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27/08/2012

Vélo et TUB

vae-1935-2012.jpgOn a l’impression de découvrir maintenant les avantages du vélo à assistance électrique : énergie non polluante (lorsque l’on est abonné à Enercoop comme moi), aide important pour le pédalage qui réconcilie avec le vélo et permet de monter facilement des côtes, rapport poids de l’engin / poids de la personne à déplacer très favorable par rapport à la voiture électrique…

Ce que l’on oublie, c’est que cet engin ne date pas d’hier. En effet, les brevets ont été déposés au 19ème siècle et le premier vrai vélo a été commercialisé vers 1935. C’était un EMI-Philips construit aux Pays-Bas, pays du vélo. Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir la forte ressemblance entre ce vélo et un vélo actuel (mon vélo, un Matra i-speed Tourer X480). La petite différence réside dans l’emplacement du moteur qui est maintenant inclus dans le moyeu de la roue arrière. On peut admirer les magnifiques moufles qui permettaient d’utiliser ce vélo l’hiver.

Dans ce registre, la communauté de communes Decazeville-Aubin approche les 10 subventions pour l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique cette année. Si vous rajoutez ceux qui n’ont pas demandé cette subvention et acheté tout de même un VAE et ceux qui ont acheté un vélo normal cette année, le parc de vélo sur notre territoire est en train de prendre de l’ampleur. Il reste plus qu’à réaliser rapidement les aménagements cyclables prévus dans notre schéma modes doux datant de 2010 pour que tous ces cyclistes puissent rouler sur nos communes en toute sécurité.

tub-maurs2.jpgDe passage en vélo à Maurs hier, quelle ne fut pas ma surprise de voir le TUB faire le tour de ville. Non, il ne s’agissait pas du bus Citélis qui dessert nos communes urbaines. Pour sa fête locale, le comité des fêtes de Maurs organisait un corso fleuri et le Tub en question était un char fleuri représentant le TUB... le même qui défilait lors de la fête de Decazeville 2009. Cela n’a pas empêché le commentateur de nous dire que ce char fleuri représentant le TUB avait été construit par une association locale maursoise. Certes, les fleurs de papier décorant ce char de 2009 devaient sûrement être légèrement ternies et remplacées, mais le char d’origine a bien été monté à Decazeville. Le TUB à Maurs, c'est peut-être là un signe qu'il pourrait déborder sur certaines communes rurales du Bassin comme il en avait été question à un moment.

25/03/2012

L'eau, un bien commun inestimable pour la planète et l'Aveyron

eau,agriculture,pesticides,Retenues collinaires, microcentrales, barrages hydrauliques, renégociation des concessions pour les grand barrages du nord Aveyron, forages sur l’Aubrac… l’eau devient localement la convoitise de nombreux secteurs d’activité : agriculture, agroalimentaire, énergie, industrie, collectivités…

Les pollutions de l’eau souterraine ou de surface sont récurrentes et rarement, les responsables sont trouvés. Les réparations, lorsqu’elles elles sont possibles, sont aussi rarement assumées par les pollueurs pourtant identifiés.

L’UFC Que Choisir dénonçait il y a quelques jours, le fait que près de deux millions de personnes en France reçoivent une eau non conforme aux réglementations car trop polluée, près de 70 % de cette pollution provenant des pesticides, nitrates et sélénium.

De nouveaux dangers menacent cette ressource inestimable : sécheresses récurrentes dues au dérèglement climatique mais aussi permis pour l’extraction de gaz de schistes.

C’est aussi l’érosion des sols et l’artificialisation galopante de terres agricoles pour l’aménagement de zones d’activités, de lotissements, d’infrastructures de transport… qui menacent la circulation et la qualité des eaux de surface et empêchent cette eau de s’infiltrer dans les nappes phréatiques.

Le diagnostic est accablant.

eau,agriculture,pesticides,Pourtant, les lobbies industriels et agricoles soutenus par des notables et des hommes politiques influents continuent à le nier et s’organisent pour faire face à la contestation des citoyens de plus en plus inquiets.

Heureusement la résistance s’organise.

Globalement, le succès du récent Forum Alternatif Mondial de l’Eau qui s’est déroulé à Marseille du 14 au 17 mars 2012 en parallèle du forum mondial de l’eau organisé par les multinationales de ce secteur, montre que l’on peut faire face à la manipulation et à la désinformation et faire des proposition audacieuses pour protéger et avoir une gestion citoyenne de cette ressource, bien commun de l’humanité.

Mais qu’en est-il localement ?

Pour nous en parler, Europe Ecologie – les Verts de l’ouest Aveyron a invité dans le cadre des Rencontres de l’Ecologie, deux témoins de notre département.

Yves ANGOY est un écologiste aveyronnais de la première heure. Cet Espalionnais amoureux de l’Aubrac et de ses boraldes suit tous les dossiers locaux touchant à la nature et particulièrement à l’eau.

Sa passion pour l'Aubrac l'a conduit à réaliser un film documentaire avec François Vieuxgué sur les derniers buronniers : Deux au Buron.

Marie-Claude CARLIN est élue à Rodez. Elle a suivi de nombreux dossiers touchant à l’eau, notamment lorsqu’elle était Conseillère Régionale.

Tous les deux sont impliqués depuis des dizaines d’années dans la défense  de la nature, de l’environnement et dans la protection de nos eaux de surface et souterraines.

Venez les rencontrer le :

Mercredi 11 avril 2012 à 20h30

à DECAZEVILLE

Salle n° 7 de la Maison des Sociétés

Esplanade Jean Jaurès (face au giratoire de la gendarmerie) 

Téléchargez le tract : EELV12- jeudis écologie DKZ-110412-web.pdf

22/03/2012

L’Orchestre de Chambre de Toulouse sur France Inter et à Decazeville

oct.jpgL’Orchestre de Chambre de Toulouse qui était déjà venu à Decazeville en 2009 sera de nouveau sur la scène de l’Espace Yves Roques le vendredi 30 mars à 20h30. Au programme : Mozart, de Léopold à Wolfgang. L’Orchestre de Chambre de Toulouse sous la direction de Gilles Colliard, invitera la chorale locale « En Sol Mineur » ainsi qu’une chorale de Maurs à les rejoindre pour quelques œuvres.

Les places sont numérotées et les réservations se font à l’Office de Tourisme de Decazeville au 05 65 43 18 36

Deux séances sont prévues à 14h30 et à 15h30 pour les collégiens et les lycéens.

C’est l’association « A Ciel Ouvert » qui organise ce spectacle.

carrefour de lodeon.jpgDans son émission quotidienne sur France Inter « Carrefour de Lodéon », Frédéric Lodéon a évoqué ce concert à Decazeville avec l’Orchestre de Chambre de Toulouse au tout début de son émission du 21 mars, que vous pouvez réécouter.

Photo : quelques musiciens de l'OCT pour une animation scolaire à Decazeville en 2009 : jlc

18/03/2012

Le scénario Négawatt expliqué à Rieupeyroux

EELV-ouest12 - Négawatt-220312-web.jpg« J’en fais le serment, nous défendrons l’industrie nucléaire française, capitale pour notre indépendance, pour notre compétitivité ». C’est la phrase qu’a prononcée le candidat Sarkozy à Villepinte le jour même, comble du cynisme, du premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima et jour de la chaîne humaine contre le nucléaire dans la vallée du Rhône.

Au delà de l’idolâtrie légendaire de la droite libérale pour cette énergie mortifère, mais la droite n’est pas la seule, cette phrase contient deux fausses affirmations répétées à profusion pour qu’elles rentrent bien dans nos cerveaux.

Non, le nucléaire n’assure pas notre indépendance énergétique car l’uranium permettant de faire tourner les centrales françaises provient exclusivement de l’étranger, notamment du Niger où il est extrait dans des conditions environnementales, sociales et sanitaires déplorables.

Non le nucléaire n’est pas compétitif. Cette filière bénéficie depuis des dizaines d’années de mirobolantes subventions de l’Etat tant pour le fonctionnement que pour la recherche. De plus, la gestion des déchets durant des dizaines de milliers d’années, le démantèlement des centrales en fin de vie, la construction de centrales nouvelles (voir le doublement du coût de des EPR de Flamanville et en Finlande), la sûreté… sont très largement sous-estimés. Sans parler d’un accident sur une centrale dont la probabilité est importante comme l’a démontré Bernard Laponche.


chaine humaine 6 - piolenc - 110312.jpgIl faut sortir de cette énergie chère, dangereuse, qui ne supporte pas la démocratie. Et le plus tôt sera le mieux !

Mais il faut aussi anticiper la fin des énergies fossiles.

C’est ce à quoi se sont penchés les ingénieurs et spécialistes de l’association Négawatt depuis maintenant près de dix ans. Après un premier scénario en 2003, ils ont publié fin 2011 un scénario actualisé plus ambitieux, qui comprend 10 points clés.

C’est ce que viendra exposer Christian Couturier, ingénieur énergéticien membre de l’association Négawatt, à Rieupeyroux (salle Vitrée) le jeudi 22 mars, invité par Europe Ecologie - Les Verts de l'ouest Aveyron, dans le cadre des « Jeudis de l’écologie ».

Christian Couturier travaille également au pôle Energie de l’association Solagro, dont le projet est d’ouvrir d'autres voies pour l'énergie et l'agriculture, pour une gestion économe, solidaire et de long terme des ressources naturelles (énergie, biodiversité, eau, air,...).

Solagro a produit l’an passé le scénario Afterres2050, un travail important sur l'utilisation des terres agricoles et forestières en France.

Christian Couturier a également travaillé sur le projet EVAM de méthanisation du plateau de Montbazens, projet qui est né à la communauté de communes Decazeville-Aubin lors d’une réunion en juin 2005.

nucléaire,négawatt,énergies renouvelablesL'ouvrage de 370 pages expliquant en détail le scénario Négawatt, "Manifeste Négawatt", écrit par Thierry Salomon, Marc Jedliczka et Yves Marignac et édité par Actes Sud - Colibris, sera en vente le soir même de la conférence au prix de 20 euros.

L'article de La Dépêche du Midi : Rieupeyroux, une fois par mois, rime avec écologie

Covoiturage à partir de Decazeville : 0685390498

A partir de Najac: 06.86.54.74.94 (Magali BRU)

Photo : Chaîne humaine contre le nucléaire : jlc

02/03/2012

Faut-il augmenter actuellement la fiscalité locale des ménages ? J’ai dit non !

fiscalite.jpgLes comptes administratifs et les budgets étaient au menu du conseil communautaire d’hier soir. Je suis intervenu lors du vote concernant les taux de la fiscalité locale.

Pour le taux d’augmentation de la CFE (Contribution Foncière des Entreprises) le débat a été court puisque ce taux est limité par la plus faible évolution des taux moyens pondéré de la TH ou de celui de la totalité des trois taxes (TH + FB = FNB) de nos cinq communes entre 2009 et 2010.

Le Versement Transport avait été également fixé lors d’une précédente délibération à 0,50 % pour 2012.

Reste le taux d’augmentation des trois taxes touchant les ménages : TH : taxe d’habitation, FB : foncier bâti et FNB : foncier non bâti.

 Je dois avouer que j’aurais préféré que nous ayons ce débat sur la fiscalité et les budgets bien en amont, au cours d’un bureau communautaire ou d’un conseil communautaire privé par exemple. Cela nous aurait permis d’en discuter entre nous et d’en parler à nos collègues élus dans nos communes respectives. Nous avons malheureusement reçu ces documents il y a seulement quelques jours.

 Le taux d’augmentation de la fiscalité proposé (1,5 %) est certes moindre que le coût de l’inflation, mais la période que nous sommes en train de vivre est extrêmement difficile pour les ménages.

 Nos concitoyens prennent déjà de plein fouet depuis quelques mois les mesures d’austérité injustes décidées par le gouvernement français par trois plans de rigueur avec entre autre :

-       Le relèvement du taux de la TVA réduite (à partir d'avril) qui ne touchera certes pas encore les produits alimentaires, mais qui touchera beaucoup de produits et de services comme les transports collectifs par exemple.

-       La nouvelle taxe sur les assurances complémentaires santé (1,2 milliard)

-       Des prestations sociales revues à la baisse : économies de 500 millions (gel à 1% d’augmentation)

-       La baisse des dépenses de la sécurité sociale (700 millions d’économie)

Toutes ces mesures impactent déjà fortement le budget des ménages.

Rajoutez la hausse inéluctable des produits pétroliers, de l’énergie en général et de beaucoup d’autres produits et services indispensables à la vie de tous les jours.

Sans vouloir noircir le tableau exagérément, nous savons que nous avons sur notre territoire une population fragile :

-       Revenu salarial moyen faible : 16 900 € brut annuel en 2008 (contre 19 200€ en Aveyron)

-       Une population âgée qui ne voit pas ses retraites augmenter et qui possède des habitats surdimensionnés car elles vivent souvent seules.

-       Un large partie de la population qui bénéficie de prestations sociales…


Beaucoup de collectivités se posent actuellement la question de geler la fiscalité locale en 2012 ou de l’augmenter de façon insignifiante.

Le Conseil Général de l’Aveyron (à majorité de droite) a décidé lundi dernier de ne pas augmenter la fiscalité du département

Nos collègues de Figeac Communauté et de la ville de Figeac viennent de prendre la sage décision de geler la fiscalité locale.

Cette hausse de la fiscalité nous apporterait une somme supplémentaire d’un peu moins de 43 000 € sur un budget global de presque 32 millions d’euros, soit 0,13 %. C’est dérisoire !

Certes, je suis conscient que nous nous privons aussi de cette somme pour les années futures.

Mais, à la période que nous vivons, avec les difficultés grandissantes que rencontrent nos concitoyens, il me semble difficile de faire peser à notre tour un fardeau supplémentaire sur leurs épaules.

Je pense que nous arriverons à trouver 43 000 € d’économies à répartir sur les budgets que nous allons examiner, plutôt du côté du fonctionnement.

Bien entendu, lorsque les jours seront meilleurs pour nos concitoyens, j’espère le plus tôt possible, nous pourrons alors revoir cette fiscalité.

Je ne suis d'ailleurs pas fondamentalement opposé à une augmentation de la fiscalité. J’ai voté ces dix dernières années pour les augmentations proposées en conseil communautaire. Mais cette année, c’est impossible.


J'ai donc fait la proposition de geler la fiscalité des ménages pour cette année.

J’ai été le seul.

Tous les autres, socialistes et communistes compris, ont décidé d’augmenter la fiscalité pesant sur nos concitoyens de 1,5 %. A désespérer de la gauche locale.

17/01/2012

Quelle évolution pour la Découverte

lac vu de cantagrel-web.jpgL’ancien site minier de la Découverte à Decazeville est devenu un lieu magnifique où de nombreux amoureux de la nature et du calme aiment à se retrouver, notamment les week-end. Mais c’est aussi un lieu où l’on peut pratiquer de nombreuses activités sportives et de loisir. Des itinéraires pour la pratique de la randonnée pédestre, cyclable et équestre devraient voir le jour bientôt grâce au travail du conseil de développement « Vivacité » qui a organisé ces dernières semaines des réunions dans ce sens avec les associations et les usagers du Parc Intercommunal, espace artificiel devenu naturel de 535 hectares.

Le parapente devrait pouvoir se développer grâce à l’enlèvement prochain par RTE d’une ligne à haute tension inutilisée, qui gêne fortement les parapentistes.

Mais le lac de la Découverte peut également participer à cette dynamique.

Idéalement situé en lisière de la ville, à proximité des commerces, d’un arrêt du TUB, de la zone du Centre, ce lac de 9 hectares devrait permettre la pratique de nombreuses activités.

Soyons clairs. La Découverte de Decazeville ne sera jamais Cap Découverte de Carmaux. Et c’est tant mieux pour les contribuables locaux et régionaux. Mais il y a à Decazeville la possibilité de réaliser sur cet espace, des équipements demandant des investissements modérés qui permettront de développer une activité touristique complémentaire tout en servant aux habitants de notre territoire.

Les premiers résultats d’analyses bactériologiques de l’eau pour une pratique éventuelle de la baignade sont encourageants.

Cette année, la Fédération de l’Aveyron pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique  devrait réaliser une étude pour la valorisation halieutique du plan d’eau de la Découverte.

Et dimanche dernier, c’est le Club Subaquatique Ruthénois qui est venu faire une reconnaissance des lieux. Vu la température extérieure proche du 0° C, il a fallu beaucoup de courage aux plongeurs pour goûter une eau qui était entre 8 et 11° C selon la profondeur. Encore merci à ce club de plongée.

Le but était d’avoir une meilleure connaissance de ce lac qui a été créé il y a maintenant une dizaine d’années.

Comment a évolué le fond ? Y a t’il une faune aquatique ? L’eau est-elle claire ?

Mais aussi : peut-on faire de la plongée dans ces eaux et éventuellement en faire une activité pour ce site ?

La réponse est dans la petite vidéo tournée dimanche et les articles de presse ci-dessous.


PLONGÉE DANS LE LAC DE LA DECOUVERTE À DECAZEVILLE par decazeville-bassin

L’article de Centre-Presse et Midi Libre : On a plongé dans le lac de la Découverte.pdf

Les articles de La Dépêche du Midi : Des plongeurs dans le lac de la Découverte

Les projets sur le site de Decazeville

15/01/2012

Les jeudis de l’écologie à Rieupeyroux le 19 janvier prochain avec Pierre Barriac

Rieupeyroux-jeudis de l'écologie.jpgAprès plusieurs réunions dans d’autres départements voisins, les jeudis de l’écologie arrivent en Aveyron. Ce sera le 19 janvier à 20h30 à la salle Vitrée de Rieupeyroux. Le thème choisi sera l’énergie et plus particulièrement les énergies renouvelables.

Le témoin de cette réunion sera Pierre BARRIAC, agriculteur à Rhôdes de Miquels sur la commune de Rieupeyroux.

Pierre Barriac a réussi de faire de sa ferme un outil de démonstration pédagogique de ces nouvelles énergies pour les scolaires, associations ou toute personne intéressée par ce sujet.

éolienne barriac.jpgNous profiterons donc de son expérience vraiment originale et de ses multiples connaissances sur les ressources énergétiques en France et plus particulièrement en Aveyron. Avec lui, nous aurons une meilleure compréhension des  énergies fossiles et renouvelables et leurs effets sur la planète.

Nous verrons enfin comment un meilleur comportement de chacun d’entre-nous en matière de consommation d’énergies, de transport, d’alimentation… peut changer beaucoup de choses.

Cette première réunion dans l’ouest Aveyron sera suivie par d’autres à Villefranche et sur le Bassin de Decazeville durant ce premier semestre 2012.

L'article de La Dépêche du Midi du 16 janvier 2012 : Rieupeyroux - Rencontre autour de l'écologie : c'est le jeudi

L'article de Centre-Presse : Pierre Barriac - le pionner des énergies renouvelables.pdf

Photo : l'éolienne installée par Pierre Barriac sur ce magnifique paysage de Rieupeyroux

Cliquez sur les photos pour les agrandir

23/12/2011

Véloroute ou voie ferrée ? Les deux, mon général !

capdenac.jpgJe viens de signer la pétition demandant la réhabilitation de la voie ferrée Cahors – Capdenac. Certes, les termes de cette pétition ne me conviennent pas totalement car ils tendent à opposer la voie ferrée à la véloroute de la Vallée du Lot. On ne doit surtout pas opposer ces deux projets et je l’ai bien sûr précisé dans les commentaires à ma signature.

Il faut bien évidemment, et je le dis depuis longtemps, conserver cette voie ferrée, cinquième branche de l’étoile ferroviaire de Capdenac, et la réhabiliter.

Les élus Europe Ecologie – Les Verts du Conseil Régional Midi-Pyrénées se sont également prononcés sur cette position en commission permanente du 16 décembre 2010. Je me permets de le rappeler car des personnes mal intentionnées se permettent de dire le contraire actuellement dans certaines réunions.

Mais on doit également aménager la véloroute de la Vallée du Lot dans le département du Lot. On peut, par exemple, réétudier l’itinéraire proposé par la pré-étude de faisabilité de 2001.

Et on doit bien sûr poursuivre la réalisation de cet axe dans l’Aveyron. Mais là, c’est une autre histoire, vu l’intérêt de nos élus départementaux pour le tourisme cyclable et les déplacements à vélo en général !

20/12/2011

Stop à l'artificialisation galopante de nos zones rurales

Hymes - Agriculture OUI.jpgVoie de dépassement de la Côte d’Hymes, une gabegie financière et un environnement agricole et naturel menacé

Ainsi donc, les travaux pour la création d’une voie de dépassement sur la RD 840 au lieu dit côte d’Hymes, devraient débuter.

Coût estimé de ce chantier : 6 millions d’euros. Mais on sait très bien que dans ce genre de travaux, il y a fréquemment des mauvaises surprises et le montant initial prévu est souvent largement dépassé. D’autant plus que la construction de cette nouvelle voie va nécessiter des ouvrages d’art et des terrassements importants sur des terrains qui présentent parfois des versants potentiellement instables. Des phénomènes de fluages et de glissements plus ou moins récents sont d’ailleurs biens visibles.

Sans être fondamentalement opposé à un créneau de dépassement sur ce secteur, il nous semblait possible et souhaitable de le créer sur le tracé de l’actuelle route sans empiéter sur des terres agricoles. D’autant plus qu’à la suite des divers aménagements de ce tronçon de la RD 840 (ex RN 140), le département a gardé de nombreuses emprises qui sont actuellement des dépotoirs. Le coût des travaux aurait été divisé par trois ou quatre, paramètre important dans la période difficile que vivent les collectivités et l’Etat qui se doivent donc de montrer l’exemple. Tant que rien n’est définitif, il n’y aurait d’ailleurs aucune honte à revenir sur ce projet et à réétudier cette option. Au contraire.

On ferait d’une pierre deux coups : aménager ce créneau de dépassement à moindre coût et avec un impact modéré sur l’environnement, notamment sur la circulation des eaux de surface et sur l’artificialisation de l’espace agricole.

Ce projet a également posé localement un problème d’indemnisation des agriculteurs touchés par les travaux. Si des solutions ont été trouvées pour la plupart, quelques uns sont fortement lésés alors qu'ils ne demandaient ni plus ni moins qu’un échange de parcelles sans perte de surface d'exploitation.

José Bové est intervenu auprès du Conseil général et nous sommes intervenus auprès du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement pour qu’une solution amiable soit trouvé.

Les élus régionaux EELV sont également intervenus afin de trouver une solution à ce problème car, ne l’oublions pas, la Région Midi-Pyrénées finance ce projet d’aménagement à hauteur de 2,2 millions d’euros.

A ce jour, les autorités et collectivités responsables semblent camper sur leurs positions.

Mais il n’est pas trop tard et une solution peut encore être trouvée.

Dans ce dossier, on peut également regretter la discrétion des instances agricoles, Chambre d'Agriculture et syndicats, qui interviennent pourtant fort justement pour dénoncer la consommation de foncier agricole au profit d'autres usages.

za auzits1.jpgEnfin, Europe Ecologie – Les Verts de l’Ouest Aveyron sera très attentif à l’évolution de l’urbanisation sur le secteur de la Côte d’Hymes.

L’artificialisation des sols de ce secteur aurait des conséquences importantes pour la basse vallée du Riou Mort lors d’épisodes pluvieux violents. Cette zone, qui sera déjà impactée par la future voie, est située en grande partie sur des sols qui agissent en éponge en amont de Firmi et retiennent les eaux de ruissellement.

Si une urbanisation y était réalisée, les eaux de ruissellement s’écoulant de tout le secteur de la Côte d’Hymes débouleront rapidement dans la vallée du Riou Mort (via notamment le Riou Vernhe) car elles ne seront plus ralenties et les risques d’inondations brutales seraient grands.

Il faut donc arrêter tout projet d’urbanisation sur ce secteur comme plus généralement sur toute zone agricole et y favoriser au contraire le maintien et l'installation d'agriculteurs et le développement de l’agro-tourisme.

Les solutions pour créer des zones d’activité résident maintenant dans la réhabilitation des friches industrielles, dans la densification et la restructuration des zones d’activité existantes et éventuellement dans le changement éventuel de la destination des sols de certaines activités existantes.

Comme pour le projet des Portes du Tarn à Lavaur, les militants et élus locaux et régionaux Europe Ecologie – Les Verts y veilleront.

 

Photos :

1 – jlc - Un terrain qu'il serait souhaitable de laisser en zone agricole

2 – jlc - Une vue prise le 2 août dernier d’une partie de ce magnifique secteur agricole et naturel menacé par une route et peut-être une zone urbanisée

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

Notes et annexes :

L’article de la Volonté Paysanne : B Apparu - Nous devons protéger le foncier agricole : B Apparu - Nous devons protéger le foncier agricole.pdf

Courrier envoyé à Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat, chargé du Logement, auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement : Courrier Benoist Apparu.pdf

Réponse de Benoist Apparu : Apparu - Réponse MEDDTL.pdf

Réponse de la Préfecture de l’Aveyron : Réponse Préfecture - 061211.pdf

Courrier de José Bové : Bové - Hymes - Courrier J Bové à CG 12.pdf

Avis d’Europe Ecologie – Les Verts de l’ouest Aveyron à l’enquête publique sur l’aliénation d'une partie de chemin rural au lieu dît " Igue du Moulin" : Avis EELV - Enquête publique chemin d'Auzits.doc

Un récent article de la Volonté PaysanneLes Safer veulent stopper le gaspillage du foncier agricole : Les Safer veulent stopper le gaspillage du foncier agricole.pdf

Une étude du cabinet Opéra réalisé en 2005, « Schéma Territorial des Infrastructures sur les territoires des Pays Est Quercy et Rouergue Occidental » note les problèmes d’inondabilité que pourrait entraîner l’urbanisation du secteur de la Côte d’Hymes :

P 72 : « Le site n'est pas simple et un certain nombre de vérifications devront être faites, notamment vis à vis de l’inondabilité mais surtout parce que ce secteur sert de bassin perméable juste en amont des secteurs urbanisés du bassin »

Communiqué d'Europe Ecologie - Les Verts de l'ouest Aveyron du 20 décembre 2011 : Auzits - Voie de dépassement de la Côte d’Hymes - CP EE-LV ouest 12 - 201211.pdf

Cette note reprise sur le site d'Europe Ecologie - Les Verts Midi-Pyrénées : Stop à l'artificialisation galopante de nos zones rurales

Courrier à Madame la Préfète du 7 janvier 2012 : Hymes - Courrier Mme la Préfete - 070112.pdf


La presse et les médias audiovisuels :

Radio Totem : Flash de 6 h 30 du 21 décembre 2011 : 

podcast

Radio Totem : Flash Article : cliquez sur la photo pour agrandir

Totem - Auzits - un créneau de dépassement sur la RD 840.jpg







Centre Presse du 21 décembre 2011 : Côte d'Hymes - Le créneau de dépassement pour 2013.pdf

La Dépêche du Midi du 21 décembre 2011 : Côte d'Hymes : le créneau de dépassement est lancé

La Dépêche du Midi du 21 décembre 2011 : Rififi foncier à Auzits

La Tribune du 21 décembre 2011 : Chaque seconde, 26 m2 de terres agricoles disparaissent en France

Centre Presse du 26 décembre 2011 : Côte d'Hymes - Les Verts dénoncent le projet routier.pdf

Je précise que la route ne passera pas au milieu du champ comme indiqué sous la photo illustrant l'article, mais sur le côteau, après la haie qui abrite le Riou Vernhe

Les 4 Saisons du jardinage bio - Janvier - Février 2012 : Campagnes - Résister au grignotage - 4 Saison jardinage bio 192 - 01-02-2012.pdf

La Volonté Paysanne du 5 janvier 2012 : Le foncier agricole pourra-t-il répondre au défi alimentaire ?.pdf

29/11/2011

Violences faites aux femmes : en France aussi

On ne peut qu’être horrifié par l’agression dont a été victime la journaliste de France 3 Caroline Sinz sur la place Tahrir au Caire et lui apporter toute notre sympathie et notre soutien.

On se dit que de telles agressions publiques contre les femmes ne peuvent pas exister en Europe. Malheureusement si ! Et même dernièrement en France. Le 8 octobre dernier.

C’est une vidéo qui hante mes pensées depuis que je l’ai vue. Cette vidéo ne vient pas de Kaboul ou d’un pays africain ou l’on lapide encore des femmes. Non, elle a été tournée en France, dans un petit bourg du Gard aux portes de Nîmes.


Rassemblement anti corrida arène rodilhan (08.10... par licaon

Comment, dans un pays qui se dit civilisé, des humains (principalement des hommes) peuvent-ils basculer dans un tel déchaînement de violence à l’encontre d’autres êtres humains (notamment des femmes) venus manifester et dénoncer pacifiquement leur horreur de la corrida.

Comment des hommes arrivent-ils à proférer de telles insultes, à frapper d’autres hommes et femmes pacifiques à terre, à essayer d’humilier par des attouchements des femmes !

Mais aussi quelle honte de voir des élus ne pas tenter de calmer cette foule haineuse et même parfois de l’encourager ou d’en rire ! Puisqu’il faut bien les citer, honte à Jean-Paul Fournier, sénateur maire UMP de Nîmes ! Honte sur le député du Nouveau Centre Yvan Lachaud et sur le maire de Rodilhan, présents dans les arènes et se délectant de ces violences.

CORRIDA - RODILHAN - Une femme qu'on humilie.jpgCette violence est pour moi inexplicable. Est-ce un effet de foule ? Avons-nous dans notre inconscient un instinct barbare qu’une partie d’entre-nous n’arrive pas totalement à maîtriser ? Pourquoi s’en prendre principalement aux femmes ?

Quel courage il a fallu aux hommes et aux femmes qui ont subi ces sévices. Quelle détermination et quel calme face à ce déchaînement de violence et de lâcheté.

Tout comme il faut beaucoup de courage à Caroline Sinz pour surmonter cette épreuve et oser porter plainte contre ses agresseurs.

Il faut que la justice soit claire face à de tels agissements et punisse les agresseurs, en Egypte comme en France.

24/07/2011

Evolution des intercommunalités : des délibérations ambiguës

Carte interco.jpgJ’avais déjà précisé dans une précédente note le caractère peu démocratique dans lequel était mis en place ce processus d’élargissement des EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale).

 Mais il y a quelque chose de désespérant à voir les atermoiements de certaines collectivités locales dans ce processus. Dans ce « jeu des égo » « moi je suis la plus belle, je ne veux pas me marier avec la voisine parce que la dot n’est pas intéressante, parce que elle n’est pas jolie, parce qu’elle n’a pas d’avenir… », certaines communes et communautés ne sont pas en reste. Des communes ou communautés de communes sont-elles beaucoup plus riches ou beaucoup plus endettées que d’autres sur notre territoire ? J’ai bien peur que toutes soient au même niveau et que l’avenir nous réserve beaucoup de difficultés si nous ne nous unissons pas.

Des questions subsistent. Pourquoi la ville de Decazeville et la communauté de communes Decazeville-Aubin ont-elles dénigré la communauté de communes de la Vallée du Lot sur leurs délibérations (voir en bas de note pour les télécharger), pour les inclure tout de même dans leurs propositions définitives de périmètre ?

Mais il faudra également que M le Maire de Flagnac et président de la communauté de communes de la Vallée du Lot m’explique et surtout explique aux habitants d’Agnac (commune de Flagnac) et des autres communes de sa communauté qui travaillent pour la plupart à Decazeville, Viviez ou Aubin…, fréquentent les associations de Decazeville, vont au cinéma, aux spectacles et loisirs à Decazeville, pratiquent une activité culturelle ou sportive à Decazeville… qu’il va falloir désormais travailler avec les communes du canton de Conques et surtout pas avec Decazeville. Je n’ai bien sûr rien contre le canton de Conques, mais il y a des décisions de certains élus qui sont difficiles à comprendre.

Pendant ce temps, les autres avancent. Villefranche est en train de réaliser une communauté avec un périmètre intéressant et Figeac a déjà une communauté avec plus d’une trentaine de communes.

Pourquoi j’ai voté la délibération de la communauté de communes et pas celle de la commune de Decazeville ?

cc.jpgComme je l’ai dit en conseil municipal et communautaire, je souhaitais un texte positif :

-      qui incite l’Etat et la CDCI à aller dans le sens de nos propositions

-      et qui donne envie aux collectivités avec qui nous souhaitons travailler de nous rejoindre

Sur ces deux points, c’est raté !

Dans les deux délibérations, je trouve très sévère le diagnostic sur la fusion des intercommunalités Decazeville-Aubin et de la Vallée du Lot

-      d’abord parce qu’il ne s’agit que d’une étape intermédiaire dans le processus de fusion proposé par le SDCI

-      parce que cette fusion apporte des espaces agricoles, forestiers et naturels, espaces qui prendront de plus en plus de valeur à l’avenir,

-      ensuite parce qu’avec le potentiel touristique des deux communautés de communes, l’offre devient réellement intéressante.

-      Et enfin parce qu’il s’agit d’une fusion naturelle ; de nombreuses passerelles entre les populations existent entre les deux communautés et qu’il serait ridicule que les élus soient les derniers à s’en apercevoir.

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15/07/2011

La vie après le charbon sur papier glacé

La vie après le charbon - Friture.jpgLe numéro 13 de Friture, le média des possibles dans le Grand Sud, vient de sortir. Dans ce numéro, on peut retrouver l’article de Christophe Pélaprat consacré à Decazeville : la vie après le charbon. Cet article, d’abord sorti en version électronique sur le site de Friture, avait été repris par le site d’informations en ligne Médiapart.

Dans ce numéro qui marque une nouvelle étape de ce magazine, vous trouverez un entretien avec Paul Ariès « le défi de ce siècle est d’aller vers moins de biens et plus de liens », un article sur les éco-hameaux dans le grand sud et le manque de soutien politique des élus locaux, des dessins de Samson dont un reportage dessiné sur les déboires de Tom et Léa et leur yourte ariégeoise...

J’ai une quarantaine d’exemplaires de ce numéro que je peux mettre à votre disposition (1,50 euro le numéro). Téléphonez-moi au 06 85 39 04 98 ou contactez-moi par mail.

24/05/2011

Intercommunalités : les citoyens et les écologistes oubliés

Carte interco.jpgLes grandes manœuvres pour se partager les pouvoirs locaux ont débuté. Et dans cette bataille, les grands perdants sont les habitants ballottés d’un territoire à l’autre sans qu’on leur demande leur avis.

Si les cartes proposées par les Préfets doivent recueillir l’avis des instances d’élu-es, il n’est à aucun moment prévu que les citoyens soient consultés. On va encore un peu plus éloigner les habitants de décisions importantes qui les intéressent au plus haut degré. Et après, on s’étonnera qu’ils ne vont plus voter.

Que penser aussi de la composition de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale où l’on s’est soigneusement partagé les rôles entre notables Aveyronnais en évitant de demander à certaines minorités politiques, notamment aux écologistes qui représentent maintenant plus de 10 % des votes en Aveyron, si certains élus désiraient intégrer cette commission. C’est d’ailleurs un problème national puisque la représentation de l’écologie politique est quasi nulle dans toutes les CDCI.

Mais dans ces transactions pour les découpages de territoires, mon inquiétude réside dans le fait que des territoires vécus dans la vie quotidienne des habitants ne voient pas le jour parce que certains petits ou grands élus n’en veulent pas pour une vision essentiellement politique. La peur des élus des petites communes d’être « avalés » par les communes plus importantes est certes compréhensible. Mais rester coincé sur son petit territoire alors que la réalité de la vie quotidienne des habitants dépasse largement ce petit territoire conduit à un repli et à un déclin en termes d’activités économiques, culturelles et associatives. Les citoyens participent déjà à ces territoires élargis. On le voit notamment dans la fréquentation des associations où les adhérents viennent de diverses communes rurales et urbaines locales.

On le voit aussi dans les trajets domicile-travail où beaucoup d’habitants des communes rurales viennent travailler dans les communes urbaines.

On le voit dans les activités culturelles, sportives et festives où les habitants de toutes les communes participent sans tenir compte des frontières intercommunales actuelles.

Les communautés de communes du Bassin Decazeville-Aubin et celle de la Vallée du Lot ont un destin commun auquel peuvent se joindre certaines communes isolées comme Bouillac. Ce territoire constitue un vrai territoire de projets avec des complémentarités évidentes.

Quant au SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), je maintiens la position que j’avais exprimé lors du conseil municipal de décembre dernier, à savoir la création d’un SCOT sur le territoire du Pays du Rouergue Occidental. Un SCOT a une autre dimension que l’intercommunalité. Ce n’est en rien un périmètre administratif ni gestionnaire. Il vise à répondre à des menaces importantes qui pèsent globalement sur notre planète mais également sur nos territoires : étalement urbain, surconsommation d’espaces, dépérissement de certains quartiers, ségrégation sociale et inégalités écologiques, surcoût des infrastructures, déploiement des transports collectifs et écologiques, réchauffement climatique… L’aire du Pays Rouergue Occidental me semble la plus évidente pour répondre à ces enjeux et pour ne pas être écrasé face aux deux SCOT qui se précisent autour de nous : celui du Pays Ruthénois et celui du Pays de Figeac. Il est évident que des passerelles doivent être construites avec ces deux entités à travers une charte Interscot.

Quoi qu’il en soit, dans le cas de l’évolution de intercommunalité comme dans celui de la création du SCOT, il me semble maintenant nécessaire d’informer la population sur ces deux grands enjeux à travers des réunions publiques où la parole leur serait donnée.

11/05/2011

Une aide pour l’achat de vélos à assistance électrique à Decazeville

primevae.jpgOn va dire que Decazeville suit la mode des subventions municipales à l’achat de VAE (vélo à assistance électrique) qui se multiplient en France. Certes, nous ne somme  pas les inventeurs de ce concept, mais nous y réfléchissions depuis maintenant quelques mois au sein du groupe de travail « Transport et Mobilité » de la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin. Il fallait juste que le budget communautaire soit voté pour mettre en place pratiquement cette aide.

Le vélo à assistance électrique représente réellement un plus par rapport au vélo ordinaire. Pour les personnes n’étant des cyclistes chevronnés et entraînés, l’aide du moteur permet de pratiquer le vélo en toute sérénité : monter des côtes difficiles et assurer des trajets un peu plus longs, tout cela sans arriver en sueur au travail, au ciné où ailleurs.

vae-belvédère-ladécouverte.jpgPossédant un VAE depuis maintenant deux mois, j’ai été conquis par les possibilités qui me sont maintenant offertes. J’ai opté pour un VAE pliable (pour rentrer éventuellement dans le coffre de ma petite C1) mais suspendu et confortable.  Que ce soit en ville ou sur les chemins de la Découverte, ce vélo franchit tous les obstacles et l’autonomie et la puissance m’ont réellement séduit.

Cette aide pour l’achat de VAE n’est que la suite logique d’une politique locale qui veut favoriser les moyens de déplacements alternatifs à la voiture particulière.

Le premier volet a été de mettre en place une ligne de transports collectifs sur le Bassin. La réussite incontestable du TUB (Transport Urbain du Bassin) nous impose de poursuivre son développement. Cela va être maintenant possible grâce à la mise en place du « Versement Transport », cotisation sociale que devront payer tous les employeurs (publics ou privés) de plus de 9 salariés, mais aussi grâce à la réponse positive à notre dossier d’appel à projet « Pôles d’excellence rurale 2010 ».

Rappelons que, dans ce dossier, la Communauté de communes du Bassin Decazeville – Aubin est porteuse d’un projet de regroupement des professionnels de santé sur 2 sites, et d’amélioration des déplacements pour l’accessibilité à cette offre de soins, et d’une façon générale à tous les équipements et services du territoire.

Une réflexion pour une deuxième ligne de transports collectifs ainsi que pour la mise en place du Transport A la Demande (TAD) va débuter prochainement.

Favoriser les modes de déplacements doux sécurisés

C’est le deuxième volet du Plan Global de Déplacement du Bassin.

Suite à l’adoption du Schéma des déplacements doux par la communauté de communes en 2010, il faut maintenant passer aux travaux pratiques. Dans ce cadre, nous avons rencontré toutes les communes afin de faire un point technique sur les aménagements à réaliser. En effet, ces aménagements, qui concernent tant les pistes que le stationnement des cycles, doivent être réalisés par les communes.

Nous avons également rencontré les deux conseillers généraux du territoire afin de voir les complémentarités avec les routes départementales.

laubarède.jpgNous avons notamment évoqué les travaux sur la RD 840 à Laubarède qui représentent un danger évident pour la circulation des cyclistes, notamment l’étranglement de la chaussée au niveau des ponts sur le Riou-Mort. Nous avons demandé la médiation du président du Conseil général et nous espérons rapidement aboutir à une solution. Laubarède constitue un point important pour notre terrtoire car c’est l’entrée du Bassin et de son futur réseau cyclable vers Decazeville (ancienne RD 840) et vers Aubin (RD 5). Mais c’est aussi c’est le point le plus proche de la future véloroute de la vallée du Lot situé seulement à 2,5 km. En matière touristique, il serait intéressant pour le Bassin d’aménager une liaison cyclable sécurisée entre ces deux points.

Rappelons que le projet de Véloroute de la Vallée du Lot va devenir une réalité puisque le Schéma régional des véloroutes et voies vertes de Midi-Pyrénées en cours de finalisation l’a retenue. Il reste aux collectivités concernées à donner maintenant les financements nécessaires à sa réalisation.

Une randonnée cyclable sur cette future véloroute « d’Aiguillon aux sources du Lot » est organisée en juillet pour sensibiliser sur ce projet. Elle passera par Livinhac le 9 juillet.

L’article de La Dépêche du Midi : Vélo électrique – Etre branché avec le Bassin

L’article de Centre Presse et Midi Libre : Le vélo électrique reçoit le soutien des élus.pdf

Téléchargez le Flyer de cette opération : Subvention VAE.pdf

09/05/2011

Ce n’est pas le travail que la droite veut réhabiliter, mais l’esclavage

lw.jpgQuel cynisme ! Après avoir organisé la rareté de l’emploi avec l’assouplissement des heures supplémentaires, l’allongement du départ à la retraite, la journée de solidarité et autres mesures libérales, le gouvernement, par la voix de Laurent Vauquiez, veut en plus punir les  plus pauvres des chômeurs en les obligeant à travailler gratuitement.

Alors qu’il y a en France plus de 4 300 000 de personnes privées d’emploi, le ministre des affaires européennes veut contraindre les victimes du Revenu de Solidarité Active (oui, victimes et non bénéficiaires, car ils préfèreraient travailler et avoir un revenu) à assumer cinq heures hebdomadaire de service social. Tout cela pour lutter contre les « dérives de l’assistanat ». Quelle honte de tenir de tels propos !

Si les privés d’emplois ont certes des devoirs, les personnes qui nous gouvernent en ont aussi un de primordial : organiser la société de manière à ce que chacun d’entre-nous ait un emploi, un revenu et une retraite dignes.

Ce n’est pas la première fois que la droite veut punir chômeurs touchant les minima sociaux. Déjà en 2007, l’inénarrable Jean Puech et l’actuel garde des Sceaux Michel Mercier voulaient mettre en place une allocation différenciée du RMI, « parce que il n’est pas normal de toucher 410 euros à Rodez et dans le centre de Paris ».

Revient Schœlcher, ils sont devenus fous !

Il est plus facile de stigmatiser les quelques « truqueurs » des minima sociaux que de s’en prendre aux riches fraudeurs fiscaux qui expatrient leur argent dans les paradis fiscaux.

Visiblement, la course à l’électorat du FN est lancée. Et le pire reste peut-être à venir.

06/05/2011

Un campement à Decazeville contre les lois sécuritaires

campement2.jpgLe "collectif 12 contre les lois liberticides" s’est créé afin de mobiliser sur la question des lois sécuritaires. Depuis ce vendredi, ils occupent une partie de la zone de « La Découverte », à Decazeville. 

La loi LOPPSI 2, « Loi d’Orientation et de Programmation Pour la Sécurité Intérieure » est une des dernières loi liberticide de Sarkozy. Elle renforce encore davantage l’Etat policier : expansion de la vidéosurveillance, élargissement des pouvoirs policiers, fichage intensifié de la population, instauration du citoyen-délateur, couvre-feu pour les moins de treize ans …

Jusque samedi soir, ce collectif invite tous celles et ceux qui le souhaitent à venir débattre de ce qui relève du contrôle social.

Le programme de ces deux jours est à télécharger ci-dessous :

campementdkz.pdf

L'article de La Dépêche du Midi du 7 mai 2011 : Un campement surprise pour dénoncer le "flicage"

L'article de Centre-Presse du 7 mai 2011Le collectif anti sécuritaire sur la zone des Equipages.pdf

28/03/2011

Decazeville à l’honneur sur Friture mag

decazeville-frituremag.jpg

Friture mag, le “ média des possibles dans le Grand Sud “ consacre un article sur Decazeville.

Christophe Pelaprat est venu passer une journée dans notre ville et a rencontré divers acteurs locaux. Je l’ai guidé une partie de la matinée à travers les quartiers et les lieux symboliques de la ville.

A Decazeville (Aveyron), la vie après le charbon

27 mars 2011par Christophe Pélaprat

Née pour le charbon, dévastée par la perte irréversible de son industrie, Decazeville n’est pas une ville comme les autres. Mais si la rupture fut douloureuse, ce n’en est pas pour autant une agglomération sinistrée. L’énergie, à défaut d’être fossile, se retrouve aujourd’hui dans la vitalité de ses habitants.

On l’appelle toujours le bassin. Il porte encore les stigmates de l’intense activité industrielle qui fit son heure de gloire. Collines noircies et pelées, bâtiments décrépis, densité d’un habitat disparate blotti le long d’une vallée étroite ; malgré une intense reconversion, les entrées de Viviez et de Decazeville n’incitent pas à l’arrêt touristique et tranchent d’emblée avec les charmes de la campagne environnante.

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27/03/2011

Et si on éteignait l’éclairage public ?

éclairage public,énergie,Tous ces lampadaires allumés à la nuit tombée et s’éteignant lorsque le jour se lève représentent un gaspillage énergétique énorme. Gaspillage qui a aussi un coût.

A Decazeville, la consommation de l’éclairage public est de plus de 1 million de kWh pour un peu plus de 87 000 euros. Cela représente le quart des consommations et des coûts de dépenses d’énergies.

Sur la communauté de communes, la consommation est d’un peu plus de 3 millions de kWh pour 241 000 euros. Cette consommation représente aussi 303 tonnes de CO2/an et 514 kg de déchets radioactifs, à vie longue et à vie courte, par an.

Si l’on rajoute les effets de cette pollution lumineuse nocturne sur la faune, notamment l’avifaune et les insectes, on comprend qu’il faut faire rapidement quelque chose pour diminuer l’impact de l’éclairage public. Voir la carte de la pollution lumineuse en Aveyron plus bas dans la note.

L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) milite pour la restauration et la défense de la qualité du ciel nocturne au plan national et international, notamment en luttant contre la pollution lumineuse.

Les solutions existent. Elles vont du remplacement des vieilles lampes énergivores, notamment de ces « boules » lumineuses qui éclairent plus le ciel que le sol, à la réduction des puissances à certains horaires, voire l’extinction totale de l’éclairage public de 23 h à 5 h.

Certains font valoir une meilleure sécurisation des voies de circulations éclairées. Rien n’est moins sûr puisque les études montrent que le confort et le sentiment de sécurité apportés par l'éclairage amènent les automobilistes à augmenter leur vitesse, ce qui entraîne des accidents plus graves. On pourrait plus sûrement augmenter la sécurité sur les routes en baissant la vitesse autorisée de 10 km/h la nuit.

Quant à l’insécurité qui constitue l’argument principal des opposants, les communes qui ont engagé l’expérience confirment qu’il s’agit essentiellement d’idées reçues, le vandalisme et le tapage nocturne étaient plutôt en régression après l’application de l’extinction. L’éclairage permanent créé une activité sociale nocturne qui génère des effets indésirables. Les fausses affirmations répandues à ce sujet prennent parfois la forme de pressions voire d’intimidations sur des élus locaux.

Quant aux cambriolages, il faut rappeler qu’ils ont lieu en journée à 80 %. Un système de détection de mouvement, qui déclenche la lumière en cas de présence, peut s’avérer plus dissuasif, le plus efficace étant le déclenchement d'une alarme qui fait fuir près de 95 % des intrus.

De nombreuses communes ont pris le parti d’éteindre leur éclairage public en totalité ou en partie et des mesures de diminution de cet éclairage. Elles sont regroupées au sein de “Villes et Villages Etoilés“ qui organise chaque année un concours.

éclairage public,énergie,Diverses actions existent pour sensibiliser sur ce sujet.

Earth Hour est un événement mondial à l’initiative du WWF durant lequel les citoyens, les pouvoirs publics, les villes et les entreprises éteignent leurs lumières pendant 1 heure pour lutter contre le changement climatique. Cette action a eu lieu samedi dernier et de nombreuses villes et monument dans le monde ont éteint leurs lumières.

Le Jour de la Nuit est une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse. Pour cela, l’événement repose sur l’organisation de manifestations et animations par une multitude de structures, associations et collectivités locales dans les territoires. La 3ème édition de cette opération aura lieu cette année le 1er octobre. 

La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) à édité un fascicule très complet sur ce sujet.

éclairage public,énergie,La Communauté de Communes du Bassin Décazeville-Aubin a décidé de sensibiliser sur ce sujet lors de la semaine du développement durable qui aura lieu cette année du 1er au 7 avril.

Elle organise une soirée conviviale le samedi 2 avril sur la commune de Firmi qui s’est montrée la plus volontaire pour organiser cette animation.

Elle se déroulera au hameau de La Besse Noîts sur les hauteurs du Bassin.

« Nuit noire à La Besse Noîts » vous propose par l’extinction de l’éclairage public de découvrir cette autre lumière chère à Edmond Rostand et de rompre avec les peurs ancestrales liées à l’obscurité.

Ainsi, cette soirée vous propose tour à tour, en compagnie de spécialistes, de contempler les étoiles avec Claire Henrion, de découvrir des textes lus par  Eléonore Eychenne sur le thème de la nuit, de déguster à l’aveugle des chocolats aux saveurs originales et d’apprécier l’arôme de cépages comme la teneur en bouche de vins divers proposés par des commerçants locaux.

Prévoyez des vêtements chauds et des chaussures de marche. Pensez à prendre une lampe torche et éventuellement une paire de jumelles

Une navette gratuite sera mise en place sous réserve d’un nombre suffisant d’inscriptions.

Inscription conseillée pour la soirée, indispensable pour les navettes

Office de tourisme de Cransac au 05 65 63 06 80

Office de tourisme de Decazeville au 05 65 43 18 36

 

Téléchargez la plaquette : web-tract semainedd.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Venez apprécier la nuit, le 2 avril, à La Besse-Noîts

19/03/2011

Désenclaver, désenclavement :

désenclaver,routes,RN 88,aéroport,

Mots utilisés par des hommes politiques et par des présidents de chambres consulaires pour justifier la construction d'infrastructures de transport pharaoniques et polluantes sur le dos des budgets des collectivités locales de préférence. Le but réel est de favoriser la mondialisation libérale, les lobbies du BTP, du pétrole, de l’automobile, des transports routiers de marchandises, de l’aérien, des grandes enseignes de la distribution, de la finance... 

Plus on fait dans la surenchère et la démagogie, mieux c'est.

En général, les pages de la presse quotidienne régionale leur sont grandes ouvertes, surtout en Midi-Pyrénées où le principal titre (et malheureusement unique titre dans certains départements) appartient à un notable politique cumulard du Tarn-et-Garonne bien connu pour ses positions pro-goudron, pro-nucléaire et anti-ours.

Citations :

J-C Luche, président du Conseil Général de l’Aveyron : « Je veux désenclaver ce département avec des routes neuves et les plus sûres possibles » - 7 janvier 2011

Manuel Cantos, président de la CCI, le 9 mars 2011 : « Comme le désenclavement routier se fait très lentement et que nous n'aurons jamais le TGV, il ne reste que l'aérien pour développer l'économie du département » 

Martin Malvy, président du Conseil Régional, le 11 septembre 2009, justifiant le financement de la Région au doublement de la RN 88 : «  Rien ne nous oblige à cet effort, si ce n'est ma volonté de permettre le désenclavement de Rodez »

Guy Durand, conseiller général de Millau, le 4 mars 2011 : « je considère que le désenclavement est la clef du département en Aveyron »

Ces phrases historiques de nos vaillants “désenclaveurs“ s’accompagnent en général de contrevérités et de mépris envers leurs contradicteurs.

Si vous n’adhérez pas à ce concept, malheur à vous ! Vous êtes un traître, un « has been », un anti-Français et anti-Aveyronnais, un « écologiste attardé qui veut retourner à la bougie », un baba, un bobo… 

Citations :

Didier Mai-Andrieu, conseiller général de Baraqueville, constatant l’opposition des Verts au doublement intégral de la RN 88, le 24 octobre 2009 : « Les Verts sont fous ou quoi ? La RN88 à 2x2 voies est un axe privilégié pour le développement de l'Aveyron. Le département en a trop besoin. On ne peut donc pas se permettre d'avoir des considérations métaphysiques de ce genre »

Stéphane Bultel, conseiller général de Rodez-Est, le même jour pour le même motif : « Et c'est tout de même un comble que les Verts condamnent le seul projet routier qualifié de développement durable »

Jean-Louis Chauzy, président du CESR, le 28 février 2011 : « Dire en 2011, pas d’aéroport, pas de LGV, pas d’autoroutes, pas de fret ferroviaire dans les Pyrénées, c’est programmer le doublement du chômage et la précarité et accumuler les retards »

Manuel Cantos, le 23 janvier 2011 : « Moi, ce qui me choque, ce sont huit millions d’euros nécessaires pour construire un pont afin de sauver des écrevisses à pattes blanches » 

En général les mêmes soutiennent aussi d’autres grands lobbies tout aussi polluants et destructeurs :

Jean-Louis Chauzy, qui n’est plus à une ânerie bêtise près : « L’énergie et la filière nucléaire doivent rester dans le domaine public pour préserver l’indépendance énergétique de la France et son excellence technologique » - 18 mars 2011

« Indépendance énergétique » avec le nucléaire ? Il n’est même pas au courant qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France ?

J’envisage de poursuivre ce dictionnaire des meilleurs mots des décideurs de notre région (et d’ailleurs). Les thèmes ne manquent pas : ruralité, développement durable, créer des emplois…

Vous pouvez bien sûr m’aider à relever des perles. 

Et vive les écrevisses à pattes blanches ! (Christian Laborde)

podcast

05/03/2011

Lettre ouverte d’Yves Frémion à André Oskola

Yves Frémion,cinéma,Millau,

Mon cher André,

 Au moment où, après 21 ans de bons et loyaux services, tu cesses ton activité à la tête des cinémas millavois, je voudrais te saluer au nom des habitants de la ville de Millau et des communes environnantes, à qui si longtemps tu as apporté ce contact avec tant d'oeuvres majeures, dans des conditions difficiles et avec tant d'intelligence.

Je ne sais si les Millavois réalisent la chance qu'ils ont eue ces années passées. Avec tes associés des débuts vous avez transformé une salle banale en un lieu d'excellence du cinéma français. Tu ne le sais sans doute pas, mais Millau est souvent cité dans les débats, tant au niveau national qu'européen (je peux en témoigner, ayant créé avec Léon Schwartzenberg et Roberto Barzanti l'intergroupe Cinéma au Parlement Européen, où l'expérience millavoise, dont j'avais donné les éléments, était montrée en exemple). Il suffit de se promener un peu dans les villes françaises pour s'apercevoir que ce qui a été réussi ici est exceptionnel : une salle projetant 130 films d'art & essai par an, dans une ville de 24 000 habitants, dont un taux d'abonnés exceptionnel. Sans oublier ce qui a été fait pour rouvrir et animer les salles de villages.

La façon indigne dont s'effectue ton départ, sous les indécentes calomnies de ceux que ton talent devait sans doute gêner, a créé dans la population un malaise relevé par nombre d'acteurs locaux, de tous bords politiques. Je tiens à y ajouter celui d'un écologiste engagé depuis 40 ans dans la culture, y compris locale. Ceux qui font la culture en Aveyron savent qu'ils doivent l'amener au public dans l'adversité résolue et constante de la plupart des politiques, de gauche comme de droite. La culture gêne, l'intelligence gêne, la réussite gêne. Dans le passé, nous avons connu la volonté de transformer les radios libres en « radio-monsieur-le-maire », les nominations contestées d'animateurs de lieux de spectacle, les pressions par chantage à la subvention, les lieux culturels récupérés pour en faire des salles de réunions ou des syndicats d'initiatives, et combien de manifestations ont dû fermer à cause de l'hostilité de certains élus ? Notre région n'a pas été épargnée par ces régressions et aujourd'hui, certains cantons restent vides de toute initiative, tant elles ont été découragées, vilipendées, chassées, au profit de fêtes municipales lamentables, de folklore passéiste ou de taureaux-piscine.

Tu viens d'être à ton tour éliminé simplement parce que tu faisais du bon travail. Le public, les citoyens, adoraient, se rencontraient, causaient, réfléchissaient. Scandale : les gens sont là pour consommer et rentrer se coucher ! Pas pour penser.

Je ne connais pas le nouveau gérant des cinémas, et n'ai rien contre lui. Je dis simplement que prendre de telles responsabilités dans ces conditions déshonorantes ne le servira pas. Il promet 150 films d'art & essai par an : nous compterons avec attention, mais fort dubitatifs. Je sais que Millau et ses environs (on venait de loin assister aux séances !) a connu 20 ans d'excellence et va rentrer dans le rang du spectacle dit de « grand public », si restreint en réalité. Que dans ce laminage, gauche et droite font assaut de zèle dans la médiocrité délibérée.

A l'image d'une époque où un Président analphabète peut agresser en public les classiques de la littérature, utilise la langue de notre pays comme un charretier, détruit le spectacle vivant, lamine le service public culturel, c'est à qui l'imitera au mieux parmi les élus locaux de toute tendance. Rares sont ceux qui font le choix de la résistance. Participer à la liquidation de ce qui a fait, plus que nos lieux de naissance, notre identité profonde, ou bien l'enrichir encore, ne devrait pas être un dilemme pour une équipe municipale qui s'affichait à gauche. A Millau, ce choix de conforter le médiocre s'est doublé d'une manière de faire d'une inélégance qui confine au suicide politique.

Je te souhaite de porter désormais cette indignité comme une médaille, ou mieux comme une gifle sur les joues de ces pauvres d'esprit. Sois assuré de mon amitié qui, je le sais pour avoir entendu ces dernières semaines tant de réactions choquées, est partagée par tous les amoureux de la culture, de Millau et largement au-delà.

 Yves Frémion, écrivain

On peut ne pas être d’accord sur tout, mais voilà une lettre joliment tournée… et adaptable.

Elle peut très bien s’adapter aux organisateurs de Skabazac par exemple qui connaissent les mêmes déboires à Onet-le-Château ou bien ailleurs….

J-L C