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16/06/2007

Journée Européenne de l’énergie éolienne : en Aveyron aussi

Les professionnels de l’énergie éolienne organisaient hier leur « Wind Day ». Le site de Viarouge (commune de Ségur) était le lieu de rencontre pour informer les particuliers, associations, agriculteurs et élus aveyronnais.
Beaucoup de monde de tout l’Aveyron et des départements limitrophes était venu pour voir l’impact que pouvaient avoir les éoliennes sur le paysage, le bruit… et autres nuisances dont se plaignent les anti-éoliens.
Bien sûr, nous y étions venu en force, Marie-Claude Carlin et Yves Frémion candidats des Verts aux législatives dans l’Aveyron, ainsi que de nombreux militants.
A écouter les questions et les réflexions du public, le parc de Viarouge et l’énergie éolienne en général semblent faire l’unanimité. Tout le monde reconnait le peu d'impact négatif de ces éoliennes et au contraire, pensent que ces parcs éoliens sont à développer en respectant bien sûr les paysages et les riverains.
Voyez çi-dessous une vidéo de cette manifestation et les impressions d’Yves Frémion.

08/06/2007

Plus de transports en commun et plus de place aux piétons et aux cyclistes

Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival, candidates des Verts sur la première circonscription de l’Aveyron, ont sensibilisé les Ruthénois sur l’intérêt que nous avons, pour la planète et les générations futures, à utiliser le moins possible notre voiture particulière.
A condition toutefois, qu’il y ait des alternatives pour nous déplacer : des transports en commun confortables, nombreux, ponctuels et à un prix modique, ainsi que des facilités pour pouvoir, en toute sécurité, marcher à pied ou utiliser un vélo.
Les Ruthénois ont été sensibles à cette action. Il faut dire que la circulation à Rodez et dans l’Agglo devient de plus en plus difficile, entraînant des désagréments sonores, olfactifs et vraisemblablement respiratoires. Il serait intéressant que l’ORAMIP installe une station de mesure à Rodez.

La campagne se termine, encore demain pour distribuer les derniers tracts, et le sort en est jeté.
Les candidats Verts et écologistes ont mis toutes leurs forces durant cette campagne pour convaincre de l’urgence à entreprendre des actions pour lutter contre l’effet de serre et protéger notre eau, pour développer plus de solidarités, pour défendre nos services publics…

Quels candidats seront à même de porter ces préoccupations à l’Assemblée nationale ?
Seuls des députés Verts sauront défendre ces valeurs.
Alors dimanche, votez pour les candidats Verts.

30/05/2007

Pacte écologique et Grenelle de l’environnement

Avons-nous eu raison de signer le Pacte écologique de Nicolas Hulot, devons-nous signer le Pacte qu’il propose aux candidats des élections législatives ?
L’optimisme des associations environnementales à la sortie de leur entretien avec Alain Juppé pour parler du futur « Grenelle de l’Environnement » est-il partagé ?
Pour ma part, moi qui ai signé le Pacte écologique, j’ai la désagréable impression de m’être fait piéger. En faisant croire que tous les signataires de ce pacte avaient les mêmes préoccupations et les mêmes solutions pour résoudre les problèmes environnementaux, ce pacte a laissé croire que les Verts n’étaient pas plus compétents que les autres.
Or, il n’y avait aucune comparaison entre le programme de Sarkozy (noté 8,5/20 par l’Alliance pour la planète) et celui de Dominique Voynet (la meilleure note avec 17/20).
De même qu’il n’y a aucune comparaison entre les programmes des candidats Verts aux législatives et les autres.
La manière dont se battent les élus Verts dans des collectivités de gauche pour mettre en place les mesures environnementales indispensables pour notre territoire et notre planète, montre également que beaucoup de socialistes n’ont pas encore intégré l’urgence écologique.
Il en est de même pour ce futur « Grenelle de l’Environnement », qui constitue surtout un bon sujet pour la campagne de Nicolas Sarkozy.
J’ai bien peur que le réveil soit difficile.
Pour enrichir la réflexion, je vous propose à la suite, deux articles de presse. Le premier du Canard Enchaîné, qui n’est pas loin de rejoindre mon état d’âme, le deuxième de Jean-Paul Besset, ami de Nicolas Hulot dans les pages Rebond de Libération d’aujourd’hui.

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25/05/2007

« Une politique de développement durable », premier ouvrage de Gérard Poujade

medium_gérardpoujade.pngGérard Poujade est un élu atypique. Atypique, parce qu’il est vrai, parce-qu'il ne triche pas, parce qu’il n’a pas la prétention de tout savoir, parce qu’il fait confiance au dialogue entre les personnes. Elu maire du Séquestre en 2001, commune de 1 600 habitant du Tarn, il raconte volontiers qu’il avait une grande méconnaissance de l’administration d’une collectivité. Mais cet homme de « com » et de marketing avait l’intime conviction que seul le dialogue avec ses concitoyens et le bon sens devait mener son action.
Rajoutez-y une dose d’humour et de dérision (souvent de l’auto-dérision) et le dosage pour une vrai « démocratie participative » est idéal.

Gérard Poujade est un élu atypique mais efficace.
Dès le début de son mandat, il s’attaque à l’urbanisme de sa ville proche d’Albi, qui comporte un aérodrome, un circuit automobile, des zones commerciales…
Sans le savoir, il est en train de constituer un Agenda 21 qu'il était venu présenter en 2004 à Decazeville lors du salon Eco-Energies. Il est un des premiers maires Français à signer la charte d’Aalborg. Il travaille avec les parents d’élèves pour accompagner les élèves à pied à l’école et veut promouvoir les circulations douces et les transports collectifs sur son territoire.
Mais son approche du développement est avant tout humaniste.
Si « pour lutter contre la pauvreté, le moyen le plus naturel, le plus mécanique et le plus respectueux de la personne consiste à augmenter ses revenus », les « pouvoirs publics peuvent traiter la pauvreté sous une autre aspect : réduire le coût de achats, notamment ceux ayant trait aux besoins fonctionnels (nourriture, logement, éducation) » .
Dans son ouvrage publié chez « L’Harmattan », il s’attache à démontrer comment assurer ces besoins au moindre coût pour les plus démunis.
L’eau, les déplacements, l’énergie, la santé, la nourriture, le logement, l’éducation et la formation, mais également les communications, l’information et la culture et bien sûr un revenu ou une source de rentrée financière, voilà les thèmes abordés par cet ouvrage.
Et si c’était cela le « développement durable » dont ses gargarisent tous les élus en manque de vraies réalisations ?
Gérard Poujade est au parti socialiste, mais il en est malheureusement un élu atypique. Si tous les élus socialistes pouvaient y ressembler !

medium_gérardpoujade-livre.pngCe livre est sorti hier, et j’ai eu la chance d’être le premier à qui il l’a dédicacé. C’était lors d’une réunion organisée par le CETE Sud-Ouest et la DDE Sud-Ouest dans le cadre du « Club Déplacement Transport » qui se déroulait au Séquestre.

« Une politique de développement durable », sous titré « Acteur d’une vie digne », premier ouvrage de Gérard Poujade chez « L’Harmattan »

20/05/2007

Le Conseil Général de l’Aveyron favorise les activités mécaniques de loisirs… auprès des enfants

medium_CG12promomoto.pngLe lobby des activités mécaniques de loisir semble avoir des bonnes oreilles au Conseil Général de l’Aveyron. Le dernier numéro du magazine d’auto-promotion du président du Conseil Général, Grand A, s’en fait le porte-voix.
Au lieu de promouvoir les activités douces de loisir comme d’autres nombreux départements, le Conseil Général de l’Aveyron a inventé avec la collaboration des professionnels, le « trial nature » avec des motos et des quads, destiné à des enfants à partir de 8ans.
Le but est « de démontrer que la pratique de la moto tout-terrain peut être respectueuse de l’environnement »; lit-on sur cette page du journal "puechiste". Plus écolo que eux, tu meurs !
Depuis quand utiliser une énergie fossile contribuant à l’effet de serre pour aller creuser des ornières dans les chemins, faire fuir la faune à cause du bruit, détruire des espèces parfois rares avec des grosses roues et gêner les autres utilisateurs des chemins participe à la protection de l’environnement ?
Mais en plus, quelle honte d’utiliser des enfants pour promotionner des activités néfastes à notre société, notre santé et notre environnement.
Il est vrai que le Conseil Général est habitué à ces pratiques puisqu’il subventionne largement de nombreuses épreuves motorisées et polluantes dans le département.
Rappelons nous sur notre territoire : la « montée impossible », le « rallye des Thermes » ou la « route des gabarres », épreuves souvent aidées malheureusement par les collectivités locales.

17/05/2007

Législatives en Aveyron et Agenda 21 Régional

medium_territoires-durables.pngDifficile de m’occuper de mon blog en ce moment tant je passe du temps à suivre la campagne de nos candidats Aveyronnais à l’élection législative prochaine et à alimenter le blog des Verts de l’Aveyron que je vous conseille d’aller visiter.
Yves Frémion est le candidat des Verts sur le sud Aveyron avec comme suppléant Claude Boyer, maire de Martrin et conseiller général de Saint-Sernin-sur-Rance. On ne pouvait pas rêver meilleure équipe.
Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival sont les candidates de la circonscription de Rodez-Espalion et leur campagne électorale est déjà intense. Réunions publiques, visite des foires et marchés locaux, café citoyen etc..
Pour ma part je me sens un peu frustré de ne pas être candidat pour essayer de faire un meilleur score que la dernière fois (1,92%) suite à la catastrophe des présidentielles de 2002 et du vote « utile » qui a suivi. Mais la circonscription de Villefranche-de-Rouergue a été laissée au Partit Occitan suite à des accords entre nos deux mouvements.
Bonne chance au Partit Occitan et je suis prêt à donner un coup de main aux candidats s’ils le désirent.

Toutes ces activités ne m’empêchent pas de poursuivre mon travail d’élu à la mairie de Decazeville et de participer à des réunions importantes.
J’étais mardi dernier à Toulouse au Conseil Régional pour une rencontre animée par Denis Cheissoux dont le thème était : « Environnement, énergie, les enjeux de demain : la Région Midi-Pyrénées aux côtés des collectivités ».
Il y avait quelques temps que je ne m’étais pas rendu au Conseil Régional et cela a été l’occasion de retrouver certaines personnes de l’ARPE ou d’autres institutions ou associations que j’ai toujours plaisir à rencontrer et de me tenir au courant de l’actualité régionale en termes d’environnement et d’énergie.
J’ai pu m’informer plus en détail du futur Contrat de projets pour 2007-2013 et de l’Agenda 21 Régional.
L’axe 4 de cet Agenda 21 : « La responsabilité, pour la préservation des ressources et la prise en compte des enjeux globaux », comporte dans les objectifs de nombreuses mesures intéressantes pour lutter contre l’effet de serre, gérer les ressources en eau, contribuer à la gestion de la biodiversité et faciliter l’utilisation des transports collectifs.
A nous maintenant d’aller localement dans le sens de ces objectifs afin de bénéficier d’aides techniques et financières. Notre Agenda 21 Local, primé par le MEDD parmi 32 autres Agenda 21 en France, comporte de nombreuses mesures similaires. Il suffit d’avoir la volonté de les mettre en place. L’embauche d’un nouveau chargé de mission « développement durable » à la communauté de communes Decazeville-Aubin en remplacement de Sébastien Keiff doit permettre d’envisager sérieusement la mise en place rapide des premières mesures.

23/04/2007

Journée de réflexion économie/environnement à Onet-le-Château

medium_canfin.2.pngLes Verts du Pays ruthénois organisent une journée de réflexion autour des questions économiques et des leurs relations avec l’environnement, le SAMEDI 28 AVRIL 2007 À LA MAISON POUR TOUS D’ONET LE CHATEAU (à coté du Foyer de Jeunes Travailleurs).

La matinée est destinée aux adhérents et sympathisants qui veulent réfléchir en atelier.
Nous avons invité un journaliste de la revue « Alternatives Economiques », Pascal Canfin, par ailleurs responsable de la commission économique des Verts et auteur de « L’économie Verte expliquée à ceux qui n’y croient pas », pour animer la matinée et la soirée.

9H PRÉCISES >DÉBUT DES ATELIERS (de 9 h à 12 h).
Atelier 1 : L’avenir des Services Publics et des services d’intérêt général,
« municipalisation » des services locaux.
Atelier 2 : Conversion écologique de l’économie : la bio et l’agriculture durable, relocalisation, commerce équitable, avenir des industries polluantes,…
Atelier 3 : Quelles solidarités des territoires ? Relation Villes-campagnes. Transports

L’après-midi, à 14 heures 30, Pascal Canfin animera une réunion publique-débat sur le thème de l’économie verte, toujours à la Maison Pour Tous d’Onet-le-Château.

07/04/2007

« Histoire de la révolution écologiste », dernier ouvrage d’Yves Frémion

medium_Yves-Frémion-Radio-Saint-Af.pngC’est un travail de sept ans que nous donne à lire Yves Frémion, écrivain, critique de bande dessinée et homme politique.
Personne ne s’était réellement attelé à la tâche pour nous expliquer les origines de la pensée écologique en France et son évolution.
Ce livre relate les événements de l’écologie politique depuis 1968, en analysant les origines qu’il situe à partir des ouvrages et de la pensée du géographe et grand penseur libertaire Élysée Reclus, jusqu’à nos jours en passant par Serge Moscovici, Pierre Fournier et bien d’autres.

« Histoire de la révolution écologiste » par Yves Frémion – Editions Hoëbeke – 19 euros

03/04/2007

Le TGV, l’arbre qui cache la forêt

medium_Cliché_2007-04-03_10-42-44.pngAlors que depuis plusieurs jours les radios et les télés nous saturent de reportages à la gloire de la SNCF et du record de vitesse que doit battre le TGV aujourd’hui, dans notre pauvre département de l’Aveyron, nous sommes toujours loin de tout par le rail.
Songez que pour aller à Lyon par exemple, ville où je me rends parfois, il faut partir de Decazeville à 23 h 15, pour une arrivée espérée à Lyon Part Dieu à 9 h 31 le lendemain après un arrêt à … Paris, soit une durée du trajet de 10 heures et 16 minutes dans le meilleur des cas. Ce trajet est réalisé en 5 heures actuellement par la route. Si vous rajoutez le coût de la couchette obligatoire, car les voyages se font de nuit, le billet aller-retour en deuxième classe est à 290,40 euros, pratiquement 2 000 francs.
Voilà où en est le « service public » de la SNCF dans la France profonde.
Alors bien sûr, je ne demande pas un TGV à Decazeville. Mais le train pendulaire POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), prévu il y a encore quelques années, puis annulé par le gouvernement Raffarin au bénéfice du futur TGV de la Présidente (Madame Chirac), aurait été la solution la plus rapide à mettre en place et la moins onéreuse. Ce train aurait de plus bénéficié au désenclavement par le rail de la région Centre.
De même que pour une alternative au projet démesuré et onéreux de doublement de la RN 88 entre Toulouse et Lyon via Rodez, un doublement de la voie de chemin de fer entre Toulouse et Séverac-le-Château pour le transport des marchandises et des voyageurs serait une bien meilleure solution, notamment pour notre environnement. C’est d’ailleurs ce que demande le président de l'association d'usagers Tarsly-Fnaut (Tarn-Albi-Rodez-Séverac-le-Château-Lyon) dans une lettre ouverte aux candidats des futures législatives.
La suppression autoritaire du train direct Rodez-Paris est également un coup dur pour notre territoire, tout comme la fermeture d'une partie de la ligne Beziers-Neussargues via Séverac-le-Château, utilisée notamment pour le frêt, fermeture due à la vétusté des rails.
Rajoutons également que le mauvais entretien des voies par Réseau Ferré de France oblige les TER locaux à ralentir fortement à certains endroits. Si rien n’était fait, 65 % des voies seraient obsolètes en 2020. Heureusement, La Région Midi-Pyrénées, va investir 500 M d’euros (+ 250 M d’euros de l’Etat et de RFF) en travaux dans les gares et les voies.

30/03/2007

Subventions de la communauté de communes pour des activités polluantes

medium_montéeimbécile.pngNous votions hier soir le budget de la communauté de Communes Decazeville-Aubin.
Comme malheureusement chaque année, je suis intervenu lors du vote des subventions accordées pour des manifestations sur notre territoire.
Je me suis opposé à la subvention de 10 000 euros accordée aux organisateurs de la « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale.
Nouveauté cette année, il existe maintenant sur notre territoire une nouvelle épreuve mécanique : le « rallye des Thermes ». Même si la subvention demandée était moindre (800 euros), cette épreuve automobile constitue comme la "montée impossible" une manifestation polluante, bruyante, qui gaspille beaucoup d’énergie fossile, participe au réchauffement climatique et constitue une banalisation voire une incitation à la violence routière.
Les seuls à défendre becs et ongles ces manifestations polluantes après mon intervention ont été un conseiller d’opposition d’Aubin et le conseiller général de Decazeville, habitué de la chose puisque le conseil général donne 15 000 euros pour la « montée impossible » et qu’une autre manifestation polluante largement subventionnée, la « route des gabarres », lui sert à promotionner son projet contreversé de navigabilité du Lot.
Alors que nous nous engageons sur un Agenda 21, qui est un des 32 reconnus exemplaires en France par le MEDD et que cet Agenda 21 comporte de plus un Plan Climat Local, il est temps de ne plus favoriser de telles activités.
Les autres années, quelques collègues votaient comme moi, le rejet de ces subventions. Cette année, je me suis retrouvé tout seul. Le lobby des activités mécaniques et polluantes fonctionne bien dans le Bassin. Pauvres générations futures !
Maigre consolation, quelques collègues sont venus me dire à la fin du conseil communautaire que j’avais raison mais qu’ils ne pouvaient pas voter contre ces subventions.
Qu’aurions-nous pu réaliser avec cet argent s’il n’avait pas été maladroitement distribué ?
Avec les 10 800 euros ainsi économisés nous aurions pu installer une centrale photovoltaïque sur le toit des services techniques de la communauté de communes, nous aurions pu aider les élèves du Lycée Polyvalent qui travaillent sur les économies d’énergies et les énergies renouvelables avec les projets de Shell Eco-Marathon ou de méthanisation des déchets, nous aurions pu donner des aides supplémentaires aux particuliers qui préfèrent les équipements économes et utilisant les énergies renouvelables …
Malheureusement, d’autres choix ont été fait.

26/03/2007

EdF vient parler de « développement durable » à Promoval

medium_GOLFECH.pngL’intention semblait louable : parler de développement durable et des énergies renouvelables.
Mais que Promoval, le club-entreprises du Sporting Club Decazevillois ait invité uniquement EdF, premier producteur de déchets nucléaires du monde, pour venir en parler l’est moins.
On comprend mieux lorsque l’on sait que le président de Promoval n’est autre que le responsable des ventes EdF pour Midi-Pyrénées.
Si les énergies renouvelables ont sûrement fait l’objet de quelques informations, le couplet sur le nucléaire « propre » était surtout le but de la manœuvre.
Extraits de propos tenus ce soir là : « Le nucléaire est une énergie propre dont les déchets représentent l’équivalent en surface d’une piscine olympique par an. Je conçois que le nucléaire puisse faire peur. Mais je suis certain qu’à l’avenir, le pari technologique sera gagnant. A l’inverse, avec le gaz carbonique on est sûr de s’empoisonner ».
Minorer les effets négatifs du nucléaire, majorer ceux des autres énergies, on reconnaît bien là les techniques des dirigeants d’EdF pour promouvoir le nucléaire.
Les intervenant d’EdF n’ont sûrement pas manqué non plus de vanter notre « indépendance énergétique » grâce au nucléaire, alors que notre uranium vient en totalité de l’étranger (il n’y a plus aucune mine d’uranium en France) et que les ressources mondiales de ce minerai ne vont pas au delà de 60 ans.
La réponse est bien sûr ailleurs. Nous pouvons à la fois supprimer les centrales nucléaires et les risques d’accidents qu’elles font peser sur nous et les générations futures et diminuer fortement notre production de gaz à effet de serre due en grande partie aux transports et à l’habitat.
C’est ce qu’ont voulu dire les 60 000 manifestants de samedi dernier dans cinq villes françaises, mais c’est également ce que veulent les Français lorsqu’on le leur demande
De nombreuses enquêtes vont dans ce sens.

Pour avoir une information objective, il serait peut-être intéressant que Promoval invite d’autres intervenants sur ce thème. Je pense à des associations comme Quercy Energies qui travaille sur Decazeville ou Serènes Sereines de Sanvensa dont le but de départ était de se battre contre l’enfouissement de déchets nucléaires en Aveyron et ailleurs, et qui a élargi depuis sa réflexion à « l’énergie ».
Je reste également à la disposition de Promoval pour parler des actions vers les économies d’énergies que nous tentons de mettre en place sur le patrimoine et les activités de la mairie.

22/03/2007

Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »

medium_borne_RN_88.pngC’est le tour de passe-passe que vient de réaliser Marc Censi, Président du Syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon (SMEPATL) en signant une charte avec les ministères de l’équipement, de l’écologie et de l’aménagement du territoire concernant le doublement de la RN 88.
En classant cette future deux fois deux voies, « itinéraire expérimental du développement durable » pour les territoires concernés entre Rodez et Le-Puy-en-Velay, on atteint le sommet de la supercherie.

Comment une infrastructure qui va contribuer à l’augmentation de la circulation de poids lourds et de véhicules particuliers, à une augmentation de la production de gaz à effet de serre, à une artificialisation supplémentaire des sols et à la destruction d’habitats protégés, peut-elle contribuer au « développement durable » d’un territoire ?
Trois associations environnementales, qui avaient participé au comité de pilotage pour l’élaboration de cette charte avant de le quitter, dénoncent cette imposture.
Pour l’Association Lozérienne d’Étude et de Protection de l’Environnement (ALEPE), la Fédération de la Région Auvergne pour la Nature l’Environnement (FRANE) et l’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) qui rassemblent tous ceux qui, de Toulouse à Lyon œuvrent depuis des années pour étudier et faire connaître les richesses de notre environnement et prendre en compte les exigences de sa conservation dans les activités humaines et les projets d’infrastructures tant publics que privés, cette charte est une manipulation de l’opinion publique.
« Pour nous, le développement durable ne saurait être la continuation des errements du passé. Il ne suffit pas de vouloir habiller de vert un projet dont le bénéfice économique est aléatoire et l’impact sur l’environnement totalement négatif :
- Incitation à l’accroissement du transport international de marchandises par la route.
- Contribution à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
- Destruction d’habitats naturels.
- Compartimentation d’espaces naturels rares
Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable ».
C’est pourquoi, nous dénonçons cette charte et ne voulons pas continuer plus longtemps à cautionner par notre présence une opération de manipulation de l’opinion publique qui va à l’encontre des buts de nos associations ».

13/02/2007

Reconnaissance de notre Agenda 21 par le MEDD

medium_FIRMI-DEVELOPPEMENT-DURABLE.pngLe Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD) vient de donner la liste des 32 premiers projets d’Agenda 21 reconnus exemplaires dans leurs démarches et leurs actions.
Il s’agit de mettre en valeur les projets de territoire qui s’inscrivent dans les principes du développement durable en leur attribuant le logo créé à cette occasion : « Agenda 21 local France ».
L'Agenda 21 de la Communauté de Commune Decazeville-Aubin figure dans cette liste en compagnie d'autres projets en Midi-Pyrénées.
Nous devons beaucoup cette reconnaissance par le MEDD à Sébastien Keiff, qui a su mener avec les élus, le conseil de développement local et la population une démarche dynamique qui a abouti aux 22 actions réparties sur 4 thèmes de notre Agenda 21.
Remercions également l'ARPE (l'Agence Régionale Pour l'Environnement) qui nous a accompagné durant toute cette démarche. Qu'il y ait 5 projets de Midi-Pyrénées parmi les 32 retenus en France n'est pas le fruit du hasard, mais de l'implication et de la qualité du personnel de cette structure régionale.
Cette reconnaissance est prononcée pour une période de 3 ans. Elle peut être prolongée de deux ans sur la base d’un rapport d’avancement des actions et des résultats fournis par le porteur de projet.
Il est donc important que notre Agenda 21 entre dans sa phase d’application en respectant le calendrier que nous nous étions fixé lors du conseil communautaire du 26 septembre 2006.

Malheureusement, avec le départ de Sébastein Keiff, tout semble bloqué.

C’est pourquoi je me propose de poser une question lors du prochain conseil communautaire pour savoir où en est la recherche d’un chargé de mission Développement Durable en remplacement de Sébastien Keiff, poste qui me semble indispensable pour notre Agenda 21, mais également pour d’autres actions touchant à la protection de notre environnement et au développement des énergies renouvelables.

11/02/2007

Visite du nouvel Hôtel de Ville HQE d’Echirolles lors des Assises de l’Energie

Voici une petite vidéo sans prétention réalisée lors de la visite du tout nouvel Hôtel de Ville d’Echirolles construit selon la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale), à l’occasion des dernières Assises de l’Energie. Elle comporte les interventions de Jean-Paul Vial, 1er adjoint au maire, de Jean Caballero, directeur général des services de la ville d’Échirolles et de Jean-Yves Guibourdenche, architecte de l’Agence Arcane ainsi que quelques échanges avec le public.
Cette vidéo pourra servir notamment à tous les visiteurs qui n’ont pu noter toutes les paroles des intervenants.
Ce que j’ai retenu de cette visite c’est que, lorsqu’il y a une volonté politique et que l’on s’entoure de personnes compétentes (maître d’œuvre, architectes, entreprises…), on arrive à construire sans pratiquement aucuns frais supplémentaires des bâtiments confortables, économes et écologiques. Tout le monde s’y retrouve : élus, employés, contribuables locaux.
Un exemple à suivre.

06/02/2007

Quand notre député parle de « développement durable »

medium_sergeroques.jpgLors des questions au gouvernement, notre député s’est enhardi aujourd’hui d’une question à M. de Robien, ministre de l’éducation :

« M. Serge Roques – Le développement durable est plus qu'une question d'actualité ou un slogan de campagne : c'est un véritable enjeu vital pour l’humanité et l’avenir de nos enfants. Toutes les directives, aussi efficaces soient-elles, ne suffiront pas à modifier certaines habitudes dont les conséquences peuvent être très graves. Il est nécessaire d’adopter de nouveaux comportements et cette prise de conscience doit être encouragée dès le plus jeune âge. Je ne vois pas, Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de cadre plus privilégié que celui de l'école pour apprendre à nos enfants la meilleure façon d’agir afin de préserver la planète.
Quelle est votre politique pour que tous les jeunes Français soient profondément sensibilisés aux enjeux du développement durable et pour que demain, quand ils seront adultes, ils se comportent de manière respectueuse à l’endroit de notre planète ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP) »


L’éducation des enfants passe aussi par l’exemple.
Le concours d’illuminations de commerces et d’habitations de particuliers organisé pour Noël par le député-maire de Villefranche-de-Rouergue est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
Apprendre aux enfants à ne pas gaspiller l’énergie est primordial.
Il est vrai que notre député, tout comme M. Godfrain qui avait organisé le même concours à Millau, est un fervent défenseur du nucléaire et qu’il ne s’est pas beaucoup mobilisé pour défendre les habitants de Sanvensa, pourtant sur sa circonscription, contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires en site granitique.

Notre ami Jean Barrié avait bien raison lorsqu’il parlait du dévoiement de certains élus, dont leur candidat à la présidentielle a signé le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, qui se gargarisent à longueur de journée de « développement durable » et font tout le contraire dans leur ville et à l’Assemblée nationale.

14/01/2007

Journée citoyenne pour les services publics à Firmi

La journée citoyenne organisée par le Collectif aveyronnais de défense et de développement des services publics a été un succès. La participation au vote tout au long de la journée ainsi que la réunion publique organisée à 17 heures ont connus une bonne affluence.
Parmi les intervenants des différents partis politiques qui se sont succédés à la tribune, Patrick FARBIAZ membre du Collège Exécutif, représentait les Verts.


Vous pouvez également voir l’intervention d’ouverture de cette réunion publique par Roger LAJOIE-MAZENC, maire de Firmi, ainsi que l'intervention de Jean-Luc MELENCHON.

05/01/2007

Départ de Sébastien Keiff de la Communauté de Communes

medium_S.-KEIFF.pngSébastien Keiff a choisi de quitter la Communauté de Communes Decazeville-Aubin où il était en charge depuis maintenant deux ans et demi du Développement Durable.
Son départ est bien sûr une grande perte pour le Bassin. Ses connaissances tant techniques qu’administratives dans les domaines de l’environnement et du développement durable, mais également ses qualités d’animateur, étaient reconnues par tous.
Lors de la concertation pour la rédaction de notre Agenda 21 Local, il avait su intéresser et dynamiser les membres du Conseil de Développement et la population du Bassin afin d’établir un diagnostic fidèle de notre territoire qui a abouti à un questionnaire rendu par près de 18 % des foyers du Bassin. Sa méthode est même devenu un exemple pour de nombreuses collectivités.
Il avait témoigné dans de nombreuses réunions, jusqu’à l’UNESCO, sur les projets et actions entrepris par la Communauté de Communes et les communes en faveur du développement durable.
Grâce à lui, c’est une nouvelle image de Decazeville qui était présentée, ce qui a eu pour conséquence d’intéresser des ministères, notamment celui de l’Ecologie et du Développement Durable, beaucoup d’administrations régionales et nationales et de nombreuses collectivités.
Nous avions participé ensemble à quelques colloques, notamment à Toulouse, lors des Journées de l’éco-citoyenneté au Conseil Régional et à Carmaux, invité par des associations et des élus. La clarté de ses propos et l’enthousiasme avec lequel il présentait notre territoire soulevaient chaque fois des félicitations qui retombaient certes sur lui, mais également sur les projets de la Communauté de Communes.

Mais cet enthousiasme s’est-il heurté ces derniers temps à certaines limites et contraintes ? Les projets qu’il était chargé de traiter étaient-ils réellement voulus et défendus comme il aurait fallu par la majorité des élus, notamment au bureau communautaire ? L’administration communautaire, qui a subi de nombreux changements dernièrement, est-elle toujours favorable comme il y a quelques mois à une vrai pratique de développement durable, tant en matière d’environnement que de gouvernance ? La communication évènementielle « poudre-aux-yeux » a-t-elle pris le pas sur l’action ? L’organisation du dernier salon Éco-Énergies, où la communication à pris le dessus sur le contenu à t’elle été la goûte d’eau qui a fait déborder le vase ?
Sûrement. Et je suis moi même navré et inquiet du tournant pris depuis quelques mois par la Communauté de Communes.

Merci à Sébastien pour le travail formidable qu’il a accompli et je ne me fais pas de souci pour son avenir. Ses connaissances et ses qualités professionnelles dans le domaine de l’environnement et du développement durable feront rapidement le bonheur d’une collectivité réellement décidée à œuvrer pour l’amélioration de notre environnement, d’une administration ou pourquoi pas d’une entreprise privée.

Je souhaite donc à Sébastien beaucoup de bonheur dans sa vie privée et beaucoup de succès et de satisfactions dans sa vie professionnelle.

Le poste laissé vacant par Sébastien Keiff doit rapidement être réaffecté. La mise en place de notre Agenda 21, de notre Plan Climat Local et d’autres dossiers urgents pour notre territoire doit se poursuivre en 2007.
J’y serai très attentif.

23/12/2006

Plan Global de Déplacements du Bassin

medium_LE-BUS---FIGEAC.pngJ’avais déjà dénoncé lors du conseil communautaire du 1er juin dernier, le manque d’ambition du PGD qui nous était proposé. Je l’ai répété lors de ce dernier conseil.
Nous aurions dû nous inspirer de celui de Figeac (10 500 habitants) qui, avec une dizaine de lignes de bus, a déplacé l’an passé plus de 300 000 personnes.
Notre projet ne prévoit qu’une seule ligne avec une liaison bi-quotidienne en transports collectifs entre les cinq villes, du transport à la demande pour les écarts et du transport à la carte. L’ambition de notre PGD est de déplacer en transport collectif seulement 10 000 personnes pour un territoire de 17 000 habitants.
Si un réseau de transports en commun intéresse en premier lieu les personnes ne possédant pas de moyen de transport (30% dans le Bassin), il doit être assez attractif pour inciter les personnes utilisant leur voiture personnelle, pour des trajets domicile-travail par exemple, à les utiliser.
Le scénario proposé ne répond pas à la demande forte formulée par la population lors du questionnaire Agenda 21. En traitant cette question importante à minima, nous courons le risque d’aller vers l’échec et à une remise en cause et pour longtemps de toute idée de transports collectifs sur le Bassin.

Afin d’éviter cet échec et avant d’aller le plus rapidement possible vers un plan plus ambitieux, j’ai proposé quelques améliorations.
Premièrement, inclure dans les transports collectifs réguliers, alors qu’ils ne sont traités qu’en transports de séjour, les quartiers nord de Decazeville.
En effet, c'est dans ces quartiers que vivent près de 15% de la population du Bassin (cités du Baldy, du Sailhenc, de Trépalou, les Bonnières), mais où sont situés également le centre hospitalier, le collège, les lycées, des installations sportives…
C'est de plus dans ces quartiers que vivent le plus de personnes qui ne possèdent pas de moyens de transport.
Deuxièmement, Le coût d’utilisation de ces transports collectifs pour les usagers du réseau urbain doit être le plus bas possible afin d’être utilisés par le plus grand nombre.
Il vaut mieux 50 000 personnes à 20 centimes d’euros que 10 000 à 1 euro, comme prévu dans ce projet.

Enfin, des mesures techniques afin d’agir pour la sécurité routière et protéger les piétons et les personnes à mobilité réduite peuvent être prise rapidement : par exemple les zones 30 dans les centres-villes (passages protégés, pincements de chaussée, ralentisseurs, mobilier anti-stationnement…)

Les aménagements cyclables doivent être réalisés le plus rapidement possible, notamment sur l’axe Firmi, Decazeville, Viviez et inclus lors de tous futurs aménagements de voiries.

12/12/2006

L’ « insoutenable » développement durable

medium_ASSISES-DD---TOULOUSE.pngNotre ami Jean Barrié s’est fendu d’un courrier traitant du développement durable et de ce qu‘en font certains, dans l’édition dominicale de Centre Presse.
Je ne peux résister à en donner ici quelques extraits.

« « Semaine du développement durable », « Journée mondiale de l’environnement », « Conférence sur le réchauffement climatique à Nairobi »… Il est partout le « développement durable » ! « La maison brûle » et soudainement, dans les hémicycles, dans les discours, dans les conversations, l’environnement est devenu le thème dont il faut obligatoirement parler.
Louable que de vouloir concilier économie, social et environnement. Cependant, cette généreuse idée effraya les milieux financiers qui virent là une entrave possible aux profits. Rapidement, elle fut dévergondée par les réformistes de tous bords qui décidèrent de « vider la coquille » car il était inconcevable que l’équilibre entre économie et environnement remette en cause le dogme du marché. Le monde de la finance s’empressa de se transformer en apôtre du développement durable, celui-ci ouvrant d’inattendues perspectives aux échanges marchands.
Le «développement durable devint une « tarte à la crème » inépuisable pour s’accaparer les marchés, un « plus médiatique » dans les colloques politiques et économiques. On a même prétendu « faire du développement durable » en élargissant les routes pour aller plus vite et plus nombreux vers les supermarchés qui encerclent nos villes, en promouvant le tri des déchets mais pas leur réduction à la source, en encourageant avec des primes l’agriculture dite « raisonnée » avec moins de pesticides mais sans les interdire, en invitant à économiser l’eau mais sans condamner les excès de l’irrigation… On peut même échanger ou vendre des « droits à polluer » en développement durable.
Le développement durable est devenu le contraire de sa définition initiale, une béquille servant d’alibi au système en place. Il est si dévoyé que ses initiateurs osent à peine l’évoquer ! … Certes, on fait semblant de prendre grand soin de celui-ci en responsabilisant les individus jusqu’à les culpabiliser, en adoptant des gestes simples (respect de l’eau, tri sélectif, économies d’énergies…).
Soit, mais parallèlement, aucune remise en cause par les décideurs d’un système économique ravageur ; toujours plus de camions, d’emballages, d’objets jetables, de plastiques, d’autoroutes, de grandes surfaces, d’agriculture intensive…pour plus de réchauffement climatique nous rapprochant du chaos ultime perçu comme inéluctable destin du Monde.
Heureusement, cette perspective mortifère peut être évitée à condition qu’un changement radical s’opère d’urgence. La seule solution réside dans une nouvelle logique généralisée basée sur le « bien vivre intelligent » et les « bonheurs simples », solidairement partagés dans une société des hommes remplaçant une suicidaire société des capitaux. La fin de la dictature de la finance et de la spéculation permettra alors à des développements aujourd’hui maltraités ou oubliés (social, humain, environnemental, culturel…) d’occuper toute leur place. Il est évident que l’humanité aspire à un développement global heureux, en harmonie avec la planète, libérée de la gangue étouffante du profit et de la consommation déifiés, ou l’écologie ne serait plus le jouet dérisoire d’un business d’outre-tombe. »


Malheureusement, sur la même page de Centre Presse que le courrier de Jean Barrié, un autre lecteur demandait une nouvelle route afin d’éviter Rodez et son agglomération par le sud et les pages « auto » présentaient des véhicules dont la moins puissante produisait 146 gCO2/km et la plus puissante 227 gCO2/km.

Ce n’est pas gagné, Jean. Mais tu as raison, c’est en répétant inlassablement ce message pour une autre société plus solidaire, plus frugale, plus joyeuse, moins matérialiste que nos concitoyens réagiront.

10/12/2006

Depuis aujourd’hui, le train direct Rodez-Paris n’existe plus

medium_GARE-FIGEAC--AFFICHAGE.pngNous étions nombreux aujourd’hui en gare de Figeac à dire notre colère contre la suppression autoritaire de ce train direct par la SNCF. Dorénavant, les usagers désirant se rendre de Rodez à Paris (et en sens inverse) devront changer de train à Brive. Les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite qui prenaient ce train justement parce qu’il était direct seront pénalisées. C’est un fait de plus après tant d’autres, qui nous conduit vers une détérioration et un abandon progressif des services publics en zones rurales.
S’il y avait de nombreux élus de gauche et écologistes de l’Aveyron et du Lot à cette manifestation, les élus de droite ont comme d’habitude brillé par leur absence. Le dimanche doit être sacré pour eux. Pourtant à les écouter, ce sont les premiers à vouloir défendre les services publics en milieu rural, mais lorsqu’ils sont à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ils votent toutes les lois tendant à une destruction ou une privatisation de ces mêmes services publics.
Le train est vital pour nos régions. Mais il est également vital pour notre planète. Favoriser le rail pour le transport des voyageurs et des marchandises doit être une priorité.
Heureusement, La Région Midi-Pyrénées l’a bien compris en initiant un programme de 500 millions d'euros pour moderniser le réseau férré. Mais pas le gouvernement actuel et la direction de la SNCF.
Devant ce dictat, nous n’allons pas baisser les bras et nous serons sûrement appelés à nous mobiliser à nouveau dans les jours à venir. Restons mobilisés.
medium_GARE-FIGEAC-101206.png