurs un outil de travail d’avenir en produisant une viande de bonne qualité à commercialiser en circuit court, de protéger le patrimoine inestimable de la grotte de Foissac et d’éviter la délocalisation des créations d’emplois promise par Nutergia sur le territoire de la commune de Causse-et-Diège, si cette porcherie ouvrait dans les conditions du dossier actuel.

Il faut que le bon sens revienne dans ce dossier.

Il faut que certains arrêtent de mettre de l’huile sur le feu en proférant des menaces permanentes de violences.

Tout le monde, agriculteurs, services de l’Etat, élus locaux, représentants des riverains, doit maintenant se retrouver autour d’une table pour mettre en place concrètement la proposition de M. Lagarde et agir ainsi pour protéger ce magnifique causse de l’Aveyron et le bien être de ses habitants.

 

Pour le groupe Ouest Aveyron d’Europe Écologie – Les Verts

Jean-Louis Calmettes, secrétaire.

06/03/2013

La politique 2.0 en Aveyron : peut mieux faire

Un article de Midi Libre fait le point sur la présence des personnes politiques aveyronnaises sur internet. Le diagnostic n'est pas brillant. Nous ne sommes pas nombreux à nous impliquer sur la toile.

Avec ce blog que j'ai débuté en 2006, je suis donc un précurseur et surtout le seul à l'avoir maintenu en réelle activité depuis.

Les politiques aveyronnais ne secouent pas la Toile.jpg

 

L'article en ligne sur le site de Midi Libre en cliquant ici

02/03/2013

Accord emploi-compétitivité, redressement productif et réforme territoriale

TO.pngVoila les thèmes qui ont été développés mardi dernier à l’émission Table Ovale sans Ellipse animée par Claude de Vesins sur CFM Radio.

-       Quelle incidence peut-on espérer de l’accord national sur l’emploi?

-       Quels secteurs et quelles entreprises requièrent une attention particulière en Aveyron?

-       Qu’a été l’activité du commissaire régional en Aveyron? Se trouve-t-il être davantage un sauveteur qu’un promoteur ?

-       La réforme territoriale, ses implications pour la ruralité, la parité, et sur le sénat.

 

Nous étions quatre à répondre aux questions de Claude de Vesins :

-       Jean-Michel BOUISSIE, du Parti Socialiste

-       Jean-Louis CALMETTES, d’Europe Ecologie les Verts

-       Bernard MORRE, du Nouveau Centre

-       Laurent TRANIER, de L’Union pour un Mouvement Populaire

 

Vous pouvez retrouver cette émission sur le site de CFM et même la télécharger en cliquant ici, ou la réécouter demain matin dimanche 3 mars de 11h à 12h sur CFM Radio

04/02/2013

Khaos, la souffrance du peuple grec

KHAOS - DKZ - La Strada -310113.jpgPourquoi la presse nationale a-t-elle boycotté la sortie de "Khaos", film qui montre la souffrance du peuple grec face à l'austérité imposée par le FMI et la banque mondiale ? Peut-être parce que c'est ce qui nous attend dans les mois à venir ? En tout cas, les 80 personnes présentes à Decazeville ont d'abord apprécié le film avec des témoignages souvent poignants, et ensuite les explications de Sébastien Cheval, producteur et distributeur du film. Une projection locale à la Strada à mettre au crédit du "Collectif du Bassin de Decazeville pour un audit citoyen de la dette publique" et du festival "Terre de Résistance" 

Ci-dessous, l'article de Centre-presse relatif à la projection à Espalion :

Khaos - S Cheval - Les grecs sont en état de choc.jpg

Et celui de La Dépêche en cliquant ici


29/01/2013

Et Hop, un pas de plus contre le mur !

Quelle grande nouvelle pour l’Aveyron. Vous vous rendez compte ? Le billet d’avion pour Paris va pratiquement baisser de moitié. Voilà qui va faire plaisir aux 97 % des aveyronnais qui n’iront de toute façon pas à Paris en avion cette année.

hop-climat.jpgIl devient de plus en plus désolant de voir certains se réjouir de la vitesse à laquelle ils nous envoient contre le mur. Plus on nous dit que les prévisions sur le dérèglement climatique sont sous-estimées, plus ils font tout pour l’accélérer.

Il est désolant de lire, d’écouter, de voir ces élus, ces responsables de chambres consulaires, ces chefs d’entreprises qui n’ont pas bougé le petit doigt lorsque Raffarin a mis un coup d’arrêt à la ligne ferroviaire POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) en train pendulaire qui aurait permis de gagner un temps important en respectant l’environnement entre Rodez et Paris et être ainsi compétitif avec l’avion, se gargariser de la baisse des tarifs de l’avion sur Rodez-Paris.

Il est désolant de voir les mêmes ne rien faire pour la ligne Beziers-Neussagues.

Il est vrai que ce sont pratiquement ceux-là qui prennent l’avion pour un oui ou pour un non, en se faisant bien entendu rembourser le billet par leurs collectivités, l’Etat, leurs entreprises, leurs administrations…

Rodez-Paris à moitié prix.jpgEn peu de temps, ils ont réussi à démolir le rail et à favoriser la route et les airs. Le contraire de ce qu’il aurait fallu faire.

Voilà qui ne va pas améliorer le Plan Climat local dont se targue de mettre en place le Conseil Général à grands coups de communication (manipulation est le mot le plus juste).

Mais je suis bête. Bien sûr que les rejets de gaz à effet de serre dus à ces avions ne vont pas rentrer dans ce bilan départemental, tout comme les rejets de gaz à effet de serre dus aux camions en transit qui vont envahir la RN 88 à cause de son doublement.

Et bientôt, ils vont nous imposer d’agrandir encore l’aéroport de Rodez ou bien même de construire un nouvel aéroport, comme à Notre-Dame-des-Landes… et pourquoi pas de tripler la RN 88.

Pauvres enfants, pauvre planète ! Quel avenir terrible nous leur réservons.

16/12/2012

Est-il opportun d’augmenter la TVA sur des biens de première nécessité ? Les sénateurs écologistes ont dit NON !

hlm-fontvergnes-rénovation.jpgLe Sénat a rejeté hier le budget rectificatif contenu dans la loi de finances rectificative (PLFR) pour 2012. Ce budget prévoyait le crédit d’impôt pour la compétitivité et pour l’emploi (CICE) réservé plus spécialement aux entreprises (20 milliards, dont il y aurait beaucoup à dire), financé entre autre par une hausse de la TVA. Les sénateurs écologistes ont voté contre ce budget rectificatif qui a été rejeté.

La principale raison du rejet de ce vote par les sénateurs écologistes est justement la hausse de la TVA sur certains produits, qui impactera directement les politiques ambitieuses qui pourraient être menées en matière de transition énergétique, de logement et de transports.

Cette hausse impactera directement notre territoire.

La ville, par l'intermédiaire de l'OPH de Decazeville, et la communauté de communes à travers son PLH sont engagées dans des programmes importants de construction et rénovation de logements. L'augmentation du taux de TVA sur le logement et sur la rénovation thermique menacera les objectifs de construction-rénovation prévus dans notre commune, mais aussi ceux fixés nationalement par le gouvernement.

chaufferie dkz.jpgDe plus, alors que notre ville va s'engager dans un projet de chaufferie bois alimentant un réseau de chaleur, le fait que la filière bois énergie soit soumise à une augmentation de TVA alourdira la facture pour les usagers. Pénaliser une énergie renouvelable et locale alors que l'électricité et le gaz  bénéficieront du taux le plus bas n'est pas non plus un bon signe pour aller vers une transition énergétique.

Enfin, en matière de transports collectifs, le passage de 7 à 10 %, après un récent passage de 5,5 à 7 % amènera là aussi à un quasi doublement du taux. Si le relèvement de la TVA à 10% était confirmé, ce serait un mauvais coup porté au développement des transports en commun dans notre ville et notre communauté de commune, alors que le réseau vient d'être récemment restructuré.

Cette hausse serait également un signal très négatif, à l’heure où tout le monde s’accorde sur la nécessité d’un transfert souhaitable de la voiture individuelle vers le transport collectif et sur la nécessité de lutter contre le changement climatique.

tub-decouverte-221112.jpgPouvoir se loger décemment, pouvoir se chauffer et se déplacer économiquement sont des biens à considérer comme des biens de première nécessité.

Les sénateurs écologistes ont donc eu raison de s’opposer à ce budget rectificatif. Il faut maintenant que le gouvernement prenne conscience de l’injustice de ce budget rectificatif et de ses conséquences sur nos territoires et qu’il décide de retirer ce projet. Les députés doivent faire remonter l’exaspération de leurs concitoyens, notamment les plus faibles, qui vont une nouvelle fois être les premiers touchés par ces mesures.


Une pétition circule invitant à ce que le gouvernement revienne sur cette augmentation de la TVA sur le logement social notamment.

Elle est signée par de nombreux élus de gauche et écologistes, y compris des élus du PS comme Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris et ancienne ministre du logement, mais aussi Dominique Voynet, ancienne ministre et maire de Montreuil.

Vous pouvez la retrouver et signer en cliquant ICI


La Dépêche du Midi revient aujourd'hui sur mon intervention en conseil municipal concernant ce point. 

"Coup de gueule

Jean-Louis Calmettes (adjoint au maire, élu EELV) a poussé un coup de gueule à l'encontre du gouvernement PS, à propos du logement social et les transports collectifs. «La TVA vient de passer de 7 % à 10 %, après être passée de 5,5 % à 7 %. J'appelle à signer une pétition en ligne, le logement et le transport collectifs sont, à mes yeux, de première nécessité».

Je tiens à apporter un léger rectificatif à ce passage.

J'ai parlé de ce sujet dans le cadre du point de notre conseil municipal consacré à la garantie d'emprunt pour un programme de construction de l'OPH de Decazeville, en notant que nous aurions peut-être à l'avenir moins l'occasion de prendre une telle délibération car l'habitat social était menacé par une hausse de la TVA.

J'ai ensuite précisé que cette augmentation de la TVA était prévue dans le cadre du pacte de compétitivité lancé par le gouvernement, sans préciser que ce gouvernement était PS comme dit dans l'article. Je suis tout de même au courant qu'il y a deux ministres EELV au gouvernement. 

J'ai précisé qu'une pétition était disponible et que j'encourageais chacun à la signer. J'ai rajouté que les signataires venaient de tous les courants politiques, et j'ai effectivement précisé, PS compris, puisque de nombreux élus socialistes l'ont signé, notamment marie-Noelle Lienemann.

Jean-Paul Boyer a ensuite pris la parole pour préciser que les élus du Front de gauche étaient également défavorables à cette hausse de la TVA sur le logement social.

Je me dois de préciser pour être complet que mon souhait initial était de présenter un vœu dans ce sens en conseil municipal, mais que cette proposition n'a pas reçu le succès escompté de la part de la plupart de mes collègues en réunion privée préalable. J'y ai donc renoncé pour ne pas qu'il soit rejeté et qu'il n'obtienne finalement que les voix de l'opposition et la mienne uniquement. j'ai alors choisi de faire une intervention sur ce thème lors du point de la garantie d'emprunt de l'OPH de Decazeville en conseil municipal et d'inviter à signer la pétition.

Je précise pour terminer que de nombreuses municipalités ou conseils régionaux de gauche dans toute la France, avec pour la plupart des maires ou présidents PS, ont formulés de tels vœux lors de leurs dernieres réunions de conseils municipaux ou régionaux, souvent sur proposition d'élus EELV. Quand le logement social est menacé, il faut le dire, surtout lorsque l'on est de gauche, même si l'on doit égratigner ses petits copains du même parti au gouvernement. C'est rendre service à la société... mais aussi à ce gouvernement. On ne peut pas se plaindre en permanence que l'on manque de moyens financiers dans les OPH, ce qui est vrai, et accepter sans sourciller cette augmentation injuste de la TVA.

Voir par exemple le vœu du Conseil régional PACA çi-dessous :

Voeu TVA PACA.pdf

Ci-dessous la fiche que j'avais préparé pour cette intervention :

TVA logement social - CM 201212.pdf

Centre Presse du 29 décembre 2012 (Cliquez sur l'article pour l'agrandir) :

J-L Calmettes dénoce une possible hausse de la TVA.jpg

12/12/2012

Création d’un Comité de soutien aux opposants du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Decazeville

NDDL-DKZ-flyer.jpgA l’initiative de citoyens du Bassin fortement mobilisés ainsi que de mouvements politiques et associatifs, une réunion est organisée le vendredi 14 décembre à 17h30 à la salle n° 6 de la Maison des Sociétés à Decazeville, esplanade Jean Jaurès. Le but de cette réunion est d’informer la population sur ce projet et de soutenir les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en proposant des actions locales. Après Rodez et le nord Aveyron, Saint-Affrique, Millau et Villefranche, le Bassin se mobilise à son tour.

Cette réunion débutera à 17h30 par la diffusion d’un film documentaire « Au cœur de la lutte » qui montre la mobilisation des paysans locaux contre ce projet.

Il sera suivi à 18h30 d’un débat entre les participants.

Nous vous attendons nombreux pour faire entendre votre voix face à ce projet inutile, ruineux et destructeur.

Renseignements : 06 85 39 04 98


courrier hollande - nddl.jpgComme le demandait l'association Canopée, j'ai envoyé le 15 décembre un courrier à François Hollande en renvoyant ma carte d'électeur afin de lui demander d'arbitrer en faveur d'une politique cohérente, responsable et consciente des grands enjeux auquels doit faire face la société française et par conséquent, de renoncer au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

L'article de La dépêche du Midi sur cette réunion :

Decazeville. Mobilisation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes

 

nddl-reu-dkz-141212.jpgDes membres d'Europe écologie les Verts, de la gauche anticapitaliste, d'ATTAC et quelques citoyens concernés ont créé un comité du bassin de Decazeville de soutien aux opposants du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils organisaient ce 14 décembre, maison des sociétés à Decazeville, une réunion d'information de la population sur ce projet. Après Rodez et le nord Aveyron, Saint-Affrique, Millau et Villefranche, le Bassin se mobilise à son tour aux fins de soutenir les opposants à la création de cet aéroport. La réunion, rassemblant environ 30 personnes, débutait par la diffusion d'un film documentaire «Au cœur de la lutte» d'une heure environ qui montre la mobilisation des paysans locaux contre ce projet et les commentaires de différents opposants, projection qui était suivie d'un débat au cours duquel chacun put s'exprimer sur «ce projet inutile, ruineux et destructeur».

 

La Dépêche du Midi

Photo : La Dépêche du Midi

25/11/2012

Une conférence-débat sur les réponses à apporter à la dette a attiré du monde à Decazeville

CAC - BRUYÈRE -DKZ-221112.jpgLa conférence-débat organisée par le Collectif decazevillois pour un audit citoyen de la dette publique le 22 novembre dernier a connu un succès d’estime puisque entre 70 et 80 personnes y ont assisté. Déplacer tant de personnes un mercredi soir pour une conférence débat dont le thème était « crise de l’Europe, crise de la démocratie » montre que beaucoup de monde se pose des questions sur le devenir de notre société. Mireille Bruyère, maître de conférences à Toulouse 2 et membre du conseil scientifique d’Attac a très bien expliqué d’où vient la dette qui nous accable et les solutions à y apporter. L’annulation pure et simple de cette dette que de toute façon, les états ne pourront jamais payer, est la seule solution si l’on ne veut pas désespérer les peuples d’Europe. Nous y viendrons tôt ou tard.

Mireille Bruyère a également fortement appuyé à plusieurs reprises sur l'indispensable prise en compte de l'écologie dans les politiques publiques futures.

Photo : Pascal Mazet

Une vidéo belge intéressante pour comprendre la dette 

20/11/2012

Une conférence à Decazeville pour expliquer la dette

conf du 22 recto.jpgC'est le jeudi 22 novembre à 20h30 à la salle 6 de l'immeuble Cayrol que le Collectif decazevillois pour un audit de la dette publique a invité Mireille Bruyère pour une conférence intitulée : "Crise de l'Europe, crise de la démocratie".

Mireille Bruyère est Maître de conférences à l'université de Toulouse 2 et membre du conseil scientifique d'Attac et du collectif des Economistes Attérés. Ses travaux portent sur l'emploi et le travail. Elle est membre du Laboratoire CERTOP-CNRS (Centre d'Etude et de Recherche Travail Organisation Pouvoir)

Le tract recto : conf 22nov2012 recto.pdf

Le tract verso : conf 22nov2012 verso.pdf

27/08/2012

Vélo et TUB

vae-1935-2012.jpgOn a l’impression de découvrir maintenant les avantages du vélo à assistance électrique : énergie non polluante (lorsque l’on est abonné à Enercoop comme moi), aide important pour le pédalage qui réconcilie avec le vélo et permet de monter facilement des côtes, rapport poids de l’engin / poids de la personne à déplacer très favorable par rapport à la voiture électrique…

Ce que l’on oublie, c’est que cet engin ne date pas d’hier. En effet, les brevets ont été déposés au 19ème siècle et le premier vrai vélo a été commercialisé vers 1935. C’était un EMI-Philips construit aux Pays-Bas, pays du vélo. Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir la forte ressemblance entre ce vélo et un vélo actuel (mon vélo, un Matra i-speed Tourer X480). La petite différence réside dans l’emplacement du moteur qui est maintenant inclus dans le moyeu de la roue arrière. On peut admirer les magnifiques moufles qui permettaient d’utiliser ce vélo l’hiver.

Dans ce registre, la communauté de communes Decazeville-Aubin approche les 10 subventions pour l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique cette année. Si vous rajoutez ceux qui n’ont pas demandé cette subvention et acheté tout de même un VAE et ceux qui ont acheté un vélo normal cette année, le parc de vélo sur notre territoire est en train de prendre de l’ampleur. Il reste plus qu’à réaliser rapidement les aménagements cyclables prévus dans notre schéma modes doux datant de 2010 pour que tous ces cyclistes puissent rouler sur nos communes en toute sécurité.

tub-maurs2.jpgDe passage en vélo à Maurs hier, quelle ne fut pas ma surprise de voir le TUB faire le tour de ville. Non, il ne s’agissait pas du bus Citélis qui dessert nos communes urbaines. Pour sa fête locale, le comité des fêtes de Maurs organisait un corso fleuri et le Tub en question était un char fleuri représentant le TUB... le même qui défilait lors de la fête de Decazeville 2009. Cela n’a pas empêché le commentateur de nous dire que ce char fleuri représentant le TUB avait été construit par une association locale maursoise. Certes, les fleurs de papier décorant ce char de 2009 devaient sûrement être légèrement ternies et remplacées, mais le char d’origine a bien été monté à Decazeville. Le TUB à Maurs, c'est peut-être là un signe qu'il pourrait déborder sur certaines communes rurales du Bassin comme il en avait été question à un moment.