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10/10/2007

Rallier Rodez à Paris le plus écologiquement possible

Nos amis de « La Dépêche du Midi » dans leur édition aveyronnaise du 9 octobre faisaient une comparaison d’un trajet aller-retour Rodez-Paris selon qu’il était réalisé en train, en voiture ou en avion.
Leur comparatif portait uniquement sur le temps de trajet et son coût.
Alors que le réchauffement climatique menace notre avenir et que le « développement durable » fleurit dans tous les médias et les discours politiques, il manque à mon avis à cette enquête une donnée importante.
Quel est l’impact sur l’effet de serre de chacun de ces déplacements ?

82efa17462c2d4cd01df39a75fdad65d.jpgC’est ce que j’ai réalisé avec l’EcoComparateur mis en place par la SNCF en collaboration avec l’ADEME (cliquez sur la première photo pour agrandir ou cliquez sur la pièce en pdf jointe plus bas).
Pour un aller-retour Rodez-Paris, la production de CO2 pour un trajet en train est de 8 kg ; elle est de 143 kg en avion et de 243 kg en voiture si vous êtes seul dans le véhicule. Mais seul le CO2 est comptabilisé.
Si l’on comptabilise tous les gaz à effet de serre, le train en produit sur le même trajet 48,6 kg, la voiture 228 kg, et l’avion 577 kg.

ec050592a5cf9bc5b432860c345d2d61.jpgPour une réelle analyse environnementale de ce déplacement, on pourrait également comptabiliser l’impact de la production de déchets nucléaires (train Brive-Paris), la SNCF ayant cédé ses parts de SHEM (barrages hydrauliques) à Electrabel (groupe Suez), les risques que ces déplacements font peser sur l’environnement (artificialisation des sols, extraction et transport du pétrole et de l’uranium, pollutions accidentelles diverses…), sans parler des risques économiques et des risques de tensions internationales dus à la raréfaction des ressources énergétiques utilisées (essence, kérosène, uranium…).
On peut toujours dire que, ramenées à un voyage individuel, ces données environnementales sont insignifiantes. Mais multipliées par un nombre important de personnes dans toute la France et tous les jours, cela devient très important.
On voit donc que, si une analyse en termes de coût et de temps de trajet est importante, une analyse poussée en incorporant les données environnementales serait souhaitable pour éclairer au maximum les futurs voyageurs dans leurs choix de mode de transport.

Je dois rajouter, qu’il y a quelques jours, La Dépêche du Midi dans son édition du Grand Toulouse avait déjà fait la comparaison uniquement en terme de temps de trajet, d’un déplacement à vélo, en voiture et en métro à l’intérieur de Toulouse, sans incorporer leurs coûts ainsi que l’impact sur l’environnement de chaque mode de déplacement.

L’environnement est devenu une composante importante dans la vie des Français, et la presse devrait y consacrer une place objective.
Mais il est vrai qu’il doit être très difficile pour les médias de remettre en cause certains modes de transport, surtout dans une ville et une région qui ont choisi de se vouer corps et âme à l’industrie aéronautique, secteur dont on voit un peu plus tous les jours les limites et les dérives, quelles soient environnementales, économiques ou sociales.

rodez-paris - ges.pdf

Voir à la suite, les deux articles de La Dépêche du Midi

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01/10/2007

Les transports et l’habitat en Midi-Pyrénées font peser de lourdes menaces sur l’environnement

32dd732d2b96189d5c36cc115844ad88.jpgLa lecture des 46 indicateurs régionaux de développement durable, résultat d’un partenariat entre l’Insee et la Région Midi-Pyrénées qui s’est engagée dans une démarche Agenda 21, démontre les faiblesses et les risques auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs indicateurs font ressortir l’impact d’un habitat étalé et de l’usage de la voiture individuelle dans la région. L’étalement urbain, qui se traduit par une croissance démographique plus élevée dans l’espace périurbain peu dense, fait croître le recours à la voiture individuelle et l’artificialisation de cet espace par la construction d’espaces bâtis, de routes, de parkings, de zones commerciales... . La surface bâtie par habitant augmente plus vite en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en France, l’habitat individuel, peu dense, y étant très développé. La dispersion de l’habitat, comme les déplacements domicile-travail accroissent aussi les consommations d’énergies : l’importance de l’habitat individuel, le faible recours au chauffage urbain et l’ancienneté du parc augmentent les besoins énergétiques de chauffage.
L’accroissement des consommations d’énergie se traduit en émissions supplémentaires de gaz à effet de serre. Au total, tous ces phénomènes se traduisent dans l’empreinte écologique d’un habitant de la région.

Quelles solutions proposer face à ces menaces ?
La première est d’encourager les populations à venir habiter dans les centre-villes et les centre-bourgs en facilitant la rénovation de l’habitat existant et la construction d’un habitat de petit collectif de qualité.
L’étalement urbain et le mitage de l’habitat en zones rurales participent à l’artificialisation des sols, mais ont également un coût conséquent pour les collectivités (réseaux, voirie…).
Cet habitat doit bien sûr être de qualité, peu consommateur d’énergies (voire producteur), confortable et sain. De plus, cette densification de l’habitat permettrait d’envisager des modes de chauffage collectif (réseaux de chaleur).

Concernant le transport des personnes, l’offre de transports en commun (bus, trains) doit être multipliée, tant en zone rurale qu’urbaine. Il en est de même pour les circulations douces : l’usage du vélo et de la marche à pied doivent être encouragés par des infrastructures assurant une complète sécurité et la complémentarité avec les autres modes de déplacements.

Concernant le transport des marchandises, un indicateur nous apprends que la part du fret ferroviaire décroît en Midi-Pyrénées au profit du transport routier ; elle était à peine de 15 % en 2004.
La construction de nouvelles infrastructures routières comme le doublement de la RN 88, véritable aspirateur à camions, ou la construction d’une RN 140 bis passant par Rignac, sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire : doublement de la voie ferrée de Toulouse à Séverac et amélioration des plateformes de fret ferroviaire de l’ouest aveyronnais.
Le contraire de ce que font actuellement le président du Conseil Général de l’Aveyron et ses amis du gouvernement.

Télécharger ces indicateurs

28/09/2007

La ligne THT bruyante serait reconstruite

eae6afb75b96baa500f93dd78ae039e6.jpgIl y a un peu plus d’un an, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) avait procédé au changement des câbles de la ligne THT de 225 kV, partant du poste de Godin (à Aubin) et allant jusqu’à Rueyres dans le Nord-Aveyron.
Depuis, les riverains de cette ligne se plaignent à juste titre de grésillements dont l’intensité est nettement supérieure au grésillement « naturel » de ces lignes. Le bruit émis par cette ligne oscille entre 50 et 57 dB (décibels) et est permanent.


Cela constitue bien sûr une énorme gêne pour les riverains en plus des champs électromagnétiques.
RTE a procédé en septembre au nettoyage d’une partie des câbles de cette ligne. Si l’opération semble avoir eu des effets positifs par endroit (Pylône 12 au dessus des Bonnières), elle a été inefficace ailleurs. Le problème persiste donc.
Interrogé par les services techniques de la mairie de Decazeville, RTE semble s’orienter vers un nouveau changement des câbles avant la fin de l’année.

Rappelons que toutes ces lignes THT sont malheureusement rendues nécessaires à cause du système énergétique français trop centralisé, dû en grande partie aux centrales nucléaires, qui oblige le transport de l’électricité en grande quantité vers les lieux de consommation avec d’énormes pertes en ligne.

Décembre 2007 :

Les cables de cette ligne ont été remplacé sur le tronçon bruyant par RTE et les riverains se déclarent maintenant satisfaits.

18/09/2007

Semaine de la mobilité et transports urbains à Decazeville-Aubin

3d2ee35c93dc763a6382604215449b4b.jpgC’est dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité du 16 au 22 septembre que la Communauté de communes Decazeville-Aubin va présenter le futur projet de transport urbain à la population.
Ce projet est une des composantes du Plan Global de Déplacements, qui entend développer également les circulations douces (piétons et cyclistes).
Les objectifs sont de limiter la circulation motorisée, développer les modes alternatifs à la voiture particulière, améliorer l’accessibilité notamment des personnes à mobilité réduite, réduire le nombre d’accidents et diminuer les nuisances (pollution et bruit).
Mettre en place des transports en commun sur notre territoire résulte d’abord d’un besoin : le diagnostic nous a appris que près de 30 % de la population du Bassin n’avait aucun moyen pour se déplacer, souvent des jeunes ou des personnes âgées, mais également de plus en plus de personnes ayant une activité professionnelle.
Mais la mise en place des transports en commun vise également ceux qui se déplacent avec leur véhicule personnel et qui auront là un moyen alternatif moins onéreux et moins polluant.
J’avais personnellement souhaité que l’on mette en place un système plus ambitieux, comme à Figeac par exemple (11 000 habitants, 11 lignes, 5 bus, gratuité pour les voyageurs, 300 000 voyageurs transportés l‘an passé).
Mes collègues ont préféré y aller en douceur, au risque d’échouer.
Nous partirons donc avec une seule ligne, un bus et un objectif de transporter 10 000 personnes la première année pour une présence sur le territoire de 17 000 habitants.
Une consolation, le coût pour le passager sera relativement modique : 20 centimes d’euro quel que soit le trajet. Mais le coût pour la collectivité sera relativement élevé puisque nous n’avons pas voulu mettre en place dans l’immédiat le « versement transport » qu’aurait dû acquitter toutes les entreprises de plus de 9 salariés (ce qu’a mis en place Figeac et la plupart des villes qui offrent un service de transport en commun).
Je souhaite néanmoins que ce projet réussisse et je m’y impliquerai de toutes mes forces.

4749482863ac34c756aa34cda08ef08e.jpgQuelles vont être ces actions que nous allons mettre en place durant cette « semaine de la mobilité » pour communiquer sur notre futur service de transport urbain ?

Tout d’abord, une exposition traitant de ce thème circulera dans toutes les villes de la Communauté de communes. Elle comprendra entre autre, une carte du futur service de transport urbain du Bassin (que vous pouvez télécharger en bas de ce billet - 920 ko), indiquant le circuit et les arrêts prévus. Cette exposition sera présentée à :
- Aubin : mercredi 19/09 à 9 h sur le marché (hall de la salle d’accueil en cas de pluie)
- Decazeville : vendredi 21/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Viviez : vendredi 21/09 de 14 h à 17 h devant la bibliothèque (salle du conseil municipal en cas de pluie)
- Firmi : samedi 22/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Cransac : samedi 22/09 de 14 h à 16 h devant l’Office de Tourisme (à l’intérieur en cas de pluie).
Nous espérons à cette occasion rencontrer la population afin de recueillir leurs observations.

Des panneaux provisoires indiqueront l’emplacement des futurs arrêts sur tout le circuit.

Et enfin, un parcours en temps réel sera réalisé avec un bus afin de présenter le circuit à des différents services du Bassin (communes, centre hospitalier, maison commune emploi formation…), le vendredi 21 septembre au départ de Firmi (place de la République) à 10 h 30.

Une communication plus appropriée à destination des futurs usagers sera mise en place au fur et à mesure de l’avancement de ce projet, dont le lancement est prévu fin février – début mars, si aucun problème administratif ne vient le contrarier.

Futur réseau de transport urbain du Bassin Decazeville-Aubin.pdf

03/09/2007

Foncer vers le mur en se réjouissant

76e002ed0605e33662a86b683a254d3f.jpgRapport après rapport, étude après étude, tous les scientifiques et organismes travaillant sur le climat arrivent à la même conclusion : le réchauffement climatique s’accélère et est dû en grande partie aux activités humaines. La liste des conséquences de ce fait s’alourdit de jour en jour.
Elles sont environnementales : recul de la banquise, fonte des glaciers, montée du niveau des mers et des océans, hausse globales des températures, périodes de sécheresse mais également inondations, biodiversité menacée…
Elles sont également économiques. Le rapport Stern d’octobre 2006 notait qu’un investissement relativement modeste, aujourd'hui et dans les années à venir, permettrait d'éviter ensuite des conséquences catastrophiques et des coûts bien plus élevés. Le rapport chiffrait ces coûts à 5 500 milliards d’euros sur 10 ans.
Conséquences humaines et sociales avec, entre autre, l’impact sur la santé et le déplacement massif de réfugiés climatiques (évalués dans le rapport Stern à 200 millions en 2050).

La part des transports dans la production de gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter. Elle représente en France 26 % de la production totale, et est due à 90 % au transport routier.
Alors que nous devrions tout mettre en œuvre pour diminuer nos rejets dans ce secteur, tout semble fait pour, qu’au contraire, ils augmentent.
La réorganisation du transport du fret avec le plan « haut débit ferroviaire » proposé par la SNCF, va mettre sur les routes des milliers de camions supplémentaires aggravant la situation climatique mais également la sécurité routière.
Je reviendrai dans un prochain billet sur les conséquences locales de ce plan, si par malheur il était appliqué.

Certains doivent déjà se réjouir de ce prochain afflux de camions. C’est le cas de Eiffage, gestionnaire du viaduc de Millau qui se félicite dans un communiqué de la hausse de la circulation de poids lourds sur l’A 75, permettant ainsi une hausse des recettes de 12,2 %.
Eiffage n’est pas seul à se réjouir de cet afflux de circulation. Le président du Conseil général de l’Aveyron ne manque pas non plus une occasion de glorifier le viaduc de Millau et la circulation croissante sur cet axe. Tout comme il pousse de toutes ses forces le doublement routier de la RN 88, appelée honteusement « itinéraire de développement durable », au lieu de demander à ses amis du gouvernement, à RFF et à la SNCF, le doublement de la voie ferrée Toulouse-Séverac.
Pauvres générations futures et pauvre planète, sacrifiées sur l’autel du libéralisme, du profit immédiat d’une minorité, par des hommes politiques complices des groupes financiers et industriels.

29/08/2007

Retour de Quimper

ff2379c3f9062905b34c497d94e6cd18.jpgJ’avais promis de vous envoyer un ou deux billets de Quimper. Désolé, pas eu le temps.
Pas eu le temps non plus de faire beaucoup de tourisme. Heureusement, j’avais prévu de consacrer le lundi, d’abord pour le trajet vers Quimper, mais également pour aller respirer l’air de la côte bretonne à la Pointe d’Arradon près de Vannes.
Je me suis également accordé une petite partie de mon samedi matin pour aller visiter la coquette petite station balnéaire de Bénodet.
L’avantage de ces Journées d’été qui se déroulent en plusieurs endroits d’une ville, c’est d’abord de faire un peu d’activité physique entre les activités studieuses, et ensuite de mieux connaître la ville qui nous accueille. Et Quimper le mérite amplement. Quelle ville magnifique, et quel accueil de ses habitants. Et quelles crêpes délicieuses ! (La Krampouzerie, Place au Beurre).
Si vous passez à Quimper avant le 30 septembre (ou allez-y exprès), allez voir impérativement la magnifique exposition consacrée à Yves Tanguy au Musée des Beaux-Arts.
Ce sera l’occasion de mieux connaître ce peintre, compagnon des surréalistes, né avec le vingtième siècle et décédé trop tôt en 1955.

76bcad5153044caa610a524ec5b5710d.jpgCôté formation des élus, il était difficile et frustrant de choisir un atelier plutôt qu’un autre. Il serait d’ailleurs intéressant que tous les élus inscrit à ces formations disposent de tous les compte-rendu des divers ateliers, soit en version papier ou mieux encore en version informatique (CD ou téléchargeables).
J’ai été très impressionné par le projet de bâtiment à énergie positive intégré au nouveau quartier de 8,5 ha de la ZAC de Bonne à Grenoble, présenté par Pierre Kermen, adjoint délégué à l’urbanisme de Grenoble et Jean-Philippe Charon du cabinet d’architecture Charon-Rampillon retenu pour ce projet. L’Assistance à la Maîtrise d’Ouvrage a été confiée à un cabinet expert en en optimisation énergétique et environnementale des bâtiments de Midi-Pyrénées basé à Mirande, Addenda, animée par Alain Castells
D’une surface utile de 1 600 m2, ce bâtiment accueillera des bureaux. Les besoins en chauffage ne devront pas dépasser 10 kWh/m2/an contre plus de 100 kWh/m2/an pour un immeuble de bureau existant aujourd’hui.
Les besoins d’électricité, tous usages confondus seront de moins de 30 kWh/m2/an et seront totalement couverts par la production électrique de 430 m2 de panneaux solaires photovoltaïques.
Pour la bureautique, les ordinateurs portables de qualité (c’est à dire consommant pas plus de 20 W) seront préconisés.
Des innovations techniques seront expérimentées, comme les « bouchons thermiques », volets basculants intérieurs des fenêtres comportant une importante isolation.
Le surinvestissement par rapport à un projet ordinaire sera entre 370 et 545 € le m2, dont 275 € consacré uniquement à la centrale photovoltaïque. Des financements extérieurs atténueront ces coûts de surinvestissement (PREBAT, ATEX, Région, Département…), qui seront de toute façon rapidement rentabilisés avec les économies de charges énergétiques.
Ce bâtiment devrait être opérationnel fin 2008 et devrait donc être visitable pour les Assises de l’Energie de janvier 2009.

08298d7056bad0fd82142074c85febe2.jpgCôté Verts, je pense que vous avez pu voir dans la presse et à la télé, la volonté de tous les adhérents et dirigeants d’aller rapidement vers un meilleur fonctionnement.
Le Grenelle de l’environnement a également fait l’objet de nombreux ateliers et d’une plénière importante.
Je reviendrai ponctuellement sur les divers ateliers qui se sont déroulés lors de ces journées d’été, notamment sur celui traitant des médias avec Pierre Haski de Rue89, les ateliers ou forums sur les prochaines échéances électorales, sur la culture vue par les Verts, sur les 100 jours de Sarkozy (avec l'écrivain François Bégaudeau, vu à Querbes en 2006)…
Vous pouvez retrouver sur le site des Journées d’Eté, les enregistrements mp3 de ces forums ou plénières, ainsi que le discours de clôture de Cécile Duflot.
Un grand bravo aux Verts de Bretagne et de Quimper pour l'organisation de ces Journées d'Eté.

17/08/2007

Le Pic de Hubbert raconté par les Alama’s Givrés

b03c6f4985b3e5a4480f15ac8b234fdb.jpgDans le cadre des « préalables » du Festival international de théâtre de rue d’Aurillac, nous avons la possibilité sans faire beaucoup de kilomètres de voir quelques spectacles.
C’est le cas aujourd’hui à Maurs ou la compagnie Agence Tartar(e) présentera son spectacle "Zéro Inde (0,1,2") au Moulin à eau de Maurs (15) à 17 heures.
A 18 heures 30, toujours à Maurs, ce sont les Alama’s Givrés qui présenteront leur spectacle « Formation Incognito »

Les Alama’s Givrés seront ensuite présents le dimanche 19 août à Capdenac-le-Haut (46) place Lucter (gratuit) pour nous présenter leur dernier spectacle : Le Pic de Hubbert.
Un sujet cher à notre ami Yves Cochet.
L’histoire : « La famille Baratin est en possession du dernier litre d’essence de la planète. Ce qu’elle propose de découvrir c’est l’histoire abracadabrante par laquelle ce dernier litre est arrivé entre ses mains. Un jour, il y aura un dernier puits de pétrole pour remplir le dernier pétrolier dans lequel se trouvera le dernier baril qui remplira le dernier jerrican d’où sortira …le dernier litre ! C’est le périple fou de ce dernier litre que nous suivrons ! Avec « Le Pic de Hubbert », la Famille Baratin, consciente de l’état de détérioration croissante de la planète, s’empare de la problématique cruciale de l’énergie et des transports
Vous allez comprendre, preuves scientifiques à l’appui, comment nous en sommes arrivés là ! Vous découvrirez les prototypes mis au point par la Famille Baratin pour imaginer le monde de demain. Car pour continuer à aller de l’avant il est désormais urgent, de prendre du recul... »
.
Les Alama’s Givrés sont des fidèles d’Aurillac et de Capdenac. Leurs précédents spectacles, « La Pirogue » que j’avais découvert à Capdenac et « Don Quichoutte et Fanjio Pancha » que j’avais vu à Aurillac, racontaient déjà les aventures de la famille Baratin. Ils avaient connus un fort succès.

Soyons nombreux à suivre les Alama’s Givrés et ainsi découvrir leurs solutions à la pénurie de pétrole et au réchauffement climatique.

03/08/2007

Visites de maisons bioclimatiques dans le Lot

75509b354cc11edf628c93721533667c.pngL’association Quercy Energies, qui possède une antenne à Decazeville, organise le mercredi 8 août des visites gratuites portant sur les énergies renouvelables et l’écoconstruction en Quercy.
Le matin, la visite d’une maison en bois, bioclimatique avec chauffage solaire à Fons est prévue. Rendez-vous devant l’église d’Assier à 10 heures.
L’après-midi, la visite d’une maison en paille est proposée. Rendez-vous à 14 heures devant l’église de Béduer.
Inscriptions et renseignements auprès de Quercy-Energies au 05 65 35 81 26 ou par mail.
Un départ de Decazeville en covoiturage est possible pour Assier. Retour après la visite de Béduer. Téléphonez au 06 85 39 04 98.
Par ailleurs, Quercy-Energies effectue des nombreuses visites de sites énergies renouvelables et écoconstruction en Quercy. Vous pouvez télécharger le programme.

29/07/2007

Vers la fin de la « Route des gabarres » ?

8ff10158670d3148a0c34a7a009c9a23.jpgJe vous entretenais dans une récente note des retombées catastrophiques des compétitions sportives motorisées en termes environnementaux, mais également en termes financiers.
Le peu de public qui a suivi la « montée impossible » en début de mois en était un exemple.
Sans les soutiens des collectivités locales, ce genre de manifestation ne peut exister. Comme d’ailleurs d’autres manifestations, sportives, culturelles…
Il est donc important pour les élus d’avoir une vision globale et de connaître les conséquences en termes économiques, environnementaux et sociaux des aides qu’ils décident au sein de leurs collectivités. Que peut apporter à court terme et à long terme à notre territoire une manifestation polluante, bruyante, participant au réchauffement climatique et au gaspillage de nos ressources énergétiques ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Marie Lhomme, président du club motonautique du Grand Sud, qui vient pleurer des subventions auprès des élus, sinon, « ce sera la dernière édition de la « Route des gabarres » », menace-t-il. Chiche !
« A chaque remise de prix, les élus promettent des aides, mais ils ne font rien et c’est trop difficile à financer et organiser », rajoute l’organisateur de cette manifestation à La Dépêche du Midi. Son « souhait était aussi de promouvoir la remise en navigabilité du Lot ».
Voilà la phrase qui risque de lui ouvrir les portes de généreuses subventions de la part du Conseil Général, qui n’hésite pas à faire la promotion de ce genre d’activité polluante (même auprès des enfants). Il aura sûrement l’écoute du conseiller général local qui poursuit droit dans ses bottes, avec l’argent des contribuables aveyronnais et locaux, son projet de construction de quatre ou cinq écluses sur le Lot, pour faire naviguer d’hypothétiques bateaux (au moins un, financé par la communauté de communes de la Vallée du Lot) au milieu de champs de maïs à perte de vue, de parcs à ferrailles, de communes sans stations d’épuration des eaux et de riverains qui tremblent à chaque montée des eaux.

20/07/2007

Réduire durablement nos consommations énergétiques

6a711f6112d086475c587e35816c659f.pngC’est hier soir en conseil municipal que j’ai présenté le rapport du Conseil en Energie Partagé 2006. Ce rapport, qui expose les consommations et les coûts énergétiques du patrimoine et des activités de la commune, a été le fruit du travail de notre « économe de flux » et de Quercy Energies, Agence Locale de l’Energie basée à Cahors et ayant une antenne à Decazeville.
On peut y voir l’utilité d’avoir un agent à plein temps qui suit consciencieusement les consommations d’énergies et d’eau au jour le jour, qui prévient le service concerné à la moindre petite anomalie, qui renseigne les employés municipaux et les utilisateurs de salles communales sur des solutions ponctuelles ou sur des comportements à appliquer.
Si les premiers succès sont là (- 8,8 % de consommations d’énergies sur deux ans, - 11,80 % de rejets de CO2), il ne faut surtout pas s’endormir sur nos lauriers.
Il faut maintenant passer à la deuxième phase, celle des investissements pluriannuels, afin de réduire encore plus et durablement toutes nos consommations (énergies et eau).

Ci-dessous, vous pouvez télécharger la présentation que j’ai exposé hier soir (4 Mo)
cep06.decazeville.pdf

Lire également çi-dessous, les articles de presse concernant ce conseil municipal, ou l'on peut constater que les efforts pour réduire les consommations d'énergie et notre impact sur l'effet de serre n'intéressent visiblement pas l'opposition. Le côté financier restant leur principale préoccupation. Heureusement, avec cette action, les bénéfices financiers rejoingnent les avantages environnementaux.
Ce qui est terrible, c'est qu'après avoir expliqué que nous vivions à crédit (notamment en matière énergétique) sur le dos des pays du Sud et sur le dos de nos petits et arrières petits enfants, on m'ait demandé si c'était rentable.
Je le répète, mon principal objectif reste bien de réduire l'impact des activités et du patrimoine de la commune sur l'environnement et le climat pour l'avenir de notre planète et des générations futures, mais également de servir d'exemple à la population.
Si cela est de plus rentable économiquement à court terme, tant mieux, mais ce n'est pas la priorité. Cela le sera de toute façon à long terme.

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CONSEIL MUNICIPAL. DERNIÈRE SÉANCE AVANT LA TRÊVE ESTIVALE, HIER SOIR.
Petit débat énergétique avant les vacances

Il aura fallu une petite heure et demie, hier soir, aux élus pour boucler le dernier conseil municipal d'avant les vacances. Une séance publique qui aura, pour l'essentiel, permis d'évacuer le tout-venant. Seuls quatorze points étaient, en effet, inscrits à l'ordre du jour et tous, sauf un qui aura vu un conseiller s'abstenir, ont été acceptés à l'unanimité.
Cela ne veut pourtant pas dire qu'en cette veille de vacances municipales, il n'y a pas eu de discussions. Notamment lorsque Jean-Louis Calmettes, l'adjoint spécialisé dans les questions environnementales, a présenté le rapport 2006 du Conseil en énergie partagée. De la fastidieuse succession de chiffres relatifs aux économies réalisées entre 2004 et 2006 dans le domaine de la consommation et du coût des énergies (eau, électricité, gaz, etc.) du patrimoine communal, il est ressorti que les conseils prodigués par Quercy Énergie ont eu un impact conséquent sur tous les plans. Ainsi, en matière d'électricité, Jean-Louis Calmettes a indiqué, graphiques à l'appui, que « la consommation a baissé de 8,8 % entre 2004 et 2006, ce qui représente un gain de 25 000 €». Ajoutés aux 20 000 € économisés sur un autre poste, cela constitue une somme totale de 45 000 €. « Les économies d'énergie sont donc bonnes pour l'environnement mais aussi pour le portefeuille », s'est-il félicité.

Sa joie n'aura, cependant, été que de courte durée. Le chef de file de l'opposition municipale, Christian Tieulié, a salué ces bons résultats. « Mais il a fallu investir en moyens humains et matériels pour y parvenir, sans compter le coûte de l'intervention de Quercy Énergie. Alors quel est le bilan exact de l'opération ? », a-t-il interrogé avant de poursuivre, un brin provocateur : « En clair, combien perd-on ? ». Il aura fallu les interventions du maire Pierre Gadéa et de son premier adjoint en charge des finances Georges Couderc pour laisser penser que la municipalité a, effectivement, gagné de l'argent dans ce domaine. « Mais nous ferons le calcul que vous demandez l'an prochain », a promis le premier magistrat.

Le reste de la séance n'aura ensuite été qu'une simple formalité rapidement expédiée.

13/07/2007

Habitat, le meilleur et le pire

c29f2e3e7e05a3880fcfe43948e6ec21.pngUne séquence de la dernière émission de Yann Arthus-Bertrand, « La Terre vue du Ciel » du 5 juillet dernier, était consacrée à un exemple de maison « idéale » au plan des économies d’énergie.

Dénommée « la bonne maison », elle est construite à Boutigny Prouais, en Eure et Loire.
Ses principaux arguments : une excellente isolation (rupture de tous les ponts thermiques, triples vitrages …), un puits canadien, un mur intérieur pour favoriser l’inertie thermique, un chauffe-eau solaire, des cellules photovoltaïques … ; le tout pour un prix annoncé de 1 250 € / m2 habitable.
La consommation énergétique pour le chauffage y est de 12 kw/m2/an
Elle a été conçue par l’agence Coste Architectures de Montpellier et construite par Geoxia (Maisons Phenix).
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Pendant ce temps, on continue à construire à Decazeville des habitations HLM comme dans les années 80, en parpaing et avec du chauffage électrique, pour un coût sûrement supérieur à 1 250 €/m2.
Ce n’est pas grave. Si les locataires ne peuvent pas payer leur facture d’électricité, ils viendront frapper à la porte du CCAS à la Mairie pour demander une aide. Merci à l’Office HLM et à EDF.
Faudra-t-il s’adresser aux Maisons Phénix pour avoir des habitations HLM économes et saines à Decazeville ?

La construction de 4 pavillons HLM au Sailhenc qui devrait bientôt débuter, sera-t-elle du même type ? je m'inquiétais déjà de l'opportunité de construire des pavillons alors que Decazeville n'a plus beaucoup de terrains en vue de construire. Du petit collectif aurait peut-être été plus justifié, même en accession à la propriété. Le projet a été reporté plusieurs fois, dont une fois parce qu'il ne répondait pas à la réglementation thermique 2005. Qu'en est-il aujourd'hui ?

08/07/2007

Les retombées des sports mécaniques

85aedc0050bcf7c424ed2dd546aea62e.pngPas une seule édition journalière de nos journaux locaux sans faire la promotion d’activités sportives motorisées. Entre les rallyes automobiles, les courses de motos, les randonnées avec toutes sortes de véhicules, le développement des quads, les salons de la moto, du 4 X 4… c’est à celui qui fera le plus d’articles, qui proposera le plus de photos et qui remplira le plus grand nombre de pages pour promotionner ces activités.
Sans parler des articles destinés à faire la promotion de véhicules à travers des « essais », véhicules qui ont généralement un taux de CO2 au km souvent très nettement supérieur aux 120 gCO2/km préconisés. Publicité oblige.
Tout cela après des articles nous alertant sur le réchauffement climatique, sur l’égoïsme des pays riches, sur l’obligation à faire des économies d’énergies, sur le coût « excessif » et la rareté à brève échéance des carburants et en disant que 5 000 morts sur nos routes, ça suffit.
Jusqu’où peuvent-ils aller dans leur schizophrénie ?
Jusqu’où peut-on continuer à faire la promotion de telles activités ou de tels engins en ne faisant pas le lien avec leurs nuisances environnementales : bruit, rejet de gaz nocifs pour la santé et le climat, poussière, destruction d’espèces animales et végétales protégées. Mais également sur le mauvais exemple qu’elles donnent en matière de gaspillage énergétique, de violence routière… Sans parler de la mise en danger des concurrents et du public.

Et puis, il y a les fameuses « retombées économiques ».
A lire la presse quotidienne régionale, cela doit avoir au moins des retombées sur leurs ventes ou leurs rentrées publicitaires.
Mais les rallyes et autres épreuves mécaniques seraient également un jackpot pour les communes. Les retombées seraient énormes.
Des maires interrogés par La Dépêche du Midi du 8 juillet ne tarissent pas d’éloges sur le « rallye du Rouergue » : « c’est un bonus budgétaire pour nos associations… il contribue au rayonnement de la commune… il n’y a que du positif… ».
Ont-ils réfléchi aux impacts négatifs pour notre planète et ses habitants, notamment les plus vulnérables, de ce genre d’épreuve. N'y a-t-il pas également des impacts négatifs pour leur territoire ?
Ils sont encore dans la « vieille économie », celle qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Celle où le bénéfice financier ou le plaisir éphémère d’une petite minorité se fait sur le dos de la majorité et l’avenir des générations futures.
N’y a-t-il pas d’autres moyens plus intelligents et moins polluants de faire du développement local ? Bien sûr que si ! Mais il faut avoir un peu d’imagination et de bon sens.

Sans parler que les pseudos retombées économiques virent parfois au fiasco.
La « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale, qui se déroulait le week-end dernier à Aubin près de Decazeville, s’est déroulée devant… 250 spectateurs seulement.
Pas un mot de la presse locale pour le dire. La Dépêche du Midi note que « même si la fréquentation n’a pas été aussi importante que l’an dernier pour le Mondial, le public est venu en assez grand nombre », Centre-Presse parle « d’une foule nombreuse et sous le charme ».
Ca c’est de l’info ! Il faut dire qu’après le matraquage médiatique qu’ils avaient orchestrés autour de cette épreuve, cela constituait un échec pour eux également.
Seul FR3 Sud a fait mention du peu de public à cette épreuve dans un reportage. Il faut dire que les images parlaient d’elles-mêmes.

J’espère que l’an prochain, je ne serai pas le seul élu à voter en conseil communautaire contre la subvention de 10 000 euros attribuée aux organisateurs de cette épreuve.
Plus seulement pour des motifs environnementaux bien sûr, mais également pour des motifs de gaspillage d’argent public.

Enfin, une satisfaction tout de même : la fréquentation de mon blog par des fans de ce genre d’épreuve. En cherchant : « montée impossible » sur les moteurs de recherche, quelques uns atterrissent sur mon blog.
Si j’ai pu en convaincre certains, j’aurais la satisfaction de savoir que mes notes peuvent être utiles.

27/06/2007

L’énergie, une thématique importante pour l’avenir de nos territoires

cb068ac6496be25e3382fb1dc71ee0d6.pngJ’étais hier soir à Villefranche d’Albigeois, à l’invitation du Pays de l’Albigeois et des Bastides. Cette structure organisait 4 réunions de sensibilisation à destination des élus du Pays, sur les enjeux énergétiques auxquels sont confrontés nos territoires.
Après trois réunions traitant du bois énergie, du solaire et de l’éolien, des aménagements et du développement durable, la dernière réunion était centrée sur les économies d’énergies.
Gérard Poujade, maire du Séquestre, qui a lancé l’un des premiers Agendas 21 de Midi-Pyrénées, nous a entretenu de l’acceptation et de la participation indispensable de la population à l’élaboration de diverses mesures.
Julien Bance, du Syndicat départemental d’électrification du Tarn (SDET) a présenté le cadre international et national dans lequel s’inscrivent des mesures proposées par ce syndicat, notamment des diagnostics énergétiques à destination des communes.
Mes collègues de la communauté de Communes Decazeville-Aubin ont présenté l’Agenda 21 Local de notre territoire, notamment les mesures touchant aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables.

Pour ma part, j’ai présenté la politique de la mairie de Decazeville pour diminuer les consommations énergétiques, notamment le Conseil en Energies Partagé.
Cette opération, mise en place avec l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, consiste à un examen complet des consommations et des coûts énergétiques des activités et du patrimoine de la commune.
Ce diagnostic est suivi de préconisations.
En deux ans (2005 et 2006), nous avons réussi à baisser nos consommations énergétiques de 455 000 kWh (-8,8 %) et nos rejets de CO2 de 110 tonnes (-11,80 %). Tout cela en agissant principalement sur la sobriété énergétique, c’est à dire sur la surveillance des points de comptage et la consommation de carburants, ainsi que sur la sensibilisation à cette problématique des employés communaux et usagers des locaux municipaux.
Je dois présenter le rapport du Conseil en Energies Partagé 2006 à la commission Environnement de la commune la semaine prochaine et au conseil municipal à la rentrée.
Je serais alors en mesure d’en dire un peu plus dans une prochaine note.

b21c48f81bd7e7f96d855391a1bff3f8.pngMais le potentiel d’économies d’énergies est énorme si nous agissons sur les deux autres volets du scénario « Négawatt » que sont l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.
L’efficacité énergétique doit trouver prioritairement ses solutions dans un programme pluriannuel d’isolation des bâtiments communaux et par la rénovation complète de notre éclairage public.
Pour les bâtiments, nous allons réaliser dès le mois d’octobre, grâce à la caméra thermique de Quercy-Energies, un examen thermographique de tout notre patrimoine bâti, afin de voir réellement les mesures à envisager concernant leur isolation.

Le recours aux énergies renouvelables doit être envisagé chaque fois que cela est possible (solaire photovoltaïque et thermique, bois, HVP…).

Le bois énergie pourra se développer lorsque la sécurité d’approvisionnement en combustible en quantité et en qualité sera assurée.
Pour répondre à cette demande, la structuration d’une filière « bois énergie » entre territoires Nord-Midi-Pyrénéens (Pays Bourrian, Causses du Quercy, Midi Quercy, Quercy-Rouergue, Albigeois et Bastides) est d’ailleurs en cours de réalisation.
Notre présence hier soir à Villefranche-d’Albigeois avait encore plus sa légitimité.

16/06/2007

Journée Européenne de l’énergie éolienne : en Aveyron aussi

Les professionnels de l’énergie éolienne organisaient hier leur « Wind Day ». Le site de Viarouge (commune de Ségur) était le lieu de rencontre pour informer les particuliers, associations, agriculteurs et élus aveyronnais.
Beaucoup de monde de tout l’Aveyron et des départements limitrophes était venu pour voir l’impact que pouvaient avoir les éoliennes sur le paysage, le bruit… et autres nuisances dont se plaignent les anti-éoliens.
Bien sûr, nous y étions venu en force, Marie-Claude Carlin et Yves Frémion candidats des Verts aux législatives dans l’Aveyron, ainsi que de nombreux militants.
A écouter les questions et les réflexions du public, le parc de Viarouge et l’énergie éolienne en général semblent faire l’unanimité. Tout le monde reconnait le peu d'impact négatif de ces éoliennes et au contraire, pensent que ces parcs éoliens sont à développer en respectant bien sûr les paysages et les riverains.
Voyez çi-dessous une vidéo de cette manifestation et les impressions d’Yves Frémion.

08/06/2007

Plus de transports en commun et plus de place aux piétons et aux cyclistes

Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival, candidates des Verts sur la première circonscription de l’Aveyron, ont sensibilisé les Ruthénois sur l’intérêt que nous avons, pour la planète et les générations futures, à utiliser le moins possible notre voiture particulière.
A condition toutefois, qu’il y ait des alternatives pour nous déplacer : des transports en commun confortables, nombreux, ponctuels et à un prix modique, ainsi que des facilités pour pouvoir, en toute sécurité, marcher à pied ou utiliser un vélo.
Les Ruthénois ont été sensibles à cette action. Il faut dire que la circulation à Rodez et dans l’Agglo devient de plus en plus difficile, entraînant des désagréments sonores, olfactifs et vraisemblablement respiratoires. Il serait intéressant que l’ORAMIP installe une station de mesure à Rodez.

La campagne se termine, encore demain pour distribuer les derniers tracts, et le sort en est jeté.
Les candidats Verts et écologistes ont mis toutes leurs forces durant cette campagne pour convaincre de l’urgence à entreprendre des actions pour lutter contre l’effet de serre et protéger notre eau, pour développer plus de solidarités, pour défendre nos services publics…

Quels candidats seront à même de porter ces préoccupations à l’Assemblée nationale ?
Seuls des députés Verts sauront défendre ces valeurs.
Alors dimanche, votez pour les candidats Verts.

04/05/2007

Nicolas Sarkozy veut relancer un programme nucléaire : une raison de plus pour voter contre lui

medium_nuc_danger.jpgAlors que l’on a rien trouvé de plus compliqué, de plus dangereux et de plus cher pour produire de l'électricité que de chauffer une marmite pour produire de la vapeur avec de l’énergie nucléaire, les deux débateurs de mercredi dernier qui aspirent à devenir président de la république se sont embrouillés dans leurs chiffres.
Si Ségolène Royal a bien défini le réacteur EPR comme étant de troisième génération, elle a fait un lapsus en disant que le nucléaire représentait 17 % de l’électricité. En fait le nucléaire représente 17 % de notre consommation finale d’énergie et 78 % de l’électricité.
Plus graves sont les chiffres annoncés par Nicolas Sarkozy. Il a soutenu mordicus que l’EPR était un réacteur de quatrième génération et que le nucléaire représentait 50 % de notre électricité.
Confier le dossier du nucléaire à une personne aussi incompétente est criminel, d’autant plus que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR.

Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités. Le nucléaire est encore plus marginal dans le monde puisqu’il ne représente que 2 % de l’énergie finale consommée.

Ce n’est pas par hasard s’il n’y a plus que quelques pays de droite ou totalitaires qui veulent encore construire une partie de leur politique énergétique avec cette industrie : la Finlande, la Chine…
Lorsque l’on voit l’opacité et le mensonge qui règne dans ce secteur, on se dit qu’il est temps d’en sortir.
Nos amis socialistes allemands l’ont bien compris, eux qui se sont battu becs et ongles pour maintenir la sortie du nucléaire dans les accords de gouvernement avec Angela Merkel.
Nos voisins de Sanvensa, pour qui la menace de voir un centre de stockage de déchets nucléaires est encore présente, seront très attentifs sur ce sujet.

Ségolène Royal a promis de stopper l’EPR et de lancer un vrai débat sur l’énergie. C'est une prise de position courageuse quand on connaît le poids du lobby nucléaire au PS et dans ses partis partenaires.
Pour Nicolas Sarkozy, il faut du nucléaire tout azimut.

Entre un candidat qui défend cette industrie mortifère qui fait courir un risque énorme à notre pays et à la planète et une candidate qui promet un moratoire et un débat, le choix est vite fait.

Une raison de plus de voter pour Ségolène Royal, dimanche.
Il sera toujours temps par la suite de continuer le combat pour une sortie progressive du nucléaire

26/03/2007

EdF vient parler de « développement durable » à Promoval

medium_GOLFECH.pngL’intention semblait louable : parler de développement durable et des énergies renouvelables.
Mais que Promoval, le club-entreprises du Sporting Club Decazevillois ait invité uniquement EdF, premier producteur de déchets nucléaires du monde, pour venir en parler l’est moins.
On comprend mieux lorsque l’on sait que le président de Promoval n’est autre que le responsable des ventes EdF pour Midi-Pyrénées.
Si les énergies renouvelables ont sûrement fait l’objet de quelques informations, le couplet sur le nucléaire « propre » était surtout le but de la manœuvre.
Extraits de propos tenus ce soir là : « Le nucléaire est une énergie propre dont les déchets représentent l’équivalent en surface d’une piscine olympique par an. Je conçois que le nucléaire puisse faire peur. Mais je suis certain qu’à l’avenir, le pari technologique sera gagnant. A l’inverse, avec le gaz carbonique on est sûr de s’empoisonner ».
Minorer les effets négatifs du nucléaire, majorer ceux des autres énergies, on reconnaît bien là les techniques des dirigeants d’EdF pour promouvoir le nucléaire.
Les intervenant d’EdF n’ont sûrement pas manqué non plus de vanter notre « indépendance énergétique » grâce au nucléaire, alors que notre uranium vient en totalité de l’étranger (il n’y a plus aucune mine d’uranium en France) et que les ressources mondiales de ce minerai ne vont pas au delà de 60 ans.
La réponse est bien sûr ailleurs. Nous pouvons à la fois supprimer les centrales nucléaires et les risques d’accidents qu’elles font peser sur nous et les générations futures et diminuer fortement notre production de gaz à effet de serre due en grande partie aux transports et à l’habitat.
C’est ce qu’ont voulu dire les 60 000 manifestants de samedi dernier dans cinq villes françaises, mais c’est également ce que veulent les Français lorsqu’on le leur demande
De nombreuses enquêtes vont dans ce sens.

Pour avoir une information objective, il serait peut-être intéressant que Promoval invite d’autres intervenants sur ce thème. Je pense à des associations comme Quercy Energies qui travaille sur Decazeville ou Serènes Sereines de Sanvensa dont le but de départ était de se battre contre l’enfouissement de déchets nucléaires en Aveyron et ailleurs, et qui a élargi depuis sa réflexion à « l’énergie ».
Je reste également à la disposition de Promoval pour parler des actions vers les économies d’énergies que nous tentons de mettre en place sur le patrimoine et les activités de la mairie.

22/03/2007

Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »

medium_borne_RN_88.pngC’est le tour de passe-passe que vient de réaliser Marc Censi, Président du Syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon (SMEPATL) en signant une charte avec les ministères de l’équipement, de l’écologie et de l’aménagement du territoire concernant le doublement de la RN 88.
En classant cette future deux fois deux voies, « itinéraire expérimental du développement durable » pour les territoires concernés entre Rodez et Le-Puy-en-Velay, on atteint le sommet de la supercherie.

Comment une infrastructure qui va contribuer à l’augmentation de la circulation de poids lourds et de véhicules particuliers, à une augmentation de la production de gaz à effet de serre, à une artificialisation supplémentaire des sols et à la destruction d’habitats protégés, peut-elle contribuer au « développement durable » d’un territoire ?
Trois associations environnementales, qui avaient participé au comité de pilotage pour l’élaboration de cette charte avant de le quitter, dénoncent cette imposture.
Pour l’Association Lozérienne d’Étude et de Protection de l’Environnement (ALEPE), la Fédération de la Région Auvergne pour la Nature l’Environnement (FRANE) et l’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) qui rassemblent tous ceux qui, de Toulouse à Lyon œuvrent depuis des années pour étudier et faire connaître les richesses de notre environnement et prendre en compte les exigences de sa conservation dans les activités humaines et les projets d’infrastructures tant publics que privés, cette charte est une manipulation de l’opinion publique.
« Pour nous, le développement durable ne saurait être la continuation des errements du passé. Il ne suffit pas de vouloir habiller de vert un projet dont le bénéfice économique est aléatoire et l’impact sur l’environnement totalement négatif :
- Incitation à l’accroissement du transport international de marchandises par la route.
- Contribution à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
- Destruction d’habitats naturels.
- Compartimentation d’espaces naturels rares
Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable ».
C’est pourquoi, nous dénonçons cette charte et ne voulons pas continuer plus longtemps à cautionner par notre présence une opération de manipulation de l’opinion publique qui va à l’encontre des buts de nos associations ».

18/03/2007

6 000 personnes à Toulouse contre le nucléaire et pour les alternatives

medium_manifantiepr.pngNous étions nombreux hier à Toulouse, dont de très nombreux militants Verts, pour protester contre la construction du nouveau réacteur nucléaire EPR et pour demander que l’on accélère le développement d’énergies alternatives notamment renouvelables.
Dominique Voynet, présente depuis la veille à Toulouse où elle avait rencontré les syndicats d’Airbus, participait à cette manifestation.

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08/03/2007

Tous à Toulouse contre l’EPR

medium_stopepr.pngDe nombreux Verts aveyronnais seront présents samedi 17 mars à Toulouse, à l'initiative de plusieurs associations environnementales, pour manifester contre la construction du réacteur EPR à Flamanville et pour demander que l’on mette en place un vrai développement des filières alternatives à l’énergie nucléaire.
Nous appelons bien sur toutes les personnes qui pensent que le nucléaire est dangereux et n'est pas la réponse à l'effet de serre, à aller également à Toulouse.
L’association « Serènes Sereines » qui connaît bien ce problème, puisque la région de Sanvensa était à un moment pressentie pour accueillir un centre de stockage de déchets nucléaires ultimes en milieu granitique, organise un déplacement en bus qui partira de la place de la Liberté à Villefranche-de-Rouergue à 11 heures (participation aux frais de 5 euros). Le retour se fera après la manifestation vers 18 heures, départ Toulouse. Pour réserver, téléphonez au 05 65 29 81 87 ou 05 65 45 70 55.

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