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29/07/2007

Vers la fin de la « Route des gabarres » ?

8ff10158670d3148a0c34a7a009c9a23.jpgJe vous entretenais dans une récente note des retombées catastrophiques des compétitions sportives motorisées en termes environnementaux, mais également en termes financiers.
Le peu de public qui a suivi la « montée impossible » en début de mois en était un exemple.
Sans les soutiens des collectivités locales, ce genre de manifestation ne peut exister. Comme d’ailleurs d’autres manifestations, sportives, culturelles…
Il est donc important pour les élus d’avoir une vision globale et de connaître les conséquences en termes économiques, environnementaux et sociaux des aides qu’ils décident au sein de leurs collectivités. Que peut apporter à court terme et à long terme à notre territoire une manifestation polluante, bruyante, participant au réchauffement climatique et au gaspillage de nos ressources énergétiques ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Marie Lhomme, président du club motonautique du Grand Sud, qui vient pleurer des subventions auprès des élus, sinon, « ce sera la dernière édition de la « Route des gabarres » », menace-t-il. Chiche !
« A chaque remise de prix, les élus promettent des aides, mais ils ne font rien et c’est trop difficile à financer et organiser », rajoute l’organisateur de cette manifestation à La Dépêche du Midi. Son « souhait était aussi de promouvoir la remise en navigabilité du Lot ».
Voilà la phrase qui risque de lui ouvrir les portes de généreuses subventions de la part du Conseil Général, qui n’hésite pas à faire la promotion de ce genre d’activité polluante (même auprès des enfants). Il aura sûrement l’écoute du conseiller général local qui poursuit droit dans ses bottes, avec l’argent des contribuables aveyronnais et locaux, son projet de construction de quatre ou cinq écluses sur le Lot, pour faire naviguer d’hypothétiques bateaux (au moins un, financé par la communauté de communes de la Vallée du Lot) au milieu de champs de maïs à perte de vue, de parcs à ferrailles, de communes sans stations d’épuration des eaux et de riverains qui tremblent à chaque montée des eaux.

13/07/2007

Habitat, le meilleur et le pire

c29f2e3e7e05a3880fcfe43948e6ec21.pngUne séquence de la dernière émission de Yann Arthus-Bertrand, « La Terre vue du Ciel » du 5 juillet dernier, était consacrée à un exemple de maison « idéale » au plan des économies d’énergie.

Dénommée « la bonne maison », elle est construite à Boutigny Prouais, en Eure et Loire.
Ses principaux arguments : une excellente isolation (rupture de tous les ponts thermiques, triples vitrages …), un puits canadien, un mur intérieur pour favoriser l’inertie thermique, un chauffe-eau solaire, des cellules photovoltaïques … ; le tout pour un prix annoncé de 1 250 € / m2 habitable.
La consommation énergétique pour le chauffage y est de 12 kw/m2/an
Elle a été conçue par l’agence Coste Architectures de Montpellier et construite par Geoxia (Maisons Phenix).
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Pendant ce temps, on continue à construire à Decazeville des habitations HLM comme dans les années 80, en parpaing et avec du chauffage électrique, pour un coût sûrement supérieur à 1 250 €/m2.
Ce n’est pas grave. Si les locataires ne peuvent pas payer leur facture d’électricité, ils viendront frapper à la porte du CCAS à la Mairie pour demander une aide. Merci à l’Office HLM et à EDF.
Faudra-t-il s’adresser aux Maisons Phénix pour avoir des habitations HLM économes et saines à Decazeville ?

La construction de 4 pavillons HLM au Sailhenc qui devrait bientôt débuter, sera-t-elle du même type ? je m'inquiétais déjà de l'opportunité de construire des pavillons alors que Decazeville n'a plus beaucoup de terrains en vue de construire. Du petit collectif aurait peut-être été plus justifié, même en accession à la propriété. Le projet a été reporté plusieurs fois, dont une fois parce qu'il ne répondait pas à la réglementation thermique 2005. Qu'en est-il aujourd'hui ?

08/07/2007

Les retombées des sports mécaniques

85aedc0050bcf7c424ed2dd546aea62e.pngPas une seule édition journalière de nos journaux locaux sans faire la promotion d’activités sportives motorisées. Entre les rallyes automobiles, les courses de motos, les randonnées avec toutes sortes de véhicules, le développement des quads, les salons de la moto, du 4 X 4… c’est à celui qui fera le plus d’articles, qui proposera le plus de photos et qui remplira le plus grand nombre de pages pour promotionner ces activités.
Sans parler des articles destinés à faire la promotion de véhicules à travers des « essais », véhicules qui ont généralement un taux de CO2 au km souvent très nettement supérieur aux 120 gCO2/km préconisés. Publicité oblige.
Tout cela après des articles nous alertant sur le réchauffement climatique, sur l’égoïsme des pays riches, sur l’obligation à faire des économies d’énergies, sur le coût « excessif » et la rareté à brève échéance des carburants et en disant que 5 000 morts sur nos routes, ça suffit.
Jusqu’où peuvent-ils aller dans leur schizophrénie ?
Jusqu’où peut-on continuer à faire la promotion de telles activités ou de tels engins en ne faisant pas le lien avec leurs nuisances environnementales : bruit, rejet de gaz nocifs pour la santé et le climat, poussière, destruction d’espèces animales et végétales protégées. Mais également sur le mauvais exemple qu’elles donnent en matière de gaspillage énergétique, de violence routière… Sans parler de la mise en danger des concurrents et du public.

Et puis, il y a les fameuses « retombées économiques ».
A lire la presse quotidienne régionale, cela doit avoir au moins des retombées sur leurs ventes ou leurs rentrées publicitaires.
Mais les rallyes et autres épreuves mécaniques seraient également un jackpot pour les communes. Les retombées seraient énormes.
Des maires interrogés par La Dépêche du Midi du 8 juillet ne tarissent pas d’éloges sur le « rallye du Rouergue » : « c’est un bonus budgétaire pour nos associations… il contribue au rayonnement de la commune… il n’y a que du positif… ».
Ont-ils réfléchi aux impacts négatifs pour notre planète et ses habitants, notamment les plus vulnérables, de ce genre d’épreuve. N'y a-t-il pas également des impacts négatifs pour leur territoire ?
Ils sont encore dans la « vieille économie », celle qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Celle où le bénéfice financier ou le plaisir éphémère d’une petite minorité se fait sur le dos de la majorité et l’avenir des générations futures.
N’y a-t-il pas d’autres moyens plus intelligents et moins polluants de faire du développement local ? Bien sûr que si ! Mais il faut avoir un peu d’imagination et de bon sens.

Sans parler que les pseudos retombées économiques virent parfois au fiasco.
La « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale, qui se déroulait le week-end dernier à Aubin près de Decazeville, s’est déroulée devant… 250 spectateurs seulement.
Pas un mot de la presse locale pour le dire. La Dépêche du Midi note que « même si la fréquentation n’a pas été aussi importante que l’an dernier pour le Mondial, le public est venu en assez grand nombre », Centre-Presse parle « d’une foule nombreuse et sous le charme ».
Ca c’est de l’info ! Il faut dire qu’après le matraquage médiatique qu’ils avaient orchestrés autour de cette épreuve, cela constituait un échec pour eux également.
Seul FR3 Sud a fait mention du peu de public à cette épreuve dans un reportage. Il faut dire que les images parlaient d’elles-mêmes.

J’espère que l’an prochain, je ne serai pas le seul élu à voter en conseil communautaire contre la subvention de 10 000 euros attribuée aux organisateurs de cette épreuve.
Plus seulement pour des motifs environnementaux bien sûr, mais également pour des motifs de gaspillage d’argent public.

Enfin, une satisfaction tout de même : la fréquentation de mon blog par des fans de ce genre d’épreuve. En cherchant : « montée impossible » sur les moteurs de recherche, quelques uns atterrissent sur mon blog.
Si j’ai pu en convaincre certains, j’aurais la satisfaction de savoir que mes notes peuvent être utiles.

27/06/2007

L’énergie, une thématique importante pour l’avenir de nos territoires

cb068ac6496be25e3382fb1dc71ee0d6.pngJ’étais hier soir à Villefranche d’Albigeois, à l’invitation du Pays de l’Albigeois et des Bastides. Cette structure organisait 4 réunions de sensibilisation à destination des élus du Pays, sur les enjeux énergétiques auxquels sont confrontés nos territoires.
Après trois réunions traitant du bois énergie, du solaire et de l’éolien, des aménagements et du développement durable, la dernière réunion était centrée sur les économies d’énergies.
Gérard Poujade, maire du Séquestre, qui a lancé l’un des premiers Agendas 21 de Midi-Pyrénées, nous a entretenu de l’acceptation et de la participation indispensable de la population à l’élaboration de diverses mesures.
Julien Bance, du Syndicat départemental d’électrification du Tarn (SDET) a présenté le cadre international et national dans lequel s’inscrivent des mesures proposées par ce syndicat, notamment des diagnostics énergétiques à destination des communes.
Mes collègues de la communauté de Communes Decazeville-Aubin ont présenté l’Agenda 21 Local de notre territoire, notamment les mesures touchant aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables.

Pour ma part, j’ai présenté la politique de la mairie de Decazeville pour diminuer les consommations énergétiques, notamment le Conseil en Energies Partagé.
Cette opération, mise en place avec l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, consiste à un examen complet des consommations et des coûts énergétiques des activités et du patrimoine de la commune.
Ce diagnostic est suivi de préconisations.
En deux ans (2005 et 2006), nous avons réussi à baisser nos consommations énergétiques de 455 000 kWh (-8,8 %) et nos rejets de CO2 de 110 tonnes (-11,80 %). Tout cela en agissant principalement sur la sobriété énergétique, c’est à dire sur la surveillance des points de comptage et la consommation de carburants, ainsi que sur la sensibilisation à cette problématique des employés communaux et usagers des locaux municipaux.
Je dois présenter le rapport du Conseil en Energies Partagé 2006 à la commission Environnement de la commune la semaine prochaine et au conseil municipal à la rentrée.
Je serais alors en mesure d’en dire un peu plus dans une prochaine note.

b21c48f81bd7e7f96d855391a1bff3f8.pngMais le potentiel d’économies d’énergies est énorme si nous agissons sur les deux autres volets du scénario « Négawatt » que sont l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.
L’efficacité énergétique doit trouver prioritairement ses solutions dans un programme pluriannuel d’isolation des bâtiments communaux et par la rénovation complète de notre éclairage public.
Pour les bâtiments, nous allons réaliser dès le mois d’octobre, grâce à la caméra thermique de Quercy-Energies, un examen thermographique de tout notre patrimoine bâti, afin de voir réellement les mesures à envisager concernant leur isolation.

Le recours aux énergies renouvelables doit être envisagé chaque fois que cela est possible (solaire photovoltaïque et thermique, bois, HVP…).

Le bois énergie pourra se développer lorsque la sécurité d’approvisionnement en combustible en quantité et en qualité sera assurée.
Pour répondre à cette demande, la structuration d’une filière « bois énergie » entre territoires Nord-Midi-Pyrénéens (Pays Bourrian, Causses du Quercy, Midi Quercy, Quercy-Rouergue, Albigeois et Bastides) est d’ailleurs en cours de réalisation.
Notre présence hier soir à Villefranche-d’Albigeois avait encore plus sa légitimité.

16/06/2007

Journée Européenne de l’énergie éolienne : en Aveyron aussi

Les professionnels de l’énergie éolienne organisaient hier leur « Wind Day ». Le site de Viarouge (commune de Ségur) était le lieu de rencontre pour informer les particuliers, associations, agriculteurs et élus aveyronnais.
Beaucoup de monde de tout l’Aveyron et des départements limitrophes était venu pour voir l’impact que pouvaient avoir les éoliennes sur le paysage, le bruit… et autres nuisances dont se plaignent les anti-éoliens.
Bien sûr, nous y étions venu en force, Marie-Claude Carlin et Yves Frémion candidats des Verts aux législatives dans l’Aveyron, ainsi que de nombreux militants.
A écouter les questions et les réflexions du public, le parc de Viarouge et l’énergie éolienne en général semblent faire l’unanimité. Tout le monde reconnait le peu d'impact négatif de ces éoliennes et au contraire, pensent que ces parcs éoliens sont à développer en respectant bien sûr les paysages et les riverains.
Voyez çi-dessous une vidéo de cette manifestation et les impressions d’Yves Frémion.

08/06/2007

Plus de transports en commun et plus de place aux piétons et aux cyclistes

Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival, candidates des Verts sur la première circonscription de l’Aveyron, ont sensibilisé les Ruthénois sur l’intérêt que nous avons, pour la planète et les générations futures, à utiliser le moins possible notre voiture particulière.
A condition toutefois, qu’il y ait des alternatives pour nous déplacer : des transports en commun confortables, nombreux, ponctuels et à un prix modique, ainsi que des facilités pour pouvoir, en toute sécurité, marcher à pied ou utiliser un vélo.
Les Ruthénois ont été sensibles à cette action. Il faut dire que la circulation à Rodez et dans l’Agglo devient de plus en plus difficile, entraînant des désagréments sonores, olfactifs et vraisemblablement respiratoires. Il serait intéressant que l’ORAMIP installe une station de mesure à Rodez.

La campagne se termine, encore demain pour distribuer les derniers tracts, et le sort en est jeté.
Les candidats Verts et écologistes ont mis toutes leurs forces durant cette campagne pour convaincre de l’urgence à entreprendre des actions pour lutter contre l’effet de serre et protéger notre eau, pour développer plus de solidarités, pour défendre nos services publics…

Quels candidats seront à même de porter ces préoccupations à l’Assemblée nationale ?
Seuls des députés Verts sauront défendre ces valeurs.
Alors dimanche, votez pour les candidats Verts.

30/05/2007

Pacte écologique et Grenelle de l’environnement

Avons-nous eu raison de signer le Pacte écologique de Nicolas Hulot, devons-nous signer le Pacte qu’il propose aux candidats des élections législatives ?
L’optimisme des associations environnementales à la sortie de leur entretien avec Alain Juppé pour parler du futur « Grenelle de l’Environnement » est-il partagé ?
Pour ma part, moi qui ai signé le Pacte écologique, j’ai la désagréable impression de m’être fait piéger. En faisant croire que tous les signataires de ce pacte avaient les mêmes préoccupations et les mêmes solutions pour résoudre les problèmes environnementaux, ce pacte a laissé croire que les Verts n’étaient pas plus compétents que les autres.
Or, il n’y avait aucune comparaison entre le programme de Sarkozy (noté 8,5/20 par l’Alliance pour la planète) et celui de Dominique Voynet (la meilleure note avec 17/20).
De même qu’il n’y a aucune comparaison entre les programmes des candidats Verts aux législatives et les autres.
La manière dont se battent les élus Verts dans des collectivités de gauche pour mettre en place les mesures environnementales indispensables pour notre territoire et notre planète, montre également que beaucoup de socialistes n’ont pas encore intégré l’urgence écologique.
Il en est de même pour ce futur « Grenelle de l’Environnement », qui constitue surtout un bon sujet pour la campagne de Nicolas Sarkozy.
J’ai bien peur que le réveil soit difficile.
Pour enrichir la réflexion, je vous propose à la suite, deux articles de presse. Le premier du Canard Enchaîné, qui n’est pas loin de rejoindre mon état d’âme, le deuxième de Jean-Paul Besset, ami de Nicolas Hulot dans les pages Rebond de Libération d’aujourd’hui.

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25/05/2007

« Une politique de développement durable », premier ouvrage de Gérard Poujade

medium_gérardpoujade.pngGérard Poujade est un élu atypique. Atypique, parce qu’il est vrai, parce-qu'il ne triche pas, parce qu’il n’a pas la prétention de tout savoir, parce qu’il fait confiance au dialogue entre les personnes. Elu maire du Séquestre en 2001, commune de 1 600 habitant du Tarn, il raconte volontiers qu’il avait une grande méconnaissance de l’administration d’une collectivité. Mais cet homme de « com » et de marketing avait l’intime conviction que seul le dialogue avec ses concitoyens et le bon sens devait mener son action.
Rajoutez-y une dose d’humour et de dérision (souvent de l’auto-dérision) et le dosage pour une vrai « démocratie participative » est idéal.

Gérard Poujade est un élu atypique mais efficace.
Dès le début de son mandat, il s’attaque à l’urbanisme de sa ville proche d’Albi, qui comporte un aérodrome, un circuit automobile, des zones commerciales…
Sans le savoir, il est en train de constituer un Agenda 21 qu'il était venu présenter en 2004 à Decazeville lors du salon Eco-Energies. Il est un des premiers maires Français à signer la charte d’Aalborg. Il travaille avec les parents d’élèves pour accompagner les élèves à pied à l’école et veut promouvoir les circulations douces et les transports collectifs sur son territoire.
Mais son approche du développement est avant tout humaniste.
Si « pour lutter contre la pauvreté, le moyen le plus naturel, le plus mécanique et le plus respectueux de la personne consiste à augmenter ses revenus », les « pouvoirs publics peuvent traiter la pauvreté sous une autre aspect : réduire le coût de achats, notamment ceux ayant trait aux besoins fonctionnels (nourriture, logement, éducation) » .
Dans son ouvrage publié chez « L’Harmattan », il s’attache à démontrer comment assurer ces besoins au moindre coût pour les plus démunis.
L’eau, les déplacements, l’énergie, la santé, la nourriture, le logement, l’éducation et la formation, mais également les communications, l’information et la culture et bien sûr un revenu ou une source de rentrée financière, voilà les thèmes abordés par cet ouvrage.
Et si c’était cela le « développement durable » dont ses gargarisent tous les élus en manque de vraies réalisations ?
Gérard Poujade est au parti socialiste, mais il en est malheureusement un élu atypique. Si tous les élus socialistes pouvaient y ressembler !

medium_gérardpoujade-livre.pngCe livre est sorti hier, et j’ai eu la chance d’être le premier à qui il l’a dédicacé. C’était lors d’une réunion organisée par le CETE Sud-Ouest et la DDE Sud-Ouest dans le cadre du « Club Déplacement Transport » qui se déroulait au Séquestre.

« Une politique de développement durable », sous titré « Acteur d’une vie digne », premier ouvrage de Gérard Poujade chez « L’Harmattan »

20/05/2007

Le Conseil Général de l’Aveyron favorise les activités mécaniques de loisirs… auprès des enfants

medium_CG12promomoto.pngLe lobby des activités mécaniques de loisir semble avoir des bonnes oreilles au Conseil Général de l’Aveyron. Le dernier numéro du magazine d’auto-promotion du président du Conseil Général, Grand A, s’en fait le porte-voix.
Au lieu de promouvoir les activités douces de loisir comme d’autres nombreux départements, le Conseil Général de l’Aveyron a inventé avec la collaboration des professionnels, le « trial nature » avec des motos et des quads, destiné à des enfants à partir de 8ans.
Le but est « de démontrer que la pratique de la moto tout-terrain peut être respectueuse de l’environnement »; lit-on sur cette page du journal "puechiste". Plus écolo que eux, tu meurs !
Depuis quand utiliser une énergie fossile contribuant à l’effet de serre pour aller creuser des ornières dans les chemins, faire fuir la faune à cause du bruit, détruire des espèces parfois rares avec des grosses roues et gêner les autres utilisateurs des chemins participe à la protection de l’environnement ?
Mais en plus, quelle honte d’utiliser des enfants pour promotionner des activités néfastes à notre société, notre santé et notre environnement.
Il est vrai que le Conseil Général est habitué à ces pratiques puisqu’il subventionne largement de nombreuses épreuves motorisées et polluantes dans le département.
Rappelons nous sur notre territoire : la « montée impossible », le « rallye des Thermes » ou la « route des gabarres », épreuves souvent aidées malheureusement par les collectivités locales.

17/05/2007

Législatives en Aveyron et Agenda 21 Régional

medium_territoires-durables.pngDifficile de m’occuper de mon blog en ce moment tant je passe du temps à suivre la campagne de nos candidats Aveyronnais à l’élection législative prochaine et à alimenter le blog des Verts de l’Aveyron que je vous conseille d’aller visiter.
Yves Frémion est le candidat des Verts sur le sud Aveyron avec comme suppléant Claude Boyer, maire de Martrin et conseiller général de Saint-Sernin-sur-Rance. On ne pouvait pas rêver meilleure équipe.
Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival sont les candidates de la circonscription de Rodez-Espalion et leur campagne électorale est déjà intense. Réunions publiques, visite des foires et marchés locaux, café citoyen etc..
Pour ma part je me sens un peu frustré de ne pas être candidat pour essayer de faire un meilleur score que la dernière fois (1,92%) suite à la catastrophe des présidentielles de 2002 et du vote « utile » qui a suivi. Mais la circonscription de Villefranche-de-Rouergue a été laissée au Partit Occitan suite à des accords entre nos deux mouvements.
Bonne chance au Partit Occitan et je suis prêt à donner un coup de main aux candidats s’ils le désirent.

Toutes ces activités ne m’empêchent pas de poursuivre mon travail d’élu à la mairie de Decazeville et de participer à des réunions importantes.
J’étais mardi dernier à Toulouse au Conseil Régional pour une rencontre animée par Denis Cheissoux dont le thème était : « Environnement, énergie, les enjeux de demain : la Région Midi-Pyrénées aux côtés des collectivités ».
Il y avait quelques temps que je ne m’étais pas rendu au Conseil Régional et cela a été l’occasion de retrouver certaines personnes de l’ARPE ou d’autres institutions ou associations que j’ai toujours plaisir à rencontrer et de me tenir au courant de l’actualité régionale en termes d’environnement et d’énergie.
J’ai pu m’informer plus en détail du futur Contrat de projets pour 2007-2013 et de l’Agenda 21 Régional.
L’axe 4 de cet Agenda 21 : « La responsabilité, pour la préservation des ressources et la prise en compte des enjeux globaux », comporte dans les objectifs de nombreuses mesures intéressantes pour lutter contre l’effet de serre, gérer les ressources en eau, contribuer à la gestion de la biodiversité et faciliter l’utilisation des transports collectifs.
A nous maintenant d’aller localement dans le sens de ces objectifs afin de bénéficier d’aides techniques et financières. Notre Agenda 21 Local, primé par le MEDD parmi 32 autres Agenda 21 en France, comporte de nombreuses mesures similaires. Il suffit d’avoir la volonté de les mettre en place. L’embauche d’un nouveau chargé de mission « développement durable » à la communauté de communes Decazeville-Aubin en remplacement de Sébastien Keiff doit permettre d’envisager sérieusement la mise en place rapide des premières mesures.

23/04/2007

Journée de réflexion économie/environnement à Onet-le-Château

medium_canfin.2.pngLes Verts du Pays ruthénois organisent une journée de réflexion autour des questions économiques et des leurs relations avec l’environnement, le SAMEDI 28 AVRIL 2007 À LA MAISON POUR TOUS D’ONET LE CHATEAU (à coté du Foyer de Jeunes Travailleurs).

La matinée est destinée aux adhérents et sympathisants qui veulent réfléchir en atelier.
Nous avons invité un journaliste de la revue « Alternatives Economiques », Pascal Canfin, par ailleurs responsable de la commission économique des Verts et auteur de « L’économie Verte expliquée à ceux qui n’y croient pas », pour animer la matinée et la soirée.

9H PRÉCISES >DÉBUT DES ATELIERS (de 9 h à 12 h).
Atelier 1 : L’avenir des Services Publics et des services d’intérêt général,
« municipalisation » des services locaux.
Atelier 2 : Conversion écologique de l’économie : la bio et l’agriculture durable, relocalisation, commerce équitable, avenir des industries polluantes,…
Atelier 3 : Quelles solidarités des territoires ? Relation Villes-campagnes. Transports

L’après-midi, à 14 heures 30, Pascal Canfin animera une réunion publique-débat sur le thème de l’économie verte, toujours à la Maison Pour Tous d’Onet-le-Château.

07/04/2007

« Histoire de la révolution écologiste », dernier ouvrage d’Yves Frémion

medium_Yves-Frémion-Radio-Saint-Af.pngC’est un travail de sept ans que nous donne à lire Yves Frémion, écrivain, critique de bande dessinée et homme politique.
Personne ne s’était réellement attelé à la tâche pour nous expliquer les origines de la pensée écologique en France et son évolution.
Ce livre relate les événements de l’écologie politique depuis 1968, en analysant les origines qu’il situe à partir des ouvrages et de la pensée du géographe et grand penseur libertaire Élysée Reclus, jusqu’à nos jours en passant par Serge Moscovici, Pierre Fournier et bien d’autres.

« Histoire de la révolution écologiste » par Yves Frémion – Editions Hoëbeke – 19 euros

03/04/2007

Le TGV, l’arbre qui cache la forêt

medium_Cliché_2007-04-03_10-42-44.pngAlors que depuis plusieurs jours les radios et les télés nous saturent de reportages à la gloire de la SNCF et du record de vitesse que doit battre le TGV aujourd’hui, dans notre pauvre département de l’Aveyron, nous sommes toujours loin de tout par le rail.
Songez que pour aller à Lyon par exemple, ville où je me rends parfois, il faut partir de Decazeville à 23 h 15, pour une arrivée espérée à Lyon Part Dieu à 9 h 31 le lendemain après un arrêt à … Paris, soit une durée du trajet de 10 heures et 16 minutes dans le meilleur des cas. Ce trajet est réalisé en 5 heures actuellement par la route. Si vous rajoutez le coût de la couchette obligatoire, car les voyages se font de nuit, le billet aller-retour en deuxième classe est à 290,40 euros, pratiquement 2 000 francs.
Voilà où en est le « service public » de la SNCF dans la France profonde.
Alors bien sûr, je ne demande pas un TGV à Decazeville. Mais le train pendulaire POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), prévu il y a encore quelques années, puis annulé par le gouvernement Raffarin au bénéfice du futur TGV de la Présidente (Madame Chirac), aurait été la solution la plus rapide à mettre en place et la moins onéreuse. Ce train aurait de plus bénéficié au désenclavement par le rail de la région Centre.
De même que pour une alternative au projet démesuré et onéreux de doublement de la RN 88 entre Toulouse et Lyon via Rodez, un doublement de la voie de chemin de fer entre Toulouse et Séverac-le-Château pour le transport des marchandises et des voyageurs serait une bien meilleure solution, notamment pour notre environnement. C’est d’ailleurs ce que demande le président de l'association d'usagers Tarsly-Fnaut (Tarn-Albi-Rodez-Séverac-le-Château-Lyon) dans une lettre ouverte aux candidats des futures législatives.
La suppression autoritaire du train direct Rodez-Paris est également un coup dur pour notre territoire, tout comme la fermeture d'une partie de la ligne Beziers-Neussargues via Séverac-le-Château, utilisée notamment pour le frêt, fermeture due à la vétusté des rails.
Rajoutons également que le mauvais entretien des voies par Réseau Ferré de France oblige les TER locaux à ralentir fortement à certains endroits. Si rien n’était fait, 65 % des voies seraient obsolètes en 2020. Heureusement, La Région Midi-Pyrénées, va investir 500 M d’euros (+ 250 M d’euros de l’Etat et de RFF) en travaux dans les gares et les voies.

30/03/2007

Subventions de la communauté de communes pour des activités polluantes

medium_montéeimbécile.pngNous votions hier soir le budget de la communauté de Communes Decazeville-Aubin.
Comme malheureusement chaque année, je suis intervenu lors du vote des subventions accordées pour des manifestations sur notre territoire.
Je me suis opposé à la subvention de 10 000 euros accordée aux organisateurs de la « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale.
Nouveauté cette année, il existe maintenant sur notre territoire une nouvelle épreuve mécanique : le « rallye des Thermes ». Même si la subvention demandée était moindre (800 euros), cette épreuve automobile constitue comme la "montée impossible" une manifestation polluante, bruyante, qui gaspille beaucoup d’énergie fossile, participe au réchauffement climatique et constitue une banalisation voire une incitation à la violence routière.
Les seuls à défendre becs et ongles ces manifestations polluantes après mon intervention ont été un conseiller d’opposition d’Aubin et le conseiller général de Decazeville, habitué de la chose puisque le conseil général donne 15 000 euros pour la « montée impossible » et qu’une autre manifestation polluante largement subventionnée, la « route des gabarres », lui sert à promotionner son projet contreversé de navigabilité du Lot.
Alors que nous nous engageons sur un Agenda 21, qui est un des 32 reconnus exemplaires en France par le MEDD et que cet Agenda 21 comporte de plus un Plan Climat Local, il est temps de ne plus favoriser de telles activités.
Les autres années, quelques collègues votaient comme moi, le rejet de ces subventions. Cette année, je me suis retrouvé tout seul. Le lobby des activités mécaniques et polluantes fonctionne bien dans le Bassin. Pauvres générations futures !
Maigre consolation, quelques collègues sont venus me dire à la fin du conseil communautaire que j’avais raison mais qu’ils ne pouvaient pas voter contre ces subventions.
Qu’aurions-nous pu réaliser avec cet argent s’il n’avait pas été maladroitement distribué ?
Avec les 10 800 euros ainsi économisés nous aurions pu installer une centrale photovoltaïque sur le toit des services techniques de la communauté de communes, nous aurions pu aider les élèves du Lycée Polyvalent qui travaillent sur les économies d’énergies et les énergies renouvelables avec les projets de Shell Eco-Marathon ou de méthanisation des déchets, nous aurions pu donner des aides supplémentaires aux particuliers qui préfèrent les équipements économes et utilisant les énergies renouvelables …
Malheureusement, d’autres choix ont été fait.

26/03/2007

EdF vient parler de « développement durable » à Promoval

medium_GOLFECH.pngL’intention semblait louable : parler de développement durable et des énergies renouvelables.
Mais que Promoval, le club-entreprises du Sporting Club Decazevillois ait invité uniquement EdF, premier producteur de déchets nucléaires du monde, pour venir en parler l’est moins.
On comprend mieux lorsque l’on sait que le président de Promoval n’est autre que le responsable des ventes EdF pour Midi-Pyrénées.
Si les énergies renouvelables ont sûrement fait l’objet de quelques informations, le couplet sur le nucléaire « propre » était surtout le but de la manœuvre.
Extraits de propos tenus ce soir là : « Le nucléaire est une énergie propre dont les déchets représentent l’équivalent en surface d’une piscine olympique par an. Je conçois que le nucléaire puisse faire peur. Mais je suis certain qu’à l’avenir, le pari technologique sera gagnant. A l’inverse, avec le gaz carbonique on est sûr de s’empoisonner ».
Minorer les effets négatifs du nucléaire, majorer ceux des autres énergies, on reconnaît bien là les techniques des dirigeants d’EdF pour promouvoir le nucléaire.
Les intervenant d’EdF n’ont sûrement pas manqué non plus de vanter notre « indépendance énergétique » grâce au nucléaire, alors que notre uranium vient en totalité de l’étranger (il n’y a plus aucune mine d’uranium en France) et que les ressources mondiales de ce minerai ne vont pas au delà de 60 ans.
La réponse est bien sûr ailleurs. Nous pouvons à la fois supprimer les centrales nucléaires et les risques d’accidents qu’elles font peser sur nous et les générations futures et diminuer fortement notre production de gaz à effet de serre due en grande partie aux transports et à l’habitat.
C’est ce qu’ont voulu dire les 60 000 manifestants de samedi dernier dans cinq villes françaises, mais c’est également ce que veulent les Français lorsqu’on le leur demande
De nombreuses enquêtes vont dans ce sens.

Pour avoir une information objective, il serait peut-être intéressant que Promoval invite d’autres intervenants sur ce thème. Je pense à des associations comme Quercy Energies qui travaille sur Decazeville ou Serènes Sereines de Sanvensa dont le but de départ était de se battre contre l’enfouissement de déchets nucléaires en Aveyron et ailleurs, et qui a élargi depuis sa réflexion à « l’énergie ».
Je reste également à la disposition de Promoval pour parler des actions vers les économies d’énergies que nous tentons de mettre en place sur le patrimoine et les activités de la mairie.

22/03/2007

Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »

medium_borne_RN_88.pngC’est le tour de passe-passe que vient de réaliser Marc Censi, Président du Syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon (SMEPATL) en signant une charte avec les ministères de l’équipement, de l’écologie et de l’aménagement du territoire concernant le doublement de la RN 88.
En classant cette future deux fois deux voies, « itinéraire expérimental du développement durable » pour les territoires concernés entre Rodez et Le-Puy-en-Velay, on atteint le sommet de la supercherie.

Comment une infrastructure qui va contribuer à l’augmentation de la circulation de poids lourds et de véhicules particuliers, à une augmentation de la production de gaz à effet de serre, à une artificialisation supplémentaire des sols et à la destruction d’habitats protégés, peut-elle contribuer au « développement durable » d’un territoire ?
Trois associations environnementales, qui avaient participé au comité de pilotage pour l’élaboration de cette charte avant de le quitter, dénoncent cette imposture.
Pour l’Association Lozérienne d’Étude et de Protection de l’Environnement (ALEPE), la Fédération de la Région Auvergne pour la Nature l’Environnement (FRANE) et l’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) qui rassemblent tous ceux qui, de Toulouse à Lyon œuvrent depuis des années pour étudier et faire connaître les richesses de notre environnement et prendre en compte les exigences de sa conservation dans les activités humaines et les projets d’infrastructures tant publics que privés, cette charte est une manipulation de l’opinion publique.
« Pour nous, le développement durable ne saurait être la continuation des errements du passé. Il ne suffit pas de vouloir habiller de vert un projet dont le bénéfice économique est aléatoire et l’impact sur l’environnement totalement négatif :
- Incitation à l’accroissement du transport international de marchandises par la route.
- Contribution à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
- Destruction d’habitats naturels.
- Compartimentation d’espaces naturels rares
Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable ».
C’est pourquoi, nous dénonçons cette charte et ne voulons pas continuer plus longtemps à cautionner par notre présence une opération de manipulation de l’opinion publique qui va à l’encontre des buts de nos associations ».

13/02/2007

Reconnaissance de notre Agenda 21 par le MEDD

medium_FIRMI-DEVELOPPEMENT-DURABLE.pngLe Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD) vient de donner la liste des 32 premiers projets d’Agenda 21 reconnus exemplaires dans leurs démarches et leurs actions.
Il s’agit de mettre en valeur les projets de territoire qui s’inscrivent dans les principes du développement durable en leur attribuant le logo créé à cette occasion : « Agenda 21 local France ».
L'Agenda 21 de la Communauté de Commune Decazeville-Aubin figure dans cette liste en compagnie d'autres projets en Midi-Pyrénées.
Nous devons beaucoup cette reconnaissance par le MEDD à Sébastien Keiff, qui a su mener avec les élus, le conseil de développement local et la population une démarche dynamique qui a abouti aux 22 actions réparties sur 4 thèmes de notre Agenda 21.
Remercions également l'ARPE (l'Agence Régionale Pour l'Environnement) qui nous a accompagné durant toute cette démarche. Qu'il y ait 5 projets de Midi-Pyrénées parmi les 32 retenus en France n'est pas le fruit du hasard, mais de l'implication et de la qualité du personnel de cette structure régionale.
Cette reconnaissance est prononcée pour une période de 3 ans. Elle peut être prolongée de deux ans sur la base d’un rapport d’avancement des actions et des résultats fournis par le porteur de projet.
Il est donc important que notre Agenda 21 entre dans sa phase d’application en respectant le calendrier que nous nous étions fixé lors du conseil communautaire du 26 septembre 2006.

Malheureusement, avec le départ de Sébastein Keiff, tout semble bloqué.

C’est pourquoi je me propose de poser une question lors du prochain conseil communautaire pour savoir où en est la recherche d’un chargé de mission Développement Durable en remplacement de Sébastien Keiff, poste qui me semble indispensable pour notre Agenda 21, mais également pour d’autres actions touchant à la protection de notre environnement et au développement des énergies renouvelables.

11/02/2007

Visite du nouvel Hôtel de Ville HQE d’Echirolles lors des Assises de l’Energie

Voici une petite vidéo sans prétention réalisée lors de la visite du tout nouvel Hôtel de Ville d’Echirolles construit selon la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale), à l’occasion des dernières Assises de l’Energie. Elle comporte les interventions de Jean-Paul Vial, 1er adjoint au maire, de Jean Caballero, directeur général des services de la ville d’Échirolles et de Jean-Yves Guibourdenche, architecte de l’Agence Arcane ainsi que quelques échanges avec le public.
Cette vidéo pourra servir notamment à tous les visiteurs qui n’ont pu noter toutes les paroles des intervenants.
Ce que j’ai retenu de cette visite c’est que, lorsqu’il y a une volonté politique et que l’on s’entoure de personnes compétentes (maître d’œuvre, architectes, entreprises…), on arrive à construire sans pratiquement aucuns frais supplémentaires des bâtiments confortables, économes et écologiques. Tout le monde s’y retrouve : élus, employés, contribuables locaux.
Un exemple à suivre.

06/02/2007

Quand notre député parle de « développement durable »

medium_sergeroques.jpgLors des questions au gouvernement, notre député s’est enhardi aujourd’hui d’une question à M. de Robien, ministre de l’éducation :

« M. Serge Roques – Le développement durable est plus qu'une question d'actualité ou un slogan de campagne : c'est un véritable enjeu vital pour l’humanité et l’avenir de nos enfants. Toutes les directives, aussi efficaces soient-elles, ne suffiront pas à modifier certaines habitudes dont les conséquences peuvent être très graves. Il est nécessaire d’adopter de nouveaux comportements et cette prise de conscience doit être encouragée dès le plus jeune âge. Je ne vois pas, Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de cadre plus privilégié que celui de l'école pour apprendre à nos enfants la meilleure façon d’agir afin de préserver la planète.
Quelle est votre politique pour que tous les jeunes Français soient profondément sensibilisés aux enjeux du développement durable et pour que demain, quand ils seront adultes, ils se comportent de manière respectueuse à l’endroit de notre planète ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP) »


L’éducation des enfants passe aussi par l’exemple.
Le concours d’illuminations de commerces et d’habitations de particuliers organisé pour Noël par le député-maire de Villefranche-de-Rouergue est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
Apprendre aux enfants à ne pas gaspiller l’énergie est primordial.
Il est vrai que notre député, tout comme M. Godfrain qui avait organisé le même concours à Millau, est un fervent défenseur du nucléaire et qu’il ne s’est pas beaucoup mobilisé pour défendre les habitants de Sanvensa, pourtant sur sa circonscription, contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires en site granitique.

Notre ami Jean Barrié avait bien raison lorsqu’il parlait du dévoiement de certains élus, dont leur candidat à la présidentielle a signé le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, qui se gargarisent à longueur de journée de « développement durable » et font tout le contraire dans leur ville et à l’Assemblée nationale.

14/01/2007

Journée citoyenne pour les services publics à Firmi

La journée citoyenne organisée par le Collectif aveyronnais de défense et de développement des services publics a été un succès. La participation au vote tout au long de la journée ainsi que la réunion publique organisée à 17 heures ont connus une bonne affluence.
Parmi les intervenants des différents partis politiques qui se sont succédés à la tribune, Patrick FARBIAZ membre du Collège Exécutif, représentait les Verts.


Vous pouvez également voir l’intervention d’ouverture de cette réunion publique par Roger LAJOIE-MAZENC, maire de Firmi, ainsi que l'intervention de Jean-Luc MELENCHON.