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18/07/2016

La Découverte : et si nous nous inspirions de nos voisins du Cantal ?

Piscine flottante - Plage de Ouilhes3.jpg

Personne n’a la science infuse. Les élus pas plus que les autres. Aller voir ce qui se fait ailleurs donne parfois des bonnes idées pour peu que ce soit adaptable localement. Et il ne faut parfois pas aller bien loin.

J’étais dimanche dans le Cantal voisin, autour du lac de Saint-Etienne-Cantalès, situé à une quinzaine de kilomètres d’Aurillac et à une heure environ de Decazeville. Le lac de Saint-Etienne-Cantalès est un lac de barrage (du même nom) de 562 hectares sur la Vallée de la Cère avec un rivage assez découpé.

En bordure de ce lac, se trouvent de nombreux aménagements touristiques pour pratiquer des activités nautiques ou simplement se baigner, se bronzer, pêcher, se restaurer…

Certains de ces aménagements datent d’un moment. Je pense notamment à la plage du Ribeyrès que je fréquentais un peu dans ma jeunesse.

Puech des Ouillhes - chemin piétonnier.jpg

Mais d’autres sont plus récents. Ils ont pu être réalisé grâce à l’appel à projets nationaux des Pôles d’Excellence Rurale. Celui-ci a été mené à bien par la CABA (Communauté d’Agglomération du Bassin Aurillac), la communauté de Communes Entre 2 lacs et la commune de Lacapelle-Viescamp avec les soutiens de l’État, de l’Europe, de la Région Auvergne, du Département du Cantal, d’EDF et des acteurs privés et associatifs. La convention a été signé en janvier 2012 et les projets lancés immédiatement.

La communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin avait elle aussi bénéficié en 2012 de moyens financiers dans le cadre des Pôles d’Excellence Rurale pour la mise en place des Maisons de Santé et l’accessibilité aux transports (création de la deuxième ligne du TUB).

Piscine flottante - Plage de ouilhes4.jpg

Je suis donc allé voir quelques uns de ces aménagements.

Tout d’abord à la plage du Puech des Ouilhes sur la commune de Lacapelle-Viescamp.

Là, se trouve une magnifique plage de sable avec à l’arrière des points ombragés sur l’herbe. Egalement à l’arrière de la plage, se trouve un bar-restaurant-glacier, un poste de secours, des toilettes et des douches et des jeux d’enfant.

Particularité de ce lieu de baignade, une piscine flottante du meilleur goût constituée de modules hexagonaux comprenant deux bassins et un solarium.

Des quais situés de chaque côté du bras de la presqu’île permettent d’amarrer des bateaux.

Puech des Ouilhes - passerelle et mobilier bois.jpg

Un chemin piétonnier ombragé fait tout le tour de la presqu’île et une passerelle bois permet de rejoindre une petite île. Quelques transats en bois confortables complètent ce décor.

barrage.jpg

Après une visite au belvédère et un passage sur le barrage de Saint-Etienne-Cantalès d’où j’ai pu apercevoir des chalets flottants, je me suis rendu sur la plage de Renac sur la commune de Saint-Gerons.

chalets flottants.jpg

La plage de Renac, c’est en fait trois belles plages et de nombreux autres points de baignage. Pour compléter ces lieux de baignade, de nombreux chemins de promenade, un parc accrobranche et une passerelle himalayenne (qui m'a fait me souvenir du pont de Livinhac) pour rejoindre la plage d’Espinet. Je me suis bien sûr baigné à Renac dans une eau presque claire mais un peu fraîche tout de même.

Plage de Renac.jpg

passerelle3.jpg

Plage de Renac - Iceberg et autres jeux gonflables.jpg

Dimanche, le monde était au rendez-vous tout autour du lac. Le beau temps et le début des vraies vacances y sont certes pour beaucoup. Mais les équipements aussi. Il n’y a pas de secret. Lorsque le lieu est bien aménagé en plage de baignade et qu’il comporte quelques activités annexes, il y a du monde. Le lac de Saint-Etienne-Cantalès connaît un regain d’activité depuis que ces aménagements ont été créés.

 

Quelques petites critiques ou conseils tout de même :

  • Vraiment trop de bateaux à moteurs, de jet skis et autres engins motorisés.
  • Trop de chiens non tenus en laisse sur la plage et dans l’eau qui n’encouragent pas certains à se baigner.
  • Beaucoup de voitures sur ces petites routes agréables du tour du lac qu’il ne faut surtout pas agrandir. Penser plutôt à modérer la vitesse de votre véhicule… ou bien à circuler à vélo.

 

De voir ces magnifiques réalisations dont certaines ne doivent pas coûter plus cher que l’aménagement d’une toute petite zone d’activité économique, j’ai bien sûr pensé à notre lac de la Découverte.

Nous avons bien sûr eu raison de faire réaliser en 2013 une étude sur son aménagement en zone de baignade et de loisirs. Mais voilà, depuis 2014, ce projet est au point mort. Alors on va me dire que les obligations budgétaires ont eu raison de ce projet. Certes, je veux bien comprendre qu’il y ait des retards à cause justement de problèmes financiers. Mais malheureusement, ce projet ne figure sur aucune projection programmatique pour le futur. Et c’est regrettable pour notre territoire, pour le tourisme mais aussi pour les habitants du Bassin et de la ville de Decazeville. Beaucoup de personnes, notamment les jeunes préfèrent les baignades en rivière ou en lac aux piscines.

lac de la découverte.jpg

Nous avons à Decazeville un écrin magnifique pour réaliser un lieu convivial destiné à la baignade et à d’autres activités douces de pleine nature. A nous de trouver quelques moyens financiers et inscrivons nous dans un appel à projet qui porte ce genre d’aménagement, comme l’ont fait avec succès les collectivités autour du lac de Saint-Etienne-Cantalès.

Photos : jlc - Licence creative Commons

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08/07/2016

Decazeville : le Tour est passé, et après…

Ça faisait longtemps que l’on avait pas vu autant de vélo dans la rue Cayrade. Il faut dire que tout est fait pour décourager les cyclistes ordinaires d’y venir.

Quoi qu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir.

Si le public était plutôt restreint lors du passage de la caravane, le monde est arrivé en masse pour le passage des coureurs.

Beaucoup d’applaudissements et d’encouragements lors de la montée de la rue Cayrade des deux échappés et du peloton. S’en est suivi le défilé des journalistes en moto, des voitures suiveuses des équipes… avant que le calme ne revienne et que chacun regagne son domicile avec le souvenir de cette journée historique.

Espérons que ce passage réussi du Tour de France décidera nos élus à enfin s’intéresser à la circulation des cyclistes dans notre ville.

 

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Toutes les photos : jlc – Licence Créative Commons

 

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02/07/2016

Pour le maintien des chemins du Parc Intercommunal

IMG_2858.jpg


Il y a un mois, je me suis aperçu que certains chemins traversant le parc photovoltaïque en surplomb de La Découverte avaient été purement et simplement supprimés, des clôtures empêchant totalement le passage sur certains secteurs.

Ce n'était bien sûr pas prévu dans l'enquête publique de ce parc photovoltaïque.

J'ai donc pris contact avec la Communauté de communes et alerté son président.

Mais j'ai de plus profité du conseil municipal de hier soir pour proposer un vœu qui sera transmis à la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

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Photovoltaïque - Photos - copie.jpgDès 2004, l’Agenda 21 du Bassin prévoyait de soutenir le développement des énergies renouvelables. Le projet de parc photovoltaïque sur le Parc intercommunal est réellement né en 2009.

L’enquête publique pour la réalisation de ce projet s’est déroulée du 8 juin au 9 juillet 2015. Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable le 31 juillet 2015.

comparatif plans EP - PC-1015.jpgPour diverses raisons, la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin a déposé un nouveau permis de construire en octobre 2015, soit deux mois après les conclusions de l’enquête publique, agrandissant les surfaces de certaines zones sur la commune de Decazeville.

Les zones agrandies concernent le plateau de Nauquières qui avait été reboisé il y a maintenant plus d’une vingtaine d’années et le plateau situé en dessous allant de la barrière de Nauquières au dessus de Combes jusqu’au belvédère de l’Aérien à Decazeville.

Schéma zones 4,5,6,7.jpgDans cet agrandissement, les zones 4 et 5 du parc photovoltaïque ont été réunies et ceinturées par une seule clôture. Le chemin prévu dans l’enquête publique conduisant du bas de la zone 4 (barrière de Nauquières) jusqu’à la zone 6 a été supprimé.

Plus grave, une partie du chemin faisant le tour du plateau de Nauquières a été annexé par la zone 7 du parc photovoltaïque. serapias-2photos.jpgCe chemin très agréable et très prisé des promeneurs, abrite également une faune et une flore intéressante, témoin du passage de cet ancien terrain industriel en espace naturel. On peut notamment y découvrir depuis quelques années des espèces d’orchidées dont des Sérapias à languette. Si ces plantes n’ont pas été détruites dans la pose des clôtures, elles ne seront de toute façon plus visibles car annexées dans le périmètre de la zone photovoltaïque 7.

 (Voir le schéma à droite - Les flèches avec les numéros indiquent le numéro de la photo en haut de note et l'angle de prise de vue)

Il n’est bien sûr pas question de s’opposer à l’installation du parc photovoltaïque sur ces zones. C’est un projet que nous souhaitons voir aboutir dans les délais.

 

Mais la suppression de ces chemins est préjudiciable pour la libre circulation des promeneurs, randonneurs, cyclistes, naturalistes… mais aussi pour le développement d’un tourisme de découverte de notre patrimoine et de notre histoire sur le Parc Intercommunal.

C’est également préjudiciable au développement des énergies renouvelables car beaucoup vont rejeter la faute de la perte de ces chemins à la création de ce parc photovoltaïque.

Les retombées financières de ce parc photovoltaïque permettront très largement d’entretenir ces chemins.

 

Par ce vœu, nous demandons donc à la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin de tout mettre en œuvre pour maintenir ces chemins à la libre circulation des personnes comme cela était prévu dans l’enquête publique de juin et juillet 2015.

 

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Centre-Presse et Midi-Libre ont consacré un article sur ce problème dans leurs éditions du 13 juillet (cliquez sur l'article pour l'agrandir)

Des chemins annexés par le parc photovoltaïque -CP-130716.jpg

03/06/2016

Mieux respecter les animaux, c’est mieux respecter les Hommes

Il y a maintenant de nombreuses années que je défends la cause animale et que je milite contre l’exploitation des animaux sous toutes ses formes.

Bienvenue dans le comté de Mondalazc - Pipo.jpegVers la fin des années 1990, je soutenais et participais aux actions de l’association Causse en Liberté qui s’opposaient au parc animalier que voulait créer sur ce magnifique causse de Mondalazac le vicomte de La Panouse déjà propriétaire de plusieurs parcs animaliers. Malheureusement, nous avons perdu et ce parc s’est fait. Mais cette lutte m’avait très marqué. Elle m’avait aussi beaucoup appris pour la suite de mon militantisme tant pour la cause animale dans les parcs animaliers et cirques, que pour sa dimension non violente et culturelle. Je garde avec préciosité un livre dédicacé de Claude Nuridsany et Marie Perennou, auteurs du magnifique film Microcosmos, gagné à un « quine » organisé par Causse en Liberté. Mieux que de gagner un dindon ou un filet garni quand même ? Tout comme je garde le souvenir d’avoir assisté à la pièce d’Yves Garric « Les tigres de Cantagasse » jouée par la Compagnie du Théâtre à Moudre à la salle des fêtes comble de Salles-la-Source.

Le mémoire de sociologie que j’ai réalisé en 1998 dans le cadre d’études au CNAM partait de l’exemple de Mondalazac et traitait déjà d’un thème important à mes yeux : associations et conflits environnementaux.

Cliquez ci-dessous pour le découvrir (avec indulgence) :

Des moutons, pas des lions - Des vignes, pas des lignes - J-Louis Calmettes -1998-web.pdf

 

L’installation d’un parc animalier sur le type de Sigean à Millau est bien sûr une mauvaise nouvelle. Comment peut-on avoir des idées aussi saugrenues lorsque l’on est sur un territoire inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour son paysage culturel de l’agro-pastoralisme ? En plus d’une atteinte à l’intégrité des animaux, c’est un non sens !

 

cirque muller- lions.jpgQuoi de plus naturel ensuite de m’opposer aux cirques se déplaçant de ville en villes, transportant et exposant des animaux sauvages enfermés dans des cages minuscules.

Il y a quelque chose de dégradant à enfermer des animaux sauvages toute leur vie dans des cages, loin de leurs territoires d’origine et à les voir exécuter des numéros grotesques pour quelques frissons malsains.

Cirque avec animaux expliqué aux enfants.jpgIl n’y a surtout rien de pédagogique à les voir ainsi et il est navrant de voir des instituteurs amener leurs élèves dans les ménageries ou des parents amener leurs enfants dans ce genre de spectacle. Voir cette très belle illustration ci-contre.

cirque muller -kakemono rue gambetta.jpgJ’ai donc signé en 2009 la pétition de 30 Millions d’Amis pour des cirques sans animaux sauvages, et j’ai toujours soutenu cette position auprès de mes collègues du conseil municipal de Decazeville afin que nous n’accueillions pas de cirques avec des animaux. Je me suis trouvé bien seul.

J’ai bien sûr rejoint le récent groupe Facebook « L’Aveyron dit STOP aux cirques avec animaux » qui a déjà de nombreux abonnés.

 

De la même manière, je suis depuis de nombreuses années un militant anti-corrida, adhérent au CRAC. La corrida n’est pas un art, même pas une tradition française. C’est avant tout de la torture en réunion sur des animaux.

 

chat libéré.jpgDès 2008, élu à la mairie de Decazeville, je me suis occupé avec l’association Aide aux Animaux Abandonnés du Bassin des animaux errants dans la ville. Dès cette année là, nous avons débuté une campagne de stérilisation et d’identification associée à une communication en direction des habitants. Grâce à cette action qui a été pérennisée par la mairie et à cette association, ce sont des centaines de chats qui ont été stérilisés et adoptés. Il ne manque plus qu'un véritable refuge-chenil sur ce territoire.

 

Enfin, j’ai toujours montré mon opposition aux élevages industriels. Qu’ils soient porcins, bovins ou avicoles, les animaux de ces élevages vivent leur courte vie dans des conditions de promiscuité et de maltraitance effroyables. Ces élevages représentent de plus un danger important pour notre santé et pour l’environnement, ruinent les agriculteurs, tuent l’emploi agricole et ne servent qu’à engraisser une poignée d’entreprises de l’agro-alimentaire.

loupiac-porcherie.jpgNous assistons actuellement en Aveyron à une recrudescence de l’augmentation du nombre d’animaux dans les élevages porcins existants et au développement d’une filière « canards » industrielle. Après l’ouest de la France où les plages sont polluées par les algues vertes et l’eau n’est plus buvable sans de nombreux traitements chimiques onéreux, allons-nous être le nouvel eldorado de l’agrobusiness ?

Personnellement, j’ai considérablement réduit mon alimentation carnée sans arriver pour l’instant à m’en passer totalement. C’est de toute façon une tendance qui augmente progressivement en France. Les éleveurs aveyronnais devraient rapidement prendre conscience de cette tendance et l’anticiper en diversifiant leurs activités vers d’autres filières alimentaires ou dans des élevages de qualité et bio qui prendront en compte le bien-être animal de la naissance à l’abattage.

30/05/2016

Modes actifs de déplacement sur le Bassin, où en est-on ?

vélo-dkz-église.jpgModes actifs de déplacement : qu’est-ce que c’est ?

Qu’ils soient « actifs » ou « doux », il s’agit en fait de modes de déplacement dans la rue ou sur route sans apport d’énergie autre qu’humaine comme la marche, le vélo, les rollers...

52% de nos déplacements en voiture font moins de 3 km. C’est en priorité dans ces déplacements que les modes actifs doivent prendre toute leur place.

 

FETE VELO 2016.jpgLa Fête du Vélo se déroulera le week-end prochain (4 et 5 juin 2016) dans toute la France. En Aveyron, seule, la ville de Millau organise comme chaque année depuis sept ans une manifestation dans ce cadre.

C’est l’occasion de faire à nouveau le point sur ce mode de mobilité sur le Bassin.

 

En 2015, la vente de cycles a progressé de 0,7% en France pour un peu plus de 3 millions de cycles neufs vendus. La forte progression de la vente de vélos à assistance électrique (VAE) enregistré en 2014 se poursuit en 2015 où les 100 000 exemplaires sont atteints. Nous sommes certes encore loin des chiffres de l’Allemagne ou d’autres pays, mais cette hausse continue est encourageante.

 

subvention-vae-ccda.jpgQu’en est-il localement ?

Sans point de vente spécifique de cycles sur le Bassin, difficile de donner des chiffres de ventes.

Ce que l’on sait, c’est que la subvention de la Communauté de communes pour aider à l’achat d’un VAE concerne bon an mal an, environ 8 vélos/an. Mais d’autres VAE sont vraisemblablement achetés sans subventions par des habitants de notre territoire. Les VAE représentant 3 % du marché du cycle, on peut estimer en restant prudent entre 250 et 300 vélos neufs achetés en 2015 par les habitants des cinq communes urbaines du Bassin.

velos vide-grenier.jpgCes vélos sont malheureusement achetés pour la plupart hors de notre territoire, chez des revendeurs, en grande distribution (spécialisée ou pas) et par internet. Le marché de l’occasion semble aussi important sur le Bassin. Il n’y a qu’à voir le nombre de vélos à céder sur le Bon Coin et dans les vide-greniers locaux.

 

avec pompidou concorde et progrès -1969.jpgConcernant l’usage pratique du vélo sur notre territoire, c’est malheureusement catastrophique. Une seule cause à cela : le manque de considération des élus locaux pour ce mode de mobilité et par conséquences le manque d’aménagements et d’infrastructures pour utiliser son vélo en toute sécurité et rendre ce mode de déplacement attractif. La plupart des élus en charge des affaires sur notre Bassin ont grandi dans les années « bagnole » (De Gaulle, Pompidou, Giscard), où le vélo était ringardisé et leur vision ne semble pas avoir évolué depuis. Plus grave, les « jeunes » élus locaux ont malheureusement acquis la même culture motorisée que leurs aînés.

 

Part des ménages disposant d'une voiture en centre-ville de Decazeville.jpgPourtant, le vélo est une réponse écologique pour nos déplacements, mais aussi une réponse sociale puisque Decazeville, notamment le centre-ville et les quartiers nord, a la population la moins motorisée du Bassin, 15% en dessous de la moyenne française.

 

Il n’y a pas de secret. Les villes où l’usage du vélo connaît une forte progression sont les villes (grandes ou petites) où les élus ont mis en place un programme de sensibilisation et d’aménagements important après une réflexion globale sur la circulation, le stationnement et la mobilité en général dans leur ville, notamment en centre-ville.

 

Cette réflexion globale, nous l’avons pourtant bien eu sur notre territoire.

Dès 2005, dans le cadre de l’Agenda 21 du Bassin, la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin s’est dotée Plan Global de Déplacements voulant favoriser les alternatives à la voiture et favoriser les transports collectifs et les déplacements piétons et cyclables

En 2010 la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin s’est même dotée d’un « Schéma Modes Doux ».

 

Et depuis ? Rien… ou très peu.

dsc-bonnieres.jpgA Decazeville, seuls deux doubles sens cyclables ont été mis en place aux Bonnières (avec la mise en sens unique de la rue Hector Berlioz pour le passage du TUB) et dans la rue Camille Douls. Tout ça en 5 ans !

 

rue cayrade à 20 kmh-ddm.jpgPire, à l’opposé des préconisations actuelles de circulation qui recommandent de modérer les vitesses des véhicules motorisés en ville pour favoriser la cohabitation avec les modes actifs, la limitation à 20 kmh du tronçon rénové de la rue Cayrade est passée il y a quelques mois… à 30 kmh (voir photo ci-contre). Du jamais vu en France !

 

Pourtant, la législation française a évolué rapidement ces deux dernières années pour favoriser l’usage du vélo :

 

En mars 2014, le Plan d’Action Mobilités Actives (PAMA) délivrait une série de mesures pour encourager l’usage du vélo et de la marche à pied. Ces mesures visaient à un meilleur partage de l’espace public, à développer l’intermodalité entre les transports collectifs et les modes actifs, à prendre en compte les mobilités actives dans l’urbanisme, à développer des itinéraires de loisirs et le tourisme à vélo, etc…

Un PAMA 2, actuellement en phase de concertation, devrait voir le jour vers 2017-2018. D’où la nécessité de bien assimiler le PAMA 1 et de déjà mettre en place les mesures et actions qu’il préconise.

 

Les mesures de ce plan ont été inscrites dans la Loi avec le décret 2015/808 du 2 juillet 2015.

DOUBLE SENS CYCLABLE - TOULOUSE - RUE D'AUSTERLITZ.jpgDans la poursuite de la démarche « Code de la rue » et de l’introduction du principe de prudence à l’égard des usagers les plus vulnérables, ce décret vise à sécuriser et favoriser les cheminements piétons et cyclistes.

Lorsque la séparation entre les différents modes de transport n’est pas possible, le partage de l’espace public doit être une préoccupation constante en cherchant en particulier à réduire le différentiel de vitesse entre usagers.

Parmi ces mesures :

  • Favoriser l’extension de ZCA (Zone de Circulation Apaisée)
  • Généraliser les doubles sens cyclables dans les rues à sens unique ou la vitesse est limitée à 30 Kmh
  • Favoriser un meilleur positionnement sur la chaussée…

 

La Loi relative à la Transition Énergétique Pour la Croissance Verte, qui dans sont troisième titre entend développer les transports propres, a entre autre créé l’indemnité kilométrique vélo (IKV).

Malheureusement cette mesure a été détricotée par l’exécutif dans la loi de finances rectificative 2015. Cette indemnité est donc relativement basse, facultative, plafonnée et est de plus limitée seulement au secteur privé.

 

L’Arrêté du 23 septembre 2015 relatif à la modification de la signalisation routière en vue de favoriser les mobilités actives vient compléter les mesures du décret 2015/808.

La signalisation à destination des cyclistes est renforcée, en particulier les marquages. Cet arrêté règlemente également la signalisation des zones piétonnes, zones de rencontre, zones 30, zones de livraison…

Cet arrêté permet aussi d’ajouter une signalisation d’“animation“ à la signalisation conventionnelle.

 

Je veux bien en convenir, seuls ceux qui s’intéressent à la mobilité en général et aux mobilités actives en particulier arrivent à suivre cette évolution réglementaire. Mais n’est-ce pas justement le devoir des élus ?

 

C’est pour cela que la formation est indispensable. Formation des services techniques des communes, mais également des élus, notamment ceux en charge de l’urbanisme et de la voirie.

 

C’est ce que je fais personnellement depuis plus de vingt ans en participant régulièrement aux Journées techniques du CoTITA Sud-Ouest (Conférence Technique Interdépartementale des Transports et de l’Aménagement), mais aussi à de nombreuses formations, rencontres, séminaires, salons... sur le thème des transports et de la mobilité en général.

 
pama-bdx.jpgPour mieux assimiler l’évolution de la législation de ces deux dernières années, j’ai notamment participé en 2014 à un atelier dans le cadre des Journées d’Été d’EELV à Bordeaux qui m’a permis de mieux appréhender la législation concernant les modes actifs. L’intervenant n’était autre que Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo qui s’est principalement appliqué à nous présenter le
PAMA annoncé quelques semaines plus tôt. Jean-Marie Darmian, maire de Créon et président du Club des Villes et Territoires Cyclables ainsi que Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports à la ville de Paris participaient également à cet atelier.

 

Egalement en 2014, j’ai assisté à une Journée Technique du CoTITA au CNFPT de Toulouse sur les “ zones de rencontre “.

 

pama-formation cerema-120516.jpgEnfin, il y a quelques semaines, toujours dans le cadre des Journées techniques du CoTITA, j’ai suivi un après-midi d’information et d’échange sur le PAMA au CNFPT de Toulouse.

L’objectif de cette demi-journée était de présenter le contenu de toutes ces nouvelles règles, expliquer leur raison d’être et donner des indications de mise en œuvre possible.

Journée riche d’informations, qui m’a permis de mesurer le retard considérable que le Bassin accumule sur la législation, mais également par rapport aux réalisations concrètes de nombreuses autres collectivités, y compris de notre dimension. Je précise que d’autres villes sont dans le même cas en Aveyron, notamment Rodez. Seul Millau sort un peu du lot, surtout grâce à l’action de l’association EVE.

 

Alors que faire maintenant ?

Pour ma part, je continue à informer et à sensibiliser localement sur les mobilités actives toutes les personnes intéressées ou travaillant sur ce domaine. Je ne manque bien sûr pas d’informer mes collègues de la commune et de la communauté de communes.

J’ai publié régulièrement des notes sur ce thème sur ce blog, dont une note assez complète sur les mobilités actives et les transports collectifs sur le Bassin il y a environ un an.

 

Si on me le demande, je suis bien sûr prêt à participer à une réflexion locale pour la création d’aménagements et la mise en place d’actions concrètes.

 

Mais lorsque l’on voit que rien n’avance à cause principalement du désintérêt ou de la mauvaise volonté de certains décideurs, il faut envisager d’autres actions.

D’abord dénoncer ce désintérêt et cette mauvaise volonté. C’est le but de cette note.

 

Ensuite, faire en sorte que ces décideurs respectent au moins la législation actuelle, notamment les dernières évolutions. J’y travaille actuellement.

 

VÉLORUTION ! - logo.jpgEt enfin, pourquoi ne pas envisager une action pour montrer que beaucoup attendent d’avoir une ville ouverte à tous les modes de mobilité. C’est en réflexion.

 

En cette année du passage du Tour de France dans notre ville, il serait peut-être temps que les élus de Decazeville et du Bassin prennent en considération ce mode de mobilité écologique et accessible pratiquement à tous et en profitent pour annoncer un programme de mesures et d'aménagements important en faveur des modes actifs.

Il serait incompréhensible que la mairie se félicite et fasse la promotion du passage du Tour de France à vélo à Decazeville et s'oppose à des aménagements pour favoriser l'usage du vélo dans la ville !

VÉLOS - Avenues Léon Blum et Victor Hugo.jpgCertaines mesures demandent de plus peu d'investissements financiers : marquage au sol et panneaux de signalisation. Ce sont ces mesures et ces aménagements qui doivent être mis en place rapidement.

 

Plus de 50 % de la population active française travaille à moins de 8 km de leur domicile. Le vélo, notamment le VAE, est la solution pour ces déplacements. Les jeunes comme les moins jeunes aimeraient aussi pouvoir se déplacer à vélo sur le Bassin.

A condition d’avoir les aménagements nécessaires pour le faire en toute sécurité.

 

La véloroute de la Vallée du Lot :

veloroute-panneau travaux.jpgTout le monde peut voir maintenant l’avancée des travaux concernant cette véloroute sur la Communauté de communes de la Vallée du Lot. Le tronçon Bouillac – Pont de Boisse-Penchot est en cours de finition tandis que le tronçon sur Flagnac est en travaux.

chemin de bouquiès.jpgDecazeville est concerné par une variante du Pont de Bourran au Pont de Livinhac par Bouquiès. Il serait peut-être temps de s’intéresser à ce projet et dans l’urgence, de s’occuper au moins de la voirie entre le Pont de Livinhac et Bouquiès qui est dans un état déplorable et inaccessible aux vélos, sauf aux VTT.

La randonnée de soutien à la véloroute à fait étape à Livinhac.jpgLa randonnée cyclable que nous avions organisée avec l’AF3V en 2011 pour soutenir cette véloroute et qui s’était arrêté le 7 juillet à Livinhac, avait sensibilisé certains élus. Certes un peu tardivement, mais mieux vaut tard que jamais.

veloroute laroque.jpgUne liaison cyclable entre le Pont de Boisse-Penchot et Viviez doit être envisagée rapidement. Elle constituerait un atout touristique indéniable pour les communes urbaines du Bassin, à condition que ces communes créent elles aussi des aménagements cyclables sécurisés pour accéder à leurs centres villes et aux sites touristiques.

Le Bassin à vélo (rural et urbain) doit être le projet de demain, et le plus tôt sera le mieux.

Pour avoir une idée des retombées économiques du tourisme à vélo en France, vous pouvez télécharger ci-dessous le Baromètre 2015 :

Baromètre 2015 du Tourisme à Vélo en France

 
cayrade-parking vélo.jpgCet espace de stationnement vélo en plein centre ville de Decazeville en dit long sur l’intérêt de la municipalité pour les modes actifs. Non content de ne plus être protégé des voitures par des barrières, il ne comporte aucun arceau pour accrocher les vélos et éviter les vols. Il est bien sûr le plus souvent vide, ou occupé par des cyclos ou des motos et même parfois des voitures ! C’est toute une politique pour les modes actifs qu’il faut mettre en place.

 Ci-dessous, l'article de Centre-Presse du 13 juin 2016 relatif à cette réflexion sur les modes actifs sur le Bassin (cliquez sur l'article pour l'agrandir) : 

Le vélo, cet oublié du Bassin decazevillois.jpg

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

Toutes photos : jlc – Licence Créative Commons

Sauf :

- Le flyer pour la subvention VAE et le schéma des rues Victor Hugo et Léon Blum - Communauté de Communes

- Affiche Fête du Vélo

- Photo rue Cayrade à 20 kmh – La Dépêche du Midi - BHSP

- Logo Vélorution : ?

Ci dessous, une vidéo réalisée lors de l'animation organisée par la Communauté de communes pour la présentation du “ schéma modes doux “ en 2010 : bourse d'occasion de vélos, marquage vélos, essais de VAE, démonstration de BMX flat... Cette animation tombait en même temps que les Journées du Patrimoine. Ça a été l'occasion de faire une belle randonnée cyclable sur le Bassin à la découverte de certains sites emblématiques de nos communes.

Téléchargez ci-dessous le programme de ces deux journées d'animation :

Animation Vélo-Patrimoine - 18 et 19 septembre 2010 WEB.pdf

Beaucoup de participants à ces deux journées. Mais malheureusement, peu de suites à cette animation et au “ schéma modes doux “.


ANIMATIONS VÉLO - DECAZEVILLE - 18 ET 19 09-2010 par calmettes

18/05/2016

Parc Intercommunal : attention dangers !

lac-terril-vus du belvédère de cantagrel.jpgSi je me suis émerveillé dans la précédente note de la zone Natura 2000 de Montmurat proche de chez nous, je n’en demeure pas moins un amoureux de notre territoire et des surprises qu’il nous procure aussi en matière botanique.

Certains rêvent de faire de la Découverte et du Parc Intercommunal un espace dédié aux activités motorisées polluantes (pléonasme). On mettra ça sur le compte de l’ignorance et de l’incompétence.

Ignorance de la richesse et de la fragilité de cet espace en matière d’environnement : qualité de l’air et de l’eau, flore, faune, sols…

Incompétence dans le diagnostic et les mesures que nous devons à tout prix mettre en œuvre pour protéger globalement notre environnement et pour lutter contre les diverses pollutions et le réchauffement climatique.

 

Une promenade à l'intérieur du Parc Intercommunal, un espace de 535 hectares au cœur de nos cinq communes urbaines, suffit à percevoir ces richesses, ces fragilités et ces menaces.

tétards.jpgAu départ de Decazeville, c’est d’abord la visite de la zone humide constituée de mares temporaires située à l’arrière du musée géologique Pierre Vetter.

Encore cette année, de nombreux têtards sont présents. Rappelons que cette zone abrite des crapauds calamites et pélodytes ponctués, espèces rares et protégées comme tous les crapauds par ailleurs.

Voilà un lieu que les écoles de la ville devraient visiter à cette période. Cela ferait un excellent cours pratique de SVT.

Lotier des Alpes -web.jpgTout au long de la promenade dans ce parc, on peut apercevoir une nombreuse flore commune aussi mais des espèces plus rares. C’est ainsi que l’on peut voir maintenant de nombreuses orchidées, notamment sur les espaces réhabilités depuis maintenant plusieurs dizaines d’années.

 

orchidées-martinie.jpgC’est le cas à la Martinie et vers le cynodrome de Cransac-le-Thermes.

D’après une étude de 2010 sur la flore et la faune du Parc Intercommunal *, la Martinie représente un des lieux ou “ l’enjeu écologique est loin d’être négligeable “.

En partie considérée comme une prairie humide eutrophe, la zone de la Martinie possède un habitat de zone humide et joue un rôle de régulation hydrique et d’amélioration de la qualité de l’eau.

Il est à noter que l’étude de CERA Environnement de 2010 ne signalait aucune espèce d’orchidée.

Enjeux Habitat et Flore - Cartographie Valeco Photovoltaîque - ©Cera-Environnement.jpgConcernant les mammifères, l’étude notait que le “ secteur de la Martine se situe dans un contexte un peu plus naturel que les autres et héberge quelques espèces non retrouvées ailleurs, comme l’écureuil roux “.

Il ne me semble donc pas souhaitable que ce site serve d’accueil aux 7 500 tonnes de boues du bassin de Passelaygue. D’autant plus que le déplacement de ces boues se réaliseraient par camion à travers le Parc Intercommunal.

 

serapias-à-languette -160516.jpgAutre lieu visité, le plateau de Nauquières, sur les hauteurs de Combes et de Decazeville. Son chemin en boucle recèle une flore intéressante. C’est un secteur minier que les HBCM ont reboisé avec l’ONF et l’ASGE il y a plus de 20 ans, mais qui a été mal entretenu. Comme la forêt de la Vaysse c’est un “ espace artificiel devenu naturel “ comme les désignait à la fin des années 1990 M. Schoeller de l’ONF.

Orchis à fleurs lâches - Nauquières -web.jpgUne grande partie de sa surface est malheureusement maintenant amputée par les travaux du futur parc photovoltaïque. La surface déboisée est d’ailleurs plus importante que prévue dans l’enquête publique. Une partie du déboisage a été réalisée sans autorisation. Cette autorisation des services de l’Etat est arrivée après le déboisage, sans aucune enquête publique supplémentaire.

Comment voulez-vous que les gens participent aux enquêtes publiques quand ils savent pertinemment qu’elles sont truffées d’erreurs et orientées dès le départ, qu’il est pratiquement impossible de changer le cours des choses et qu’elles sont de plus régulièrement bafouées par les promoteurs de projet avec la complicité des collectivités et des services de l’Etat ?

nauquières-191015.jpgEt je le dis d’autant plus avec amertume que j’étais favorable au projet initial du parc photovoltaïque, même si j’avais souhaité un financement participatif incluant les collectivités et les citoyens.

Là aussi, l’étude de CERA-Environnement n’avait pas répertorié d’orchidée. Pourtant, je peux témoigner qu’il y avait déjà sur ce site en 2010 des Sérapias à languette.

Sérapias à languette - Nauquières -web.jpgHeureusement, elles y sont toujours et plus nombreuses avec d’autres espèces d’orchidées en bordure du chemin. Mais elles semblent terriblement menacées par les travaux en cours.

Vous avez tout le long de cette note des photos de quelques fleurs présentes sur ce parc intercommunal. Je n’ai pas la prétention de faire des leçons de botanique à qui que ce soit. Mes connaissance sont plutôt sommaires dans ce domaine. Mais ce que je sais, c’est que nous avons un patrimoine paysager, floristique et faunistique à mettre en valeur. Plutôt que mettre des motos ou autres engins motorisés sur ce parc (et j’ai pu noter qu’il y en avait lundi dernier), peut-être pouvons-nous nous inspirer du travail de la Chaîne des Terrils à Loos-en Gohelle pour créer ici chez nous, sur le Parc Intercommunal, une association ou une structure qui ferait le même travail de valorisation, de formation et d’expertise sur notre patrimoine.

Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas refaire les mêmes erreurs que par le passé. La nature retrouvée n’est pas là pour assouvir les envies et les fantasmes de quelques personnes égoïstes et inconscientes des conséquences néfastes qu'ils génèrent pour l'avenir.

Vulnéraire -web.jpgComme je m’opposais il y a plus de dix à la montée impossible à la Martinie, je m’oppose maintenant à la venue de l’Aveyronnaise Classic à La Découverte, épreuve polluante et pétaradante ayant un impact négatif réel sur l’air, l’eau, le climat, la faune et la flore de notre département, produisant beaucoup de poussière et de bruit, posant des problèmes de sécurité des personnes (pilotes et public), et banalisant comme toutes les épreuves mécaniques de loisirs, la violence routière.

Ce genre d’épreuve ne vise qu’à faire la promotion de l’économie dite de la “ moto nature “ ou “ moto verte “, deux mots pourtant antinomiques.

Plusieurs fois sollicités par les organisateurs de cette épreuve, la Communauté de communes a toujours refusé avec raison de l’accueillir sur le Parc Intercommunal. Des passages de cette épreuve à Cransac en 2011 et 2013 ont généré des protestations. Je peux en témoigner. Il faut dire que faire une manifestation polluante et pétaradante dans la “ cité du bien-être “ du Bassin est pour le moins une provocation.

Silène fleur de coucou -web.jpgCette fois ci, sous la pression des élus de Decazeville, la Communauté de communes a cédé et a autorisé cette manifestation sur son terrain.

A l’époque, sûrement par naïveté, j’excusais et minorais un peu la responsabilité des organisateurs de la montée impossible. Ce n’est plus le cas. Les organisateurs locaux et départementaux de ce genre de manifestations sont pleinement responsables des conséquences futures qu'elles provoqueront sur notre santé et notre environnement. Tout comme les élus et les collectivités qui les soutiennent. A eux de choisir : continuer ou arrêter.

 

* Prédiagnostic d’étude d’impact sur les milieux naturels : Habitats, Flore, Avifaune et Faune terrestre de septembre 2010 réalisé par CERA-Environnement.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

1 - Vue sur le magnifique site de La Découverte le lundi 16 mai 2016 - C'est sur ce lieu que 500 motards et la cohorte d'accompagnants et de spectateurs devraient s'adonner à leurs activités polluantes en août prochain - jlc - Licence Créative Commons

2 - Tétards, mares temporaires à l'arrière du Musée de géologie - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

3 - Lotier des Alpes - Parc Intercommunal - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

4 - Orchis à fleur lâche à la Martine - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

5 - Planche tirée de l'étude CERA Environnement - 2010

6 - Sérapias à languette - Nauquières - 16/05/2016  - jlc - Licence Créative Commons

7 - Orchis à fleur lâche - Nauquières - 08/05/2016  - jlc - Licence Créative Commons

8 - Déboisement à Nauquières - Janvier 2016  - jlc - Licence Créative Commons

9 - Sérapias à languette - Nauquières - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

10 - Vulnéraire - Parc Intercommunal - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

11 - Silène fleur de coucou - La Martinie - 08/05/2016 - jlc - Licence Créative Commons

25/04/2016

La mairie de Decazeville veut "évangéliser avec le théâtre"

affiche_lumiere_4.pdfy2016.jpgAprès le comité des fêtes laissé à certains sympathisants du FN la semaine dernière, la mairie de Decazeville a accueilli en grande pompe dans la salle des mariages de la mairie une troupe de théâtre dont le but est d’“évangéliser avec le théâtre“.

Nous ne sommes pas dogmatiques ! Tel était le crédo de la nouvelle municipalité de Decazeville durant la campagne électorale. Malheureusement, les faits montrent le contraire.

Certes, nous avons réussi à éviter à ce que la commune de Decazeville et la Communauté de communes Decazeville-Aubin financent ce “spectacle“, mais le fait que la mairie le soutienne ostensiblement est très grave. 

Le Bolero - Evangéliser avec le théâtre.jpgC’est sûrement ça le “souffle nouveau“ que nous promettait M. le Maire et sa liste : faire du prosélytisme politique et religieux alors que le moment devrait être à l’apaisement, à la solidarité et à éviter les replis identitaires.

 

Voici ci-dessous, le texte que j’ai lu sur ce sujet lors du conseil municipal du 14 avril dernier. 

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“ Lors de la commission Culture du 18 février dernier à la Communauté de communes, nous avons été saisis d’une demande de subvention pour le spectacle d’une compagnie extérieure au Bassin : la compagnie Le Boléro

Ce spectacle n’est en fait qu’un prétexte pour faire du prosélytisme religieux.

Les principaux responsables de cette troupe ne s’en cache d’ailleurs pas, notamment sur leur site internet, puisqu’y figure un article intitulé « évangéliser avec le théâtre ».

L’affiche et le flyer de ce spectacle ne sont d’ailleurs pas équivoques tant par le texte que par les images.

La méthode me semble de plus pernicieuse et racoleuse puisqu’elle consiste à utiliser notre patrimoine et notre histoire locale pour arriver à leurs fins.

La commission Culture de la Communauté de communes a décidé pratiquement à l’unanimité de ne pas répondre favorablement à cette demande de subvention.

Néanmoins, le logo de la Communauté de communes figure toujours sur les documents de ce spectacle sur le site internet de la compagnie Le Bolero.

De même que le logo de la commune de Decazeville.

Nous n’avons jusqu‘à maintenant pas décidé dans ce conseil de subvention pour ce spectacle et cette troupe.

Il me semblerait difficile d’y répondre favorablement pour deux raisons principales :

  • Alors que les subventions communales aux associations culturelles locales sont en baisse depuis deux ans, comment pourrait-on subventionner un spectacle d’une compagnie extérieure ?
  • Une collectivité n’a pas à participer à la création et/ou à la diffusion d’une œuvre faisant du prosélytisme religieux, pour quelque religion que ce soit, surtout à la période que nous sommes en train de vivre.

Nous souhaiterions donc savoir, Monsieur le Maire, où en est cette demande de subvention au niveau communal ?

La subvention figure-t-elle dans ce budget à un poste caché ?

Nous souhaiterions bien sûr que la commune y réponde défavorablement et que vous utilisiez vos pouvoirs afin de faire retirer les logos de la commune des affiches, flyers et site internet de la Compagnie Le Boléro. “

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Le maire a répondu par la négative concernant la subvention municipale.

C'est sûrement du au véto quasi unanime de la Commission Culture de la Communauté de communes en février dernier.

Je précise que malheureusement, les logos de la commune de Decazeville et de la Communauté de communes figurent toujours sur les affiches distribuées en ville et sur le site internet de la Compagnie Le Boléro. 

07/04/2016

La ruralité sur CFM Radio

TO160329-300x169.jpgJ’étais invité pour Europe Écologie - Les Verts le 29 mars dernier à l’émission « Table ovale sans Ellipse » animée par Claude de Vesins sur CFM Radio à Villefranche.

Je n’étais bien sûr pas seul. Jean-Sébastien Orcibal, pour le Parti Radical de Gauche et Bernard Morre, pour l’Union des Démocrates et Indépendants étaient les autres intervenants.

Le thème de cette émission politique proposé par Claude de Vesins était :

Quelles sont les opportunités que notre ruralité, qui dispose désormais d’un ministre issu de la région (aménagement du territoire, ruralité et collectivités territoriales), doit absolument saisir pour résoudre ou atténuer les problèmes qu’elle connait en agriculture, scolarité et dessertes aérienne et ferroviaire ?

Nous avons donc parlé agriculture, circuits courts, artificialisation des terres agricoles, commerces des centres villes, TGV, TER, aéroport, internet haut-débit, services publics…

On peut écouter et télécharger cette émission en cliquant ICI

09/08/2015

Les eaux du lac de la Découverte fragilisées, le Parc Intercommunal oublié

lac-vert4.jpgDepuis avril 2014, le Parc Intercommunal semble un peu abandonné. Les projets étudiés il y a quelques mois pour l’avenir du site de la Découverte semblent tombés aux oubliettes. Le programme pluriannuel d’investissements de la communauté de communes mis à jour récemment, les envisage au mieux après 2020.

Je m’en était déjà inquiété il y a environ un an.

Pourtant, tout le monde reconnaît que nous avons là un site magnifique qu’il faudrait à tout prix aménager, au moins à minima. Quand je dis tout le monde, ce sont avant tout beaucoup de Decazevillois mais aussi de nombreuses personnes venus d’ailleurs.

livinhac-piscine.jpgLa canicule que nous avons supporté en juillet et qui est malheureusement appelée à se reproduire souvent, devrait à minima remettre à l’ordre du jour le projet de zone de baignade sur ce lac. Tout le monde n’a pas de piscine et beaucoup ne souhaitent pas aller à la piscine municipale pour diverses raisons (coût, chlore, vétusté, ligne électrique...). Les baignades hors piscines, gratuites et surveillées sont de toute façon de plus en plus recherchées. Il n’y a qu’à voir le monde qui se rend à Livinhac, y compris de Decazeville.

Si vous êtes un habitué du site de la Découverte, vous avez peut-être remarqué fin juin, avant la période de canicule que nous avons connu, le fort verdissement des eaux du lac de la Découverte.

Concernant cette dégradation des eaux, j’ai envoyé le 29 juin un courrier à Monsieur le Président de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, propriétaire des lieux, avec copie à Monsieur le Maire de Decazeville sur lequel ce site est situé :

 

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, les eaux du lac se sont troublées et ont pris une vive couleur verte (voir les deux photos de cette note). J’ai rencontré la responsable du service environnement et patrimoine qui m’a expliqué après s’être renseigné auprès d’Halieutilot, qu’il s’agissait vraisemblablement d’une efflorescence algale ou “ bloom algal “, phénomène totalement différent du retournement des eaux du lac de novembre 2008.

Les températures actuelles (avant le 29 juin) ne peuvent pas expliquer uniquement ce phénomène. D’abord elles ne sont pas si élevées que cela et les nuits sont encore fraiches. L’explication viendrait plutôt des fortes pluies datant d’une quinzaine de jours qui auraient lessivé les sols et emporté les eaux vers le lac. La relative chaleur actuelle ayant seulement précipité ce phénomène. Or depuis un peu moins d’un an, une quinzaine de chevaux résident en permanence sur les pentes de ce site. On sait que les déjections animales contribuent de façon non négligeable à la détérioration de la qualité des eaux sous des formes diverses.

lac-vert3.jpgL’étude du profil de baignade du lac de la Découverte réalisée par le Cereg Massif-Central en 2011 notait que seuls les ruissellements des eaux météoriques sur les flancs du site peuvent constituer des sources de pollution bactériologiques significatives.

Je rappelle que les eaux du lac sont rejetées dans le Riou-Mort, puis le Lot.

Il me semble qu’à minima, le BRGM et l’Onema devraient être alertés.

De votre côté, pourriez-vous faire réaliser une analyse des eaux du lac afin de connaitre d’où peut provenir exactement cette dégradation ?

Dans l’attente des résultats de ces analyses, pourriez-vous demander au propriétaire des chevaux de les retirer de ce site ?

D’autre part, j’ai pu lire dans la presse locale que la municipalité de Decazeville envisageait des animations de sports mécaniques sur ce lac fin août.

Nous savons que ce site est très fragile. C’est pour cela que nous envisagions avec le cabinet Alliance qui avait piloté l’étude pour un pôle de baignade et de loisirs à la Découverte, la pratique d’activités douces sur ce lac : baignade, canotage, pêche, plongée… en aucun cas des activités motorisées.

Les plongeurs du club subaquatique ruthénois qui avaient visité les profondeurs de ce lac en janvier 2012 avaient noté que les fonds étaient constitués de sédiments très fins qui se déplaçaient au moindre mouvement des plongeurs et créaient immédiatement des “nuages“ noirs très denses.

La démonstration de jet-ski et de flyboard prévue fin août me semble fortement préjudiciable pour la qualité des eaux du lac de la Découverte, de ses fonds et de ses berges.

Il y a beaucoup d’autres sites en Aveyron ou dans le Lot et le Cantal proche où on peut pratiquer ces activités. Si l’initiative d’organiser une animation sur le lac est louable, d’autres activités beaucoup moins polluantes peuvent se dérouler sur ce magnifique site de la Découverte pour l’animer le temps d’un week-end : joutes, parapente, modélisme, jeux divers de ballon, jeux gonflables… sans parler d’activité pédestre et cyclable, de découverte de la nature, du patrimoine minier... Il suffit juste d’un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Il me semble donc souhaitable que vous reveniez sur la décision d’autoriser cette démonstration de sports motorisés sur le lac de la découverte.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations les plus distinguées. 

Jean-Louis Calmettes

Conseiller municipal de Decazeville

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On peut bien sûr se réjouir de la présence d’animaux sur ce site et notamment de chevaux. Et je serais le premier à le faire si cela n'avait pas de conséquences néfastes. Sauf que l’on en voit les limites. Certes, cela évite une tonte annuelle, voire deux, mais si c'est au détriment de la qualité des eaux, je ne pense pas que cela soit souhaitable. Je rappelle que dans mon courrier, je demandais simplement des analyses afin de vérifier la cause de ce "bloom algal" et que par précaution en attendant le résultat des analyses, on retire provisoirement les chevaux du site.

Mais il y a aussi une autre inquiétude pour les animaux. Une étude concernant le pastoralisme sur le Parc intercommunal avait été diligenté il y a quelques années par la Communauté de communes qui pensait à juste titre accueillir pour entretenir les nombreux hectares de cet espace, des animaux aussi divers que des bovins, des moutons, voire des lamas. Sauf que l’ingestion de plantes par des animaux sur ces anciens sols industriels peut être problématique. Les plantes peuvent avaler les pollutions éventuelles contenues dans ces sols (phytoextraction) qui sont ensuite ingérées par les animaux. Doit-on prendre ce risque qui touche à la santé et au bien-être des animaux, si minime soit-il ? Les précédents élus n’ont jamais voulu accueillir des animaux sur ce site au regard notamment des risques de recours juridiques de propriétaires d’animaux tombés éventuellement malades.

 

À ce jour, je n'ai toujours pas reçu de réponses à mon courrier, tant de la communauté de communes que de la commune de Decazeville.

Le phénomène d’efflorescence algale a disparu.

Les chevaux sont toujours sur le site de la Découverte et la manifestation d’activités mécaniques sur le lac prévue fin août est plus que jamais d’actualité.

 

Encore un peu, monsieur le bourreau…

 À pied, à vélo, avec le tub, je sauve le climat.jpgRien ne semble y faire. Pas même les canicules, les tempêtes et les alertes à la pollution de l’air à répétition. Un rapport parlementaire vient de confirmer que l’impact économique de la pollution de l’air est de plus de 100 milliards d'euros par an en France et que ce coût va encore empirer rapidement si nous ne faisons rien. Près de 700 décès supplémentaires seraient liés à l’épisode de canicule de juillet. Les allergies touchent de plus en plus de monde et les maladies chroniques dues aux pollutions diverses de notre environnement explosent. Des dizaines d’espèces animales et végétales disparaissent tous les jours dans le monde dans la plus grande indifférence.

Et les gens continuent à prendre inconsidérément l’avion pour passer un week-end à Prague ou à New-York, à acheter des voitures diesel, à surconsommer de la viande, à vouloir des produits fabriqués à l’autre bout du monde…

Mais là où ça devient incompréhensible, c’est quand certaines collectivités se complaisent à en rajouter.

En cette année de mobilisation pour le climat et de la conférence internationale COP21 qui se déroulera à Paris en novembre prochain, la municipalité visionnaire de Decazeville a décidé elle… de lancer des activités  motorisées sur le lac de la Découverte.

Elle est soutenue en cela par le Conseil Départemental qui alloue une large subvention de 2 000 euros, sans doute pour améliorer le plan climat que cette assemblée a pourtant voté le 28 octobre 2013.

On va me dire que les apports de cette manifestation au réchauffement climatique sont dérisoires par rapport à l’ampleur du problème. Certes, sûrement. Mais c’est justement l’accumulation de ces petites atteintes à l'environnement et au climat qui aboutissent à l’état catastrophique que supporte notre planète aujourd’hui. Et c’est surtout un mauvais signe donné à chacun d’entre nous. C’est nous dire : ne changez rien, vous pouvez continuer à faire comme avant, ce n’est pas si grave que ça…

Et bien non ! La situation est très grave !

Et surtout, une collectivité se doit de donner le bon exemple.

Ceux qui encouragent ce genre de manifestation participent inconsciemment ou consciemment (ce qui est encore plus grave) à rendre notre planète moins vivable et surtout à compliquer gravement la vie des jeunes générations.

 

Il y a des tas d’animations à organiser sur ce lac et au delà sur tout le site du Parc Intercommunal, qui n’impacteraient pas ou peu notre environnement et notre avenir et mettraient réellement en valeur ces espaces magnifiques. Comme dit plus haut, il faut juste un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Concernant l'avenir du Parc Intercommunal, on ne peut bien sûr pas ignorer les difficultés actuelles des budgets des collectivités, mais il faut tout de même aller de l'avant en essayant de trouver des financements extérieurs. Pourquoi ne pas travailler sur un projet global incluant notamment le pôle vélo et en élargissant peut-être le périmètre à la Vallée du Lot, en répondant par exemple à l’appel à projets Pôles de pleine nature en Massif Central ?

 

rando-velo.jpgVoici quelques exemples d’animations ponctuelles, estivales ou permanentes possibles sur le Parc Intercommunal (il y en a sûrement des tas d'autres) :

Sur les chemins et pistes :

Balades en gyropodes

Balades en Rosalies électriques

Promenades en vélos et vélos à assistance électrique

parapente-DDM.jpgLa montée impossible… à VTT

Fat Bike

Courses de caisses à savon

Dévaler les pentes en trottinette

Essayer le Déval kart

Parcours acrobatiques, trampoline, tyroliennes

Beach-volley – Jeux de ballon – jeux de plage

Parapente au dessus de la Découverte (maintenant possible en toute sécurité depuis que la ligne électrique a été enlevée)

 

hydravions.jpgSur le lac :

Démonstration de modélisme : hydravions, voiliers… (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

Course d’OFNI (nombreux exemples en Aveyron et au delà)

Régates de bateaux en carton

livinhac-stand-up paddle -castor.jpgStand-up paddle

Bateau solaire (fabriqué sur le Bassin)

Pédalos, barques

Démonstration et pratique de la plongée (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

 

joutes.jpgJoutes lyonnaises et givordines (avec le club de Joutes de Boisse-Penchot)

 

 

 

Mais aussi autour et sur le lac : jeux gonflables, mini-golf, jeux de boules, pêche, randonnées thématiques : flore et faune, histoire et patrimoine, lecture de paysages…

cap-decouverte.jpg

Photos : jlc, ©creative commons

- sauf parapente : Photo DDM

- Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

plongée.jpg

 

 

 

foot-plage.jpg

capdenac-ofni.jpg

07/08/2015

Le vélo, mal aimé du Bassin

velos-dkz.jpg

Dans La Dépêche du Midi du 7 août, Roger Lajoie-Mazenc s’inquiète de la manière dont on traite les cyclistes sur le Bassin, notamment à Viviez et à Decazeville. Et pour lui, il n’y a pas d’ambiguïté, on traiterait mal les cyclistes et ils seraient la dernière préoccupation des élus. Je partage malheureusement aussi cette constatation.

Le cycliste sous toutes ses formes, sportif, cyclo-randonneur, urbain… est totalement oublié des élus du Bassin. Pourtant, les cyclistes sont de plus en plus nombreux sur les routes et les chemins du Bassin. Cet été, nous voyons le passage de plus en plus important de cyclo-randonneurs qui sont perdus dans la traversée de Decazeville et Viviez. Ils prennent la RD 840 alors qu’elle est interdite aux cyclistes, parce qu’aucun fléchage ne leur indique la route à suivre. Et surtout, aucun aménagement spécifique n’est prévu pour leur usage et pour celui des cyclistes locaux. Quand aux cyclistes sportifs, rien n’est vraiment prévu tant pour les routards que pour les vététistes.

Les visites touristiques à vélo et la location de vélo pour les touristes se développent partout. Rien chez nous par manque d'intérêt et d'aménagements appropriés.

 

Pourtant les cyclo-randonneurs sont, comme les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques. Ils mangent et se logent sur place dans des campings, des hôtels, des gîtes... C’est un apport économique important de mars à octobre qu’il ne faut pas ignorer. Et il sera de plus en plus important pour peu que l’on s’y intéresse. La future véloroute de la Vallée du Lot va encore amplifier la venue des cyclo-randonneurs chez nous. Il faut à tout prix les attirer et les accueillir par des aménagements et une signalétique dignes de ce qu’ils sont en droit d’attendre. Aménagements qui serviront de plus aux cyclistes locaux tout au long de l’année.

 

Je connais malheureusement le désintérêt complet des services du conseil départemental pour le vélo malgré un président qui claironne aimer le vélo mais qui ne fait rien pour favoriser son usage sur le département.

Durant ces derniers mois, de nombreux travaux ont été exécutés sur les voiries départementales et communales des communes du Bassin sans que l’on suive les préconisations du schéma des modes doux du Bassin pourtant adopté par les communes de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

Il était par exemple prévu une bande cyclable uniquement dans le sens de la montée de la Côte du Ruau, itinéraire alternatif pour les cyclistes à la dangereuse RD 840, après l’intersection avec la zone du Plégat afin de sécuriser un peu plus les cyclistes. Bilan, après travaux, pas de bande cyclable, mais au contraire, une bande rugueuse ! Rien de prévu non plus dans la traversée d’Aubin et visiblement rien non plus dans celle de Viviez, si ce n’est au contraire des obstacles à la circulation des cyclistes.

 

La mobilité est devenu un facteur important dans le choix de mode de vie de chacun d’entre nous, notamment au niveau financier. Les personnes souhaitant s’installer sur une commune regardent de plus en plus la présence ou non d’aménagements cyclables (et de transports collectifs) avant de décider. Des aménagements cyclables sur un territoire, c’est signe de modernité, de dynamisme et d’intérêt pour l’environnement pour de plus en plus de monde.

Il est encore temps de se réveiller. Mais il va falloir mettre les bouchées doubles si nous voulons un tant soit peu être attractifs à l’avenir.

19/07/2015

Les jolies colonies de vacances

VILLEFORT - COLONIE.jpgL’hélicoptère de François Hollande s’est posé hier à Villefort en Lozère pour suivre en partie une étape du Tour de France. Mais il est venu dans ce village de la France profonde pour visiter une colonie de vacances. A Decazeville, certains d’entre nous connaissent bien la colonie de vacances de Villefort puisque les enfants des employés de l’usine Vallourec avaient l’habitude d’y passer quelques semaines durant les étés dans les années 60.

VILLEFORT - COLONIES 2 - copie.jpgL’occasion de se souvenir des chemises à petits carreaux bleu et blanc ou rouge et blanc dont les enfants de Vallourec étaient vêtus, mais surtout de ce magnifique coin de verdure avec un lac magnifique (d’où peut-être mon envie d’aménager celui de la Découverte).

Certains se retrouveront peut-être sur ces photos dont je ne peux situer exactement l'année.

Photo : inconnu - Cliquez dessus pour l'agrandir

10/05/2015

Mobilités : où en est Decazeville ?

Le Plan Global de Déplacements initié par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2006 à la suite de la création de notre Agenda 21 avait déjà tracé les grandes lignes d’une mobilité durable sur le Bassin : transports collectifs et promotion d’une alternative à la voiture par la marche et le vélo.

Il est noté à de multiples reprises, tant dans la présentation du PLU actuellement en enquête publique que dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) joint au dossier, "que les mobilités douces doivent connaître un fort essor... que l’on doit sécuriser les axes structurants pour les piétons... que l’on doit favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture comme les mobilités douces ou les transports en commun“ et même “programmer une semi-piétonisation du centre-ville“.

Il va s’en dire que j’approuve ces orientations.

 

Ça fait même plus de dix que je les réclame. La rubrique “ Transports et mobilité “ de ce blog est là pour le prouver.

Les transports collectifs :

tub-decouverte-221112.jpgC’est en février 2008 que notre service de transports collectifs, le TUB, a vu le jour. Il a depuis évolué, mais fort d’une expérience de maintenant huit ans, il gagnerait à franchir une nouvelle étape pour être vraiment efficace et représenter une véritable alternative à la voiture comme il est conseillé dans les divers documents d’urbanisme et de mobilité locaux et nationaux.

TUB - Cercles 300 m.jpgLa couverture de la population par le TUB est importante puisque plus de 70% des habitations sont à moins de 300 m à vol d’oiseau  d’un arrêt du TUB à Decazeville (voir carte)

Je l’ai déjà dit, l’étape suivante est le cadencement sur un axe Viviez – Decazeville – Firmi en n’oubliant pas le nord de Decazeville où habitent plus de 15% de la population du Bassin et où sont les établissements scolaires et de santé. Le cadencement, c’est un bus toutes les vingt minutes par exemple. C’est tout à fait réalisable avec un bus qui ferait ce trajet aller–retour en continu (qu’une partie du trajet à certains horaires) en complément des deux bus existant.

Pourquoi pas avec un bus plus petit que les actuels bus, ce qui permettrait alors d’envisager éventuellement un passage rue Cayrade.

Le PLU actuellement en enquête publique recommande aussi plus de fréquences et d’arrêts à la gare de Viviez.

La mise en place des nouvelles technologies numériques doit également aider les usagers de notre service de transports collectifs et scolaires, que ce soit dans la billettique si l’on veut continuer à faire payer ce service (titre unique, points de vente et de recharge automatiques, lecteurs sans contact, application smartphones…), et dans une application smartphone pour la géolocalisation des bus et des temps d’attente.

 

Les modes actifs

La France a lancé il y a un peu plus d’un an son Plan d’Actions pour les Mobilités Actives (PAMA) pour mettre au cœur de la mobilité les déplacements à pied et le vélo. 

Les “modes actifs“ de déplacements, que l’on appelait encore il y a peu “modes doux“ font l’objet de multiples citations dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Decazeville.

 

Le vélo

Il s’est vendu en 2014 en France près de 3 millions de vélos neufs dont 77 500 vélos à assistance électrique. Dans le même temps, il ne s’est vendu que 1,795 millions voitures. Et on continue encore à penser l’aménagement de nos villes que pour la voiture.

bourse velo occase -dkz-0910.pngLe marché du cycle d’occasion est aussi florissant. Il n’y a qu’à voir les vide-greniers locaux ou les bourses aux vélos d’occasion pour s’en convaincre. Malgré le manque de magasin spécialisé, le marché local du vélo semble dynamique et c’est environ 8 vélos à assistance électrique que la Communauté de communes aide au financement chaque année, mais d’autres doivent être achetés sans subventions. Les Vélos à assistance électrique représentent 2,60 % du marché des ventes de cycles en France. Par extrapolation, on peut considérer qu’il s’est vendu environ 300 vélos neuf sur le Bassin en 2014 qui se rajoutent au parc important de vélos déjà existants.

Mais où sont-ils me demande-t-on ? Et bien les plus courageux essaient tant bien que mal de se déplacer à vélo sur le Bassin. Et on en voit heureusement de plus en plus. Mais disons-le très fort, tant qu’il n’y aura pas de vrais aménagements pour pouvoir circuler à vélo en toute sécurité, les habitants du Bassin continueront malheureusement à prendre leur voiture pour leurs déplacements quotidiens … enfin ceux qui en ont une. 

stationnement vélo - rue cayrade.jpgEt que dire des aires de stationnement pour les vélos ! Elles sont pratiquement inexistantes. Même pas d’arceaux à vélos sur le tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové ! Pourtant, toutes les études le démontrent, même si ce n’est pas ressenti ainsi par les commerçants et les élus, les cyclistes et les piétons sont des clients des commerces de centre-ville fidèles qui dépensent autant sinon plus que les clients en voiture. D’ailleurs, les associations de commerçant l’ont compris et organisent souvent des animations pour attirer et fidéliser des clients avec comme lots à gagner, des vélos. Pour favoriser le vélo, il faudrait également des abris à vélos, voire des box fermés sur divers lieux : centre-ville, gare routière, gare de Viviez, diverses entreprises, collectivités, établissements publics...

schéma cyclable -0910.jpgLe Schéma modes doux de la Communauté » de communes a été présenté en 2010 (voir carte ci-contre).

Où en sont les aménagements à Decazeville ? Pas folichon ! Bien triste même !

Aménagements cyclables Decazeville - 2014.jpgLa carte ci-contre montre l'état actuel du schéma. J’ai juste pu faire accepter deux petits tronçons de double-sens cyclable sur l’avenue Camille-Douls et aux Bonnières. Quelques nouveaux tronçons de voirie sont en zone 30, mais ce ne sont pas réellement des aménagements cyclables. Loin donc du schéma de 2010 et cela risque d’être encore pire avec les projets de circulation qui font totalement l’impasse sur la circulation des cyclistes. Il faudra que l’on m’explique comment on veut faire de Decazeville une ville moderne, jeune et dynamique sans des aménagements pour les jeunes et les mobilités de demain.

piste cyclable - trottoir en face gendarmerie.JPGLa voie cyclable et piétonne longeant la RD 840 est dans un piètre état et les obstacles pour une circulation cyclable confortable restent encore nombreux

voie cyclable -zone du centre.jpgQuant au nouvel aménagement pour les modes actifs traversant la zone du Centre, il semble que l'on ait pas du tout pensé au vélo en mettant une marche de vingt centimètres à son entrée côté Fontvergne.

De plus, une vraie “zone 30“ en centre-ville serait plus efficace que les tronçons à 30 km/h actuels. Cela éviterait la multiplication de panneaux routiers et légitimerait les double-sens cyclables. C’était d’ailleurs la préconisation du Plan Global de Déplacements.

zone de rencontre - panneau information Possy.JPGEt bien sûr, la création d’“une zone de rencontre“ sur le tronçon réaménagé de la rue Cayrade déjà limité à 20 km/h.

On peut se consoler en se disant que ce n’est pas mieux sur les autres communes du Bassin. On continue à refaire des rues sans jeter un coup d’œil sur le schéma des modes doux que toutes les communes ont voté. Les aménagements cyclables contribuent pourtant à apaiser et pacifier la circulation en ville et à éviter ainsi des accidents.

 

Les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR) ?

S’ils sont un tout petit peu moins ignorés que les aménagements cyclables, les aménagements pour le déplacement en toute sécurité des piétons et des PMR laissent réellement à désirer. Les continuités piétonnes sécurisées sont rares et l’accessibilité de la voirie, des bâtiments publics et des commerces pour les personnes à mobilité réduite avance trop doucement. J’avais évoqué dans une note précédente la gène pour les piétons et les PMR que représente les barrières sur les trottoirs du tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové. On peut regretter aussi que l’on ait pas réalisé l’accessibilité aux commerces en même temps que ces travaux.

La RD 840 représente une coupure entre le nord et le sud de notre ville. C’est un facteur contraignant en matière de mobilité piétonne. Il est de plus très dangereux de traverser cette voie aux trois giratoires urbains. Le passage sous la RD 840 par l’avenue du 19 mars 1962 est très étroit.

arc-en-ville.JPGLe passe-piéton (ou arc-en-ville) remédiait en partie à ce problème. Mais il ne fonctionne plus. Selon un devis datant maintenant de quatre ans, sa transformation en passerelle piétonne revenait à environ 100 000 euros. Personnellement j’y serais favorable, notamment pour les enfants et les jeunes. Vu qu’il s’agit d’une route départementale, je trouverai normal que les travaux soient pris en charge par le conseil départemental.

avenue-laromiguiere.jpgL’incivisme des automobilistes reste un problème préoccupant et dangereux. Le stationnement sur les trottoirs ou les bandes piétonnes, voire cyclables comme sur l’avenue Camille Douls,  est récurent et encore très rarement verbalisé.

stationnement marché4.jpgLe vendredi matin, jour du marché place Decazes, c’est à celui qui tentera de se garer le plus près du marché alors que de nombreuses places sont disponibles à seulement 150 mètres. Les véhicules stationnent alors sur des emplacements souvent interdits et dangereux, mettant en insécurité de nombreux piétons, dont des personnes âgées et des PMR.

Des petits aménagements et une réfection des revêtements pourraient déjà être réalisés, associés à une campagne de prévention, voire à une verbalisation pour les automobilistes récidivistes. C’est à réfléchir rapidement avant l’accident de trop. Il faudrait avoir ensuite une réflexion globale sur les aménagements futurs de la place Decazes.

 

Decazeville à pied

decazeapied.jpgSur le modèle d’autres collectivités, je me suis amusé à faire une petite étude sur les temps de circulation à pied sur notre commune. C’est assez instructif et on peut voir que certains trajets demandent peu de temps, notamment si l’on habite proche du centre-ville et que l’on peut réaliser des économies financières importantes en circulant à pied. Posséder un véhicule revient par exemple à 6 000 euros par an pour une Clio 3 essence selon l'Automobile Club. Marcher à pied, c’est aussi bon pour la santé.

A quand un vrai plan de déplacement piéton à Decazeville comme l’ont réalisé des petites ou grandes communes avec des aménagements, trottoirs et voies piétonnes bien entretenues ?

 

Les voitures

Il ne s’agit bien sûr pas d’interdire les voitures en centre-ville, mais de permettre aux autres modes de mobilité de s’y développer en favorisant leur pratique en toute sécurité.

Les jeunes sont beaucoup moins intéressés par la voiture. Les 18-25 ans ne sont plus que 44% à posséder le permis de conduire, alors que le taux atteignait les 60% en 1983. En cause, le coût de possession d’une automobile, mais aussi l’essor des transports collectifs et le développement des modes actifs. Pratiques que les jeunes aiment bien, surtout en zones urbaines.

Plutôt que de songer à aider les jeunes Decazevillois à passer leur permis de conduire comme souhaite le faire l’actuelle municipalité encore rivée au tout “bagnole“ des années Pompidou, il serait peut-être plus judicieux de développer les services du TUB et de créer des aménagements cyclables. Et surtout de ne pas augmenter les tarifs du TUB comme ces élus l’ont malheureusement fait en janvier dernier.

Et l’autopartage ?

La mobilité durable, c’est aussi le partage de moyens de mobilité. Qu’on le veuille ou non, nous allons devoir aller d’une économie de possession à une économie de partage ou d’usage. Et c’est peut-être pas plus mal ! Quand on songe que notre voiture reste à plus de 95 % dans notre garage ou sur une place de stationnement, il serait peut-être temps de nous poser la question de savoir si nous avons tous besoin d’un véhicule en permanence et s’il ne serait pas plus intéressant d’avoir à disposition un véhicule lorsque nous en avons réellement besoin.

Cela suppose bien sûr d’avoir d’abord des transports collectifs efficaces et des aménagements cyclables sécurisés. Mais pourquoi pas dans quelques années un service d’autopartage intercommunal avec des points de retrait et de dépôt dans toutes les communes en complément de l’autopartage entre particuliers ? C’est aux collectivités de piloter ces programmes d’avenir et de les initier sur leurs territoires. Pourquoi pas une expérience sur le notre ?

 

La complémentarité de tous les modes de mobilité : l’intermodalité et la multimodalité

Il n’est donc pas question d’imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Et pour en revenir à l’introduction de cette note et comme le recommandent nos documents d’urbanisme et plus largement pour protéger notre planète et notre santé, il faut favoriser les alternatives à la voiture, y compris sur le Bassin.

Favoriser donc l’usage des modes actifs (vélo et marche à pied), des transports collectifs, du covoiturage, de l’autopartage… et favoriser la complémentarité de tous les modes de mobilité.

C’est pour cela que j’avais entre-autre initié la subvention pour l’achat de vélos pliants qui n’a certes pas connu le succès escompté car peut-être pas assez expliquée. Le vélo pliant est accepté dans le TUB et les trains au même titre qu’une poucette pour enfant et il permet de se rendre à un arrêt de transport collectif ou de le quitter. Il se glisse de plus facilement dans un coffre de voiture lorsque l’on se rend dans une ville car il n’y a pas de vélos en libre-service partout.

 

Le rail

J’avais évoqué dans une note précédente la suppression de la navette matinale SNCF en bus de Viviez à Villefranche pour prendre ensuite le train pour Toulouse. Elle n’a malheureusement toujours pas été rétablie. Le problème du rail est très grave puisque nos principaux élus nationaux et régionaux préfèrent favoriser la construction onéreuse de LGV utilisés par une minorité de personnes (les plus aisées) plutôt que les trains du quotidien utilisés par tout le monde.

 

Mobilité et urbanisme, aller vers une ville des courtes distances

lavillenepantoufle-pmadec.jpgSi vous croisez les images (plus haut dans cette note) du schéma cyclable, de “Decazeville à pied“ et de la couverture du TUB, vous avez les zones où il est le plus intéressant et le plus économe d’habiter à Decazeville en matière de mobilité. Pas de surprises, c’est le centre ville. Il faut aussi voir les autres avantages (proches des commerces, des services, des espaces culturels et sportifs…) mais aussi les inconvénients (bruit, pollutions diverses) d’habiter le centre-ville.

On voit donc qu’un des challenges des prochaines années est de rendre notre centre-ville agréable et attractif en matière d’habitat et de cadre de vie. La maîtrise de l’habitat, notamment insalubre, est une des clés. Racheter à bas prix quelques vieux immeubles insalubres et les détruire si l’on ne peut pas les rénover correctement est une voie à suivre. En faire des ilots de verdure et aérer et ventiler ainsi ces rues étroites pour lutter contre l'effet "ilôt de chaleur urbain" et diminuer ainsi les effets du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs une des recommandations du PLU qui est à l’enquête publique. Le programme AMI Centre-Bourg doit également être réfléchi dans ce sens.

zone de rencontre - panneau.pngRendre le centre-ville agréable et attractif, c’est aussi s’attaquer à la diminution du bruit en veillant au respect des vitesses à 20 et 30 km/h et en décourageant la circulation automobile de transit (ceux qui ne font que passer sans s’arrêter) dans les rues Cayrade et Gambetta, en créant par exemple une zone de rencontre sur le tronçon rénové de la rue Cayrade pour favoriser les piétons et les commerces. Faire respecter la zone bleue est aussi important.

Mais vouloir habiter en périphérie de la ville et vouloir garder de bonnes jambes et une bonne santé en marchant et en pédalant est aussi intéressant. A condition d’avoir les aménagements piétons et cyclables appropriés.

 

Decazeville et la COP 21

je sauve le climat - a pied, a velo, avec le tub.jpgPlus personne n’ignore que va se dérouler à Paris en décembre prochain la 21ème  conférence de l’ONU sur le climat. Les collectivités locales ont bien sûr un rôle important à jouer pour éviter une catastrophe climatique à la fin de ce siècle.

D’après les derniers chiffres de l’OREMIP, la consommation d’énergie due aux transports représentait en 2012 en Midi-Pyrénées 36% de la consommation totale d’énergie et 34% des rejets de gaz à effet de serre totaux. Depuis 2005, on assiste à un ralentissement des consommations de carburants dans la région, principalement du à la crise économique. La route représente malheureusement plus de 90% de la consommation énergétique du secteur des transports.

Les collectivités doivent donc prendre à bras le corps le volet mobilité de leurs concitoyens, d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour permettre aux habitants de retrouver un peu de respiration économique.

A Decazeville et sur le Bassin, il faut donc faire évoluer le TUB et engager un plan piéton et un plan vélo ambitieux avec des aménagements appropriés, certains nécessitant peu de frais, juste une volonté politique.

Créez vous aussi votre sticker “Je sauve le climat“ en cliquant ici

 

Photos : jlc, sauf panneau routier, carte modes doux 2010- ©CCDA, la ville de la pantoufle - ©Philippe Madec, sticker "Je sauve le climat".

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06/03/2015

La FNSEA aurait-elle muté ?

Par Léon Maillé, paysan sur le Larzac

leon-maille.jpg« Au milieu du siècle dernier, les paysans parlaient avec respect de leur “syndicat”, les Jeunesses chrétiennes formaient des paysans militants investis dans l’espoir d’un meilleur avenir pour les campagnes. “Pas de pays sans paysans”, clamait l’un deux, Raymond Lacombe, petit éleveur aveyronnais devenu président national. Hélas ! Les choses ont bien changé; maintenant c’est un agri-farmer, sur 500 hectares, en plus PDG de la filière d’agro-carburant Sofiproteol, qui en est le président. Rien d’étonnant que cet ancien syndicat mué en trust agro-industriel (partisan de la ferme des mille vaches) veuille supprimer les petits paysans: ceux qui ont moins de trente vaches (seuil ramené maintenant à 10 vaches) ou moins de 50 brebis n’auront plus de prime de la PAC, les gros en ont sans doute plus besoin...

Et n’allez pas leur casser les pieds avec des histoires d’environnement : ils osent même manifester pour se garder le droit de polluer à leur guise. Ils vont ainsi à contresens de la société : peu leur importe. Il y a quelques semaines, des élections de ce syndicat à l’ancienne ont été organisées à grand renfort médiatique, et le plus époustouflant, c’est que des petits paysans de bonne foi sont allés voter croyant avoir toujours à faire avec la FNSEA du siècle dernier. Ils ne se sont pas aperçus que cette structure a muté; pire, qu’elle comporte en son sein des gens dont on constate les exactions dans les médias : incendies en toute impunité de bâtiments publics et de la MSA à Morlaix, souillure au fumier ou au lisier de lieux et bâtiments ou permanences politiques ou écolos, tout cela sous le nez des gendarmes qui laissent faire.

La gendarmerie les a aussi laissés faire lorsqu’ils ont vandalisé des voitures, crevé des pneus, rayé les peintures, le jour où des mouvements écologistes sont allés chez Limagrain faire une inspection non violente à Chappes (Puy-de-Dôme), à propos de la présence éventuelle de semences de blé OGM. Maintenant on en arrive à Sivens aux menaces physiques (voir Le Canard Enchaîné du 3/02) avec graffitis du genre “Zad t’es mort” ou “Battue aux zadistes” ou lorsqu’ils arrosent les zadistes au purin: “C’est l’heure de la douche”. Le porte-parole de la Conf’ du Tarn a mis en garde le président (PS) du conseil général du Tarn : “La FDSEA du 82 est particulièrement agressive et multiplie les appels au meurtre à l’encontre des opposants au barrage, via des graffitis et pendaisons de mannequins.”

Un éleveur local hostile au barrage a eu droit à sa lettre anonyme : “Nous ne voulons plus te voir, on va te crever.” N’oublions pas qu’il y a deux mois, les mêmes étaient venus parader déguisés en chasseurs (armés !) chez les zadistes, devant le nez des gendarmes qui n’ont rien fait. Bref, avec cette FNSEA apparemment mutée, maintenant on flirte avec le crime. Jusqu’à quand?

Au final, faudrait-il croire qu’aujourd’hui FNSEA signifie : Franchouillards, Nigauds, Sans État d’Âme ? Et dire que des éleveurs naïfs cautionnent sans s’en rendre compte cette organisation dévoyée. Les créateurs du “syndicat” de l’époque doivent s’en retourner dans leur tombe.»

Léon Maillé

Tribune parue dans Centre-Presse du 5 mars 2015

Photo : jlc

12/01/2015

Fermetures fréquentes des bureaux de La Poste en zones rurales pour mieux les faire disparaitre

laposte-livinhac-fermeture.jpgIl m’arrive parfois d’aller à La Poste de mon village, Livinhac-le-Haut, et cela fait maintenant plusieurs fois que je trouve porte close. Sans aucune explication. Juste un panneau indiquant que le bureau est fermé pour la journée. Panneau qui est d’ailleurs remplacé régulièrement. Il nous est conseillé d’aller au bureau ouvert, qui est celui de Decazeville… à 7 km.

J’imagine aisément le désarroi de certaines personnes arrivant déjà à pied à ce bureau de Poste et trouvant la porte fermée.

Ces faits se répétant régulièrement, les habitants, enfin ceux qui le peuvent, vont maintenant directement à Decazeville. Et on peut les comprendre. Mais ce n’est pas normal. On habitue les clients à déserter le bureau de Livinhac et ainsi à faire décroitre la clientèle et à justifier la fermeture du bureau. Inadmissible.

Que vont devenir ceux qui n’ont aucun moyen de transport, ou qui sont âgés, fatigués… Et bien La Poste a la solution. Elle crée avec les mairies des Agences Postales Communales (APC). La Poste a donc signé avec l’Association Départementale des Maires de l’Aveyron un Protocole territorial relatif à la présence postale dans le département de l’Aveyron. Ce protocole précise d’abord ce qui a conduit à cet accord, l’évaluation de l’activité d’un bureau, et les modalités de la convention. La Poste s’engage à verser une indemnité compensatrice forfaitaire mensuelle allant jusqu’à 962 euros dans les ZRR (Zone de Revitalisation Rurale). La durée est de neuf ans renouvelable la première fois par tacite reconduction. Et après ? Mystère… Une charge de plus transférée aux communes.

Les services financiers de ces APC seront réduits au minimum : retrait et dépôt d’argent pour 350 euros maxi tous les 7 jours.

Il est déjà étonnant que l’ADM12 ait signé ce protocole. Il est vrai que les maires “ apolitiques “ de l’Aveyron sont légion. Mais les “ apolitiques “ sont souvent de droite et cet accord répondait aux souhaits de Nicolas Sarkozy. On comprend mieux pourquoi depuis, Christian Teyssèdre, maire de Rodez, s’est retiré de l’ADM12. Il serait même souhaitable que d’autres maires le suivent.

Ce désengagement de La Poste, service public, en milieu rural est inadmissible.

Le maire de Livinhac avait signalé à plusieurs reprises son courroux contre la fermeture du bureau de La Poste.

J’avais rejoint il y a quelques semaines une manifestation pour protester contre ce problème à Cransac.

Le Front de Gauche et Europe Écologie – Les Verts  du Bassin ont donc transmis ce communiqué à la presse :

 

            Europe Ecologie-les Verts et le Front de Gauche du Bassin communiquent :

 

            Non aux fermetures de bureaux de poste du Bassin, non à leur transformation en Agences Postales Communales (APC). 

            Malgré nos communiqués de presse, malgré un rassemblement de la population devant le bureau de poste de Cransac fin novembre, malgré l'alerte lancée par le maire de Livinhac qui s'insurgeait, lui aussi, des fermetures inopinées et fréquentes du bureau de poste Livinhac et malgré la  déclaration à la presse de la directrice régionale de la communication de la Poste, qui disait en octobre que les bureaux de poste allaient fonctionner normalement, l'année 2015 a débuté avec à nouveau des fermetures de ces bureaux. 

            La direction de La Poste reste sourde à nos protestations et à celle de nos élus.

Elle continue son petit travail de sape de nos bureaux, un jour oui, un jour non ! Déshabituant ainsi la population à utiliser ce service public de proximité et la poussant à aller directement à Aubin ou Decazeville.

            Ainsi, elle aura beau jeu de pouvoir dire : « ces bureaux sont peu fréquentés, nous vous proposons de les remplacer par des APC, si vous refusez nous ne pourrons leur garantir un fonctionnement régulier ». 

            Nous appelons les élus à ne pas céder à ce chantage, les APC ne sont pas des bureaux de poste de plein exercice. Elles ne rempliront pas leurs fonctions bancaires et une grande partie de la population du Bassin a besoin de cette fonction pour leur proximité, n'oublions pas que les banques du Bassin ont fermé la plupart de leurs agences à l'exception de celles de Decazeville. La Poste est la banque des foyers aux revenus les plus modestes et les moins mobiles, son implantation dans toutes les localités du Bassin est indispensable.

            Le « Tous Ensemble » se réunira le 15 janvier et cette question sera abordée au cours de son assemblée. Nous soutiendrons les initiatives qu'il décidera de mettre en place pour la défense de ce service public pour le développement du Bassin et la satisfaction des besoins de sa population.

Photo : jlc creative commons -88x31.png

17/10/2014

Visite d’un éco-lotissement à Laguiole (12)

eco-lotissement des frênes -laguiole.jpgJ’étais mercredi dernier à Laguiole à l’initiative de la mairie de Laguiole et du CAUE de L'Aveyron pour visiter l’éco-lotissement du Frêne. J’avais déjà visité ce site il y a environ deux ou trois ans toujours grâce aux mêmes initiateurs. J’ai donc pu apprécier l’évolution d’un chantier qui n’était à l’époque qu’au niveau du traçage de la voirie et des réseaux.

frene protégé durant les travaux.jpgMais déjà, j’avais été impressionné par ce chantier où tout était fait pour protéger certains éléments du paysage comme ce fameux frêne qui donne son nom au lotissement, entouré d’une clôture pour éviter que les engins de chantier ne viennent l’abîmer ou tasser les racines, conduisant ainsi à sa mort lente.

terre végétale conservée.jpgJ’avais également apprécié l’enlèvement de la terre végétale sur une profondeur d’une quarantaine de centimètres environ et de toute la biodiversité qu’elle contenait, et son stockage sur une parcelle toute proche pour pouvoir la remettre ensuite une fois le chantier terminé. On apercevait le traçage des noues et des futurs bassins d’orage enherbés ou caillouteux.

Trois ans après, on découvre un lotissement pratiquement terminé ou la voirie à sens unique toute en courbes douces est volontairement étroite pour éviter que les véhicules roulent trop vite, mais assez large pour permettre le passage d’un chasse-neige dans cette région de l’Aubrac. jardin partagé ecolotissement des frenes laguiole.jpgLes noues et les bassins d’orage ont montré leur efficacité, le frêne trône magnifiquement sur une placette enherbée entouré de deux bancs en bois de style contemporain. Le jardin partagé est magnifique et les premiers légumes et les premières fleurs ont été récoltés cet été.

chemin eco-lotissement des frenes laguiole - copie.jpgLes dalles du chemin menant au cœur du village tout proche ont été construites sur place avec des pierres du lieu et ce chemin est éclairé par des leds inclus dans les dalles.

 

maison eco-lotissement des frenes laguiole.jpgReste le problème des habitations elles mêmes. Si quelques propriétaires ont fait l’effort de poursuivre cette démarche écologique dans la construction de leurs habitations, certains semblent s’en être quelque peu éloigné. Pourtant l’accompagnement de la mairie, du CAUE et du maitre d’œuvre (l'architecte-urbaniste Jean-Yves Puyo), de la création de ce projet à l’aboutissement et l’accompagnement des futurs propriétaires, était exemplaire. Le règlement était plus incitatif que répressif et certains au cours de la construction de leur habitation ont pris quelques libertés. Tant pis pour eux.

j-y puyo.jpgQuoi qu’il en soit, ce lotissement reste exemplaire tant dans la démarche que la réalisation, surtout dans un village rural de 1 200 habitants, qui connait tout de même un essor touristique et est un bassin d’emploi important du nord-Aveyron.

Il me prend à rêver d’une telle initiative et d’une telle réalisation à Decazeville…

Téléchargez ci-dessous les documents donnés à l’occasion de cette visite : 

Eco-lotissement du Frêne à Laguiole.pdf

 

Enfin, pour ceux intéressés par tout ce qui touche à l’urbanisme et l'habitat, un prochain rendez-vous qui me semble important : les Quatrièmes Rencontres interrégionales de l’Urbanisme qui se dérouleront au Palais des Congrès de Toulouse le 4 décembre prochain. Ce sera l’occasion de voir de nombreux projets ou réalisations du grand sud dans le domaine de l’habitat, de l’aménagement urbain ou rural. Un petit problème tout de même, c’est payant !

 

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir

03/09/2014

L’Etat et le conseil général socialiste du Tarn choisissent de saccager une zone humide et d’imposer le projet de barrage de Sivens par la violence

sivens1.jpg

J’étais dimanche à Sivens pour protester contre ce projet aberrant de construction d’un barrage envisagé principalement pour l’irrigation du maïs.

Les arguments contre ce projet sont légion : destruction de la dernière zone humide sur le Tescou, conflit d’intérêt, études manipulées, déni de démocratie, argent public dilapidé, soutien à une agriculture productiviste et polluante…

La commission nationale de la protection de la nature (CNPN) a prononcé par deux fois des avis négatifs en 2013 sur ce projet.

Vous pouvez retrouver tous ces arguments et l’historique de ce projet sur le site internet très complet du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

Sur le plan politique, c’est un conseil général socialiste, celui du Tarn, qui porte ce projet avec la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne) où siègent de nombreux élus socialistes et des délégués des chambres d’agriculture principalement des FDSEA.

C’est un gouvernement socialiste qui envoie les gendarmes mobiles contre les protecteurs de cette zone humide. Un gouvernement socialiste qui engage là une bien mauvaise transition écologique.

Et enfin, Martin Malvy, président socialiste du conseil régional Midi-Pyrénées, mais aussi de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne soutient ce projet en finançant notamment les études. Le silence des élus socialistes tarnais et midi-pyrénéens sur l’intervention violente des forces de l’ordre ces trois derniers jours est d’ailleurs assourdissant.

Pourtant, tous se gargarisent à qui veut les entendre de « développement durable », de « protection des trames vertes et bleues », de « protection de la biodiversité »…

Le coût de ce projet est de 8,4 millions d’euros financé entièrement par de l’argent public et le fonctionnement est estimé à environ 325 000 euros par an. Tout cela pour permettre à un peu plus d’une vingtaine d’agriculteurs en réalité (et non 82 comme dit dans l’étude) de poursuivre une agriculture productiviste et polluante au mépris des petits agriculteurs ! On assiste là vraiment à du gaspillage d’argent public !

Les élus régionaux et locaux Europe Écologie – Les Verts, ainsi que les militants locaux sont très mobilisés. Des militants écologistes de l’ouest Aveyron n’hésitent pas à prêter main forte aux côtés de militants associatifs, de ceux de la Confédération Paysanne ou de simples sympathisants. Les habitants de la ZAD, "Zone à Défendre", font preuve d'une remarquable maîtrise face à la violence des forces de l'ordre.

N’oublions pas que l’Aveyron est aussi concerné par de tels projets. Certains ne rêvent que de remettre en selle le projet de retenu de Vimenet. Faire barrage au projet de Sivens est primordial si nous ne voulons pas voir ressurgir le projet de Vimenet.

J’appelle les élus socialistes aveyronnais à intervenir auprès de leurs collègues tarnais pour que cesse immédiatement le déboisement débuté lundi à Sivens, pour demander le retrait des forces de l'ordre et demander qu’un moratoire soit mis en place en attendant le résultat des trois actions en justice non encore jugées.

 

Jean-Louis Calmettes

Secrétaire du groupe Europe Écologie – Les Verts de l’Ouest Aveyron

Conseiller municipal de Decazeville

25/01/2014

Le désert ferroviaire de l'ouest Aveyron avance dans l’indifférence

gare viviez - bus ter.jpgJ’étais invité hier à présenter notre service de transport collectif (le TUB) à un colloque à l’Université du Mirail à Toulouse. Comme chaque fois que je me rends dans la capitale régionale, j’essaie de m’y rendre en train. Et bien, ça ne s’arrange pas. La navette bus TER qui allait de la gare de Viviez-Decazeville à Villefranche-de-Rouergue pour pouvoir prendre le train vers Toulouse (départ à 6h41 de Villefranche) afin d’arriver dans la ville rose avant 9 h le matin n’existe plus depuis le 15 décembre. Il n’est donc plus possible d’aller à Toulouse en train pour une journée entière (journée de travail par exemple) depuis le Bassin du mardi au vendredi.

Je vous fais le pari que certaines navettes du retour de Villefranche vers Viviez-Decazeville le soir vont rapidement être supprimées, du simple fait qu’elles seront presque vides puisqu’on ne peut plus prendre celle du petit matin à l’aller.

J’ai donc été obligé de me rendre à la gare de Villefranche avec mon véhicule. Mais que peuvent faire ceux qui n’ont pas de véhicule, de plus en plus nombreux, ou ceux qui ne peuvent plus conduire ?

Decazeville,rail, train,TER,Le temps de trajet en bus puis en train de Viviez-Decazeville à Toulouse était certes légèrement supérieur au même trajet en voiture jusqu'aux portes de Toulouse. Mais si vous rajoutez les fréquents bouchons et le stationnement  dans la ville, aller à Toulouse en train est largement plus intéressant et moins fatigant. On peut de plus travailler ou lire durant le trajet.

Au delà de cette suppression, c’est bien d’un abandon progressif par la SNCF et la Région de nos petits territoires qu’il est question.

Après la fermeture de la boutique SNCF de la place Decazes à Decazeville, la réduction des heures d’ouverture de la gare de Viviez-Decazeville, la réduction du nombre de liaisons vers Brive et Paris, on s’attaque maintenant à la liaison vers Toulouse.

C’est inacceptable, surtout au moment où on veut dépenser des milliards d’euros supplémentaires (Etat et Régions) pour une LGV Bordeaux-Toulouse pour gagner seulement 6 minutes par rapport au réaménagement de la ligne existante pour faire rouler des TGV.

Hier à Toulouse, il était question de la mobilité dans les territoires peu denses à la croisée d’enjeux climatiques et sociétaux. Et le manque de vision à long terme des responsables politiques en matière d’aménagement du territoire, de climat et de mobilité a été plusieurs fois noté, notamment par la sociologue Marie-Christine Zélem. Je ne peux malheureusement que le confirmer. J’en ai fait l’expérience le matin même.

13/12/2013

La parité, c’est pas gagné à la communauté de communes Decazeville-Aubin

Nous devions désigner hier soir en conseil communautaire nos délégués au syndicat mixte de SCOT (Schéma de cohérence territoriale). Deux délégués par communes étaient demandés. Outre le fait que le choix des délégués n’a vraisemblablement fait l'objet d'aucun débat dans quelques communes et ont été désignés par le maire, sur les 10 délégués proposés, pas une seule femme. Pas une seule des cinq communes n’a proposé une doublette de candidats mixte. Un fait que j’ai bien sûr dénoncé. D’après le président, il semble que ce ne soit pas mieux du côté de la communauté de communes de la Vallée du Lot qui fait partie de ce syndicat mixte.

Nous aurons l’occasion de nous rattraper après les élections municipales en désignant les nouveaux délégués. Espérons que cette « maladresse » sera alors rectifiée et que les minorités politiques seront peut-être également admises. On peut toujours rêver.

Comme pour le cumul des mandats, on comprend mieux pourquoi on est obligé de passer par la loi pour obtenir cette parité indispensable à la démocratie. Mais visiblement il y a encore des élus qui n’en veulent pas.

03/12/2013

Une zone bleue à Decazeville

rue cayrade.jpgNous devions voter hier soir pour la mise en place de la zone bleue sur une toute petite partie de la rue Cayrade, celle qui vient de faire l’objet de travaux.

Je voudrais dire ici ma surprise d’avoir appris cette proposition de mise en place de la zone bleue dans notre ville il y a moins de dix jours.

Une fois de plus, c’est sans aucune consultation de la très grande majorité des élus et du bureau de la commune que le maire a pris cette décision qui demande pourtant une grande préparation. Je ne suis pas sûr non plus que les résidents et les usagers pendulaires des rues du centre ville aient été aussi consultés. 

Qu’en est-il du stationnement dans le centre ville de Decazeville ?

Un diagnostic avait été réalisé lors de la création de notre PGD (Plan Global de déplacement) en 2005, qui notait que nous avions :

-    - Une offre de stationnement surdimensionnée à Decazeville qui était à réorganiser (2 300 places, soit 375 places pour 1 000 habitants !),

-     - Mais quelques points de saturation, notamment dans les rues commerçantes. 

Il nous faut donc adapter le stationnement aux trois catégories d’usagers de ces rues commerçantes :

-    - Stationnement des résidents, ceux qui habitent au dessus des boutiques

-  - Stationnement des usagers pendulaires (actifs venant travailler à Decazeville dans les commerces, services ou administration du centre-ville notamment),

-    - Stationnement pour les accès aux commerces, services et administrations de la population locale et des visiteurs occasionnels.


Comme la plupart de mes collègues, je suis bien sûr favorable à l’installation d’une zone bleue à Decazeville car :

-       - Elle permet une bonne rotation du stationnement dans les rues commerçantes,

-       - Le stationnement est gratuit,

-       - Elle permet aux résidents de stationner proche de leur domicile entre 18-19h le soir et 8-9h le matin,

-   C’est une mesure que je propose d’ailleurs depuis longtemps sans jamais être entendu, notamment lorsqu’il a été question de remettre les horodateurs en fonctionnement. Le maire l’a toujours refusé. Cela faisait parti des propositions d’EELV pour notre ville, que j’ai présenté récemment.

 

Mais mettre le stationnement en zone bleue en test sur quelques places (16 à 17 places), afin de l’étendre à court terme sur un périmètre plus important risque d’avoir des conséquences importantes :

-       - Les résidents et les usagers pendulaires aillant l’habitude de stationner sur le tronçon proposé vont donc stationner leurs véhicules sur les autres tronçons proches en stationnement libre des rues commerçantes, se rajoutant aux résidents et pendulaires de ces sections. Cela va donc pénaliser les commerçants des autres sections de rues commerçantes (le reste de la rue Cayrade, rue Gambetta, haut de la rue Clémenceau) où il sera encore plus difficile de stationner, pour ne pas dire impossible. C’est ce qui c’est d’ailleurs passé durant les travaux de la première tranche de la rue Cayrade.

 

De plus, d’après le CERTU (Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques) et en suivant les expériences de diverses communes qui ont mis en place la zone bleue, deux mesures importantes doivent être prises en compte pour sa réussite :

 

Mettre en place un stationnement réglementé nécessite de mettre en place le contrôle régulier de ce stationnement :

-       - Or, nous n’avons qu’un seul policier municipal dont l’activité est déjà saturée, notamment par des taches administratives.

-       - J’ai bien peur que la police nationale ne soit pas attentive à ce problème

On va donc arriver rapidement, comme pour les horodateurs que nous avions encore récemment en place, à ce que personne ne respecte cette zone bleue faute de contrôle.

Mais nous avons appris de la bouche du maire hier soir que la création d’un poste de policier municipal ou d’ASVP serait prévue lors du prochain conseil municipal du 17 décembre. Nous verrons bien. Mais c’est de toute façon c’est ce que je propose depuis des années sans jamais être écouté. Bizarre… Il faut dire que les élections municipales approchent, et il faut essayer de couper l’herbe sous les pieds aux futurs adversaires.

Sauf que nous aurons toujours un temps d’avance.

 

Mettre en place une zone bleue demande aussi une campagne de d’information et de communication importante bien en amont :

-    Un mois avant la mise en place, avec en plus les fêtes de fin d’année, est un délai trop court

 

Quelle a été ma proposition ?

Mettre en place le stationnement en zone bleue à la fin des travaux des deux premières tranches de la rue Cayrade :

-       - Sur l’ensemble de la rue Cayrade, de la rue Gambetta et des hauts des rues Clémenceau et Foch (A cette date, le parking de l’école Jean Macé devrait être à nouveau totalement disponible),

-       - Préparer cette mise en place par une information et une communication adéquate avec les commerçants vers les trois catégories d’usagers de nos rues (plan notant les points de stationnement en centre ville (nombre, catégorie…)

-       - Prévoir les moyens de contrôle de ce stationnement

Ma proposition a été rejetée, notamment grâce aux six voix de l’opposition.

 

J’ai également demandé de prévoir un espace de stationnement pour les deux roues motorisés et non motorisés sur le tronçon déjà réalisé ou à réaliser prochainement (une place de stationnement par exemple, comme pour la rue Gambetta par exemple). C’est tout de même malheureux que cela n’est pas été prévu dès le départ. Il est vrai que quand on décide tout seul, on ne peut pas penser à tout.

C’était notamment le cas pour les dernières mesures prises par le maire en matière de circulation et de stationnement :

-    - Interdiction de la circulation sur la place Decazes les jours de marché,

-  - Emplacements pour les livraisons décidés sans concertation par le maire, contestés immédiatement par les commerçants et qui n’ont heureusement jamais été respectés. 

On connaît la suite…

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L'article de La Dépêche du Midi du 4 décembre 2013 :

Decazeville. Une zone bleue en janvier rue Cayrade


L'article de Centre-Presse du 4 décembre 2013 (cliquez dessus pour agrandir) :

 

La création d'une zone bleue met en colère l'élu vert J-L Calmettes - copie.jpg

08/10/2013

Quel avenir pour le charbon ?

decouverte cantagrel.jpgVoilà le titre un brin provocateur de la conférence organisée par le Musée régional de géologie Pierre Vetter de Decazeville le 11 octobre prochain à la Strada.

Treize ans après l’arrêt de l’extraction du charbon à Decazeville et douze ans après l’arrêt de la centrale thermique de Boisse-Penchot, cette question paraît un brin surréaliste.

Il est vrai que les lobbies pour la défense du retour aux énergies fossiles sous toutes leurs formes (charbon, gaz de schiste ou de houille) mettent actuellement le paquet, que ce soit du côté des entreprises, Vallourec pour le gaz de schiste par exemple, de certains syndicats ou de partis politiques. Il faut aussi noter que la plupart des défenseurs du charbon sont en général des fervents défenseurs du nucléaire, mais aussi les principaux pourfendeurs des énergies renouvelables.

A les écouter, le charbon serait l’avenir énergétique de l’humanité. Tant pis pour les dégâts que les mines occasionnent sur les sols, les sous-sols (et nous sommes bien placés pour le savoir dans le Bassin), la biodiversité, mais aussi les conséquences des centrales sur la qualité de l’air, le réchauffement climatique et la santé des employés et des populations environnantes.

Mais qu’à cela ne tienne et on se souvient encore de cette proposition récente d’utiliser des « granulés » de charbon pour alimenter la chaufferie du réseau de chaleur de Decazeville. 

Les médias français nous inondent actuellement de reportages sur le retour du charbon en Allemagne. La vérité est que l’Allemagne a arrêté 8 réacteurs nucléaires, que la part des énergies fossiles dans la production d’électricité diminue et que les énergies renouvelables, qui font travailler actuellement 380 000 personnes dans ce pays, vont représenter 40% de cette production en 2020. Tout cela parce que l’Allemagne s’est lancé il y a déjà quelques années dans un plan de transition énergétique (Energiewende) que la France traine à mettre en place.

Avec toutefois un bémol, la légère augmentation de la production d’électricité à partir du charbon. Elle est malheureusement due au prix en baisse de la tonne de CO2 qui rend les centrales au charbon plus abordables que les centrales au gaz. 

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne est sur la bonne voie pour peu que certains politiques ne mettent pas des bâtons dans les roues des énergies renouvelables.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé fin juin que la production d’électricité renouvelable allait dépasser en 2016 celle produite avec le gaz naturel et atteindrait à cette date, le double du nucléaire.

En Allemagne, en avril dernier, 46% des capacités de production d’énergies renouvelables étaient dans les mains de particuliers et d’agriculteurs. Il y a environ 800 régies locales d’énergies, comprenant des particuliers (environ 131 000 membres) qui travaillent en partenariat avec des autorités publiques locales. Voilà également une voie que nous devrions rapidement explorer en France. Les réseaux de chaleur et les centrales solaires que nous avons installés ou que nous avons en projet sur notre territoire auraient pu et peuvent encore être conduits sur ce type de gestion plutôt que de laisser ça à des entreprises privées. Ca existe en France avec Energie Partagée, qui finance des projets coopératifs ou par des collectivités comme la commune de Montdidier par exemple qui a mis en place des actions d'économie d'énergies et de production d'énergies renouvelables à travers une régie communale.

Je ne pourrai pas être à la Strada ce soir là pour assister à cette conférence, mais souhaitons qu'elle conclura à la fin inéluctable de cette énergie non renouvelable et polluante et que l'avenir est aux énergies renouvelables.

 

journal enr 217.jpgExtrait du Journal des Energies Renouvelables – Septembre-Octobre 2013 - Allemagne, quelle transition après les urnes ?

En finir avec les contre-vérités sur le charbon

Non, la production d’électricité issue du charbon n’augmente pas en Allemagne à cause de l’Energiewende (transition énergétique), contrairement à l’antienne répétée par la presse française. Celle-ci vient de découvrir avec horreur que l’Allemagne est le premier producteur mondial de lignite depuis… l’après-guerre. Certes, les émissions de carbone du pays ont augmenté de 1,6% entre 2011 et 2012. Toutefois, ceci n’est pas du aux renouvelables mais au prix ridiculement bas de la tonne de carbone sur le marché européen des émissions de CO2. Les centrales au charbon sont ainsi favorisées de façon conjoncturelle au détriment des centrales gaz moins polluantes mais plus chères. Les médias oublient de dire que l’an dernier les émissions de carbone du secteur électrique français ont augmenté de 7% pour la même raison. Si l’on cesse de regarder l’Allemagne par le petit bout de la lorgnette, on constate que la part du charbon se réduit inexorablement. Elle est passée de 56,7% à 44,7% dans la production électrique entre 1990 et 2012. Le contenu en carbone du kWh produit est ainsi descendu de 744 à 576 gCO2/kWh sur la période. Bien que les électriciens traditionnels et leurs relais politiques défendent leur pré carré, la demande sociale d’une sortie du charbon se fait de plus en plus forte.