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09/11/2010

Transportons-nous en Aveyron

rn88 - borne.jpgLa conférence départementale sur les transports terrestres est déjà ficelée

L’idée d’une « conférence départementale sur les transports terrestres » voulue par le président du conseil général de l’Aveyron était séduisante. On pouvait s’attendre à des débats où chacun aurait pu défendre ses positions et au final, faire une synthèse qui serait la voix de l’Aveyron. Mais hélas, ce ne sera pas le cas, tout est déjà ficelé. Elle ne servira en fait qu’à entériner et faire la promotion du doublement de la RN 88 et de la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Deux projets inutiles, obsolètes et ruineux pour les Aveyronnais comme je l’ai démontré dans les notes précédentes.

Il est vrai que le président du conseil général n’a pas changé de stratégie d’un iota depuis quelques mois. Il participera au financement de la future LGV si l’Etat l’aide à financer le doublement de la RN 88 de Rodez à Séverac.

Le courrier qu’il vient d’envoyer à Borloo confirme cette demande. Il demande l’inscription de la RN 88 au SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport)… pour pouvoir accéder plus rapidement au TGV ! Où veut-il aller prendre le TGV ? A Clermont-Ferrand ou à Montpellier ? Il vaudrait mieux inscrire au SNIT la rénovation de la ligne Beziers-Neussargues à ce moment-là.

Tout comme il faut à tout prix défendre l’inscription de la ligne POLT au SNIT.

Heureusement le doublement de la RN 88 a du plomb dans l’aile. Les caisses de l’Etat sont vides.

Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, répondant en Commission de développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale le 2 novembre dernier au député lozérien Françis Saint-Léger sur le « désenclavement » souhaité du Massif Central » par le doublement de la RN 88, s’est montré assez vague : « un grand nombre d’aménagements sont prévus tout au long de cet axe structurant, dont certains figurent au SNIT. Mais nous n’avons pas de projet d’ensemble pour la rénovation de l’itinéraire »


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L’ADM 12 file prendre l’avion à Toulouse pour aller à Paris

L’ADM (l’Association des Maires) de l’Aveyron devrait être exemplaire dans ses déplacements en faisant notamment la promotion des transports collectifs les moins chers, les moins polluants et les plus utiles pour les Aveyronnais. Et bien, figurez-vous que pour se rendre au prochain Congrès des Maire à Paris, elle propose ni plus ni moins à ses adhérents un voyage en avion… et au départ de Toulouse ! Sans doute pour faire la promotion de la RN 88 puisque le trajet vers Toulouse est prévu en bus. Bravo pour le bilan carbone de l’opération et la promotion du rail. Les contribuables locaux et les cheminots apprécieront.


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TIPP et rail

Durant la séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées d’hier consacrée aux orientations budgétaires, Martin Malvy a proposé une augmentation légère de la TIPP. J’y suis plutôt favorable dans la mesure ou les recettes de cette TIPP permettront d’améliorer les infrastructures ferroviaires servant aux déplacements quotidiens des Midi-Pyrénéens, aux TER en particulier, et non à participer au gouffre financier d’un TGV réservé principalement à une élite qui se déplace de capitales en capitales.

Lors de cette séance plénière, le Groupe Europe Ecologie a déposé un amendement pour modifier l'affectation de ces recettes (qui devaient financer la prochaine LGV) afin que ces crédits servent à améliorer et à moderniser le réseau ferroviaire existant. 

Pour lire l'intervention de François Simon en séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées concernant le financement de la LGV, cliquez ici

Avant de passer au vote de la Décision Modificative 2 portant sur le financement de la LGV, Guillaume Cros a présenté pour le Groupe Europe Écologie une proposition d'amendement. Les élu-e-s demandent la suppression d'un paragraphe proposant une autorisation de programme d'objectif de 102,387 millions d'euros, dans le but d'anticiper la signature d'une convention de financement de la LGV entre Tours et Bordeaux. Par ailleurs, Guillaume Cros a également demandé que soit ouvert un grand débat sur la question du financement des lignes LGV.
L'amendement n'ayant pas été retenu  les élu-e-s Europe Écologie se sont abstenus  lors du vote de la Décision Modificative 2. 


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Versement Transport

Dans cette même séance plénière, Martin Malvy a demandé la généralisation du versement transport, cotisation sociale minime que doivent actuellement payer les entreprises de plus de 9 salariés aux collectivités étant AOT (Autorité Organisatrice de Transport).

Cette demande rejoint celle que la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) a proposée lors de son assemblée générale le week-end dernier à Nancy. La FNAUT propose de généraliser le versement transport des entreprises à tout le territoire et d’y inclure les entreprises de moins de neuf salariés.

Je suis bien sûr favorable à cette option qui permettra aux collectivités de répondre un peu mieux à la demande des habitants de leurs territoires en matière de transports collectifs.


Quand le ministre de l'écologie se bat contre la réduction des rejets de gaz à effet de serre

Hervé Kempf, dans un article plein de bon sens paru sur son blog et dans le Monde, essaie de comprendre le comportement de Borloo lors des grèves pour le retrait de la réforme des retraites.

"Quelle est la conséquence du mouvement social qui prive une partie des automobilistes de leur essence ? Une baisse des émissions de gaz à effet de serre, bien sûr ! Or plutôt que de saluer les travailleurs qui sacrifient leur salaire pour bloquer les dépôts d’essence, plutôt que de féliciter les Français de supporter ce désagrément avec assez bonne humeur, plutôt que de montrer l’exemple en roulant à vélo, que fait le ministre de l’écologie ? Il s’obstine, nuit et jour, à faire venir des carburants de l’étranger. Ce garçon n’a pas son bon sens."

07/11/2010

Transports ferroviaires pour les Aveyronnais : LGV ou POLT

Liaisons ferroviaires Aveyron - Paris : l’existant

La ligne POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), que les Aveyronnais de l’ouest et du centre du département récupèrent à Brive, est le trajet historique et le plus direct pour se rendre à la capitale. Il est pour le moins curieux de vouloir passer par Montauban et Bordeaux pour aller à Paris de l’Aveyron. 

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Mais on s’est appliqué à dévaloriser cette ligne. Dans les années 1975-1980, le Capitole réalisait un Paris-Cahors en 4 h 52 mn. Le temps aujourd’hui est de 5 h 17, soit 25 minutes de plus. Sans oublier les retards fréquents qui contrarient les correspondances à Brive.

 Malgré cette volonté de la dévaloriser, la ligne POLT est une des quatre lignes rentables parmi les « trains d’aménagement du territoire » selon un récent rapport de la SNCF (lignes interrégionales Corail, Téoz, Intercités et Lunéa). 

Quel temps avec la future ligne TGV, Toulouse – Bordeaux – Tours - Paris pour les Aveyronnais ?

 Avec la future ligne LGV, il faudra compter 1 h 30 minimum pour aller (en voiture !) de Capdenac ou de Rodez à la gare de Montauban auquel on rajoute 2 h 45 minimum de Montauban-Paris soit un temps total de 4 h 15.

 Des essais effectués en 1997 avec des rames pendulaires italiennes ETR 460 mettaient Brive à moins de 3 h 15 de Paris (Cahors-Paris en 4 heures environ). Ces essais n’ont malheureusement pas eu de suite du fait de l’opposition de la SNCF et d’Alstom à l’utilisation des trains pendulaires. Ironie de l’histoire, Alstom Transport est devenu depuis propriétaire de Fiat Ferroviaria de Savigliano, et défend maintenant le système de pendulaison developpé par son unité italienne.

 Il faut actuellement compter entre 1 h 30 et 1 h 40 selon le nombre d’arrêts entre Brive et Capdenac soit 4 h 50 maximum pour un Paris-Capdenac en pendulaire (au lieu de près de 6 h actuellement).

 

Gain de temps pour un Capdenac-Paris en LGV : 35 minutes, mais cette différence va diminuer fortement si l’on prend en compte les gains de temps possibles suite aux travaux actuels sur les voies entre Brive et Capdenac (entre 15 et 40 mn) [1].

De plus, des études ont montré qu’avec des aménagements sur les infrastructures et en faisant rouler des trains pendulaires, on réaliserait un Paris-Brive en 2 h 50 maxi sur la ligne POLT actuelle. Avec cette éventualité, le trajet Aveyron – Paris serait plus rapide avec la ligne POLT qu’avec le TGV

Il est à noter que la création éventuelle de la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Fd-Lyon, permettrait sur Paris-Vierzon un gain de temps appréciable pour la ligne POLT avec pendulaire, puisque les trains pendulaires sont adaptés pour rouler sur les voies TGV.

Signalons aussi que les liaisons directes ferroviaires Capdenac-Montauban ou Rodez-Montauban n’existent pas. Il faut prendre un bus de Capdenac jusqu’à Cahors, puisque la ligne Capdenac-Cahors est fermée, puis prendre le train à Cahors pour rejoindre Montauban, le tout en 2 h 53 mn de Capdenac !

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Nouvelles lignes ou meilleure exploitation des lignes existantes :

Les lignes existantes sont sous exploitées en France. Il passe par exemple trois fois plus de trains sur les rails suisses que sur les rails français. C’est le cas pour la ligne POLT

Les contraintes environnementales :

 Si l’on regarde le côté environnemental, la construction de nouvelles lignes LGV contribue fortement à l’artificialisation déjà galopante des sols en France et à la compartimentation d’espaces naturels.

 Concernant le volet énergétique, les rames TGV sont très consommatrices d’énergie. Un train lancé à 330 km/h consomme 60 % de plus qu’un train à 260 km/h. N’oublions pas que pour l’instant, la SNCF ayant revendu tous ses barrages, l’électricité alimentant les trains est fournie par la SNET à partir de centrales au charbon.

Le TGV, alternative à l’avion de l'Aveyron ?

On peut rajouter que si les TGV peuvent dans certains cas être des alternatives à l’avion en terme de temps de trajet, ce ne sera pas le cas pour l’Aveyron.

Quelles conséquences financières pour les usagers du TGV ?

 Nous venons de voir que le gain de temps des usagers aveyronnais se rendant à Paris sera pratiquement inexistant par la LGV, mais quel sera le coût d’un billet TGV pour les Aveyronnais si celui-ci doit passer par Montauban, Bordeaux et Tours ? Beaucoup plus élevé qu’un billet en POLT !

Actuellement, lors de la réservation d’un billet par internet, la SNCF propose systématiquement de passer par Toulouse pour aller de Rodez à Paris. Le prix est de 112 euros (plein tarif loisir) et le temps du trajet est de 8 h 30. En passant par Capdenac et en récupérant la ligne POLT à Brive, le prix n’est que de 77,50 euros, soit 45 % de moins, et le temps en moyenne n’est que de 7 h. Il est inadmissible que la SNCF oriente les usagers vers des itinéraires les plus longs et les plus chers. Tout cela on l’aura compris, pour déjà faire entrer dans les têtes que la ligne POLT n’existe plus et que l’avenir est à la LGV !

 Cela en dit long sur les tarifs qui seront appliqués aux Aveyronnais si l’on privilégie le TGV au lieu de la ligne POLT.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Le département de l’Aveyron et la Région Midi-Pyrénées doivent-ils soutenir et participer au financement de la ligne LGV Toulouse – Bordeaux – Tours – Paris telle qu'elle est actuellement présentée ?

La SNCF constate ces derniers temps que la rentabilité des TGV est aléatoire. Certaines lignes accusent des forts déficits pendant que d’autres sont même supprimées.

Les budgets de l’Etat et des collectivités territoriales ne sont pas extensibles. Est-il souhaitable et raisonnable que les régions, les départements, les EPCI, déjà confrontées à des problèmes financiers permanents du fait notamment du transfert de compétences et du désengagement financier de l’Etat, participent à des projets dont ils n’ont pas directement la compétence, si en plus  l’intérêt économique, social et écologique n’est pas clairement démontré ?

Un financement pour cette infrastructure se réaliserait obligatoirement au détriment d’autres échanges plus utiles pour les Aveyronnais comme les transports urbains et interurbains, les déplacements en TER, et sûrement de la ligne POLT.

Ne convient-il pas mieux de renforcer et de moderniser la ligne POLT qui irrigue de plus les régions du centre de la France (Centre et Limousin, qui deviendraient un désert ferroviaire), en améliorant les infrastructures, les dessertes, les gares, les cadencements, et en y faisant rouler du matériel plus rapide et adapté comme des trains pendulaires de nouvelle génération ? 

 

Cette technique apparaît aujourd’hui comme le meilleur moyen d’effectuer un saut qualitatif dans l’offre ferroviaire de notre territoire sans recourir à une construction d’infrastructure supplémentaire onéreuse.

La mise en concession des lignes LGV dans le cadre d’un partenariat public privé pose également plusieurs problèmes. Le premier concerne l’endettement futur des collectivités du fait des sommes énormes qu’elles auront à rembourser aux entreprises retenues. Le pont d’or accordé aux entreprises concessionnaires nous semble indécent. Mais la  sécurité sur ces lignes et l’obligation de service public ne nous semble pas garantis par le mode de la concession.


En conclusion :

 « Nous pensons que toutes nos propositions doivent être ancrées dans la réalité budgétaire… être écologiste c’est être économe, solidaire, investir dans les femmes et les hommes et dans l’économie de demain » déclarait Eva Joly le 2 novembre dernier à Matthieu Ecoiffier de Libération.

Doit-on d’abord répondre aux attentes d’une population minoritaire, qui se déplace de capitale en capitale (50 % des voyages en TGV concernent les 10 % les plus riches) ou aux véritables besoins des Aveyronnais, de ceux qui chaque jour, seraient usagers de transports en communs, s’ils avaient à leur disposition des transports collectifs fiables, nombreux et réguliers, desservant efficacement les communes rurales autour de nos principales unités urbaines et vers les métropoles régionales ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais avec la poursuite intensive de la rénovation des lignes existantes (POLT, Beziers-Neussargues, Capdenac-Cahors…), la création d’un réseau départemental de bus interurbains rapides et nombreux, de TAD (Transport A la Demande) efficaces dans les zones rurales, de transports collectifs dans les principales villes et d’aménagements cyclables et piétonniers sécurisés pour les courts trajets quotidiens (les plus nombreux) ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais en favorisant une tarification plus lisible et plus équitable, en généralisant le titre de transport unique qui permet de passer d’un mode de transport à l’autre sans acheter plusieurs billets ou abonnements différents ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais en donnant la priorité au rail pour le transport des marchandises avec la rénovation complète des lignes POLT, Beziers-Neussargues et Capdenac-Cahors et en conservant l’activité liée au trafic diffus (wagon isolé) qui concerne de nombreux sites en Aveyron ?

Le département de l’Aveyron avec les autres collectivités concernées doivent tout faire pour que la modernisation des lignes POLT et Beziers-Neussargues soient inscrites dans le prochain SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport).


Pour comprendre les enjeux de la ligne POLT :

 Des rapports consultables sur internet :

-       LIAISONS S.N.C.F. - GRANDES LIGNES ET ACTIVITES FRET DU LOT : étude adressée à l’Association « Tous Ensemble Pour Les Gares » - Jean-Noël BOISSELEAU – Août 2010

- Promotion et développement de la ligne et des dessertes ferroviaires de l’axe ParisOrléansLimogesToulouse Urgence ligne POLT – Mémorandum-Juin 2010

- UNE NOUVELLE AMBITION POUR LA LIAISON FERROVIAIRE PARIS-LIMOGES-TOULOUSECESR du Centre, du Limousin et de Midi-Pyrénées – Juin 2010 

 

Des sites internet à consulter :

 - Urgence Ligne POLT     

CLES Limousin

Bataille du rail, défense des gares 

NON aux LGV, OUI à l’aménagement des lignes existantes 


[1] Rapport de Jean-Noël Boisseleau – Août 2010 – Liaisons SNCF, grandes lignes et activités fret du Lot

01/11/2010

Les antennes relais installées contre le central téléphonique à Decazeville

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Dans une note récente pour soutenir les amis d’Auzits qui luttent contre l’installation d’une antenne téléphonique proche d’habitations, j’avais tort de me réjouir du fait que les antennes prévues à Decazeville n’étaient toujours pas installées.

C’est maintenant chose faite. Tous les manifestants qui défilaient jeudi dernier contre la réforme des retraites de Sarkozy ont pu voir l’imposante nacelle permettant aux techniciens d’accéder en haut de la façade nord du bâtiment contenant les installations de France-Télécom pour y monter ces antennes.

Ces antennes, l’une orientée vers la Mairie, la zone commerciale et la zone du Centre, l’autre vers l’immeuble HLM des Casernes, la crèche intercommunale… se rajoutent à d’autres antennes déjà installées sur le toit du central. Elles sont prévues pour la technologie UMTS (1 800 Mhz - 41V/m) et 3G (2 100 Mhz - 61V/m).

Je rappelle, à ceux qui nous jugent pour des babas attardés, que nous ne sommes pas viscéralement et dogmatiquement opposés à l’installation d’antennes téléphoniques. Ayant moi-même un téléphone portable qui me rend bien des services, je comprends qu’il faille des antennes. Mais nous demandons l’application du principe de précaution. En attendant d’en savoir un peu plus sur les effets des rayonnements électromagnétiques des antennes, on doit limiter leur puissance à 0,6 V/m (soit 100 fois moins que les antennes installées actuellement pour le 3G), tout comme on doit agir sur la puissance des appareils téléphoniques, comme cela se fait déjà dans de nombreux pays européens.

Je rappelle également que je me suis retrouvé bien seul pour m’opposer à l’installation de ces antennes, la plupart de mes collègues élus ne m’ayant pas suivi et les riverains de ces antennes n’ayant pas beaucoup réagi. Mais cela ne m’empêchera pas de poursuivre ce combat, à Decazeville, à Auzits et ailleurs.

En attendant, essayons de nous exposer le moins possible au rayonnement de ces nouvelles antennes.

L'article de presse de Centre PresseDeux antennes de télécommunication en plus dans le paysage decazevillois.pdf

18/10/2010

« Grenelle », ton heure de fin a sonné

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Ci-dessous, un billet de Jean Barrié dans Centre Presse qui reflète bien ce que pense la majorité des français du « Grenelle de l’environnement », puisqu’un sondage paru aujourd’hui montre que pour 74 % d’entre-nous, le « Grenelle » est un échec :

" Souvenons-nous d’octobre 2007, de ce « Grenelle de l’Environnement » qui avait suscité tant d’enthousiasme et d’espoir, prélude à une probable rupture avec les modes de vie d’aujourd’hui gaspilleurs, pollueurs, saccageurs de planète !

À l’initiative de l’État, des représentants d’associations environnementales, de collectivités locales, de syndicats, furent réunis afin de mettre au point des engagements susceptibles d’apporter des changements profonds dans le fonctionnement de la société. L’environnement était incontournable dans les débats et les discours, la sensibilisation des populations évidente.

Or, trois ans après l’Office en grande pompe de l’automne 2007, le « Grenelle » s’est transformé en une gigantesque tromperie amplifiée par une déclaration tonitruante du Chef de l’État lors du dernier Salon de l’Agriculture, annonce destinée à rassurer ce monde agricole bougon dont il a tant besoin pour se faire réélire en 2012 ! : « L’environnement, çà commence à bien faire ! ». Ce fut le boulet fatal pour cette écologie de pacotille avide de paroles et de médias, sans base solide, une sorte d’écologie reposant sur « du vent ». Mais pouvait-il en être autrement lorsque des sujets majeurs étaient retirés de l’ordre du jour : OGM, nucléaire, autoroutes, incinérateurs, nouvelles technologies ? À part un épais tapis de cendres en papier gaspillé, que reste-t-il de ce « Grenelle » mystificateur sinon que, pour la sauvegarde de la planète et de ses habitants, des solutions prônées depuis des années par les associations environnementales, sont toujours d’actualité. Parallèlement, celles-ci ont pu dénoncer la puissance des lobbies économiques qui pervertissent les décideurs au pouvoir.

nddl-0810.jpgAprès les propos affligeants du Président en mars 2010, le Ministre de l’« Écologie du verbe » s’est senti totalement libéré. En avant toutes, pour la construction de 900 km d’autoroutes, d’un aéroport à ND des Landes en Loire-Atlantique… Afin de tempérer l’ire des « Verts », on appellera les autoroutes « éco-autoroutes », l’aéroport « grenelo-compatible » ! Peu importe les 236 hectares/jour confisquées à l’espace rural ou naturel !

La construction des réacteurs nucléaires continuera malgré leur fiasco financier. Par contre, l’éolien sera profondément affecté par des amendements éocides concernant de nombreux projets.

Honteuse la procédure qui range cette technique dans les installations classées comme la chimie, le nucléaire, les engrais, les explosifs ! Quant aux pesticides de toutes sortes, même reconnus dangereux, ils seront autorisés si leur interdiction risque de contrarier les profits de l’agro-business ! Empilons dans le panier de l’écologie-marchandise, souvent verte mais toujours perfide : la voiture électrique dite « vertueuse », les agrocarburants, la téléphonie mobile, les nano-particules, le nucléaire forcément « propre », les cultures transgéniques forcément saines, les insecticides exterminateurs d’abeilles, les incinérateurs, obligatoirement « propres », les camions de 44 tonnes, économes en énergie, évidemment Autant de symboles d’un pays dynamique comme l’aime un Chef d’État accordant toujours la première place à l’économie et au profit et oubliant l’« écologie vraie » dans le panier des préoccupations accessoires. Peu importe l’état de la planète et la santé de ses locataires ! Depuis l’échec de ce pauvre Grenelle, mort à trois ans, comment pourrait-on croire que la moindre évolution écologique est possible dans le cadre d’une société de consommation incontrôlable ? Se gargariser oralement d’écologie superficielle est facile tandis que faire de l’écologie réelle est difficile tant nos sociétés sont prisonnières du culte d’une croissance consumériste « à l’occidentale ».

Le « Grenelle de la dérision » ? Terminé. Le paquet, vidé de son contenu, sera rangé dans l’armoire sombre des illusions perdues. Désormais, il nous appartient d’oublier ce passé « grenellien » si décevant pour orienter résolument nos pensées et nos actions vers des choses crédibles et sérieuses."

Photo 1 : Grenelle de l'entourloupettement : 5 pétards diamètre 20 dont un explosé
- Création de Jacques-Rémy Girerd, réalisateur (Mia et le Migou - La prophétie des grenouilles...) et fondateur de Folimage à Valence - Expo « Peur bleue / colère verte » - Grenoble 2009

Photo 2 : Manifestation d’Europe Ecologie – Les Verts sur le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en août dernier lors des journées d’été du mouvement à Nantes

16/10/2010

Au secours ! Les porcheries industrielles reviennent en Aveyron !

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Pas moins de deux enquêtes publiques en ce moment sur l’Aveyron pour l’extension de deux porcheries industrielles.

Ces projets, soutenus par la FDSEA, visent à produire des porcs IGP «  Jambon de Bayonne » ! Oui, vous avez bien lu. Du jambon de Bayonne industriel produit en Aveyron.

Europe Ecologie – Les Verts s’élève contre de tels procédés et ne veulent pas que les eaux et les sols de l’Aveyron deviennent comme ceux de la Bretagne.

Marie-Claude Carlin est allé à Baraqueville pour rencontrer le commissaire enquêteur pendant que Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe Ecologie – Les Verts soutenait dimanche dernier les habitants de Brasc

Marie-Claude Carlin a tenu à transmettre un communiqué.

Pas de porcheries industrielles en Aveyron !

Non, l'Aveyron ne doit pas devenir une deuxième Bretagne !

Les porcheries industrielles qui se sont développées en Bretagne ces vingt dernières années ont pollué avec leurs lisiers les nappes phréatiques, pollué les rivières et provoqué la prolifération d'algues vertes toxiques sur le littoral, véritable catastrophe écologique.

Si bien qu'aujourd'hui on assiste à un transfert de projets de la Bretagne vers l'Aveyron: projet de Brasc dans le Sud-Aveyron d'une grosse porcherie et projet de Baraqueville .

Pour Europe Ecologie – les Verts, il n'est pas pensable de laisser s'implanter ces véritables '' usines à cochons" .

- Pour des raisons environnementales d'abord. A cause de la pollution générée par les nitrates des lisiers sur les sols et l'eau malgré les précautions annoncées (on parle de plus de 500 ha de terre prévus pour l'épandage des lisiers à Vors ! ).

- Pour des raisons de santé publique. Ces porcs élevés intensivement en " batterie " sur caillebotis sont stressés (ou est le bien-être animal ? ), sont bourrés d'antibiotiques car fragiles et carencés, ce qui donne une viande de mauvaise qualité, et même nocive pour la santé des consommateurs.

- Enfin pour des raisons économiques. Les crises porcines successives qui se sont produites ces vingt dernières années et ont mené chaque fois à un effondrement des cours et à la ruine de certains éleveurs montrent que ce type d'élevage productiviste constitue une filière extrêmement fragile économiquement car soumise aux aléas d'un marché non régulé

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Et pourtant il y a place pour un élevage de porcs de qualité élevés sur paille ou en plein air, mis en oeuvre par des structures à taille humaine créatrices d'emplois, dégageant une forte valeur ajoutée avec des prix de vente rémunérateurs qui permet aux éleveurs de vivre de leur travail, tout en fournissant une viande de qualité au consommateur, sans polluer l'environnement. C’est ce modèle qu'il faut promouvoir, certains départements l'ont fait, par exemple avec le porc noir de Gascogne ....

L’article de La Dépêche du Midi : Brasc. Les mairies votent massivement contre la porcherie

Photo 1 : Une porcherie aveyronnaise

Photo 2 : races porcines disparues – photo de tournage du nouveau film de Stéphanie Muzard Le Moing : Du coq à l’âme

Vous pouvez être souscripteur de ce film et vous participerez ainsi au financement indépendant de la réalisation et création cinématographique d’une œuvre écocitoyenne.

Stéphanie Muzard le Moing viendra prochainement à Decazeville à la Strada présenter son film "Sans terres et sans reproches"

11/10/2010

La droite et la gauche aveyronnaise veulent achever le rêve de Giscard

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Pensée dans les années 1970, la réalisation d’un axe Séville-Varsovie, appelé aussi la « diagonale du fou » passant par la RN 88, poursuit malheureusement son bonhomme de chemin.

Des élus de droite et de gauche poursuivent ce vieux rêve pensée à une époque ou nous ne connaissions pas la possibilité d’un « pic pétrolier », le réchauffement climatique et les effets néfastes de la circulation routière en matière sanitaire.

De cette route nationale où la circulation était relativement réduite, et elle est encore relativement basse dans la partie entre Laissac et Séverac (moins que sur la RD 840 sur le Bassin de Decazeville), on a créé artificiellement un passage de plus en plus important de véhicules par le doublement de certains tronçons (Toulouse-Albi - Tanus, Carmaux…) alors que des aménagements pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains auraient largement suffis, surtout à partir d'Albi.

Mais la mondialisation des échanges n’attend pas. Et, les mêmes qui vilipendent les délocalisations d’entreprises et l’arrivée sur nos territoires de produits agricoles et industriels à bas prix applaudissent des deux mains l’arrivée du doublement de la RN 88 censée nous sauver de notre « enclavement » comme ils disent.

Que la droite départementale soit favorable à cette mondialisation libérale qui se fait par du dumping social et environnemental avec l’argent des contribuables, on peut comprendre. Mais que la gauche départementale, celle qui se gargarise de « développement durable » dans des discours pathétiques, celle qui voudrait donner des leçons d’écologie à tout le monde leur emboîte le pas en soutenant le doublement de la RN 88, c’est incompréhensible.

On ne peut justifier les doublements de routes et la création d'autoroutes par l’augmentation inexorable de la circulation. Non ! Il s’agit d’une volonté politique pour favoriser cette mondialisation incontrôlée des échanges.

La RN 88 doublée ne sera qu’un axe gratuit de plus pour les camions traversant l’Europe avec leurs marchandises « low-cost » , et le développement économique attendu le long de cet axe se fera peut-être, mais il se fera surtout au détriment du reste de l’Aveyron.

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Les eurodéputés écologistes l’expliquent mieux que moi.

La commission Développement du Parlement Européen a adopté la semaine passée, à l'unanimité, une opinion sur la politique commerciale sous les impératifs dictés par le changement climatique. Pour Catherine Grèze, eurodéputée verte française de notre eurorégion, rapporteure de l'opinion, « Il ne faut pas se voiler la face : le changement climatique est d'abord du à nos habitudes commerciales ».

Les député(e)s européen(ne)s ont soulevé la nécessité de changer de modèle commercial, dont les pollutions dues aux transports rendent inefficaces toute stratégie de réduction des émissions, en instaurant une économie de proximité pour un développement endogène de tous les pays, du Nord comme du Sud.

Economie locale vivante, économie résidentielle, villes « lentes », villes en « transition », slow food, circuits courts… les initiatives fleurissent en France et dans le monde pour retrouver une économie de proximité au service de l’humanité, où les échanges sont porteurs de sens et profitent à tous.

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Mais les notables Aveyronnais résistent et ne veulent pas entendre parler de ça. Si le maire de Millau favorise fort justement le « slow food » dans sa ville, le conseiller général qu’il est aussi vote des deux mains les crédits pour le doublement de la RN 88 et va sûrement voter les crédits départementaux pour la RN 88 au nord de Rodez, le fameux barreau de Saint-Mayme (20 à 50 Millions d’€), comme ses amis de gauche. Jusqu’à quand jouer ce grand écart ?

Pourtant, des solutions existent pour réduire aussi durablement la circulation. Tout le monde peut constater le manque de transports collectifs urbains et interurbains en Aveyron et sur la région de Rodez. Tout comme le manque d’aménagements cyclables sécurisés.

Mais c'est sur le rail qu'il faut mettre le paquet. Rénover les lignes SNCF Béziers-Neussargues et Capdenac-Cahors et augmenter le nombre de trains (fret et voyageurs). Il passe trois fois plus de trains sur les lignes suisses qu'en France. Rénover la ligne POLT et y mettre des trains pendulaires plutôt que cette course ruineuse aux LGV.

C’est là qu’il faut agir.

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A l’occasion d’une conférence de presse, les représentants de quinze associations locales et nationales ont décidé de structurer le Réseau « Stop-Autoroutes ». Face à l’adoption programmée d’un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) qui fait la part belle à une relance massive du programme autoroutier hexagonal, le Réseau « Stop-Autoroutes » a vocation à s’opposer aux multiples projets routiers et autoroutiers actuellement décidés en catimini par Jean-Louis Borloo.

Parmi les associations fondatrices de ce réseau, figure l’association « Non à la deuxième autoroute » qui se bat contre le doublement de la RN 88 en Lozère.

Toutes mes notes sur la RN 88 en cliquant ici

08/10/2010

Antenne téléphonique à Auzits dans l’Aveyron

auzits-antenne.jpg

Il n’y a pas qu’en ville que l’installation d’antennes téléphoniques pose problèmes. Les zones rurales ne sont pas épargnées. A Auzits, petite bourgade de l’Aveyron située sur deux lieux (Auzits et Rulhe), l’endroit choisi par Orange pour installer son antenne ne semble pas plaire à une partie des habitants. Et on les comprend. Les premières habitations sont situées à moins de 200 m. Mais c’est surtout sur la manière dont est arrivée ce projet qu’il faut s’attarder. Aucune information n’a filtré de la mairie et le dialogue entre les élus et les riverains n’a à aucun moment été réalisé. Tout a été fait dans le plus grand secret.

D’ailleurs, un autre projet intéresse les membres de l'association BVA (Bien Vivre à Auzits). C’est celui de la création d’un créneau de dépassement sur la RD 840 dans la côte d’Hymes. Là aussi, le climat n’est pas bon. Pourtant les riverains ont posé des questions et proposé des solutions concernant les problèmes fonciers. Mais là aussi, c’est le silence complet.

Sans vouloir être un donneur de leçon, il est encore temps pour les élus locaux et les responsables de ces projets d’ouvrir un dialogue avec les personnes concernées sur ces deux problèmes. Avec peut-être, si cela est nécessaire, la médiation de l’Etat comme les responsables de BVA semblent le souhaiter. Les membres de BVA ne sont pas de dangereux extrémistes, ils proposent des solutions, ils sont prêts à dialoguer si on les respecte.

Les membres de BVA qui ont empêché l’installation de cette antenne vendredi campent actuellement sur le site. Je suis allé les soutenir hier après-midi.

Une manifestation est prévue samedi 9 octobre à 14 h. Le rendez-vous est fixé devant la mairie d’Auzits pour se rendre ensuite sur le site.

J’ai connu les mêmes problèmes à Decazeville avec les projets d’installation d’antennes à Pomeyrol et sur le central téléphonique en centre ville et je m’y suis opposé avec véhémence. Ils ne sont toujours pas réalisés. Heureusement !

Je serai donc samedi à Auzits pour soutenir l’association BVA et j’invite le maximum de personnes à nous rejoindre.

Europe Ecologie – Les Verts du Rouergue Occidental soutiennent les propositions de BVA pour ces projets et demandent qu’une réunion de concertation soit organisée avec l’association BVA, les élus locaux et les porteurs de ces projets pour trouver un consensus.

La Dépêche du Midi et Midi Libre ont consacré dernièrement des articles à Auzits.

25/09/2010

Le Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées à Decazeville

affiche2010.jpgC’est le week-end prochain que se déroulera la 4ème édition du Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées à l’espace Le Laminoir à Decazeville avec un programme des plus intéressant.

La journée du vendredi 1er octobre sera réservée aux professionnels (collectivités, bailleurs sociaux, organisme en lien avec l’habitat…) et traitera des apports du Grenelle II en matière d’urbanisme, d’habitat et d’énergies avec de nombreux témoignages et organismes divers.

A 18 h, suivra une conférence organisée par la CAPEB en collaboration avec la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin à destination des artisans. Les thèmes : l’efficacité énergétique, la Réglementation Thermique 2012 et la marque « Eco Artisan ».

Téléchargez le programme de cette journée (1,5 Mo) :

Invitation journée professionnelle.pdf

Toujours le vendredi, mais à 20 h 30 et au cinéma « La Strada » (situé en face du Laminoir), suivra la soirée : « L’après pétrole, des territoires se préparent ». Explication du « pic pétrolier », film documentaire sur les « villes en transition » et débat.

Téléchargez le programme (596 ko) :

Flyer Après pétrole.pdf

Les 2 et 3 octobre, le salon sera ouvert au grand public avec plus de 70 stands pour trouver des conseils et des offres en matière d’économies d’énergies, d’énergies renouvelables, de mobilité, d’habitat…

Sur ce salon, vous pourrez voir des démonstrations et des animations réalisées notamment par l’association Canopée. Vous pourrez également assister aux nombreuses conférences qui se dérouleront tout le long de ces deux journées.

Téléchargez le programme des journées grand public (1,1 Mo) :

Journée grand public.pdf

 

06/09/2010

Tous à vélo les 18 et 19 septembre dans le Bassin

bougezautrement.jpg

A l’occasion de la semaine européenne de la mobilité, la Communauté de communes du Bassin Decazeville Aubin organise 2 journées de manifestations autour du vélo pour sensibiliser aux alternatives à la voiture et présenter son schéma des circulations douces.

Bande annonce de cette manifestation :


TOUS A VE�LO A� DECAZEVILLE LES 18 ET 19/09
envoyé par calmettes. - L'info video en direct.

Samedi 18 septembre : « Le vélo dans tous ses états »

-       sur le parking du Laminoir (ou à l’intérieur du Laminoir 2 selon la météo) de 10h à 17h30

o      bourse aux vélos et pièces d’occasions (possibilité de vendre soi-même ou de confier la vente à des spécialistes du Vélo Club de Firmi)*

o      essai de vélo à assistance électrique

o      marquage des vélos « bicycode » contre le vol (2 €)

o      exposition concernant le schéma des déplacements doux : vélos & piétons sur le territoire de la Communauté de communes

o      Animations :

-     tout au long de la journée animation musicale avec la cie « Aragon et Castille » : chansons françaises, orgue de barbarie à vélo,

-     jeux pour enfants, château gonflable, buvette,….

-     14h15 & 16h15 démonstrations de BMX Flat avec la participation de 2 champions du monde catégorie expert et professionnel Matthieu BONNECUELLE & Thomas NOYER de l’association Onet BMX Flat.

 

*2 formules sont proposées pour la bourse aux vélos :

-     un vide grenier « vélos et accessoires » - emplacements gratuits

-     une bourse aux « vélos et accessoires » tenue par les membres du vélo club de Firmi moyennant une participation de 10 % des ventes :

-      8h – 10 h : dépôt des vélos & accessoires à vendre (étiquetage des prix)

-      10h – 17h30 : vente

-      17h30 – 18h30 : reprise des invendus et règlement des ventes

-      Inscription conseillée auprès du service transports de 8h00 à 17h30 au 05.65.43.95.00 ou auprès de Didier Gutin à partir de 18h00 au 06.88.97.25.88

Dimanche 19 septembre : « Découvrez le patrimoine du Bassin à vélo ou en bus* »

-       rendez-vous à 14h00 à l’église de Combes,

-       retour vers 18h00 à l’église Notre Dame de Decazeville (possibilité de retour en bus à Combes).

-      randonnée cyclable de 15,6 km sur le thème de la découverte du patrimoine local avec essais de vélos à assistance électrique tout au long du parcours. Randonnée animée par un jeu quizz patrimoine avec de nombreux lots à gagner (un soin thermal, un lot de livres sur le patrimoine local, un abonnement cinéma, etc.)

Circuit traversant les communes de Aubin, Cransac, Viviez et Decazeville sur routes à faible circulation et chemins carrossables. Parcours à faible déclivité à l’exception de 2 côtes : la montée de Combes aux Thermes, et montée du plan d’eau du Gua au Plateau des Forges. Parcours accessible à tous à partir de 10 ans. Port du casque conseillé.

*possibilité de faire le circuit en bus : nombre de places limitées, inscription obligatoire.

Participation gratuite - Rafraîchissements offerts - Inscription obligatoire au 05.65.43.95.00 – service transports ou service animations culture & patrimoine

Pour mémoire, vous pouvez revoir ci-dessous la randonnée cyclable qui s’était déroulé en 2008 dans le Bassin toujours dans le cadre de la semaine de la mobilité.


RANDO VÉLO BASSIN - 200908
envoyé par decazeville-bassin. - L'info internationale vidéo.

Téléchargez ci-dessous le flyer de cette manifestation et faites le circuler :

Dépliant 25 08 10 basse déf.pdf

Manifestation organisée par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin avec la collaboration du Vélo Club de Firmi, la ville de Decazeville, les Cycles LACOSTE à Decazeville et Figeac, Boutonnet Cycles, Vieilledent Cycles et Intersport à Rodez et Chrono-cycles de Villefranche

27/07/2010

Toujours les camions

Camions Pont de Livinhac.jpg

Je reçois de plus en plus de protestations concernant le passage incessant de camions traversant le village de Livinhac et allant rejoindre la RD 840 à Decazeville par le pont de Livinhac (et dans l’autre sens). Le plus surprenant c’est que ces camions venant de la carrière de Bagnac dans le Lot, transportent les pierres servant au ballast pour la rénovation des voies de chemin de fer Rodez-Capdenac et Villefranche-Tessonnières.

J’avais déjà dénoncé l’an passé dans une précédente note cette aberration et des courriers avaient été adressés dans ce sens au Conseil Régional. Des conseillers régionaux locaux avaient même été alertés lors de réunions. Mais rien n’y fait !

Alors que Midi-Pyrénées est la région championne de France pour sa part des rejets de gaz à effet de serre dus aux transports, les collectivités locales (régionale et départementale) continuent à favoriser le transport routier pour le transport des marchandises et des granulats par des marchés publics et par l’aménagement d’infrastructures : doublement RN 88, autoroute Castres-Toulouses...

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut.

En matière de transports et de déplacements, le Grenelle de l’Environnement est devenu le Grenelle du bitume : annonce de la construction d’autoroutes et de 2 X 2 voies dans toute la France, taxe carbone avortée, étiquetage carbone repoussé aux calendes grecques, taxe poids lourds oubliée...

Sans oublier le dernier avant projet de SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport) annoncé en pleine période estivale qui inscrit 19 projets autoroutiers « justifiés par l’intérêt local ou les enjeux de congestion ou de sécurité ». Cela revient à étendre le réseau autoroutier français de plus de 8%, soit 879 kilomètres.

Hervé Kempf souligne dans « Le Monde » du 24 juillet l’impact négatif environnemental des projets contenus dans ce SNIT (routiers et ferroviaires car que des LGV - Lignes à Grande Vitesse), mais aussi leur impact social néfaste car ils participent au creusement des inégalités dans notre pays.

Les autoroutes payantes et les LGV (qui vont essentiellement vers Paris) pour les classes aisées qui privilégient un gain marginal de vitesse, pendant que l’on abandonne pratiquement le réseau ferroviaire secondaire (où qu’on le laisse à la charge des régions étranglée financièrement par l'Etat) indispensable au déplacement de la très grande majorité des personnes dont les plus pauvres.

On en profite également pour marginaliser le transport du fret par le rail, notamment avec l’abandon du wagon isolé chez nous alors qu'à titre d'exemple, il passe trois à quatre fois plus de trains sur les voies ferrées suisses que sur les voies françaises.

Mais aussi inégalité territoriale. En matière de transports, nous assistons à une métropolisation de la France et de l'Europe et les habitants des territoires ruraux comme le notre vont avoir de plus en plus de difficultés à se déplacer. D’autant plus que les collectivités locales sensées nous défendre, même celles de gauche, sont souvent complices de ces aménagements autoroutiers ou de LGV qu’elles voient comme un « désenclavement » salvateur alors qu’ils font de notre territoire une zone de transit entre deux grandes métropoles, occasionnant au passage d’énormes nuisances environnementales, économiques et sociales (Voir la fiche sur la RN 88 dans la colonne de gauche).

Lorsque l'on regarde une carte du réseau SNCF ou un Indicateur Chaix (horaires des trains) des années 1950-1960, on comprend ce que veut dire "aménagement du territoire" et "service public des transports". Le contraire de ce qui est fait maintenant.

26/07/2010

Eco-hameau de Verfeil, BD à La Fouillade et Africajarc

Eco-hameau.jpgAverti grâce à un réseau social d’un pique-nique de soutien au projet de l’éco-hameau de Verfeil dans le Tarn-et-Garonne, j’ai décidé de m’y rendre pour en savoir un peu plus.

Voilà un projet exemplaire en matière d’urbanisme, de solidarité et d’écologie, soutenu par de nombreuses institutions et collectivités ainsi que de nombreux élus locaux, qui est mis à mal par quelques riverains.

Le site internet des copropriétaires raconte mieux que je ne pourrais le faire leur histoire et l’interview de Stéphan Guterriez sur CFM Radio complètera votre information.

Au total, c’est 11 familles qui devraient s’installer dans ce village de 328 habitants sur une parcelle à 400 mètres du centre-bourg.

C’est un projet dont rêverait toute petite commune rurale qui se bat contre la désertification de son territoire. Un projet qui lie habitat groupé au lieu du mitage habituel des maisons qui se construisent actuellement un peu partout dans nos campagnes, solidarité et lien social puisque les bâtiments communs sont construit en priorité, écologie avec une réflexion sur les bâtiments eux mêmes, les rejets d’eau, la plantation de nombreuses espèces d’arbres ou d’arbustes, les accès, l’éclairage public…

Il serait inconcevable que par l’égoïsme d’une petite poignée de personnes visiblement bien protégés, ce projet n’aboutisse pas.

Annie Bonnefont, conseillère régionale Europe Ecologie locale était présente à ce pique-nique militant.

France 3 Midi-Pyrénées a consacré un reportage sur cette manifestation dans son journal du 19/20 du 25 juillet.

J’ai pris le chemin des écoliers pour revenir de Verfeil en m’arrêtant d’abord au festival du livre et de la BD jeunesse de La Fouillade où de nombreux écrivains et dessinateurs dédicaçaient leurs ouvrages sous les arbres. Du monde, beaucoup d’enfants pour cette manifestation dont la renommée grandit d’année en année.

alima-lonekent.jpg

J’ai terminé mon périple dominical à Cajarc où se déroulait comme chaque année à cette période le festival Africajarc dont c’était la douzième édition.

Là aussi beaucoup de monde dans les rues pour le marché africain, aux expositions, aux débats et conférences ainsi qu’aux divers spectacles place de l’église où devant la scène au bord du Lot.

Sur cette dernière scène, il se passe toujours des bons moments le dimanche après-midi. L’an passé, je me souviens de la prestation appréciée du Guinéen Oumar Kouyaté.

Cette année c’était au tour d’Alima et de Lone Kent. Alima chante en arabe et en français et le guitariste bluesmen américain Lone Kent l’accompagne. Un duo magnifique où la grâce et la sensualité d’Alima s’allie à la virtuosité et au talent des arrangements de Lone Kent.

A noter une reprise personnalisée époustouflante de « Smells like teen spirit » de Nirvana.

Pour ceux qui n’ont pas pu venir à Cajarc, Alima et Lone Kent, toulousains d’adoption, seront à Figeac pour le festival Chaînon Manquant le 20 octobre prochain.

 

14/07/2010

A quand des feux d’artifice moins polluants ?

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Le complément internet du magazine Terra Eco, terraeco.net, profite du 14 juillet pour ouvrir le dossier des feux d’artifices.

On y apprend tout d’abord, ce dont on se doutait bien, que les feux d’artifices polluent énormément l’environnement que ce soit l’air, les sols, l’eau… mais qu’ils ne sont pas non plus terrible pour la santé. Mais l’article de terraeco.net note que des produits de substitution beaucoup moins nocifs existent et que des sociétés pyrotechniques font maintenant des efforts dans ce sens.

Le Festival intercontinental de Feux d’Artifices qui se déroule le 24 juillet 2010 à Decazeville n’est sûrement pas en reste. On se souvient d'une année où le vent était totalement absent. Les fumées avaient du mal à s’évacuer du site de La Découverte et il était difficile de respirer.

Comment faire un feu d’artifice un peu moins polluant à Decazeville ?

Il faut déjà me semble-t-il essayer d’appliquer au maximum les recommandations en matière d’environnement des partenaires institutionnels : la ville, la communauté de commune, le conseil régional et le conseil général.

J’avais moi-même présenté les recommandations générales en matière d’organisation et d’animation de manifestations éco-responsables pour la ville de Decazeville lors du dernier forum des associations en septembre dernier. Téléchargez ci-dessous (752 Ko) :

manifestations eco-responsables - dkz-260909.pdf

La Région Midi-Pyrénées a édité un guide « Vers l’éco-responsabilité des manifestations » qui est maintenant suivi par de nombreuses associations Aveyronnaises organisant des petites ou grandes manifestations.

La Communauté de Communes Decazeville-Aubin, propriétaire du site, a établi un contrat avec l’organisateur du feu d’artifice afin d’assurer une collecte de tous les déchets et leur tri.

feudartifice2.jpg

Mais l’Afifa (l’association qui gère le festival de Decazeville) peut aller plus loin. Ce serait même un avantage pour la renommée de cette manifestation. On sait que la protection de l’environnement tient maintenant une place importante au cœur des Français. Des efforts en matière de choix des pièces pyrotechniques, des produits chimiques utilisés, des artificiers ; des efforts au niveau de la gestion des déchets, des transports, de la restauration et de la buvette, de l’énergie, des rejets de CO2 (bilan carbone), de la protection écologique du site (faune, flore, sols, eau…), de la communication… permettraient de faire de ce Festival Intercontinental de Feux d’Artifices non seulement un des premiers festival de ce genre en France mais aussi un exemple à suivre pour sa protection de l’environnement et de la santé des spectateurs et organisateurs.

Vous pouvez compter sur moi pour titiller amicalement les organisateurs pour qu’ils essaient de faire des efforts dans ce sens.

Je vous encourage bien sûr à m’aider, mais aussi à venir le 24 juillet à Decazeville. Ca vaut le détour !

21/06/2010

Un site remarquable en danger

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Les petites routes départementales agréables où l’on se plait à circuler à vélo ou en voiture à l’ombre des arbres sont petit à petit en train de disparaître. Et oui, il faut bien que les hordes de camions servant cette mondialisation libérale puissent circuler partout, jusque dans le moindre petit hameau.

Et on coupe des virages ! Et on élargit des chaussées ! Et on fait des ponts (ouvrages d’art qu’ils appellent ça !) ! Et on goudronne de la bonne terre agricole ou des forêts centenaires (on artificialise la superficie d'un département français tous les dix ans) ! Et le plus terrible, c’est que ceux qui mettent en place ces programmes destructeurs s’en vantent (et sont en plus parfois réélus, mais pas tous, j'en connais).

Alerté par des personnes soucieuses de l’ampleur des travaux routiers au lieu-dit « Roc de Gerles » sur la commune de Livinhac-le-Haut entre Livinhac-le-Haut et Port-d’Agrès au croisement de la RD 72 et de la RD 627, je suis allé ce dimanche me rendre compte sur place. Et effectivement on est en train de supprimer la partie basse de ce rocher remarquable.

Pourtant, à cet endroit, la chaussée est déjà assez large. Certes il y a un virage, mais qui n’est pas accidentogène et il participe même à ralentir les automobilistes et les poids lourds avant d’aborder le pont à une voie et éventuellement de s’arrêter pour céder le passage.

On va encore nous dire que l’on a été obligé de réaliser ces travaux car la paroi du Roc de Gerles s’effritait. Mais pourquoi s’effritait-elle ? Parce que l’on avait commencé à la raboter pour élargir la chaussée et que les camions, de plus en plus nombreux à circuler sur cette route, occasionnaient des vibrations et des dégâts.

gerles-pont-travaux roc.jpgDans le dernier numéro de son magazine, le Conseil Général de l’Aveyron vante son intérêt pour la protection des espaces naturels sensibles. Certes, c’est louable. Mais au-delà de cette politique environnementale élitiste, qu’en est-il de tous les petits endroits riches par leur biodiversité, leur paysage, leur géologie, leur milieu… dans notre département ? Ces lieux sont aussi un « don de la nature » comme le titre la revue du Conseil Général et ils méritent eux aussi un intérêt tout aussi fort ou au moins de ne pas les détruire. Le classement en ZNIEF de nombreuses zones de l’Aveyron serait certainement bénéfique, mais on le comprend bien, embarrassant pour réaliser des aménagements, notamment d’infrastructures routières dont raffolent les conseillers généraux actuels, de droite et de gauche.

Le Roc de Gerles est connu depuis longtemps pour abriter une espèce végétale sensible : la joubarbe (Sempervivum). Cette plante figure dans la liste rouge provisoire des espèces rares ou menacées de la flore vasculaire de Midi-Pyrénées et d’Auvergne. Cette espèce se trouvait vraisemblablement sur la partie basse du Roc de Gerles, celle actuellement en travaux.

Je dis, se trouvait. Je ne prétends pas être un éminent botaniste, mais lors de ma promenade dominicale, je n’ai pas aperçu une seule espèce de cette plante sur le Roc de Gerles. J’espère me tromper. Je suis prêt à faire amende honorable si on me prouve le contraire et surtout s’il en reste, qu’on protège cette espèce et ce lieu. 2010 a été décrétée année de la "biodiversité".

Les Anglais avaient détruit le château de Gerles au Moyen Age (1), les camions et le conseil général de l’Aveyron achèvent de détruire ce site remarquable.

Je ne donne pas long feu du charmant petit pont à une seule voie sur le Ruisseau de Gerles (ou de l’Hermie), d’autant plus que les 20 rotations journalières de camions prévues lors de l’enquête publique pour le renouvellement de l’exploitation de la carrière de Saint-Santin sont devenus au fil des mois et des années le double, voire le triple.

Pourtant d’autres politiques sont possibles.

Pendant que le Conseil Général de l’Aveyron est en train de livrer notre département au goudron, aux camions et à la mondialisation libérale, d’autres départements se réjouissent de ne pas s’être laissé tenter par cette voie.

bbouniol-cci15.jpgC’est le cas du Cantal qui, par la voix de Bernard Bouniol, président de la chambre de Commerce et d’Industries du Cantal, vantait dans un reportage de TF1 le 31 mars dernier consacré à l’hôtellerie cantalienne les vertus du relatif enclavement de son département.

« Etre un petit peu enclavé nous a laissé à côté des grandes périodes où on a beaucoup massacré la nature. Le département est préservé, il est intact… On va rentrer de plein pied dans cette nouvelle économie dite durable ».

Ecoutez-le :

podcast

L’Aveyron reste scotché à la vieille économie du 19ème et du 20ème siècle, économie qui nous a certes permis pendant un certain temps des progrès énormes, mais qui nous a conduit à la grave crise que nous connaissons actuellement qui est autant économique, que sociale et écologique.

(1) : Dictionnaire des châteaux de l'Aveyron - Raymond Noël - Editions Subervie - Tome 1, page 438.

DERNIÈRES INFOS :

Dans un article intéressant, La Dépêche du Midi aborde l'aspect archéologique de ces travaux aussi important que les aspects botaniques et environnementaux, notamment la destruction complète des vestiges du château de Gerles :

Article de La Dépêche du Midi : Le conseil général s'attaque au château de Gerle

L'article de Midi Libre du 28 juin 2010 : La destruction du Roc de Gerles emporte plusieurs préjudices

Courrier envoyé à Monsieur le Président du Conseil Général de l'Aveyron : Gerle - Courrier Conseil Général.pdf


paccalet_-l'humanité.png

Je ne résiste pas à retranscrire ce passage de « L’humanité disparaître, bon débarras », ouvrage d’Yves Paccalet, compagnon de route de Cousteau et maintenant conseiller régional Europe Ecologie en Rhône-Alpes.

"Désormais, le premier sculpteur de la Terre, c’est nous. Chacun des six milliards et demi d’humains (nouveau-né et vieillards inclus) remue en moyenne, six tonnes de matériaux par an. Les plus riches sont aussi les plus excités : trente tonnes pour l’américain… Durant les cinq mille ans qui viennent de s’écouler, notre espèce a déplacé un tel volume de terre et de pierres qu’on aurait pu s’en servir pour construire une montagne de cent kilomètres de longueur, quarante de largeur, et quatre de hauteur. Le volume des Alpes françaises. Pour la même besogne, les agents géologiques demandent cinq millions d’années. Ils sont mille fois moins rapides que nous.

L’Homme est plus puissant que les volcans, les tremblements de terre et les tempêtes. Il en tire vanité

…Mais notre montagne d’orgueil nous retombera sur la figure. Nous défigurons la Terre – notre mère, Gaïa. Nous la griffons, nous la lardons de coups de poignard, nous la zébrons de plaies profondes et de cicatrices indélébiles. La biosphère n’y survivra pas.

Et c’est ainsi que l’humanité disparaîtra."

28/05/2010

Rayonnements électromagnétiques – 250 personnes à Rignac pour écouter le professeur Le Ruz

Le Ruz - Rignac.jpg

Il y avait du monde mardi soir à Rignac à l’initiative de l’association « Rencontres citoyennes » pour écouter les arguments du professeur Le Ruz contre l’accumulation des rayonnements électromagnétiques qui nous entourent.

Du monde, mais peu d’élus locaux (j’y étais tout de même), la commune de Rignac ayant programmé un conseil municipal le même soir.

Pierre Le Ruz est le Président du Criirem. Il est Docteur en physiologie animale, expert européen en nuisances électromagnétiques et en radioprotection. Il est auteur de livres et publications sur les effets biologiques des radiations non-ionisantes, mais également fondateur du CEPEM (Centre d’Etude en Protection Electromagnétique) et directeur scientifique de l’ABPE-Recherche (Association Biologie Prospective Environnement).

De nombreuses associations régionales (Toulouse, Albi…) étaient là pour témoigner du dur et long combat qu’elles mènent tant pour se battre contre les opérateurs privés de téléphonie mobile que contre l’administration française qui, dans ce domaine, fait preuve d’un laxisme complice notamment dans les contrôles des installations.

Les associations locales de Rignac et d’Auzits ont également tenu à s’exprimer et à souligner le peu de soutient, pour ne pas dire les entraves notamment pour l’accès de documents pourtant publics, de certains élus locaux.

Le professeur le Ruz était venu avec ses appareils de mesure et en compagnie de l’association Rignacoise, avait tenu à mesurer les rayonnements de l’antenne téléphonique à côté de la supérette de Rignac.

Outre que la signalétique au moyen de pictogrammes appropriés était absente, les mesures ont montré des rayonnements de 3V/m sur le parking et au bord de la clôture de l’école. Certes ces mesures sont en deçà de la législation mais au dessus du seuil recommandé par les associations environnementales : 0,6 V/m.

Souhaitons que ces mesures aient des suites rapides, notamment le déplacement de l'antenne comme le demande l'association, et réveilleront les élus locaux.

Concernant Decazeville, l’antenne de Pomayrol n’est toujours pas installée et les nouvelles antennes prévues sur le central téléphonique de Decazeville non plus. Mais la vigilance est de mise car d’importants travaux sur la toiture de ce central ont actuellement lieu.

L’article de la Dépêche du Midi : Rignac. Ces ondes qui menacent

Photo : La Dépêche du Midi

26/04/2010

Petit retour sur les élections régionales

Juste un petit retour sur les dernières élections régionales pour montrer à quel point certains hommes politiques (et oui, ce sont encore malheureusement majoritairement des hommes) ou des corporations (représentés plutôt par des hommes là aussi) sont souvent déconnectés des réalités de nos concitoyens.

L’agriculture « raisonnée » n’est pas raisonnable :

Gers-Courrier Agriculteurs-Regionales.jpg

La chambre d’agriculture, la FDSEA et les JA du Gers n’y sont pas allés par quatre chemins entre les deux tours des élections régionales. Ils ont clairement identifié leurs ennemis : les écologistes. Le courrier qu’ils ont envoyé à leurs adhérents (avec invitation d’en parler autour d’eux) est sans équivoque et recommande implicitement à regarder les alliances concrétisées entre les deux tours. En clair : ne pas voter pour les listes où il y aurait des écologistes.

Je ne suis pas naïf au point de croire qu’il n’y a que dans le Gers que des consignes ont été données. Je suis persuadé que les mêmes consignes ont également été données dans l’Aveyron mais avec un peu plus de discrétion. Le sursaut au second tour du vote de droite dans notre département, notamment dans le nord Aveyron, vient d’abstentionnistes du premier tour qui sont allés voter au second tour, notamment dans les communes rurales.

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut puisque le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer, sûrement encouragé par les propos anti-écologistes de Nicolas Sarkozy, a dénoncé récemment «l’arrogance, les certitudes, le mépris des représentants de mouvements associatifs et environnementalistes de tout poil !»

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La manifestation des agriculteurs de la FRSEA du 8 mars dernier à Toulouse, en pleine campagne électorale des régionales, contre une directive-cadre sur l’eau qui pourrait les empêcher de poursuivre l’irrigation intensive de certaines cultures gourmandes en eau a connu une première victime : les affiches électorales d’Europe Ecologie (voir photo). Apparemment les électeurs qui votaient quelques jours après sont plutôt favorables à cette directive-cadre et plus généralement à ce que les écologistes aient des responsabilités politiques.

Quand un syndicat agricole et une profession sont tant coupés que cela de la population, y compris dans les territoires ruraux, ils devraient au contraire ouvrir le dialogue et accepter de remettre en cause certains dogmes et certaines pratiques plutôt que de s’entêter.

Ours y-es-tu ?

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L’appel entre les deux tours des élections régionales de certains socialistes demandant à Martin Malvy de ne pas intégrer dans la liste de gauche et des écologistes François Arcangéli, président de « Pays de l’Ours – ADET » et maire d’Arbas afin de ne pas perdre de voix, notamment dans les départements de montagne, montre déjà le peu d’intérêt de ces militants et élus socialistes pour les questions d’environnement et ensuite une totale méconnaissance des souhaits des habitants locaux.

Les listes de gauche et des écologistes ont réalisé au second tour des scores surprenant y compris dans les territoires où l’ours est présent, y compris dans l’Ariège, pays de Bonrepeaux et autres élus anti ours.

Et en Aveyron ?

Concernant l’Aveyron, il semble que la position des Verts et d’Europe Ecologie demandant un aménagement concerté et réfléchi de la RN 88 plutôt qu’un doublement sur toute la longueur, n’est pas eu d’impacts négatifs sur les votes. Au contraire. Les résultats au premier tour sur les cantons concernés sont en général bons.

Il serait intéressant lors des cantonales de 2011 que des candidats d’Europe Ecologie aille chatouiller les conseillers généraux sortant sur ces cantons, notamment celui de Naucelle qui, on s’en souvient, avait eu des propos assez méprisants pour les Verts.

30/03/2010

Vallée du Lot : AG des riverains

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J’étais vendredi dernier à l’assemblée générale du « Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 ».

Nous étions malheureusement moins nombreux que l’an passé et surtout pratiquement pas d’élus si ce n’est le conseiller général de Decazeville et une adjointe au Maire de Boisse-Penchot.

Pourtant le sujet est d’importance. Comment faire pour ne pas reproduire, ou tout au moins en limiter les impacts, la catastrophe due aux inondations de décembre 2003.

Le sujet est d'autant plus d'actualité après les graves inondations en Vendée le mois dernier.

On va nous dire que l’Entente s’est penché sur le problème des crues du Lot. Certes, mais très tardivement. Le schéma de cohérence pour la prévention et la gestion des inondations sur le Bassin versant du Lot réalisé par le CEREG constitue un début encourageant. Mais les actions structurelles prévues dans ce schéma ne me semblent malheureusement pas assez ambitieuses comparées à d’autres bassins qui ont mis en place des PAPI (Programmes d’Action de Prévention des Inondations) associés à des moyens financiers conséquents.

Néanmoins, la mise en place le plus rapidement possible des mesures organisationnelles et structurelles contenues dans ce rapport constituerait déjà un premier pas pour rassurer les riverains. Mais je persiste à dire qu’il faut mettre des moyens financiers et structurels bien supérieurs si nous voulons éviter une nouvelle catastrophe dans les années à venir. Aménagements qui passent par des actions de régulation du débit en amont grâce à la création ou à la restauration des champs d’expansion de crues (certes prévus dans l’étude du CEREG), mais aussi des aménagements hydrauliques, des actions de réduction de la vulnérabilité des constructions établies en zones inondables, voire le rachat à un juste prix d’habitations de riverains désirant quitter les zones fortement inondables qui n’auraient jamais dues être autorisées à construire.

Mais en même temps, nous devons prendre des mesures préventives : stopper l’artificialisation des sols tant en ville qu’en zones rurales et lutter contre le réchauffement climatique qui sera un facteur aggravant des crues dans les années à venir.

Le cahier des charges pour le renouvellement des concessions des grands barrages doit obliger les futurs concessionnaires à jouer un rôle "d’écrêteur" en cas de fortes pluies, comme cela se fait déjà pour le niveau d’étiage l’été afin de maintenir une qualité des eaux acceptable et la pratique d’activités nautiques.

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Mais le CSB 2003 ne se contente pas de réfléchir et de proposer des solutions pour modérer et prévenir les inondations. Leurs observations sur la vie de la rivière Lot les conduisent à noter de nombreuses atteintes à l’environnement dues aux pratiques de certains particuliers et de certaines entreprises.

Cela a été le cas du fonctionnement des volets de la microcentrale de Penchot, mais il semble depuis quelques jours que cela aille mieux (pour combien de temps ?).

Mais les atteintes à l’environnement concernent les nombreux dépôts (sauvages ou autorisés ?) de matériels divers et de terres polluées en divers endroits de notre territoire, jusqu’au bord de notre rivière. Cela concerne beaucoup de communes du canton.

Ces faits me semblent graves et le silence de l’Etat, pourtant alerté depuis quelques mois, n’est pas normal. Il est indispensable que les services de l’Etat procèdent à une identification des sites et à une vérification des contenus.

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S’il était avéré que ces sites ne sont pas autorisés ou que des déchets non conformes y figurent, l’Etat devrait rapidement prendre des mesures pour qu’ils soient réhabilités aux frais du propriétaire et des déposants.

L’absence de certaines communes pourtant invitées à l’AG de l’association ou le refus de dialogue avec leurs responsables ne me semble pas aller dans le bon sens.

Il y a peut-être des excès dans la manière de procéder de l’association, et on les comprend avec ce qu’ils ont subi, mais ce n’est pas en les traitant avec mépris que l’on avancera. C’est par l’écoute et la prise en considération des observations justifiées des riverains que l’on pourra trouver des solutions.

Mais y a-t-il réellement une volonté d’avancer sur les problèmes des inondations et des pollutions ?

Pourtant, les moyens financiers pour la Vallée du Lot semblent illimités. Il n’y a qu’à voir les travaux pour la navigabilité du Lot. Là, l’argent coule à flot. Tans pis si les devis sont largement dépassés et les avenants nombreux et coûteux.

Il est plus valorisant pour des élus et des notables de couper le ruban d’une écluse que d’inaugurer un ouvrage pour réduire les crues.

Encore dernièrement, c’est plus d’un million d’euros que le Comité interrégional de programmation vallée du Lot entend distribuer (et toujours pas un centime pour la véloroute de la vallée du Lot) dont plusieurs projets sur notre territoire.

Mais pour soutenir les riverains touchés dans leur chair par les caprices de la rivière aggravés par des erreurs humaines, rien.

Ces riverains demandent juste un peu de considération, qu’on écoute leurs propositions, qu’on les écoute lorsqu’ils dénoncent les pratiques délictueuses de certaines personnes ou entreprises préjudiciables pour la rivière, les riverains et l’environnement, que les élus locaux se démènent pour les soutenir plutôt que de les mépriser, que les administrations prennent leurs responsabilités en faisant contrôler leurs observations et en prenant des sanctions si nécessaire plutôt que de ne pas répondre aux courriers.

 

Téléchargez ci-dessous la présentation de l’Assemblée Générale du 26 mars 2010 du Collectif des Sinistrés du Bassin 2003 (Attention, c’est un peu long – 8,5 Mo)

CSB 2003 - AG 260310.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Rivière Lot : Sécurité : les riverains toujours sans solution

Toutes mes notes sur la Vallée du Lot et les véloroutes et voies vertes

01/01/2010

Vœux 2010 : on ne résout pas un problème avec la logique qui l’a engendré

On ne peut pas dire que l’année 2009 qui se termine ait apporté joie et prospérité aux Français. Près de quatre millions d’entre-eux sont maintenant totalement privés d’emploi pendant que d’autres ne travaillent pas assez pour faire vivre leurs familles et rejoignent ceux qui sont déjà dans une extrême pauvreté. Tout cela pour qu’une petite minorité, les plus riches, continue à accumuler avantages et exonérations en tout genres.

La crise a bon dos et ce sont ceux qui l’on provoqué qui prétendent trouver les solutions pour nous en sortir. En vérité, il ne veulent qu’une chose : poursuivre ces politiques destructrices d’emplois stables, de lien social et d’environnement pour le plus grand bénéfice d’une minorité cupide et égoïste dont ils sont ou espèrent faire partie.

 

« On ne résout pas un problème avec la logique qui l’a engendré » est écrit sur le clip de campagne pour les Régionales d’Europe Ecologie Midi-Pyrénées ci-dessous.

On ne peut pas faire confiance à ceux qui nous promettent un avenir meilleur en poursuivant des politiques productivistes inégalitaires et qui prétendent sauver la planète des périls dans lesquels ils nous ont eux mêmes plongé depuis des dizaines d’années avec les mêmes recettes éculées : croissance du PIB, exploitation sans fin des ressources énergétiques et de matières premières, pillage des pays du Sud, technologies imposées sans précaution pour la santé et l’environnement…

Ils essaient, en employant une nouvelle dialectique, de nous faire croire qu’ils ont compris et qu’ils vont changer : croissance verte, développement durable, énergie décarbonnée… mais dans les actes, ce sont toujours les mêmes projets destructeurs d’emplois, de lien social et d’environnement : taxes pour les plus pauvres, suppression de centaines de milliers d’emplois dans les services publics, paradis fiscaux toujours en place, toujours plus de construction de routes et d’autoroutes, nucléaire…

Il faut changer totalement de logique, globalement et localement : anticiper enfin, réorienter vraiment et gouverner autrement.

 

Alors que souhaiter pour 2010 ?

Que Midi-Pyrénées devienne en mars prochain lors des élections régionales, une des premières nombreuses « éco-région » de France avec une majorité de conseillers régionaux d’Europe Ecologie.

Localement, que la Communauté de Communes Decazeville-Aubin ait les moyens financiers et la volonté de poursuivre ses actions de requalification de zones industrielles, d’amélioration de notre environnement et de développement culturel. Qu’elle ait la possibilité et la volonté de mettre en place des transports collectifs performants et, avec les communes, des aménagements cyclables, pour nous permettre de nous déplacer à moindre frais et en polluant le moins possible.

Enfin, je vous souhaite tous mes vœux de santé et de bonheur avec les gens que vous aimez.

Bonne année 2010.

 

30/12/2009

La taxe carbone annulée car injuste et inefficace

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer l’ensemble du dispositif de la taxe carbone que le gouvernement avait prévu de mettre en place le 1er janvier prochain sous motif que " les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ".

Si les Verts étaient favorables à l’instauration d’une contribution climat-énergie, le résultat présenté avec la taxe carbone était très loin de nous satisfaire.

J’avais dénoncé dans une précédente note les effets pervers de la taxe carbone présentée par Sarkozy et j’y revenais dans la tribune des Verts pour le prochain bulletin municipal qui est actuellement à l’imprimerie :

« On vient par exemple de nous proposer une « taxe carbone ». Mais ce qui aurait pu constituer le début d’une fiscalité écologique équitable devient entre les mains de Nicolas Sarkozy et de la droite une contribution à la fois inefficace écologiquement car pas assez contraignante pour les plus pollueurs et de plus injuste socialement car elle touche surtout les plus pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens de changer de mode de déplacements ou de chauffage et d’isoler leurs habitations. »

Le gouvernement veut présenter le 20 janvier un nouveau dispositif concernant cette taxe. Mais le mal est fait. A cause de Nicolas Sarkozy, cette taxe est devenue maintenant tellement impopulaire qu’il devient même difficile de présenter une véritable contribution climat-énergie (cela était son vrai nom) ambitieuse, juste socialement et efficace écologiquement.

Après l’échec de Copenhague, l'échec de la mise en place d'une véritable fiscalité écologique montre qu'en matière de protection de la l'environnement, il n'y a actuellement pas de réelle volonté de vouloir agir de la part de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

A noter que les membres du Conseil Constitutionnel ont par contre malheureusement validé la réforme de la taxe professionnelle et la fiscalisation des indemnités de sécu versées aux accidentés du travail.

 

Cécile Duflot.jpgVous pouvez retrouver en ligne :

-     l'interview de Cécile Duflot de 7h40 aujourd’hui sur Europe 1 

- ainsi que la dépêche Reuters 

Cécile Duflot était :

 

- au journal de 13h de France 2 

et sera ce soir :

- au journal du 19/20 de France 3

- au journal de 20h de TF1

 

 

20/12/2009

Copenhague, Toulouse, Rodez, même combat, même défaite

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Il y a des jours désespérants.

Pendant que les chefs d’Etat du monde entier échouaient lamentablement pour trouver un accord limitant les effets du réchauffement climatique sur notre planète au sommet de Copenhague, nos conseillers départementaux votaient des crédits pour augmenter les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire en voulant doubler la RN 88.

Cette coïncidence en dit long sur l’incapacité de nos gouvernants, qu’ils soient nationaux ou locaux, de droite ou de gauche, à anticiper et à répondre aux crises qui nous touchent ou vont nous toucher, qu’elles soient financières, écologiques, sociales, alimentaires, sanitaires…

De Copenhague, de Toulouse ou de Rodez, c’est le même message qu’ils nous envoient : sauvons le capitalisme et la société de marché plutôt que la planète et ses habitants.

Leur vision de l’avenir ne va pas plus loin que le bout de leur carrière politique qu’ils veulent la plus longue possible et même le fait que leurs propres petits-enfants subiront économiquement et physiquement de plein fouet les effets de leurs décisions ne semble pas les émouvoir.

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Les Aveyronnais payeront donc pour une route nationale qui est de la seule compétence de l’Etat. Et cela aura des conséquences importantes sur le financement des propres compétences du Conseil Général. Déjà très en retard par rapport à d’autres départements en matière d’aide sociale, de soutien à l’habitat, de transports collectifs, d’aide aux collectivités en matière d’environnement, de culture… les Aveyronnais s’enfonceront un peu plus tous les jours dans la pauvreté, la pollution, les retards technologiques… au profit d’un axe routier de transit qui va de plus piller les entreprises du reste du territoire comme l’a déjà fait la A 75.

D’autres solutions existaient bien sûr. Mais elles ne convenaient pas au « monde économique », cet espèce de « machin » où l’on retrouve seulement une poignée de chefs d’entreprises, d’élus locaux et de notables prêts à tout pour sauver un système dont ils sont les premiers bénéficiaires et qui nous mène droit dans le mur.

Oui, il était possible de sécuriser cet axe sans augmenter le flux de véhicules avec les seuls 140 millions que voulait bien donner l’Etat.

Oui il était possible de réaliser la déviation de Baraqueville, le contournement du Grand Rodez, de supprimer tous les passages à niveau et les points accidentogènes, d’aménager les embranchements dangereux, de sécuriser les traversées de villages et hameaux

Les Aveyronnais payeront d’ailleurs triplement puisque la Région va vraisemblablement participer à cette gabegie financière doublée d’un désastre écologique. Et ce n’est pas fini, puisque pris par l’enthousiasme de cette décision et drogués au goudron, les conseillers généraux de droite et de gauche ont voté une motion pour poursuivre ce doublement vers Séverac.

Mais l’histoire n’est pas terminée car, vous le l’ignorez pas, il y a au mois de mars des élections régionales où vous pourrez vous exprimer en rencontrant et en votant pour les seuls qui ne sont pas favorables à cette politique de courte vue, Europe Ecologie Midi-Pyrénées, qui ont sur la région une vision d’avenir, réaliste, solidaire et écologique.

 

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Continuons justement à parler de région. Dans la série, « Je me moque du climat, pourvu que l’on parle de moi », signalons l’aller-retour rapide le 15 décembre dernier de Martin Malvy à Copenhague. Y allait-il pour soutenir les ONG ? Non ! Y allait-il pour infléchir la position des nombreux négociateurs ? Non pas du tout ! Il y allait juste pour communiquer sur sa dernière grande idée : créer un « observatoire climatique des Pyrénées ».

Certes, pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut pouvoir le mesurer. Mais nous avons maintenant une bonne connaissance de ses effets dans les Pyrénées. L’association Moraine notamment, à travers ses observations, a montré le recul important des glaciers Pyrénéens. Ce n’est pas un thermomètre de plus qui va faire baisser la température. Non, ce qu’il faut maintenant, ce sont des actions concrètes.

 

Et ce d’autant plus que le président de Région est passé maître dans l’art de la manipulation des chiffres, notamment ceux des émissions régionales de gaz à effet de serre.

Pour lui, tout va bien. Il faut dire qu’il s’est arrangé pour faire baisser artificiellement les chiffres des rejets de gaz que l’on mesure très mal (avec des écarts de 50 %) et que la Région ne maîtrise pas comme le méthane (dû principalement à l’élevage chez nous) ou le protoxyde d’azote. Cela a permis de cacher la forte augmentation de CO2 que la Région est sensée maîtriser dans ses actions, notamment les rejets de CO2 dus aux transports, à l’habitat et au tertiaire.

Si les rejets des industries ont baissé en partie à cause des fermetures d’usines (AZF notamment) et des délocalisations, les rejets dus aux transports ont eux explosé (+2,3 % par an depuis 1990), ceux du résidentiel-tertiaire également (+1,7 %), alors que la croissance démographique n’a été que de 1,1 % par an dans le même temps.

Midi-Pyrénées est de loin la première région Française pour sa part des rejets de CO2 dus aux transports dans les rejets totaux.

Le doublement de la RN 88 et la transformation de la RN 126 en autoroute entre Castres et Toulouse vont sûrement améliorer ce diagnostic accablant !

Voilà ce qui s’appelle de la « Com » comme sait bien le faire Martin Malvy.

Mais les chiffres sont têtus. Et ce bilan en trompe l’œil masque difficilement le désintérêt de l’équipe Malvy pour les questions d’environnement et nous montrent qu’ils sont en fait dans la poursuite des politiques du siècle dernier.

 

rn88-jlc.jpgVous allez me dire que je tape plus sur la gauche que sur la droite ?

Oui, parce que d’abord je n’attends rien de l’UMP. Ils sont et resteront d’indécrottables pollueurs doublés de piètres démocrates.

La gauche est ma famille, mais quelle gauche ? Je me désole un peu plus tous les jours de voir la vieille gauche reprendre les mêmes idées et les mêmes pratiques que la droite, que se soit nationalement ou localement.

Et ce ne sont pas les petites chicaneries pitoyables entre conseillers généraux de droite et de gauche pour s’attribuer la paternité du déblocage de la RN 88 qui me feront changer d’avis. Au contraire.

Fiche RN 88-web-jlc.pdf

Photos : 

1 - Photothèque du mouvement social - resistancescaen

2 - JLC

3 - Association Moraine

06/12/2009

Les habitants du Bassin et la planète punis

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Le report de l’instauration du versement transport lors de la dernière séance du conseil de la communauté de communes est un rude coup pour notre territoire.

 

Notre service de transports collectifs, le TUB, connaît un énorme succès, et le souhait de le voir évoluer se fait de plus en plus pressant, à tel point que même des communes rurales voisines sont intéressées.

Après 20 mois d’exploitation, nous avons maintenant l’assurance que ce service correspondait bien à un besoin des habitants du Bassin et les demandes analysées à la suite de plusieurs enquêtes nous montrent qu’il faut maintenant aller vers un développement de ce service.

Avec 6 226 passagers, le mois d’octobre 2009 a vu la plus forte fréquentation depuis sa création et les abonnements sont en constante augmentation.

De nombreux témoignages de la part des organismes d’Etat et privés attestent que depuis la mise en place du TUB, ils ont constaté une nette amélioration de l'accessibilité à l’emploi et à la formation 

Beaucoup d’habitants attendent la création d’une deuxième ligne qui desservirait des quartiers encore isolés, notamment de Combes, tandis que d’autres espèrent une plus grande amplitude horaire, des cadences plus nombreuses ainsi que des trajets plus courts et plus rapides.

La loi Grenelle 1 a par ailleurs confirmé la priorité donnée aux transports collectifs : « Le développement de l’usage des transports collectifs de personnes revêt un caractère prioritaire ». Et la loi Grenelle 2 en discussion actuellement à l’Assemblée Nationale devrait donner un peu plus de moyens à cette ambition.

 

Pourquoi le versement transport ?

Instauré par la loi 71-559 du 12 juillet 1971 et exclusivement appliqué comme prélèvement obligatoire en région parisienne, le versement de transport (VT) a été étendu, de façon facultative, aux autorités organisatrices des transports urbains de province de plus de 300.000 habitants par la loi n° 73-640 du 11 juillet 1973. Le seuil minimal de population a été successivement abaissé pour être fixé à 10.000 habitants (loi 2000-1208 du 13 décembre 2000).

Il serait d’ailleurs souhaitable que lors de la discussion de la loi Grenelle 2, le prélèvement facultatif de cette taxe devienne obligatoire pour toutes les autorités organisatrices des transports urbains comme cela est la règle pour la région parisienne.

Le Versement Transport est une taxe versée par les employeurs publics et privés de plus de 9 salariés qui permet le financement des dépenses d’investissement et de fonctionnement des Transports Publics. Les collectivités, administrations et établissements publics financeront donc également ce service. Son taux maximum est de 0,55% des salaires bruts. Il peut être majoré de 0, 05%.

financement tc.jpgAucun service de transport collectif en France ne vit avec la recette de la seule billetterie. La part de la recette de billetterie dans le budget global est en moyenne de 15 %. C’est d’ailleurs pour permettre aux collectivités de mettre en place et développer les transports collectifs sur leur territoire que le versement transport a été créé.

Partout en France, les collectivités de droite ou de gauche qui instaurent un versement transport pour leurs transports collectifs ne trouvent pratiquement aucune opposition. Au contraire. La cabale contre cette taxe qui a lieu actuellement à Decazeville doit d’ailleurs paraître surréaliste pour toutes les villes qui ont un service de transports collectifs.

Actuellement, le TUB est financé à plus de 95 % par les fonds propres de la communauté de communes Decazeville-Aubin (170 000 €/an).

Avec la recette du versement transport, nous avons la possibilité de mettre en place des transports collectifs performants qui serviraient à la fois au déplacement des nombreuses personnes sans moyens de transport, mais aussi à celles et ceux se rendant à leur travail.

 

Son entrée en vigueur était prévue le 1er janvier 2009

L’idée de l’instauration du versement transport dans le Bassin ne date pas d’hier et les entreprises le savent bien. Dès 2003, lors d’un forum organisé par le conseil de développement, j’avais présenté la possibilité de la mise en place d’un service de transports collectifs sur le Bassin et l’instauration possible de cette taxe.

En 2006, lors des études pour la mise en place du TUB, le principe du versement transport était retenu.

Lors du conseil communautaire du 26 février de cette année pour l’actualisation du schéma directeur, le Président de la communauté de communes avait rappelé que « le versement transport serait nécessaire pour développer le TUB. Il avait rappelé que dans la première esquisse du schéma directeur cette instauration était prévue en 2009 et que compte tenu de la crise économique sa création éventuelle ne sera pas effective avant 2011. »

J’avais rappelé que « l’instauration de cette taxe serait un jour nécessaire. Elle existe sur l’ensemble des autres villes à proximité : Figeac, Rodez ou Millau. Il n’y aurait donc pas de distorsion de concurrence. » (1)

 

Pourquoi l’avancer d’un an, le 1er janvier 2010 ?

Premièrement, parce que arrive à cette date le projet de Sarkozy supprimant la taxe professionnelle.

Il faut savoir que la recette de la taxe professionnelle (TP) progressait chaque année de près de 3% et rapportait en 2008 environ 5 M€, mais que la communauté de communes injectait en même temps près de 8 M€ (dont 7,55 M€ pour le seul investissement) pour le seul  développement économique, c’est à dire le développement de zones d’activité, l’aide directe aux entreprises, la pépinière et l’hôtel d’entreprises…

C’est donc bien une politique dynamique qui permettait à la fois aux entreprises de bénéficier d’aides pour se développer et à la communauté de communes d’avoir des recettes supplémentaires qui est maintenant cassée.

 

Dans ce projet de loi, décrié tant par la gauche que par beaucoup d’élus de droite, rien n’est prévu pour compenser à l’euro près la perte de la taxe professionnelle après 2011 et rien n’est surtout prévu pour assurer sa progressivité.

Si vous rajoutez à cela depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, la baisse globale des dotations de l’Etat (-10% de DGF l’an passé), les compétences supplémentaires données aux collectivités sans contrepartie financière et les impayés de plus en plus fréquents avec la crise… il faut bien que nous trouvions d’autres recettes.

Certes, la suppression de la taxe professionnelle (TP) pour les entreprises est compensée par l’instauration d’une Contribution Economique Territoriale (CET).

Mais la différence entre cette CET et la TP aura pour effet immédiat de réduire de plus de 25% la contribution des entreprises au financement de l’action publique. Dans le Bassin, cette diminution représenterait globalement prés de 2 330 000 €.

Le produit du versement transport ce serait 340 000 € pour la communauté de communes, soit 1/6 du gain obtenu par la réforme de la TP et pour les plus gros employeurs du Bassin cette proportion est de 1 à10.

 

Deuxièmement argument qui nous oblige à instaurer le versement transport dès le 1er janvier 2010, c’est à cette date que rentre en vigueur l’injuste et inefficace taxe carbone à la sauce Sarkozy qui va pénaliser tous les ménages.

Il faut donc développer les transports collectifs afin que les habitants du Bassin évitent au maximum d’utiliser leurs véhicules personnels (ceux qui en ont).

Seul le versement transport nous permettait ce développement.

D’où la bonne idée de l’instaurer dès le 1er janvier 2010.

 

Des réactions injustifiées et outrancières :

La réaction de certains patrons me paraît donc totalement injustifiée et même outrancière.

Lorsque je lis dans la presse que le patron de la principale entreprise du Bassin ne veut pas verser 100 000 € de VT pour les transports collectifs du territoire où il est implanté, soit seulement 0,156 % de son chiffre d’affaire (soit 1,56 euro de versement transport pour 1 000 euros de CA) et menace de licencier 3 employés si cette taxe était votée, je trouve cela totalement déplacé.

Et ce d’autant plus que le montant de son versement transports sera vraisemblablement très inférieur à 100 000 euros et que les employés de son entreprise profiteront de ce service.

Il y a fort à parier que le montant du versement transport que devrait verser cette entreprise est de très loin inférieur au salaire, primes et rémunérations diverses que touche son seul PDG annuellement.

Des entreprises du groupe Arche doivent d’ailleurs déjà cotiser pour le versement transport dans les villes où elles sont installées. Pourquoi le refuser à Decazeville ? Peut-être juge t-on que les habitants du Bassin sont trop riches alors que le revenu salarial moyen y est très faible (16 900 € brut annuel 2008). Pour ceux qui ont la chance d’avoir un salaire.

La question est aussi celle du lien entre les entreprises et le territoire sur lequel elles sont implantées. Ces liens doivent-ils être à sens unique ? Les collectivités et les habitants doivent-ils accepter en permanence les sollicitations de demandes foncières et financières et les atteintes environnementales des entreprises sans que celles-ci ne participent en retour à la vie de la cité ? Je ne le pense pas.

 

En conclusion :

Le projet de développement des transports collectifs et donc du versement transport répond d'abord à un problème social, aider les habitants du Bassin à se déplacer à moindre frais, mais aussi écologique, se déplacer en produisant le moins de gaz à effet de serre possibles. Enfin, les transports collectifs participent à la vie économique du Bassin, directement par les emplois créés localement, et indirectement en permettant à la population d’accéder à leurs lieux de travail, aux commerces et activités diverses.

 

A quelques jours du sommet de Copenhague sur le climat, le Bassin de Decazeville avait l’occasion de montrer sa volonté d’œuvrer pour réduire les gaz à effet de serre sur son territoire en développant les transports collectifs.

Ce n’est que partie remise.

Il faut que la raison reprenne le dessus.

Il faut remettre l’instauration du versement transport à l’ordre du jour d’un prochain conseil communautaire.

Comme il était prévu, il faut dès à présent lancer une étude pour intégrer dans le projet de développement de nos transports collectifs, la création d’une deuxième ligne, le réaménagement des horaires, des fréquences et des itinéraires ainsi que les déplacements des employés des entreprises du Bassin comme cela se fait partout ailleurs en France dans des villes de droite ou de gauche.

Tout le monde serait gagnant.

 

(1) Extraits du compte-rendu de la séance du conseil communautaire du 26 février 2009

 

Les articles de la presse locale :

 

La dépêche du Midi :

Les élus oublient provisoirement l’idée de la taxe transport

Rififi sur la taxe transport

 

Midi Libre :

Le projet d’une taxe transport redonne de la voie à l’opposition

Taxe transport : la reculade

Les patrons pour un moratoire

Les explications de la collectivité

Taxe transport : le coup de gueule de J.-L. Calmettes