Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/10/2008

Développement durable sur le Bassin Decazeville-Aubin

decouverte-n22-cover.jpgVous pouvez télécharger ci-dessous le dernier numéro de "Découverte", le magazine d'information de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.
Au menu, le point sur l'Agenda 21, la présentation de quelques actions sur notre territoire, notamment les actions de Decazeville en matière d'économies d'énergies et le projet de lotissement HQE du Belvédère à Cransac.

Téléchargez ci-dessous le numéro 22 de "Découverte" :
DECOUVERTE N22 - 09:2008.pdf


agirpourleclimat-cover.jpgLors du Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées qui s'est déroulé le week-end dernier à Decazeville, la Communauté de communes, engagée dans un Plan Climat Local, a distribué un fascicule "Agir pour le climat" en Midi-Pyrénées. Il est destiné au grand public, notamment à celui du Bassin. Son objectif : réduire de une tonne par personne les rejets de CO2, soit pour le Bassin, 17 000 tonnes de CO2 en moins.
A chacun de s'engager et les élus doivent montrer l'exemple.

Téléchargez ci-dessous ce fascicule :
agirpourleclimat-decazeville.pdf

25/09/2008

Mes derniers jours d’électricité nucléaire

enercoop-logo.gifCa y est ! J’ai passé le cap et je me sens soulagé.
A partir du 1er décembre prochain, mon habitation ne sera alimentée qu’avec de l’électricité d’origine renouvelable. Fini les watts nucléaires.
Plus les jours passaient, plus la politique d’EDF me rebutait : construction d’un réacteur nucléaire en France, puis annonce de la construction d’un deuxième et maintenant la main mise sur le nucléaire anglais pour des milliards d’euros. Non ! Je ne veux plus participer à la mise en danger des générations futures par un risque accentué d’accident nucléaire et par l’accumulation de déchets dangereux durant des milliers d’années.

J’ai choisi le fournisseur d’électricité Enercoop.
Enercoop parce que c’est une société coopérative et je suis donc sociétaire, et mon électricité est garantie d’origine renouvelable.

J’encourage bien sûr le maximum de personne à faire comme moi, et ce d’autant plus que cela ne supprimera aucun emploi localement puisque le réseau de distribution est toujours de la compétence d’ERDF.

Voir également le site des Amis de l'électricité verte et citoyenne, la vraie : les amis d'Enercoop

Le TUB sur France 3

France 3 dans son édition Quercy-Rouergue a diffusé un reportage sur le TUB (Transport Urbain du Bassin) mis en place il y a quelques mois par la Communauté de Communes Decazeville-Aubin.
Quelques secondes sont consacrées à mon intervention.



seemp2008.jpgCi-dessous, vous pouvez télécharger le diaporama de ma présentation du Plan Global de Déplacements et du TUB lors du Salon Eco-Energies de Decazeville le 26 septembre 2008 :
Salon Eco Energies PLAN GLOBAL DEPLACEMENT.ppt



Téléchargez ci-dessous les horaires du TUB (valables jusqu'au 21 février 2009) :
tub-horaires.jpg


14/09/2008

Des bonnes nouvelles pour le vélo dans le Bassin et pour la véloroute de la Vallée du Lot

a79c62cb51ff1c3d8471e8b9bce5e6b7.jpgSe déplacer à vélo dans le Bassin peut sembler incongru à certains. Pourtant, on voit sur nos routes et dans nos rues de plus en plus de personnes se déplaçant à bicyclette. Le coût des carburants, l’envie de pratiquer une activité bénéfique pour la santé, la prise de conscience des problèmes environnementaux… tous ces facteurs poussent à la pratique du vélo.
Malheureusement, il n’y a actuellement aucune réelle politique ni aucune infrastructure pour ce mode de déplacement. Pas de voies ou de pistes cyclables, ni de véloroutes et voies vertes.
La seule voie accessible aux vélos est le chemin parallèle à la RD 840 entre les giratoires de la Vitarelle et de la gendarmerie.
Après avoir mis en place avec succès le TUB (Transport Urbain du Bassin) la Communauté de Communes Decazeville-Aubin a décidé de lancer une étude sur un « schéma de référence d’itinéraires cyclables » et le lancement d’une consultation pour le choix de prestataire à qui la mission de réalisation de ce schéma pourra être confié.

C’est pour cette raison que, dans le cadre de la Semaine Européenne de la mobilité, la Communauté de Communes Decazeville-Aubin organise deux randonnées cyclables afin de sensibiliser aux alternatives à la voiture.
Un premier parcours de 13,3 km accessible à tous (VTT, VTC, vélos de ville, pas aux vélos de route ou de course) sur un circuit à faible déclivité et circulation démontrera que l’on pourra aller dans peu de temps (à l’ouverture de la déviation de Viviez) de Firmi à Viviez dans de bonnes conditions de sécurité et de confort, si ce n’est aux giratoires (Fontvergnes, La Vitarelle et peut-être les futurs giratoires de Viviez), pas encore équipés pour la circulation des cycles.
Un second circuit de 27,6 km réservé plutôt aux cyclistes initiés, traversera les cinq communes de la communauté de communes.
Les associations cyclistes du Bassin (Guidon Decazevillois, Vélo Passion et le Cyclo Club de Firmi) ainsi que l’Association Départementale pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes collaborent à l’organisation de cette initiative.
Comme cette manifestation tombe en même temps que les Journées du Patrimoine, on profitera du passage de ces randonnées à travers certains sites historiques du Bassin pour raconter un peu l’histoire de notre territoire.

Téléchargez ci-dessous le tract de cette animation
bougez a vélo dans le bassin - tract.pdf

Téléchargez ci-dessous les circuits de cette animation :
bougez a velo dans le bassin-circuits.pdf

Téléchargez l'article de Midi Libre :
Tout le Bassin à bicyclette le 20 septembre.pdf

Téléchargez l'article de La Dépêche du Midi :
ladepeche-a pied ou a velo bougez autrement.pdf


d22500ce277b7d138a6846ed0d4f251a.jpgLa véloroute de la Vallée du Lot évolue.
Julien Savary, vice-président de l’AF3V m’apprend que le département du Lot a aménagé 80 kilomètres de véloroute de Soturac à Cahors. Certes de façon minimale par de simples panneaux et sans aucune sécurisation, mais c’est déjà un début.
Cette initiative est complétée par l’édition d’un document à vocation touristique, commun aux départements du Lot et du Lot-et-Garonne, décrivant la véloroute d’Aiguillon à Cahors.
L’AF3V demande l’amélioration de cet itinéraire en suivant les recommandations de l’étude qu’elle a réalisée en 2001.

Dans l’Aveyron, la situation semble également évoluer positivement.
Suite à mon courrier d’avril dernier, le président du Conseil Général m’informe qu’une « réflexion était en cours concernant la réalisation d’itinéraires de type véloroute » et que l’AF3V (que je représente pour l’Aveyron) y serait associée.
Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution de ce dossier.

Téléchargez ci-dessous le document touristique de la véloroute de la Vallée du Lot traversant le Lot et le Lot-et-Garonne :
Véloroute Vallée Lot-Lot:Lot-et-Garonne.pdf

Téléchargez ci-dessous le courrier du Conseil Général de l'Aveyron :
véloroutes- courrier conseil général 12-280808.pdf

23/07/2008

Prix des carburants dans le Bassin : la concurrence existe-t-elle ?

998d81aae3d0c7652259e4d3a3836366.jpgLa Dépêche du Midi dans son édition de hier, publiait la liste des stations services où les carburants étaient les moins chers en Midi-Pyrénées.
J’ai de suite remarqué que dans l’Aveyron, les stations ou le carburant était le meilleur marché se situaient surtout dans le sud, sûrement grâce à une meilleure proximité de Frontignan.
Mais j’ai réalisé une analyse plus locale avec le site internet des prix des carburants du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Télécharger les tableaux ci-dessous :
prix carburant aveyron.xls

Les quatre plus importantes stations du Bassin, Intermarché à Aubin et Viviez, Géant et Esso à Decazeville ont le même prix pour le gazole et le SP95 : 1,449 euro le litre pour le gazole et 1,519 euro le litre pour le SP 95.
Les deux autres stations Total de Decazeville et Viviez étant plus chères.
On peut déjà être soupçonneux en voyant ces quatre stations afficher les mêmes tarifs.
Mais ma foi, si le prix est intéressant, il n’y aurait pas de quoi fouetter un chat.

Mais malheureusement, ce n’est pas le cas, puisque ces stations se trouvent plutôt dans le milieu du tableau.
Le gazole est beaucoup moins cher aux Intermarché de Vabres-L’Abbaye (1,369), Creissels (1,38), Réquista (1,385), Baraqueville (1,399), Capdenac (1,409), Rieupeyroux (1,42).
Mais il est également moins cher dans les Ecomarché de Bozouls (1,41) et Naucelle (1,413) (même groupe que Intermarché).
Notons également que le gazole est moins cher aux Géant Casino de Millau (1,388) et d’Onet-le-Château (1,399) qu’à Decazeville (1,449)
Même chose chez Esso ou la station service de Villefranche-de-Rouergue (1,409) est meilleur marché que la station Esso de Decazeville.
Le carburant est également moins cher dans de nombreuses stations d’autres distributeurs : Super U, Shoppi, Atac et même chez de nombreux indépendants.

Dans ces conditions, on peut réellement se poser la question de la concurrence sur le Bassin de Decazeville. Y-a-t-il une entente tacite entre les marchands de carburant ?

Les manifestants locaux qui protestent contre la hausse inéluctable des carburants se trompent-ils de cible ? Ne devraient-ils pas aller manifester devant les stations services de Decazeville plutôt que d’embêter les gens, consommer inutilement du carburant et polluer dans des opérations escargot ?

A voir la récente conférence-débat d'Yves Cochet sur la fin du pétrole bon marché.

02/07/2008

Le Conseil Général est en panne

d08a5d258386df1b0b67281307338939.jpgCertes, comme le dit Stéphane Bultel dans « La dépêche du Midi » du 19 juin, le nouveau président du Conseil Général de l’Aveyron qui bénéficie d’une majorité encore importante, fait du surplace.

Mais les récriminations de Stéphane envers le président Luche sont plus sur la forme que sur le fond. En lisant cet article on s’aperçoit que la majorité et la minorité sont d’accord sur pratiquement tout, notamment le programme démentiel routier, basé sur la vieille économie : celle qui agonise un peu plus tous les jours, celle qui favorise la pollution, le réchauffement du climat, l’artificialisation des sols, la destruction de la biodiversité, mais également celle qui facilite l’ultra-libéralisme, les délocalisations (surtout internes en Aveyron), les inégalités sociales et est peu créatrice d’emplois.

Pourquoi défendre comme la droite, un programme routier qui va vampiriser une grande partie des finances du département et anéantir tous les moyens à mettre d’urgence en œuvre en matière d’aide sociale, de protection de l’environnement, de développement des transports collectifs, d’aide à l’équipement des communes… ?
Déjà, comme je le prédisais lors de la campagne des cantonales, le président Luche parle d’augmentation de la fiscalité départementale.
La A 75 gratuite (à part le mini péage du viaduc) et le doublement de la RN 88 sont une insulte aux peuples qui souffrent déjà fortement du réchauffement climatique, un mépris des générations futures, mais également un non-sens économique à l’heure où les coûts énergétiques explosent et les ressourcent deviennent rares.

La pétition parue hier dans le Monde et le Figaro à l'initiative du Syndicat mixte d’étude et de promotion de l’Axe Toulouse-Lyon, signée par de nombreux socialistes dont Martin Malvy, Pierre Cohen et Ludovic Mouly est inquiétante.
Au nom de « l’équité nationale », d’un « enclavement routier et ferroviaire », se recommandant du « Grenelle de l’Environnement » (?) et portant un projet pilote qui se veut « la première infrastructure conçue selon le principe du développement durable » (?), réalisé suite à « large concertation » (?), tous demandent à ce que l’Etat s’engage fortement et rapidement.
On peut noter déjà que le transport ferroviaire est pratiquement oublié dans cette pétition. Pas de demande à l’Etat pour un doublement, ou au moins un aménagement de la voie ferrée Toulouse-Séverac.
Non, je le répète, un doublement de la RN 88 ne procèdera jamais du développement durable. Une infrastructure qui favorisera le transport routier, qui contribuera à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre, à la destruction d’habitats naturels, à la compartimentation d’espaces naturels rares, au déplacement d’entreprises qui vont quitter le reste du département pour aller le long de cet itinéraire… ne peut qu’être néfaste à notre territoire et à la planète en général.
Les associations environnementales ne s’y sont d’ailleurs pas trompé en quittant le comité de pilotage de la charte : « Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable » ».

Oui, le changement au Conseil général passera par une véritable alternance, comme le dit Stéphane Bultel. Mais le changement des hommes ne suffira pas. Il faudra également faire d’autres propositions que celles que défendent la droite et la gauche au Conseil Général de l’Aveyron si l’on veut réellement une autre société dans un monde vivable.

Si la gauche et les écologistes veulent gagner les prochaines élections, il est indispensable de répondre au plus près aux préoccupations des Français et de ne pas singer la droite.
Gagner des élections par défaut, parce que les électeurs en auraient assez de la droite et de Sarkozy, pour leur proposer ensuite le même programme ou à peu près, serait suicidaire.
Travaillons ensemble sur un programme réellement novateur basé sur une économie respectueuse de nos ressources et de notre environnement, sur la solidarité, sur la convivialité, le plaisir d’échanger et d’apprendre des autres, une société où l’homme et la nature en seraient le centre.
Même en Aveyron.

L'article de La Dépêche du 19 juin :
panne generale pour l'aveyron-bultel.doc

Samedi 12 juillet, grande manifestation « pour un monde sans nucléaire » à Paris

84f30454af5eb4033e3a2605172aa00a.pngLes Verts seront présents en nombre le samedi 12 juillet à Paris pour demander un « monde sans nucléaire ».
Cette manifestation organisée par « Sortir du nucléaire », réseau regroupant 823 associations anti-nucléaires en France, est extrêmement importante. Elle se situe la veille du rassemblement des 13 et 14 juillet où Nicolas Sarkozy recevra à Paris des dizaines de chefs d’Etat de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen pour les convaincre entre autre de se lancer dans cette production d’énergie mortifère, polluante et épuisable.

Tous à Paris, le samedi 12 juillet, pour dire NON au nucléaire et OUI aux alternatives énergétiques, seules porteuses d’avenir !



Retrouvez Didier Anger en Podcast pour tout savoir sur le nucléaire en France et dans le monde

Lisez la lettre électronique des Verts, Vert Electro, sur ce dossier

26/06/2008

Les déchets nucléaires reviennent en Aveyron

8181f7ac246f9dea5656ba29d502b942.jpgOn croyait être débarrassé des déchets nucléaires que voulait envoyer l’ANDRA dans l’ouest Aveyron sur le site granitique de Sanvensa.
Les voilà qui reviennent. Certes, ce ne sont pas les mêmes déchets. Ceux-ci sont de faible activité mais en grande quantité et surtout à durée de vie longue (5 000 ans).
Quatre cantons sont concernés : Capdenac-Gare, Najac, Villefranche-de-Rouergue et Villeneuve.
Il est pitoyable de voir les arguments de certains élus locaux de droite comme de gauche pour éviter que ces déchets ne viennent sur leurs territoires : nos territoires sont magnifiques, les déchets nucléaires vont faire fuir les touristes, cela va aller à l’encontre de l’agriculture et des entreprises agroalimentaires locales…
Bref, leurs territoires sont les plus beaux, les plus protégés ; ces déchets, ils n’ont qu’à les mettre ailleurs, mais pas chez nous.
Ca, c’est de la politique ! Politique de l’autruche et de l’inconscience !
Seuls, l’association Serènes Sereines et les Verts disent : pas de centre de stockage de déchets nucléaires, ni ici, ni ailleurs !

7e692ec43c08b9d4dac206eb3e20567e.jpgD’où proviennent ces déchets ? Des 58 centrales nucléaires actuellement en activité en France. Le fond du problème est là. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’élus pour remettre en cause cette industrie mortifère et polluante pour des milliers de générations. Pas un ne dit : si nous ne voulons plus de déchets nucléaires, il faut d'abord arrêter d'en produire et donc il faut arrêter les centrales nucléaires et éviter également d’en vendre à toutes les dictatures de la planète.

Voilà ce que l’on aimerait entendre d’élus responsables à la place des discours hypocrites et démagogiques dont ils nous font part sur ce sujet.
La palme de l’hypocrisie revient sans aucun doute à Serge Roques, puisqu’il a défendu à l’assemblée nationale la loi de programme du 28 juin 2006, relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs, loi qui fait que ces déchets arrivent chez nous. Dans un courrier qu’il m’avait envoyé faisant suite à une carte-pétition de ma part pour m'élever contre le projet de loi, il écrivait qu'elle « s’inscrit dans une démarche cohérente et responsable vis-à-vis des générations présentes et futures ».
Il faudra qu’il nous explique pourquoi il refuse que Villefranche-de-Rouergue accueille un centre de stockage s’il en va de l’avenir « des générations présentes et futures ».

12/06/2008

Deuxième édition de la Journée de l’énergie éolienne

4a5c54437978203e3eea681dc5cf8f9e.jpgNous étions présents l’an passé pour la première édition de cette animation dans l’Aveyron. Elle avait connu un énorme succès puisque des centaines de personnes se sont retrouvées au parc éolien de Viarouge.
Cette année, cette animation européenne se déroulera localement le vendredi 13 juin 2008 de 14 H à 17H sur le parc éolien de Canet-de-Salars.

Cette journée permettra aux professionnels de dialoguer avec la population sur l’intérêt de la filière dans le bouquet énergétique Français et la façon dont la concertation se fait avec la population locale, les élus et les administrations en charge de l’instruction de ces dossiers.

Durant cet après-midi, des professionnels de l’éolien exerçant dans l’Aveyron, seront sur place pour parler de leur métier et répondre à toutes vos questions sur leur activité.

Le regroupement de professionnels de l’éolien en Aveyron comprends, ADELIS - COMPAGNIE DU VENT – EDF EN – ENERIA – ENERPOLE – EVO – GAMESA – JUWI – RDE NEO ENERGIA – VENTURA.

Téléchargez le plan pour vous rendre à cette journée ci-dessous :
accès.jpg


997f2d22772b57cc09e6be2f234dfa6b.jpgLes adeptes des énergies renouvelables en Aveyron pourront faire d’une pierre deux coups puisque ce même 13 juin de 9 h 30 à 16 h, se déroulera les portes ouvertes de la centrale photovoltaïque de 1 460 m2 raccordée au réseau de Dominique Bru au Maubert à Salles-Curan.
Cette installation, posée en toiture sur un bâtiment agricole, a été réalisée par une entreprise de Capdenac-Gare, Mecotech


Téléchargez l'invitation :
photovoltaïque salles curan.pdf

S'inscrire ici

12/05/2008

Jean-Louis Chauzy en sauveur du rail

fc2d5f3492c8c5ad8d294f6e3b14e74d.jpgDifficile de trouver plus mauvais porte parole pour défendre le fret ferroviaire en Midi-Pyrénées que Jean-Louis Chauzy.
Confier deux études sur l’avenir du fret ferroviaire au président du CESR, grand défenseur de la RN 88 à deux fois deux voies et du transport routier en général et également grand défenseur du transport aérien, revient à saborder tout simplement le rail.
On voudrait tuer ce mode de transport que l’on ne s’y serait pas pris autrement.
C’est peut-être ce qu’a voulu faire le Préfet de Région, représentant de l’Etat, en confiant cette mission à M. Chauzy.
Nous aurons bien sûr encore droit à des discours lyriques sur le « développement durable », sur le « Grenelle de l’Environnement » qui recommande le transport par rail, mais au final, tous les grands moyens seront donnés à la route et à l’aérien, les deux modes de transport les plus polluants. Pour se donner bonne conscience, on attribuera peut-être quelques miettes pour éviter que le transport de marchandises par rail ne descende en dessous de 10 % du trafic total de marchandises en Midi-Pyrénées.

C’est un rééquilibrage complet des modes de transports qui doit être réalisé en Midi-Pyrénées et en France. En donnant les gros moyens aux modes de transports les moins polluants : le rail, les transports collectifs et les circulations douces pour les particuliers, le rail pour les marchandises.

Mais nous devons avant tout nous interroger sur l’utilité réelle de tous ces déplacements de marchandises, sur leurs contributions au réchauffement climatique, à la destruction de l’environnement en général, aux délocalisations...
Cela revient à remettre en question l’un des dogmes de cette mondialisation ultra libérale qui veut que les flux financiers et de marchandises prévalent sur toute considération sociale, environnementale ou de droits de l’Homme.

Monsieur Chauzy est-il prêt à remettre en question ce dogme ?
L'a-t-il été même ?


SAUVONS LE FRET FERROVIAIRE
Vidéo envoyée par calmettes

Le transport des marchandises par rail est actuellement mis à mal par nos gouvernants alors qu'il est moins polluant et plus sûr que le transport routier.
Images de trains miniatures prises lors du Festirail 2008 à Capdenac-Gare dans l'Aveyron

24/04/2008

Tchernobyl : déjà 22 ans et le danger de plus en plus présent

c157ea381b07d8e73df3f3f3e8834a23.jpgL'association "Serènes sereines" appelle ses adhérents et sympathisants à se retrouver ce samedi 26 avril, à 11 h 30, devant la stèle de granit située dans le jardin de l'hôtel de ville de Villefranche-de-Rouergue. Une gerbe sera déposée à cette occasion.
Les membres de l'association avancent leurs motivations : « Nous devons toujours rappeler que le nucléaire n'est pas une énergie propre car des déchets très dangereux pour des milliers d’années sont produits, que le risque d’accident est plus que jamais présent et que ce n'est pas une énergie renouvelable. De plus, le minerai en totalité importé, notamment dans des conditions douteuses comme au Niger, va se raréfier et est de plus en plus cher ».
« Nous ne devons pas oublier que le site granite de Sanvensa a été retenu en 2000 par la « mission granite » comme site potentiel d'installation d'un laboratoire, en vue du stockage en couches géologiques profondes des déchets ultimes les plus dangereux »
. Aussi, les "Serènes sereines" veulent insister sur la dangerosité des sites nucléaires. « Nous ne devons pas oublier les victimes de Tchernobyl, les "liquidateurs" qui se sont sacrifiés pour ensevelir le réacteur sous des tonnes de béton, au péril de leur vie ou de leur santé », rappellent-ils.
Je serai à Villefranche-de-Rouergue samedi matin.

De nombreuses actions en France et dans le monde sont prévues samedi dans le cadre de la Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire appelée « Chernobyl Day »

124a4de0005261d32421e49cda1a0fd9.jpgPendant ce temps, on apprends que ce mercredi 23 avril vers 18h30, une dizaine de policiers ont fait irruption à Pertuis (84) chez Jean Marcon, président de l'association Médiane et représentant du Réseau "Sortir du nucléaire" en Provence. Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au commissariat de Manosque. Son appartement a été laissé dans un état déplorable par la police (cf photo).

Le prétexte de cette arrestation est la simple diffusion d'un tract dénonçant la construction en cours du réacteur ITER à Cadarache (13), non loin de Pertuis. Or, bien qu'étant en pointe dans la lutte contre ITER, l'association Médiane assure qu'elle n'est pas responsable de ce tract.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette arrestation arbitraire et demande la libération immédiate de Jean Marcon.

Après la mise en garde à vue par la DST, le 25 avril dernier, de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", cette nouvelle arrestation démontre qu'il y a en France une véritable "chasse aux militants antinucléaires". Cette inquiétante dérive est à mettre en regard de l'obsession pronucléaire de M Sarkozy et de ses efforts pour vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc).

La France est de moins en moins bien placée pour donner des leçons au reste du monde au sujets des Droits de l'homme, et cela est en particulier dû à la politique nucléaire, civile et militaire, de la France.
Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement mais aussi à la Démocratie.

08:40 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer |

09/04/2008

Energie et transports : sus aux pauvres

0cb844d766e80ddb5d879a7b47ecd66b.jpgLe gouvernement va décider arbitrairement d’augmenter le prix du gaz de 5,5 % afin de plaire aux actionnaires de Gaz de France et de Suez qui va rentrer dans le capital de l’ex entreprise publique. Cette augmentation fait suite à de nombreuses augmentations de tarifs du gaz dont la dernière en janvier dernier de 4 %.

Cette hausse tombe très mal après qu'une récente étude de l’ADEME démontre que ce sont les ménages les plus pauvres qui sont les plus touchés par les coûts en augmentation des énergies.
Les dépenses des ménages en gaz et fioul domestique pour les besoins de chauffage représentent 6,5 % des revenus des 10 % les plus pauvres en zones rurales quand ils ne représentent que 1,7 % des revenus des 10 % les plus riches toujours en zones rurales.

c0a2a0d9466a11209e926cb91dde8555.jpgEn 2001, le poids des dépenses énergétiques des 20% de ménages les plus pauvres, en pourcentage de leur revenu net d’impôt, était 1,6 fois supérieur à celui des ménages les plus aisés. En 2006, la part des dépenses énergétiques des plus pauvres est 2,5 fois plus élevée que celle des plus riches.

719db50cd343032e1b5e6dbda5dfd490.jpgMais il faut bien reconnaître que les ménages les plus touchés sont ceux qui se chauffent à l’électricité. Si le coût en francs constants de cette énergie n’a pas augmenté depuis 1995, c’est grâce à des financements extérieurs notamment avec nos impôts et taxes. Mais l’électricité reste et de loin l’énergie la plus chère… et est une des plus polluante en l’utilisant comme mode de chauffage.
C’est une analyse encore confidentielle de RTE et de l’ADEME, citée par Thierry Salomon dans la revue « La Maison Ecologique », qui le dénonce.

En même temps, on apprend aujourd'hui la fin de la prise en charge par l’Etat des tarifs sociaux de la SNCF, dont la carte famille nombreuse.
Cette mesure autant anti-sociale qu'anti-écologique, va toucher bien sûr les plus pauvres qui bénéficiaient de cette carte pour se déplacer.

Il faut bien trouver des moyens pour financer les 15 milliards d’euro annuels donnés aux plus riches.

Le problème avec les pauvres, c’est qu’on ne peut pas leur prendre beaucoup d’argent, mais l’avantage c’est qu’ils sont nombreux… et de plus en plus nombreux malheureusement.

Voilà la politique sociale de Sarkozy et de l’UMP.

27/03/2008

Le nucléaire est dangereux, mais il ne faut surtout pas le dire

Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire », fédération de 810 associations, a été placé mardi dernier en garde à vue durant une dizaine d’heures par la DST pour avoir édité sur le site internet de l’association un document classé « confidentiel défense ».
Pour cela, le délit retenu de « compromission du secret de la défense nationale » pourrait lui valoir une peine de prison de 5 ans et une amende de 75 000 euros.
Que dit ce document : il reconnaît que le réacteur EPR, que notre VRP de président est en train d’essayer de vendre en autre au premier dictateur venu (Libye, Chine…), n’est pas conçu pour résister au crash suicide ou la chute accidentelle d’un avion de ligne.

Dans un pays réellement démocratique, Stéphane Lhomme devrait au contraire être remercié pour une telle information. Mais en France, l’opacité et la désinformation portée par cette industrie mortifère, basée sur une pseudo indépendance énergétique (alors qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France), sur le mensonge de non production de gaz à effet de serre et sur la sûreté des installations, sont légaux.

Alors que de plus en plus de pays veulent sortir du nucléaire, pour des raisons de coûts et des raisons environnementales, le combat en France du réseau « Sortir du nucléaire » et des Verts est plus que jamais d’actualité.

Avions nucléaires
Vidéo envoyée par LesVertsFrance

Les Verts soutiennent Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

07:25 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer |

30/01/2008

Environnement et élections municipales

089413ac2eb7ddc9b853cd6d902faae1.jpgA l’occasion des futures élections municipales, l’association Action Environnement, association Aveyronnaise agréée de protection de l’environnement et affiliée au réseau Midi-Pyrénéen Uminate, va envoyer aux futurs candidats un dossier intitulé « 50 actions pour l’environnement dans la commune ».
L’urbanisme et l’aménagement de l’espace, l’eau et l’assainissement, les déchets, l’énergie, les déplacements et les transports constituent les thèmes de ce document.
Cinquante actions qui n’ont rien d’utopiques et découlent en grande partie de la réglementation déjà en vigueur ou à venir.
Au regard de ces propositions, je suis assez fier de voir que beaucoup sont déjà appliquées à Decazeville et sur le territoire de la Communauté de Communes Decazeville-Aubin.
Mais il reste des efforts à faire en matière d’urbanisme pour éviter un mitage de l’habitat, en matière de préservation des richesses naturelles (qu’allons nous faire des terrains que nous allons acquérir des Houillères ?), de fuites du réseau d’eau potable, d’économies d’énergies…

Voilà un document indispensable pour tout candidat aux municipales à télécharger ci-dessous
Action Environnement-Municipales.08.pdf

6e5852b67926ad0252f63455394f3f47.jpgAutre document à télécharger : Manifeste pour une ville en Vert, texte adopté à l’unanimité du conseil national des Verts le samedi 26 janvier 2008
manifeste ville en vert.pdf

Troisième document à télécharger en cliquant içi. Il est édité par la Fondation Nicolas Hulot : le Guide de l’éco-électeur

Quatrième document : Le rural est aussi un enjeu pour les Verts !
Par Jacques Muller, maire de Wattwiller, sénateur Verts du Haut-Rhin


Bonne lecture aux candidats et aux électeurs

26/01/2008

L’Espagne va sortir du nucléaire

18c59afee9c199720f8d5adee8a6bcd0.pngL’information est passée à la trappe en France, ou l’on préfère dans ce domaine, commenter les qualités de VRP de notre Président de la République et s’extasier devant les prétendus succès de cette industrie mortifère.

L’Espagne a décidé de fermer progressivement ses huit centrales nucléaires. Pour prendre cette décision, José Luis Zapatero et les socialistes Espagnols ont évoqué une disparition nécessaire parce que le nucléaire est « trop cher et trop dangereux ». « «Nous mettrons en place le remplacement graduel du nucléaire par des énergies plus sûres, plus propres et moins onéreuses.»

Pendant ce temps, des ONG remettaient à Davos en Suisse le « Prix de la Honte » à Areva.
Désignées par des ONG du monde entier, 40 sociétés étaient en lice pour "l'Oscar de la honte" de l'entreprise la plus irresponsable. C'est le géant du nucléaire français qui rafle la mise en cumulant le Public eye award et le prix du public (7776 votes d'internautes contre seulement 1623 à Bayer) pour avoir "extrait de l’uranium dans des conditions totalement scandaleuses" au Niger.

Lire l'article de Libération

fec38d91687bdbce9c964bef9d4dc0ec.gif



L’Espagne enfouit l’avenir du nucléaire

De notre correspondant à Madrid FRANÇOIS MUSSEAU
QUOTIDIEN : vendredi 25 janvier 2008


Le zéro nucléaire : c’est l’objectif affiché par les socialistes espagnols. Au moment même où Londres veut construire davantage de centrales, où Paris vend sa technologie du Maghreb à la Chine et où Washington prévoit d’allonger la durée de vie de ses réacteurs, Madrid veut orchestrer la fin de ses installations nucléaires. Mardi, José Luis Zapatero a donné son feu vert pour que cette «résolution ferme» soit mentionnée dans le programme électoral de son parti, le PSOE, dans la perspective des législatives du 9 mars, où la gauche est donnée légèrement favorite. Il ne s’agit pas, bien sûr, de décréter la fermeture immédiate des 8 centrales espagnoles, pour d’évidentes raisons logistiques et de sécurité. Mais, assure le chef du gouvernement, pas question de maintenir en vie les réacteurs «au-delà du nécessaire».

Lire la suite

20/01/2008

Examen thermographique de bâtiments du patrimoine communal de la ville de Decazeville

be69b7a69a0c0906c0ebaa01612af119.jpgDe 2004 à 2006, des actions efficaces ont permis de réaliser des baisses de consommations énergétiques sur le patrimoine et les activités de la commune de Decazeville de l’ordre de 455 000 kWh (-8,8 %), qui ont favorisé la baisse de 110 tonnes (-11,80 %) des rejets de CO2 dans l’atmosphère et des économies de l’ordre de 45 000 euros (12,6 %).
Toutes ces actions répondent au Plan Climat Local mis en place par la communauté de communes dans le cadre de notre Agenda 21.
La Mairie, désirant poursuivre sur cette voie, a décidé de travailler sur les économies d’énergies a réaliser sur certains bâtiment communaux.
33b702d85730d9751297ca58de198e1e.jpgPour cela, elle a réalisé avec l’aide de l’Agence Locale de l’Energie Quercy-Energies, qui possède une antenne à Decazeville, un examen thermographique de ces bâtiments.
De cet examen, dépendront les travaux à réaliser, notament en matière d’isolation.

14/12/2007

Dernières sorties studieuses avant les campagnes électorales

f3bea6c8710fb1f6311f96e6eea1fec4.pngJe n’ai pas eu beaucoup de temps ces derniers temps pour écrire quelques notes sur ce blog. Outre le travail habituel à la mairie, je suis allé piocher quelques idées dans divers endroits.
A Paris tout d’abord, ou je me suis rendu au Salon « Pollutec » et le lendemain au Salon « Bâtir écologique ».
La semaine passée je me suis rendu au Salon « Energaia » à Montpellier, salon dédié aux énergies renouvelables et à l’éco-constrution, ou j’ai pu constater que le Salon "Eco-Energies Midi-Pyrénées" de Decazeville organisé par la communauté de communes Decazeville-Aubin était en avance, toutes proportions gardées.
Enfin, grâce à l’initiative de Gérard Onesta, Vice-Président du Parlement Européen et de son équipe, j’étais du voyage en début de semaine à Fribourg et à Strasbourg avec d’autres adhérents Verts du Grand Sud-Ouest.
La visite de Fribourg en Allemagne et de son fameux quartier Vauban constitue un véritable exemple de ce que peut être une cité écologique.
67d91247d25d7e904c00eae5a410148c.pngLe lendemain, nous étions à Strasbourg au Parlement Européen, guidés par Gérard Onesta, ou nous avons pu assister à la proclamation et à la signature de la Charte des droits fondamentaux et à un discours d’Abdullah II, roi de Jordanie.

Voici un petit film de la visite de Fribourg

FRIBOURG - VERTS - 11:12:07
Vidéo envoyée par calmettes

Visite pluvieuse de Fribourg et du fameux quartier Vauban, par une délégation des Verts du grand Sud-Ouest, à l'initiative de Gérard Onesta, vice-président du Parlement Européen

12/10/2007

Les énergies renouvelables, énergies du futur... en Allemagne

d40bdaf0bd40558b3770646804401758.pngLes détracteurs de l’éolien reprochent à cette énergie son intermittence. En effet, lorsqu’il y a moins de vent ou plus de vent du tout, les éoliennes tournent moins vite ou ne tournent plus du tout. Les Allemands, qui ont décidé la sortie du nucléaire, ont bien compris que c’est la complémentarité des énergies renouvelables qui peut assurer la régularité de la fourniture en énergie verte.

« Le projet-pilote «EE – Regenerative Kombikraftwerk» reliera 36 centrales isolées fonctionnant à l’énergie solaire, éolienne, hydraulique ou à base de biomasse. Le but : livrer de l’électricité à toute heure et quelle que soit la météo, dans tout le pays. Et permettre ainsi de compenser les inégalités régionales en termes de ressources énergétiques.
Les trois entreprises, Enercon GmbH, SolarWorld AG et Schmack Biogas AG ont présenté mardi à Berlin ce système novateur. A terme, il devrait permettre de relier et de réguler des centrales produisant chacune de manière isolée de l’électricité à partir d’énergie renouvelables. Une fois opérationnel, ce dispositif est censé couvrir 100 % des besoins en électricité de l’Allemagne.
«Le Kombikraftwerk montre que les énergies renouvelables livrent assez d’électricité, qu’elles sont régulables à tout moment, peuvent fonctionner en association et se compensent l’une l’autre via le réseau» , a souligné Ulrich Schmack, président de Schmack Biogas AG. »


Qui a entendu parler en France de cette information pourtant relayée par l’AFP ? Pas un seul journal n’y a fait mention. Seul, Batiactu y a consacré un article.
Nous assistons actuellement en France à un battage médiatique, TV et presse, pour discréditer une énergie que tous les autres pays européens développent avec l’assentiment des populations.
A qui profite le crime ?

A revoir, dans la suite de cette information, l’interview visionnaire d’Yves Frémion parlant de la complémentarité des énergies renouvelables, réalisée le 15 juin dernier à Viarouge lors de la journée européenne de l’énergie éolienne.

10/10/2007

Rallier Rodez à Paris le plus écologiquement possible

Nos amis de « La Dépêche du Midi » dans leur édition aveyronnaise du 9 octobre faisaient une comparaison d’un trajet aller-retour Rodez-Paris selon qu’il était réalisé en train, en voiture ou en avion.
Leur comparatif portait uniquement sur le temps de trajet et son coût.
Alors que le réchauffement climatique menace notre avenir et que le « développement durable » fleurit dans tous les médias et les discours politiques, il manque à mon avis à cette enquête une donnée importante.
Quel est l’impact sur l’effet de serre de chacun de ces déplacements ?

82efa17462c2d4cd01df39a75fdad65d.jpgC’est ce que j’ai réalisé avec l’EcoComparateur mis en place par la SNCF en collaboration avec l’ADEME (cliquez sur la première photo pour agrandir ou cliquez sur la pièce en pdf jointe plus bas).
Pour un aller-retour Rodez-Paris, la production de CO2 pour un trajet en train est de 8 kg ; elle est de 143 kg en avion et de 243 kg en voiture si vous êtes seul dans le véhicule. Mais seul le CO2 est comptabilisé.
Si l’on comptabilise tous les gaz à effet de serre, le train en produit sur le même trajet 48,6 kg, la voiture 228 kg, et l’avion 577 kg.

ec050592a5cf9bc5b432860c345d2d61.jpgPour une réelle analyse environnementale de ce déplacement, on pourrait également comptabiliser l’impact de la production de déchets nucléaires (train Brive-Paris), la SNCF ayant cédé ses parts de SHEM (barrages hydrauliques) à Electrabel (groupe Suez), les risques que ces déplacements font peser sur l’environnement (artificialisation des sols, extraction et transport du pétrole et de l’uranium, pollutions accidentelles diverses…), sans parler des risques économiques et des risques de tensions internationales dus à la raréfaction des ressources énergétiques utilisées (essence, kérosène, uranium…).
On peut toujours dire que, ramenées à un voyage individuel, ces données environnementales sont insignifiantes. Mais multipliées par un nombre important de personnes dans toute la France et tous les jours, cela devient très important.
On voit donc que, si une analyse en termes de coût et de temps de trajet est importante, une analyse poussée en incorporant les données environnementales serait souhaitable pour éclairer au maximum les futurs voyageurs dans leurs choix de mode de transport.

Je dois rajouter, qu’il y a quelques jours, La Dépêche du Midi dans son édition du Grand Toulouse avait déjà fait la comparaison uniquement en terme de temps de trajet, d’un déplacement à vélo, en voiture et en métro à l’intérieur de Toulouse, sans incorporer leurs coûts ainsi que l’impact sur l’environnement de chaque mode de déplacement.

L’environnement est devenu une composante importante dans la vie des Français, et la presse devrait y consacrer une place objective.
Mais il est vrai qu’il doit être très difficile pour les médias de remettre en cause certains modes de transport, surtout dans une ville et une région qui ont choisi de se vouer corps et âme à l’industrie aéronautique, secteur dont on voit un peu plus tous les jours les limites et les dérives, quelles soient environnementales, économiques ou sociales.

rodez-paris - ges.pdf

Voir à la suite, les deux articles de La Dépêche du Midi

Lire la suite

01/10/2007

Les transports et l’habitat en Midi-Pyrénées font peser de lourdes menaces sur l’environnement

32dd732d2b96189d5c36cc115844ad88.jpgLa lecture des 46 indicateurs régionaux de développement durable, résultat d’un partenariat entre l’Insee et la Région Midi-Pyrénées qui s’est engagée dans une démarche Agenda 21, démontre les faiblesses et les risques auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs indicateurs font ressortir l’impact d’un habitat étalé et de l’usage de la voiture individuelle dans la région. L’étalement urbain, qui se traduit par une croissance démographique plus élevée dans l’espace périurbain peu dense, fait croître le recours à la voiture individuelle et l’artificialisation de cet espace par la construction d’espaces bâtis, de routes, de parkings, de zones commerciales... . La surface bâtie par habitant augmente plus vite en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en France, l’habitat individuel, peu dense, y étant très développé. La dispersion de l’habitat, comme les déplacements domicile-travail accroissent aussi les consommations d’énergies : l’importance de l’habitat individuel, le faible recours au chauffage urbain et l’ancienneté du parc augmentent les besoins énergétiques de chauffage.
L’accroissement des consommations d’énergie se traduit en émissions supplémentaires de gaz à effet de serre. Au total, tous ces phénomènes se traduisent dans l’empreinte écologique d’un habitant de la région.

Quelles solutions proposer face à ces menaces ?
La première est d’encourager les populations à venir habiter dans les centre-villes et les centre-bourgs en facilitant la rénovation de l’habitat existant et la construction d’un habitat de petit collectif de qualité.
L’étalement urbain et le mitage de l’habitat en zones rurales participent à l’artificialisation des sols, mais ont également un coût conséquent pour les collectivités (réseaux, voirie…).
Cet habitat doit bien sûr être de qualité, peu consommateur d’énergies (voire producteur), confortable et sain. De plus, cette densification de l’habitat permettrait d’envisager des modes de chauffage collectif (réseaux de chaleur).

Concernant le transport des personnes, l’offre de transports en commun (bus, trains) doit être multipliée, tant en zone rurale qu’urbaine. Il en est de même pour les circulations douces : l’usage du vélo et de la marche à pied doivent être encouragés par des infrastructures assurant une complète sécurité et la complémentarité avec les autres modes de déplacements.

Concernant le transport des marchandises, un indicateur nous apprends que la part du fret ferroviaire décroît en Midi-Pyrénées au profit du transport routier ; elle était à peine de 15 % en 2004.
La construction de nouvelles infrastructures routières comme le doublement de la RN 88, véritable aspirateur à camions, ou la construction d’une RN 140 bis passant par Rignac, sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire : doublement de la voie ferrée de Toulouse à Séverac et amélioration des plateformes de fret ferroviaire de l’ouest aveyronnais.
Le contraire de ce que font actuellement le président du Conseil Général de l’Aveyron et ses amis du gouvernement.

Télécharger ces indicateurs