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05/01/2007

Départ de Sébastien Keiff de la Communauté de Communes

medium_S.-KEIFF.pngSébastien Keiff a choisi de quitter la Communauté de Communes Decazeville-Aubin où il était en charge depuis maintenant deux ans et demi du Développement Durable.
Son départ est bien sûr une grande perte pour le Bassin. Ses connaissances tant techniques qu’administratives dans les domaines de l’environnement et du développement durable, mais également ses qualités d’animateur, étaient reconnues par tous.
Lors de la concertation pour la rédaction de notre Agenda 21 Local, il avait su intéresser et dynamiser les membres du Conseil de Développement et la population du Bassin afin d’établir un diagnostic fidèle de notre territoire qui a abouti à un questionnaire rendu par près de 18 % des foyers du Bassin. Sa méthode est même devenu un exemple pour de nombreuses collectivités.
Il avait témoigné dans de nombreuses réunions, jusqu’à l’UNESCO, sur les projets et actions entrepris par la Communauté de Communes et les communes en faveur du développement durable.
Grâce à lui, c’est une nouvelle image de Decazeville qui était présentée, ce qui a eu pour conséquence d’intéresser des ministères, notamment celui de l’Ecologie et du Développement Durable, beaucoup d’administrations régionales et nationales et de nombreuses collectivités.
Nous avions participé ensemble à quelques colloques, notamment à Toulouse, lors des Journées de l’éco-citoyenneté au Conseil Régional et à Carmaux, invité par des associations et des élus. La clarté de ses propos et l’enthousiasme avec lequel il présentait notre territoire soulevaient chaque fois des félicitations qui retombaient certes sur lui, mais également sur les projets de la Communauté de Communes.

Mais cet enthousiasme s’est-il heurté ces derniers temps à certaines limites et contraintes ? Les projets qu’il était chargé de traiter étaient-ils réellement voulus et défendus comme il aurait fallu par la majorité des élus, notamment au bureau communautaire ? L’administration communautaire, qui a subi de nombreux changements dernièrement, est-elle toujours favorable comme il y a quelques mois à une vrai pratique de développement durable, tant en matière d’environnement que de gouvernance ? La communication évènementielle « poudre-aux-yeux » a-t-elle pris le pas sur l’action ? L’organisation du dernier salon Éco-Énergies, où la communication à pris le dessus sur le contenu à t’elle été la goûte d’eau qui a fait déborder le vase ?
Sûrement. Et je suis moi même navré et inquiet du tournant pris depuis quelques mois par la Communauté de Communes.

Merci à Sébastien pour le travail formidable qu’il a accompli et je ne me fais pas de souci pour son avenir. Ses connaissances et ses qualités professionnelles dans le domaine de l’environnement et du développement durable feront rapidement le bonheur d’une collectivité réellement décidée à œuvrer pour l’amélioration de notre environnement, d’une administration ou pourquoi pas d’une entreprise privée.

Je souhaite donc à Sébastien beaucoup de bonheur dans sa vie privée et beaucoup de succès et de satisfactions dans sa vie professionnelle.

Le poste laissé vacant par Sébastien Keiff doit rapidement être réaffecté. La mise en place de notre Agenda 21, de notre Plan Climat Local et d’autres dossiers urgents pour notre territoire doit se poursuivre en 2007.
J’y serai très attentif.

23/12/2006

Plan Global de Déplacements du Bassin

medium_LE-BUS---FIGEAC.pngJ’avais déjà dénoncé lors du conseil communautaire du 1er juin dernier, le manque d’ambition du PGD qui nous était proposé. Je l’ai répété lors de ce dernier conseil.
Nous aurions dû nous inspirer de celui de Figeac (10 500 habitants) qui, avec une dizaine de lignes de bus, a déplacé l’an passé plus de 300 000 personnes.
Notre projet ne prévoit qu’une seule ligne avec une liaison bi-quotidienne en transports collectifs entre les cinq villes, du transport à la demande pour les écarts et du transport à la carte. L’ambition de notre PGD est de déplacer en transport collectif seulement 10 000 personnes pour un territoire de 17 000 habitants.
Si un réseau de transports en commun intéresse en premier lieu les personnes ne possédant pas de moyen de transport (30% dans le Bassin), il doit être assez attractif pour inciter les personnes utilisant leur voiture personnelle, pour des trajets domicile-travail par exemple, à les utiliser.
Le scénario proposé ne répond pas à la demande forte formulée par la population lors du questionnaire Agenda 21. En traitant cette question importante à minima, nous courons le risque d’aller vers l’échec et à une remise en cause et pour longtemps de toute idée de transports collectifs sur le Bassin.

Afin d’éviter cet échec et avant d’aller le plus rapidement possible vers un plan plus ambitieux, j’ai proposé quelques améliorations.
Premièrement, inclure dans les transports collectifs réguliers, alors qu’ils ne sont traités qu’en transports de séjour, les quartiers nord de Decazeville.
En effet, c'est dans ces quartiers que vivent près de 15% de la population du Bassin (cités du Baldy, du Sailhenc, de Trépalou, les Bonnières), mais où sont situés également le centre hospitalier, le collège, les lycées, des installations sportives…
C'est de plus dans ces quartiers que vivent le plus de personnes qui ne possèdent pas de moyens de transport.
Deuxièmement, Le coût d’utilisation de ces transports collectifs pour les usagers du réseau urbain doit être le plus bas possible afin d’être utilisés par le plus grand nombre.
Il vaut mieux 50 000 personnes à 20 centimes d’euros que 10 000 à 1 euro, comme prévu dans ce projet.

Enfin, des mesures techniques afin d’agir pour la sécurité routière et protéger les piétons et les personnes à mobilité réduite peuvent être prise rapidement : par exemple les zones 30 dans les centres-villes (passages protégés, pincements de chaussée, ralentisseurs, mobilier anti-stationnement…)

Les aménagements cyclables doivent être réalisés le plus rapidement possible, notamment sur l’axe Firmi, Decazeville, Viviez et inclus lors de tous futurs aménagements de voiries.

12/12/2006

L’ « insoutenable » développement durable

medium_ASSISES-DD---TOULOUSE.pngNotre ami Jean Barrié s’est fendu d’un courrier traitant du développement durable et de ce qu‘en font certains, dans l’édition dominicale de Centre Presse.
Je ne peux résister à en donner ici quelques extraits.

« « Semaine du développement durable », « Journée mondiale de l’environnement », « Conférence sur le réchauffement climatique à Nairobi »… Il est partout le « développement durable » ! « La maison brûle » et soudainement, dans les hémicycles, dans les discours, dans les conversations, l’environnement est devenu le thème dont il faut obligatoirement parler.
Louable que de vouloir concilier économie, social et environnement. Cependant, cette généreuse idée effraya les milieux financiers qui virent là une entrave possible aux profits. Rapidement, elle fut dévergondée par les réformistes de tous bords qui décidèrent de « vider la coquille » car il était inconcevable que l’équilibre entre économie et environnement remette en cause le dogme du marché. Le monde de la finance s’empressa de se transformer en apôtre du développement durable, celui-ci ouvrant d’inattendues perspectives aux échanges marchands.
Le «développement durable devint une « tarte à la crème » inépuisable pour s’accaparer les marchés, un « plus médiatique » dans les colloques politiques et économiques. On a même prétendu « faire du développement durable » en élargissant les routes pour aller plus vite et plus nombreux vers les supermarchés qui encerclent nos villes, en promouvant le tri des déchets mais pas leur réduction à la source, en encourageant avec des primes l’agriculture dite « raisonnée » avec moins de pesticides mais sans les interdire, en invitant à économiser l’eau mais sans condamner les excès de l’irrigation… On peut même échanger ou vendre des « droits à polluer » en développement durable.
Le développement durable est devenu le contraire de sa définition initiale, une béquille servant d’alibi au système en place. Il est si dévoyé que ses initiateurs osent à peine l’évoquer ! … Certes, on fait semblant de prendre grand soin de celui-ci en responsabilisant les individus jusqu’à les culpabiliser, en adoptant des gestes simples (respect de l’eau, tri sélectif, économies d’énergies…).
Soit, mais parallèlement, aucune remise en cause par les décideurs d’un système économique ravageur ; toujours plus de camions, d’emballages, d’objets jetables, de plastiques, d’autoroutes, de grandes surfaces, d’agriculture intensive…pour plus de réchauffement climatique nous rapprochant du chaos ultime perçu comme inéluctable destin du Monde.
Heureusement, cette perspective mortifère peut être évitée à condition qu’un changement radical s’opère d’urgence. La seule solution réside dans une nouvelle logique généralisée basée sur le « bien vivre intelligent » et les « bonheurs simples », solidairement partagés dans une société des hommes remplaçant une suicidaire société des capitaux. La fin de la dictature de la finance et de la spéculation permettra alors à des développements aujourd’hui maltraités ou oubliés (social, humain, environnemental, culturel…) d’occuper toute leur place. Il est évident que l’humanité aspire à un développement global heureux, en harmonie avec la planète, libérée de la gangue étouffante du profit et de la consommation déifiés, ou l’écologie ne serait plus le jouet dérisoire d’un business d’outre-tombe. »


Malheureusement, sur la même page de Centre Presse que le courrier de Jean Barrié, un autre lecteur demandait une nouvelle route afin d’éviter Rodez et son agglomération par le sud et les pages « auto » présentaient des véhicules dont la moins puissante produisait 146 gCO2/km et la plus puissante 227 gCO2/km.

Ce n’est pas gagné, Jean. Mais tu as raison, c’est en répétant inlassablement ce message pour une autre société plus solidaire, plus frugale, plus joyeuse, moins matérialiste que nos concitoyens réagiront.

10/12/2006

Depuis aujourd’hui, le train direct Rodez-Paris n’existe plus

medium_GARE-FIGEAC--AFFICHAGE.pngNous étions nombreux aujourd’hui en gare de Figeac à dire notre colère contre la suppression autoritaire de ce train direct par la SNCF. Dorénavant, les usagers désirant se rendre de Rodez à Paris (et en sens inverse) devront changer de train à Brive. Les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite qui prenaient ce train justement parce qu’il était direct seront pénalisées. C’est un fait de plus après tant d’autres, qui nous conduit vers une détérioration et un abandon progressif des services publics en zones rurales.
S’il y avait de nombreux élus de gauche et écologistes de l’Aveyron et du Lot à cette manifestation, les élus de droite ont comme d’habitude brillé par leur absence. Le dimanche doit être sacré pour eux. Pourtant à les écouter, ce sont les premiers à vouloir défendre les services publics en milieu rural, mais lorsqu’ils sont à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ils votent toutes les lois tendant à une destruction ou une privatisation de ces mêmes services publics.
Le train est vital pour nos régions. Mais il est également vital pour notre planète. Favoriser le rail pour le transport des voyageurs et des marchandises doit être une priorité.
Heureusement, La Région Midi-Pyrénées l’a bien compris en initiant un programme de 500 millions d'euros pour moderniser le réseau férré. Mais pas le gouvernement actuel et la direction de la SNCF.
Devant ce dictat, nous n’allons pas baisser les bras et nous serons sûrement appelés à nous mobiliser à nouveau dans les jours à venir. Restons mobilisés.
medium_GARE-FIGEAC-101206.png

06/12/2006

La Région veut rénover le réseau ferré

medium_TER.pngFace au désengagement de l’Etat qui a décidé de décentraliser des compétences aux collectivités locales, notamment aux Régions et aux Départements, sans réellement transférer les moyens financiers qui vont avec, comment peuvent réagir ces collectivités qui doivent par ailleurs poursuivre leurs politiques locales engagées ?
De plus, la réforme de la Taxe Professionnelle décidée unilatéralement par l’Etat, va encore priver les collectivités locales de recettes précieuses.
La décision du Conseil Régional Midi-Pyrénées de moduler la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) de 1,1 centime d’euro par litre de SP 95 et de 0,79 centime d’euro le litre de gazole me semble une bonne solution. Solution qui se justifie d’autant plus, puisque cette modulation de la TIPP va aider la Région à rembourser un emprunt de 500 millions d’euros pour rénover le réseau ferroviaire, et ainsi offrir une alternative crédible à l’utilisation de la voiture particulière et aux personnes ne possédant aucun moyen pour se déplacer.
Cette modulation de la TIPP ne changera pas grand chose du point de vue du citoyen-automobiliste, quand on sait que la hausse du prix à la pompe a été de 17% entre 2005 et 2006 à cause des tensions sur le marché international.
Mais elle va permettre d’améliorer le réseau ferré régional en état d’abandon par l’Etat et au Conseil Régional de poursuivre sa politique vers le rail par la création de nouvelle lignes, de mise en service d’autorails performants et de rotations plus nombreuses et plus rapides.

26/11/2006

Cransac et Aubin cèdent aux desideratas du lobby des activités de loisirs motorisés

medium_CRANSAC-ETABLISSEMENT-THERM.pngAlors qu’il semblait que le Bassin de Decazeville avancait vers un avenir où le développement durable ne serait pas un vain mot, des décisions malheureuses de certaines communes vont dans un sens inverse.

La décision d’Aubin et de Cransac d’accueillir l’année prochaine un rallye automobile, appelé « Rallye des Thermes » montre que, malgré toute la dynamique engagée pour l’environnement dans notre Agenda 21 avec notamment un Plan Climat Local, certains pensent encore qu’une activité motorisée polluante peut être vecteur de développement pour l’avenir de notre territoire.
Comment Cransac, qui s’enorgueillit à juste titre d’être une cité thermale verte, d’accueillir un Salon du Bien Etre, de réaliser un lotissement HQE chauffé par un réseau de chaleur au bois peut-elle accueillir une course automobile, synonyme de pollution, de gaspillage énergétique, de bruit, d’incitation à la violence routière…

En matière de communication, il me semble par ailleurs extrêmement préjudiciable et maladroit d’associer les thermes à une compétition automobile, d’associer gaz chauds de l’établissement thermal censés apporter une meilleure santé et gaz d’échappements d’automobiles responsables du réchauffement climatique et de ses conséquences négatives sur notre santé et notre environnement.

Après la « montée impossible », qui n’a pas connu le succès escompté, la « route des gabarres » qui n’intéresse que quelques élus suivistes du conseiller général local, les Cransacois et les Aubinois auraient dû comprendre que ce genre de manifestation n’intéresse plus personne et est même à contre courrant de la prise de conscience écologique actuelle de la population.

Il n’est pas trop tard pour changer d’avis. Pour ma part je voterai contre toute subvention de la Communauté de Commune pour cette épreuve, si par malheur ce projet voyait le jour.

06/11/2006

T’chat vidéo avec le président de Région sur l’environnement et le développement durable

medium_T_CHAT---3-INTERVENANTS.pngLe 26 octobre dernier, l’ARPE, l’Agence Régionale pour l’Environnement organisait un T’chat vidéo avec Martin MALVY, président de la Région Midi-Pyrénées, dont les thèmes étaient l’environnement et le développement durable. Il était accompagné de Françoise DEDIEU-CASTIES, Présidente de l'ARPE et de Didier HOUI, Directeur de l'ARPE.
Même si divers sujets régionaux ont été abordés, on reste sur sa faim avec ce genre d’exercice, tant certaines problématiques qui nous semblent importantes n’ont pas été évoqué ou d’une manière trop rapide, tandis que d’autres, plus anecdotiques ont fait l’objet d’un temps trop important.

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04/11/2006

Nuit blanche contre la suppression de la ligne directe Rodez – Paris

medium_Saint-Christophe-1.pngAprès des menaces de suppression de divers trains de nuit, pourtant très utiles pour être dans la capitale dès les premières heures de la matinée, la SNCF va supprimer une liaison directe de journée entre Rodez et Paris. Une fois de plus, nous assistons à une détérioration de la qualité d’un service public en zone rurale.
A l’initiative du Comité de défense de la ligne directe Rodez-Paris/Paris-rodez et promotion du rail en Midi Pyrénées, nous étions 300 personnes la nuit dernière en gare de Saint-Christophe entre Rodez et Decazeville, élus, usagers et cheminots pour dire que n’acceptions pas cette décision unilatérale et injustifiée de la part de la direction de la SNCF.

L’intervention de Marie-Claude Carlin, porte-parole des Verts Aveyron a porté sur l’utilité des transports collectifs pour notre environnement, mais également pour le maintien de l’activité des zones rurales.
« Alors que le réchauffement climatique menace notre environnement, notre santé et même notre économie, la réponse à nos déplacements, principaux facteurs de gaz à effet de serre, doit être dans les transports collectifs et le rail en particulier. Le transport des marchandises doit également emprunter le rail.
Au lieu de cela, nous assistons à un abandon de la SNCF de diverses lignes et services et à une forte dégradation du réseau ferré géré par RFF (Réseau Ferré de France) »
.

Les autres intervenants de la gauche aveyronnaise ont fort justement stigmatisé l’hypocrisie des parlementaires UMP aveyronnais qui, à Paris, votent toutes les lois et tous les budgets défavorisant les services publics, les transports collectifs et le rail en particulier, et de retour dans l’Aveyron font semblant de défendre à des fins électorales, ces mêmes services publics.
Aucun de ces parlementaires n’était d’ailleurs présent à Saint-Christophe.

Cette suppression de ligne directe devrait entrer en vigueur à partir du 10 décembre, mais tout sera fait pour que Madame Idrac, présidente de la SNCF, revienne sur sa décision.
« Ce n’est pas un baroud d’honneur » a rajouté hier soir Marie-Claude Carlin, car nous allons continuer notre combat.

14/10/2006

Le prix Nobel de la Paix à la banque des pauvres : les riches peuvent dormir tranquille

Les jurés de Stockholm élisent rarement un Nobel de la Paix qui dérange l’establishment et gêne les politiques ultralibérales.
Si en 2004, la militante écologiste kenyane Wangari Maathai avait trouvé grâce à leurs yeux, ils avaient vite rectifié le tir en 2005 en élisant Mohamed El-Baradei et l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Cette année c’est au Bangladais Muhammad Yunus et la banque de micro crédit "Grameen Bank" qu'il a créé en 1976, que le prix a été attribué.

Désolé, mais je n’arrive pas à m’enthousiasmer pour un système qui prête aux pauvres pour subvenir de plus en plus à leurs besoins essentiels à des taux allant de 16 à plus de 30 % et qui préfère prêter aux femmes à 98 % parce que « elles sont d’astucieux entrepreneurs et qu‘elles ont acquis la réputation de ne pas gaspiller les fonds prêtés ».
Je n’ai peut-être pas toutes les informations me permettant d’avoir un jugement plus complaisant.
Des économies alternatives peuvent-elles avoir une influence sur l'économie libérale triomphale actuelle ou bien au contraire, allons-nous vers une économie pour les riches qui seront de plus en plus riches et une économie pour les pauvres qui se partageront les miettes ?

A quand le prix Nobel d’économie à Bernadette Chirac et à David Douillet ou celui de médecine au Téléthon ?

02/10/2006

Quelles potentialités pour le Carmausin ?

medium_CAP-DECOUVERTE-_COLLOQUE-300906.pngNous étions invités, Sébastien Keiff, chargé de mission Développement Durable à la Communauté de Commune Decazeville-Aubin et moi-même, à Cap Découverte pour une journée de sensibilisation et d'échange organisée par le Collectif Énergies et Territoires. Ce collectif, constitué par de nombreux élus du Carmausin et de militants écologistes a décidé d'engager une réflexion sur les potentialités sur ce territoire pour une dynamique de développement local d'un pôle "énergies renouvelalbles" et "éco-industries".
La réflexion collective engagée depuis juin 2005 avait clairement identifié la spécificité socioculturelle et historique du Carmausin : l'Energie. A partir de ce constat, il leur a paru "naturel" d'orienter leur démarche vers la problématique énergétique et de repérer les potentialités offertes par les nouvelles énergies et de manière plus ouverte, par tout ce qui peut se décliner selon les attendus de "l'économie de l'environnement" : éco-industries, énergies renouvelables, recherche et formation...

C'est devant 80 personnes que c'est déroulée cette journée studieuse et riche, dont de nombreux élus et associatifs du Carmausin et du département du Tarn.

Après une introduction de Pierre Courjault-Radé, animateur de ce collectif et de M. Raffanel, maire de Le Garric, M. Daurisson, directeur de l'Ecole des Mines d'Alès a présenté le Système Productif Local "Eco-industries" d'Alès. J'avais eu l'occasion, lors d'une visite à Alès il y a environ trois ans de voir le réveil de cette ancienne cité minière tant en matière d'amélioration de l'habitat que de développement industriel. J'avais rencontré lors de différents salons Pollutec à Lyon les animateurs du pôle éco-industries Myriapolis.

M. Madaule de la Chambre d'Agriculture du Tarn a ensuite évoqué les potentialités de l'agriculture tarnaise pour procurer des combustibles énergétiques afin de nous chauffer, mais également pour faire rouler nos véhicules.

M. Pastor, président de Trifyl, a présenté le centre de traitement de déchet ménagers du Tarn. Le Tarn, après avoir opté dans un premier temps pour l'incinération, a décidé de construire un bioréacteur pour valoriser la part non recyclable de ses déchets. Un exemple dont devrait s'inspirer l'Aveyron qui, depuis décembre 2001 que le plan départemental a été adopté, n'a pas été en mesure de proposer un terrain pour installer un centre de stockage de déchets ultimes dans un département ou la densité est de 30 habitants/km2 dont 45 % vivent de plus en zones urbaines.

M. Vialelle a ensuite présenté l'Agenda 21 du Tarn qui est un des 27 départements français à mettre en place un tel programme.

M. Praderie de la société Abo-Wind a présenté le projet Cap' Eole qui consiste à l'installation de cinq éoliennes sur la verse de Lintin au dessus de Cap Découverte. Il a raconté les embûches pour faire échouer ce projet, tant d'associations que de la ville d'Albi située pourtant à 10 kilomètres de ce site.

J'ai pour ma part noté la similitude des destinées et des démarches des trois anciens bassins miniers pour évoluer vers d'autres voies . Comme Alès, nous intégrons un Système Productif Local : la Mécanic Valley qui se situe sur un arc qui va de Tulle à Rodez en passant par Figeac (Ratier), Capdenac (Forest-Liné) et Decazeville avec la SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie)
Comme à Alès nous avons une pôle d'éco-industries, certes plus modeste, né notamment de la politique d'essaimage d'UMICORE (ex Vielle Montagne) avec la SOPAVE (recyclage de films plastiques agricoles), la SNAM (recyclage de piles et accumulateurs divers), SOUDETAIN (recyclage de l'étain)
Mais malheureusement nous n'avons pas comme à Carmaux et Alès une Ecole des Mines proche qui est certainement un atout supplémentaire.
J'ai ensuite décrit les diverses démarches pour essayer de sortir de la fermeture de mines et de la sidérurgie notamment le formidable élan du "Tous Ensemble". De cette réflexion engagée par les élus, les syndicats, les associations et les entreprises, un programme d'actions a débouché sur le CIADT de mai 2000 qui devait apporter au Bassin une aide financière de 28 millions d'euros dont 15 pour la requalifiquation des espaces. Malheureusement, les aides promises, notamment pour la dépollution des anciens sites industriels et l'assainissement ont depuis du mal à arriver à Decazeville.
Cette démarche participative était reconduite ensuite par la participation au programme européen D2MIP (Développement Durable en Midi-Pyrénées) pour la zone Figeac-Decazeville, piloté par l'ARPE, qui a permis d’expérimenter une méthode, notamment de diagnostic partagé de territoire, reconduite par la suite pour la création du Pays Quercy-Rouergue et de notre Agenda 21.
Le Bassin Castres-Mazamet a également bénéficié de cette démarche.
Mais c'est également cette démarche participative qui a été le moteur de la création en 2002 du Conseil de Développement Local.

Sébastien Keiff, a tout d'abord présenté le Salon Eco-Energies qui se déroulera à Decazeville les 20, 21 et 22 octobre 2006.
Il a ensuite présenté la démarche retenue pour mettre en place sur notre territoire un Agenda 21 Local. Du diagnostic réalisé par le Conseil de développement aux divers groupes de travail pour établir un questionnaire envoyé à tous les foyers du Bassin. Ce questionnaire retourné par environ 18 % de la population, au-delà de nos espérances, avec souvent des annotations manuscrites a permis de faire ressortir les points forts réclamés par la population qui croisés avec les enjeux du territoire ont défini un programme d'actions. Un forum en juin dernier réunissant environ 180 personnes a hiérarchisé les actions à mettre en place.
Le Conseil communautaire du 26 septembre dernier a approuvé la présentation de cet Agenda 21, il reste maintenant à le présenter à la population.

Un grand bravo au Collectif Energies et Territoires qui organisait cette journée de réflexion en espérant que les idées formulées ce jour-là voient le jour rapidement.

medium_CAP-DECOUVERTE---300906.png

15/07/2006

Des enfants de l’école du Sailhenc dans des « Algeco » à la rentrée

medium_ECOLE_SAILHENC.JPGAlors que nous savions depuis longtemps (au moins depuis 2001) que les locaux préfabriqués existants de l’école du Sailhenc étaient dans un piteux état, le conseil municipal du mercredi 12 juillet a adopté la solution de leurs remplacements par… de nouveaux locaux préfabriqués.
Gouverner, c’est paraît-il prévoir. Apparemment, cette devise n’a pas été de règle pour ce dossier.
L’école du Sailhenc est une jolie petite école adossée à un petit bois. C’est un ilot de tranquillité au milieu d’un ensemble HLM de 500 logements et d’un lotissement d’une centaine de maisons. L’environnement a toujours été pris en compte par les enfants, les enseignants et les parents d’élèves de cette école. Un observatoire à oiseaux est intégré depuis deux ans dans l’enceinte de l’école et le petit bois du Sailhenc est doté d’un parcours sylvestre éducatif réalisé par les enfants.
La communauté de communes Decazeville-Aubin termine la rédaction de son Agenda 21 local et l’environnement y a une place importante. Dans les actions prévues figurent notamment la promotion de l’écoconstrution et l’application de la démarche HQE pour la construction de nouveaux locaux ou les réhabilitations.
La communauté de communes abrite dans son périmètre un Lycée des Métiers du bois et de l’habitat et un Centre AFPA qui intègre une formation « construction bâtiments à ossature bois ». L’observatoire à oiseaux, fort réussi, avait d’ailleurs été réalisé en collaboration avec le centre AFPA.
Malgré tout ces éléments qui auraient pu laisser croire que l’on allait construire des bâtiments sains, économes en énergie, biens intégrés dans leur milieu, il nous a été proposé d’agir en catastrophe en proposant à ces enfants des classes fabriqués à partir de matériaux à base de pétrole (PVC, mousse polyuréthane, plastiques…) et pratiquement pas recyclables. En un mot : des bâtiments jetables. La salubrité dans ces bâtiments y est toute relative et le chauffage y sera bien sur assuré par des convecteurs électriques alors que l’école est reliée au réseau de chaleur.
La sagesse et le bon sens auraient voulu que nous aillions remplacé les anciens bâtiments depuis longtemps. Mais dans l’urgence, une solution provisoire aurait pu être prévue pendant la construction définitive de bâtiments sains.
Solutions provisoires qui pouvaient aller de la location de locaux préfabriqués à l’intégration des élèves dans une école proche récemment réhabilitée, le temps de la construction des nouvelles classes. Pour des raisons pédagogiques, la première solution me semblait la meilleure.

Le conseil municipal a voté l’achat de classes préfabriquées « Algéco » qui n’ont certes rien à voir avec des abris de chantier, mais n’en constituent pas moins une mauvaise solution et un mauvais exemple pour des enfants, surtout par une collectivité communiquant en permanence et à juste titre sur le développement durable.
Je me suis bien sur abstenu de voter cette décision.

28/06/2006

Plan Global de Déplacements du Bassin

medium_FIGEAC_-_LE_BUS_-_ARRET.pngTout le monde semble d’accord pour dire qu’il manque maintenant un réseau de transport collectif sur le territoire de la communauté de Communes Decazeville-Aubin. La concertation réalisée à l’occasion de la rédaction de notre Agenda 21 a confirmé cette nécessité.
Un questionnaire avait été envoyé en mai 2005 à tous les foyers du territoire de la communauté de communes Decazeville-Aubin. 1 418 questionnaires ont été retournés complétés, soit 18% de la population. Ce taux de retour très important permet de dire que les réponses données à ce questionnaire constituent, mieux qu’un sondage ponctuel, les actions réelles que la population souhaite que nous mettions en œuvre pour l’avenir de notre territoire.

medium_VOIE_PIETIONSCYCLISTES.png

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10/06/2006

L’agenda 21 local du Bassin

medium_AGF00003.pngSamedi matin, la population était invitée à réfléchir à Cransac sur le programme d’actions de notre Agenda 21 en cours d’élaboration.
Le questionnaire envoyé à tous les foyers (environ 8 000) en mai 2005 avait vu un taux de retour important (18%).
Après avoir analysé les réponses, le Conseil de Développement Local (qui comprend des syndicats, des entreprises, des associations…) ainsi que les élus et techniciens des communes et de la communauté de communes avaient établi un programme d’actions en 3 groupes :
- Un Bassin accueillant
- Un Bassin durable (volet environnement et volet énergie et sensibilisation)
- Un Bassin solidaire
À l’intérieur de ces 3 groupes figuraient de nombreuses actions.
L’objectif de cette matinée était pour les 180 personnes qui avaient répondu à l’invitation, d’analyser dans 4 ateliers ces différentes actions, rajouter ou retirer éventuellement des actions, et les classer par ordre de priorité.
Cette matinée studieuse s’est terminée par un repas sous les arbres du Parc Thermal.
La suite consistera à analyser toutes les fiches remplies par les participants et un pas de plus dans l’élaboration de notre Agenda 21 sera ainsi réalisé.
La rédaction finale devrait voir le jour avant la fin de l’année au terme d’un processus, certes un peu long, mais au combien riche en échanges et en idées.

Voir un album de photos de cette journée sur la page d’accueil de ce blog

14/04/2006

Bilan mitigé sur Decazeville de l’accord-cadre ADEME - CCDA

medium_cransac_-_lotissement_hqe.pngLe bilan de l’accord-cadre ADEME – CCDA peut paraître flatteur au regard d’autres collectivités : aide pour l’installation de chauffe-eau solaires individuels, salon Eco-Energies d’envergure régionale, projets de chaufferies bois, de lotissements HQE (Haute Qualité Environnementale), Agenda 21, PGD (Plan Global de Déplacements)…
Sur Decazeville, ce bilan est mitigé. Pas du fait de l’ADEME.

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13/04/2006

Visite de 5 nouveaux pavillons HLM à Viviez

Nous avons visité cet après-midi les cinq nouveaux pavillons HLM construits sur les hauteurs de la commune de Viviez par l’OPMHLM de Decazeville.
Ces pavillons sont pratiquement terminés et seront remis dans peu de temps à leurs locataires.
La particularité de ces bâtiments est leur équipement en chauffe-eau solaires et chaudières gaz à condensation.
Les bâtiments eux-même sont de qualité et bien équipés.
L’isolation de toiture est importante, les doubles vitrages de qualité.
La visite d’élus de la communauté de communes, du délégué régional de l’ADEME, Jean-Marie Fraysse et de Sylvie Geissmann, chargé de mission, était guidée par M. Bruno Perez, directeur de l’OPMHLM de Decazeville.
Tout le monde a reconnu l’effort fait par l’Office HLM et la commune de Viviez pour la réalisation de ces pavillons qui vont dans le sens d’un développement durable du Bassin.
La suite de la visite consistait à se rendre sur les lieux de futurs chantier : réhabilitation du gymnase d’Aubin selon la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale), des futurs lotissements HQE de Bellevue à Aubin et de Cransac.

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Pavillons HLM au Sailhenc

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Lors du dernier conseil municipal, nous avons dû nous prononcer pour une subvention à l’Office Public d’HLM de Decazeville pour la construction de 7 pavillons individuels type T4 au quartier du « Sailhenc ».
Le coût de la viabilité du terrain ne permettant pas d’atteindre l’équilibre financier, l’OPHLM sollicite la participation financière de la commune à hauteur de 100 000 euros en deux fois : 50 000 euros en 2006 et 50 000 euros en 2007.
Cette subvention a été voté favorablement à l’unanimité.

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30/03/2006

Il faudrait 2,8 planètes si tous les habitants de la planète vivaient comme un habitant de Midi-Pyrénées.

L’empreinte écologique est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur l’environnement. C’est un outil qui évalue la surface nécessaire à une population pour satisfaire sa consommation de ressources (sol, énergie, eau, matières premières…) et ses besoins d’absorption de déchets.
L’empreinte écologique d’un habitant de Midi-Pyrénées a été calculée en octobre 2005 par Empreinte Ecologique SARL pour le compte du Conseil Régional Midi-Pyrénées et du WWF.
Elle est de 5,3 hectares

En comparaison,
- l’empreinte écologique d’un français est de 5,26 ha
- l’empreinte écologique d’un habitant d’Ile-de-France est de 5,58 ha
- l’empreinte écologique d’un habitant de la planète est de 2,9 ha
- l’empreinte écologique d’un habitant d’Afrique noire est de 0,9 ha

Or, les capacités de bio-productivité de la planète offrent 1,9 hectare par habitant.

Si tous les habitants de la planète vivaient comme un habitant de Midi-Pyrénées, il faudrait donc près de trois planètes (2,8) pour répondre à leur demande.

Où est l’erreur ?

Allons nous continuer à gaspiller comme nous le faisons et obliger les pays pauvres à rester pauvres, ou bien allons nous nous engager dans un développement raisonnable qui permette aux pays pauvres de pouvoir se développer rapidement sans que notre planète en souffre et laisser un avenir serein aux générations futures ?