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25/01/2014

Le désert ferroviaire de l'ouest Aveyron avance dans l’indifférence

gare viviez - bus ter.jpgJ’étais invité hier à présenter notre service de transport collectif (le TUB) à un colloque à l’Université du Mirail à Toulouse. Comme chaque fois que je me rends dans la capitale régionale, j’essaie de m’y rendre en train. Et bien, ça ne s’arrange pas. La navette bus TER qui allait de la gare de Viviez-Decazeville à Villefranche-de-Rouergue pour pouvoir prendre le train vers Toulouse (départ à 6h41 de Villefranche) afin d’arriver dans la ville rose avant 9 h le matin n’existe plus depuis le 15 décembre. Il n’est donc plus possible d’aller à Toulouse en train pour une journée entière (journée de travail par exemple) depuis le Bassin du mardi au vendredi.

Je vous fais le pari que certaines navettes du retour de Villefranche vers Viviez-Decazeville le soir vont rapidement être supprimées, du simple fait qu’elles seront presque vides puisqu’on ne peut plus prendre celle du petit matin à l’aller.

J’ai donc été obligé de me rendre à la gare de Villefranche avec mon véhicule. Mais que peuvent faire ceux qui n’ont pas de véhicule, de plus en plus nombreux, ou ceux qui ne peuvent plus conduire ?

Decazeville,rail, train,TER,Le temps de trajet en bus puis en train de Viviez-Decazeville à Toulouse était certes légèrement supérieur au même trajet en voiture jusqu'aux portes de Toulouse. Mais si vous rajoutez les fréquents bouchons et le stationnement  dans la ville, aller à Toulouse en train est largement plus intéressant et moins fatigant. On peut de plus travailler ou lire durant le trajet.

Au delà de cette suppression, c’est bien d’un abandon progressif par la SNCF et la Région de nos petits territoires qu’il est question.

Après la fermeture de la boutique SNCF de la place Decazes à Decazeville, la réduction des heures d’ouverture de la gare de Viviez-Decazeville, la réduction du nombre de liaisons vers Brive et Paris, on s’attaque maintenant à la liaison vers Toulouse.

C’est inacceptable, surtout au moment où on veut dépenser des milliards d’euros supplémentaires (Etat et Régions) pour une LGV Bordeaux-Toulouse pour gagner seulement 6 minutes par rapport au réaménagement de la ligne existante pour faire rouler des TGV.

Hier à Toulouse, il était question de la mobilité dans les territoires peu denses à la croisée d’enjeux climatiques et sociétaux. Et le manque de vision à long terme des responsables politiques en matière d’aménagement du territoire, de climat et de mobilité a été plusieurs fois noté, notamment par la sociologue Marie-Christine Zélem. Je ne peux malheureusement que le confirmer. J’en ai fait l’expérience le matin même.

13/12/2013

La parité, c’est pas gagné à la communauté de communes Decazeville-Aubin

Nous devions désigner hier soir en conseil communautaire nos délégués au syndicat mixte de SCOT (Schéma de cohérence territoriale). Deux délégués par communes étaient demandés. Outre le fait que le choix des délégués n’a vraisemblablement fait l'objet d'aucun débat dans quelques communes et ont été désignés par le maire, sur les 10 délégués proposés, pas une seule femme. Pas une seule des cinq communes n’a proposé une doublette de candidats mixte. Un fait que j’ai bien sûr dénoncé. D’après le président, il semble que ce ne soit pas mieux du côté de la communauté de communes de la Vallée du Lot qui fait partie de ce syndicat mixte.

Nous aurons l’occasion de nous rattraper après les élections municipales en désignant les nouveaux délégués. Espérons que cette « maladresse » sera alors rectifiée et que les minorités politiques seront peut-être également admises. On peut toujours rêver.

Comme pour le cumul des mandats, on comprend mieux pourquoi on est obligé de passer par la loi pour obtenir cette parité indispensable à la démocratie. Mais visiblement il y a encore des élus qui n’en veulent pas.

03/12/2013

Une zone bleue à Decazeville

rue cayrade.jpgNous devions voter hier soir pour la mise en place de la zone bleue sur une toute petite partie de la rue Cayrade, celle qui vient de faire l’objet de travaux.

Je voudrais dire ici ma surprise d’avoir appris cette proposition de mise en place de la zone bleue dans notre ville il y a moins de dix jours.

Une fois de plus, c’est sans aucune consultation de la très grande majorité des élus et du bureau de la commune que le maire a pris cette décision qui demande pourtant une grande préparation. Je ne suis pas sûr non plus que les résidents et les usagers pendulaires des rues du centre ville aient été aussi consultés. 

Qu’en est-il du stationnement dans le centre ville de Decazeville ?

Un diagnostic avait été réalisé lors de la création de notre PGD (Plan Global de déplacement) en 2005, qui notait que nous avions :

-    - Une offre de stationnement surdimensionnée à Decazeville qui était à réorganiser (2 300 places, soit 375 places pour 1 000 habitants !),

-     - Mais quelques points de saturation, notamment dans les rues commerçantes. 

Il nous faut donc adapter le stationnement aux trois catégories d’usagers de ces rues commerçantes :

-    - Stationnement des résidents, ceux qui habitent au dessus des boutiques

-  - Stationnement des usagers pendulaires (actifs venant travailler à Decazeville dans les commerces, services ou administration du centre-ville notamment),

-    - Stationnement pour les accès aux commerces, services et administrations de la population locale et des visiteurs occasionnels.


Comme la plupart de mes collègues, je suis bien sûr favorable à l’installation d’une zone bleue à Decazeville car :

-       - Elle permet une bonne rotation du stationnement dans les rues commerçantes,

-       - Le stationnement est gratuit,

-       - Elle permet aux résidents de stationner proche de leur domicile entre 18-19h le soir et 8-9h le matin,

-   C’est une mesure que je propose d’ailleurs depuis longtemps sans jamais être entendu, notamment lorsqu’il a été question de remettre les horodateurs en fonctionnement. Le maire l’a toujours refusé. Cela faisait parti des propositions d’EELV pour notre ville, que j’ai présenté récemment.

 

Mais mettre le stationnement en zone bleue en test sur quelques places (16 à 17 places), afin de l’étendre à court terme sur un périmètre plus important risque d’avoir des conséquences importantes :

-       - Les résidents et les usagers pendulaires aillant l’habitude de stationner sur le tronçon proposé vont donc stationner leurs véhicules sur les autres tronçons proches en stationnement libre des rues commerçantes, se rajoutant aux résidents et pendulaires de ces sections. Cela va donc pénaliser les commerçants des autres sections de rues commerçantes (le reste de la rue Cayrade, rue Gambetta, haut de la rue Clémenceau) où il sera encore plus difficile de stationner, pour ne pas dire impossible. C’est ce qui c’est d’ailleurs passé durant les travaux de la première tranche de la rue Cayrade.

 

De plus, d’après le CERTU (Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques) et en suivant les expériences de diverses communes qui ont mis en place la zone bleue, deux mesures importantes doivent être prises en compte pour sa réussite :

 

Mettre en place un stationnement réglementé nécessite de mettre en place le contrôle régulier de ce stationnement :

-       - Or, nous n’avons qu’un seul policier municipal dont l’activité est déjà saturée, notamment par des taches administratives.

-       - J’ai bien peur que la police nationale ne soit pas attentive à ce problème

On va donc arriver rapidement, comme pour les horodateurs que nous avions encore récemment en place, à ce que personne ne respecte cette zone bleue faute de contrôle.

Mais nous avons appris de la bouche du maire hier soir que la création d’un poste de policier municipal ou d’ASVP serait prévue lors du prochain conseil municipal du 17 décembre. Nous verrons bien. Mais c’est de toute façon c’est ce que je propose depuis des années sans jamais être écouté. Bizarre… Il faut dire que les élections municipales approchent, et il faut essayer de couper l’herbe sous les pieds aux futurs adversaires.

Sauf que nous aurons toujours un temps d’avance.

 

Mettre en place une zone bleue demande aussi une campagne de d’information et de communication importante bien en amont :

-    Un mois avant la mise en place, avec en plus les fêtes de fin d’année, est un délai trop court

 

Quelle a été ma proposition ?

Mettre en place le stationnement en zone bleue à la fin des travaux des deux premières tranches de la rue Cayrade :

-       - Sur l’ensemble de la rue Cayrade, de la rue Gambetta et des hauts des rues Clémenceau et Foch (A cette date, le parking de l’école Jean Macé devrait être à nouveau totalement disponible),

-       - Préparer cette mise en place par une information et une communication adéquate avec les commerçants vers les trois catégories d’usagers de nos rues (plan notant les points de stationnement en centre ville (nombre, catégorie…)

-       - Prévoir les moyens de contrôle de ce stationnement

Ma proposition a été rejetée, notamment grâce aux six voix de l’opposition.

 

J’ai également demandé de prévoir un espace de stationnement pour les deux roues motorisés et non motorisés sur le tronçon déjà réalisé ou à réaliser prochainement (une place de stationnement par exemple, comme pour la rue Gambetta par exemple). C’est tout de même malheureux que cela n’est pas été prévu dès le départ. Il est vrai que quand on décide tout seul, on ne peut pas penser à tout.

C’était notamment le cas pour les dernières mesures prises par le maire en matière de circulation et de stationnement :

-    - Interdiction de la circulation sur la place Decazes les jours de marché,

-  - Emplacements pour les livraisons décidés sans concertation par le maire, contestés immédiatement par les commerçants et qui n’ont heureusement jamais été respectés. 

On connaît la suite…

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L'article de La Dépêche du Midi du 4 décembre 2013 :

Decazeville. Une zone bleue en janvier rue Cayrade


L'article de Centre-Presse du 4 décembre 2013 (cliquez dessus pour agrandir) :

 

La création d'une zone bleue met en colère l'élu vert J-L Calmettes - copie.jpg

08/10/2013

Quel avenir pour le charbon ?

decouverte cantagrel.jpgVoilà le titre un brin provocateur de la conférence organisée par le Musée régional de géologie Pierre Vetter de Decazeville le 11 octobre prochain à la Strada.

Treize ans après l’arrêt de l’extraction du charbon à Decazeville et douze ans après l’arrêt de la centrale thermique de Boisse-Penchot, cette question paraît un brin surréaliste.

Il est vrai que les lobbies pour la défense du retour aux énergies fossiles sous toutes leurs formes (charbon, gaz de schiste ou de houille) mettent actuellement le paquet, que ce soit du côté des entreprises, Vallourec pour le gaz de schiste par exemple, de certains syndicats ou de partis politiques. Il faut aussi noter que la plupart des défenseurs du charbon sont en général des fervents défenseurs du nucléaire, mais aussi les principaux pourfendeurs des énergies renouvelables.

A les écouter, le charbon serait l’avenir énergétique de l’humanité. Tant pis pour les dégâts que les mines occasionnent sur les sols, les sous-sols (et nous sommes bien placés pour le savoir dans le Bassin), la biodiversité, mais aussi les conséquences des centrales sur la qualité de l’air, le réchauffement climatique et la santé des employés et des populations environnantes.

Mais qu’à cela ne tienne et on se souvient encore de cette proposition récente d’utiliser des « granulés » de charbon pour alimenter la chaufferie du réseau de chaleur de Decazeville. 

Les médias français nous inondent actuellement de reportages sur le retour du charbon en Allemagne. La vérité est que l’Allemagne a arrêté 8 réacteurs nucléaires, que la part des énergies fossiles dans la production d’électricité diminue et que les énergies renouvelables, qui font travailler actuellement 380 000 personnes dans ce pays, vont représenter 40% de cette production en 2020. Tout cela parce que l’Allemagne s’est lancé il y a déjà quelques années dans un plan de transition énergétique (Energiewende) que la France traine à mettre en place.

Avec toutefois un bémol, la légère augmentation de la production d’électricité à partir du charbon. Elle est malheureusement due au prix en baisse de la tonne de CO2 qui rend les centrales au charbon plus abordables que les centrales au gaz. 

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne est sur la bonne voie pour peu que certains politiques ne mettent pas des bâtons dans les roues des énergies renouvelables.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé fin juin que la production d’électricité renouvelable allait dépasser en 2016 celle produite avec le gaz naturel et atteindrait à cette date, le double du nucléaire.

En Allemagne, en avril dernier, 46% des capacités de production d’énergies renouvelables étaient dans les mains de particuliers et d’agriculteurs. Il y a environ 800 régies locales d’énergies, comprenant des particuliers (environ 131 000 membres) qui travaillent en partenariat avec des autorités publiques locales. Voilà également une voie que nous devrions rapidement explorer en France. Les réseaux de chaleur et les centrales solaires que nous avons installés ou que nous avons en projet sur notre territoire auraient pu et peuvent encore être conduits sur ce type de gestion plutôt que de laisser ça à des entreprises privées. Ca existe en France avec Energie Partagée, qui finance des projets coopératifs ou par des collectivités comme la commune de Montdidier par exemple qui a mis en place des actions d'économie d'énergies et de production d'énergies renouvelables à travers une régie communale.

Je ne pourrai pas être à la Strada ce soir là pour assister à cette conférence, mais souhaitons qu'elle conclura à la fin inéluctable de cette énergie non renouvelable et polluante et que l'avenir est aux énergies renouvelables.

 

journal enr 217.jpgExtrait du Journal des Energies Renouvelables – Septembre-Octobre 2013 - Allemagne, quelle transition après les urnes ?

En finir avec les contre-vérités sur le charbon

Non, la production d’électricité issue du charbon n’augmente pas en Allemagne à cause de l’Energiewende (transition énergétique), contrairement à l’antienne répétée par la presse française. Celle-ci vient de découvrir avec horreur que l’Allemagne est le premier producteur mondial de lignite depuis… l’après-guerre. Certes, les émissions de carbone du pays ont augmenté de 1,6% entre 2011 et 2012. Toutefois, ceci n’est pas du aux renouvelables mais au prix ridiculement bas de la tonne de carbone sur le marché européen des émissions de CO2. Les centrales au charbon sont ainsi favorisées de façon conjoncturelle au détriment des centrales gaz moins polluantes mais plus chères. Les médias oublient de dire que l’an dernier les émissions de carbone du secteur électrique français ont augmenté de 7% pour la même raison. Si l’on cesse de regarder l’Allemagne par le petit bout de la lorgnette, on constate que la part du charbon se réduit inexorablement. Elle est passée de 56,7% à 44,7% dans la production électrique entre 1990 et 2012. Le contenu en carbone du kWh produit est ainsi descendu de 744 à 576 gCO2/kWh sur la période. Bien que les électriciens traditionnels et leurs relais politiques défendent leur pré carré, la demande sociale d’une sortie du charbon se fait de plus en plus forte.

11/09/2013

Côte d’Hymes : le massacre continue

hymes - comparatif 3.jpgVoici quelques photos, avant et pendant le massacre, des travaux de la côte d’Hymes. C’est le développement durable à la sauce départementale et régionale. Quant aux coûts des travaux, des surprises sont vraisemblablement à attendre. De 6 millions initialement prévus, on parle déjà de 7 millions, et les travaux sont loin d’être terminés.


Tout cela pour des aménagements qui auraient très bien pu se réaliser sur la voie existante ou le département possède déjà des emprises.

routes,RD 840,Decazeville,côte d'Hymes,Et que dire de la gestion lamentable des terres agricoles touchées par ces travaux par les collectivités et organismes concernés ! Une véritable honte qui a consisté à spolier deux agriculteurs locaux qui proposaient des échanges équitables. On est loin du Schéma Directeur Départemental des Structures de l’Aveyron qui vise avant tout à favoriser l’installation durable d’agriculteurs et prioritairement l’agrandissement des exploitations agricoles de dimensions économiques insuffisantes afin de leur permettre d’atteindre le revenu de référence et de les rendre transmissibles et à permettre l’installation ou conforter l’exploitation d’agriculteurs pluriactif dans les zones en déprise ou périurbaines.

hymes - comparatif 1.jpgPhotos : jlc (cliquez dessus pour agrandir)


creative commons -88x31.png







Un article de centre-presse du 21 septembre 2013 (Cliquez dessus pour agrandir)

routes,rd 840,decazeville,côte d'hymes

08/08/2013

Axel Kahn ne veut pas de gaz de schiste, mais à Decazeville, il faut voir…

gloriette gr65 dkz.jpgLes chemins de Saint-Jacques-de-Compostelles sont à la mode. Beaucoup de ceux qui le font tiennent un journal de bord pour raconter le récit de cette expérience unique autant physique qu’intérieure. Ils y notent leurs réflexions, leurs souffrances, leurs moments d’émotion, de joie, de sérénité, de doute… Récits qu’ils gardent généralement secrets.

Mais certains ont aussi vite compris le bénéfice de surfer sur cette mode. Et ce cheminement qu’ils réalisent souvent dans des conditions plutôt confortable par rapport à la plupart des autres marcheurs sert avant tout à sortir un livre qui aura vraisemblablement du succès. C’est dernièrement  le cas de l’écrivain-ambassadeur Jean-Christophe Ruffin dont le livre s’est vendu à 300 000 exemplaires en un mois.

C’est maintenant au tour du généticien Axel Kahn de s’engouffrer dans le filon. Il vient donc de finir de parcourir le chemin de Saint-Jacques entre Givet et Ascain et il est actuellement en train de faire la promotion du futur livre qu’il compte tirer de cette expérience.

Là où ça coince, c’est sur les impressions à la va-vite qu’il tire de son périple dans un blog qu’il a tenu au jour le jour. Et la description qu’il fait de son passage à Decazeville est apocalyptique et insultante pour les Decazevillois.

Mais outre les propos qu’il a tenu sur Decazeville sur son blog et rapportés dans La Dépêche du Midi d’hier, Axel Kahn était l’invité des « Grandes gueules » sur RMC lundi dernier.

Il en a bien sûr profité pour en remettre une couche sur Decazeville :

 
podcast
 

Sur ces mêmes ondes, il s’est ensuite lancé dans un discours sans concession contre l’exploitation des gaz de schiste qui génèrerait d’après lui beaucoup de pollutions, qui utiliserait beaucoup d’eau et qui serait dangereuse. Sur ce point, je ne peux que le rejoindre.


podcast

Mais que propose t-il ensuite ? « Pour Decazeville où il y a ces gens qui sont en train de crever vraiment, la seule possibilité qu’on voit, c’est avec de nouvelles méthodes respectueuses autant que faire se peut de l’environnement, c’est d’exploiter les gaz de schiste qui permettraient de recréer de l’emploi, alors j’ y regarderait à deux fois avant que d’être contre. »

Merci beaucoup mon bon seigneur ! En résumé, les gaz de schiste, il ne faut surtout pas les exploiter, mais à Decazeville, dans la m… où ils sont, on doit pouvoir le faire ! Ils nous remercieront même ! Voilà ce qui s’appelle faire de l’aménagement du territoire : à Paris et aux grandes métropoles, des entreprises performantes et propres, dans les territoires en difficultés, les industries polluantes que personne ne veut.

Non, Monsieur Axel Kahn, on a conscience de l’état et des difficultés de notre cité, mais ça, on en veut pas. Nous ne sommes pas désespérés à ce point.

depollution zac du centre.jpgC’est justement à cause de ce genre d’entreprises qui sont parties après avoir assis leur fortune en partie chez nous mais en nous laissant des ruines polluées que nous connaissons cette période difficile. Prenez Vallourec par exemple, un des acteurs majeurs mondiaux actuellement dans la fourniture de tubes pour l’exploitation des gaz de schiste justement. Vallourec, dont Delphine Batho dénonçait il y a peu le lobbying important qui a conduit à son éviction du gouvernement. Et bien ils sont parti comme des voleurs de Decazeville vers la fin des années 1980 en nous laissant des friches industrielles polluées aux hydrocarbures et autre joyeusetés et surtout un sous sol en feu qu’il a fallu excaver à une grande profondeur. Tout cela bien sûr aux frais de l’Etat, via le FIBM et l’ADEME et des collectivités locales, pendant que les patrons et actionnaires de Vallourec engrangeaient d’énormes bénéfices ailleurs.

On peut aussi parler de la sidérurgie, d’Usinor-Sacilor… Ils ont tous eu la même attitude.

Cela fait maintenant près de 30 ans que nous nous battons pour retrouver un semblant de vie sur la zone du Centre polluée aux hydrocarbures, à la créosote, à l’amiante… Nous y dépensons une énergie folle mais aussi malheureusement beaucoup d’argent public. Argent public que nous aurions plutôt souhaité investir dans la réhabilitation de l’habitat où l’amélioration de la desserte numérique par exemple.

Non monsieur Axel Kahn, nous ne voulons pas de votre charité nauséabonde. Il nous reste encore un peu d’amour propre et de bon sens. Gardez votre gaz de schiste pour vos anciens électeurs du 2ème arrondissement de Paris. Mais à mon avis, ça m’étonnerait qu’ils en veulent !

 

Photos :

1 - Aire de repos pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques aménagée récemment par la mairie de Decazeville (jlc)

2 - Dépollution de la zone du Centre à Decazeville (jlc)

14/06/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : la FDSEA persiste et s’en prend maintenant à Nutergia

FDSEA et Nutergia.jpgIl faut une sacrée dose d’aveuglement et de cynisme à la FDSEA de l’Aveyron pour faire un communiqué à la gloire des porcheries industrielles le jour même où la France est condamnée par la Cour de justice européenne pour non respect de la directive nitrate.

Mais comme si cela ne suffisait, La FDSEA s’en prend avec une certaine agressivité au PDG de Nutergia, mais aussi à son entreprise, à ses produits et même à ses clients !

N’en déplaise à la FDSEA, Monsieur Lagarde et ses salariés surfent avec conviction sur la vague de ce qui est bon pour notre santé et bon pour la planète. Ce serait plutôt un exemple à suivre en Aveyron.

Les produits fabriqués par Nutergia dont se moque la FDSEA font actuellement travailler 85 personnes et vivre autant de familles sur Capdenac et avec le projet  sur Causse-et-Diège, ce sont 65 emplois supplémentaires créés. La porcherie industrielle produisant une viande de piètre qualité ne créera elle aucun emploi sur la zone.

Ci-dessous, le communiqué de Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées et de José Bové, député européen, vice-président de la Commission Agriculture et Développement Rural (cliquez dessus):

 

porcheries,causse-et-diège,nutergia,agriculture industrielle


08/06/2013

La mauvaise foi, jusqu’où ?

Chaufferie bois - Calmettes contre - RLM-Nouvel Hebdo-070613 - copie.jpgRoger Lajoie-Mazenc revient dans le Nouvel Hebdo sur mon vote en conseil municipal concernant le passage au bois de la chaufferie du réseau de chaleur.

Mais, en commettant une grosse erreur. Je n’ai bien sûr pas voté contre comme il l’écrit, mais je me suis abstenu estimant que c’était une bonne chose  de passer du charbon au bois, mais malheureusement trop tardivement et en donnant de plus pour 20 ans à Coffely  ce réseau alimentant entre-autre 500 logements HLM.

Je m’en étais d’ailleurs déjà expliqué lors du conseil municipal de 29 septembre 2011 pour le choix du mode de gestion de cette chaufferie en adoptant le même vote.

Monsieur Lajoie-Mazenc nous avait habitué à plus de rigueur journalistique. Peut-être n’a-t-il pas encore digéré le fait que lors des municipales de 2008 à Firmi, les candidats Europe Écologie – Les Verts aient choisi de suivre un autre tête de liste que lui, l’éjectant ainsi de la mairie. Mais de là à écrire des bétises cinq ans après, il y a des limites à ne pas franchir !


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C’est avec surprise que j’ai reçu un mail de M. Lajoie-Mazenc me mettant en demeure d’insérer dans cette note son droit de réponse.

Je me suis bien sûr demandé si je devais le faire. Et je vais le faire. Non pas parce que je tremble devant les menaces contenues en filigrane dans sa demande, mais parce que son mail dénote bien de l’idée que ce monsieur se fait de sa personne.

Il ne me serait jamais venu à l’idée d’écrire au Nouvel Hebdo pour leur signifier l’erreur commise à mon encontre. Tout le monde sait que la moitié du rédactionnel du Nouvel Hebdo, journal satirique qui est la pâle copie locale du « Canard Enchaîné », est du copier-coller de la presse quotidienne locale et l’autre moitié sert de défouloir à des frustrés notoires que, par charité, je me garderai de nommer ici…   Leur répondre revient donc à s’exposer encore plus à leurs critiques.

Je préfère cent fois le blog Aligorchie ! Ils ont au moins l’avantage de ne pas se prendre au sérieux tout en faisant passer leurs infos. Et puis sur un blog, on peut laisser des commentaires pour pouvoir apporter des compléments ou rectifier avec humour une information erronée. Ce qu’aurait pu d’ailleurs faire M. Lajoie-Mazenc sur mon blog. Visiblement c’est pas son truc.

Voici donc ci-dessous l’intégralité du mail de M Lajoie-Mazenc.

Attention, prenez une aspirine avant de lire.

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« En pièce jointe veuillez trouver pour exécution une mise en demeure de Publication d'un droit de réponse conformément à la Loi.

 

Mise au point de Roger Lajoie-Mazenc

journaliste honoraire, ancien maire de Firmi

exerçant son droit de réponse

à l’endroit de Jean-Louis Calmettes élu decazevillois EELV

(transmise à l’intéressé pour mise en demeure)

 

On me signale ce jour 22 juin un écrit de votre part sur votre blog que je ne fréquente pas n’étant pas, pour ma part, adepte de ces bavardages gratuits et souvent incontrôlés. Il s’agit d’une déclaration faite en date du 8 juin pour vous inscrire en faux contre une information donnée par Le Nouvel Hebdo, information que vous dites inexacte, ce qui est votre droit, dont vous m’attribuez la paternité avec des commentaires n’ayant aucun rapport avec les faits mais dénotant une volonté de me nuire.

En conséquence, je vous demande de bien vouloir :

-       d’une part apporter un démenti à vos propres écrits dans les délais les plus brefs  et de bien vouloir maintenir ce démenti en ligne le même laps de temps qu’aura paru votre texte (déjà 15 jours de présence)

-       d’autre part de publier le texte ci-dessous en vertu du droit de réponse prévu par la Loi et de m’informer de la date de publication.

Votre blog ayant un caractère public, il va de soi que je me réserve le droit de rendre publique ma mise au point.

Jean-Louis Calmettes m’attribue sur son blog la paternité d’un texte paru dans « Le Nouvel Hebdo » relatif à un de ses votes en conseil municipal de Decazeville où, concernant la chaufferie, il se serait abstenu au lieu de voter contre comme rapporté par ce journal.

N’étant absolument pas l’auteur de cette information, dont il n’a, semble t-il, d’ailleurs jamais demandé rectification, je m’élève fortement contre son allégation qui dénote sa seule volonté de me nuire.

S’il indique que je l’avais habitué à plus de rigueur journalistique,  un rappel qui, soit dit en passant, honore ma qualité professionnelle, je ne lui renvoie pas le compliment car il aurait pu lui, en donneur de leçon qu’il veut paraître, s’enquérir auprès de la direction du journal de l’origine de l’info et, au besoin, demander une rectification de ce qu’il appelle « une grave erreur ». Cela ne semble pas avoir été le cas. 

Non content de me faire faussement endosser une  paternité, il en profite pour baver comme un crapaud sur les municipales de 2008 à Firmi qui n’ont absolument rien à voir avec le sujet. Pire, il croit devoir évoquer le choix d’alors « des candidats EuropeEcologie-les Verts » alors que cette étiquette n’existe que depuis 2010, une bien « grave erreur » celle-là de la part d’un militant. Du reste, on pourrait épiloguer sur la position prise par son parti, les Verts, mais  c’est vrai que toute la vérité n’est sans doute pas bonne à dire pour lui sur le contexte de cette époque-là. Sinon,  pourquoi « écrire des bêtises cinq ans après » si ce n’est pour décharger sa bile ? »

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Fin de citation.

Bien que l'envie ne me manque pas, je me garderai bien de répondre point par point à mon tour aux arguments contenus dans ce mail. J'ai bien peur que ça lasse un peu les lecteurs. Et puis il faut savoir arrêter un jour.

chaufferie bois,decazevilleHeureusement pour lui, monsieur Lajoie-Mazenc peut aussi être un bon journaliste et un bon écrivain. Son dernier ouvrage "Femmes et hommes fantassins de la démocratie sur le front d'Aveyron" est un remarquable dictionnaire de tous ces élus qui ont traversé l’histoire aveyronnaise depuis quelques deux cents ans. Fruit des nombreuses fiches qu’il met régulièrement à jour depuis des dizaines d’années, cet ouvrage est écrit avec toute la rigueur journaliste d’objectivité dont il sait faire preuve.

Preuve qu’il le peut, s’il le veut.

06/06/2013

Une bande dessinée sur Decazeville

decazeville,lolmède,comixLe 11 juin prochain, un double événement se déroulera à la galerie Ségalat à Decazeville à 18h30 grâce à Laurent Lolmède.

D’abord, ce sera la sortie d’un de ses « Extraits Naturels de Carnet » entièrement consacré à Decazeville : trente-deux pages, format « comix book » et en couleur, édité en autoproduction et vendu à un prix défiant toute concurrence.

C’est le fruit de nombreuses visites et rencontres de Lolmède à Decazeville depuis quelques mois. Ca a été pour lui la véritable découverte de cette ville et de cette région qu’il traversait enfant dans la voiture de ses parents en venant de Figeac. Et c’est un coup de cœur qu’il a eu. D’abord pour les hommes et les femmes ayant habité ou habitant encore notre territoire, mais aussi pour notre patrimoine industriel, historique et urbain.

Des Soufflantes, qui ont d’abord motivé sa venue à Decazeville où il a ressenti une « ambiance entre Hugo Cabret et le Nautilius de Jules Vernes » au mausolée Cabrol avec les têtes manquantes aux statues qui font que l’« on se croirait dans un film de Dario Argento », en passant par la rue Cayrade ou il est admiratif des commerces « aux enseignes ultra-vintages des années 60-70 », c’est avec réalisme, mais aussi avec admiration et une dose d’humour qu’il traverse Decazeville et son histoire.

decazeville,lolmède,comixLe 11 juin, ce sera également le vernissage de l’exposition de Laurent Lolmède composée des reproductions en grand format des planches de son ouvrage sur Decazeville, mais aussi de grands formats représentant des bâtiments et commerces decazevillois.

Vous pourrez vous procurer son comix lors de l’exposition du 11 juin au 4 août à la salle Ségalat de 15h à 18h, mais aussi vraisemblablement dans d’autres points de vente comme la Maison de la Presse, à l’ASPIBD…

Photos : deux images de la table de travail de Laurent Lolmède durant la création – © L. Lolmède

Ci-dessous l'article de Centre-presse du 6 juin 2013 (Cliquez sur l'article pour agrandir) :

decazeville,lolmède,comix

31/05/2013

Un petit film sur le TUB diffusé par FNE

Voici le film qui sera diffusé le 13 juin prochain au Assises Régionales de la Mobilité organisées par FNE Midi-Pyrénées (France nature Environnement) à Toulouse.

Les bonnes pratiques de la mobilité : le TUB par FNE_MP


Merci à Juliette Robin qui a réalisé ce petit film

21/05/2013

Pauvres blaireaux !

blaireau.jpgLa barbarie envers les animaux ne connaît pas de limites.

J’ai l’habitude sur ce blog de montrer mon horreur et mon opposition à toute pratique barbare envers les animaux et entre autre la corrida, mais le déterrage de blaireaux qui se pratique pratiquement tout au long de l’année me semble un des plus abject.

En France le blaireau est victime d’une chasse-loisir qui consiste à extraire violemment cet animal de son terrier avant de l’abattre. Il existait même un championnat de France de déterrage des blaireaux. J’espère qu’il, n’existe plus. Le déterrage est autorisé pratiquement toute l’année, même lors de la période de fermeture générale de la chasse. À cela vient s’ajouter les nombreux blaireaux tués chaque année sur les routes. Il est urgent de réagir face à ce véritable fléau, le blaireau tient une place prépondérante dans la bonne santé de son écosystème.

Dominique Voynet avait fait une déclaration exemplaire sur ce sujet en 2008.

L’ASPAS demande au ministère de l’Ecologie d’abolir la pratique cruelle du déterrage ou vénerie sous terre et d’établir un statut de protection de cette espèce afin de la préserver d’un avenir incertain. Vous pouvez signer la pétition de l’ASPAS en cliquant ici.

Photo : un blaireau vraisemblablement tué par un véhicule à Livinhac dans la côte de Montredon - jlc

15/05/2013

La France en récession ? Et alors !

chimilus-stockoptions.jpgDepuis hier, les médias nous inondent de cette information.

La France est en récession ?

Ca change quoi pour chacun d’entre nous ?

Pour les plus riches, pas grand chose : ils continuent à s’enrichir. Une fois encore, ce sont les pauvres qui sont les plus touchés.

Le problème n’est pas seulement la grosseur du gâteau, mais comment on le partage. Il y a assez de travail et d’argent en France et même dans le monde pour que chacun d’entre nous puisse avoir un salaire, une retraite et une couverture sociale décents, et par là même puisse manger à sa faim, avoir un toit et être en bonne santé. Il y en a même de reste. Mais voilà, une toute petite minorité d’entre nous a décidé de s’accaparer la plus grosse partie de ces richesses au mépris de toute considération humaine, sociale ou environnementale. Et ils n’ont pas l’intention de se laisser faire. Il faut dire qu’ils bénéficient de l’aide de la plupart des responsables politiques, médiatiques et économiques de ce monde.

Alors on connaît déjà les solutions qui vont nous être proposées dans les prochains jours : austérité, privatisations, augmentation des impôts et taxes surtout vers les plus pauvres bien sûr…

Alors qu’un meilleurs partage du travail et de la richesse permettrait à chacun d’entre nous de vivre en toute sérénité et même d’enclencher une nouvelle « croissance » plus écologique et solidaire.

31/03/2013

Paul Ramadier : Il faut périr ou vouloir ! Accepter la souffrance, résister, tenir, ou bien consentir

paul-ramadier.jpgFrance Inter a diffusé dans sa matinale du 28 mars dernier une étonnante archive sonore de l’INA datant de mars 1947.

Dans cette archive, on entend Paul Ramadier, ancien maire socialiste de Decazeville et député de l’Aveyron s’exprimer à Villefranche-de-Rouergue alors qu’il était à l’époque président du Conseil.


podcast

« L’an dernier, le budget ordinaire s’est soldé encore par 111 milliards de déficit. Cette année-ci, nous voulons qu’il soit équilibré. Il le sera, mais soyez en sûr, vous en souffrirez. Nous allons vous vendre de l’essence à un prix qui vous paraîtra anormal. Nous procédons en ce moment à 50 000 suppressions d’emplois. Tout cela est dur. Tout cela dans une certaine mesure est injuste, mais c’est le salut et il n’y a pas d’autres voies que cella là. Il faut périr ou vouloir ! Accepter la souffrance, résister, tenir, ou bien consentir »

 

Dans son ouvrage consacré à Paul Ramadier (1), Aline Fontvieille-Vojtovic décrit fort bien la période à laquelle a été prononcé ce discours.

Le 17 janvier 1947, Paul Ramadier est nommé président du conseil par Vincent Auriol nouveau président de la république élu un jour plus tôt. Cette nomination est avant tout due à son expérience gouvernementale et à une amitié ancienne entre les deux hommes. Il est le premier président de Conseil de la IVème République.

Le gouvernement qu’il a créé comprend en dehors de lui-même, 8 socialistes, 5 membres du MRP, 5 du PCF (qu’il remerciera le 4 mai 1947), 2 de l’UDSR, 3 Radicaux et 2 indépendants.

La phrase de Ramadier prononcée à Villefranche-de-Rouergue (ou à Capdenac-Gare, puisque Aline Fontvieille-Vojtovic parle d’un passage et d'un discours dans cette ville le 30 mars 1947) annonce les séances de « guillotine » organisées par le gouvernement lors des réunions du samedi au château de Champs-sur-Marne pendant l’été 47 pour préparer le budget.

Peut-on voir un parallèle entre les propos de Paul Ramadier et ceux de François Hollande sur France 2 jeudi dernier ?

Certes Paul Ramadier n’était pas le premier à nous promettre du sang et des larmes. Sauf que la période à laquelle il à prononcé ce discours n’est pas à comparer avec la période actuelle. En 1947, la France sortait d'une guerre qui l'avait laissé dans un état complètement exsangue. Je ne justifie pas pour autant sa politique. Il y avait sûrement d'autres solutions. Le débat était d'ailleurs vif à cette époque à la SFIO entre les « gouvernementaux », ministres et parlementaires soucieux avant tout du fonctionnement de la République et acceptant pour cela des alliances au centre et donc des concessions au programme, et des militants, soucieux eux de la force de leur parti et donc intransigeants sur les actes. Le débat était aussi très dur entre le trio Auriol-Ramadier-Blum et la direction de la SFIO menée depuis 1946 par Guy Mollet qui avait peur à juste titre de se couper de la classe ouvrière en gouvernant avec le MRP et en évincant le PCF.

Si comparaison il y a à faire avec la période actuelle, elle se situe plutôt vers les années 1930. Les problèmes sociétaux et budgétaires que nous connaissons actuellement viennent avant tout des gouvernements successifs qui ont fermé les yeux et même favorisé l'accaparation par une petite minorité des fruits de la relative prospérité de ces trente dernières années, qui ont également favorisé une réglementation du secteur bancaire favorable à la spéculation,  et qui ont aussi réalisé il faut bien le dire des dépenses inconsidérées. 

Et les effets de cette crise d’austérité et de rigueur que l’on nous inflige actuellement risquent d’être plutôt désastreux.

(1) Paul Ramadier (1888-1961), élu local et homme d’État – 1993 – Publications de la Sorbonne

Pour terminer sur une note optimiste, un succès du visionnaire Albert Préjean qui chantait en 1934 "La crise est finie". On connait malheureusement la suite.

21/03/2013

Ligne POLT - Il y aura-t-il des Aveyronnais pour défendre cette ligne ?

POLT - Colloque -210313.jpgNos chers élus aveyronnais ne voient un « désenclavement » de l’Aveyron que par la route ou par les airs. La chambre de commerce et d’industrie pousse depuis des années la RN 88, autrement appelée la « Diagonale du fou », et  la ligne aérienne Rodez-Paris que 98 % des Aveyronnais n’utiliseront pas encore cette année.

Je n’en connais pas beaucoup pour défendre le rail en général et la ligne POLT en particulier (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), ligne pourtant indispensable au déplacement de la plupart des aveyronnais vers le nord de la France.

Pour vous donner une idée de la dégradation de cette ligne, juste un chiffre : il fallait vingt minutes de moins en 1969 pour aller de Rodez à Paris en train qu'actuellement. Et oui ! Le Capitole était plus rapide que les Teoz de maintenant. Je ne parle même de la fréquence journalière des trajets qui étaient plus nombreux et de la qualité des services.

Un peu d’histoire. La rénovation de la ligne POLT était bien prévue avec notamment le projet d’y faire rouler des trains pendulaires. C’est malheureusement en décembre 2003 que Jean-Pierre Raffarin a annoncé le retrait de ce projet afin de favoriser le barreau TGV Poitiers-Limoges pour plaire à Bernadette Chirac.

Depuis, cette ligne est volontairement sabotée par la SNCF, tout cela pour faire rentrer dans les esprits l’utilité du tronçon LGV Poitiers-Limoges sur une seule voie.

Heureusement d’autres départements sont actifs et veulent cette rénovation.

C’est le cas notamment du département voisin du Lot ou tous les élus, maires, députés, sénateurs… sont mobilisés, mais aussi des départements du centre de la France qui se retrouveraient complètement isolés par l’abandon de cette liaison par la ligne POLT.

POLT-KDelli.jpgLes élus Europe Ecologie – Les Verts sont également mobilisés pour la rénovation de cette ligne et la député européenne Karima Delli l’a rappelé lors d’un passage récent à Limoges en fin d’année dernière.

Un colloque est organisé aujourd’hui à l’Assemblée Nationale à l’initiative d’élus fortement concernés par l’avenir de la ligne POLT. Pas un élu aveyronnais parmi les ces élus qui invitent.

Peut-être que nos parlementaires aveyronnais trouveront un moment pour assister à ce colloque et montrer ainsi la solidarité des Aveyronnais à la défense de cette ligne.

Articles de presse suite au déroulement de ce colloque :

SNCF : Paris-Toulouse sous surveillance

Train POLT - Le ministère rassure les élus

POLT - Allers-retours maintenus

17/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : Chauzy déraille une fois de plus

Chauzy pour que les pauvres mangent de la merde.jpgLes propos du président du CESER Jean-Louis Chauzy rapportés dans Midi Libre du 17 mars 2013 montrent une fois de plus le fossé qui existe entre la population et les élites économiques. Elle est même empreinte de mépris pour les plus pauvres d’entre-nous. Pour lui, il faut certes produire de la viande bio qui ne serait soi-disant réservée qu’aux plus riches mais surtout produire une viande industrielle de mauvaise qualité qui serait réservée aux plus pauvres.

Pour les écologistes, s’il faut globalement réduire notre consommation de produits carnés, les pauvres comme les riches ont droit à une viande bio et de bonne qualité à des prix accessibles à tous. C’est pour cela que nous souhaitons multiplier les élevages à taille réduite de porcs sur paille ou en plein air comme se propose d’ailleurs d’aider M Lagarde, le PDG de Nutergia à Foissac.

Ce n’est pas la première fois que M Chauzy montre son mépris à l’encontre de l’écologie. Il a toujours soutenu les lobbies pollueurs industriels et agricoles de notre région : OGM, Charlas, retenues collinaires, LGV, nucléaire, autoroute Castres-Toulouse…

Sans connaître réellement le dossier de la porcherie de Causse-et-Diège, il apporte aveuglement une fois de plus son soutien à une agriculture productiviste et polluante. Il méprise en cela les Aveyronnais habitant sur ce magnifique causse qui veulent garder un environnement sain, une entreprise locale qui souhaite s’agrandir ainsi que le développement d’un tourisme patrimonial et culturel avec l’inestimable grotte de Foissac.

Pourtant, ça aussi c’est de l’économie M Chauzy ! Et autrement plus intéressante pour nous tous que celle que vous soutenez.

15/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : le bon sens et la sérénité doivent revenir dans ce dossier

Porcherie Causse-et-Diège.jpgOn aurait pu penser qu’après les nombreux scandales sanitaires de ces dernières années dus à l’agriculture productiviste, puis maintenant avec le scandale alimentaire de la viande de cheval du à la cupidité d’industries agroalimentaires, les divers représentants au Coderst de l’Aveyron (Conseil départemental de l'environnement et des risques technologiques) allaient prendre une sage décision concernant la porcherie de la Sanguinette. Il n’en fut rien. A la majorité, ils ont donné un avis favorable à l’extension de cette porcherie avec de plus, les félicitations du jury pour les porteurs du projet. Désespérant. Remercions tout de même les quatre membres courageux du Coderst qui ont voté contre cette décision.

Cette décision n’est pas anodine. Elle vient après le refus de quelques dossiers du même type. C’est donc à nouveau une porte ouverte à la création ou à l’extension de nouveaux élevages industriels porcins en Aveyron.

On connaît pourtant les dégâts considérables sur l’eau, sur l’air et sur les sols de l’épandage des lisiers provenant de ces élevages industriels en Bretagne et même en Aveyron. On connaît aussi les nuisances tant olfactives que sonores pour les riverains des bâtiments d’élevage.

On sait que les animaux se trouvant dans ces usines à cochons sont « élevés » dans des conditions parfois indignes pour le bien être animal.

On sait que les animaux provenant de ces élevages industriels produisent une viande de piètre qualité alimentant principalement la grande distribution et l’exportation.

On sait que de graves épidémies peuvent provenir de tels élevages et que pour les éviter, les animaux sont bourrés de médicaments dont des antibiotiques, favorisant ainsi une résistance à ces mêmes antibiotiques qui peut être transmise aux humains.

Tout cela n’a pas intéressé la plupart des membres du Coderst qui doivent visiblement vivre loin de tout élevage industriel porcin.

Jusqu’au dernier jour, le collectif opposé à cette porcherie a méthodiquement démonté avec sérénité et dignité tous les arguments contenus dans le dossier de demande d’extension.

La proposition d’Antoine Lagarde, le PDG de Nutergia, est une proposition sage et inespérée pour les exploitants de cette porcherie. Ils ont là quelqu’un qui se propose de les aider dans la mise en place d’une exploitation exemplaire de production de porc.

Cette solution aurait le mérite de satisfaire les riverains, de procurer aux éleveurs un outil de travail d’avenir en produisant une viande de bonne qualité à commercialiser en circuit court, de protéger le patrimoine inestimable de la grotte de Foissac et d’éviter la délocalisation des créations d’emplois promise par Nutergia sur le territoire de la commune de Causse-et-Diège, si cette porcherie ouvrait dans les conditions du dossier actuel.

Il faut que le bon sens revienne dans ce dossier.

Il faut que certains arrêtent de mettre de l’huile sur le feu en proférant des menaces permanentes de violences.

Tout le monde, agriculteurs, services de l’Etat, élus locaux, représentants des riverains, doit maintenant se retrouver autour d’une table pour mettre en place concrètement la proposition de M. Lagarde et agir ainsi pour protéger ce magnifique causse de l’Aveyron et le bien être de ses habitants.

 

Pour le groupe Ouest Aveyron d’Europe Écologie – Les Verts

Jean-Louis Calmettes, secrétaire.

06/03/2013

La politique 2.0 en Aveyron : peut mieux faire

Un article de Midi Libre fait le point sur la présence des personnes politiques aveyronnaises sur internet. Le diagnostic n'est pas brillant. Nous ne sommes pas nombreux à nous impliquer sur la toile.

Avec ce blog que j'ai débuté en 2006, je suis donc un précurseur et surtout le seul à l'avoir maintenu en réelle activité depuis.

Les politiques aveyronnais ne secouent pas la Toile.jpg

 

L'article en ligne sur le site de Midi Libre en cliquant ici

02/03/2013

Accord emploi-compétitivité, redressement productif et réforme territoriale

TO.pngVoila les thèmes qui ont été développés mardi dernier à l’émission Table Ovale sans Ellipse animée par Claude de Vesins sur CFM Radio.

-       Quelle incidence peut-on espérer de l’accord national sur l’emploi?

-       Quels secteurs et quelles entreprises requièrent une attention particulière en Aveyron?

-       Qu’a été l’activité du commissaire régional en Aveyron? Se trouve-t-il être davantage un sauveteur qu’un promoteur ?

-       La réforme territoriale, ses implications pour la ruralité, la parité, et sur le sénat.

 

Nous étions quatre à répondre aux questions de Claude de Vesins :

-       Jean-Michel BOUISSIE, du Parti Socialiste

-       Jean-Louis CALMETTES, d’Europe Ecologie les Verts

-       Bernard MORRE, du Nouveau Centre

-       Laurent TRANIER, de L’Union pour un Mouvement Populaire

 

Vous pouvez retrouver cette émission sur le site de CFM et même la télécharger en cliquant ici, ou la réécouter demain matin dimanche 3 mars de 11h à 12h sur CFM Radio

04/02/2013

Khaos, la souffrance du peuple grec

KHAOS - DKZ - La Strada -310113.jpgPourquoi la presse nationale a-t-elle boycotté la sortie de "Khaos", film qui montre la souffrance du peuple grec face à l'austérité imposée par le FMI et la banque mondiale ? Peut-être parce que c'est ce qui nous attend dans les mois à venir ? En tout cas, les 80 personnes présentes à Decazeville ont d'abord apprécié le film avec des témoignages souvent poignants, et ensuite les explications de Sébastien Cheval, producteur et distributeur du film. Une projection locale à la Strada à mettre au crédit du "Collectif du Bassin de Decazeville pour un audit citoyen de la dette publique" et du festival "Terre de Résistance" 

Ci-dessous, l'article de Centre-presse relatif à la projection à Espalion :

Khaos - S Cheval - Les grecs sont en état de choc.jpg

Et celui de La Dépêche en cliquant ici


29/01/2013

Et Hop, un pas de plus contre le mur !

Quelle grande nouvelle pour l’Aveyron. Vous vous rendez compte ? Le billet d’avion pour Paris va pratiquement baisser de moitié. Voilà qui va faire plaisir aux 97 % des aveyronnais qui n’iront de toute façon pas à Paris en avion cette année.

hop-climat.jpgIl devient de plus en plus désolant de voir certains se réjouir de la vitesse à laquelle ils nous envoient contre le mur. Plus on nous dit que les prévisions sur le dérèglement climatique sont sous-estimées, plus ils font tout pour l’accélérer.

Il est désolant de lire, d’écouter, de voir ces élus, ces responsables de chambres consulaires, ces chefs d’entreprises qui n’ont pas bougé le petit doigt lorsque Raffarin a mis un coup d’arrêt à la ligne ferroviaire POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) en train pendulaire qui aurait permis de gagner un temps important en respectant l’environnement entre Rodez et Paris et être ainsi compétitif avec l’avion, se gargariser de la baisse des tarifs de l’avion sur Rodez-Paris.

Il est désolant de voir les mêmes ne rien faire pour la ligne Beziers-Neussagues.

Il est vrai que ce sont pratiquement ceux-là qui prennent l’avion pour un oui ou pour un non, en se faisant bien entendu rembourser le billet par leurs collectivités, l’Etat, leurs entreprises, leurs administrations…

Rodez-Paris à moitié prix.jpgEn peu de temps, ils ont réussi à démolir le rail et à favoriser la route et les airs. Le contraire de ce qu’il aurait fallu faire.

Voilà qui ne va pas améliorer le Plan Climat local dont se targue de mettre en place le Conseil Général à grands coups de communication (manipulation est le mot le plus juste).

Mais je suis bête. Bien sûr que les rejets de gaz à effet de serre dus à ces avions ne vont pas rentrer dans ce bilan départemental, tout comme les rejets de gaz à effet de serre dus aux camions en transit qui vont envahir la RN 88 à cause de son doublement.

Et bientôt, ils vont nous imposer d’agrandir encore l’aéroport de Rodez ou bien même de construire un nouvel aéroport, comme à Notre-Dame-des-Landes… et pourquoi pas de tripler la RN 88.

Pauvres enfants, pauvre planète ! Quel avenir terrible nous leur réservons.