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28/03/2011

Decazeville à l’honneur sur Friture mag

decazeville-frituremag.jpg

Friture mag, le “ média des possibles dans le Grand Sud “ consacre un article sur Decazeville.

Christophe Pelaprat est venu passer une journée dans notre ville et a rencontré divers acteurs locaux. Je l’ai guidé une partie de la matinée à travers les quartiers et les lieux symboliques de la ville.

A Decazeville (Aveyron), la vie après le charbon

27 mars 2011par Christophe Pélaprat

Née pour le charbon, dévastée par la perte irréversible de son industrie, Decazeville n’est pas une ville comme les autres. Mais si la rupture fut douloureuse, ce n’en est pas pour autant une agglomération sinistrée. L’énergie, à défaut d’être fossile, se retrouve aujourd’hui dans la vitalité de ses habitants.

On l’appelle toujours le bassin. Il porte encore les stigmates de l’intense activité industrielle qui fit son heure de gloire. Collines noircies et pelées, bâtiments décrépis, densité d’un habitat disparate blotti le long d’une vallée étroite ; malgré une intense reconversion, les entrées de Viviez et de Decazeville n’incitent pas à l’arrêt touristique et tranchent d’emblée avec les charmes de la campagne environnante.

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27/03/2011

Et si on éteignait l’éclairage public ?

éclairage public,énergie,Tous ces lampadaires allumés à la nuit tombée et s’éteignant lorsque le jour se lève représentent un gaspillage énergétique énorme. Gaspillage qui a aussi un coût.

A Decazeville, la consommation de l’éclairage public est de plus de 1 million de kWh pour un peu plus de 87 000 euros. Cela représente le quart des consommations et des coûts de dépenses d’énergies.

Sur la communauté de communes, la consommation est d’un peu plus de 3 millions de kWh pour 241 000 euros. Cette consommation représente aussi 303 tonnes de CO2/an et 514 kg de déchets radioactifs, à vie longue et à vie courte, par an.

Si l’on rajoute les effets de cette pollution lumineuse nocturne sur la faune, notamment l’avifaune et les insectes, on comprend qu’il faut faire rapidement quelque chose pour diminuer l’impact de l’éclairage public. Voir la carte de la pollution lumineuse en Aveyron plus bas dans la note.

L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) milite pour la restauration et la défense de la qualité du ciel nocturne au plan national et international, notamment en luttant contre la pollution lumineuse.

Les solutions existent. Elles vont du remplacement des vieilles lampes énergivores, notamment de ces « boules » lumineuses qui éclairent plus le ciel que le sol, à la réduction des puissances à certains horaires, voire l’extinction totale de l’éclairage public de 23 h à 5 h.

Certains font valoir une meilleure sécurisation des voies de circulations éclairées. Rien n’est moins sûr puisque les études montrent que le confort et le sentiment de sécurité apportés par l'éclairage amènent les automobilistes à augmenter leur vitesse, ce qui entraîne des accidents plus graves. On pourrait plus sûrement augmenter la sécurité sur les routes en baissant la vitesse autorisée de 10 km/h la nuit.

Quant à l’insécurité qui constitue l’argument principal des opposants, les communes qui ont engagé l’expérience confirment qu’il s’agit essentiellement d’idées reçues, le vandalisme et le tapage nocturne étaient plutôt en régression après l’application de l’extinction. L’éclairage permanent créé une activité sociale nocturne qui génère des effets indésirables. Les fausses affirmations répandues à ce sujet prennent parfois la forme de pressions voire d’intimidations sur des élus locaux.

Quant aux cambriolages, il faut rappeler qu’ils ont lieu en journée à 80 %. Un système de détection de mouvement, qui déclenche la lumière en cas de présence, peut s’avérer plus dissuasif, le plus efficace étant le déclenchement d'une alarme qui fait fuir près de 95 % des intrus.

De nombreuses communes ont pris le parti d’éteindre leur éclairage public en totalité ou en partie et des mesures de diminution de cet éclairage. Elles sont regroupées au sein de “Villes et Villages Etoilés“ qui organise chaque année un concours.

éclairage public,énergie,Diverses actions existent pour sensibiliser sur ce sujet.

Earth Hour est un événement mondial à l’initiative du WWF durant lequel les citoyens, les pouvoirs publics, les villes et les entreprises éteignent leurs lumières pendant 1 heure pour lutter contre le changement climatique. Cette action a eu lieu samedi dernier et de nombreuses villes et monument dans le monde ont éteint leurs lumières.

Le Jour de la Nuit est une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse. Pour cela, l’événement repose sur l’organisation de manifestations et animations par une multitude de structures, associations et collectivités locales dans les territoires. La 3ème édition de cette opération aura lieu cette année le 1er octobre. 

La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) à édité un fascicule très complet sur ce sujet.

éclairage public,énergie,La Communauté de Communes du Bassin Décazeville-Aubin a décidé de sensibiliser sur ce sujet lors de la semaine du développement durable qui aura lieu cette année du 1er au 7 avril.

Elle organise une soirée conviviale le samedi 2 avril sur la commune de Firmi qui s’est montrée la plus volontaire pour organiser cette animation.

Elle se déroulera au hameau de La Besse Noîts sur les hauteurs du Bassin.

« Nuit noire à La Besse Noîts » vous propose par l’extinction de l’éclairage public de découvrir cette autre lumière chère à Edmond Rostand et de rompre avec les peurs ancestrales liées à l’obscurité.

Ainsi, cette soirée vous propose tour à tour, en compagnie de spécialistes, de contempler les étoiles avec Claire Henrion, de découvrir des textes lus par  Eléonore Eychenne sur le thème de la nuit, de déguster à l’aveugle des chocolats aux saveurs originales et d’apprécier l’arôme de cépages comme la teneur en bouche de vins divers proposés par des commerçants locaux.

Prévoyez des vêtements chauds et des chaussures de marche. Pensez à prendre une lampe torche et éventuellement une paire de jumelles

Une navette gratuite sera mise en place sous réserve d’un nombre suffisant d’inscriptions.

Inscription conseillée pour la soirée, indispensable pour les navettes

Office de tourisme de Cransac au 05 65 63 06 80

Office de tourisme de Decazeville au 05 65 43 18 36

 

Téléchargez la plaquette : web-tract semainedd.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Venez apprécier la nuit, le 2 avril, à La Besse-Noîts

19/03/2011

Désenclaver, désenclavement :

désenclaver,routes,RN 88,aéroport,

Mots utilisés par des hommes politiques et par des présidents de chambres consulaires pour justifier la construction d'infrastructures de transport pharaoniques et polluantes sur le dos des budgets des collectivités locales de préférence. Le but réel est de favoriser la mondialisation libérale, les lobbies du BTP, du pétrole, de l’automobile, des transports routiers de marchandises, de l’aérien, des grandes enseignes de la distribution, de la finance... 

Plus on fait dans la surenchère et la démagogie, mieux c'est.

En général, les pages de la presse quotidienne régionale leur sont grandes ouvertes, surtout en Midi-Pyrénées où le principal titre (et malheureusement unique titre dans certains départements) appartient à un notable politique cumulard du Tarn-et-Garonne bien connu pour ses positions pro-goudron, pro-nucléaire et anti-ours.

Citations :

J-C Luche, président du Conseil Général de l’Aveyron : « Je veux désenclaver ce département avec des routes neuves et les plus sûres possibles » - 7 janvier 2011

Manuel Cantos, président de la CCI, le 9 mars 2011 : « Comme le désenclavement routier se fait très lentement et que nous n'aurons jamais le TGV, il ne reste que l'aérien pour développer l'économie du département » 

Martin Malvy, président du Conseil Régional, le 11 septembre 2009, justifiant le financement de la Région au doublement de la RN 88 : «  Rien ne nous oblige à cet effort, si ce n'est ma volonté de permettre le désenclavement de Rodez »

Guy Durand, conseiller général de Millau, le 4 mars 2011 : « je considère que le désenclavement est la clef du département en Aveyron »

Ces phrases historiques de nos vaillants “désenclaveurs“ s’accompagnent en général de contrevérités et de mépris envers leurs contradicteurs.

Si vous n’adhérez pas à ce concept, malheur à vous ! Vous êtes un traître, un « has been », un anti-Français et anti-Aveyronnais, un « écologiste attardé qui veut retourner à la bougie », un baba, un bobo… 

Citations :

Didier Mai-Andrieu, conseiller général de Baraqueville, constatant l’opposition des Verts au doublement intégral de la RN 88, le 24 octobre 2009 : « Les Verts sont fous ou quoi ? La RN88 à 2x2 voies est un axe privilégié pour le développement de l'Aveyron. Le département en a trop besoin. On ne peut donc pas se permettre d'avoir des considérations métaphysiques de ce genre »

Stéphane Bultel, conseiller général de Rodez-Est, le même jour pour le même motif : « Et c'est tout de même un comble que les Verts condamnent le seul projet routier qualifié de développement durable »

Jean-Louis Chauzy, président du CESR, le 28 février 2011 : « Dire en 2011, pas d’aéroport, pas de LGV, pas d’autoroutes, pas de fret ferroviaire dans les Pyrénées, c’est programmer le doublement du chômage et la précarité et accumuler les retards »

Manuel Cantos, le 23 janvier 2011 : « Moi, ce qui me choque, ce sont huit millions d’euros nécessaires pour construire un pont afin de sauver des écrevisses à pattes blanches » 

En général les mêmes soutiennent aussi d’autres grands lobbies tout aussi polluants et destructeurs :

Jean-Louis Chauzy, qui n’est plus à une ânerie bêtise près : « L’énergie et la filière nucléaire doivent rester dans le domaine public pour préserver l’indépendance énergétique de la France et son excellence technologique » - 18 mars 2011

« Indépendance énergétique » avec le nucléaire ? Il n’est même pas au courant qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France ?

J’envisage de poursuivre ce dictionnaire des meilleurs mots des décideurs de notre région (et d’ailleurs). Les thèmes ne manquent pas : ruralité, développement durable, créer des emplois…

Vous pouvez bien sûr m’aider à relever des perles. 

Et vive les écrevisses à pattes blanches ! (Christian Laborde)

podcast

05/03/2011

Lettre ouverte d’Yves Frémion à André Oskola

Yves Frémion,cinéma,Millau,

Mon cher André,

 Au moment où, après 21 ans de bons et loyaux services, tu cesses ton activité à la tête des cinémas millavois, je voudrais te saluer au nom des habitants de la ville de Millau et des communes environnantes, à qui si longtemps tu as apporté ce contact avec tant d'oeuvres majeures, dans des conditions difficiles et avec tant d'intelligence.

Je ne sais si les Millavois réalisent la chance qu'ils ont eue ces années passées. Avec tes associés des débuts vous avez transformé une salle banale en un lieu d'excellence du cinéma français. Tu ne le sais sans doute pas, mais Millau est souvent cité dans les débats, tant au niveau national qu'européen (je peux en témoigner, ayant créé avec Léon Schwartzenberg et Roberto Barzanti l'intergroupe Cinéma au Parlement Européen, où l'expérience millavoise, dont j'avais donné les éléments, était montrée en exemple). Il suffit de se promener un peu dans les villes françaises pour s'apercevoir que ce qui a été réussi ici est exceptionnel : une salle projetant 130 films d'art & essai par an, dans une ville de 24 000 habitants, dont un taux d'abonnés exceptionnel. Sans oublier ce qui a été fait pour rouvrir et animer les salles de villages.

La façon indigne dont s'effectue ton départ, sous les indécentes calomnies de ceux que ton talent devait sans doute gêner, a créé dans la population un malaise relevé par nombre d'acteurs locaux, de tous bords politiques. Je tiens à y ajouter celui d'un écologiste engagé depuis 40 ans dans la culture, y compris locale. Ceux qui font la culture en Aveyron savent qu'ils doivent l'amener au public dans l'adversité résolue et constante de la plupart des politiques, de gauche comme de droite. La culture gêne, l'intelligence gêne, la réussite gêne. Dans le passé, nous avons connu la volonté de transformer les radios libres en « radio-monsieur-le-maire », les nominations contestées d'animateurs de lieux de spectacle, les pressions par chantage à la subvention, les lieux culturels récupérés pour en faire des salles de réunions ou des syndicats d'initiatives, et combien de manifestations ont dû fermer à cause de l'hostilité de certains élus ? Notre région n'a pas été épargnée par ces régressions et aujourd'hui, certains cantons restent vides de toute initiative, tant elles ont été découragées, vilipendées, chassées, au profit de fêtes municipales lamentables, de folklore passéiste ou de taureaux-piscine.

Tu viens d'être à ton tour éliminé simplement parce que tu faisais du bon travail. Le public, les citoyens, adoraient, se rencontraient, causaient, réfléchissaient. Scandale : les gens sont là pour consommer et rentrer se coucher ! Pas pour penser.

Je ne connais pas le nouveau gérant des cinémas, et n'ai rien contre lui. Je dis simplement que prendre de telles responsabilités dans ces conditions déshonorantes ne le servira pas. Il promet 150 films d'art & essai par an : nous compterons avec attention, mais fort dubitatifs. Je sais que Millau et ses environs (on venait de loin assister aux séances !) a connu 20 ans d'excellence et va rentrer dans le rang du spectacle dit de « grand public », si restreint en réalité. Que dans ce laminage, gauche et droite font assaut de zèle dans la médiocrité délibérée.

A l'image d'une époque où un Président analphabète peut agresser en public les classiques de la littérature, utilise la langue de notre pays comme un charretier, détruit le spectacle vivant, lamine le service public culturel, c'est à qui l'imitera au mieux parmi les élus locaux de toute tendance. Rares sont ceux qui font le choix de la résistance. Participer à la liquidation de ce qui a fait, plus que nos lieux de naissance, notre identité profonde, ou bien l'enrichir encore, ne devrait pas être un dilemme pour une équipe municipale qui s'affichait à gauche. A Millau, ce choix de conforter le médiocre s'est doublé d'une manière de faire d'une inélégance qui confine au suicide politique.

Je te souhaite de porter désormais cette indignité comme une médaille, ou mieux comme une gifle sur les joues de ces pauvres d'esprit. Sois assuré de mon amitié qui, je le sais pour avoir entendu ces dernières semaines tant de réactions choquées, est partagée par tous les amoureux de la culture, de Millau et largement au-delà.

 Yves Frémion, écrivain

On peut ne pas être d’accord sur tout, mais voilà une lettre joliment tournée… et adaptable.

Elle peut très bien s’adapter aux organisateurs de Skabazac par exemple qui connaissent les mêmes déboires à Onet-le-Château ou bien ailleurs….

J-L C

05/02/2011

Gaz de schiste : l’ouest Aveyron est aussi concerné

permisdecahors-carte.png

Si nous entendons en Aveyron beaucoup parler du permis de recherche de gaz de schiste de Nant dans le sud du département, l’ouest n’en est pas moins concerné. En effet, le « permis de Cahors » englobe une grande partie du Lot, mais déborde également sur l’ouest du département touchant une surface à gauche d’une ligne qui évite Figeac mais qui rentre ensuite dans le territoire pour englober Villeneuve, Villefranche-de-Rouergue pour descendre jusqu’à Bor-et-Bar et partir ensuite vers le Tarn-et-Garonne.

La vallée du Lot à partir de Balaguier, le causse de Montsales, Martiel, Monteils et Najac sont englobés dans ce permis de recherche qui peut déboucher sur une exploitation. Après avoir été un temps choisi pour abriter les déchets nucléaires, la région de Sanvensa et de Najac voit maintenant arriver les pétroliers américains.

J’étais hier à Nant où Eva Joly et José Bové ont animé une réflexion sur ces permis de recherche. Ils ont dénoncé l'opacité dans laquelle des sociétés ont obtenu des permis d'exploration. Ils ont également dénoncé les méthodes employées pour extraire ce gaz, méthodes qui seraient très dommageables pour l'environnement en général et surtout pour l'eau souterraine. Ils demandent l'abrogation pure et simple de ces permis d'explorer. Le combat va se poursuivre sur le terrain et juridiquement.

Il serait souhaitable que les communes de l’ouest Aveyron se fédèrent et intègrent les collectifs lotois et le futur collectif national, car si pour l'instant une mission d'information a été demandée, les permis de recherche ne sont pas suspendus.

En vidéo, une courte partie de l’intervention d’Eva Joly à Nant.

15/01/2011

Geneviève AZAM à Rieupeyroux

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Geneviève Azam sera à Rieupeyroux à l’invitation d’Europe Ecologie Les Verts le mercredi 19 janvier 2011 à 20h30 à la Maison pour Tous (salle vitrée).

Elle animera une conférence-débat dont le thème sera : Face à la crise globale, quelle transition écologique et sociale ?

Geneviève Azam est économiste à l’Université Toulouse II et co-présidente du conseil scientifique d’ATTAC.

Elle est aussi auteur de « Le temps du monde fini, vers l’après-capitalisme », aux Editions : Les Liens qui Libèrent.

« Le temps du monde fini commence » écrivait Paul Valéry en 1931. Pourquoi cet appel n’a-t-il pas été entendu ?

Comment faire de la conscience de cette finitude un commencement ?

Près d’un siècle s’est écoulé et la globalisation économique a accéleré la clôture du monde et celle de l’imagination.

g.azam-rieupeyroux - 190111.jpgLes vainqueurs laissent une terre épuisée et un monde commun miné par les inégalités, le déracinement et la violence.

Ce monde là, assigné à la rentabilité immédiate, s’effondre.

Sous les décombres souffle un autre imaginaire, fait de coopération au lieu de concurrence, d’attachement à la Terre au lieu d’arrachement, d’une propriété « usage » au lieu d’une propriété « appropriation », d’une liberté retrouvée face à la « raison » économique.

 Geneviève Azam sera le lendemain à Rodez à l’invitation d’Attac 12.

Téléchargez le flyer et diffusez-le

Photo : David.Monniaux (Licence CC) 

Le forcing pour le doublement intégral de la RN 88 s’accentue

recensement circulation 2009.jpg

Le mardi 11 janvier, c’est le président du conseil général de l’Aveyron qui veut financer le fameux « barreau de Saint-Mayme » pour la bagatelle de 25 M€ (les coûts réels iront sûrement au-delà) avec l’appuie du maire PS d’Onet-le-Château.

Le jeudi 14 janvier, ce sont les maires riverains de la RN 88 entre Laissac et Séverac qui demandent des travaux de doublement d’urgence.

Le samedi 15 janvier, on apprend par la presse que le comité syndical du syndicat mixte d’étude et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon réuni à Mende, estime que l'aménagement à 2 x 2 voies de l'ensemble de l'itinéraire est nécessaire. Pour le financement, le comité syndical propose le partenariat (le fameux PPP de Puech) pour le tronçon aveyronnais et la concession pour les tronçons vers Lyon.

Pourquoi cet acharnement pour une route, qui, pour l’instant n’a pas plus de circulation entre Laissac et Séverac que la RD 840 dans la traversée de Firmi et tout juste un peu plus que la RD 920 avant Espalion ?

Tout simplement pour en faire un axe de transit pour les camions de toute l’Europe.

C’est donc une vision dogmatique libérale qui commande ce projet.

Vision dogmatique que je pourrais éventuellement comprendre si on choisissait les modes de transport de marchandises les moins polluants : le rail, le cabotage maritime…

Mais avec la route, on choisit le mode de transport le plus polluant pour notre air, notre climat, nos sols, la biodiversité…, mais aussi le plus accidentogène.

Répétons-le une fois de plus, il existe d’autres solutions que j’ai souvent développé : aménagements de la RN 88 pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains, interdiction de la circulation de transit national et international des camions de plus de 7,5 T, développement du transport ferroviaire des marchandises et développement des transports collectifs des personnes.

Ces solutions appliquées ailleurs permettront à notre conseil général (et régional) de ne pas s’endetter et de donner ainsi avec l’argent économisé, des moyens à certains secteurs importants comme le social, l’environnement ou l’aide aux collectivités.

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Une satisfaction tout de même, celle de voir nos amis du Parti Socialiste proposer une navette bus entre Decazeville et Rodez à bas prix. Cette proposition, que je faisais pour la campagne des cantonales de 2008, est ainsi reprise et je m’en réjouis.

Ma proposition allait d’ailleurs plus loin puisque je j’envisageais une ligne Figeac-Decazeville-Rodez puisque les flux de personnes entre ces trois villes sont important.

Je rajoute pour avoir encore une longueur d’avance, que pour en faire une ligne attractive, il faut en faire une ligne express avec quatre à cinq arrêts maximum à de pôles multimodaux (train, bus urbains, TAD, covoiturage, vélo, parking relais) qu’il reste à créer (Figeac, Capdenac-Port, Bassin, Saint-Christophe ?, aéroport), et avec une circulation prioritaire des bus express réglementée par des feux sur certains tronçons (voies de dépassement, doubles voies, carrefours…). 

Face à cette évolution importante du Parti Socialiste, je ne désespère pas voir leurs candidats reprendre nos propositions pour la RN 88. Mais en 2014 il sera trop tard !

Téléchargez les statistiques de circulation (708 Ko) :

recensement circulation 2009.pdf

 

 

05/01/2011

Des départements interdisent la circulation aux camions en transit

rn88-viaducbourran.jpg

L’entretien du réseau routier départemental, fortement dégradé par le passage des camions, pèse d’un poids de plus en plus lourd dans les budgets des conseils généraux.

Si le passage de camions travaillant sur le territoire ou les départements limitrophes est légitime, il n’en est pas de même pour les camions qui traversent la France en prenant des nationales et départementales afin d’éviter les péages des autoroutes. Les routes départementales dégradées par le passage de ces poids lourds qui n’apportent rien aux territoires traversés nécessitent des travaux à la charge des contribuables locaux. Il en est de même pour les routes nationales qui se retrouvent de plus en plus à la charge des contribuables locaux puisque l’Etat demande aux Départements et aux Régions de participer aux investissements.

Pour limiter les charges d’investissement, d’entretien et sécuriser ces axes, des départements ont donc pris des arrêtés afin d’interdire les camions de plus de 7,5 T en transit national et international sur certaines routes. C’est le cas de la Saône-et-Loire d’Arnaud Montebourg et du Jura de Jean Raquin. Un de gauche, l’autre de droite. On peut regretter cependant que l’amende de 22 euros prévue en cas d’infraction constatée ne soit vraiment dissuasive.

Voilà une bonne idée que l’on pourrait appliquer en Aveyron. Interdire la RN 88 aux camions en transit national et international réduirait fortement la circulation sur cet axe. Le doublement de cet axe serait encore moins justifié. Des aménagements pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains suffiraient amplement, aménagements que l’Etat pourrait prendre à sa charge intégralement puisqu’il s’agit d’une route nationale tout de même.

Il serait également intéressant d’inclure la RD 840 dans cette interdiction.

Voilà une mesure intelligente qui, associée à l’inexorable hausse du coût des carburants, remettrait au goût du jour le transport ferroviaire des marchandises.

Mais l’Etat veille et les Préfets de ces départements vont tout faire pour annuler ces arrêtés qui empêchent les hordes de camions de traverser nos campagnes.

Tant pis pour notre tranquillité, notre sécurité, nos paysages, notre air et pour la planète.

Mais l'Aveyron aura-t-il le courage de prendre un tel arrêté ? Même après les élections de mars prochain si la majorité change de bord ?

27/12/2010

Les zones industrielles à la campagne ?

zcentre-depollution.jpg

Les infrastructures routières de transport sont très dévoreuses d’espaces. Les zones d’activités ou les zones commerciales également. Il est malheureusement plus facile de prendre ces espaces sur des zones agricoles ou naturelles plutôt que d’utiliser d’anciennes zones en friches. Pourquoi ? Le coût de la réhabilitation. Nous sommes bien placés dans le Bassin de Decazeville pour connaître le problème. La dépollution des anciennes zones industrielles désertées par des industriels peu scrupuleux partis sans remettre leur site en état (mais ils vont très bien, merci !), est un travail de longue haleine et fort onéreux. Les fonds pour arriver à financer ce travail deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Et les mauvaises surprises lors des travaux de réhabilitation sont fréquentes.

Mais plutôt que de financer fortement ces réhabilitations de friches pour créer de nouvelles zones d’activités gérées durablement, l’Etat et les collectivités locales continuent de vouloir financer des zones en rase campagne, prises sur des terres agricoles.

rd840-Hymes-cg12.jpgC’est le cas pour une future zone qui devrait se situer à quelques kilomètres de Decazeville, sur la route de Rodez. 

Profitant de la création d’un créneau de dépassement sur la RD 840 dans la Côte d’Hymes dont il y aurait aussi beaucoup à dire, il semble que le conseil général avec la mairie d’Auzits et la communauté de communes de Rignac aient pour objectif de créer une zone d’activité sur ce secteur. Les acquisitions foncières vont bon train, mais elles sont ralenties par une association qui n’entend pas se laisser faire. Et pour cause, c’est la même qui se bat contre l’installation d’une antenne téléphonique à Auzits, préférant l’installer sur un autre lieu où elle ne gênerait personne. L’antenne est d’ailleurs toujours au sol.

TOUCHEZ PAS À NOTRE CÔTE D'HYMES - CDCH.jpgDéjà à Saint-Julien-de-Pigagnol, une zone d’activité a été construite sur de la bonne terre agricole alors que la zone de Boisse-Penchot reste désespéramment vide et que d’autres anciennes friches comme à Cérons ne demandent qu’à être aménagées.

La position concernant les ZIR (Zones d’Activités d’Intérêt Régional) des élus Europe Ecologie – les Verts du Conseil régional lors de la Commission Permanente du 16 décembre dernier rejoint cette préoccupation :

« Guillaume Cros a interpellé le Président Malvy sur le soutien de la Région aux EPCI dans le cadre du label Zones d'Activités Intérêt Régional. En effet, la Région aide des Communautés de Communes à créer ou à étendre des zones d'activités. Le Président du Groupe EE-LV a demandé à ce que les critères d'éligibilité à ce plan de soutien soient retravaillés afin de lutter contre l'étalement urbain, la dégradation paysagère de l'entrée de nos communes et la diminution rampante des terres agricoles.

Les élu-e-s EE-LV proposent de nouvelles orientations telles que la réhabilitation du patrimoine en friche qui représente une surface très importante laissé à l'abandon, et qui pourtant serait très attractive pour les entrepreneurs. Il est également important de préserver certaines surfaces menacées par les ZIR pour installer les agriculteurs et particulièrement les maraîchers»

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Reste aussi le délicat problème du transfert de certaines activités de la zone du Centre à Decazeville sur d’autre sites. La priorité doit aller dans le règlement rapide et amiable de ce processus. Les entreprises doivent jouer le jeu. Les nuisances qu’elles occasionnent sont de plus en plus mal vécues par la population qui ne comprend pas ce qu’elles font encore en centre ville. La vision urbanistique des années 80 est révolue et les gens ont maintenant conscience que la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie sont des éléments primordiaux pour avoir une ville attractive. Il faut donc que ces entreprises accélèrent leur délocalisation sur des anciennes friches aménagées ou aménageables rapidement pour leurs activités mais que nous ne fassions pas la même erreur que dans les années 80 en voulant les transférer à la va-vite sur des petites zones ou de petits ateliers encore vides en centre ville où il y a sûrement mieux à faire.

Vivement la mise en place des PLU et du ScoT !

 Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 – Dépollution de la Zone du Centre à Decazeville - jlc

2 – Créneau de dépassement de la RD 840 à Hymes – CG 12

3 – Zone du Centre – Septembre 2009 - jlc

Plus d’argent pour les routes ou pour l’aéroport ?

travaux routiers.jpg

Depuis que Jean-Claude Luche a décidé d’être majoritaire dans la gestion de l’aéroport de Rodez-Marcillac et d’y mettre financièrement le paquet « quitte à rectifier deux ou trois virages en moins » sur les routes aveyronnaises, les conseiller généraux socialistes montent au créneau pour protester.

Un jour c’est le conseiller général-régional Régis Cailhol (et oui, il est déjà « conseiller territorial » et il n’est pas le seul en Aveyron, mais pour l’instant ça s’appelle du cumul de mandats) qui voudrait que les travaux concernant la RD 902 débutent rapidement, un autre jour c’est la conseillère générale de Séverac qui voudrait que l’on sécurise rapidement deux points accidentogènes.

Ce serait peut-être légitime.

Mais la gauche au conseil général serait plus crédible si elle n’avait pas voté le financement du doublement de la RN 88 qui est de la seule compétence de l’Etat. L’argent ainsi économisé aurait alors pu aller au financement pour la sécurité des routes aveyronnaises.

Les budgets n’étant pas extensibles, il faut faire des choix surtout par les temps de restrictions budgétaires que nous vivons du fait du désengagement permanent de l’Etat.

Les élus de gauche du conseil général en ont fait.

Mais on peut plus généralement se poser la question de savoir s’il est légitime qu’une collectivité territoriale, agglo, département ou région, soit majoritaire ou tout simplement actionnaire dans la gestion d’un aéroport. Les moyens mis pour le transport aérien d’une élite (élite salariale et financière, entreprenariale, administrative et aussi élite politique... clientèle majoritaire de l’avion vers Paris par exemple) ne le sont pas pour des transports collectifs terrestres qui seraient utilisés par tous les aveyronnais dans leurs déplacements quotidiens s’il y en avait. Surtout lorsque l’on sait que le transport aérien est cher et polluant. Et que dire aussi des subventions départementales pour une compagnie aérienne à bas prix dont le PDG a des comportements pour le moins douteux !

CO2 déplacements France.jpg

Lorsque l’on regarde le graphique ci-contre (cliquez dessus pour agrandir) on s’aperçoit que c’est sur l’urbanisme et les déplacements locaux qu’il faut agir si l’on veut réduire durablement les gaz à effet de serre dus aux transports, y compris dans les territoires ruraux. Il faut donc arrêter avant tout l’étalement urbain et faire des villes et des bourgs plus « denses ». Les nouveaux ScoT et PLU vont nous y aider. Il faut aussi développer les transports collectifs : navettes interurbaines départementales (voire interdépartementales) comme dans le Tarn par exemple, transports urbains dans les villes moyennes, TAD (Transports à la Demande), TER plus nombreux et plus fréquents, mais aussi il faut favoriser les modes doux (piétons et vélos) pour les courts trajets les plus nombreux.

Choix écologique, mais aussi choix économique pour les aveyronnais avec l’augmentation programmée du pétrole et des énergies en général dans les années à venir.

Tout comme les élus de notre département devraient défendre l’inscription de la ligne POLT au SNIT au lieu de fantasmer sur une LGV qui n’apportera aucun gain de temps aux aveyronnais mais renchérira le coût du billet de train vers Paris de 40 %.

On a bien compris que ce ne sont pas les choix actuels de la droite au conseil général de l’Aveyron, mais on aimerait y entendre un peu plus la gauche défendre ces idées surtout dans une région championne de France pour sa part des rejets de gaz à effet de serre due aux transports.

C’est aussi ça défendre nos territoires ruraux sans entrer dans la surenchère du « ruralisme » de bas étage.

Photos :

1 – jlc - Travaux routiers au Roc de Gerles à Livinhac. Je n’ai d’ailleurs toujours pas eu de réponse du Conseil Général à mon courrier. Mais les travaux sont pour l'instant arrêtés.

2 - Graphique : Transflash 12-2010 – Certu

24/12/2010

Son et lumière place Decazes

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C’est place Decazes que les commerçants de l’association Bassin d’Envies avaient décidé d’inviter la population à un spectacle son et lumière.

Pour une première, ce fut une réussite. Certes, on est loin de la Fête des Lumières de Lyon, et c’est tant mieux pour notre consommation d’énergie, mais cet unique spectacle d’une petite heure a ravi tout le monde.

Les multiples combinaisons de couleurs ainsi que les motifs projetés sur la façade de l’Hôtel de Ville, combinés avec des effets pyrotechniques ont réellement mis en valeur ce monument  de notre cité.

Signalons que c’est une société aveyronnaise située à Mayran, LSI, Luminé Son International, qui a réalisé ce spectacle.

Cette soirée a été un moment fort des animations des Fêtes de fin d’année à Decazeville avec le marché de Noël du week-end dernier et la patinoire synthétique qui va fonctionner durant les vacances scolaires.

Photo : jlc - Cliquez sur la photo pour l’agrandir

09/11/2010

Transportons-nous en Aveyron

rn88 - borne.jpgLa conférence départementale sur les transports terrestres est déjà ficelée

L’idée d’une « conférence départementale sur les transports terrestres » voulue par le président du conseil général de l’Aveyron était séduisante. On pouvait s’attendre à des débats où chacun aurait pu défendre ses positions et au final, faire une synthèse qui serait la voix de l’Aveyron. Mais hélas, ce ne sera pas le cas, tout est déjà ficelé. Elle ne servira en fait qu’à entériner et faire la promotion du doublement de la RN 88 et de la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Deux projets inutiles, obsolètes et ruineux pour les Aveyronnais comme je l’ai démontré dans les notes précédentes.

Il est vrai que le président du conseil général n’a pas changé de stratégie d’un iota depuis quelques mois. Il participera au financement de la future LGV si l’Etat l’aide à financer le doublement de la RN 88 de Rodez à Séverac.

Le courrier qu’il vient d’envoyer à Borloo confirme cette demande. Il demande l’inscription de la RN 88 au SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport)… pour pouvoir accéder plus rapidement au TGV ! Où veut-il aller prendre le TGV ? A Clermont-Ferrand ou à Montpellier ? Il vaudrait mieux inscrire au SNIT la rénovation de la ligne Beziers-Neussargues à ce moment-là.

Tout comme il faut à tout prix défendre l’inscription de la ligne POLT au SNIT.

Heureusement le doublement de la RN 88 a du plomb dans l’aile. Les caisses de l’Etat sont vides.

Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, répondant en Commission de développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale le 2 novembre dernier au député lozérien Françis Saint-Léger sur le « désenclavement » souhaité du Massif Central » par le doublement de la RN 88, s’est montré assez vague : « un grand nombre d’aménagements sont prévus tout au long de cet axe structurant, dont certains figurent au SNIT. Mais nous n’avons pas de projet d’ensemble pour la rénovation de l’itinéraire »


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L’ADM 12 file prendre l’avion à Toulouse pour aller à Paris

L’ADM (l’Association des Maires) de l’Aveyron devrait être exemplaire dans ses déplacements en faisant notamment la promotion des transports collectifs les moins chers, les moins polluants et les plus utiles pour les Aveyronnais. Et bien, figurez-vous que pour se rendre au prochain Congrès des Maire à Paris, elle propose ni plus ni moins à ses adhérents un voyage en avion… et au départ de Toulouse ! Sans doute pour faire la promotion de la RN 88 puisque le trajet vers Toulouse est prévu en bus. Bravo pour le bilan carbone de l’opération et la promotion du rail. Les contribuables locaux et les cheminots apprécieront.


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TIPP et rail

Durant la séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées d’hier consacrée aux orientations budgétaires, Martin Malvy a proposé une augmentation légère de la TIPP. J’y suis plutôt favorable dans la mesure ou les recettes de cette TIPP permettront d’améliorer les infrastructures ferroviaires servant aux déplacements quotidiens des Midi-Pyrénéens, aux TER en particulier, et non à participer au gouffre financier d’un TGV réservé principalement à une élite qui se déplace de capitales en capitales.

Lors de cette séance plénière, le Groupe Europe Ecologie a déposé un amendement pour modifier l'affectation de ces recettes (qui devaient financer la prochaine LGV) afin que ces crédits servent à améliorer et à moderniser le réseau ferroviaire existant. 

Pour lire l'intervention de François Simon en séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées concernant le financement de la LGV, cliquez ici

Avant de passer au vote de la Décision Modificative 2 portant sur le financement de la LGV, Guillaume Cros a présenté pour le Groupe Europe Écologie une proposition d'amendement. Les élu-e-s demandent la suppression d'un paragraphe proposant une autorisation de programme d'objectif de 102,387 millions d'euros, dans le but d'anticiper la signature d'une convention de financement de la LGV entre Tours et Bordeaux. Par ailleurs, Guillaume Cros a également demandé que soit ouvert un grand débat sur la question du financement des lignes LGV.
L'amendement n'ayant pas été retenu  les élu-e-s Europe Écologie se sont abstenus  lors du vote de la Décision Modificative 2. 


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Versement Transport

Dans cette même séance plénière, Martin Malvy a demandé la généralisation du versement transport, cotisation sociale minime que doivent actuellement payer les entreprises de plus de 9 salariés aux collectivités étant AOT (Autorité Organisatrice de Transport).

Cette demande rejoint celle que la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) a proposée lors de son assemblée générale le week-end dernier à Nancy. La FNAUT propose de généraliser le versement transport des entreprises à tout le territoire et d’y inclure les entreprises de moins de neuf salariés.

Je suis bien sûr favorable à cette option qui permettra aux collectivités de répondre un peu mieux à la demande des habitants de leurs territoires en matière de transports collectifs.


Quand le ministre de l'écologie se bat contre la réduction des rejets de gaz à effet de serre

Hervé Kempf, dans un article plein de bon sens paru sur son blog et dans le Monde, essaie de comprendre le comportement de Borloo lors des grèves pour le retrait de la réforme des retraites.

"Quelle est la conséquence du mouvement social qui prive une partie des automobilistes de leur essence ? Une baisse des émissions de gaz à effet de serre, bien sûr ! Or plutôt que de saluer les travailleurs qui sacrifient leur salaire pour bloquer les dépôts d’essence, plutôt que de féliciter les Français de supporter ce désagrément avec assez bonne humeur, plutôt que de montrer l’exemple en roulant à vélo, que fait le ministre de l’écologie ? Il s’obstine, nuit et jour, à faire venir des carburants de l’étranger. Ce garçon n’a pas son bon sens."

07/11/2010

Transports ferroviaires pour les Aveyronnais : LGV ou POLT

Liaisons ferroviaires Aveyron - Paris : l’existant

La ligne POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), que les Aveyronnais de l’ouest et du centre du département récupèrent à Brive, est le trajet historique et le plus direct pour se rendre à la capitale. Il est pour le moins curieux de vouloir passer par Montauban et Bordeaux pour aller à Paris de l’Aveyron. 

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Mais on s’est appliqué à dévaloriser cette ligne. Dans les années 1975-1980, le Capitole réalisait un Paris-Cahors en 4 h 52 mn. Le temps aujourd’hui est de 5 h 17, soit 25 minutes de plus. Sans oublier les retards fréquents qui contrarient les correspondances à Brive.

 Malgré cette volonté de la dévaloriser, la ligne POLT est une des quatre lignes rentables parmi les « trains d’aménagement du territoire » selon un récent rapport de la SNCF (lignes interrégionales Corail, Téoz, Intercités et Lunéa). 

Quel temps avec la future ligne TGV, Toulouse – Bordeaux – Tours - Paris pour les Aveyronnais ?

 Avec la future ligne LGV, il faudra compter 1 h 30 minimum pour aller (en voiture !) de Capdenac ou de Rodez à la gare de Montauban auquel on rajoute 2 h 45 minimum de Montauban-Paris soit un temps total de 4 h 15.

 Des essais effectués en 1997 avec des rames pendulaires italiennes ETR 460 mettaient Brive à moins de 3 h 15 de Paris (Cahors-Paris en 4 heures environ). Ces essais n’ont malheureusement pas eu de suite du fait de l’opposition de la SNCF et d’Alstom à l’utilisation des trains pendulaires. Ironie de l’histoire, Alstom Transport est devenu depuis propriétaire de Fiat Ferroviaria de Savigliano, et défend maintenant le système de pendulaison developpé par son unité italienne.

 Il faut actuellement compter entre 1 h 30 et 1 h 40 selon le nombre d’arrêts entre Brive et Capdenac soit 4 h 50 maximum pour un Paris-Capdenac en pendulaire (au lieu de près de 6 h actuellement).

 

Gain de temps pour un Capdenac-Paris en LGV : 35 minutes, mais cette différence va diminuer fortement si l’on prend en compte les gains de temps possibles suite aux travaux actuels sur les voies entre Brive et Capdenac (entre 15 et 40 mn) [1].

De plus, des études ont montré qu’avec des aménagements sur les infrastructures et en faisant rouler des trains pendulaires, on réaliserait un Paris-Brive en 2 h 50 maxi sur la ligne POLT actuelle. Avec cette éventualité, le trajet Aveyron – Paris serait plus rapide avec la ligne POLT qu’avec le TGV

Il est à noter que la création éventuelle de la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Fd-Lyon, permettrait sur Paris-Vierzon un gain de temps appréciable pour la ligne POLT avec pendulaire, puisque les trains pendulaires sont adaptés pour rouler sur les voies TGV.

Signalons aussi que les liaisons directes ferroviaires Capdenac-Montauban ou Rodez-Montauban n’existent pas. Il faut prendre un bus de Capdenac jusqu’à Cahors, puisque la ligne Capdenac-Cahors est fermée, puis prendre le train à Cahors pour rejoindre Montauban, le tout en 2 h 53 mn de Capdenac !

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Nouvelles lignes ou meilleure exploitation des lignes existantes :

Les lignes existantes sont sous exploitées en France. Il passe par exemple trois fois plus de trains sur les rails suisses que sur les rails français. C’est le cas pour la ligne POLT

Les contraintes environnementales :

 Si l’on regarde le côté environnemental, la construction de nouvelles lignes LGV contribue fortement à l’artificialisation déjà galopante des sols en France et à la compartimentation d’espaces naturels.

 Concernant le volet énergétique, les rames TGV sont très consommatrices d’énergie. Un train lancé à 330 km/h consomme 60 % de plus qu’un train à 260 km/h. N’oublions pas que pour l’instant, la SNCF ayant revendu tous ses barrages, l’électricité alimentant les trains est fournie par la SNET à partir de centrales au charbon.

Le TGV, alternative à l’avion de l'Aveyron ?

On peut rajouter que si les TGV peuvent dans certains cas être des alternatives à l’avion en terme de temps de trajet, ce ne sera pas le cas pour l’Aveyron.

Quelles conséquences financières pour les usagers du TGV ?

 Nous venons de voir que le gain de temps des usagers aveyronnais se rendant à Paris sera pratiquement inexistant par la LGV, mais quel sera le coût d’un billet TGV pour les Aveyronnais si celui-ci doit passer par Montauban, Bordeaux et Tours ? Beaucoup plus élevé qu’un billet en POLT !

Actuellement, lors de la réservation d’un billet par internet, la SNCF propose systématiquement de passer par Toulouse pour aller de Rodez à Paris. Le prix est de 112 euros (plein tarif loisir) et le temps du trajet est de 8 h 30. En passant par Capdenac et en récupérant la ligne POLT à Brive, le prix n’est que de 77,50 euros, soit 45 % de moins, et le temps en moyenne n’est que de 7 h. Il est inadmissible que la SNCF oriente les usagers vers des itinéraires les plus longs et les plus chers. Tout cela on l’aura compris, pour déjà faire entrer dans les têtes que la ligne POLT n’existe plus et que l’avenir est à la LGV !

 Cela en dit long sur les tarifs qui seront appliqués aux Aveyronnais si l’on privilégie le TGV au lieu de la ligne POLT.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Le département de l’Aveyron et la Région Midi-Pyrénées doivent-ils soutenir et participer au financement de la ligne LGV Toulouse – Bordeaux – Tours – Paris telle qu'elle est actuellement présentée ?

La SNCF constate ces derniers temps que la rentabilité des TGV est aléatoire. Certaines lignes accusent des forts déficits pendant que d’autres sont même supprimées.

Les budgets de l’Etat et des collectivités territoriales ne sont pas extensibles. Est-il souhaitable et raisonnable que les régions, les départements, les EPCI, déjà confrontées à des problèmes financiers permanents du fait notamment du transfert de compétences et du désengagement financier de l’Etat, participent à des projets dont ils n’ont pas directement la compétence, si en plus  l’intérêt économique, social et écologique n’est pas clairement démontré ?

Un financement pour cette infrastructure se réaliserait obligatoirement au détriment d’autres échanges plus utiles pour les Aveyronnais comme les transports urbains et interurbains, les déplacements en TER, et sûrement de la ligne POLT.

Ne convient-il pas mieux de renforcer et de moderniser la ligne POLT qui irrigue de plus les régions du centre de la France (Centre et Limousin, qui deviendraient un désert ferroviaire), en améliorant les infrastructures, les dessertes, les gares, les cadencements, et en y faisant rouler du matériel plus rapide et adapté comme des trains pendulaires de nouvelle génération ? 

 

Cette technique apparaît aujourd’hui comme le meilleur moyen d’effectuer un saut qualitatif dans l’offre ferroviaire de notre territoire sans recourir à une construction d’infrastructure supplémentaire onéreuse.

La mise en concession des lignes LGV dans le cadre d’un partenariat public privé pose également plusieurs problèmes. Le premier concerne l’endettement futur des collectivités du fait des sommes énormes qu’elles auront à rembourser aux entreprises retenues. Le pont d’or accordé aux entreprises concessionnaires nous semble indécent. Mais la  sécurité sur ces lignes et l’obligation de service public ne nous semble pas garantis par le mode de la concession.


En conclusion :

 « Nous pensons que toutes nos propositions doivent être ancrées dans la réalité budgétaire… être écologiste c’est être économe, solidaire, investir dans les femmes et les hommes et dans l’économie de demain » déclarait Eva Joly le 2 novembre dernier à Matthieu Ecoiffier de Libération.

Doit-on d’abord répondre aux attentes d’une population minoritaire, qui se déplace de capitale en capitale (50 % des voyages en TGV concernent les 10 % les plus riches) ou aux véritables besoins des Aveyronnais, de ceux qui chaque jour, seraient usagers de transports en communs, s’ils avaient à leur disposition des transports collectifs fiables, nombreux et réguliers, desservant efficacement les communes rurales autour de nos principales unités urbaines et vers les métropoles régionales ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais avec la poursuite intensive de la rénovation des lignes existantes (POLT, Beziers-Neussargues, Capdenac-Cahors…), la création d’un réseau départemental de bus interurbains rapides et nombreux, de TAD (Transport A la Demande) efficaces dans les zones rurales, de transports collectifs dans les principales villes et d’aménagements cyclables et piétonniers sécurisés pour les courts trajets quotidiens (les plus nombreux) ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais en favorisant une tarification plus lisible et plus équitable, en généralisant le titre de transport unique qui permet de passer d’un mode de transport à l’autre sans acheter plusieurs billets ou abonnements différents ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais en donnant la priorité au rail pour le transport des marchandises avec la rénovation complète des lignes POLT, Beziers-Neussargues et Capdenac-Cahors et en conservant l’activité liée au trafic diffus (wagon isolé) qui concerne de nombreux sites en Aveyron ?

Le département de l’Aveyron avec les autres collectivités concernées doivent tout faire pour que la modernisation des lignes POLT et Beziers-Neussargues soient inscrites dans le prochain SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport).


Pour comprendre les enjeux de la ligne POLT :

 Des rapports consultables sur internet :

-       LIAISONS S.N.C.F. - GRANDES LIGNES ET ACTIVITES FRET DU LOT : étude adressée à l’Association « Tous Ensemble Pour Les Gares » - Jean-Noël BOISSELEAU – Août 2010

- Promotion et développement de la ligne et des dessertes ferroviaires de l’axe ParisOrléansLimogesToulouse Urgence ligne POLT – Mémorandum-Juin 2010

- UNE NOUVELLE AMBITION POUR LA LIAISON FERROVIAIRE PARIS-LIMOGES-TOULOUSECESR du Centre, du Limousin et de Midi-Pyrénées – Juin 2010 

 

Des sites internet à consulter :

 - Urgence Ligne POLT     

CLES Limousin

Bataille du rail, défense des gares 

NON aux LGV, OUI à l’aménagement des lignes existantes 


[1] Rapport de Jean-Noël Boisseleau – Août 2010 – Liaisons SNCF, grandes lignes et activités fret du Lot

01/11/2010

Les antennes relais installées contre le central téléphonique à Decazeville

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Dans une note récente pour soutenir les amis d’Auzits qui luttent contre l’installation d’une antenne téléphonique proche d’habitations, j’avais tort de me réjouir du fait que les antennes prévues à Decazeville n’étaient toujours pas installées.

C’est maintenant chose faite. Tous les manifestants qui défilaient jeudi dernier contre la réforme des retraites de Sarkozy ont pu voir l’imposante nacelle permettant aux techniciens d’accéder en haut de la façade nord du bâtiment contenant les installations de France-Télécom pour y monter ces antennes.

Ces antennes, l’une orientée vers la Mairie, la zone commerciale et la zone du Centre, l’autre vers l’immeuble HLM des Casernes, la crèche intercommunale… se rajoutent à d’autres antennes déjà installées sur le toit du central. Elles sont prévues pour la technologie UMTS (1 800 Mhz - 41V/m) et 3G (2 100 Mhz - 61V/m).

Je rappelle, à ceux qui nous jugent pour des babas attardés, que nous ne sommes pas viscéralement et dogmatiquement opposés à l’installation d’antennes téléphoniques. Ayant moi-même un téléphone portable qui me rend bien des services, je comprends qu’il faille des antennes. Mais nous demandons l’application du principe de précaution. En attendant d’en savoir un peu plus sur les effets des rayonnements électromagnétiques des antennes, on doit limiter leur puissance à 0,6 V/m (soit 100 fois moins que les antennes installées actuellement pour le 3G), tout comme on doit agir sur la puissance des appareils téléphoniques, comme cela se fait déjà dans de nombreux pays européens.

Je rappelle également que je me suis retrouvé bien seul pour m’opposer à l’installation de ces antennes, la plupart de mes collègues élus ne m’ayant pas suivi et les riverains de ces antennes n’ayant pas beaucoup réagi. Mais cela ne m’empêchera pas de poursuivre ce combat, à Decazeville, à Auzits et ailleurs.

En attendant, essayons de nous exposer le moins possible au rayonnement de ces nouvelles antennes.

L'article de presse de Centre PresseDeux antennes de télécommunication en plus dans le paysage decazevillois.pdf

30/10/2010

La gauche qui veut diviser pour exister

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On pensait, qu’avec la période difficile que nous vivons tous avec cette désastreuse réforme des retraite voulue par Sarkozy, l’heure était plutôt à l’union des forces progressistes. Certains ont jugé que non.

Et de quelle manière : la désinformation et la calomnie.

Le premier coup est venu de Martine Perez, conseillère régionale communiste qui s’est épanchée dans la presse locale (voir en bas de note).

Pour elle, les élus écologistes au Parlement Européen auraient voté un texte préconisant ni plus ni moins la fin des retraites par répartition.

Plus grave, ces propos étaient repris noir (et rouge) sur blanc sur le tract distribué par le PC lors des manifestations de jeudi dernier contre la réforme des retraites.

Ces procédés sont inadmissibles et dénotent bien que certains militants de cette mouvance sont encore dans des pratiques d’un autre temps que nous croyions révolues.

Europe Ecologie – Les Verts de l’Aveyron tiennent à apporter une réponse et une explication à ces propos injurieux

Mais cela Madame Perez n’en parle pas !

Martinez Perez du Parti Communiste vient une fois de plus de s’en prendre aux « Verts », dans une tribune publiée par le Midi Libre du 26 octobre 2010.

De quoi s’agit-il exactement ? Le Parlement Européen a voté un rapport sur la crise financière, économique et sociale, rapport qui fait des  recommandations sur les mesures et initiatives à prendre

Ce rapport, comme tous rapports, est le fruit d’âpres négociations entre les différentes composantes du Parlement et de compromis pour obtenir qu’y figure des propositions jugées comme prioritaire par Europe Ecologie.

Il a été adopté par une majorité écrasante de 501 voix pour, 67 contre et 50 abstentions. Parmi les votes contre l’on trouve les élus du Front de gauche.

Parmi ses 226 articles (pas moins !) y figurent entre autre une  proposition qui ne peut que satisfaire tous les progressistes. Que dit-elle : « Elle recommande la mise en place d'une taxe sur les transactions financières, dont le produit améliorerait le fonctionnement du marché en réduisant la spéculation et en contribuant à financer les biens publics mondiaux et à diminuer les déficits public ; considère qu'une telle taxe devrait être établie sur la base la plus large possible, mais qu'à défaut, elle devrait être introduite dans un premier temps au niveau de l'Union européenne; invite la Commission à produire rapidement une étude de faisabilité intégrant la notion des conditions égales au niveau mondial et à présenter des propositions législatives concrètes dans les meilleurs délais »

Mais cela Madame Perez n’en parle pas

Dans son article 73 il : « propose que la future stratégie de l'Union soit durable sur les plans des marchés financiers, de l'économie, des dépenses publiques, de la dynamique économique et sociale, du climat et de l'environnement »

Mais cela Madame Perez n’en parle pas

Dans son article 182  il appelle à « la mise en place d'un nouveau programme de promotion du travail décent, de garantie des droits des travailleurs dans l'ensemble de l'Europe et d'amélioration des conditions de travail »

Mais cela Madame Perez n’en parle pas

L’article 187 : « presse l'Union d'associer son action en faveur de l'emploi à des mesures de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale ainsi qu'au fonctionnement efficace du marché intérieur pour les travailleurs au sein de l'Union, afin d'éviter que la crise ne creuse encore plus les inégalités »

Mais cela Madame Perez n’en parle pas

Pour ce qui concerne l’article 77 c’est vrai que la mission qui l’a rédigé : « prend acte de ce que le grand krach éclaire d'un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés », mais il poursuit en précisant : « en outre que les retraites devront être réformées à l'échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle ». La solidarité intergénérationnelle c’est essence même de la retraite par répartition et le contraire de la capitalisation.

Mais cela Madame Pérez oubli de le dire.

Au final le Front de gauche et le Parti Communistes n’ont pas voté ce rapport. Nous pourrions en conclure qu’ils sont donc opposés à une « taxe sur les transactions financières », à une stratégie durable portant entre autre sur les plans « du social, du climat et de l'environnement » à « l’amélioration des conditions de travail » ou à des actions en faveur « en faveur de l'emploi à des mesures de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale » !

Mais cela nous nous garderons bien de l’affirmer

 

Le texte de Martine Perez dans Midi Libre

"Il y a eu la déclaration de Strauss-Kahn, volant au secours de Sarkozy, au nom du FMI.A la télévision, Mme Aubry a tenu des propos plus qu’ambigus sur les retraites, provoquant des remous au sein même de la direction du Parti socialiste. «Ce mercredi 20 octobre, l’Assemblée européenne a adopté un rapport où il est écrit: «Le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés!» C’est en fait la volonté d’en finir, comme le veut Sarkozy, avec la retraite par répartition, avec le système solidaire. «La droite européenne a, avec son extrême, voté ce rapport, ce n’est pas une surprise. Ce qui, en revanche, est insupportable, c’est que ce texte a été présenté par l’eurodéputée socialiste française Pervenche Berès et qu’il a été voté par les socialistes et les Verts! A gauche, seule, la Gauche unitaire européenne a voté contre. «Ce rapport qui livre nos retraites au privé intervient au moment même où l’on apprend que le frère de Sarkozy, Guillaume, vient de créer un groupe, Malakof Médéric, destiné à mettre en place un fonds de pension privé! «Je sais, qu’en dehors de la direction, il y a au PS comme chez les Verts, dans leur électorat, des citoyens sincères attachés aux valeurs de gauche, aux valeurs républicaines. «Au moment où la question d’un véritable changement de société se pose -et pas seulement le locataire de l’Élysée-, ils ont, dans le respect de leur sensibilité, toute leur place dans le Pacte d’Union populaire que nous bâtissons avec nos partenaires du Front de Gauche, qui s’élargit aux acteurs des mouvements sociaux. Ils ont leur place pour construire ce projet qu’une véritable gauche devra appliquer. «Plus que jamais rassemblons-nous dans l’unité, dans la clarté, dans le respect d’une éthique pour un Front Populaire à vocation majoritaire..."

Martine PEREZ, conseillère régionale PCF

18/10/2010

« Grenelle », ton heure de fin a sonné

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Ci-dessous, un billet de Jean Barrié dans Centre Presse qui reflète bien ce que pense la majorité des français du « Grenelle de l’environnement », puisqu’un sondage paru aujourd’hui montre que pour 74 % d’entre-nous, le « Grenelle » est un échec :

" Souvenons-nous d’octobre 2007, de ce « Grenelle de l’Environnement » qui avait suscité tant d’enthousiasme et d’espoir, prélude à une probable rupture avec les modes de vie d’aujourd’hui gaspilleurs, pollueurs, saccageurs de planète !

À l’initiative de l’État, des représentants d’associations environnementales, de collectivités locales, de syndicats, furent réunis afin de mettre au point des engagements susceptibles d’apporter des changements profonds dans le fonctionnement de la société. L’environnement était incontournable dans les débats et les discours, la sensibilisation des populations évidente.

Or, trois ans après l’Office en grande pompe de l’automne 2007, le « Grenelle » s’est transformé en une gigantesque tromperie amplifiée par une déclaration tonitruante du Chef de l’État lors du dernier Salon de l’Agriculture, annonce destinée à rassurer ce monde agricole bougon dont il a tant besoin pour se faire réélire en 2012 ! : « L’environnement, çà commence à bien faire ! ». Ce fut le boulet fatal pour cette écologie de pacotille avide de paroles et de médias, sans base solide, une sorte d’écologie reposant sur « du vent ». Mais pouvait-il en être autrement lorsque des sujets majeurs étaient retirés de l’ordre du jour : OGM, nucléaire, autoroutes, incinérateurs, nouvelles technologies ? À part un épais tapis de cendres en papier gaspillé, que reste-t-il de ce « Grenelle » mystificateur sinon que, pour la sauvegarde de la planète et de ses habitants, des solutions prônées depuis des années par les associations environnementales, sont toujours d’actualité. Parallèlement, celles-ci ont pu dénoncer la puissance des lobbies économiques qui pervertissent les décideurs au pouvoir.

nddl-0810.jpgAprès les propos affligeants du Président en mars 2010, le Ministre de l’« Écologie du verbe » s’est senti totalement libéré. En avant toutes, pour la construction de 900 km d’autoroutes, d’un aéroport à ND des Landes en Loire-Atlantique… Afin de tempérer l’ire des « Verts », on appellera les autoroutes « éco-autoroutes », l’aéroport « grenelo-compatible » ! Peu importe les 236 hectares/jour confisquées à l’espace rural ou naturel !

La construction des réacteurs nucléaires continuera malgré leur fiasco financier. Par contre, l’éolien sera profondément affecté par des amendements éocides concernant de nombreux projets.

Honteuse la procédure qui range cette technique dans les installations classées comme la chimie, le nucléaire, les engrais, les explosifs ! Quant aux pesticides de toutes sortes, même reconnus dangereux, ils seront autorisés si leur interdiction risque de contrarier les profits de l’agro-business ! Empilons dans le panier de l’écologie-marchandise, souvent verte mais toujours perfide : la voiture électrique dite « vertueuse », les agrocarburants, la téléphonie mobile, les nano-particules, le nucléaire forcément « propre », les cultures transgéniques forcément saines, les insecticides exterminateurs d’abeilles, les incinérateurs, obligatoirement « propres », les camions de 44 tonnes, économes en énergie, évidemment Autant de symboles d’un pays dynamique comme l’aime un Chef d’État accordant toujours la première place à l’économie et au profit et oubliant l’« écologie vraie » dans le panier des préoccupations accessoires. Peu importe l’état de la planète et la santé de ses locataires ! Depuis l’échec de ce pauvre Grenelle, mort à trois ans, comment pourrait-on croire que la moindre évolution écologique est possible dans le cadre d’une société de consommation incontrôlable ? Se gargariser oralement d’écologie superficielle est facile tandis que faire de l’écologie réelle est difficile tant nos sociétés sont prisonnières du culte d’une croissance consumériste « à l’occidentale ».

Le « Grenelle de la dérision » ? Terminé. Le paquet, vidé de son contenu, sera rangé dans l’armoire sombre des illusions perdues. Désormais, il nous appartient d’oublier ce passé « grenellien » si décevant pour orienter résolument nos pensées et nos actions vers des choses crédibles et sérieuses."

Photo 1 : Grenelle de l'entourloupettement : 5 pétards diamètre 20 dont un explosé
- Création de Jacques-Rémy Girerd, réalisateur (Mia et le Migou - La prophétie des grenouilles...) et fondateur de Folimage à Valence - Expo « Peur bleue / colère verte » - Grenoble 2009

Photo 2 : Manifestation d’Europe Ecologie – Les Verts sur le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en août dernier lors des journées d’été du mouvement à Nantes

16/10/2010

Au secours ! Les porcheries industrielles reviennent en Aveyron !

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Pas moins de deux enquêtes publiques en ce moment sur l’Aveyron pour l’extension de deux porcheries industrielles.

Ces projets, soutenus par la FDSEA, visent à produire des porcs IGP «  Jambon de Bayonne » ! Oui, vous avez bien lu. Du jambon de Bayonne industriel produit en Aveyron.

Europe Ecologie – Les Verts s’élève contre de tels procédés et ne veulent pas que les eaux et les sols de l’Aveyron deviennent comme ceux de la Bretagne.

Marie-Claude Carlin est allé à Baraqueville pour rencontrer le commissaire enquêteur pendant que Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe Ecologie – Les Verts soutenait dimanche dernier les habitants de Brasc

Marie-Claude Carlin a tenu à transmettre un communiqué.

Pas de porcheries industrielles en Aveyron !

Non, l'Aveyron ne doit pas devenir une deuxième Bretagne !

Les porcheries industrielles qui se sont développées en Bretagne ces vingt dernières années ont pollué avec leurs lisiers les nappes phréatiques, pollué les rivières et provoqué la prolifération d'algues vertes toxiques sur le littoral, véritable catastrophe écologique.

Si bien qu'aujourd'hui on assiste à un transfert de projets de la Bretagne vers l'Aveyron: projet de Brasc dans le Sud-Aveyron d'une grosse porcherie et projet de Baraqueville .

Pour Europe Ecologie – les Verts, il n'est pas pensable de laisser s'implanter ces véritables '' usines à cochons" .

- Pour des raisons environnementales d'abord. A cause de la pollution générée par les nitrates des lisiers sur les sols et l'eau malgré les précautions annoncées (on parle de plus de 500 ha de terre prévus pour l'épandage des lisiers à Vors ! ).

- Pour des raisons de santé publique. Ces porcs élevés intensivement en " batterie " sur caillebotis sont stressés (ou est le bien-être animal ? ), sont bourrés d'antibiotiques car fragiles et carencés, ce qui donne une viande de mauvaise qualité, et même nocive pour la santé des consommateurs.

- Enfin pour des raisons économiques. Les crises porcines successives qui se sont produites ces vingt dernières années et ont mené chaque fois à un effondrement des cours et à la ruine de certains éleveurs montrent que ce type d'élevage productiviste constitue une filière extrêmement fragile économiquement car soumise aux aléas d'un marché non régulé

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Et pourtant il y a place pour un élevage de porcs de qualité élevés sur paille ou en plein air, mis en oeuvre par des structures à taille humaine créatrices d'emplois, dégageant une forte valeur ajoutée avec des prix de vente rémunérateurs qui permet aux éleveurs de vivre de leur travail, tout en fournissant une viande de qualité au consommateur, sans polluer l'environnement. C’est ce modèle qu'il faut promouvoir, certains départements l'ont fait, par exemple avec le porc noir de Gascogne ....

L’article de La Dépêche du Midi : Brasc. Les mairies votent massivement contre la porcherie

Photo 1 : Une porcherie aveyronnaise

Photo 2 : races porcines disparues – photo de tournage du nouveau film de Stéphanie Muzard Le Moing : Du coq à l’âme

Vous pouvez être souscripteur de ce film et vous participerez ainsi au financement indépendant de la réalisation et création cinématographique d’une œuvre écocitoyenne.

Stéphanie Muzard le Moing viendra prochainement à Decazeville à la Strada présenter son film "Sans terres et sans reproches"

13/10/2010

Plus de 15 000 manifestants à Rodez contre la réforme des retraites

retraites-rodez-121010.jpgUne Place d'Armes pleine de monde à Rodez (16 000 personnes selon les syndicats) pour cette manifestation du 12 octobre. Mais la police n'a vu que 8 000 personnes. La volonté de minimiser les chiffres des manifestants est visiblement reçu comme une provocation et encourage au contraire plus de monde à se joindre aux cortèges.

Le combat continue contre ce président et ce gouvernement qui préfèrent défendre les riches qu'écouter le peuple.


MANIF RETRAITES - RODEZ - 121010
envoyé par calmettes. - L'actualité du moment en vidéo.

11/10/2010

La droite et la gauche aveyronnaise veulent achever le rêve de Giscard

luche et geniez sur la meme route.jpg

Pensée dans les années 1970, la réalisation d’un axe Séville-Varsovie, appelé aussi la « diagonale du fou » passant par la RN 88, poursuit malheureusement son bonhomme de chemin.

Des élus de droite et de gauche poursuivent ce vieux rêve pensée à une époque ou nous ne connaissions pas la possibilité d’un « pic pétrolier », le réchauffement climatique et les effets néfastes de la circulation routière en matière sanitaire.

De cette route nationale où la circulation était relativement réduite, et elle est encore relativement basse dans la partie entre Laissac et Séverac (moins que sur la RD 840 sur le Bassin de Decazeville), on a créé artificiellement un passage de plus en plus important de véhicules par le doublement de certains tronçons (Toulouse-Albi - Tanus, Carmaux…) alors que des aménagements pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains auraient largement suffis, surtout à partir d'Albi.

Mais la mondialisation des échanges n’attend pas. Et, les mêmes qui vilipendent les délocalisations d’entreprises et l’arrivée sur nos territoires de produits agricoles et industriels à bas prix applaudissent des deux mains l’arrivée du doublement de la RN 88 censée nous sauver de notre « enclavement » comme ils disent.

Que la droite départementale soit favorable à cette mondialisation libérale qui se fait par du dumping social et environnemental avec l’argent des contribuables, on peut comprendre. Mais que la gauche départementale, celle qui se gargarise de « développement durable » dans des discours pathétiques, celle qui voudrait donner des leçons d’écologie à tout le monde leur emboîte le pas en soutenant le doublement de la RN 88, c’est incompréhensible.

On ne peut justifier les doublements de routes et la création d'autoroutes par l’augmentation inexorable de la circulation. Non ! Il s’agit d’une volonté politique pour favoriser cette mondialisation incontrôlée des échanges.

La RN 88 doublée ne sera qu’un axe gratuit de plus pour les camions traversant l’Europe avec leurs marchandises « low-cost » , et le développement économique attendu le long de cet axe se fera peut-être, mais il se fera surtout au détriment du reste de l’Aveyron.

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Les eurodéputés écologistes l’expliquent mieux que moi.

La commission Développement du Parlement Européen a adopté la semaine passée, à l'unanimité, une opinion sur la politique commerciale sous les impératifs dictés par le changement climatique. Pour Catherine Grèze, eurodéputée verte française de notre eurorégion, rapporteure de l'opinion, « Il ne faut pas se voiler la face : le changement climatique est d'abord du à nos habitudes commerciales ».

Les député(e)s européen(ne)s ont soulevé la nécessité de changer de modèle commercial, dont les pollutions dues aux transports rendent inefficaces toute stratégie de réduction des émissions, en instaurant une économie de proximité pour un développement endogène de tous les pays, du Nord comme du Sud.

Economie locale vivante, économie résidentielle, villes « lentes », villes en « transition », slow food, circuits courts… les initiatives fleurissent en France et dans le monde pour retrouver une économie de proximité au service de l’humanité, où les échanges sont porteurs de sens et profitent à tous.

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Mais les notables Aveyronnais résistent et ne veulent pas entendre parler de ça. Si le maire de Millau favorise fort justement le « slow food » dans sa ville, le conseiller général qu’il est aussi vote des deux mains les crédits pour le doublement de la RN 88 et va sûrement voter les crédits départementaux pour la RN 88 au nord de Rodez, le fameux barreau de Saint-Mayme (20 à 50 Millions d’€), comme ses amis de gauche. Jusqu’à quand jouer ce grand écart ?

Pourtant, des solutions existent pour réduire aussi durablement la circulation. Tout le monde peut constater le manque de transports collectifs urbains et interurbains en Aveyron et sur la région de Rodez. Tout comme le manque d’aménagements cyclables sécurisés.

Mais c'est sur le rail qu'il faut mettre le paquet. Rénover les lignes SNCF Béziers-Neussargues et Capdenac-Cahors et augmenter le nombre de trains (fret et voyageurs). Il passe trois fois plus de trains sur les lignes suisses qu'en France. Rénover la ligne POLT et y mettre des trains pendulaires plutôt que cette course ruineuse aux LGV.

C’est là qu’il faut agir.

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A l’occasion d’une conférence de presse, les représentants de quinze associations locales et nationales ont décidé de structurer le Réseau « Stop-Autoroutes ». Face à l’adoption programmée d’un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) qui fait la part belle à une relance massive du programme autoroutier hexagonal, le Réseau « Stop-Autoroutes » a vocation à s’opposer aux multiples projets routiers et autoroutiers actuellement décidés en catimini par Jean-Louis Borloo.

Parmi les associations fondatrices de ce réseau, figure l’association « Non à la deuxième autoroute » qui se bat contre le doublement de la RN 88 en Lozère.

Toutes mes notes sur la RN 88 en cliquant ici

08/10/2010

Antenne téléphonique à Auzits dans l’Aveyron

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Il n’y a pas qu’en ville que l’installation d’antennes téléphoniques pose problèmes. Les zones rurales ne sont pas épargnées. A Auzits, petite bourgade de l’Aveyron située sur deux lieux (Auzits et Rulhe), l’endroit choisi par Orange pour installer son antenne ne semble pas plaire à une partie des habitants. Et on les comprend. Les premières habitations sont situées à moins de 200 m. Mais c’est surtout sur la manière dont est arrivée ce projet qu’il faut s’attarder. Aucune information n’a filtré de la mairie et le dialogue entre les élus et les riverains n’a à aucun moment été réalisé. Tout a été fait dans le plus grand secret.

D’ailleurs, un autre projet intéresse les membres de l'association BVA (Bien Vivre à Auzits). C’est celui de la création d’un créneau de dépassement sur la RD 840 dans la côte d’Hymes. Là aussi, le climat n’est pas bon. Pourtant les riverains ont posé des questions et proposé des solutions concernant les problèmes fonciers. Mais là aussi, c’est le silence complet.

Sans vouloir être un donneur de leçon, il est encore temps pour les élus locaux et les responsables de ces projets d’ouvrir un dialogue avec les personnes concernées sur ces deux problèmes. Avec peut-être, si cela est nécessaire, la médiation de l’Etat comme les responsables de BVA semblent le souhaiter. Les membres de BVA ne sont pas de dangereux extrémistes, ils proposent des solutions, ils sont prêts à dialoguer si on les respecte.

Les membres de BVA qui ont empêché l’installation de cette antenne vendredi campent actuellement sur le site. Je suis allé les soutenir hier après-midi.

Une manifestation est prévue samedi 9 octobre à 14 h. Le rendez-vous est fixé devant la mairie d’Auzits pour se rendre ensuite sur le site.

J’ai connu les mêmes problèmes à Decazeville avec les projets d’installation d’antennes à Pomeyrol et sur le central téléphonique en centre ville et je m’y suis opposé avec véhémence. Ils ne sont toujours pas réalisés. Heureusement !

Je serai donc samedi à Auzits pour soutenir l’association BVA et j’invite le maximum de personnes à nous rejoindre.

Europe Ecologie – Les Verts du Rouergue Occidental soutiennent les propositions de BVA pour ces projets et demandent qu’une réunion de concertation soit organisée avec l’association BVA, les élus locaux et les porteurs de ces projets pour trouver un consensus.

La Dépêche du Midi et Midi Libre ont consacré dernièrement des articles à Auzits.