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11/10/2007

Il n’y a plus de maïs OGM en Aveyron

f358093b3c78ca49ab5c8340ad7b08b4.jpgLe seul hectare de Maïs OGM présent sur le territoire de l’Aveyron à Lanuejouls a été détruit dans la nuit de lundi à mardi dernier. C’est une bonne nouvelle pour les agriculteurs désirant produire proprement, notamment les agriculteurs bios et en général pour la renommée des produits aveyronnais. C’est une mauvaise nouvelle pour les agro-industriels qui veulent à tout prix, contre l’avis de la majorité des Français, imposer des semences et des produits dont on ne connaît pas totalement les conséquences qu’ils peuvent avoir sur notre environnement et notre santé.
Il est impératif d’imposer un moratoire immédiat sur les cultures en plein champ des OGM, et de poursuivre la recherche dans ce domaine dans des serres fermées.

10/10/2007

Rallier Rodez à Paris le plus écologiquement possible

Nos amis de « La Dépêche du Midi » dans leur édition aveyronnaise du 9 octobre faisaient une comparaison d’un trajet aller-retour Rodez-Paris selon qu’il était réalisé en train, en voiture ou en avion.
Leur comparatif portait uniquement sur le temps de trajet et son coût.
Alors que le réchauffement climatique menace notre avenir et que le « développement durable » fleurit dans tous les médias et les discours politiques, il manque à mon avis à cette enquête une donnée importante.
Quel est l’impact sur l’effet de serre de chacun de ces déplacements ?

82efa17462c2d4cd01df39a75fdad65d.jpgC’est ce que j’ai réalisé avec l’EcoComparateur mis en place par la SNCF en collaboration avec l’ADEME (cliquez sur la première photo pour agrandir ou cliquez sur la pièce en pdf jointe plus bas).
Pour un aller-retour Rodez-Paris, la production de CO2 pour un trajet en train est de 8 kg ; elle est de 143 kg en avion et de 243 kg en voiture si vous êtes seul dans le véhicule. Mais seul le CO2 est comptabilisé.
Si l’on comptabilise tous les gaz à effet de serre, le train en produit sur le même trajet 48,6 kg, la voiture 228 kg, et l’avion 577 kg.

ec050592a5cf9bc5b432860c345d2d61.jpgPour une réelle analyse environnementale de ce déplacement, on pourrait également comptabiliser l’impact de la production de déchets nucléaires (train Brive-Paris), la SNCF ayant cédé ses parts de SHEM (barrages hydrauliques) à Electrabel (groupe Suez), les risques que ces déplacements font peser sur l’environnement (artificialisation des sols, extraction et transport du pétrole et de l’uranium, pollutions accidentelles diverses…), sans parler des risques économiques et des risques de tensions internationales dus à la raréfaction des ressources énergétiques utilisées (essence, kérosène, uranium…).
On peut toujours dire que, ramenées à un voyage individuel, ces données environnementales sont insignifiantes. Mais multipliées par un nombre important de personnes dans toute la France et tous les jours, cela devient très important.
On voit donc que, si une analyse en termes de coût et de temps de trajet est importante, une analyse poussée en incorporant les données environnementales serait souhaitable pour éclairer au maximum les futurs voyageurs dans leurs choix de mode de transport.

Je dois rajouter, qu’il y a quelques jours, La Dépêche du Midi dans son édition du Grand Toulouse avait déjà fait la comparaison uniquement en terme de temps de trajet, d’un déplacement à vélo, en voiture et en métro à l’intérieur de Toulouse, sans incorporer leurs coûts ainsi que l’impact sur l’environnement de chaque mode de déplacement.

L’environnement est devenu une composante importante dans la vie des Français, et la presse devrait y consacrer une place objective.
Mais il est vrai qu’il doit être très difficile pour les médias de remettre en cause certains modes de transport, surtout dans une ville et une région qui ont choisi de se vouer corps et âme à l’industrie aéronautique, secteur dont on voit un peu plus tous les jours les limites et les dérives, quelles soient environnementales, économiques ou sociales.

rodez-paris - ges.pdf

Voir à la suite, les deux articles de La Dépêche du Midi

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08/10/2007

Décroissance ou développement qualitatif ?

c7c1cdfd3b2ba1f8e3ca729ff5350621.jpgLe Salon Horizon Vert de Villeneuve-sur-Lot qui se tenait le week-end dernier est en passe de devenir l’événement traitant de l’écologie le plus important du grand sud-ouest avec la foire bio Biocybèle de Rabastens-Gaillac. Le nombre de stands a considérablement augmenté depuis quelques années avec notamment, un chapiteau consacré uniquement à l’éco-habitat où il était difficile de circuler et de demander des renseignements aux exposants. Cela démontre ainsi la prise de conscience et la demande nouvelle des particuliers pour ces techniques et ces produits.

Horizon Vert c’est aussi toute une série de débats avec des intervenants de qualité.
Je n’ai malheureusement pas pu assister à la conférence d’Hervé Kempf vendredi soir.
Hervé Kempf est journaliste au Monde, et son dernier ouvrage « Comment les riches détruisent la planète », démontre que l’impact sur l’environnement d’un smicard même le plus inconscient possible est loin d’arriver au degré de pollution et de gaspillage d’un milliardaire.
Un milliardaire qui achète un Airbus A 380 pour ses déplacements personnels, ou tout autre excentricité de ce genre décrite dans le livre d’Hervé Kempf, devrait être conduit devant le tribunal pénal international pour crime contre l’humanité.
Cela pose évidemment le problème de la répartition des richesses : « Il nous faut comprendre que crise écologique et crise sociale sont les deux facettes d'un même désastre. Et que ce désastre est mis en oeuvre par un système de pouvoir qui n'a plus pour fin que le maintien des privilèges des classes dirigeantes » 
nous dit fort justement Hervé Kempf dans son livre.
Le PNUD estimait en 1999, que les 20% de personnes les plus riches possédaient 74 fois plus que les 20% de personnes les plus pauvres. En 1960 Ils ne possédaient que 30 fois plus.
f5fb5c778edd085b74bded4671fee245.jpgDe partage de la richesse, de décroissance ou de développement qualitatif, il en était question hier lors d’un atelier dont les intervenants étaient Jean-Marie Harribey, co-président d’Attac-France et Jean-Paul Besset, journaliste et écivain, coordinateur du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot.
Pour Jean-Marie Harribey, il est évident que, comme le pense Hérvé Kempf, crise sociale et crise écologique proviennent d’un même mal : cette marchandisation libérale et financière.
Mais pour passer d’un mode de croissance économique tel que nous le connaissons actuellement, à un mode de croissance qualitative (moins de croissance dans la production et la consommation de produits finis et services commerciaux, mais croissance des services publics), nous devons passer par une étape de décélération. On arrête pas du jour au lendemain une machine énorme lancée à pleine vitesse.
826711307b50738204e0171f4410fdd4.jpg
Pour Jean-Paul Besset, la crise écologique semble plus urgente que la crise sociale et pour lui, la politisation de ce débat (au sens étymologique du mot), ainsi que le lien entre crise sociale et crise écologique, ne lui paraissent pas évidents.
Comme il l’écrit dans son dernier ouvrage, « Comment ne plus être progressiste sans devenir réactionnaire », la croissance infinie des biens et des services qui fonde le développement de nos sociétés est impossible. Ou, si l'on préfère, suicidaire. Elle est incompatible avec la stabilité de la biosphère et inaccessible à l'essentiel de la population mondiale. Elle ne saurait donc tenir lieu de projet de civilisation.
Tout à fait d’accord. Mais le gouvernement actuel semble bien décidé à poursuivre ce modèle de croissance économique suicidaire et de destruction sociale.
Il n’y a qu’à regarder le regard amusé de Copé pendant l’intervention à l’Assemblée Nationale d’Yves Cochet lors du débat sur le Grenelle de l’Environnement, pour comprendre le peu d’intérêt pour les questions environnementales d’une grande partie de ce gouvernement.
Pour être honnête, je doit rajouter que beaucoup, même à gauche, ne voient que par ce modèle de croissance.
Décroissance ou développement qualitatif (terme qui risque d’être aussi galvaudé que le développement durable l’est actuellement), ce dont je suis sûr, c’est qu’il faudra une forte mobilisation de nos concitoyens pour reprendre nos destinées en main.

01/10/2007

Les transports et l’habitat en Midi-Pyrénées font peser de lourdes menaces sur l’environnement

32dd732d2b96189d5c36cc115844ad88.jpgLa lecture des 46 indicateurs régionaux de développement durable, résultat d’un partenariat entre l’Insee et la Région Midi-Pyrénées qui s’est engagée dans une démarche Agenda 21, démontre les faiblesses et les risques auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs indicateurs font ressortir l’impact d’un habitat étalé et de l’usage de la voiture individuelle dans la région. L’étalement urbain, qui se traduit par une croissance démographique plus élevée dans l’espace périurbain peu dense, fait croître le recours à la voiture individuelle et l’artificialisation de cet espace par la construction d’espaces bâtis, de routes, de parkings, de zones commerciales... . La surface bâtie par habitant augmente plus vite en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en France, l’habitat individuel, peu dense, y étant très développé. La dispersion de l’habitat, comme les déplacements domicile-travail accroissent aussi les consommations d’énergies : l’importance de l’habitat individuel, le faible recours au chauffage urbain et l’ancienneté du parc augmentent les besoins énergétiques de chauffage.
L’accroissement des consommations d’énergie se traduit en émissions supplémentaires de gaz à effet de serre. Au total, tous ces phénomènes se traduisent dans l’empreinte écologique d’un habitant de la région.

Quelles solutions proposer face à ces menaces ?
La première est d’encourager les populations à venir habiter dans les centre-villes et les centre-bourgs en facilitant la rénovation de l’habitat existant et la construction d’un habitat de petit collectif de qualité.
L’étalement urbain et le mitage de l’habitat en zones rurales participent à l’artificialisation des sols, mais ont également un coût conséquent pour les collectivités (réseaux, voirie…).
Cet habitat doit bien sûr être de qualité, peu consommateur d’énergies (voire producteur), confortable et sain. De plus, cette densification de l’habitat permettrait d’envisager des modes de chauffage collectif (réseaux de chaleur).

Concernant le transport des personnes, l’offre de transports en commun (bus, trains) doit être multipliée, tant en zone rurale qu’urbaine. Il en est de même pour les circulations douces : l’usage du vélo et de la marche à pied doivent être encouragés par des infrastructures assurant une complète sécurité et la complémentarité avec les autres modes de déplacements.

Concernant le transport des marchandises, un indicateur nous apprends que la part du fret ferroviaire décroît en Midi-Pyrénées au profit du transport routier ; elle était à peine de 15 % en 2004.
La construction de nouvelles infrastructures routières comme le doublement de la RN 88, véritable aspirateur à camions, ou la construction d’une RN 140 bis passant par Rignac, sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire : doublement de la voie ferrée de Toulouse à Séverac et amélioration des plateformes de fret ferroviaire de l’ouest aveyronnais.
Le contraire de ce que font actuellement le président du Conseil Général de l’Aveyron et ses amis du gouvernement.

Télécharger ces indicateurs

28/09/2007

La ligne THT bruyante serait reconstruite

eae6afb75b96baa500f93dd78ae039e6.jpgIl y a un peu plus d’un an, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) avait procédé au changement des câbles de la ligne THT de 225 kV, partant du poste de Godin (à Aubin) et allant jusqu’à Rueyres dans le Nord-Aveyron.
Depuis, les riverains de cette ligne se plaignent à juste titre de grésillements dont l’intensité est nettement supérieure au grésillement « naturel » de ces lignes. Le bruit émis par cette ligne oscille entre 50 et 57 dB (décibels) et est permanent.


Cela constitue bien sûr une énorme gêne pour les riverains en plus des champs électromagnétiques.
RTE a procédé en septembre au nettoyage d’une partie des câbles de cette ligne. Si l’opération semble avoir eu des effets positifs par endroit (Pylône 12 au dessus des Bonnières), elle a été inefficace ailleurs. Le problème persiste donc.
Interrogé par les services techniques de la mairie de Decazeville, RTE semble s’orienter vers un nouveau changement des câbles avant la fin de l’année.

Rappelons que toutes ces lignes THT sont malheureusement rendues nécessaires à cause du système énergétique français trop centralisé, dû en grande partie aux centrales nucléaires, qui oblige le transport de l’électricité en grande quantité vers les lieux de consommation avec d’énormes pertes en ligne.

Décembre 2007 :

Les cables de cette ligne ont été remplacé sur le tronçon bruyant par RTE et les riverains se déclarent maintenant satisfaits.

18/09/2007

Semaine de la mobilité et transports urbains à Decazeville-Aubin

3d2ee35c93dc763a6382604215449b4b.jpgC’est dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité du 16 au 22 septembre que la Communauté de communes Decazeville-Aubin va présenter le futur projet de transport urbain à la population.
Ce projet est une des composantes du Plan Global de Déplacements, qui entend développer également les circulations douces (piétons et cyclistes).
Les objectifs sont de limiter la circulation motorisée, développer les modes alternatifs à la voiture particulière, améliorer l’accessibilité notamment des personnes à mobilité réduite, réduire le nombre d’accidents et diminuer les nuisances (pollution et bruit).
Mettre en place des transports en commun sur notre territoire résulte d’abord d’un besoin : le diagnostic nous a appris que près de 30 % de la population du Bassin n’avait aucun moyen pour se déplacer, souvent des jeunes ou des personnes âgées, mais également de plus en plus de personnes ayant une activité professionnelle.
Mais la mise en place des transports en commun vise également ceux qui se déplacent avec leur véhicule personnel et qui auront là un moyen alternatif moins onéreux et moins polluant.
J’avais personnellement souhaité que l’on mette en place un système plus ambitieux, comme à Figeac par exemple (11 000 habitants, 11 lignes, 5 bus, gratuité pour les voyageurs, 300 000 voyageurs transportés l‘an passé).
Mes collègues ont préféré y aller en douceur, au risque d’échouer.
Nous partirons donc avec une seule ligne, un bus et un objectif de transporter 10 000 personnes la première année pour une présence sur le territoire de 17 000 habitants.
Une consolation, le coût pour le passager sera relativement modique : 20 centimes d’euro quel que soit le trajet. Mais le coût pour la collectivité sera relativement élevé puisque nous n’avons pas voulu mettre en place dans l’immédiat le « versement transport » qu’aurait dû acquitter toutes les entreprises de plus de 9 salariés (ce qu’a mis en place Figeac et la plupart des villes qui offrent un service de transport en commun).
Je souhaite néanmoins que ce projet réussisse et je m’y impliquerai de toutes mes forces.

4749482863ac34c756aa34cda08ef08e.jpgQuelles vont être ces actions que nous allons mettre en place durant cette « semaine de la mobilité » pour communiquer sur notre futur service de transport urbain ?

Tout d’abord, une exposition traitant de ce thème circulera dans toutes les villes de la Communauté de communes. Elle comprendra entre autre, une carte du futur service de transport urbain du Bassin (que vous pouvez télécharger en bas de ce billet - 920 ko), indiquant le circuit et les arrêts prévus. Cette exposition sera présentée à :
- Aubin : mercredi 19/09 à 9 h sur le marché (hall de la salle d’accueil en cas de pluie)
- Decazeville : vendredi 21/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Viviez : vendredi 21/09 de 14 h à 17 h devant la bibliothèque (salle du conseil municipal en cas de pluie)
- Firmi : samedi 22/09 à 9 h sur le marché (hall de la mairie en cas de pluie)
- Cransac : samedi 22/09 de 14 h à 16 h devant l’Office de Tourisme (à l’intérieur en cas de pluie).
Nous espérons à cette occasion rencontrer la population afin de recueillir leurs observations.

Des panneaux provisoires indiqueront l’emplacement des futurs arrêts sur tout le circuit.

Et enfin, un parcours en temps réel sera réalisé avec un bus afin de présenter le circuit à des différents services du Bassin (communes, centre hospitalier, maison commune emploi formation…), le vendredi 21 septembre au départ de Firmi (place de la République) à 10 h 30.

Une communication plus appropriée à destination des futurs usagers sera mise en place au fur et à mesure de l’avancement de ce projet, dont le lancement est prévu fin février – début mars, si aucun problème administratif ne vient le contrarier.

Futur réseau de transport urbain du Bassin Decazeville-Aubin.pdf

05/09/2007

L’ours carnivore de Fabius

45876f0a93457b9fd0a5ed9f0457f445.jpgAprès Augustin Bonrepaux, président socialiste du conseil général de l’Ariège qui questionnait le Premier Ministre pour lui demander si l’ours slovène « ne représenterait pas potentiellement un réel danger parce qu’il serait porteur de virus présentant des similitudes avec ceux de la grippe aviaire », c’est au tour de Laurent Fabius de sortir une bourde monumentale au micro de France Inter hier matin, pour discréditer le programme de réintroduction des ours dans les Pyrénées.
Selon Laurent Fabius, sûrement (mal) renseigné par Augustin Bonrepaux, on aurait introduit dans les Pyrénées des ours slovènes « carnivores », alors qu’il aurait fallu relâcher des ours « herbivores ».
Les ours sont omnivores et opportunistes, l’ours brun profite de toutes les ressources de son territoire.
Dans les Pyrénées, les ours sont à plus de 80% végétariens et toutes les études montrent que les ours lâchés en provenance de Slovénie ont exactement le même régime alimentaire que les ours pyrénéens.
La seule espèce d’ours herbivore est le grand Panda, vivant en Chine, et dont l’alimentation est constituée de bambous.

Espérons que nos Ariégeois, locaux ou d’adoption, vont réviser rapidement leurs livres de zoologie et éviteront de classer les ours dans les « volatiles carnivores », surtout lorsque l’on prétend avoir des convictions écologiques.

13/07/2007

Tous unis pour l’incinération des déchets

7e082d0c93c188e5c9910525d3816988.pngDans un précédent billet sur l’opération Pinocchio menée par les Verts en Aveyron, j’attribuais un Troisième Prix à tous ces élus, de droite et de gauche qui se gargarisent de développement durable afin de masquer des politiques environnementales proches du zéro.

Le courrier envoyé à tous les députés européens concernant la future Directive cadre sur les déchets par la Maison européenne des pouvoirs locaux français est éloquent.
Qui se cache derrière cette Maison européenne des pouvoirs locaux français ?
Ni plus ni moins, les principales associations d’élus locaux et leurs responsables : Jacques Pélissard, Maire UMP de Lons-le-Saunier et président de l’Associations des Maires de France (AMF), Claudy Lebreton, président PS du conseil général des Côtes d’Armor et successeur de Jean Puech à l ‘Assemblée des départements de France (ADF), Jean-Marie Bockel, ministre PS-UMP, maire de Mulhouse et président de l’Association des Grandes Villes de France (AMGVF), Bruno Bourg-Broc, Maire UMP de Chalons-en-Champagne et président de la Fédération des Maires des Villes Moyennes et Martin Malvy, maire-adjoint PS de Figeac, président de la Région Midi-Pyrénées et président de l’Association des Petites Villes de France (APVF).

Que demande tout ce beau monde.
Simplement de considérer l’incinération comme une valorisation des déchets. Or le Parlement européen a fait le choix en première lecture, de ne pas considérer l’incinération comme une opération de valorisation, ce qui met fort justement l’incinération au même niveau que le stockage des déchets dans des centres prévus à cet effet.
Considérer l’incinération comme une valorisation, c’est pratiquement considérer les déchets comme une matière première. D’ailleurs dans leur courrier, ils vont même jusqu’à parler d’énergie renouvelable pour l’incinération des déchets avec valorisation énergétique, anéantissant ainsi tout effort de leur réduction à la source.

Dans cette même logique ces associations d’élus s’élèvent dans leur courrier aux députés européens, contre la mise en place obligatoire de la collecte sélective des biodéchets, préférant laisser ce problème, au volontariat des collectivités « en fonction des conditions économiques, environnementales et sociales locales ».
On sait ce que cela veut dire en France : dans trente ans, on en sera au même point, sinon pire.

Le Parlement européen devra se prononcer en début d’année prochaine sur la révision de la Directive cadre sur les déchets.
Mais l’optimisme n’est pas de mise puisque le Conseil des Ministres de l’Environnement réuni à Luxembourg fin juin a admis la possibilité de requalifier l'élimination des déchets par incinération en « opération de valorisation », ce qui encouragera le transfert de déchets entre pays de l'Union européenne.
Le ministre français a bien sûr soutenu le lobby de l’incinération, « malgré les faibles performances énergétiques des incinérateurs français et la pollution qu'ils engendrent », déplore Eric Gall, directeur par intérim du CNIID, « la position française dans cette négociation n'augure rien de bon pour le Grenelle de l'environnement concernant la politique déchets».

Il serait intéressant avant les élections municipales et cantonales, d’entendre nos décideurs locaux appartenant à ces associations nous donner leurs avis : M. Descrozaille pour l’AMF, M. Puech et ses amis pour l’ADF, M. Censi pour les villes moyennes et les maires des petites villes aveyronnaises (Onet-le-Château, Decazeville, Saint-Affrique, Millau, Villefranche…). Sont-ils d’accord avec leurs représentants ?
Veulent-ils un incinérateur en Aveyron ?
On comprendra peut-être mieux pourquoi la décision du plan départemental voté en 2001 d’implanter des centres de stockage de déchets ultimes en Aveyron en est encore au degré 0.

Cliquez sur le lien çi-dessous pour télécharger le courrier de la Maison européenne des pouvoirs locaux français.
Position assos élus locaux incinération.pdf

08/07/2007

Les retombées des sports mécaniques

85aedc0050bcf7c424ed2dd546aea62e.pngPas une seule édition journalière de nos journaux locaux sans faire la promotion d’activités sportives motorisées. Entre les rallyes automobiles, les courses de motos, les randonnées avec toutes sortes de véhicules, le développement des quads, les salons de la moto, du 4 X 4… c’est à celui qui fera le plus d’articles, qui proposera le plus de photos et qui remplira le plus grand nombre de pages pour promotionner ces activités.
Sans parler des articles destinés à faire la promotion de véhicules à travers des « essais », véhicules qui ont généralement un taux de CO2 au km souvent très nettement supérieur aux 120 gCO2/km préconisés. Publicité oblige.
Tout cela après des articles nous alertant sur le réchauffement climatique, sur l’égoïsme des pays riches, sur l’obligation à faire des économies d’énergies, sur le coût « excessif » et la rareté à brève échéance des carburants et en disant que 5 000 morts sur nos routes, ça suffit.
Jusqu’où peuvent-ils aller dans leur schizophrénie ?
Jusqu’où peut-on continuer à faire la promotion de telles activités ou de tels engins en ne faisant pas le lien avec leurs nuisances environnementales : bruit, rejet de gaz nocifs pour la santé et le climat, poussière, destruction d’espèces animales et végétales protégées. Mais également sur le mauvais exemple qu’elles donnent en matière de gaspillage énergétique, de violence routière… Sans parler de la mise en danger des concurrents et du public.

Et puis, il y a les fameuses « retombées économiques ».
A lire la presse quotidienne régionale, cela doit avoir au moins des retombées sur leurs ventes ou leurs rentrées publicitaires.
Mais les rallyes et autres épreuves mécaniques seraient également un jackpot pour les communes. Les retombées seraient énormes.
Des maires interrogés par La Dépêche du Midi du 8 juillet ne tarissent pas d’éloges sur le « rallye du Rouergue » : « c’est un bonus budgétaire pour nos associations… il contribue au rayonnement de la commune… il n’y a que du positif… ».
Ont-ils réfléchi aux impacts négatifs pour notre planète et ses habitants, notamment les plus vulnérables, de ce genre d’épreuve. N'y a-t-il pas également des impacts négatifs pour leur territoire ?
Ils sont encore dans la « vieille économie », celle qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Celle où le bénéfice financier ou le plaisir éphémère d’une petite minorité se fait sur le dos de la majorité et l’avenir des générations futures.
N’y a-t-il pas d’autres moyens plus intelligents et moins polluants de faire du développement local ? Bien sûr que si ! Mais il faut avoir un peu d’imagination et de bon sens.

Sans parler que les pseudos retombées économiques virent parfois au fiasco.
La « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale, qui se déroulait le week-end dernier à Aubin près de Decazeville, s’est déroulée devant… 250 spectateurs seulement.
Pas un mot de la presse locale pour le dire. La Dépêche du Midi note que « même si la fréquentation n’a pas été aussi importante que l’an dernier pour le Mondial, le public est venu en assez grand nombre », Centre-Presse parle « d’une foule nombreuse et sous le charme ».
Ca c’est de l’info ! Il faut dire qu’après le matraquage médiatique qu’ils avaient orchestrés autour de cette épreuve, cela constituait un échec pour eux également.
Seul FR3 Sud a fait mention du peu de public à cette épreuve dans un reportage. Il faut dire que les images parlaient d’elles-mêmes.

J’espère que l’an prochain, je ne serai pas le seul élu à voter en conseil communautaire contre la subvention de 10 000 euros attribuée aux organisateurs de cette épreuve.
Plus seulement pour des motifs environnementaux bien sûr, mais également pour des motifs de gaspillage d’argent public.

Enfin, une satisfaction tout de même : la fréquentation de mon blog par des fans de ce genre d’épreuve. En cherchant : « montée impossible » sur les moteurs de recherche, quelques uns atterrissent sur mon blog.
Si j’ai pu en convaincre certains, j’aurais la satisfaction de savoir que mes notes peuvent être utiles.

06/07/2007

Des OGM à Montbazens ?

3703c2ae93dd18690c63b2a62e8ec006.pngLe Ministère de l'Agriculture et de la Pêche a rendu public hier, la liste des essais de plantations de maïs OGM MON810 de Monsanto en France. Greenpeace a démontré que la quantité de toxine produite par ce maïs génétiquement modifié pour produire un insecticide et résister à la pyrale du maïs, pouvait varier d’un rapport de un à cent d’un épi à l’autre. En conséquence, les études de toxicité réalisées par la compagnie n’avaient aucune valeur.

La quasi totalité des sites se retrouvent dans le grand sud-ouest et une parcelle de 1 hectare se situerait sur le canton de Montbazens dans l’Aveyron.

Greenpeace rappelle que, « face aux dangers sanitaires et écologiques que représente cet OGM, un nombre croissant de pays européens (et tout dernièrement l'Allemagne) ont pris un moratoire sur sa culture. En France, 86 % des citoyens demandent une interdiction temporaire ou définitive des cultures en plein champ d'OGM. Pourtant, le gouvernement se refuse obstinément à prendre un moratoire sur le MON810 ».

Nous devons avoir la plus grande vigilance face à cette invasion forcée par les multinationales de l’agroalimentaire, relayées en Aveyron par la RAGT et soutenues par certains élus locaux et syndicalistes agricoles aveyronnais.

Pour ma part, je suis disponible pour toute action visant à lutter contre ce dictat, que la majorité de la population française et aveyronnaise refuse.

Lire également le communiqué des Verts Midi-Pyrénées.

09/06/2007

« Qui fait la danse des pluies torrentielles ? »

Le groupe nordiste « Marcel et son Orchestre » dans sa magnifique chanson « On ne fait pas de planète sans casser du CO2 » donne une partie de la réponse. Oui, ces épisodes météorologiques qui se déroulent actuellement sur des lieux très localisés en France, mais également partout dans le monde, sont sûrement dus au dérèglement climatique de notre planète.


Mais les dégâts occasionnés par ces pluies torrentielles seraient moins importants si les hommes, par leur orgueil, leur vanité à vouloir tout domestiquer, n’avaient essayé de canaliser, de buser, de recouvrir des ruisseaux qui avaient, il y a encore quelques dizaines d’années, la place de s’étaler en cas de fortes pluies. Le lit majeur des cours d’eau comporte de plus maintenant de nombreuses constructions autorisées au fil du temps.
Mais l’homme est encore responsable par la capacité qu’il a eu d’artificialiser les sols, tant en zones rurales, qu’urbaines.
La nature du sol et sa couverture sont des facteurs d’accélération du ruissellement et de la concentration rapide de flux d’eau importants conditionnant ainsi la formation de coulées de boues et de crues.
Nous voyons que, depuis quelques dizaines d’années, le paysage rural et les modes culturales ont changés. Les causes sont nombreuses : remembrements, drainages de bas-fonds humides, agriculture intensive, érosion des sols, disparition des haies et talus, parcelles dans le sens de la pente, sols nus en hiver, compactage des sols...
Il en est de même dans les villes et villages longeant nos rivières. L’artificialisation des sols y est galopante : extension de l’urbanisation, multiplication de surfaces imperméables (chaussées, parkings, zones d’activités…).
La multiplication de construction d’infrastructures routières (sans déconstruire les anciennes) est également une cause importante de cette artificialisation des sols.

J’avais eu l’occasion de développer ces thèmes dans différentes notes sur les inondations de 2003 dans la vallée du Lot. Un article récent de La Dépêche du Midi sur les récentes inondations en Aveyron donne la parole à Jean Couderc, président de la Fédération départementale de pêche et à Pierre-Marie Blanquet, ancien président de la commission environnement au Conseil Général de l’Aveyron.
Leurs analyses rejoignent les miennes.


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ENVIRONNEMENT. LES PRATIQUES AGRICOLES ET L'URBANISATION DOPENT LES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES.
L'homme, goutte d'eau qui fait déborder le vase

medium_cassagnes-ladépeche.pngEn quelques petites années l'on vient de vivre des phénomènes climatiques d'une grande amplitude, en particulier la sévère canicule de 2003 suivie des inondations catastrophiques à la fin de la même année, l'incroyable épisode neigeux de janvier 2006, le tout entrelardé de quelques sécheresses estivales et hivernales. N'est-il pas un peu court de crier à la fatalité à propos de cette série d'événements dont la terrible tempête de décembre 1999 a comme frappé les trois coups, série que viennent compléter, certes modestement, les débordements survenus dans la nuit de mardi à mercredi (lire par ailleurs) ?
Pour Jean Couderc, président de la fédération départementale de pêche, il est trop facile de considérer que ces phénomènes extrêmes sont à mettre au débit d'une nature qui aurait perdu la raison. Pour lui, « l'amplitude des phénomènes et leur accélération sont favorisées par l'activité humaine ».

Lire la suite

30/05/2007

Pacte écologique et Grenelle de l’environnement

Avons-nous eu raison de signer le Pacte écologique de Nicolas Hulot, devons-nous signer le Pacte qu’il propose aux candidats des élections législatives ?
L’optimisme des associations environnementales à la sortie de leur entretien avec Alain Juppé pour parler du futur « Grenelle de l’Environnement » est-il partagé ?
Pour ma part, moi qui ai signé le Pacte écologique, j’ai la désagréable impression de m’être fait piéger. En faisant croire que tous les signataires de ce pacte avaient les mêmes préoccupations et les mêmes solutions pour résoudre les problèmes environnementaux, ce pacte a laissé croire que les Verts n’étaient pas plus compétents que les autres.
Or, il n’y avait aucune comparaison entre le programme de Sarkozy (noté 8,5/20 par l’Alliance pour la planète) et celui de Dominique Voynet (la meilleure note avec 17/20).
De même qu’il n’y a aucune comparaison entre les programmes des candidats Verts aux législatives et les autres.
La manière dont se battent les élus Verts dans des collectivités de gauche pour mettre en place les mesures environnementales indispensables pour notre territoire et notre planète, montre également que beaucoup de socialistes n’ont pas encore intégré l’urgence écologique.
Il en est de même pour ce futur « Grenelle de l’Environnement », qui constitue surtout un bon sujet pour la campagne de Nicolas Sarkozy.
J’ai bien peur que le réveil soit difficile.
Pour enrichir la réflexion, je vous propose à la suite, deux articles de presse. Le premier du Canard Enchaîné, qui n’est pas loin de rejoindre mon état d’âme, le deuxième de Jean-Paul Besset, ami de Nicolas Hulot dans les pages Rebond de Libération d’aujourd’hui.

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24/05/2007

Visite de quais de transfert de déchets ménagers

Les 7 et 9 mai derniers, une délégation d’élus, techniciens, et associations de la communauté de communes Decazeville/Aubin s’est déplacée à Revel en Haute-Garonne et au Massegros en Lozère afin de voir ce qu’était un quai de transfert de déchets.
Au vu des équipements visités, tout le monde a pu voir que les nuisances olfactives étaient inexistantes.
Le Quai de transfert de Revel est situé en pleine zone industrielle, proche d’entreprises agro-alimentaires (Céréal…).



Celui du Massegros est en pleine campagne et certaines collectivités de l’Aveyron (Séverac-le-Château) vont y déposer.
Il faut espérer que ces deux visites auront contribué à mieux connaître ce qu’est réellement un quai de transfert des déchets, équipement indispensable à notre territoire afin d’éviter les allers-retours plusieurs fois par jour vers Rodez de nos camions de ramassage des ordures ménagères et de leurs conséquences écologiques et financières.

20/05/2007

Le Conseil Général de l’Aveyron favorise les activités mécaniques de loisirs… auprès des enfants

medium_CG12promomoto.pngLe lobby des activités mécaniques de loisir semble avoir des bonnes oreilles au Conseil Général de l’Aveyron. Le dernier numéro du magazine d’auto-promotion du président du Conseil Général, Grand A, s’en fait le porte-voix.
Au lieu de promouvoir les activités douces de loisir comme d’autres nombreux départements, le Conseil Général de l’Aveyron a inventé avec la collaboration des professionnels, le « trial nature » avec des motos et des quads, destiné à des enfants à partir de 8ans.
Le but est « de démontrer que la pratique de la moto tout-terrain peut être respectueuse de l’environnement »; lit-on sur cette page du journal "puechiste". Plus écolo que eux, tu meurs !
Depuis quand utiliser une énergie fossile contribuant à l’effet de serre pour aller creuser des ornières dans les chemins, faire fuir la faune à cause du bruit, détruire des espèces parfois rares avec des grosses roues et gêner les autres utilisateurs des chemins participe à la protection de l’environnement ?
Mais en plus, quelle honte d’utiliser des enfants pour promotionner des activités néfastes à notre société, notre santé et notre environnement.
Il est vrai que le Conseil Général est habitué à ces pratiques puisqu’il subventionne largement de nombreuses épreuves motorisées et polluantes dans le département.
Rappelons nous sur notre territoire : la « montée impossible », le « rallye des Thermes » ou la « route des gabarres », épreuves souvent aidées malheureusement par les collectivités locales.

17/05/2007

Législatives en Aveyron et Agenda 21 Régional

medium_territoires-durables.pngDifficile de m’occuper de mon blog en ce moment tant je passe du temps à suivre la campagne de nos candidats Aveyronnais à l’élection législative prochaine et à alimenter le blog des Verts de l’Aveyron que je vous conseille d’aller visiter.
Yves Frémion est le candidat des Verts sur le sud Aveyron avec comme suppléant Claude Boyer, maire de Martrin et conseiller général de Saint-Sernin-sur-Rance. On ne pouvait pas rêver meilleure équipe.
Marie-Claude Carlin et Evelyne Durival sont les candidates de la circonscription de Rodez-Espalion et leur campagne électorale est déjà intense. Réunions publiques, visite des foires et marchés locaux, café citoyen etc..
Pour ma part je me sens un peu frustré de ne pas être candidat pour essayer de faire un meilleur score que la dernière fois (1,92%) suite à la catastrophe des présidentielles de 2002 et du vote « utile » qui a suivi. Mais la circonscription de Villefranche-de-Rouergue a été laissée au Partit Occitan suite à des accords entre nos deux mouvements.
Bonne chance au Partit Occitan et je suis prêt à donner un coup de main aux candidats s’ils le désirent.

Toutes ces activités ne m’empêchent pas de poursuivre mon travail d’élu à la mairie de Decazeville et de participer à des réunions importantes.
J’étais mardi dernier à Toulouse au Conseil Régional pour une rencontre animée par Denis Cheissoux dont le thème était : « Environnement, énergie, les enjeux de demain : la Région Midi-Pyrénées aux côtés des collectivités ».
Il y avait quelques temps que je ne m’étais pas rendu au Conseil Régional et cela a été l’occasion de retrouver certaines personnes de l’ARPE ou d’autres institutions ou associations que j’ai toujours plaisir à rencontrer et de me tenir au courant de l’actualité régionale en termes d’environnement et d’énergie.
J’ai pu m’informer plus en détail du futur Contrat de projets pour 2007-2013 et de l’Agenda 21 Régional.
L’axe 4 de cet Agenda 21 : « La responsabilité, pour la préservation des ressources et la prise en compte des enjeux globaux », comporte dans les objectifs de nombreuses mesures intéressantes pour lutter contre l’effet de serre, gérer les ressources en eau, contribuer à la gestion de la biodiversité et faciliter l’utilisation des transports collectifs.
A nous maintenant d’aller localement dans le sens de ces objectifs afin de bénéficier d’aides techniques et financières. Notre Agenda 21 Local, primé par le MEDD parmi 32 autres Agenda 21 en France, comporte de nombreuses mesures similaires. Il suffit d’avoir la volonté de les mettre en place. L’embauche d’un nouveau chargé de mission « développement durable » à la communauté de communes Decazeville-Aubin en remplacement de Sébastien Keiff doit permettre d’envisager sérieusement la mise en place rapide des premières mesures.

08/05/2007

Journées Nature Midi-Pyrénées

medium_journées-nature-MP.pngLes Journées Nature organisées par la Région Midi-Pyrénées, se dérouleront cette année du 11 au 22 mai 2007. Le thème en est : l’action citoyenne. Il s’agit de sensibiliser tous les Midi-Pyrénéens à l’importance de la préservation de l’environnement, mais surtout de les inviter à s’engager dans l’action
Nous étions intervenu l’an passé, Sébastien Keiff, chargé de mission Développement Durable à la communauté de communes Decazeville-Aubin et moi-même à la journée/débat qui accompagne ces journées dans l’hémicycle du Conseil Régional.
J’avais également participé à l’animation locale de la LPO « la nuit de l’engoulevent » qui se déroulait dans la « Côte des Albres ».

Cette année La LPO donne rendez-vous aux habitants du Bassin et d’ailleurs à Bouillac pour une découverte de la flore et de la faune de la vallée du Lot.
Voilà une animation qui mériterait d’être développée sur la Vallée du Lot associée à un tourisme doux (randonnée pédestre et cyclable…)
Le programme : écoute et observation des oiseaux, information sur le comportement de certaines espèces, sensibilisation à la préservation de la biodiversité par des gestes simples.
BOUILLAC- RDV parking en face de la Mairie - de 9h à 12h - max 15 pers. - LPO Aveyron- 05 65 42 94 48.
Je ne pourrais malheureusement pas participer à cette animation car je suis ce jour-là à Toulouse.

Dans le cadre de ces « Journées Nature », le Conseil Régional organise une rencontre régionale le 15 mai de 9 h à 17 h destinée au élus et à leurs services techniques, dont le thème est : « Environnement, énergie, les enjeux de demain : la Région Midi-Pyrénées aux côtés des collectivités ».
Cette rencontre sera animée par Denis Cheissoux, journaliste bien connu pour son émission traitant de l'environnement sur France inter, « CO2, mon amour ».

23/04/2007

Journée de réflexion économie/environnement à Onet-le-Château

medium_canfin.2.pngLes Verts du Pays ruthénois organisent une journée de réflexion autour des questions économiques et des leurs relations avec l’environnement, le SAMEDI 28 AVRIL 2007 À LA MAISON POUR TOUS D’ONET LE CHATEAU (à coté du Foyer de Jeunes Travailleurs).

La matinée est destinée aux adhérents et sympathisants qui veulent réfléchir en atelier.
Nous avons invité un journaliste de la revue « Alternatives Economiques », Pascal Canfin, par ailleurs responsable de la commission économique des Verts et auteur de « L’économie Verte expliquée à ceux qui n’y croient pas », pour animer la matinée et la soirée.

9H PRÉCISES >DÉBUT DES ATELIERS (de 9 h à 12 h).
Atelier 1 : L’avenir des Services Publics et des services d’intérêt général,
« municipalisation » des services locaux.
Atelier 2 : Conversion écologique de l’économie : la bio et l’agriculture durable, relocalisation, commerce équitable, avenir des industries polluantes,…
Atelier 3 : Quelles solidarités des territoires ? Relation Villes-campagnes. Transports

L’après-midi, à 14 heures 30, Pascal Canfin animera une réunion publique-débat sur le thème de l’économie verte, toujours à la Maison Pour Tous d’Onet-le-Château.

07/04/2007

« Histoire de la révolution écologiste », dernier ouvrage d’Yves Frémion

medium_Yves-Frémion-Radio-Saint-Af.pngC’est un travail de sept ans que nous donne à lire Yves Frémion, écrivain, critique de bande dessinée et homme politique.
Personne ne s’était réellement attelé à la tâche pour nous expliquer les origines de la pensée écologique en France et son évolution.
Ce livre relate les événements de l’écologie politique depuis 1968, en analysant les origines qu’il situe à partir des ouvrages et de la pensée du géographe et grand penseur libertaire Élysée Reclus, jusqu’à nos jours en passant par Serge Moscovici, Pierre Fournier et bien d’autres.

« Histoire de la révolution écologiste » par Yves Frémion – Editions Hoëbeke – 19 euros

30/03/2007

Subventions de la communauté de communes pour des activités polluantes

medium_montéeimbécile.pngNous votions hier soir le budget de la communauté de Communes Decazeville-Aubin.
Comme malheureusement chaque année, je suis intervenu lors du vote des subventions accordées pour des manifestations sur notre territoire.
Je me suis opposé à la subvention de 10 000 euros accordée aux organisateurs de la « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale.
Nouveauté cette année, il existe maintenant sur notre territoire une nouvelle épreuve mécanique : le « rallye des Thermes ». Même si la subvention demandée était moindre (800 euros), cette épreuve automobile constitue comme la "montée impossible" une manifestation polluante, bruyante, qui gaspille beaucoup d’énergie fossile, participe au réchauffement climatique et constitue une banalisation voire une incitation à la violence routière.
Les seuls à défendre becs et ongles ces manifestations polluantes après mon intervention ont été un conseiller d’opposition d’Aubin et le conseiller général de Decazeville, habitué de la chose puisque le conseil général donne 15 000 euros pour la « montée impossible » et qu’une autre manifestation polluante largement subventionnée, la « route des gabarres », lui sert à promotionner son projet contreversé de navigabilité du Lot.
Alors que nous nous engageons sur un Agenda 21, qui est un des 32 reconnus exemplaires en France par le MEDD et que cet Agenda 21 comporte de plus un Plan Climat Local, il est temps de ne plus favoriser de telles activités.
Les autres années, quelques collègues votaient comme moi, le rejet de ces subventions. Cette année, je me suis retrouvé tout seul. Le lobby des activités mécaniques et polluantes fonctionne bien dans le Bassin. Pauvres générations futures !
Maigre consolation, quelques collègues sont venus me dire à la fin du conseil communautaire que j’avais raison mais qu’ils ne pouvaient pas voter contre ces subventions.
Qu’aurions-nous pu réaliser avec cet argent s’il n’avait pas été maladroitement distribué ?
Avec les 10 800 euros ainsi économisés nous aurions pu installer une centrale photovoltaïque sur le toit des services techniques de la communauté de communes, nous aurions pu aider les élèves du Lycée Polyvalent qui travaillent sur les économies d’énergies et les énergies renouvelables avec les projets de Shell Eco-Marathon ou de méthanisation des déchets, nous aurions pu donner des aides supplémentaires aux particuliers qui préfèrent les équipements économes et utilisant les énergies renouvelables …
Malheureusement, d’autres choix ont été fait.

22/03/2007

Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »

medium_borne_RN_88.pngC’est le tour de passe-passe que vient de réaliser Marc Censi, Président du Syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon (SMEPATL) en signant une charte avec les ministères de l’équipement, de l’écologie et de l’aménagement du territoire concernant le doublement de la RN 88.
En classant cette future deux fois deux voies, « itinéraire expérimental du développement durable » pour les territoires concernés entre Rodez et Le-Puy-en-Velay, on atteint le sommet de la supercherie.

Comment une infrastructure qui va contribuer à l’augmentation de la circulation de poids lourds et de véhicules particuliers, à une augmentation de la production de gaz à effet de serre, à une artificialisation supplémentaire des sols et à la destruction d’habitats protégés, peut-elle contribuer au « développement durable » d’un territoire ?
Trois associations environnementales, qui avaient participé au comité de pilotage pour l’élaboration de cette charte avant de le quitter, dénoncent cette imposture.
Pour l’Association Lozérienne d’Étude et de Protection de l’Environnement (ALEPE), la Fédération de la Région Auvergne pour la Nature l’Environnement (FRANE) et l’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) qui rassemblent tous ceux qui, de Toulouse à Lyon œuvrent depuis des années pour étudier et faire connaître les richesses de notre environnement et prendre en compte les exigences de sa conservation dans les activités humaines et les projets d’infrastructures tant publics que privés, cette charte est une manipulation de l’opinion publique.
« Pour nous, le développement durable ne saurait être la continuation des errements du passé. Il ne suffit pas de vouloir habiller de vert un projet dont le bénéfice économique est aléatoire et l’impact sur l’environnement totalement négatif :
- Incitation à l’accroissement du transport international de marchandises par la route.
- Contribution à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
- Destruction d’habitats naturels.
- Compartimentation d’espaces naturels rares
Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable ».
C’est pourquoi, nous dénonçons cette charte et ne voulons pas continuer plus longtemps à cautionner par notre présence une opération de manipulation de l’opinion publique qui va à l’encontre des buts de nos associations ».