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26/01/2008

L’Espagne va sortir du nucléaire

18c59afee9c199720f8d5adee8a6bcd0.pngL’information est passée à la trappe en France, ou l’on préfère dans ce domaine, commenter les qualités de VRP de notre Président de la République et s’extasier devant les prétendus succès de cette industrie mortifère.

L’Espagne a décidé de fermer progressivement ses huit centrales nucléaires. Pour prendre cette décision, José Luis Zapatero et les socialistes Espagnols ont évoqué une disparition nécessaire parce que le nucléaire est « trop cher et trop dangereux ». « «Nous mettrons en place le remplacement graduel du nucléaire par des énergies plus sûres, plus propres et moins onéreuses.»

Pendant ce temps, des ONG remettaient à Davos en Suisse le « Prix de la Honte » à Areva.
Désignées par des ONG du monde entier, 40 sociétés étaient en lice pour "l'Oscar de la honte" de l'entreprise la plus irresponsable. C'est le géant du nucléaire français qui rafle la mise en cumulant le Public eye award et le prix du public (7776 votes d'internautes contre seulement 1623 à Bayer) pour avoir "extrait de l’uranium dans des conditions totalement scandaleuses" au Niger.

Lire l'article de Libération

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L’Espagne enfouit l’avenir du nucléaire

De notre correspondant à Madrid FRANÇOIS MUSSEAU
QUOTIDIEN : vendredi 25 janvier 2008


Le zéro nucléaire : c’est l’objectif affiché par les socialistes espagnols. Au moment même où Londres veut construire davantage de centrales, où Paris vend sa technologie du Maghreb à la Chine et où Washington prévoit d’allonger la durée de vie de ses réacteurs, Madrid veut orchestrer la fin de ses installations nucléaires. Mardi, José Luis Zapatero a donné son feu vert pour que cette «résolution ferme» soit mentionnée dans le programme électoral de son parti, le PSOE, dans la perspective des législatives du 9 mars, où la gauche est donnée légèrement favorite. Il ne s’agit pas, bien sûr, de décréter la fermeture immédiate des 8 centrales espagnoles, pour d’évidentes raisons logistiques et de sécurité. Mais, assure le chef du gouvernement, pas question de maintenir en vie les réacteurs «au-delà du nécessaire».

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20/01/2008

Examen thermographique de bâtiments du patrimoine communal de la ville de Decazeville

be69b7a69a0c0906c0ebaa01612af119.jpgDe 2004 à 2006, des actions efficaces ont permis de réaliser des baisses de consommations énergétiques sur le patrimoine et les activités de la commune de Decazeville de l’ordre de 455 000 kWh (-8,8 %), qui ont favorisé la baisse de 110 tonnes (-11,80 %) des rejets de CO2 dans l’atmosphère et des économies de l’ordre de 45 000 euros (12,6 %).
Toutes ces actions répondent au Plan Climat Local mis en place par la communauté de communes dans le cadre de notre Agenda 21.
La Mairie, désirant poursuivre sur cette voie, a décidé de travailler sur les économies d’énergies a réaliser sur certains bâtiment communaux.
33b702d85730d9751297ca58de198e1e.jpgPour cela, elle a réalisé avec l’aide de l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, qui possède une antenne à Decazeville, un examen thermographique de ces bâtiments.
De cet examen, dépendront les travaux à réaliser, notament en matière d’isolation.

14/12/2007

Dernières sorties studieuses avant les campagnes électorales

f3bea6c8710fb1f6311f96e6eea1fec4.pngJe n’ai pas eu beaucoup de temps ces derniers temps pour écrire quelques notes sur ce blog. Outre le travail habituel à la mairie, je suis allé piocher quelques idées dans divers endroits.
A Paris tout d’abord, ou je me suis rendu au Salon « Pollutec » et le lendemain au Salon « Bâtir écologique ».
La semaine passée je me suis rendu au Salon « Energaia » à Montpellier, salon dédié aux énergies renouvelables et à l’éco-constrution, ou j’ai pu constater que le Salon "Eco-Energies Midi-Pyrénées" de Decazeville organisé par la communauté de communes Decazeville-Aubin était en avance, toutes proportions gardées.
Enfin, grâce à l’initiative de Gérard Onesta, Vice-Président du Parlement Européen et de son équipe, j’étais du voyage en début de semaine à Fribourg et à Strasbourg avec d’autres adhérents Verts du Grand Sud-Ouest.
La visite de Fribourg en Allemagne et de son fameux quartier Vauban constitue un véritable exemple de ce que peut être une cité écologique.
67d91247d25d7e904c00eae5a410148c.pngLe lendemain, nous étions à Strasbourg au Parlement Européen, guidés par Gérard Onesta, ou nous avons pu assister à la proclamation et à la signature de la Charte des droits fondamentaux et à un discours d’Abdullah II, roi de Jordanie.

Voici un petit film de la visite de Fribourg

FRIBOURG - VERTS - 11:12:07
Vidéo envoyée par calmettes

Visite pluvieuse de Fribourg et du fameux quartier Vauban, par une délégation des Verts du grand Sud-Ouest, à l'initiative de Gérard Onesta, vice-président du Parlement Européen

22/11/2007

Nous sommes tous des cheminots

ffbe6deb69e5bc23e24b87c25c9a1a83.jpgAprès une rencontre l’après-midi avec les syndicats locaux CGT, SUD et UNSA de la SNCF, nous avons adopté à l’unanimité hier soir en conseil municipal cette motion :

Les cheminots sont dans l’action depuis 8 jours, pour la défense des régimes spéciaux de retraite. Ils demandent que lors des négociations tripartites, les points suivants soient abordés.
Premièrement, la notion de 40 ans ne doit pas être le seul critère lorsque l’on parle d’équité des salariés. Les conditions de travail, de rémunérations, de pourcentage de cotisation ainsi que de niveau de pension doivent être des éléments de comparaison. A ce titre, la continuité de service public, le niveau bas des rémunérations, la sur cotisation de 12% et un niveau de pension inférieur par rapport à d’autres régimes montre bien la légitimité des revendications des cheminots.
En y ajoutant un système de décote et de désindexation les cheminots verraient une baisse des pensions d’environ 30%.
D’autres points spécifiques à l’entreprise sont au cœur de la mobilisation. La situation du fret et la politique de la SNCF pour cette activité, acte un désengagement de la desserte d’une partie du territoire et d’une diminution des moyens notamment humains (moins 10 000 agents d’ici 2012). Le niveau des salaires et des effectifs sont étroitement liés aux points évoqués plus haut.
Nous demandons au gouvernement, à la direction SNCF de prendre en compte ces arguments et d’y amener des réponses, lors des négociations qui vont se dérouler jusqu’au 12 décembre 2007.


Alors que le progrès et le bon sens voudraient que nous allions tous vers les 37,5 ans de travail pour accéder à la retraite, nos dirigeants actuels, président en tête veulent au contraire que nous travaillions plus.
Pour eux, les progrès de l’espérance de vie doivent bénéficier à se tuer au travail. Alors que 3,5 millions de personnes sont privés d’emplois, faire travailler plus ceux qui ont un travail est une aberration.
Il y a assez d’argent, en supprimant les avantages fiscaux accordés dernièrement aux plus riches et en supprimant les exonérations de charges aux entreprises qui s’en servent pour augmenter les salaires de leurs dirigeants, pour accorder à tous une retraite décente au bout de 37,5 années de travail. Cela permettrait réellement de donner du travail aux privés d’emploi, plutôt que ces emplois à temps partiels, mal rémunérés qu’on leur oblige à prendre pour faire baisser les chiffres du chômage.

Les demandes des cheminots sont largement justifiées et sont les nôtres.
Alors que le Medef en profite pour faire de la surenchère en demandant la suppression de la durée légale du travail, soutenons le mouvement des cheminots et de tous ceux qui luttent actuellement, fonctionnaires, étudiants, lycéens… pour une société plus juste.

Ce dernier conseil municipal a également été l'occasion de renouveler la motion que nous avions adoptés au précédent conseil, demandant le maintien du conseil de prud'hommes de Decazeville.

19/10/2007

Grand contournement de Toulouse

2a966ac054089472aadaa027fb3af2c4.jpgDe plus en plus d’Aveyronnais doivent faire des déplacements fréquents dans la capitale régionale pour des motifs professionnels ou de loisirs. L’Aveyron est donc également concerné par le projet du grand contournement autoroutier de Toulouse.
Pour autant, le transport routier des personnes et des marchandises par la route doit-il être encouragé ? Bien sûr que non !
Le Débat public en cours doit permettre d’y voir plus clair.
Mais ce n’est pas avec des débats tronqués comme celui qui a eu lieu le 16 octobre à Puylaurens dans le Tarn qu’une réflexion sereine peut émerger. Tout le lobby routier était là : les entreprises avec en premier lieu le laboratoire Fabre, les élus favorables à l’autoroute Castres-Toulouse, et 500 personnes amenés par cars entiers par les promoteurs de tout autoroute. Un spectacle désolant, surtout en plein débat du Grenelle de l’Environnement selon Stéphane Coppey, secrétaire régional des Verts Midi-Pyrénées.

La similitude du projet de grand contournement autoroutier de Toulouse avec celui du contournement de Rodez est manifeste.
A l’heure où nous savons pertinemment que le transport routier est responsable de plus du quart des émissions de gaz à effet de serre et qu’il est également responsable de près de 5 000 morts dans notre pays, doit-on continuer à le favoriser ?
Nous savons que la circulation de transit sur les rocades actuelles est minime (environ 10 %).
Le reste de la circulation (90 %), représente des déplacement locaux que l’on pourrait réaliser avec d’autres modes de transport.
Si des aménagements pour la sécurité et la tranquillité des riverains de voies routières doivent être réalisés, doit-on pour autant dépenser des sommes folles à des grands contournements ou super rocades, ou bien favoriser le rail, les transports en commun et les circulations douces ?
Pour nous le choix est clair.

Lisez la position et les propositions des Verts sur le grand contournement de Toulouse
Lire également la demande d’expertise complémentaire sollicitée par les Verts dans le cadre de ce Débat public

17/10/2007

A quand une Journée mondiale de la solidarité et du refus de la richesse ?

31ba5f327f30fc4e24785ddda0ea9a0d.jpgAujourd’hui 17 octobre, c’est « la journée mondiale du refus de la misère ».
Et oui, dans notre pays qui n’a jamais été aussi riche, le nombre de pauvres augmente rapidement.
Tout le monde y va de son discours dégoulinant de bonnes intentions, de mesures caritatives sensées aider ces malheureux, mais qui en fait ne servent qu’à mieux leur faire accepter la misère.
On n’oublie pas tout de même de culpabiliser ces salauds de pauvres qui font des crédits sans regarder (comme entendu ce matin sur France Inter), ces fainéants de chômeurs qui se complaisent dans leur situation (comme dit par une responsable d’association caritative), sans jamais citer et s'attaquer à la véritable cause de cette misère.
Il y a dans notre pays et même dans le monde entier assez de travail et assez d’argent pour que chacun d’entre-nous ait un emploi, un salaire et une retraite décents.
Mais à cause de la cupidité et l’égoïsme des plus nantis, avec bien sûr la complicité de nombreux responsables politiques, les pauvres sont de plus en plus nombreux.
C’est aussi simple que ça. S’il y a de plus en plus de pauvres, c’est qu’il y a des riches, certes beaucoup moins nombreux, mais qui sont de plus en plus riches.

On ne peut que plaindre ce pauvre Martin Hirch, dont on se demande ce qu’il est allé faire dans cette galère, avec ses faibles moyens financiers pour juguler toute la misère de notre pays, pendant que 15 milliards d’euros sont accordés en exonérations fiscales pour les plus riches par Nicolas Sarkozy.

A quand une Journée mondiale de la solidarité et du refus de la richesse ?

Lire le communiqué des Verts

12/10/2007

Les énergies renouvelables, énergies du futur... en Allemagne

d40bdaf0bd40558b3770646804401758.pngLes détracteurs de l’éolien reprochent à cette énergie son intermittence. En effet, lorsqu’il y a moins de vent ou plus de vent du tout, les éoliennes tournent moins vite ou ne tournent plus du tout. Les Allemands, qui ont décidé la sortie du nucléaire, ont bien compris que c’est la complémentarité des énergies renouvelables qui peut assurer la régularité de la fourniture en énergie verte.

« Le projet-pilote «EE – Regenerative Kombikraftwerk» reliera 36 centrales isolées fonctionnant à l’énergie solaire, éolienne, hydraulique ou à base de biomasse. Le but : livrer de l’électricité à toute heure et quelle que soit la météo, dans tout le pays. Et permettre ainsi de compenser les inégalités régionales en termes de ressources énergétiques.
Les trois entreprises, Enercon GmbH, SolarWorld AG et Schmack Biogas AG ont présenté mardi à Berlin ce système novateur. A terme, il devrait permettre de relier et de réguler des centrales produisant chacune de manière isolée de l’électricité à partir d’énergie renouvelables. Une fois opérationnel, ce dispositif est censé couvrir 100 % des besoins en électricité de l’Allemagne.
«Le Kombikraftwerk montre que les énergies renouvelables livrent assez d’électricité, qu’elles sont régulables à tout moment, peuvent fonctionner en association et se compensent l’une l’autre via le réseau» , a souligné Ulrich Schmack, président de Schmack Biogas AG. »


Qui a entendu parler en France de cette information pourtant relayée par l’AFP ? Pas un seul journal n’y a fait mention. Seul, Batiactu y a consacré un article.
Nous assistons actuellement en France à un battage médiatique, TV et presse, pour discréditer une énergie que tous les autres pays européens développent avec l’assentiment des populations.
A qui profite le crime ?

A revoir, dans la suite de cette information, l’interview visionnaire d’Yves Frémion parlant de la complémentarité des énergies renouvelables, réalisée le 15 juin dernier à Viarouge lors de la journée européenne de l’énergie éolienne.

10/10/2007

Rallier Rodez à Paris le plus écologiquement possible

Nos amis de « La Dépêche du Midi » dans leur édition aveyronnaise du 9 octobre faisaient une comparaison d’un trajet aller-retour Rodez-Paris selon qu’il était réalisé en train, en voiture ou en avion.
Leur comparatif portait uniquement sur le temps de trajet et son coût.
Alors que le réchauffement climatique menace notre avenir et que le « développement durable » fleurit dans tous les médias et les discours politiques, il manque à mon avis à cette enquête une donnée importante.
Quel est l’impact sur l’effet de serre de chacun de ces déplacements ?

82efa17462c2d4cd01df39a75fdad65d.jpgC’est ce que j’ai réalisé avec l’EcoComparateur mis en place par la SNCF en collaboration avec l’ADEME (cliquez sur la première photo pour agrandir ou cliquez sur la pièce en pdf jointe plus bas).
Pour un aller-retour Rodez-Paris, la production de CO2 pour un trajet en train est de 8 kg ; elle est de 143 kg en avion et de 243 kg en voiture si vous êtes seul dans le véhicule. Mais seul le CO2 est comptabilisé.
Si l’on comptabilise tous les gaz à effet de serre, le train en produit sur le même trajet 48,6 kg, la voiture 228 kg, et l’avion 577 kg.

ec050592a5cf9bc5b432860c345d2d61.jpgPour une réelle analyse environnementale de ce déplacement, on pourrait également comptabiliser l’impact de la production de déchets nucléaires (train Brive-Paris), la SNCF ayant cédé ses parts de SHEM (barrages hydrauliques) à Electrabel (groupe Suez), les risques que ces déplacements font peser sur l’environnement (artificialisation des sols, extraction et transport du pétrole et de l’uranium, pollutions accidentelles diverses…), sans parler des risques économiques et des risques de tensions internationales dus à la raréfaction des ressources énergétiques utilisées (essence, kérosène, uranium…).
On peut toujours dire que, ramenées à un voyage individuel, ces données environnementales sont insignifiantes. Mais multipliées par un nombre important de personnes dans toute la France et tous les jours, cela devient très important.
On voit donc que, si une analyse en termes de coût et de temps de trajet est importante, une analyse poussée en incorporant les données environnementales serait souhaitable pour éclairer au maximum les futurs voyageurs dans leurs choix de mode de transport.

Je dois rajouter, qu’il y a quelques jours, La Dépêche du Midi dans son édition du Grand Toulouse avait déjà fait la comparaison uniquement en terme de temps de trajet, d’un déplacement à vélo, en voiture et en métro à l’intérieur de Toulouse, sans incorporer leurs coûts ainsi que l’impact sur l’environnement de chaque mode de déplacement.

L’environnement est devenu une composante importante dans la vie des Français, et la presse devrait y consacrer une place objective.
Mais il est vrai qu’il doit être très difficile pour les médias de remettre en cause certains modes de transport, surtout dans une ville et une région qui ont choisi de se vouer corps et âme à l’industrie aéronautique, secteur dont on voit un peu plus tous les jours les limites et les dérives, quelles soient environnementales, économiques ou sociales.

rodez-paris - ges.pdf

Voir à la suite, les deux articles de La Dépêche du Midi

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08/10/2007

Décroissance ou développement qualitatif ?

c7c1cdfd3b2ba1f8e3ca729ff5350621.jpgLe Salon Horizon Vert de Villeneuve-sur-Lot qui se tenait le week-end dernier est en passe de devenir l’événement traitant de l’écologie le plus important du grand sud-ouest avec la foire bio Biocybèle de Rabastens-Gaillac. Le nombre de stands a considérablement augmenté depuis quelques années avec notamment, un chapiteau consacré uniquement à l’éco-habitat où il était difficile de circuler et de demander des renseignements aux exposants. Cela démontre ainsi la prise de conscience et la demande nouvelle des particuliers pour ces techniques et ces produits.

Horizon Vert c’est aussi toute une série de débats avec des intervenants de qualité.
Je n’ai malheureusement pas pu assister à la conférence d’Hervé Kempf vendredi soir.
Hervé Kempf est journaliste au Monde, et son dernier ouvrage « Comment les riches détruisent la planète », démontre que l’impact sur l’environnement d’un smicard même le plus inconscient possible est loin d’arriver au degré de pollution et de gaspillage d’un milliardaire.
Un milliardaire qui achète un Airbus A 380 pour ses déplacements personnels, ou tout autre excentricité de ce genre décrite dans le livre d’Hervé Kempf, devrait être conduit devant le tribunal pénal international pour crime contre l’humanité.
Cela pose évidemment le problème de la répartition des richesses : « Il nous faut comprendre que crise écologique et crise sociale sont les deux facettes d'un même désastre. Et que ce désastre est mis en oeuvre par un système de pouvoir qui n'a plus pour fin que le maintien des privilèges des classes dirigeantes » 
nous dit fort justement Hervé Kempf dans son livre.
Le PNUD estimait en 1999, que les 20% de personnes les plus riches possédaient 74 fois plus que les 20% de personnes les plus pauvres. En 1960 Ils ne possédaient que 30 fois plus.
f5fb5c778edd085b74bded4671fee245.jpgDe partage de la richesse, de décroissance ou de développement qualitatif, il en était question hier lors d’un atelier dont les intervenants étaient Jean-Marie Harribey, co-président d’Attac-France et Jean-Paul Besset, journaliste et écivain, coordinateur du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot.
Pour Jean-Marie Harribey, il est évident que, comme le pense Hérvé Kempf, crise sociale et crise écologique proviennent d’un même mal : cette marchandisation libérale et financière.
Mais pour passer d’un mode de croissance économique tel que nous le connaissons actuellement, à un mode de croissance qualitative (moins de croissance dans la production et la consommation de produits finis et services commerciaux, mais croissance des services publics), nous devons passer par une étape de décélération. On arrête pas du jour au lendemain une machine énorme lancée à pleine vitesse.
826711307b50738204e0171f4410fdd4.jpg
Pour Jean-Paul Besset, la crise écologique semble plus urgente que la crise sociale et pour lui, la politisation de ce débat (au sens étymologique du mot), ainsi que le lien entre crise sociale et crise écologique, ne lui paraissent pas évidents.
Comme il l’écrit dans son dernier ouvrage, « Comment ne plus être progressiste sans devenir réactionnaire », la croissance infinie des biens et des services qui fonde le développement de nos sociétés est impossible. Ou, si l'on préfère, suicidaire. Elle est incompatible avec la stabilité de la biosphère et inaccessible à l'essentiel de la population mondiale. Elle ne saurait donc tenir lieu de projet de civilisation.
Tout à fait d’accord. Mais le gouvernement actuel semble bien décidé à poursuivre ce modèle de croissance économique suicidaire et de destruction sociale.
Il n’y a qu’à regarder le regard amusé de Copé pendant l’intervention à l’Assemblée Nationale d’Yves Cochet lors du débat sur le Grenelle de l’Environnement, pour comprendre le peu d’intérêt pour les questions environnementales d’une grande partie de ce gouvernement.
Pour être honnête, je doit rajouter que beaucoup, même à gauche, ne voient que par ce modèle de croissance.
Décroissance ou développement qualitatif (terme qui risque d’être aussi galvaudé que le développement durable l’est actuellement), ce dont je suis sûr, c’est qu’il faudra une forte mobilisation de nos concitoyens pour reprendre nos destinées en main.

01/10/2007

Les transports et l’habitat en Midi-Pyrénées font peser de lourdes menaces sur l’environnement

32dd732d2b96189d5c36cc115844ad88.jpgLa lecture des 46 indicateurs régionaux de développement durable, résultat d’un partenariat entre l’Insee et la Région Midi-Pyrénées qui s’est engagée dans une démarche Agenda 21, démontre les faiblesses et les risques auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs indicateurs font ressortir l’impact d’un habitat étalé et de l’usage de la voiture individuelle dans la région. L’étalement urbain, qui se traduit par une croissance démographique plus élevée dans l’espace périurbain peu dense, fait croître le recours à la voiture individuelle et l’artificialisation de cet espace par la construction d’espaces bâtis, de routes, de parkings, de zones commerciales... . La surface bâtie par habitant augmente plus vite en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en France, l’habitat individuel, peu dense, y étant très développé. La dispersion de l’habitat, comme les déplacements domicile-travail accroissent aussi les consommations d’énergies : l’importance de l’habitat individuel, le faible recours au chauffage urbain et l’ancienneté du parc augmentent les besoins énergétiques de chauffage.
L’accroissement des consommations d’énergie se traduit en émissions supplémentaires de gaz à effet de serre. Au total, tous ces phénomènes se traduisent dans l’empreinte écologique d’un habitant de la région.

Quelles solutions proposer face à ces menaces ?
La première est d’encourager les populations à venir habiter dans les centre-villes et les centre-bourgs en facilitant la rénovation de l’habitat existant et la construction d’un habitat de petit collectif de qualité.
L’étalement urbain et le mitage de l’habitat en zones rurales participent à l’artificialisation des sols, mais ont également un coût conséquent pour les collectivités (réseaux, voirie…).
Cet habitat doit bien sûr être de qualité, peu consommateur d’énergies (voire producteur), confortable et sain. De plus, cette densification de l’habitat permettrait d’envisager des modes de chauffage collectif (réseaux de chaleur).

Concernant le transport des personnes, l’offre de transports en commun (bus, trains) doit être multipliée, tant en zone rurale qu’urbaine. Il en est de même pour les circulations douces : l’usage du vélo et de la marche à pied doivent être encouragés par des infrastructures assurant une complète sécurité et la complémentarité avec les autres modes de déplacements.

Concernant le transport des marchandises, un indicateur nous apprends que la part du fret ferroviaire décroît en Midi-Pyrénées au profit du transport routier ; elle était à peine de 15 % en 2004.
La construction de nouvelles infrastructures routières comme le doublement de la RN 88, véritable aspirateur à camions, ou la construction d’une RN 140 bis passant par Rignac, sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire : doublement de la voie ferrée de Toulouse à Séverac et amélioration des plateformes de fret ferroviaire de l’ouest aveyronnais.
Le contraire de ce que font actuellement le président du Conseil Général de l’Aveyron et ses amis du gouvernement.

Télécharger ces indicateurs

23/09/2007

Où en est la véloroute de la Vallée du Lot ?

De retour des 11èmes Rencontres des Départements Cyclables qui se sont tenues à Aurillac le 20 septembre dernier, J’ai pu apprécier les progrès de la place du vélo dans notre société. Progrès en ville avec le succès des Vélib’s à Paris mis en place grâce à l’abnégation de Denis Baupin. Toutes les villes veulent mettre en place un tel système à l’approche des municipales. Mais le vélo progresse également en province grâce au développement du tourisme cyclable et à l’essor des véloroutes et voies vertes. De 600 kilomètres il y a seulement 10 ans, ce sont maintenant plus de 6 000 kilomètres qui parcourent la France. Certes très inégalement. Certaines régions et certains départements s’y sont lancés très rapidement et possèdent un réseau et une renommée enviables : la Bourgogne, l’Aquitaine.
D’autres s’y sont mis plus tardivement, mais essaient de rattraper le temps perdu. Dans la Région Auvergne, proche de nous, tous les départements ont engagé des politiques vers des réseaux cyclables grâce aux subventions données par le Conseil Régional, allant de 30 à 50 % des réalisations d’équipements.
Le Cantal a choisi de s’orienter plutôt vers les cyclotouristes en créant une vingtaine de circuits, tandis que l’Allier s’oriente vers une démarche « qualitative » en créant de toute pièce une voie verte en partie sur une voie ferrée désaffectée pour un coût de 8 M d’Euros.
Dans les années à venir, les projets devraient encore plus se développer tant le succès des véloroutes et leurs retombées économiques est énorme.

Cette journée à Aurillac a été l’occasion de rencontrer Julien Savary, vice-président de l’AF3V (Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes), afin de faire avec lui le point sur une véloroute qui me tient particulièrement à cœur : la véloroute de la Vallée du Lot, qui n’existe pour le moment que sur un tronçon de 80 kilomètres dans le Lot-et-Garonne.

18/09/2007

Semaine de la mobilité et transports urbains à Decazeville-Aubin

3d2ee35c93dc763a6382604215449b4b.jpgC’est dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité du 16 au 22 septembre que la Communauté de communes Decazeville-Aubin va présenter le futur projet de transport urbain à la population.
Ce projet est une des composantes du Plan Global de Déplacements, qui entend développer également les circulations douces (piétons et cyclistes).
Les objectifs sont de limiter la circulation motorisée, développer les modes alternatifs à la voiture particulière, améliorer l’accessibilité notamment des personnes à mobilité réduite, réduire le nombre d’accidents et diminuer les nuisances (pollution et bruit).
Mettre en place des transports en commun sur notre territoire résulte d’abord d’un besoin : le diagnostic nous a appris que près de 30 % de la population du Bassin n’avait aucun moyen pour se déplacer, souvent des jeunes ou des personnes âgées, mais également de plus en plus de personnes ayant une activité professionnelle.
Mais la mise en place des transports en commun vise également ceux qui se déplacent avec leur véhicule personnel et qui auront là un moyen alternatif moins onéreux et moins polluant.
J’avais personnellement souhaité que l’on mette en place un système plus ambitieux, comme à Figeac par exemple (11 000 habitants, 11 lignes, 5 bus, gratuité pour les voyageurs, 300 000 voyageurs transportés l‘an passé).
Mes collègues ont préféré y aller en douceur, au risque d’échouer.
Nous partirons donc avec une seule ligne, un bus et un objectif de transporter 10 000 personnes la première année pour une présence sur le territoire de 17 000 habitants.
Une consolation, le coût pour le passager sera relativement modique : 20 centimes d’euro quel que soit le trajet. Mais le coût pour la collectivité sera relativement élevé puisque nous n’avons pas voulu mettre en place dans l’immédiat le « versement transport » qu’aurait dû acquitter toutes les entreprises de plus de 9 salariés (ce qu’a mis en place Figeac et la plupart des villes qui offrent un service de transport en commun).
Je souhaite néanmoins que ce projet réussisse et je m’y impliquerai de toutes mes forces.

4749482863ac34c756aa34cda08ef08e.jpgQuelles vont être ces actions que nous allons mettre en place durant cette « semaine de la mobilité » pour communiquer sur notre futur service de transport urbain ?

Tout d’abord, une exposition traitant de ce thème circulera dans toutes les villes de la Communauté de communes. Elle comprendra entre autre, une carte du futur service de transport urbain du Bassin (que vous pouvez télécharger en bas de ce billet - 920 ko), indiquant le circuit et les arrêts prévus. Cette exposition sera présentée à :
- Aubin : mercredi 19/09 à 9 h sur le marché (hall de la salle d’accueil en cas de pluie)
- Decazeville : vendredi 21/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Viviez : vendredi 21/09 de 14 h à 17 h devant la bibliothèque (salle du conseil municipal en cas de pluie)
- Firmi : samedi 22/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Cransac : samedi 22/09 de 14 h à 16 h devant l’Office de Tourisme (à l’intérieur en cas de pluie).
Nous espérons à cette occasion rencontrer la population afin de recueillir leurs observations.

Des panneaux provisoires indiqueront l’emplacement des futurs arrêts sur tout le circuit.

Et enfin, un parcours en temps réel sera réalisé avec un bus afin de présenter le circuit à des différents services du Bassin (communes, centre hospitalier, maison commune emploi formation…), le vendredi 21 septembre au départ de Firmi (place de la République) à 10 h 30.

Une communication plus appropriée à destination des futurs usagers sera mise en place au fur et à mesure de l’avancement de ce projet, dont le lancement est prévu fin février – début mars, si aucun problème administratif ne vient le contrarier.

Futur réseau de transport urbain du Bassin Decazeville-Aubin.pdf

14/09/2007

Rencontre des Départements Cyclables et Journée nationale des véloroutes et voies vertes

6a63c070f33ae82110e3c869a6adf6e0.jpgC’est à Aurillac que se dérouleront les 11èmes Rencontres des Départements Cyclables organisées par le Conseil Général du Cantal et l’Association des Départements Cyclables, les 20 et 21 septembre prochain .
J’avais déjà assisté en 2004 à Toulouse à ces Rencontres.
Le programme de la journée du jeudi 20 septembre est des plus intéressants.
Le matin, après une séquence « d’info vélo » une table ronde aura pour thème : « Le vélo, vecteur de dynamisme rural, d’opportunités de développement et d’attractivité touristique ».
L’après midi débutera avec trois ateliers au choix :
- Structuration de l’offre touristique vélo en France et ailleurs
- Schéma régional des véloroutes et voies vertes d’Auvergne, défit d’une région montagneuse
- Diversification de l’offre touristique par le vélo
La journée du 21 septembre est consacrée à une promenade cyclable dans la vallée de la Jordanne. Le département du Cantal est très actif dans le domaine de la randonnée cyclable. Il a même réalisé une véloroute qui rejoint la véloroute de la Vallée du Lot dans l'Aveyron… qui elle, n’existe pas.

Peut-être croiserais-je à Aurillac un élu ou un technicien du Conseil général de l’Aveyron, bien que ce département soit un des derniers départements français à ne pas avoir de schéma départemental des véloroutes et voies vertes, même pas 1 mètre de ces structures pourtant fortement développées ailleurs, à des fins touristiques notamment.
« On ira tous en Aveyron », dit la publicité du Conseil Général de l'Aveyron, mais sûrement pas pour y faire des randonnées touristiques ou des promenades familiales à vélo en toute sécurité.

57aa76d1f49f3db2cfa750f4111d1d26.jpgLe département de l’Aveyron n’aura pas non plus à participer à la Journée nationale des véloroutes et voies vertes qui se déroulera partout ailleurs les 22 et 23 septembre 2007.
Ces journées, organisées par l’AF3V (Association Française de développement des véloroutes et voies vertes), dont je suis le relais pour l’Aveyron (en souhaitant rapidement céder la place).
Les Toulousains organisent le 23 septembre au départ de la place du Capitole à 9 h 30, une balade à vélo le long du canal, pour inaugurer la nouvelle piste-voie verte continue de 18 km.
A quand une telle opération dans l’Aveyron ?

03/09/2007

Foncer vers le mur en se réjouissant

76e002ed0605e33662a86b683a254d3f.jpgRapport après rapport, étude après étude, tous les scientifiques et organismes travaillant sur le climat arrivent à la même conclusion : le réchauffement climatique s’accélère et est dû en grande partie aux activités humaines. La liste des conséquences de ce fait s’alourdit de jour en jour.
Elles sont environnementales : recul de la banquise, fonte des glaciers, montée du niveau des mers et des océans, hausse globales des températures, périodes de sécheresse mais également inondations, biodiversité menacée…
Elles sont également économiques. Le rapport Stern d’octobre 2006 notait qu’un investissement relativement modeste, aujourd'hui et dans les années à venir, permettrait d'éviter ensuite des conséquences catastrophiques et des coûts bien plus élevés. Le rapport chiffrait ces coûts à 5 500 milliards d’euros sur 10 ans.
Conséquences humaines et sociales avec, entre autre, l’impact sur la santé et le déplacement massif de réfugiés climatiques (évalués dans le rapport Stern à 200 millions en 2050).

La part des transports dans la production de gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter. Elle représente en France 26 % de la production totale, et est due à 90 % au transport routier.
Alors que nous devrions tout mettre en œuvre pour diminuer nos rejets dans ce secteur, tout semble fait pour, qu’au contraire, ils augmentent.
La réorganisation du transport du fret avec le plan « haut débit ferroviaire » proposé par la SNCF, va mettre sur les routes des milliers de camions supplémentaires aggravant la situation climatique mais également la sécurité routière.
Je reviendrai dans un prochain billet sur les conséquences locales de ce plan, si par malheur il était appliqué.

Certains doivent déjà se réjouir de ce prochain afflux de camions. C’est le cas de Eiffage, gestionnaire du viaduc de Millau qui se félicite dans un communiqué de la hausse de la circulation de poids lourds sur l’A 75, permettant ainsi une hausse des recettes de 12,2 %.
Eiffage n’est pas seul à se réjouir de cet afflux de circulation. Le président du Conseil général de l’Aveyron ne manque pas non plus une occasion de glorifier le viaduc de Millau et la circulation croissante sur cet axe. Tout comme il pousse de toutes ses forces le doublement routier de la RN 88, appelée honteusement « itinéraire de développement durable », au lieu de demander à ses amis du gouvernement, à RFF et à la SNCF, le doublement de la voie ferrée Toulouse-Séverac.
Pauvres générations futures et pauvre planète, sacrifiées sur l’autel du libéralisme, du profit immédiat d’une minorité, par des hommes politiques complices des groupes financiers et industriels.

03/08/2007

Visites de maisons bioclimatiques dans le Lot

75509b354cc11edf628c93721533667c.pngL’association Quercy Energies, qui possède une antenne à Decazeville, organise le mercredi 8 août des visites gratuites portant sur les énergies renouvelables et l’écoconstruction en Quercy.
Le matin, la visite d’une maison en bois, bioclimatique avec chauffage solaire à Fons est prévue. Rendez-vous devant l’église d’Assier à 10 heures.
L’après-midi, la visite d’une maison en paille est proposée. Rendez-vous à 14 heures devant l’église de Béduer.
Inscriptions et renseignements auprès de Quercy-Energies au 05 65 35 81 26 ou par mail.
Un départ de Decazeville en covoiturage est possible pour Assier. Retour après la visite de Béduer. Téléphonez au 06 85 39 04 98.
Par ailleurs, Quercy-Energies effectue des nombreuses visites de sites énergies renouvelables et écoconstruction en Quercy. Vous pouvez télécharger le programme.

29/07/2007

Vers la fin de la « Route des gabarres » ?

8ff10158670d3148a0c34a7a009c9a23.jpgJe vous entretenais dans une récente note des retombées catastrophiques des compétitions sportives motorisées en termes environnementaux, mais également en termes financiers.
Le peu de public qui a suivi la « montée impossible » en début de mois en était un exemple.
Sans les soutiens des collectivités locales, ce genre de manifestation ne peut exister. Comme d’ailleurs d’autres manifestations, sportives, culturelles…
Il est donc important pour les élus d’avoir une vision globale et de connaître les conséquences en termes économiques, environnementaux et sociaux des aides qu’ils décident au sein de leurs collectivités. Que peut apporter à court terme et à long terme à notre territoire une manifestation polluante, bruyante, participant au réchauffement climatique et au gaspillage de nos ressources énergétiques ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Marie Lhomme, président du club motonautique du Grand Sud, qui vient pleurer des subventions auprès des élus, sinon, « ce sera la dernière édition de la « Route des gabarres » », menace-t-il. Chiche !
« A chaque remise de prix, les élus promettent des aides, mais ils ne font rien et c’est trop difficile à financer et organiser », rajoute l’organisateur de cette manifestation à La Dépêche du Midi. Son « souhait était aussi de promouvoir la remise en navigabilité du Lot ».
Voilà la phrase qui risque de lui ouvrir les portes de généreuses subventions de la part du Conseil Général, qui n’hésite pas à faire la promotion de ce genre d’activité polluante (même auprès des enfants). Il aura sûrement l’écoute du conseiller général local qui poursuit droit dans ses bottes, avec l’argent des contribuables aveyronnais et locaux, son projet de construction de quatre ou cinq écluses sur le Lot, pour faire naviguer d’hypothétiques bateaux (au moins un, financé par la communauté de communes de la Vallée du Lot) au milieu de champs de maïs à perte de vue, de parcs à ferrailles, de communes sans stations d’épuration des eaux et de riverains qui tremblent à chaque montée des eaux.

13/07/2007

Habitat, le meilleur et le pire

c29f2e3e7e05a3880fcfe43948e6ec21.pngUne séquence de la dernière émission de Yann Arthus-Bertrand, « La Terre vue du Ciel » du 5 juillet dernier, était consacrée à un exemple de maison « idéale » au plan des économies d’énergie.

Dénommée « la bonne maison », elle est construite à Boutigny Prouais, en Eure et Loire.
Ses principaux arguments : une excellente isolation (rupture de tous les ponts thermiques, triples vitrages …), un puits canadien, un mur intérieur pour favoriser l’inertie thermique, un chauffe-eau solaire, des cellules photovoltaïques … ; le tout pour un prix annoncé de 1 250 € / m2 habitable.
La consommation énergétique pour le chauffage y est de 12 kw/m2/an
Elle a été conçue par l’agence Coste Architectures de Montpellier et construite par Geoxia (Maisons Phenix).
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Pendant ce temps, on continue à construire à Decazeville des habitations HLM comme dans les années 80, en parpaing et avec du chauffage électrique, pour un coût sûrement supérieur à 1 250 €/m2.
Ce n’est pas grave. Si les locataires ne peuvent pas payer leur facture d’électricité, ils viendront frapper à la porte du CCAS à la Mairie pour demander une aide. Merci à l’Office HLM et à EDF.
Faudra-t-il s’adresser aux Maisons Phénix pour avoir des habitations HLM économes et saines à Decazeville ?

La construction de 4 pavillons HLM au Sailhenc qui devrait bientôt débuter, sera-t-elle du même type ? je m'inquiétais déjà de l'opportunité de construire des pavillons alors que Decazeville n'a plus beaucoup de terrains en vue de construire. Du petit collectif aurait peut-être été plus justifié, même en accession à la propriété. Le projet a été reporté plusieurs fois, dont une fois parce qu'il ne répondait pas à la réglementation thermique 2005. Qu'en est-il aujourd'hui ?

08/07/2007

Les retombées des sports mécaniques

85aedc0050bcf7c424ed2dd546aea62e.pngPas une seule édition journalière de nos journaux locaux sans faire la promotion d’activités sportives motorisées. Entre les rallyes automobiles, les courses de motos, les randonnées avec toutes sortes de véhicules, le développement des quads, les salons de la moto, du 4 X 4… c’est à celui qui fera le plus d’articles, qui proposera le plus de photos et qui remplira le plus grand nombre de pages pour promotionner ces activités.
Sans parler des articles destinés à faire la promotion de véhicules à travers des « essais », véhicules qui ont généralement un taux de CO2 au km souvent très nettement supérieur aux 120 gCO2/km préconisés. Publicité oblige.
Tout cela après des articles nous alertant sur le réchauffement climatique, sur l’égoïsme des pays riches, sur l’obligation à faire des économies d’énergies, sur le coût « excessif » et la rareté à brève échéance des carburants et en disant que 5 000 morts sur nos routes, ça suffit.
Jusqu’où peuvent-ils aller dans leur schizophrénie ?
Jusqu’où peut-on continuer à faire la promotion de telles activités ou de tels engins en ne faisant pas le lien avec leurs nuisances environnementales : bruit, rejet de gaz nocifs pour la santé et le climat, poussière, destruction d’espèces animales et végétales protégées. Mais également sur le mauvais exemple qu’elles donnent en matière de gaspillage énergétique, de violence routière… Sans parler de la mise en danger des concurrents et du public.

Et puis, il y a les fameuses « retombées économiques ».
A lire la presse quotidienne régionale, cela doit avoir au moins des retombées sur leurs ventes ou leurs rentrées publicitaires.
Mais les rallyes et autres épreuves mécaniques seraient également un jackpot pour les communes. Les retombées seraient énormes.
Des maires interrogés par La Dépêche du Midi du 8 juillet ne tarissent pas d’éloges sur le « rallye du Rouergue » : « c’est un bonus budgétaire pour nos associations… il contribue au rayonnement de la commune… il n’y a que du positif… ».
Ont-ils réfléchi aux impacts négatifs pour notre planète et ses habitants, notamment les plus vulnérables, de ce genre d’épreuve. N'y a-t-il pas également des impacts négatifs pour leur territoire ?
Ils sont encore dans la « vieille économie », celle qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Celle où le bénéfice financier ou le plaisir éphémère d’une petite minorité se fait sur le dos de la majorité et l’avenir des générations futures.
N’y a-t-il pas d’autres moyens plus intelligents et moins polluants de faire du développement local ? Bien sûr que si ! Mais il faut avoir un peu d’imagination et de bon sens.

Sans parler que les pseudos retombées économiques virent parfois au fiasco.
La « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale, qui se déroulait le week-end dernier à Aubin près de Decazeville, s’est déroulée devant… 250 spectateurs seulement.
Pas un mot de la presse locale pour le dire. La Dépêche du Midi note que « même si la fréquentation n’a pas été aussi importante que l’an dernier pour le Mondial, le public est venu en assez grand nombre », Centre-Presse parle « d’une foule nombreuse et sous le charme ».
Ca c’est de l’info ! Il faut dire qu’après le matraquage médiatique qu’ils avaient orchestrés autour de cette épreuve, cela constituait un échec pour eux également.
Seul FR3 Sud a fait mention du peu de public à cette épreuve dans un reportage. Il faut dire que les images parlaient d’elles-mêmes.

J’espère que l’an prochain, je ne serai pas le seul élu à voter en conseil communautaire contre la subvention de 10 000 euros attribuée aux organisateurs de cette épreuve.
Plus seulement pour des motifs environnementaux bien sûr, mais également pour des motifs de gaspillage d’argent public.

Enfin, une satisfaction tout de même : la fréquentation de mon blog par des fans de ce genre d’épreuve. En cherchant : « montée impossible » sur les moteurs de recherche, quelques uns atterrissent sur mon blog.
Si j’ai pu en convaincre certains, j’aurais la satisfaction de savoir que mes notes peuvent être utiles.

27/06/2007

L’énergie, une thématique importante pour l’avenir de nos territoires

cb068ac6496be25e3382fb1dc71ee0d6.pngJ’étais hier soir à Villefranche d’Albigeois, à l’invitation du Pays de l’Albigeois et des Bastides. Cette structure organisait 4 réunions de sensibilisation à destination des élus du Pays, sur les enjeux énergétiques auxquels sont confrontés nos territoires.
Après trois réunions traitant du bois énergie, du solaire et de l’éolien, des aménagements et du développement durable, la dernière réunion était centrée sur les économies d’énergies.
Gérard Poujade, maire du Séquestre, qui a lancé l’un des premiers Agendas 21 de Midi-Pyrénées, nous a entretenu de l’acceptation et de la participation indispensable de la population à l’élaboration de diverses mesures.
Julien Bance, du Syndicat départemental d’électrification du Tarn (SDET) a présenté le cadre international et national dans lequel s’inscrivent des mesures proposées par ce syndicat, notamment des diagnostics énergétiques à destination des communes.
Mes collègues de la communauté de Communes Decazeville-Aubin ont présenté l’Agenda 21 Local de notre territoire, notamment les mesures touchant aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables.

Pour ma part, j’ai présenté la politique de la mairie de Decazeville pour diminuer les consommations énergétiques, notamment le Conseil en Energies Partagé.
Cette opération, mise en place avec l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, consiste à un examen complet des consommations et des coûts énergétiques des activités et du patrimoine de la commune.
Ce diagnostic est suivi de préconisations.
En deux ans (2005 et 2006), nous avons réussi à baisser nos consommations énergétiques de 455 000 kWh (-8,8 %) et nos rejets de CO2 de 110 tonnes (-11,80 %). Tout cela en agissant principalement sur la sobriété énergétique, c’est à dire sur la surveillance des points de comptage et la consommation de carburants, ainsi que sur la sensibilisation à cette problématique des employés communaux et usagers des locaux municipaux.
Je dois présenter le rapport du Conseil en Energies Partagé 2006 à la commission Environnement de la commune la semaine prochaine et au conseil municipal à la rentrée.
Je serais alors en mesure d’en dire un peu plus dans une prochaine note.

b21c48f81bd7e7f96d855391a1bff3f8.pngMais le potentiel d’économies d’énergies est énorme si nous agissons sur les deux autres volets du scénario « Négawatt » que sont l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.
L’efficacité énergétique doit trouver prioritairement ses solutions dans un programme pluriannuel d’isolation des bâtiments communaux et par la rénovation complète de notre éclairage public.
Pour les bâtiments, nous allons réaliser dès le mois d’octobre, grâce à la caméra thermique de Quercy-Energies, un examen thermographique de tout notre patrimoine bâti, afin de voir réellement les mesures à envisager concernant leur isolation.

Le recours aux énergies renouvelables doit être envisagé chaque fois que cela est possible (solaire photovoltaïque et thermique, bois, HVP…).

Le bois énergie pourra se développer lorsque la sécurité d’approvisionnement en combustible en quantité et en qualité sera assurée.
Pour répondre à cette demande, la structuration d’une filière « bois énergie » entre territoires Nord-Midi-Pyrénéens (Pays Bourrian, Causses du Quercy, Midi Quercy, Quercy-Rouergue, Albigeois et Bastides) est d’ailleurs en cours de réalisation.
Notre présence hier soir à Villefranche-d’Albigeois avait encore plus sa légitimité.

16/06/2007

Journée Européenne de l’énergie éolienne : en Aveyron aussi

Les professionnels de l’énergie éolienne organisaient hier leur « Wind Day ». Le site de Viarouge (commune de Ségur) était le lieu de rencontre pour informer les particuliers, associations, agriculteurs et élus aveyronnais.
Beaucoup de monde de tout l’Aveyron et des départements limitrophes était venu pour voir l’impact que pouvaient avoir les éoliennes sur le paysage, le bruit… et autres nuisances dont se plaignent les anti-éoliens.
Bien sûr, nous y étions venu en force, Marie-Claude Carlin et Yves Frémion candidats des Verts aux législatives dans l’Aveyron, ainsi que de nombreux militants.
A écouter les questions et les réflexions du public, le parc de Viarouge et l’énergie éolienne en général semblent faire l’unanimité. Tout le monde reconnait le peu d'impact négatif de ces éoliennes et au contraire, pensent que ces parcs éoliens sont à développer en respectant bien sûr les paysages et les riverains.
Voyez çi-dessous une vidéo de cette manifestation et les impressions d’Yves Frémion.