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01/07/2009

Les antennes-relais en centre ville de Decazeville se multiplient.

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Dans une précédente note, j’avais évoqué l’installation d’une antenne-relais téléphonique sur les hauteurs de Decazeville, à Pomayrols. J’avais précisé que nous avions donné un avis favorable assorti de conditions dont celle « d’informer sur ce projet les riverains dans un rayon de 1 000 mètres, au préalable, avant implantation ». Ce que n’a pas fait Orange car la loi ne l’obligeait à le faire.

J’avais précisé que je m’opposerai par contre à tout projet d’installation d’antenne en centre-ville.

Je n’ai pas eu à attendre longtemps, puisque après une première demande infructueuse pour installer une antenne près du cimetière et sur le toit de l’immeuble du Crédit Agricole (à 50 m de la crèche et de l’école Sainte-Foy), Orange vient de faire une nouvelle demande d’installation de trois antennes pour le GSM (41 V/m) et pour l’UMTS (61 V/m), téléphonie de troisième génération. Ces antennes seront situées en centre-ville sur le toit du central téléphonique, place Decazes.

Cette demande a fait l’objet d’un débat en bureau municipal. Je me suis bien sûr opposé à l’installation de ces antennes en vertu du principe de précaution. Mais je me suis retrouvé bien seul.

 

Le principe de Précaution

Pourtant, mes arguments contre l’installation de ces antennes n’ont pas manqué. J’ai fait remarquer que Serge Roques, maire de Villefranche-de-Rouergue, appliquait le principe de précaution en prenant un arrêté municipal pour ne plus installer d’antenne à Villefranche pendant un an, et que nous ne pouvions pas faire moins.

Par contre, son collègue Castrais de droite ne prend pas la même précaution, et autorise comme à Decazeville, l’installation d’antennes en centre-ville, faisant fi des plaintes des riverains.

Inscrit dans notre Constitution, le principe de précaution est pertinent dans ce domaine, en attendant les deux rapports qui permettront d'y voir un peu plus clair : celui de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), qui doit remettre sa copie en septembre, et la grande étude européenne Interphone dont la date de publication ne cesse d'être reportée, faute d'accord entre les scientifiques sur les conclusions.

Va-t-on, avec les ondes électromagnétiques, faire la même erreur que l’on a faite pour l’amiante ? On savait depuis 1906 que l’amiante était cancérigène, et ce n’est qu’en 1997 que l’on a interdit son utilisation en France. Conséquences : des millions de tonnes de déchets d’amiante à traiter et surtout des centaines de milliers de morts prématurées et sûrement encore 100 000 décès dans les années à venir. Si l’on avait appliqué le principe de précaution en 1906, toutes ces personnes auraient été sauvées.

 

Le Grenelle des ondes

J’ai précisé que les associations environnementales étaient sorties fortement déçues du « Grenelle de la téléphonie mobile » , car le rapport final ne mentionne aucune mesure pour diminuer la puissance des antennes, les principales mesures traitant de l’utilisation des téléphones mobiles eux-mêmes.

De nombreux maires ont compris qu’il y avait des doutes sur l’innocuité de ces antennes et s’opposent à l’installation de ces antennes et remettent en cause l’utilisation du wifi dans les locaux municipaux (bibliothèques, écoles, mairies…).

A l’occasion du grenelle de la téléphonie mobile l’association Robin des Toits a proposé le 6 mai la mise en place d’expérimentation grandeur nature du seuil de précaution sanitaire de 0.6V/m défendu par les scientifiques internationaux indépendants, de nombreuses associations et par les Verts.

Cette proposition a reçu le soutien du vice-président de l'Association des Maires de France, de la CRIIREM, d’Ecologie Sans Frontière, de la Confédération Syndicale des Familles et de l’Association des Familles Rurales.

En Aveyron, une commune s’est même portée candidate, Olemps.

Les citoyens de la "conférence parisienne ondes, santé, société", mise en place en juin 2008, ont recommandé, jeudi dernier, la prudence à la mairie de Paris, avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques et l'arrêt de l'installation d'antennes-relais à proximité des établissements scolaires.

 

Pour un moratoire des antennes à Decazeville

Pourquoi donc tant de précipitation à Decazeville pour accueillir ces antennes en centre ville alors qu’il y en a déjà de nombreuses tout autour de la cité tant GSM qu’UMTS, et même déjà une sur le central téléphonique et que de nouvelles demandes se multiplient sur les communes voisines ?

A partir du moment on l’on donne à un opérateur l’autorisation d’installer une antenne relais en centre-ville, il sera difficile de la refuser à d’autres opérateurs.

Pourquoi ne pas appliquer pour les antennes le principe de précaution, comme nous l’avons fait pour les OGM en prenant un arrêté municipal ?

Les Verts ont justement voté lors du dernier CNIR une motion très argumentée relative aux ondes électromagnétiques et à la téléphonie mobile que je soutiens totalement.

Je persiste donc et je signe : pas d’antennes téléphoniques en centre ville de Decazeville d’une puissance supérieure à 0,6 V/m.

 

Pour lire l'article de la Dépêche du Midi du 31 juillet 2009 :

Les élus brouillés sur les antennes-relais en ville

Pour lire l'article de Midi Libre du 29 juillet 2009 :

Téléphonie : de nouvelles antennes en centre-ville

15/06/2009

L’ADF opposée au financement des routes nationales par les départements

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Dans un communiqué paru le 9 juin dernier et repris par le Courrier des Maires, l’ADF (Assemblée des Départements de France) s’étonne de voir le gouvernement demander aux préfets de contacter les élus locaux pour cofinancer le réseau routier national alors que la réforme de l’organisation territoriale prévoit la fin des financements croisés.

Ce qui me semblait tout à fait normal.

Mais de voir l’ADF, dont le président est le socialiste Claudy Lebreton, président du Conseil Général des Côtes d’Armor, l’écrire noir sur blanc me rassure.

Les élus de droite et de gauche du Conseil Général de l’Aveyron n’ont apparemment pas le même état d’âme, puisqu’ils demandent aux contribuables aveyronnais de participer au financement du doublement d’une route nationale de la compétence de l’Etat, la RN 88.

Les élus socialistes de l’Aveyron vont-ils désavouer le président socialiste de l’ADF en votant pour la participation du Conseil Général de l'Aveyron au financement de la RN 88 ?

Les arguments de l’ADF rejoignent en partie ceux que les Verts Aveyron avaient soutenus récemment dans un communiqué et que j’avais développés dans une précédente note.

L’ADF demande instamment au gouvernement, à un moment ou les conseils généraux sont dans une situation financière très tendue, d’assumer totalement ses responsabilités juridiques et financières sans faire appel aux financements des départements.

Et je rajouterais : des régions aussi.

 

01/06/2009

Pas un centime de la Région et du Département pour la RN 88 en Aveyron

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Ca y est ! On y est arrivé ! Les cris de joie poussés par les grands élus et notables locaux à l’annonce de l’entente entre la Région Midi-Pyrénées et l’Etat pour le financement du doublement de la RN 88, devraient tous nous réjouir.

He bien non ! Au contraire.

 

Qu’il y a-t-il de réjouissant à voir que les contribuables Aveyronnais sont condamnés dans ce dossier à la triple peine : en tant que contribuables nationaux, régionaux et départementaux.

He bien oui ! Ils vont financer sur trois niveaux pour un projet qui est seulement de la compétence de l’Etat. Oui, une route nationale est de la compétence de l’Etat seul. Merci Mrs Malvy et Luche.

 

Qu’il y a-t-il de réjouissant à voir un projet qui va dégrader un peu plus l’environnement de l'Aveyron. Après la balafre verticale de la A 75, c’est une balafre horizontale que nous allons infliger à notre département. Balafre qui partage en deux un même territoire avec des conséquences importantes pour la faune, la flore, les paysages, la qualité de l'air, les sols, l'eau...

Mais, plus globalement, ce projet est extrêmement préjudiciable pour le climat. Comment peut-on encore lancer des projets routiers lorsque l’on connaît maintenant les conséquences désastreuses sur le réchauffement climatique de la consommation accrue de pétrole ? Mais aussi comment peut-on lancer des projets routiers alors que les réserves de pétrole s’amenuisent et que l’on sait  que le prix du baril va subir d’énormes fluctuations à la hausse dans un futur proche ?

 

Il faut en finir avec le mythe du désenclavement routier ! Il y a des grands axes routiers sans développement et du développement sans grands axes routiers ! De nombreuses études le démontrent maintenant. Les grands axes routiers se développement souvent au détriment des territoires voisins proches. Demandez aux habitants du Vigan (30) ce qu’ils pensent de la A75, eux qui ont vu une entreprise de 60 personnes déménager à La Cavalerie ! La dynamique d'un territoire tient souvent à l'esprit d'innovation, d'écoute et de bon sens de ses élus locaux.

 

Bien sûr, il faut des aménagements sur cet axe, d’abord pour la sécurité et la tranquillité des riverains. Pas pour augmenter le flux de véhicules, des poids lourds notamment.

 

Oui, il faut au contraire tout miser sur le rail, tant pour le transport des personnes que pour celui des marchandises. Et le moindre centime mis sur le réseau routier anéanti tous les efforts que l’on peut faire dans ce sens.

Restructurer le transport du fret ferroviaire, c'est d'abord recréer un réseau solide et ensuite réorganiser le transport sur ce réseau en ayant une véritable volonté d'enlever des camions sur les routes. Il faut bien sûr beaucoup plus de motrices et de wagons et du personnel. Le contraire de ce qua fait la SNCF actuellement avec le plan Haut Débit Ferroviaire. Il est par exemple inadmissible que les 100 000 tonnes de ballast nécessaires aux travaux de la voie ferrée entre Rodez et Tessionière venant de Bagnac dans le Lot transitent par la route en passant par la RD 840 et la RN 88.

Pour les passagers, il serait également intéressant que la Région augmente le nombre de trajets des TER Rodez-Toulouse et Figeac-Toulouse.

Oui, il faut favoriser les transports interurbains départementaux avec des bus-navettes fréquentes aux heures de pointe comme le font avec succès d’autres départements dont le Tarn, les Pyrénées-Orientales…

 

Oui, pour les trajets plus courts, il faut favoriser les transports collectifs dans les petites villes aveyronnaises et le transport à la demande dans les zones rurales.

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Oui, pour les trajets courts, les loisirs et le tourisme, il faut créer des réseaux de pistes et voies cyclables sécurisés partout, tant en zones urbaines que rurales (il y a aussi des cyclistes sur la RN 88 - Voir la photo ci-contre !), ainsi que des aménagements sécurisés pour les piétons et les personnes à mobilité réduite.

Et surtout, il faut prévoir l’intermodalité de tous ces modes de transport. Il faut par exemple, pouvoir laisser son vélo dans un lieu sécurisé pour prendre le bus ou le train (ou pouvoir l’installer dans le bus ou le train si on ne peut pas faire autrement), planifier les horaires de bus et de trains pour les rendre complémentaires…

L’avenir de notre département et de notre planète est dans ces solutions, pas dans une course effrénée à plus de goudron, de voitures et de camions.

Enfin, si sur ce dossier, l’attitude du Conseil Général a été claire dès le début, et je le déplore, on ne peut que regretter l’attitude de M Malvy.

Après la mise en place du Plan Rail, on pouvait penser que le président du Conseil Régional ne donnerait pas un centime pour les routes, surtout si elles ne sont pas de sa compétence et rentrent en concurrence directe avec le rail.

C’est d’ailleurs ce que fait son collègue président du Conseil Régional d’Auvergne, M René Souchon. Il ne donnera pas un centime pour la RN 88 en Haute-Loire, même pour la déviation du Puy dont le maire est le ministre Laurent Vauquiez.

Il est vrai que la position de M Souchon est fortement appuyée par les élus Verts au Conseil Régional Auvergne qui ont veillé à ce que le Contrat de Projet Etat-Région Auvergne 2007-2013 ne comporte aucun investissement routier dans ce sens.

M Malvy et les élus de gauche au Conseil Général de l’Aveyron et au Conseil Régional Midi-Pyrénées feraient bien de s’inspirer de leurs collègues auvergnats.


La FNAUT (Fédération Nationales des Usagers des Transports) n'est pas en reste pour dénoncer l'incompétence de certains élus en matière de transports.

Dans une récente conférence de presse intitulé : Les défis de la politique des transports : réponses des partis, de l’Etat et des élus, elle dénonce certains exemples particulièrement affligeants dont le soutien de Martin Malvy à la RN 88.

"Les élus locaux continuent à beaucoup dépenser pour les routes et exercent de fortes pressions sur l’Etat pour la poursuite des travaux autoroutiers et aéroportuaires, tout en réclamant plus d’argent à l’Etat pour les transports collectifs.
L'objectif de fond des élus n'est pas de sauvegarder la planète mais de doter leur région d'un maximum d'infrastructures, synonyme à leurs yeux d'implantations d’entreprises nouvelles, donc d'emploi et de succès auprès de leurs électeurs (le lien entre infrastructures et emploi reste d’ailleurs à démontrer). Ils utilisent les arguments qui les arrangent pour y arriver : argument écologique pour les transports publics, arguments sociaux et économiques pour les routes. Leur attitude “attrape tout” ne repose sur aucune vision de la politique des transports : la notion de concurrence entre routes et transports publics n'a pas de sens pour eux. Ils n’ont pas compris que le réseau routier est déjà très dense, que le renforcer est devenu absurde car le trafic routier n’a pas de perspective de croissance à long terme, et qu’il faut aujourd’hui concentrer l’effort financier sur le réseau ferré. Quand on programme et du routier et du rail, l’expérience montre que c’est la route qui l’emporte. Le résultat de cette dispersion des projets et de ce refus de faire des choix est évidemment un saupoudrage inefficace sur les plans écologique et économique, et un gaspillage d’argent public.

Mais le plus irritant est le discours facile des élus territoriaux qui réclament de l’argent à l’Etat pour leurs transports publics tout en faisant pression sur lui pour obtenir ici une rocade, là une autoroute ou une 2*2 voies ou un aéroport qui concurrenceront ces transports publics.

Martin Malvy, président PS de la région Midi-Pyrénées, vient d’en donner un exemple particulièrement affligeant. Après avoir emprunté 500 millions d’euros pour financer la régénération du réseau ferré, ce qui lui a valu un Ticket Vert de la FNAUT, il se plaint du manque de moyens financiers des régions et déplore que l’Etat s’appuie sur elles pour arriver à financer les nouvelles lignes à grande vitesse. Mais il vient de proposer à l’Etat de l’aider à financer la modernisation des routes nationales de sa région et se dit prêt à y mettre une centaine de millions d’euros.
Plus lucide, René Souchon, président PS de la région Auvergne, résiste aux pressions des élus locaux et refuse à l’Etat tout cofinancement des routes nationales et du contournement du Puy.
"

 

Voir d’autres notes sur la RN 88 :

Le goudron n’intéresse pas les Aveyronnais

Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »

Foncer vers le mur en se réjouissant

 

Lire le communiqué des Verts de l'Aveyron :

 

Il ne faut pas un centime de la Région et du Département pour la RN 88 en Aveyron

 

Décidemment, le Grenelle de l’Environnement tourne à la farce, même en Midi-Pyrénées. Farce tragique certes, car elle se fait sur le dos de notre environnement, de notre planète et des générations futures.

Lire la suite

26/04/2009

Antennes relais : le Bassin aussi

Alors qu’a débuté le 24 avril la table ronde « Radiofréquences, santé, environnement » appelée également « Grenelle des antennes », on pourrait penser que vivre dans une ville moyenne ou à la campagne nous épargne de ces rayonnements. Pas du tout, et peut-être même au contraire.

viviole.jpgDe nombreuses antennes existent sur le Bassin : à Viviole, à Viviez, à Aubin, à Millagues…
Ces antennes concernent la radiodiffusion et la radiotéléphonie. Il y a des antennes pour la télévision, la radio, la téléphonie mobile, internet (Wimax), la communication de certaines entreprises ou services par radio… Leurs emplacements sont visibles sur le site de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR), notamment sur la carte « Cartoradio ».
Mais on peut aussi y rajouter le « wifi » présent maintenant partout tant chez les particuliers que dans les administrations, les commerces, les entreprises...
En un mot, nous sommes exposés à plus ou moins de degrés à une multitude de rayonnements électromagnétiques dits « de communication et d’information » qui se rajoutent aux rayonnements domestiques : téléphones sans fils, fours micro-ondes…), sans savoir exactement quelle quantité un corps humain adulte (et encore moins celui d’un enfant) peut en accumuler sans risques.

Il serait donc maintenant sage de faire au moins une pause et d’analyser en profondeur et en prenant son temps quelles sont les conséquences réelles pour la santé humaine et pour l’environnement de l’installation massive de ces antennes relais, les résultats des études sur ce sujet étant soit alarmistes (les associations environnementales), soit rassurants (les opérateurs) et les normes étant très différentes d’un pays à un autre.

Mais les installateurs de téléphonie mobile ne veulent pas attendre.
Avec le développement de la téléphonie de nouvelle génération (UMTS), les opérateurs font la course pour installer de nouvelles antennes partout. Les grandes villes sont bien sûr la priorité. Mais nous ne sommes pas épargnés.

antenne orange saint-roch.jpgUne antenne UMTS est déjà installée à Viviole et une demande d’Orange (Déclaration préalable car non soumise au dépôt d’une demande de permis de construire) pour installer une autre antenne a été examinée en commission de Permis de Construire à la mairie de Decazeville.
Le lieu d’implantation de l’antenne et de la zone technique serait à « Pomayrols » en bordure de la RD 157 entre Saint-Roch et Combettes (en face du GR 65 qui descend vers Livinhac).
Un mat en bois de 18 m supporterait trois émetteurs qui arroseraient trois secteurs. La fréquence de ces trois émetteurs serait de 2100 Mhz et le niveau de champs électromagnétiques créés serait de 61 V/m (ce qui est énorme, mais respectueux des normes françaises).
Malgré mes fortes réticences, il était difficile de donner un avis défavorable à ce projet situé en pleine campagne et avec très peu d’habitations à proximité.
Nous avons tout de même assorti notre avis favorable de recommandations qui étaient de : « respecter la législation en vigueur en matière de protection de l’environnement et de santé publique et d’informer sur ce projet les riverains dans un rayon de 1 000 mètres, au préalable, avant implantation »
Certes, la loi n’oblige pas les opérateurs à informer les riverains, mais dans les conditions de rejet actuel de ces équipements, le bon sens et l’éthique recommanderaient de le faire.
Devant le refus de l’opérateur d’informer les riverains, j’ai donc décidé d’en renseigner moi-même certains en sachant que l’information circulerait largement.
Je profite donc de cette note pour encore mieux informer les riverains.

D’autres demandes vont bien sûr arriver et j’en profite pour dire que je m’opposerai à toute disposition d’antenne en centre ville dont le seuil d’exposition dépasserait 0,6 V/m, seuil maximum d’exposition que proposent toutes les associations environnementales spécialisées comme la "Criirem" ou "Agir pour l'Environnement". Surtout si ces antennes sont proches de lieux fréquentés par les enfants : écoles, crèche…

antennes.jpgSouhaitons que ce « Grenelle des antennes » débouche sur des mesures importantes concernant la santé et l’environnement, notamment sur une forte baisse des seuils d’exposition admissible. Les opérateurs devraient alors revoir tous leurs projets d’installations, même sur le Bassin.

Pour terminer, bien que possédant moi-même un portable, la société actuelle pénalisant de fait malheureusement ceux qui n’en ont pas, cela ne me dérangerait absolument pas de m’en débarrasser si une très forte dangerosité était constatée ou que, par principe de précaution, une loi les interdisaient. J’ai passé avec bonheur plus des quatre cinquièmes de ma vie sans portable et l’idée de le jeter (pour être recyclé bien sûr) serait presque jubilatoire.

Téléchargez l'article de Midi Libre sur ce sujet : Une nouvelle antenne de radiotéléphonie à Pomeyrols.doc

31/03/2009

Et si on changeait tout !

altereco278-032009.jpgC’est le titre du dernier numéro du mensuel Alternatives Economiques.
Et c’est le thème de la conférence qu’animera Guillaume DUVAL, rédacteur en chef de cette revue économique, le jeudi 2 avril à 21 h, salle Henri Agel au cinéma La Strada à Decazeville. Cette conférence sera suivie d’un débat avec la salle.
C’est dans le cadre de la semaine du développement durable que cette conférence est donnée, semaine qui comporte localement de nombreuses animations.

03_26_09_duval.gifGuillaume Duval était l’invité d’Isabelle Giordano le 27 février dernier dans l’émission « Service public » sur France Inter pour parler justement du dernier numéro de son journal.

Quelles sont les causes réelles de ce déséquilibre économique entre nord et sud qui ont conduit à la crise que nous connaissons ?

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La crise, occasion de changer ?

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Le business vert peut-il nous sauver de cette crise ?

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Faut-il créer de nouveaux indicateurs à la place du PIB ?

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Question d'actualité. A la place de ce décret très insufisant qu'est en train de mettre en place François Fillon, faut-il plutôt instaurer un salaire maximum ?

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Voilà qui donne le ton de la conférence de jeudi prochain.
Venez nombreux ! Et c’est gratuit.

27/03/2009

A la découverte de la flore et de la faune sauvages de Decazeville

Alcea_rosea.JPGLa semaine sans pesticides va se terminer, celle du développement durable va débuter.
Le lien entre ces deux thèmes est facile. Surtout avec les animations prévues à Decazeville dans le cadre de cette dernière opération, organisée localement par la ville de Decazeville et la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.
Decazeville a choisi de sensibiliser sur la biodiversité, plus précisément sur la vie sauvage dans les milieux urbains.

La vraie nature urbaine se développe ailleurs que dans les jardins publics. Elle est entre les pavés, entre béton et bitume, au pied des murs, autour des arbres d’alignement, dans les friches et les terrains vagues, le long des cours d’eau, des voies ferrées, etc.
Bien que peu spectaculaires, de véritables écosystèmes adaptés à ces conditions extrêmes se développent. La liste des plantes susceptibles de se reproduire et de se diffuser sans intervention humaine en ville est assez impressionnante, et inclut d’ailleurs de nombreuses espèces exotiques bénéficiant du microclimat particulier des villes.
La petite faune sauvage des villes est composée d’oiseaux, assez nombreux, de quelques rares mammifères, batraciens et reptiles, et de très nombreux invertébrés, essentiellement des insectes. Cette petite faune utilise les plantes sauvages et cultivées comme aliment (feuillage, graines, nectar, pollen), pour s’abriter ou comme réservoir de proies potentielles (les insectivores). Plus les endroits où prospèrent et ou se maintiennent des plantes sauvages sont nombreux, mieux la petite faune sauvage des villes vit.

Cymbalaria_muralis.jpgMais à la ville comme à la campagne, cette nature sauvage est en danger. Les plantes les plus communes aujourd’hui seront peut-être rares demain. Un subtil équilibre, où chaque maillon dépend du précédent, est détruit par une pulsion culturelle, le désir d’une nature propre et domestiquée. Il en résulte un environnement aseptisé, pollué, dépourvu de spontanéité, de surprise et tout simplement de vie.

La conférence animée par Boris PRESSEQ à 14 h le 1er avril à la salle N° 6 de la Maison des Sociétés va nous permettre de faire plus amplement connaissance avec cette nature sauvage urbaine et pourquoi nous devons la conserver et la protéger.
Cela nécessitera de nouvelles pratiques d’entretien et d’utilisation de l’espace urbain, tant par les services des espaces verts de la ville que par les particuliers dans leurs espaces privatifs, jardins, terrasses…
Pour protéger la qualité de nos eaux, la survie des espèces et la santé publique, nous devrons veiller à utiliser le moins possible des produits chimiques pour, à terme, les supprimer totalement. Il nous faudra donc parfois accepter à ce que la nature reprenne le dessus.

DSC_0008.JPGAprès la conférence, vers 15 h 45, nous partirons avec Boris PRESSEQ à la découverte de la flore et de la faune sauvage de Decazeville.
Nous irons vers le cinéma La Strada en traversant une friche bordée par une haie où des oiseaux ont élu domicile, pour nous rendre sur les anciens terrains de la Découverte ou une végétation artificielle plantée en 2001 au départ de Charbonnage de France, devient peu à peu naturelle en se mélangeant à d’autres espèces portées au gré des vents. Le retour se fera par Fontvergnes, la rue Emile Nègre où nous longerons le bord du Riou-Mort pour revenir à 17 h 45 devant la Maison des Sociétés.

Une autre animation est prévue à Decazeville dans le cadre de cette semaine du développement durable. Il s’agit d’une bourse d’échange de graines et de semences organisée par l'association Biodiva le samedi 4 avril. J’y reviendrai dans une prochaine note.

equipe.jpgBoris PRESSEQ est botaniste au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse, responsable des collections de botanique (herbier, carpothèque, xylothèque ).
Il participe à de nombreuses revues spécialisées avec notamment des articles sur la mangrove et la flore.
Il a participé à de nombreuses expéditions botaniques, seul ou à plusieurs : Bornéo (2 fois), Thaïlande (2 fois), Chili, Mexique, Canaries, Venezuela, Argentine, Congo, Maroc, Croatie, Russie.
Boris PRESSEQ a participé en 2007 à l’Expédition de Candole : sur les traces d’Augustin Pyramus de Candolle, qui a consisté à refaire 200 ans après l’itinéraire parcouru par ce botaniste dans les Pyrénées. Les membres de cette expédition ont tenu à suivre pas à pas, accompagné des seuls chevaux de Mérens, l'itinéraire du botaniste lors de sa traversée de la Méditerranée à l'Océan Atlantique durant 70 jours.
Cette mission va permettre d'effectuer un état des lieux de la flore pyrénéenne pour ensuite avoir un suivi régulier et de sensibiliser le grand public à la protection du patrimoine végétal.

Sur la photo, Boris PRESSEQ est au centre

Téléchargez ci-dessous le programme de la semaine du développement durable sur le Bassin Decazeville-Aubin :
semainedd-ccdecazevilleaubin-prog.pdf

Téléchargez ci-dessous le programme des animations de Decazeville dans le cadre de la semaine du développement durable :
semainedd decazeville.pdf

Lisez, en cliquant ci-dessous, l'article de Midi Libre du 29 mars 2009 sur cette animation :
Faune et flore sauvages decazevilloises se dévoilent.pdf

L'animation annoncée sur le site de la ville de Decazeville

Photos 1, 2 et 3 : Boris Presseq
Photo 4 : Terranoos

Décret ou instauration d’un RMA (Revenu Maximum Acceptable) ?

Que va changer un décret encadrant le versement de primes aux patrons recevant des aides de l’Etat ? Sur le fond, à pas grand chose. On sait très bien que, de toute manière, les patrons se rattraperont avec d’autres combines. Sur la forme, cela permet de calmer les syndicats et les salariés d’entreprises où des licenciements sont prévus et redonne un semblant de posture sociale à Nicolas Sarkozy dont la côte dans les sondages descend à grande vitesse.

Mais va-t-il s’attaquer au fond du problème : celui des inégalités. En tout cas, ce n’est pas prévu à l’Elysée ni à Matignon, qui défendent bec et ongles le fameux bouclier fiscal, Cette protection, qui vise soit disant à éviter l’exil fiscal en plafonnant à 50 % de ses revenus les sommes dues aux impôts, vient de permettre à 834 contribuables Français de toucher chacun un chèque de, en moyenne, 368 000 euros soit au total, quelques trois cent sept millions d’euros.

« Le capitalisme, c’est le racket légitime organisé par une classe dominante ». Cette définition du capitalisme que l’on prête à Al Capone, a le mérite d’être courte et claire. Et en matière de racket, il s’y connaissait. Certes, il y a sûrement un peu de jalousie et de dépit dans sa définition, mais sur le fond, comment lui donner tort.
Stock-options, primes, jetons de présence, parachutes dorés… tous ces moyens pour augmenter honteusement les revenus déjà élevés des grands patrons et cadres dirigeants sont-ils légitimes ?

Quel plaisir éprouvent les riches à accumuler tant de richesses ? Pas pour vivre. Ils leur faudrait des milliers de vies, eux et leur famille, pour pouvoir dépenser sans compter tout ce qu’ils ont accumulé.

capitalisme et pulsion_de mort.jpgBernard Maris et Gilles Dostaler qui viennent de sortir « Capitalisme et pulsion de mort » chez Albin Michel ont leur idée. Pour eux, le capitalisme, à plus forte raison le libéralisme, contient dans sa propre logique d’accumulation ni plus ni moins que la destruction de l’homme. Keynes parlait du « désir morbide de liquidité ».
Accumuler pour accumuler dans un désir d’autodestruction serait donc l’unique plaisir des riches ?

Malheureusement non ! Il y a également un désir de dominer et d’asservir. Désirs qui deviennent réalité grâce à l’action d’hommes et femmes politiques qui font partie ou espèrent accéder à cette classe dominante ou en tirer partie et soutiennent les riches par des lois protectrices.
Ce désir de domination est bien sûr aussi présent dans les classes sociales des plus pauvres dont certains pensent pouvoir accéder eux aussi à des classes plus élevées. Ils y arriveront seulement en dominant et en asservissant à leur tour des classes encore plus pauvres.

paccalet_-l'humanité.pngYves Paccalet dans « L’humanité disparaîtra, bon débarras » écrivait que l’éthologie nous enseigne que, comme tout être vivant (de l’amibe au chêne, de la crevette au gorille), l’Homo sapiens obéit à trois pulsions : sexe, territoire et hiérarchie ; la reproduction, la possession et la domination.
« La hiérarchie désigne ceux, parmi les sujets d’un groupe, qui peuvent accaparer le plus de ressources ; ceux qui ont le plus de chances de réussir leur parcours et de perpétuer leur lignée.
…Du côté du territoire et de la hiérarchie, tout est permis et même encouragé. La possession et la domination sont élevées au rang de valeurs. On les récompense par des biens matériels, un salaire, une rente, une marge brute, des profits. On les célèbre par un tableau d’honneur, des médailles ou un tiraillement d’oreille de Napoléon aux grognards.
Chaque fois que nous étendons notre domaine ou que nous prenons le dessus sur quelqu’un, nous en tirons une récompense chimique en dopamine et autres molécules gouleyantes. Nous n’avons qu’une hâte : recommencer. Toujours plus riches et plus puissants. A l’inverse, nous souffrons si notre fief est écorné ou si un concurrent nous dépasse dans la file.
Pour satisfaire son obsession du territoire et de domination, l’Homo sapiens est capable du pis. »


Faut-il reprendre au dessus d’un certain seuil tous les revenus accumulé par les riches sur le dos des pauvres? Faut-il mettre en place comme le demande de plus en plus de monde, un RMA : Revenu Maximum Autorisé ou Acceptable ou Admissible ? RMA qui existait déjà aux Etats-Unis en 1942 avec le « New Deal »de Roosevelt et que de plus en plus de pays mettent en place actuellement (USA, Pays-Bas…).
Je serais tenté de dire oui, ne serais-ce que pour aider ces pauvres riches dans leurs névroses autodestructives (Voir le site de "Sauvons les riches").

Mais également pour des raisons de bon sens et de solidarité.
La crise financière que nous subissons a eu pour conséquence la perte de la moitié des fortunes des milliardaires. En un an, environ 2 000 milliards de dollars des plus riches se sont volatilisés, soit l’équivalent du PIB de l’Italie. Si les Etats avaient eu le courage de prendre seulement 20 % de ces sommes en leur temps, la faim dans le monde ne serait qu’un mauvais souvenir, le sida et autres maladies auraient été vaincus, l’illettrisme n’existerait pratiquement plus. Nous aurions pu construire des hôpitaux, des écoles, des transports collectifs, des réseaux d’alimentation en eau, d’assainissement, d’énergies, des théâtres…. dans le monde entier.

On aurait aussi empêché les riches de gaspiller leurs fortunes dans des achats polluants qui participent au saccage de notre planète comme le démontre fort justement Hervé Kempf dans son avant-dernier ouvrage.

Qu’attends Sarkozy pour faire passer une loi instituant un revenu maximal acceptable, plutôt que de gesticuler au coup par coup contre certains abus comme il le fait actuellement ?

21/03/2009

13 000 à Rodez

rodez manif 2 - 20090319.jpgNous étions donc 13 000 jeudi à arpenter les rues de Rodez de Bourran à la place d’Armes. Plus qu’à la manifestation du 29 janvier dernier à laquelle j’étais absent puisque j’étais à Grenoble.
Beaucoup de jeunes et de plus en plus de retraités, beaucoup de banderoles, celles des syndicats bien sûr mais de plus en plus de banderoles individuelles avec des slogans originaux, preuve que de plus en plus de personnes ne se reconnaissent pas tout à fait dans les demandes officielles des syndicats et des partis politiques classiques : « La résignation est un suicide quotidien », « Pensons le changement et non changeons le pansement »…

Pour ceux-là et pour nous tous, il ne serait pas raisonnable de programmer une manifestation seulement le 1er mai. Il est indispensable que ce mouvement soit amplifié et que des manifestations soient programmées dans les prochains jours.
Lorsque l’on voit l’arrogance de notre président et de son gouvernement, faisant semblant de reculer en ajournant certaines mesures afin de diviser, mais qui maintient droit dans ses bottes le « bouclier fiscal » qui ne profite qu’à une petite minorité, lorsque l’on voit l’arrogance de ces grands patrons qui continuent à se verser des dividendes avec l’argent public, il est indispensable de poursuivre la lutte en l’intensifiant.

Au delà des problèmes de ralentissement de l’activité que pose cette crise, il y a une catégorie de personnes dont on ne parle jamais et qui sont touchés de plein fouet : les quatre millions de personnes privées actuellement d’emplois en France, qui voient tous les mois des dizaines de milliers de chômeurs les rejoindre et reculer ainsi leurs chances d’en retrouver. Pour eux, pas un mot des médias et encore moins du gouvernement qui préfère comme à son habitude les stigmatiser en les traitant de fainéants.

ensemble-toutdevientamoi.jpgNon, on ne sortira pas de cette crise en appliquant les mêmes recettes qui nous y ont conduit : croissance du PIB, subventions aux plus riches, heures supplémentaires, endettement …
C’est notre société et nos modes de vie qu’il faut changer en profondeur et cette crise nous en offre l’opportunité. Il y a assez de travail et d’argent pour que nous ayons chacun un emploi, un revenu et une retraite décents. Mais, nous devons aussi être responsable dans nos modes de vie, nous comporter en citoyen plutôt qu’en consommateur. Il faut réinventer une société solidaire et écologique.
La reconversion de pans entiers de notre économie doit débuter : l’automobile, l’aviation, l'agriculture, la chimie.. tous ces secteurs très présent en Midi-Pyrénées. Est-il encore raisonnable de vouloir fabriquer des grosses voitures ou des carters de V6, de plus en plus d’avions, des autoroutes ou voies rapides, toutes ces activités dont on sait qu’elles participent fortement au réchauffement climatique ?
Est-il raisonnable de poursuivre cette production agricole qui détruit nos sols et fournit des produits dont on a de plus en plus de doutes sur les qualités sanitaires et nutritives ?

antimanueldecologie.jpgNe devrions-nous pas plutôt nous tourner vers des activités d’avenir comme la rénovation de l’habitat et la construction écologique, les énergies renouvelables, les transports propres, l’agriculture paysanne et biologique, les services à la personne, la protection des écosystèmes et de l’environnement, le recyclage…
Ne devrions-nous pas plutôt repenser nos modes de travail : travailler moins, travailler mieux et travailler tous.
Les solutions sont là, à moins de vouloir continuer à faire comme l’autruche de la couverture du dernier livre captivant d’Yves Cochet : Antimanuel d’écologie.

Ecoutez l'interview audio d'Yves Cochet par Laure Noualhat de Libération en cliquant ici

Photo 1 : jlc
Photo 2 : Les Verts
Photo 3 : Editions Bréal

06/03/2009

Taxe professionnelle et partage par tiers des bénéfices des entreprises

090303tableovale-villef.jpgJ'étais mardi dernier, avec cinq autres représentants de partis politiques, invité à l'émission de Claude de Vesins sur CFM Radio « Table ovale sans élipse »

Premier thème abordé : la suppression de la taxe professionnelle payée par les entreprises et qui constitue une des principale recette des collectivités. Cette suppression a été annoncée par Nicolas Sarkozy à la va-vite et sans aucune garantie de compensation pour les collectivités, si ce n'est une taxe carbone.
Est-ce une bonne idée ?

podcast


Deuxième thème : le partage par tiers des bénéfices des entreprises : un tiers pour les salariés, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour les investissements. Encore un effet d'annonce proposé sans aucune concertation par Nicolas Sarkozy.
Mais est-ce vraiment ce que demandent les salariés ?
En tout cas, cela va être difficile tant le patronat veut garder le droit de faire ce qu'il veut des bénéfices.

podcast

19/02/2009

Droit dans ses bottes… ultralibérales

Que pouvions-nous attendre du discours de Nicolas Sarkozy ?
Qu’il s’occupe des plus pauvres d’entre-nous. Qu’il annonce une réorientation de notre économie vers des productions et des consommations moins dommageables pour les hommes et l’environnement. Qu’il annonce des mesures spécifiques pour nos amis des DOM ou au moins un mot de compassion.
Cela aurait été trop beau. Rien de cela.
Rien pour les 3,5 millions de Français privés actuellement d’emploi, rien pour les personnes à temps partiel non choisi, rien pour les retraités, notamment les petites retraites, pas grand chose pour les petits salariés. En fait, rien pour les plus pauvres d’entre-nous.
Mais surtout, il continue droit dans ses bottes à promouvoir cette politique ultralibérale qui nous conduit dans le gouffre pour le plus grand plaisir de ses amis riches et du Medef. Toujours plus de travail pour ceux qui en ont déjà un, alors que la libéralisation des heures supplémentaires a déjà empêché l’embauche de 70 000 personnes.
Les réformes vont continuer malgré les oppositions: celle de l'hôpital, du lycée de l'université, de la recherche, de la formation professionnelle, la réforme de l'état avec la suppression d'un poste sur 2 de fonctionnaires partant à la retraite.
Un vrai désastre !

Pourtant, les réponses à cette société agonisante qui favorise les plus riches et détruit notre environnement existent. Elles sont dans la création d’une autre société.

Hervé Kempf en donne les grandes idées dans Le Monde du 17 février :
« Que faire ? Arrêter de singer Keynes et de se croire en 1929 quand on est en 2009 : la dépense, l’endettement, l’inflation, ne sont pas la solution. Replâtrer l’édifice ne réparera pas des fondations ruinées. Il importe au contraire d’opérer une redistribution de la richesse collective en direction des pauvres ; l’outil pourrait en être le revenu maximal admissible (RMA). La réduction de l’inégalité aidera aussi à changer le modèle culturel de surconsommation, et rendra supportables les baisses nécessaires et inéluctables de la consommation matérielle et de la consommation d’énergie dans les pays riches. Autre exigence : orienter l’activité humaine vers les domaines à faible impact écologique, mais créateurs d’emploi, et où les besoins sont immenses : santé, éducation, culture, énergie économe, agriculture, transports collectifs, nature. »

Elles sont aussi dans le magnifique manifeste de neuf intellectuels antillais (Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant…) pour une société post-capitaliste, publié le 16 février.

Elles sont également dans le manifeste d’Europe Ecologie qui va guider la campagne électorale des écologistes pour les Européennes.

Résistons au rouleau compresseur libéral et construisons une autre société.

18/02/2009

Nos enfants nous accuseront

nos enfants nous accuseront.jpgLa grande salle de La Strada était pleine à craquer lundi soir pour voir le film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront ». Une centaine de personnes ont même malheureusement été refusé et les gestionnaires du cinéma leur ont promis une nouvelle venue rapide de ce film à Decazeville.
Même succès ailleurs dans les villes proches. Ce film affichait complet à Figeac, à Capdenac, à Rodez…
Lors de la venue d’Homo Toxicus à Decazeville et du débat qui a suivi avec la réalisatrice Carole Poliquin en novembre dernier, la salle était également pleine à craquer. Et ce film connaît également ce même succès dans les lieux où il est encore diffusé.
Que se passe t-il donc ? Y aurait-il donc une réelle prise de conscience de la population ?
Il me semble que oui. Car le public qui vient voir ces films n’est pas essentiellement un public d’initiés. Certes, ce public là est également présent et très heureux de voir qu’on les écoute enfin. Le bouche à oreille joue sûrement. Et surtout je pense que la crise que nous traversons, qui est également une grave crise écologique et sanitaire, provoque des interrogations et des remises en question de nos modes de vie.
Ces films, généralement suivis d’un débat, contribuent à nous éclairer.
Et le débat qui a suivi la projection du film, animé par Laurent Rémes de l’APABA, a montré par les questions et les témoignages, l’inquiétude de la population face notamment à recrudescence des maladies dues à la pollution de notre environnement et de nos assiettes.
Que ce soit sur l’utilisation de pesticides par les agriculteurs, les particuliers ou les collectivités locales, sur la pollution des rivières et des nappes phréatiques ou sur les repas servis dans la restauration collective, tout le monde était d’accord pour dire que nous ne pouvions plus continuer ainsi.

La réflexion menée actuellement par 5 villes de l’Aveyron (Capdenac, Decazeville, Millau, Rodez et Saint-Affrique) avec l’APABA et le Lycée de La Roque afin de créer un approvisionnement des restaurants collectifs en produits bio ou de qualité et favoriser au maximum les circuits courts, va dans ce sens.
Espérons que cette réflexion débouche sur un véritable projet et soit mis rapidement en place.
C’est indispensable pour une agriculture bio et de qualité en Aveyron et pour la santé des personnes utilisant les restaurants municipaux (scolaires, personnes âgées..).

Mais des petites communes aveyronnaises ont déjà mis en place dans leur cantine municipale une alimentation bio. C’est le cas de Nant dans le sud Aveyron.

Vous pouvez écouter Cécile Valex de l’association des parents d’élèves de Nant qui gère la cantine municipale et Josette Hart, première adjointe au maire de Millau qui met en place la même opération à Millau suite à la réflexion avec l’APABA et le lycée de La Roques, dans l’émission « Esprit du Causse » sur radio Larzac.
Très instructif.

11/02/2009

Séjour à Grenoble

assises energie 2009.jpgPlus de quinze jours sans une seule note sur ce blog.
Il faut dire que j’ai été très occupé par des réunions, toujours très nombreuses et importantes à l’approche de vacances scolaires.
Mais j’étais également fin janvier à Grenoble pour assister comme j’ai l’habitude de le faire pratiquement tous les deux ans, aux Assises nationales de l’Energie et du Climat.
Elles se sont déroulé dans un climat assez morose. La crise étant là bien sûr, mais également à cause de l’annonce du président Sarkozy de la construction d’un deuxième réacteur nucléaire à Penly. La messe était dite et les participants, qui ont pour la plupart une conscience un tant soit peu « ouverte » en matière énergétique, se demandaient s’il était encore utile de parler d’économie d’énergie, d’efficacité énergétique et même d’énergies renouvelables ou de bâtiments basse consommation, dans un contexte où le président semble tout décider. Borloo, dont la présence était annoncée sur le programme, a même préféré s’adresser aux congressistes par un message insipide enregistré la veille.

epelly-societe2000w.jpgIl était presque dérisoire de voir et d’entendre Olivier Epelly, directeur du service cantonal de l’Energie du canton de Genève, arborant une cravate significative, vanter sa « société à 2 000 watts sans nucléaire ». Pourtant dans ce domaine, la Suisse nous montre le chemin que nous devrions emprunter. Le canton de Genève a décidé par votation (référendum) de ne plus utiliser l’énergie nucléaire pour la production d’électricité. Il a fallu alors mettre en place toute une stratégie avec des actions concrètes à court et moyen terme, qui partent de l’interdiction du chauffage électrique à la promotion des énergies renouvelables, en passant par la réduction des déchets et les économies d’énergies dans le bâtiment (label Minergie) et les transports.
Sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelable. Cela rejoint le scénario « Négawatt »
Le contraire de ce que veut faire Sarkozy : du nucléaire partout, encore plus d’autoroutes, de voitures, de camions et d’avions.

de bonne 4.jpgEn prélude à ces journées studieuses, il y a des visites de sites. Il faut dire que Grenoble est assez dynamique dans le domaine de l’énergie et de l’habitat écologique. La présence en nombre d’élus Verts dans les précédentes municipalités Grenobloises y est pour beaucoup.
J’avais choisi de visiter le nouveau écoquartier de Bonne. Il est situé au cœur de Grenoble sur une surface de 8 ha, à la place d’une ancienne caserne militaire. Seuls, trois bâtiments autour de la cour d’honneur ont été gardés et réhabilités. Tout le reste de la surface est en cours d’aménagement.
Ce sra réellement un quartier écologique avec des logements (850 : 35 % de logement social, des résidences pour les étudiants et les personnes âgées) consommant peu d’énergies (cogénération gaz) car très bien isolés par l'extérieur, mais aussi avec des équipements et des services de proximité, des commerces orientés vers les activités de loisirs et de nature en complément des autres commerces du centre ville, une école élémentaire magnifique, des espaces verts et bien sûr le tramway à proximité.
Un exemple que j’aimerai bien voir à Decazeville, peut-être sur la ZAC des Equipages (toute proportion gardée bien sûr ! J'entends déjà certains dire : il délire !).

manif-parc-mistral.jpgSans les Verts, puisque le Maire PS Michel Destot a préféré faire alliance avec le Modem aux dernières élections municipales, Grenoble va rapidement perdre son avance de ville pionnère de l’écologie. Après le stade des Alpes en centre ville qui a détruit une grande partie du magnifique parc Mistral, c’est un projet de rocade au nord de Grenoble qui va polluer un peu plus cette ville construite dans une cuvette et où la chaleur est étouffante l’été.

grenoble manif-290109.jpgJ’étais donc le 29 janvier à Grenoble et je me suis accordé une paire d’heure pour aller manifester. Nous étions 50 000 à protester de la gare à la place de Verdun contre les réformes et les mesures injustes et inefficaces du plan de relance de Sarkozy. Beaucoup de jeunes, de lycéens et d’étudiants, des chercheurs, des intermittents du spectacle, des chômeurs, des retraités, de nombreux employés d’entreprises locales menacés de licenciements (Caterpillar, Tyco…)…
On sentait beaucoup de colère et d’inquiétude dans les propos et les slogans des manifestants.
Visiblement, Sarkozy fait la sourde oreille. Préparons nous à lui infliger une piqûre de rappel le 19 mars… et plus si nécessaire.

DERNIÈRE MINUTE :
A voir ce soir sur France 3 à 20 h 35 : Pièces à convictions : « Le scandale de la France contaminée »
Un reportage édifiant sur la dispersion dans toute la France de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs venant des 220 anciennes mines d’uranium françaises.
Areva (ex Cogema), fidèle à l’opacité et à la désinformation de la filière nucléaire, a bien sûr tout fait pour que ce reportage ne soit pas diffusé.
Areva n’a plus aucune mine d’uranium en France, ce qui fait mentir l’affirmation qu’avec le nucléaire nous avons une indépendance énergétique. Ce sont maintenant les pays où Areva exploite des mines comme au Niger, qui vont supporter les dérives en matière de déchets radioactifs amont de cette entreprise.
Rien n’est encore prévu pour les déchets radioactifs aval (sorti du réacteur).
N’oublions pas que nous avons eu plusieurs exploitations minières d'uranium en Aveyron dont une à Bertholène dans la forêt des Palanges et que des déchets radioactifs de ces exploitations ont été disséminés un peu partout dans l’Aveyron.


Téléchargez ci-dessous l"inventaire des mines d'uranium en Aveyron :
mimausa_inventaire aveyron.pdf

Sans oublier les pollutions radioactives de surface en Aveyron, dues notamment aux retombées de Tchernobyl.

Téléchargez des articles de presse sur ce sujet :
Aveyron - Retombées Tchernobyl.pdf

Ainsi que la page Aveyron de "l'Atlas des contaminations radioactives" :
Aveyron - Atlas contaminations
radioactives.pdf


Quand allons nous arrêter cette industrie mortifère et anti-démocratique !

12/01/2009

Dernier ouvrage d’Hervé Kempf

pour-sauver-la-planete-sort.jpg« Pour sauver la planète, sortez du capitalisme » paraît en janvier 2009, aux éditions du Seuil. 
 « Comment les riches détruisent la planète », l’ouvrage précédent qu’Hervé Kempf était venu présenter aux dernières Journées d’Eté des Verts à Toulouse, a rencontré un grand succès en France et dans le monde entier, avec des traductions en anglais, espagnol, italien et grec. Il est maintenant publié en poche (collection Points).

Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, est entré dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en recontruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun est plus important que le profit. Hervé Kempf explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour sortir du capitalisme, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L’oligarchie cherche à détourner l’attention d’un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie pourrait surmonter l’obstacle. Cette illusion ne vise qu’à perpétuer le système de domination en vigueur. L’avenir n’est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c’est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l’exigence de la solidarité.
Hervé Kempf ménage encore moins ses lecteurs. Pour lui, les fameuses technologies vertes dont on nous rebat les oreilles, nous promettant grâce à elles le retour de la croissance (verte, la croissance!), sont plus dangereuses qu’utiles à la bonne santé de la planète.

hervé-kempf.jpgHervé Kempf était samedi dernier l’invité de Ruth Stégassy pour l’émission "Terre à Terre" sur France-Culture.
Quelques extraits :
« Le capitalisme est une philosophie qui considère que l’individu ne doit chercher avant tout que son propre intérêt et qui d’autre part estime que l’échange entre humains se déroule essentiellement par la marchandisation et par l’extension du règne de la marchandise à l’ensemble des rapports humains et à l’ensemble des biens sur terre. »…
« La force des tenants de ce capitalisme, c’est d’avoir transformé notre psychologie collective, notamment par l’aliénation individualiste et publicitaire. »…

« Depuis 30 ans, le capitalisme a changé de régime.
Il y a eu une très forte progression des inégalités. Quelqu’un de très riche gagnait dans les années 60-70, 40 fois plus que le salaire moyen, maintenant on en est 300, 400, 500 fois plus. On a crevé les plafonds de l’inégalité et donc de l’injustice.
Deuxième point, le capitalisme avait une certaine moralité. Depuis trente ans, on assiste à une généralisation d’un système de corruption tout à fait extraordinaire. Ceux que l’on appelle les élites que moi j’appelle oligarchie, que vous pourriez appeler les classes dominantes, sont maintenant arrivée à un degré de corruption du système extrêmement important, aussi bien pécuniairement par cette avidité et cette cupidité sans freins, que par une sorte de corruption morale d’oubli du soucis du bien commun, d’oubli du soucis de l’avenir, d’oubli du soucis des générations futures.
Troisième point, ce changement de régime du capitalisme a réussi de généraliser la philosophie individualiste à l’ensemble du corps social.
Avant, l’individu était tempéré par des solidarités collectives. Ce qu’a réussi le capitalisme ces trente dernières années, c’est à faire exploser ce sens de la coopération, de la solidarité, du bien commun, pour ne plus conserver que l’idée que les individus ne peuvent se réaliser que par eux-mêmes, en oubliant les autres. »

« Nous nous en sortirons en changeant notre façon d’être ensemble
Sortir du capitalisme c’est dire nous sommes des humains, être humain c’est parler, parler c’est échanger, et nous voulons moins de biens, plus de liens, moins de choses, plus d’esprit. »


Les solutions ? Pour Hervé Kempf, elles tiennent en trois ou quatre points : mettre l’économie au service de l’homme et de la planète, favoriser l’économie coopérative, sociale et solidaire, se réapproprier les moyens de production sans tomber dans un marxisme intégriste (repenser Fourrier, Proudhon…), remettre en question les inégalités, opérer des transferts de revenus vers les plus pauvres par une fiscalisation accrue des hauts revenus, instaurer un Revenu Maximum Admissible (comme l’avait déjà instauré Roosevelt,le père du New Deal, en 1942)…
Dans toutes ces politiques, la protection de l’environnement doit être une priorité et nous devrons obligatoirement repenser la question de la production agriculture.

Ces quelques points qu’a développé Hervé Kempf sur France-Culture (radio publique) me donnent envie d’en savoir un peu plus.

Hervé Kempf anime le site internet Reporterre
Vous pouvez réécouter ou podcaster l'émission "Terre à Terre"
Hervé Kempf sera l'invité de "La bas si j'y suis", l'émission de Daniel Mermet sur France Inter le mercredi 14 janvier à 15 h. Vous pourrez écouter ou podcaster l'émission sur : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis

Photo d'Hervé Kempf : jlc

Télévision, outil de manipulations

millau-relaistvjpg.jpgJe ne pourrais malheureusement pas être à Millau mercredi pour soutenir les deux jeunes qui avaient sectionné un câble d’antenne de TDF un soir d’élection en 2007.
Mon soutien n’est pas pour le fait d’avoir détérioré ce câble mais pour que soit requalifié le motif dont ils sont accusés.
Alors qu'ils revendiquent un acte politique, les deux auteurs ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs ».
« Cet acte, réalisé par des personnes libres de toute contrainte et non influencées n'est ni commandité, ni orchestré par une quelconque organisation, chacun étant libre de son choix. Il a été réalisé en contestation de l'influence des média de masse, formant une entrave au déroulement d'une véritable démocratie. », écrit le comité de soutien.
Comme pour les « terroristes » de Tarnac, il y a une disproportion entre les faits et les accusations. Rémi et Guilhem reconnaissent le côté « branquignole » de leur acte qui n'a d’ailleurs pas été préparé lors de réunions à proprement parler. Dès lors, les accuser « d’association de malfaiteurs » est réellement disproportionné.
Tout comme les barbouilleurs d’affiches publicitaires de Saint-Affrique, ces jeunes ont raison sur les motifs qui les ont amenés à commettre ces faits : combattre l’aliénation publicitaire et la manipulation des esprits par la publicité et les média.

léon maillé.pngL’intervention de Léon Maillé dans la presse :
« Une télé sans image.

C'est bien ce qui nous est arrivé le soir de l'élection présidentielle. Câble d'antenne sectionné. Dégât par une "association de malfaiteurs" selon le système judiciaire, ou débat bienfaiteur pour ceux qui osent réfléchir un peu plus ?
« Certes, cela a créé une perturbation. Pourtant, personne n'a dormi par terre dans le hall d'un aéroport, ou n'est allé au boulot à pied comme dans des perturbations sociales (souvent seulement à visée pécuniaire) appelées "grèves", et pourtant mille fois perturbantes. Ici, simplement plus d'images, de celles qui nous manipulent à longueur d'année.
« A ce propos, qui se souvient des paroles d'un certain candidat Sarkozy à Millau ? Personne ! En vérité, grâce à une gabegie de moyens de l'Etat, il n'était venu que pour se fabriquer une image devant le viaduc, estimant ainsi son personnage grandi par le plus haut pont du monde. Chez lui, la débauche d'images remplace le débat d'idées.
« D'ailleurs, aujourd'hui, il peut très bien dire le contraire d'hier, sans que personne (à part quelques journalistes archiveurs) ne s'en aperçoive.
« En effet, la télé peut être un formidable outil de communication... Ou de manipulation. C'est selon la chaîne. Chez TF1, championne en la matière, son ancien président ne s'en cachait pas : "Le métier de TF1, c'est aider Coca-Cola par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible ; c'est-à-dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible." ! « Et, si couper l'image un instant nous aidait à réfléchir ? »

Léon MAILLÉ

Voir l’article de La Dépêche du Midi : « Relais TV de Millau. Rendez-vous mercredi devant le Tribunal »

Photo en haut : La Dépêche du Midi
Photo Léon Maillé : jlc (photo prise lors d'un mariage, ce n'est pas sa tenue habituelle)


DERNIÈRES NOUVELLES : 15 janvier 2009
Si Patrick Desjardins, le procureur de la République, au moment de ses réquisitions, a invité les uns et les autres à ne pas pousser trop loin le
bouchon de la « légitimité de certains actes » , lui aussi n'est pas resté insensible à ces arguments.
D'abord en renonçant à poursuivre Rémi et Guilhem pour associations de malfaiteurs – « Vous n'êtes pas des malfaiteurs mais des jeunes gens assez repentants, dépassés par les événements » .
En oubliant ensuite la peine plancher qui pesait sur les épaules du second. Et, pour finir, en requérant six mois de prison avec sursis, un travail d'intérêt général et le remboursement des parties civiles pour les deux prévenus (Ndlr, TDF : 8 569,39 €).

Le jugement est mis en délibéré le 25 février 2009


Suite au procès, lire les articles de la presse locale ci-dessous :
MILLAU - Relais TV - sursis requis contre les deux prévenus.pdf


quercy-rouergue-f3.jpgL’action de ces deux jeunes prends toute sa dimension au regard de l’examen du projet de loi sur l’audiovisuel. Projet de loi qui vise à diminuer les recettes d’un service public encore un peu indépendant pour l’affaiblir, afin de renforcer les chaînes privées véhiculant la « bonne parole », notamment tf1 dont le président est un grand ami de Nicolas Sarkozy.
La suppression de la publicité aurait été une bonne chose si elle avait été généralisée sur toutes les chaînes et pas seulement après 20 h.
Alors que ce projet de loi est encore en discussion au Sénat, le gouvernement a souhaité le faire appliquer dès le 5 janvier. Ce qui en dit long sur l’idée que ce gouvernement et le président ont de la démocratie.

Conséquence locale : s’il n’y a plus de publicité sur les chaînes publiques après 20 h, il y en a maintenant juste avant 20 h, ce qui a supprimé la rediffusion des éditions locales, dont celle de « Quercy-Rouergue ».
De plus, cette édition « Quercy-Rouergue » est maintenant diffusée à 18 h 40 au lieu de 18 h 50.
Des élus ont demandé à M. de Carolis que cette rediffusion soit maintenue à une heure de grande écoute. Ils soulignent que l'audience de la seconde diffusion est très supérieure à l'audience de la première (et ce d'autant plus que cette première édition a été avancée) et demandent donc la diffusion d'une seconde édition après 20 h 25.
Les personnels des locales de France 3 ont ouvert un blog : sauvons les locales !

En attendant cette deuxième diffusion indispensable à l'information locale et à la survie de ces éditions locales, vous pouvez regarder les locales de France 3 sur internet.

Si je défend les locales de France 3, je dois avouer que les extraits choisis pour le " journal des locales" ou le "journal des initiatives" sont souvent d'un banalité et d'une médiocrité désarmante.
On ne peux pas faire un bon journal national en mettant les plus mauvais morceaux locaux.

05/01/2009

Le chauffage électrique : cher et polluant

radiateurelectrique.jpgJe suis régulièrement confronté aux aficionados d’EDF qui croient mordicus, par conviction politique, scientiste ou par mauvaise information (souvent les trois), que l’industrie nucléaire est propre, participe à notre indépendance énergétique (alors que nous n’avons plus aucune mine d'uranium en France) et est surtout indispensable à la survie de notre économie et à notre vie de tous les jours.
Qu’ils soient de droite ou bien de la gauche productiviste ou sociale démocrate, ils ont à peu près tous une vision idyllique de la construction du programme nucléaire français, préférant notamment fermer les yeux sur l’opacité des décisions concernant ce programme et sur les incidents à répétition des centrales en France (syndrome Tchernobyl). Pour eux, la fin justifie les moyens.
Mais justement, la fin risque d’être moins heureuse que nous le décrivent les tenants de cette industrie.

Le nucléaire est non seulement dangereux, secret et anti-démocratique, ça ont le sait depuis longtemps, mais il est de plus polluant et cher.

La petite vague de froid que connaît la France actuellement va être une nouvelle fois l’occasion pour celle-ci d’importer de l’électricité d’Allemagne, pays qui est engagé dans un plan de sortie du nucléaire.
En effet, si la France avec ses 58 centrales nucléaires est globalement exportatrice, la chose s’inverse au coeur de l’hiver. A ce moment-là, la consommation hebdomadaire moyenne est environ double de ce qu’elle est en été. La raison ? Tout simplement la politique unique au monde d’encouragement au recours au chauffage électrique qui est un non-sens énergétique et économique. Ce n’est pour le moment qu’un doublement, mais cela pourrait s’aggraver. Bien que plus développé qu’ailleurs, le chauffage électrique ne représente encore que de l’ordre de 11% du chauffage domestique, loin derrière le gaz naturel (35%), le fioul (25%) et même le bois (22%). Si l’on s’engage plus encore dans le chauffage électrique, jusqu’où grimpera le différentiel été - hiver ?

eclairage-noel.jpgOn peut également rajouter dans cette gabegie énergétique hivernale polluante, les éclairages de Noël (collectivités et particuliers), qui, sous prétexte que l’on utilise maintenant des Led (diodes électroluminescentes) sont beaucoup plus nombreux et durent plus longtemps (Je vais finir par adhérer au GROIN d'Yves Paccalet).

Pour faire face à ce besoin hivernal que les centrales nucléaires françaises ne peuvent satisfaire, la France importe donc. En 2007, l’Allemagne a acheté 8 TWh à la France, mais elle lui en a fourni, en hiver, 16,2 TWh venant principalement de ses centrales thermiques à flamme (gaz, fuel, charbon) . Dans un communiqué, le réseau Sortir du Nucléaire ne manque de souligner le résultat paradoxal de cet état de fait : l’utilisation du chauffage électrique, souvent présentée comme la "solution propre", entraîne « de fortes émissions de co2 qui, même si elles ont lieu en Allemagne, devraient être attribuées à la France et même au nucléaire français ».
A cette production polluante importée, on peut rajouter les 2 600 mégawatts de centrale au fuel qu’EDF vient de relancer en France.
Mycle Schneider, expert international en matière énergétique, estime dans Libération du 3 janvier 2009, le contenu en CO2 du kWh pour les besoins du chauffage électrique, entre 500 et 600 grammes, soit environ trois fois les émissions d’un chauffage central au gaz.

On peut également craindre une grosse panne électrique en cas de pic de consommation dû à une période de grand froid importante et longue, plus grave que celle que nous avons connu en 2006.
L’électricité est une énergie magnifique, mais ses applications thermiques sont catastrophiques.

tricastin.jpgMais de plus, EDF révèle officiellement ce que tous les experts savaient déjà, que le coût prévisionnel de l'électricité du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville ne sera pas de 43 euros par MWh comme initialement affirmé en 2006 pour emporter la décision, mais de 55 euros, soit une augmentation de 28 %.
Il y a donc eu tricherie, car c’est sur l’estimation de ce bas prix que la décision a été prise de construire ce réacteur. De plus, ce prix de 55 euro est largement sous-estimé.
On comprend mieux pourquoi l’Afrique du Sud a renoncé à construire le réacteur nucléaire qu’Areva voulait lui fournir.

Mais le lobby nucléaire continu de tricher pour pouvoir imposer sa production.
Dans une tribune parue dans Les Echos du 24/12/08, Benjamin Dessus, président de Global Chance, s’alarme des conditions de préparation par le gouvernement de la Programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité (PPI), qui doit être présentée au Parlement début 2009.
« Sous le prétexte que les coûts de production de l’électricité sont « des informations commercialement sensibles dans des marchés concurrentiels tendus » on ne trouve plus, dans les « coûts de référence », d’indication sur les coûts en euros par MWh des différentes filières de production, mais seulement des valeurs indicielles comparatives de ces coûts par rapport à une énergie de référence, comme par hasard le nucléaire, de valeur arbitraire 1 » explique Benjamin Dessus.
Cette fois-ci, pour ce spécialiste de l’énergie, « le dogme nucléaire s’est substitué à la rationalité économique » et nous vivons dans une « bulle d’irréalité ».
« Il n’est pas trop tard pour reprendre l’exercice PPI sur des bases plus réalistes. Mais pour cela, il faudrait faire sortir le nucléaire du statut quasi religieux et secret qu’il connaît chez les décideurs de notre pays » conclut Benjamin Dessus.

La où le nucléaire se développe, la démocratie, la paix et l’environnement sont mis à mal.

Lire sur ce sujet, le communiqué de presse des Verts du 7 janvier 2009 :
Pic électrique : les failles du nucléaire

28/12/2008

Copinage

Affiche-concert-03-01-2009.jpgJean Bosc, militant Vert du sud-Aveyron me demande de signaler une animation qu’il a aidé à mettre en place avec des jeunes de Saint-Affrique venus d’horizons divers.
Ils nous invitent tous à participer au Forum qui aura lieu le samedi 3 janvier 2009 à partir de 16 h à la salle des fêtes de Saint-Affrique.

« Ce forum se veut être un lieu d’initiatives à l’image des résistances vécues à Saint-Affrique, de la défense de l’hôpital où les populations ont su au-delà de leurs problématiques partisanes se mobiliser pour redonner un sens au mot politique.
Nous voulons combattre toutes les formes d’oppression de l’homme et de son environnement. Nous voulons prendre en main notre avenir et ne pas rester spectateur d’un monde qui ne nous satisfait pas.
Nous combattons contre l’exclusion, la répression et la discrimination. Nous voulons créer les liens qui permettent la prise de conscience et l’éveil de nos frères & sœurs afin de créer le partage, la confiance, la coopération, l’échange et la convivialité.
»

Ce Forum sera suivi d’un grand concert à partir de 20H30 au Caveau de la salle des fêtes de Saint-Affrique avec les artistes : Demi-Portion & Les Grandes Gueules (Sète), Utopie (Bondy), Calibre XII (Rodez), Saphir Massif (Saint-Affrique & Toulouse), La Chose (Millau & Saint-Affrique), le 12° Comité (Saint-Affrique).

Voir le blog de 12ème Comité

Téléchargez ci-dessous la plaquette de l’association « Saint Aff’ Rap Résistance & Fraternité » :
St-Aff Rap Resistance & Fraternite.pdf

Téléchargez ci-dessous l'article de Midi Libre du 31 décembre 2008 :
Saint-Affrique - Un forum "rap, résistance et fraternité".pdf

TÉLÉCHARGEZ CI-DESSOUS LES ARTICLES DE PRESSE À LA SUITE DE CETTE ANIMATION :
SAINT-AFFRIQUE - Première réussie pour "St-Aff Rap et Résistance".pdf
Saint-Affrique, une ville en résistance.pdf

DERNIÈRE INFO : écoutez ci-dessous un morceau du groupe de jeunes rappeurs de Rodez "Calibre XII", LorenZo et Larcin (Simon & Youssef) enregistré la semaine dernière avec un autre groupe aveyronnais d'Espalion "L'homme de l'ombre". On peut retrouver "Calibre XII" sur la page "MySpace" : www.myspace.com/calibrexii

... à diffuser sans modération en indiquant les auteurs compositeurs (chacun membre des groupes ayant composé un paragraphe).

podcast


jeanbarrie.jpgLes textes de Jean Barrié sont fréquents dans la presse aveyronnaise. On peut les lire parfois dans Centre-Presse ou l’Hebdo ou sur le site des Verts de l’Aveyron ou il a une rubrique.

Ces textes n’engagent bien sûr que Jean, mais ils me sont proches. Et surtout par leur richesse, par le style d’écriture, par leur profondeur, ils enrichissent notre réflexion.
On peut trouver Jean parfois excessif, voire intolérant. Non, il est dans le vrai. Tout ce qu’il observe, qu’il dénonce est malheureusement vrai. La publicité dévorante, l’agriculture productiviste, les désastres environnementaux présents et à venir, l’aliénation à la pseudo « modernité »… tout ce qui gangrène notre vie, notre santé, notre cadre de vie, qui fait le triomphe de cette société ultralibérale (ne confondons pas libéralisme et liberté), Jean nous démontre avec des arguments vérifiés que nous allons droit dans le mur et nous invite à nous réveiller avant qu’il ne soit trop tard.
Les solutions qu’il propose sont en grande partie les solutions que proposent depuis longtemps les Verts et que les élus locaux Verts et écologistes (dont il faisait partie à Onet-le-Château) essaient de mettre en place avec plus ou moins de succès, selon le degré de conscience écologique et d’humanisme de leurs collègues. Tout est rapport de force.
Et les plus forts en ce moment sont les pollueurs, les profiteurs, les gesticulateurs de tous poils, en Aveyron jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat.
Il ne tient qu’à nous que cela change.

Jean vient de m’envoyer un texte que je m’empresse de vous reproduire ici.

RETOUR AU MOYEN-AGE ?

Les progrès technologiques et scientifiques des deux derniers siècles sont d’une telle ampleur qu’ils marquent une césure nette avec l’époque antérieure, surtout en ce qui concerne les niveaux de vie. Cependant, quelques évènements récents peuvent nous interpeller. En effet, ne reviendrait-on pas, dans certains cas, à l’Ancien Régime voire au Moyen-âge ?

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25/12/2008

Lycéens, intermittents, même combat

mmic.jpgLes Lycéens et les enseignants du Lycée "La Découverte" de Decazeville ont terminé ce trimestre très en colère. Et on les comprend.
Déjà en novembre 2007, ils avaient fortement protesté contre ce qui n’était à l’époque qu’un projet. En tant que membre du conseil d’administration du Lycée, je faisais partie de la délégation reçue par l’inspecteur d’Académie à qui nous avions exprimé nos craintes concernant les suppressions de postes et le passage des Bac Pro en trois ans.
Le projet semble maintenant devenir réalité pour le ministre concerné. De plus, le passage en trois ans des Bac pro n’est pas compensé par un CAP dans la filière plasturgie.
Mais plus grave, c’est la disparition de la filière MMIC (Métiers de la Mode et Industries Connexes) à Decazeville qui devrait disparaître. Cette filière est très dynamique à Decazeville. C’en est trop ! Les filles choisissant la voie de la filière professionnelle n’auront plus qu’une seule solution : la filière sanitaire et sociale. Il n’y a donc pas de possibilité de choix.

Vous pouvez signer la pétition à l’initiative de l’Intersyndicale des enseignants du Lycée Polyvalent de Decazeville pour dire « Non à la diminution de l'offre de formation sur le bassin de Decazeville ».

Vous pouvez également visionner deux vidéos réalisées pour l’occasion : la première est une fausse interview de Karl Lagerfeld et la seconde met en scène des top models qui défendent la filière MMIC de Decazeville.

La rentrée sera chaude au Lycée


rodez-intermittents.jpgLes intermittents du spectacle sont inquiets. Inquiets pour leur statut, mais également inquiet sur la place des acteurs de la culture en France et plus généralement sur la place de la culture et du spectacle vivant en particulier dans les politiques nationales et locales.
Les intermittents aveyronnais et leurs syndicats (SMAR CGT et SYNPTAC CGT) organisaient mardi dernier à Rodez, alors que se tenait à Paris les discussions sur l’assurance chômage, une manifestation ou les élus locaux en charge de la culture étaient invités.
Nous n’étions malheureusement pas nombreux, mais la rencontre fut intéressante.
Avec ma collègue adjointe à la culture nous avons fait part de notre inquiétude et de notre solidarité concernant leur statut et redit notre intérêt pour poursuivre une politique culturelle à Decazeville qui leur donne la possibilité de travailler. Nous avons rappelé que nous venions de recruter une chargée de mission pour le spectacle vivant au service culturel et un adjoint au régisseur de la salle de spectacle Yves Roques afin de favoriser notamment la diffusion de spectacle vivant à Decazeville.

Téléchargez ci-dessous l’invitation à cette manifestation :
communiqué intermittent du spectacle de l'Aveyron.pdf

Téléchargez l’article de Midi Libre :
RODEZ - Les intermittents aveyronnais inquiets.pdf


11/11/2008

Carnet de route (1915-1918) de Lucien Olivier de Faycelles

lucien-olivier-grande-guerr.jpg
Lucien Olivier était né en 1896 et avait été mobilisé le 13 avril 1915 pour la Grande Guerre.
Comme il était menuisier charpentier, il avait incorporé le 2ème Génie de Montpellier..
Il a connu le front en plusieurs endroits : la Somme, l’Argonne, l’Aisne, Verdun, les Eparges, la Lorraine.
Ses missions au Génie consistaient à construire des ponts, des baraquements, des soutènements pour les tranchées et les galeries, à réinstaller les barbelés détruits par les obus allemands…

Lucien Olivier était mon grand-père.

La lecture de son carnet de route m’a réellement fait toucher du doigt l’horreur de cette guerre, la dureté de la vie des poilus, l’amitié et la solidarité qui régnait entre-eux et sa nostalgie pour son petit village de Faycelles dans le Lot.

Victime d’une « pleurésie » due aux obus à gaz et d’une blessure à la cheville par un éclat d’obus, il a été démobilisé en juin 1918.
Dans son malheur, il a eu un peu plus de chance que ces millions de soldats de tous les pays envoyés au casse-pipe et disparus dans cette guerre.
Il est décédé prématurément à cause de cette maladie à l’âge de 44 ans en 1940.

la-paix-decazeville.jpgAujourd’hui, en allant à la cérémonie de la célébration du 11 novembre, j’aurais une pensée pour mon grand-père que je n’ai jamais connu, pour toutes les victimes de cette guerre et pour toutes les victimes des guerres en général.

En regardant le monument aux morts de Decazeville, je me tournerai plus particulièrement vers le bas-relief en bronze consacré à la Paix.

Plus jamais ça.

Vous pouvez télécharger le Carnet de route, ci-dessous (6,2 Mo) :
Lucien OLIVIER - Mon carnet de route - 1915-1918.pdf

Sur la photo en haut de note, mon grand-père est assis à gauche.

11/10/2008

Homo toxicus : tous intoxiqués

homo toxicus-affiche.jpg« Homo toxicus », c’est le titre du film documentaire de la cinéaste québécoise Carole Poliquin qui sera montré à Decazeville au cinéma La Strada le lundi 10 novembre à 21 heures. Le film sera suivi d’un débat en présence de la réalisatrice.

Dans une enquête inédite, menée avec rigueur et humour à partir de ses propres analyses de sang, la réalisatrice explore les liens entre ces substances toxiques et l'augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l'hyperactivité.

Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l'environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d'entre elles s'infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd'hui à nos enfants notre patrimoine toxique.

"Je ne veux pas faire peur avec mon film, dit la réalisatrice, mais je souhaite provoquer une conscientisation au fait qu'il y a un problème."

Les Verts du Bassin participent à l’organisation de cette soirée

Téléchargez l'affiche de ce film à Decazeville :
affiche homotoxicus.pdf

Téléchargez le tract :
tract sante et environnement.pdf

On parle de ce film sur Rue 89

25/09/2008

Mes derniers jours d’électricité nucléaire

enercoop-logo.gifCa y est ! J’ai passé le cap et je me sens soulagé.
A partir du 1er décembre prochain, mon habitation ne sera alimentée qu’avec de l’électricité d’origine renouvelable. Fini les watts nucléaires.
Plus les jours passaient, plus la politique d’EDF me rebutait : construction d’un réacteur nucléaire en France, puis annonce de la construction d’un deuxième et maintenant la main mise sur le nucléaire anglais pour des milliards d’euros. Non ! Je ne veux plus participer à la mise en danger des générations futures par un risque accentué d’accident nucléaire et par l’accumulation de déchets dangereux durant des milliers d’années.

J’ai choisi le fournisseur d’électricité Enercoop.
Enercoop parce que c’est une société coopérative et je suis donc sociétaire, et mon électricité est garantie d’origine renouvelable.

J’encourage bien sûr le maximum de personne à faire comme moi, et ce d’autant plus que cela ne supprimera aucun emploi localement puisque le réseau de distribution est toujours de la compétence d’ERDF.

Voir également le site des Amis de l'électricité verte et citoyenne, la vraie : les amis d'Enercoop