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03/09/2014

L’Etat et le conseil général socialiste du Tarn choisissent de saccager une zone humide et d’imposer le projet de barrage de Sivens par la violence

sivens1.jpg

J’étais dimanche à Sivens pour protester contre ce projet aberrant de construction d’un barrage envisagé principalement pour l’irrigation du maïs.

Les arguments contre ce projet sont légion : destruction de la dernière zone humide sur le Tescou, conflit d’intérêt, études manipulées, déni de démocratie, argent public dilapidé, soutien à une agriculture productiviste et polluante…

La commission nationale de la protection de la nature (CNPN) a prononcé par deux fois des avis négatifs en 2013 sur ce projet.

Vous pouvez retrouver tous ces arguments et l’historique de ce projet sur le site internet très complet du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

Sur le plan politique, c’est un conseil général socialiste, celui du Tarn, qui porte ce projet avec la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne) où siègent de nombreux élus socialistes et des délégués des chambres d’agriculture principalement des FDSEA.

C’est un gouvernement socialiste qui envoie les gendarmes mobiles contre les protecteurs de cette zone humide. Un gouvernement socialiste qui engage là une bien mauvaise transition écologique.

Et enfin, Martin Malvy, président socialiste du conseil régional Midi-Pyrénées, mais aussi de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne soutient ce projet en finançant notamment les études. Le silence des élus socialistes tarnais et midi-pyrénéens sur l’intervention violente des forces de l’ordre ces trois derniers jours est d’ailleurs assourdissant.

Pourtant, tous se gargarisent à qui veut les entendre de « développement durable », de « protection des trames vertes et bleues », de « protection de la biodiversité »…

Le coût de ce projet est de 8,4 millions d’euros financé entièrement par de l’argent public et le fonctionnement est estimé à environ 325 000 euros par an. Tout cela pour permettre à un peu plus d’une vingtaine d’agriculteurs en réalité (et non 82 comme dit dans l’étude) de poursuivre une agriculture productiviste et polluante au mépris des petits agriculteurs ! On assiste là vraiment à du gaspillage d’argent public !

Les élus régionaux et locaux Europe Écologie – Les Verts, ainsi que les militants locaux sont très mobilisés. Des militants écologistes de l’ouest Aveyron n’hésitent pas à prêter main forte aux côtés de militants associatifs, de ceux de la Confédération Paysanne ou de simples sympathisants. Les habitants de la ZAD, "Zone à Défendre", font preuve d'une remarquable maîtrise face à la violence des forces de l'ordre.

N’oublions pas que l’Aveyron est aussi concerné par de tels projets. Certains ne rêvent que de remettre en selle le projet de retenu de Vimenet. Faire barrage au projet de Sivens est primordial si nous ne voulons pas voir ressurgir le projet de Vimenet.

J’appelle les élus socialistes aveyronnais à intervenir auprès de leurs collègues tarnais pour que cesse immédiatement le déboisement débuté lundi à Sivens, pour demander le retrait des forces de l'ordre et demander qu’un moratoire soit mis en place en attendant le résultat des trois actions en justice non encore jugées.

 

Jean-Louis Calmettes

Secrétaire du groupe Europe Écologie – Les Verts de l’Ouest Aveyron

Conseiller municipal de Decazeville

11/08/2014

Où est passé le pôle de baignade et de loisirs à la Découverte ?

la decouverte.jpgLa communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin avait confié début janvier 2013 au Cabinet Alliances, secondé par E2S et A3 Paysage, le soin de réaliser une étude pour l’aménagement d’un Pôle de Loisirs à la Découverte et Pôle Vélo à Cérons.

La phase 1 de cette étude « Evaluation de l’opportunité et définition des concepts » a été rendu en mai 2013 à la commission chargée de suivre ce dossier que j’animais alors.

La phase 2 «  Proposition de scénarii d’aménagement et d’exploitation » a été rendue en août 2013 à cette même commission

Le Bureau de la communauté de communes avait fait le choix de présenter la phase 3 comportant la réalisation des esquisses de ces aménagements, après les élections municipales afin de ne pas « perturber » ces élections.

Je ne vois d’ailleurs pas ce qui aurait perturbé cette élection.

Plus de quatre mois après ces élections, on est en droit de se demander où en est maintenant ce dossier important pour la communauté de communes et la ville de Decazeville ?

Je pense que le Cabinet Alliance a du rendre la dernière partie de son étude avant les élections mais que l’on temporise à la communauté de communes. On va sûrement nous dire que les nouveaux élus doivent s’emparer de ce dossier au même titre que beaucoup d’autres dossiers importants. Certes, on peut comprendre, mais on a surtout bien compris (et je l’avais bien compris avant) que ce n’est pas une priorité pour tous. La volonté de certains élus de faire du lac de la Découverte un lac de pêche (alors que le poisson ne serait pas mangeable) afin de mettre un terme au projet de baignade et de loisirs est sûrement toujours bien vivace, surtout après l’élimination de certains élus favorables au projet de baignade et de loisirs notamment à Decazeville.

Le Bassin va-t-il une nouvelle fois laisser passer une opportunité en matière de tourisme et de loisirs, mais aussi de développement économique local et social ?

 

livinhac.jpgA juste raison, d’autres n’ont pas les mêmes états d’âmes et ont compris les avantages à tirer de tels aménagements.

Malgré cet été pourri, la base de loisirs de Livinhac connaît depuis trois saisons touristiques un succès grandissant avec beaucoup d’activités tant dans et sur l’eau que sur terre : baignade surveillée, location de pédalos, de bateau électrique, de vélos, stand-up paddle… tout cela à côté d’un camping, d’un boulodrome, d’une aire de jeux pour enfant et d’une aire pique-nique.

Rappelons que Livinhac avait présenté son projet de baignade à l’ARS en même temps que la communauté de commune Decazeville-Aubin pour le lac de la Découverte en 2011.

 

Vergnes2.JPGJ’étais la semaine passée au lac de Pareloup pour visiter notamment la nouvelle plage des Vergnes à Salles-Curan. Voilà une réalisation simple mais agréable et fonctionnelle avec une baignade surveillée et des aménagements de loisirs sur un vaste espace : une plage de sable fin et une pelouse, des tables abritées pour lire ou pique-niquer, un terrain de beach-volley, un terrain de pétanque, des jeux pour enfants… et bien sûr un poste de secours, des sanitaires, une douche…

Le financement a été réalisé dans le cadre des Pôles d’excellence rurale : 20% de l’Etat, 15% du Conseil Général, 15% du Conseil régional, EDF pour 16% et le restant (36%) par la communauté de communes de Curan-Lévezou, pour un coût global de 500 000 euros.

Alors certes le lac de Pareloup, qui a de nombreuses zones de baignades surveillées, n’est pas le lac de la Decouverte. Mais une baignade libre et surveillée sur le Bassin urbain (17 000 habitant + touristes l’été) ne serait pas du luxe et ne viendrait pas en concurrence des piscines existantes mais vieillissantes.

Mais nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion concernant la politique de baignade et de loisirs sur notre territoire englobant les baignades libres et surveillées et les piscines. 

camping-cars.JPGSalles-Curan va également engager une rénovation complète de son aire de camping-cars que j’ai aussi visité. Nous devons également engager rapidement une réflexion sur un tel projet pour aboutir à la création d’une aire à la Découverte, sur les deux plateaux disponibles route de Lacaze par exemple. De nombreux camping-cars s’arrêtent à Decazeville sans savoir où faire étape. Il y a là une opportunité à ne pas manquer pour faire connaître notre ville et faire travailler les commerces.

07/08/2014

Sarrans sans eau

sarrans-barrage.jpg

Petite visite hier dans le nord Aveyron. Je voulais voir à tout prix les paysages du lac de Sarrans sans eau. Je n’avais pas pu me déplacer pour voir la vidange totale de 1979 et je ne suis pas du tout sûr de pouvoir voir la prochaine.

C’est effectivement impressionnant.

Un des points de vue les plus intéressants est bien sûr le belvédère qui surplombe le barrage. On peut y deviner d’abord l’ampleur des travaux avec le déploiement de matériel et de véhicules mais aussi les nouvelles voies tracées dans le lac pour accéder à l’édifice.

La végétation a repris vie sur pratiquement l’ensemble de la zone inondée.

Cet ouvrage qui a maintenant tout juste 80 ans est un des pus important de France. Il a une puissance totale de 183 MW, soit l’équivalent des besoins en électricité d’une ville de plus de 100 000 habitants. A titre de comparaison, l'Aveyron a 278 000 habitants.

laussac-deveze.jpg

Je me suis rendu ensuite à la presqu’île de Laussac. Un lieu que j’adore depuis longtemps. Vous pouvez voir sur la photo ci-dessus la comparaison entre le lac à moitié plein (c’était en 2011) et hier vers La Devèze.

Lacustra.jpg

 

Le bateau-habitat Lacustra repose maintenant sur le sable.

 

 

 

Pont.jpgLa vidange laisse apparaitre certains vestiges comme des maisons, des murs, des ponts...

 

 

 

 

PRESQU'ILE LAUSSAC 2014.jpgPresqu'île de Laussac - Roger Serpantié -1955.jpgSur la photo à gauche vous pouvez comparer la vue de la Presqu’île de Laussac hier et celle à droite peinte par le peintre de Saint-Géniez Roger Serpantié en 1955. Ce tableau est par ailleurs visible à la mairie de Decazeville où il a été restauré dernièrement. A noter que la fiche du Ministère de la Culture nomme ce tableau propriété de l’Etat « Presqu’île de Lansac » et qu’elle situe ce paysage dans les Hautes-Pyrénées. Un rectificatif s’impose.

Compte tenu du monde que j’ai trouvé tant à Laussac, qu’à Sarrans, il semble que le tourisme n’ait pas trop à souffrir de cette vidange.

Plus d’informations sur la vidange de Sarrans et toutes les animations prévues à cet effet sur : http://www.sarrans-vidange2014.com

 

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir   

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21/06/2014

Plan de circulation : tout pour la bagnole !

rue cayrade après travaux - copie.jpgNous avons donc pris connaissance hier soir en conseil municipal du plan de circulation que la nouvelle municipalité entend mettre en place rapidement, d’abord en phase expérimentation avant d’engager par la suite des travaux définitifs.

Vous avez ci-dessous les points de mon intervention d’hier soir suite à la présentation de ce plan.

Il y a plus de 10 ans que l’on ne parle plus de plan de circulation dans le sens où il nous a été présenté hier soir, c’est à dire un plan consacré uniquement aux véhicules motorisés individuels. On aborde maintenant l’usage de la voirie avec tous les modes de mobilité et pour tout le monde. 

En faisant un plan uniquement axé pour les modes motorisés individuels, on exclu déjà automatiquement plus d’un tiers de la population du Bassin qui n’a pas la possibilité d’accéder à ce moyen de transport.

On aborde maintenant la voirie sous l’angle de la conciliation et du partage entre tous les usagers avec plusieurs objectifs :

-       - La sécurité des personnes

-    - La qualité des espaces publics et du paysage urbain (plus de place pour les piétons, plus de végétation et moins de voitures)

-       - La préservation de la qualité environnementale : bruit, odeurs, réchauffement climatique…)

-       - L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (stationnement des véhicules et la mobilité sur les espaces publics)

-       - L’angle social avec la lutte contre l’exclusion (personnes captives, sans voitures)

 

Cela passe par :

-    - La réduction de la place de la voiture sur la voirie (comme cela a été réalisé pour la 1ère tranche de la rue Cayrade avec tout de même quelques réserves  - voir photo plus haut) et par l’augmentation de celle accordée aux modes de déplacement actifs (marche à pied et vélo) et aux transports collectifs

-       - La modération de la vitesse (pas que dans le centre ville d’ailleurs)

C’était d’ailleurs le sens du Plan Global de Déplacements qui a été élaboré après un diagnostic en 2006 en concertation avec toutes le communes par la CCDA

 

rue cayrade - copie.jpgJe n’ai pas spécialement de parti pris pour le sens unique rue Cayrade et l’avenue Cabrol. Ce doit de toute façon être fait dans la concertation, notamment avec les commerçants.

Le double sens rues Cayrade et avenue Cabrol avec stationnement des deux côtés en alternance (comme la rue Gambetta) évite de faire des détours, mais utilise la même surface de chaussée qu’actuellement.

 

Mais mettre un sens unique dans ces rues commerçantes pour augmenter la place donnée au stationnement et donc utiliser la même surface pour les voitures ne me semble pas pertinent.

Si l’on veut redonner à la rue Cayrade sa fonction commerciale, il faut au contraire augmenter la place laissée aux piétons, aux aménagements publics (mobilier urbain, banc, placettes…) à la végétation afin de favoriser le commerce. La piétonisation de rue Alsace-Lorraine à Toulouse a par exemple augmenté la fréquentation des commerces de + 30 % depuis un an. Certes, comparaison n’est pas raison, mais ce qui est sûr, c’est que les rues où on facilite la circulation de piétons voient la fréquentation de potentiels clients augmenter.

Je ne suis pas sûr non plus que le stationnement en épi dans ces rues soit bien pertinent.

 

La circulation des vélos :

Les grands oubliés de ce plan sont bien sûr les piétons et les vélos.

double-sens-cyclable-bonnieres - copie.jpgPourtant, il existe des aménagements qui ne coûtent pas cher comme les double sens cyclables dans les rues à sens unique pour éviter aux vélos de faire des détours et qui participent de plus à la modération de la vitesse. C’est possible depuis le 1er juillet 2010, c’est maintenant courant dans de nombreuses villes y compris en Aveyron. Nous en avons déjà réalisé quelques uns aux Bonnières et rue Camille Douls.

Ce devrait être la règle dans toutes les rues à sens unique. C’était prévu dans la rue Cayrade aménagée et ça tarde à se mettre en place.

Commerces - 20 vélos électriques à gagner - copie.jpgJe dois rappeler que le vélo favorise le commerce de proximité. Ce n’est pas par hasard si l’association des commerçants et artisans de l’Aveyron organise annuellement des tombolas avec 20 Vélos à Assistance Electrique à gagner.

La déclivité moyenne de notre ville, raison pourtant invoquée pour ne pas faire d’aménagements cyclables dans notre ville, n’est pas un obstacle à l’utilisation du vélo. Ce qui est un problème, c’est le manque d’aménagements pour circuler et stationner.

Je rappellerai qu'il existe un Schéma des modes doux (vélos, piétons, PMR...) pour le Bassin, mais qu'il a du mal à se mettre en place du seul fait que les élus de toutes les communes n'ont pas la volonté de le mettre en place. D'ailleurs combien se déplacent à vélo ?

Une piqure de rappel est peut-être à prévoir avec l'organisation d'une "vélorution" sur le Bassin en septembre prochain pour la semaine de la mobilité.

 

Le stationnement :

Le diagnostic du PGD notait une offre conséquente de place sur la commune avec 2 300 places, soit un emplacement pour 2,6 habitants. Un nombre de places très au dessus des communes de notre strate et qui a un coût d’entretien (revêtement, marquage…) important. L’offre a encore augmentée depuis la réalisation de l’étude et augmentera encore avec l’aménagement de la Zone du Centre.

Plutôt que de rajouter encore d’autres places de stationnement comme proposé dans ce plan, l’objectif serait plutôt d’améliorer et de réguler le stationnement actuel pour que les diverses catégories d’usagers : résidents des lieux, pendulaires (ceux qui viennent travailler à Decazeville) et visiteurs (clients des commerces et services, touristes…), puissent trouver un emplacement rapidement.

disque de stationnement dkz - copie.jpgPour une ville comme la notre, la gratuité du stationnement doit pouvoir se poursuivre. Mais dans les zones commerçantes il faut réguler ce stationnement. La zone bleue est une bonne solution à condition de mettre en place des moyens de contrôle (Police municipale et ASVP). On peut aussi mettre quelques emplacements « minute » devant certains commerces. Sans oublier, comme il est proposé, des emplacements pour les livraisons (faire aussi respecter les horaires de livraison), des emplacements de stationnement pour les PMR et pour les deux roues motorisés et non motorisés.

 

Pour conclure :

Je suis favorable à l’expérimentation, mais après une réflexion globale sur l’usage de notre voirie et après une concertation.

Je suis bien sûr favorable à une circulation à 30 kmh en centre-ville.

Je suis bien sûr favorable à la zone bleue sur les rues Gambetta, Cayrade et le haut de la rue Clémenceau liée contrôle de ce stationnement. Je suis plus réservé sur la zone bleue à deux heures avenue Cabrol (pourquoi pas une heure comme les autres rues ?)

Je ne suis pas du tout favorable au double sens de la rue Foch qui encombrera un peu plus le petit giratoire de la place Cabrol. De toute façon, le Conseil Général refusera cette fois ci avec raison la modification du giratoire Jean Jaurès pour réaliser ce double sens. Il n'y a qu'à se souvenir des difficultés pour réaliser l'entrée sur la zone du centre qui elle, ne présentait aucun problème et qui a longtemps été refusée.

je suis par contre favorable au double sens cyclable de cette rue Foch.

 

Une réunion est prévue lundi. C’est bien. Il en faudra sûrement d’autres.

Il est donc encore temps d’aborder ce thème sous un angle un peu plus global

Oui à l’expérimentation mais pas à partir d’une vision des années 1990.

 

La voirie et la circulation avaient fait l'objet d'un paragraphe important dans les propositions d'Europe Ecologie - Les Verts du Bassin pour les élections municipales. Retrouvez-les en cliquant ici.

Photos : jlc (sauf publicité de l'association des commerçants et artisans de l'Aveyron)

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09/03/2014

La Découverte, un atout pour Decazeville et le Bassin à découvrir le samedi 15 mars à 14h00

ladecouverte.jpgNous avons la chance d’avoir à deux pas du centre ville cet espace artificiel devenu naturel, déjà lieu de promenade et d’activités sportives diverses pour de nombreux habitants.

Mais, quels sont les nombreux atouts de ce lieu grandiose ? Que faire pour qu’il devienne un lieu plus fréquenté ? Quelles activités touristiques et de loisirs pouvons-nous y développer ? Y-a-t-il une place pour l’habitat ? Quelles retombées économiques possibles ?

C’est pour répondre à toutes ces questions que la liste « Réussir Decazeville » organisera sur ce site le samedi 15 mars une promenade guidée par Jean-Pierre Vaur et Jean-Louis Calmettes qui a actuellement en charge le Parc Intercommunal à la communauté de communes. Ils développeront les projets que l’équipe de « Réussir Decazeville » souhaite y mettre en œuvre tout en respectant son intégrité, ses contraintes, sa biodiversité, son histoire.

Le rendez-vous est fixé à 14h00 sur le parking à l’arrière du Musée régional de Géologie Pierre Vetter pour une promenade qui nous mènera jusqu’au belvédère au pied du terril. Le retour devrait se situer aux alentours de 17h00. Nous vous attendons nombreux.

A noter qu'à 18h00 ce même jour, Réussir Decazeville propose  une animation musicale avec des musiciens locaux dans son local de campagne situé 4 place Decazes.

Photos : jlc

Cliquez sur les photos pour les agrandir

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08/10/2013

Quel avenir pour le charbon ?

decouverte cantagrel.jpgVoilà le titre un brin provocateur de la conférence organisée par le Musée régional de géologie Pierre Vetter de Decazeville le 11 octobre prochain à la Strada.

Treize ans après l’arrêt de l’extraction du charbon à Decazeville et douze ans après l’arrêt de la centrale thermique de Boisse-Penchot, cette question paraît un brin surréaliste.

Il est vrai que les lobbies pour la défense du retour aux énergies fossiles sous toutes leurs formes (charbon, gaz de schiste ou de houille) mettent actuellement le paquet, que ce soit du côté des entreprises, Vallourec pour le gaz de schiste par exemple, de certains syndicats ou de partis politiques. Il faut aussi noter que la plupart des défenseurs du charbon sont en général des fervents défenseurs du nucléaire, mais aussi les principaux pourfendeurs des énergies renouvelables.

A les écouter, le charbon serait l’avenir énergétique de l’humanité. Tant pis pour les dégâts que les mines occasionnent sur les sols, les sous-sols (et nous sommes bien placés pour le savoir dans le Bassin), la biodiversité, mais aussi les conséquences des centrales sur la qualité de l’air, le réchauffement climatique et la santé des employés et des populations environnantes.

Mais qu’à cela ne tienne et on se souvient encore de cette proposition récente d’utiliser des « granulés » de charbon pour alimenter la chaufferie du réseau de chaleur de Decazeville. 

Les médias français nous inondent actuellement de reportages sur le retour du charbon en Allemagne. La vérité est que l’Allemagne a arrêté 8 réacteurs nucléaires, que la part des énergies fossiles dans la production d’électricité diminue et que les énergies renouvelables, qui font travailler actuellement 380 000 personnes dans ce pays, vont représenter 40% de cette production en 2020. Tout cela parce que l’Allemagne s’est lancé il y a déjà quelques années dans un plan de transition énergétique (Energiewende) que la France traine à mettre en place.

Avec toutefois un bémol, la légère augmentation de la production d’électricité à partir du charbon. Elle est malheureusement due au prix en baisse de la tonne de CO2 qui rend les centrales au charbon plus abordables que les centrales au gaz. 

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne est sur la bonne voie pour peu que certains politiques ne mettent pas des bâtons dans les roues des énergies renouvelables.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé fin juin que la production d’électricité renouvelable allait dépasser en 2016 celle produite avec le gaz naturel et atteindrait à cette date, le double du nucléaire.

En Allemagne, en avril dernier, 46% des capacités de production d’énergies renouvelables étaient dans les mains de particuliers et d’agriculteurs. Il y a environ 800 régies locales d’énergies, comprenant des particuliers (environ 131 000 membres) qui travaillent en partenariat avec des autorités publiques locales. Voilà également une voie que nous devrions rapidement explorer en France. Les réseaux de chaleur et les centrales solaires que nous avons installés ou que nous avons en projet sur notre territoire auraient pu et peuvent encore être conduits sur ce type de gestion plutôt que de laisser ça à des entreprises privées. Ca existe en France avec Energie Partagée, qui finance des projets coopératifs ou par des collectivités comme la commune de Montdidier par exemple qui a mis en place des actions d'économie d'énergies et de production d'énergies renouvelables à travers une régie communale.

Je ne pourrai pas être à la Strada ce soir là pour assister à cette conférence, mais souhaitons qu'elle conclura à la fin inéluctable de cette énergie non renouvelable et polluante et que l'avenir est aux énergies renouvelables.

 

journal enr 217.jpgExtrait du Journal des Energies Renouvelables – Septembre-Octobre 2013 - Allemagne, quelle transition après les urnes ?

En finir avec les contre-vérités sur le charbon

Non, la production d’électricité issue du charbon n’augmente pas en Allemagne à cause de l’Energiewende (transition énergétique), contrairement à l’antienne répétée par la presse française. Celle-ci vient de découvrir avec horreur que l’Allemagne est le premier producteur mondial de lignite depuis… l’après-guerre. Certes, les émissions de carbone du pays ont augmenté de 1,6% entre 2011 et 2012. Toutefois, ceci n’est pas du aux renouvelables mais au prix ridiculement bas de la tonne de carbone sur le marché européen des émissions de CO2. Les centrales au charbon sont ainsi favorisées de façon conjoncturelle au détriment des centrales gaz moins polluantes mais plus chères. Les médias oublient de dire que l’an dernier les émissions de carbone du secteur électrique français ont augmenté de 7% pour la même raison. Si l’on cesse de regarder l’Allemagne par le petit bout de la lorgnette, on constate que la part du charbon se réduit inexorablement. Elle est passée de 56,7% à 44,7% dans la production électrique entre 1990 et 2012. Le contenu en carbone du kWh produit est ainsi descendu de 744 à 576 gCO2/kWh sur la période. Bien que les électriciens traditionnels et leurs relais politiques défendent leur pré carré, la demande sociale d’une sortie du charbon se fait de plus en plus forte.

11/09/2013

Côte d’Hymes : le massacre continue

hymes - comparatif 3.jpgVoici quelques photos, avant et pendant le massacre, des travaux de la côte d’Hymes. C’est le développement durable à la sauce départementale et régionale. Quant aux coûts des travaux, des surprises sont vraisemblablement à attendre. De 6 millions initialement prévus, on parle déjà de 7 millions, et les travaux sont loin d’être terminés.


Tout cela pour des aménagements qui auraient très bien pu se réaliser sur la voie existante ou le département possède déjà des emprises.

routes,RD 840,Decazeville,côte d'Hymes,Et que dire de la gestion lamentable des terres agricoles touchées par ces travaux par les collectivités et organismes concernés ! Une véritable honte qui a consisté à spolier deux agriculteurs locaux qui proposaient des échanges équitables. On est loin du Schéma Directeur Départemental des Structures de l’Aveyron qui vise avant tout à favoriser l’installation durable d’agriculteurs et prioritairement l’agrandissement des exploitations agricoles de dimensions économiques insuffisantes afin de leur permettre d’atteindre le revenu de référence et de les rendre transmissibles et à permettre l’installation ou conforter l’exploitation d’agriculteurs pluriactif dans les zones en déprise ou périurbaines.

hymes - comparatif 1.jpgPhotos : jlc (cliquez dessus pour agrandir)


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Un article de centre-presse du 21 septembre 2013 (Cliquez dessus pour agrandir)

routes,rd 840,decazeville,côte d'hymes

02/07/2013

Transports, le bon sens revient enfin grâce aux contraintes budgétaires

rn88-bourran.jpgPrioriser les transports de proximité plutôt que les grands projets d’infrastructures qui ne profitent qu’à une petite élite et qui vampirisent tous les moyens financiers. Tel est le sens du rapport Duron rendu le 27 juin dernier et que Jean-Marc Ayrault a repris dans ses grandes lignes. C’est ce que les écologistes ne cessent de dire depuis des années.

Les élus et notables locaux feraient bien de s’inspirer de la stratégie du rapport Duron et des décisions de Jean-Marc Ayrault pour leurs projets d’infrastructures. Pour l’Aveyron, les contraintes budgétaires devraient permettre aux élus de retrouver le bon sens à défaut de s’intéresser réellement aux réalités sociales, environnementales et climatiques de leurs politiques en matière de transports et de mobilité.

Si l’on avait écouté les Verts, la RN 88 serait pratiquement terminée. Certes pas en un couloir pour camions en transit à 2X2 voies comme  ils souhaitaient, mais comme une voie structurante, permettant d’irriguer le territoire au lieu de piller le reste du département, tout en sécurisant les usagers et les riverains et en permettant de se rapprocher suffisamment, mais sans trop, de la métropole toulousaine. Le Midi-Pyrénéen Robert Marconis, professeur émérite des universités en géographie, spécialiste des transports en commun et de l’aménagement urbain précisait le 5 février dernier : « De tout temps, avec les réseaux ferrés ou les autoroutes, le discours des élus a toujours été de dire : donnez moi la grande vitesse et le développement viendra avec. Sauf que cela relève de l’incantation, cela n’a jamais été scientifiquement prouvé cette espèce d’automaticité. On espère pouvoir conquérir des marchés extérieurs mais on oublie que le désenclavement fonctionne aussi en sens inverse et bénéficie à des intérêts extérieurs ». De nombreuses études montrent même que les infrastructures autoroutières bénéficient beaucoup plus aux métropôles qu'aux villes moyennes qu'elles traversent.

En Aveyron, les efforts doivent maintenant porter sur une offre en TER plus fréquent, plus rapides et plus confortables et en des transports départementaux dignes du XXIème siècle, parce que contrairement aux propos du président du Conseil Général, même les Aveyronnais aiment les transports collectifs, à condition que l’offre soit à la hauteur. Ce qui n’est visiblement pas le cas du schéma présenté dernièrement et qui devrait être en application à la rentrée. Là aussi, l’Aveyron devrait s’inspirer de l’expérience de départements limitrophes comme le Tarn par exemple où une vraie offre de transports collectifs digne de ce nom a été mise en place avec succès depuis maintenant quelques années.

pont la mative.jpgSi les élus départementaux avaient écoutés les Verts, ils auraient pu également économiser quelques millions. C’est une honte de voir de bonnes terres agricoles sacrifiées dans la création du créneau de dépassement de la côte d’Hymes sur la RD 840 alors que ce créneau aurait pu être réalisé sur la route existante où le département possède les emprises des anciens tracés. Combien a coûté le pont qui rejoint seulement un cul de sac ? Avec l’économie réalisée sur ce projet, on aurait pu continuer à assurer la gratuité des transports scolaire par exemple ou on aurait pu créer un vrai service de bus navettes interurbaines Figeac-Decazeville-Rodez !

r&r-capdenac.jpgIl faut également tout faire pour favoriser le transport de marchandises par voie ferrée. Il est pour le moins choquant d’entendre une entreprise capdenacoise de plats cuisinés se plaindre du manque de routes appropriées pour ses 20 camions qui arrivent et ses 20 camions qui repartent tous les jours alors qu’elle se trouve à moins de 100 mètres de l’étoile ferroviaire de Capdenac-Gare ! Il est encore plus choquant de voir la CCI lui emboîter le pas. Mais il est vrai qu'elle ne voit l'avenir qu'avec les avions et les camions. Pourtant, l’étoile ferroviaire de Capdenac, c’est quatre branches vers Aurillac-Clermont, vers Brive-Paris, vers Rodez-Séverac et vers Toulouse. Il y a de plus une cinquième branche qui gagnerait à être réhabilitée, Capdenac-Cahors, qui ouvrirait d’autres horizons notamment pour le fret.

Quant aux autres projets Midi-Pyrénéens cités dans le rapport Duron, il est aussi temps de revoir tout cela à la baisse. La LGV Bordeaux-Toulouse doit être transformé en TGV roulant sur les voies existantes. Les 7 milliards supplémentaires pour gagner 6 minutes ne se justifient pas. C’est d’ailleurs ce que confirme Gilles Savary, spécialiste des transports  et député PS de la Gironde dans Sud-Ouest du 2 juillet dernier.

Pour la RN 126 Castres-Toulouse que certains voulaient transformer en autoroute, il est temps que les décideurs choisissent, comme nous le proposions pour la RN 88, d’aller dans le sens  d’une solution sage et réaliste qui permette de sécuriser le trajet, de favoriser les transports en commun et de diminuer le temps de parcours tout en préservant l’environnement et les territoires.

Photos : JLC - Licence Créative Commonsrn88,rail,lgv,rapport duron

14/06/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : la FDSEA persiste et s’en prend maintenant à Nutergia

FDSEA et Nutergia.jpgIl faut une sacrée dose d’aveuglement et de cynisme à la FDSEA de l’Aveyron pour faire un communiqué à la gloire des porcheries industrielles le jour même où la France est condamnée par la Cour de justice européenne pour non respect de la directive nitrate.

Mais comme si cela ne suffisait, La FDSEA s’en prend avec une certaine agressivité au PDG de Nutergia, mais aussi à son entreprise, à ses produits et même à ses clients !

N’en déplaise à la FDSEA, Monsieur Lagarde et ses salariés surfent avec conviction sur la vague de ce qui est bon pour notre santé et bon pour la planète. Ce serait plutôt un exemple à suivre en Aveyron.

Les produits fabriqués par Nutergia dont se moque la FDSEA font actuellement travailler 85 personnes et vivre autant de familles sur Capdenac et avec le projet  sur Causse-et-Diège, ce sont 65 emplois supplémentaires créés. La porcherie industrielle produisant une viande de piètre qualité ne créera elle aucun emploi sur la zone.

Ci-dessous, le communiqué de Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées et de José Bové, député européen, vice-président de la Commission Agriculture et Développement Rural (cliquez dessus):

 

porcheries,causse-et-diège,nutergia,agriculture industrielle


31/05/2013

Un petit film sur le TUB diffusé par FNE

Voici le film qui sera diffusé le 13 juin prochain au Assises Régionales de la Mobilité organisées par FNE Midi-Pyrénées (France nature Environnement) à Toulouse.

Les bonnes pratiques de la mobilité : le TUB par FNE_MP


Merci à Juliette Robin qui a réalisé ce petit film

21/05/2013

Pauvres blaireaux !

blaireau.jpgLa barbarie envers les animaux ne connaît pas de limites.

J’ai l’habitude sur ce blog de montrer mon horreur et mon opposition à toute pratique barbare envers les animaux et entre autre la corrida, mais le déterrage de blaireaux qui se pratique pratiquement tout au long de l’année me semble un des plus abject.

En France le blaireau est victime d’une chasse-loisir qui consiste à extraire violemment cet animal de son terrier avant de l’abattre. Il existait même un championnat de France de déterrage des blaireaux. J’espère qu’il, n’existe plus. Le déterrage est autorisé pratiquement toute l’année, même lors de la période de fermeture générale de la chasse. À cela vient s’ajouter les nombreux blaireaux tués chaque année sur les routes. Il est urgent de réagir face à ce véritable fléau, le blaireau tient une place prépondérante dans la bonne santé de son écosystème.

Dominique Voynet avait fait une déclaration exemplaire sur ce sujet en 2008.

L’ASPAS demande au ministère de l’Ecologie d’abolir la pratique cruelle du déterrage ou vénerie sous terre et d’établir un statut de protection de cette espèce afin de la préserver d’un avenir incertain. Vous pouvez signer la pétition de l’ASPAS en cliquant ici.

Photo : un blaireau vraisemblablement tué par un véhicule à Livinhac dans la côte de Montredon - jlc

20/05/2013

Inondations du Lot – Enfin un PAPI, mais que de temps perdu !

inondation-boissepenchot-041203.jpg10 ans après les grandes inondations de la rivière Lot de décembre 2003, l’Entende interdépartementale du Bassin du Lot élabore enfin un dossier de candidature de PAPI d’intention. C’est l’étape intermédiaire entre le Schéma de Prévention des Inondations sur le bassin du Lot et un vrai PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondation).

10 ans de perdus et des moyens financiers importants à l’époque qui se sont envolés. Il est vrai qu’il est plus valorisant pour un élu ou un notable de couper le ruban d’inauguration pour une écluse ou un bateau-promenade que pour des aménagements de ralentissement dynamique des eaux en amont de la rivière ou des aménagements de protection localisés.

 Depuis 10 ans, je travaille sur le problème des inondations du Lot car en 2003, nous avons frôlé la catastrophe. J’ai visité de nombreux sites soumis aux inondations : Cahors, Lézignan-Corbières, Sommières… J’ai rencontré de nombreux élus et vu sur place les solutions misent en place tant pour la prévention que pour la gestion des crues.

Mais il est toujours difficile d'avoir raison tout seul et trop tôt. Dès le début, la mise en place d’un PAPI sur le bassin du Lot était pour moi une évidence. Je l’écrivais d’ailleurs en 2006 sur ce blog et j’y ai consacré de nombreuses notes. J'avais également défendu la création d'un PAPI lors de l'élection cantonale de 2008. j'étais le seul candidat à m'inquiéter des inondations du Lot et à apporter des solutions lors de cette campagne électorale.

Les associations locales, que ce soit le Collectif des Sinistrés des Inondations de 2003 du Bassin à Boisse-Penchot ou l’Association des Sinistrés de la Vallée du Lot à Espalion, ont proposé à maintes reprises des solutions pour modérer et prévenir les crues.

Rien n’y a fait.

Alors, on ne peut que se réjouir que l’Entente décide enfin de se lancer dans ce programme.

D’abord, le temps presse. Il est à souhaiter que le temps de l’étude et de la réalisation de travaux ou des préconisations ne dure pas encore 10 ans. Il y a urgence !

Les pluies de ces derniers jours ont encore montré la rapide montée des eaux du Lot et de ses affluents.

Ensuite, je serai très attentif aux propositions de ce PAPI, car ce soudain intérêt de l’Entente pour les inondations après 10 ans de quasi ignorance (si ce n'est une petite étude du CEREG) me laisse perplexe. Il ne faudrait pas que les aides allouées pour réaliser des ouvrages et mettre en place des mesures adéquates afin de modérer la vulnérabilité des inondations soient réduites afin de favoriser la poursuite de la navigabilité, joujou coûteux de nos chers élus, mais qui pour moi, ne doit pas être la priorité. D'abord assurer la protection des personnes et des biens au regard des inondations, puis retrouver et maintenir une bonne qualité des eaux, ensuite aménager la véloroute et après poursuivre la navigabilté.

21/03/2013

Ligne POLT - Il y aura-t-il des Aveyronnais pour défendre cette ligne ?

POLT - Colloque -210313.jpgNos chers élus aveyronnais ne voient un « désenclavement » de l’Aveyron que par la route ou par les airs. La chambre de commerce et d’industrie pousse depuis des années la RN 88, autrement appelée la « Diagonale du fou », et  la ligne aérienne Rodez-Paris que 98 % des Aveyronnais n’utiliseront pas encore cette année.

Je n’en connais pas beaucoup pour défendre le rail en général et la ligne POLT en particulier (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), ligne pourtant indispensable au déplacement de la plupart des aveyronnais vers le nord de la France.

Pour vous donner une idée de la dégradation de cette ligne, juste un chiffre : il fallait vingt minutes de moins en 1969 pour aller de Rodez à Paris en train qu'actuellement. Et oui ! Le Capitole était plus rapide que les Teoz de maintenant. Je ne parle même de la fréquence journalière des trajets qui étaient plus nombreux et de la qualité des services.

Un peu d’histoire. La rénovation de la ligne POLT était bien prévue avec notamment le projet d’y faire rouler des trains pendulaires. C’est malheureusement en décembre 2003 que Jean-Pierre Raffarin a annoncé le retrait de ce projet afin de favoriser le barreau TGV Poitiers-Limoges pour plaire à Bernadette Chirac.

Depuis, cette ligne est volontairement sabotée par la SNCF, tout cela pour faire rentrer dans les esprits l’utilité du tronçon LGV Poitiers-Limoges sur une seule voie.

Heureusement d’autres départements sont actifs et veulent cette rénovation.

C’est le cas notamment du département voisin du Lot ou tous les élus, maires, députés, sénateurs… sont mobilisés, mais aussi des départements du centre de la France qui se retrouveraient complètement isolés par l’abandon de cette liaison par la ligne POLT.

POLT-KDelli.jpgLes élus Europe Ecologie – Les Verts sont également mobilisés pour la rénovation de cette ligne et la député européenne Karima Delli l’a rappelé lors d’un passage récent à Limoges en fin d’année dernière.

Un colloque est organisé aujourd’hui à l’Assemblée Nationale à l’initiative d’élus fortement concernés par l’avenir de la ligne POLT. Pas un élu aveyronnais parmi les ces élus qui invitent.

Peut-être que nos parlementaires aveyronnais trouveront un moment pour assister à ce colloque et montrer ainsi la solidarité des Aveyronnais à la défense de cette ligne.

Articles de presse suite au déroulement de ce colloque :

SNCF : Paris-Toulouse sous surveillance

Train POLT - Le ministère rassure les élus

POLT - Allers-retours maintenus

17/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : Chauzy déraille une fois de plus

Chauzy pour que les pauvres mangent de la merde.jpgLes propos du président du CESER Jean-Louis Chauzy rapportés dans Midi Libre du 17 mars 2013 montrent une fois de plus le fossé qui existe entre la population et les élites économiques. Elle est même empreinte de mépris pour les plus pauvres d’entre-nous. Pour lui, il faut certes produire de la viande bio qui ne serait soi-disant réservée qu’aux plus riches mais surtout produire une viande industrielle de mauvaise qualité qui serait réservée aux plus pauvres.

Pour les écologistes, s’il faut globalement réduire notre consommation de produits carnés, les pauvres comme les riches ont droit à une viande bio et de bonne qualité à des prix accessibles à tous. C’est pour cela que nous souhaitons multiplier les élevages à taille réduite de porcs sur paille ou en plein air comme se propose d’ailleurs d’aider M Lagarde, le PDG de Nutergia à Foissac.

Ce n’est pas la première fois que M Chauzy montre son mépris à l’encontre de l’écologie. Il a toujours soutenu les lobbies pollueurs industriels et agricoles de notre région : OGM, Charlas, retenues collinaires, LGV, nucléaire, autoroute Castres-Toulouse…

Sans connaître réellement le dossier de la porcherie de Causse-et-Diège, il apporte aveuglement une fois de plus son soutien à une agriculture productiviste et polluante. Il méprise en cela les Aveyronnais habitant sur ce magnifique causse qui veulent garder un environnement sain, une entreprise locale qui souhaite s’agrandir ainsi que le développement d’un tourisme patrimonial et culturel avec l’inestimable grotte de Foissac.

Pourtant, ça aussi c’est de l’économie M Chauzy ! Et autrement plus intéressante pour nous tous que celle que vous soutenez.

15/03/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : le bon sens et la sérénité doivent revenir dans ce dossier

Porcherie Causse-et-Diège.jpgOn aurait pu penser qu’après les nombreux scandales sanitaires de ces dernières années dus à l’agriculture productiviste, puis maintenant avec le scandale alimentaire de la viande de cheval du à la cupidité d’industries agroalimentaires, les divers représentants au Coderst de l’Aveyron (Conseil départemental de l'environnement et des risques technologiques) allaient prendre une sage décision concernant la porcherie de la Sanguinette. Il n’en fut rien. A la majorité, ils ont donné un avis favorable à l’extension de cette porcherie avec de plus, les félicitations du jury pour les porteurs du projet. Désespérant. Remercions tout de même les quatre membres courageux du Coderst qui ont voté contre cette décision.

Cette décision n’est pas anodine. Elle vient après le refus de quelques dossiers du même type. C’est donc à nouveau une porte ouverte à la création ou à l’extension de nouveaux élevages industriels porcins en Aveyron.

On connaît pourtant les dégâts considérables sur l’eau, sur l’air et sur les sols de l’épandage des lisiers provenant de ces élevages industriels en Bretagne et même en Aveyron. On connaît aussi les nuisances tant olfactives que sonores pour les riverains des bâtiments d’élevage.

On sait que les animaux se trouvant dans ces usines à cochons sont « élevés » dans des conditions parfois indignes pour le bien être animal.

On sait que les animaux provenant de ces élevages industriels produisent une viande de piètre qualité alimentant principalement la grande distribution et l’exportation.

On sait que de graves épidémies peuvent provenir de tels élevages et que pour les éviter, les animaux sont bourrés de médicaments dont des antibiotiques, favorisant ainsi une résistance à ces mêmes antibiotiques qui peut être transmise aux humains.

Tout cela n’a pas intéressé la plupart des membres du Coderst qui doivent visiblement vivre loin de tout élevage industriel porcin.

Jusqu’au dernier jour, le collectif opposé à cette porcherie a méthodiquement démonté avec sérénité et dignité tous les arguments contenus dans le dossier de demande d’extension.

La proposition d’Antoine Lagarde, le PDG de Nutergia, est une proposition sage et inespérée pour les exploitants de cette porcherie. Ils ont là quelqu’un qui se propose de les aider dans la mise en place d’une exploitation exemplaire de production de porc.

Cette solution aurait le mérite de satisfaire les riverains, de procurer aux éleveurs un outil de travail d’avenir en produisant une viande de bonne qualité à commercialiser en circuit court, de protéger le patrimoine inestimable de la grotte de Foissac et d’éviter la délocalisation des créations d’emplois promise par Nutergia sur le territoire de la commune de Causse-et-Diège, si cette porcherie ouvrait dans les conditions du dossier actuel.

Il faut que le bon sens revienne dans ce dossier.

Il faut que certains arrêtent de mettre de l’huile sur le feu en proférant des menaces permanentes de violences.

Tout le monde, agriculteurs, services de l’Etat, élus locaux, représentants des riverains, doit maintenant se retrouver autour d’une table pour mettre en place concrètement la proposition de M. Lagarde et agir ainsi pour protéger ce magnifique causse de l’Aveyron et le bien être de ses habitants.

 

Pour le groupe Ouest Aveyron d’Europe Écologie – Les Verts

Jean-Louis Calmettes, secrétaire.

11/02/2013

Gaz de houille : ouille, ouille, ouille !

Depuis que notre ministre du redressement productif s’est pris de passion pour les exploitations minières, pas une seule semaine sans des annonces tonitruantes pour favoriser ce secteur. A la suite de Claude Allègre ou des socialistes Alain Vidalies ou Christian Bataille, Arnaud Montebourg déclarait en novembre dernier vouloir réfléchir à l’exploitation du gaz de schiste.

Il convient donc d’être très attentif à l’évolution de ce dossier car, même si l’exploitation par fracturation hydraulique semble bannie, d’autres techniques toutes aussi désastreuses pour l’environnement pourraient être privilégiées. Je ne vois pas comment on pourrait retirer les huiles et gaz qui sont contenus dans les roches sans dommages importants, notamment sur les nappes phréatiques.

Mais un nouvel eldorado pointe le nez, celui du gaz de houille.

Là aussi, notre ministre en vareuse, s’est déclaré le 24 janvier dernier favorable à son exploitation.

gazonor-avion.jpgJ’avais eu l’occasion de visiter la station de pompage et de traitement de gaz de mine de Gazonor à Avion dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La collecte de ce grisou permet de réduire l’effet de serre tout en valorisant le méthane produit qui est réinjecté dans le réseau de gaz naturel. Ce gaz est récupéré des galeries de mines existantes.

L’exploitation du gaz de houille est d’une toute autre technique.

Ce gaz est collecté dans des couches de charbon inexploitées. Ce gaz "peut être produit par l'intermédiaire de simples forages verticaux quand la fracturation naturelle est suffisante pour obtenir un débit significatif de méthane. Dans le cas contraire, il faut stimuler la roche par fracturation hydraulique", expliquait un rapport parlementaire en mai 2011, au moment des débats sur l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

On est donc proche des techniques d’exploitation des gaz de schiste.

Decazeville étant sur un ancien bassin minier, on peut légitimement se poser la question de savoir si le gisement de houille encore présent sous nos pieds peut être exploitable pour en retirer du gaz ?

Gaz de houille - Joel Born.jpgHeureusement, il semble que non ! C’est en tout cas ce que dit Karim Ben Slimane, directeur du département prévention et sécurité au Bureau de recherche géologique minière (BRGM) dans un article de Midi Libre sur les possibilités d’exploitation de ce gaz dans les anciennes concessions des Cévennes, paru le 8 février dernier et repris par Joël Born dans l’édition aveyronnaise de ce journal (ci-contre).

"En Languedoc-Roussillon, il y a du potentiel à Alès. Ce n’est pas absurde qu’un opérateur pétrolier s’y intéresse. Par contre, du côté du Bousquet d’Orb, dans l’Hérault, ou de Decazeville, en Aveyron, il s’agit de petits bassins qui ont été beaucoup exploités. Il ne doit pas rester beaucoup de charbon vierge avec du gaz."

Sur notre territoire, le DPSM/UTAM Sud (Département Prévention et Sécurité Minière), dépendant du BRGM et situé à Gardanne, rend régulièrement aux élus locaux ses expertises de mesures concernant le suivi des unités hydrogéologiques, de gaz et des installations classées pour l’environnement pour les terrils de Lacaze, de l’Aérien et de Joany.

Event gaz à Cransac.jpgLe DPSM/UTAM Sud surveille treize forages de suivi de gaz situés sur les concessions de Combes et Cransac. S'il n’y a pas de mesure de quantité, les résultats notent toutefois la présence de CH4 (méthane), parfois de CO mais à faible pression.

Nous voilà donc rassurés. Il n’y aura vraisemblablement pas d’exploitation de gaz de houille sur le Bassin

Risques miniers - Les élus locaux en mission à Paris.jpgAlors que nous ne sommes pas encore sorti du Plan de Prévention des Risques Miniers (PPRM) qui risque de nous handicaper fortement dans nos possibilités d’utilisation des sols, recommencer des travaux d’exploitation qui risquent de modifier encore plus notre sous-sol aurait été difficilement compréhensible.

Quoi qu’il en soit, continuer à chercher l’avenir de notre pays dans des énergies du passé fortement émettrices de gaz à effet de serre a quelque chose de désespérant. L’avenir est ailleurs. Dans les économies d’énergies, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. 

Ci-dessous, l'article de Centre Presse et Midi Libre du 18 février sur le gaz de houille sur le Bassin (cliquez dessus pour agrandir) :

Gaz de houille - Le Bassin probablement pas concerné.jpg












Montebourg en remet une couche le 19 février 

Montebourg défend le gaz de houille et une recherche publique sur le gaz de schiste

Lire l'article de Midi Libre du 4 mars 2013, et les commentaires qui suivent l'article :

Cévennes : faut-il rouvrir les mines pour exploiter le gaz de houille ?

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 - Gazonor à Avion - JLC

2 - Gaz de Houille - Article de Midi Libre

3 - Event de gaz à Cransac - DPSM/UTAM S4 - Risques miniers - Article de Midi Libre

07/02/2013

Photovoltaïque chez les particuliers : attention aux arnaques !

photovoltaïque.jpgPas un seul jour sans recevoir des appels téléphoniques de sociétés se réclamant d’EDF Bleu Ciel ou de GDF Suez qui souhaitent me vendre une installation photovoltaïque pour mon habitation.

Et pourtant mon numéro de téléphone est sur Pacitel. Je ne devrai donc à ce titre, ne pas recevoir d’appel téléphonique pour démarchage commercial par des entreprises dont je ne suis pas client. C’est dire l’efficacité de cette liste !

Les démarcheurs visent avant tout les maisons particulières et si les propriétaires sont des séniors (ils doivent croiser des fichiers), c’est encore mieux.

Les appels téléphoniques ne servent en général qu'à prendre un rendez-vous (téléphonique ou à domicile) et les sociétés qui sont chargées de prendre les rendez-vous cachent leur numéro ou bien il est impossible de trouver leur nom avec l'annuaire inversé pour celles dont le numéro s'affiche.

Les articles signalant ces arnaques dans la presse ou dans les forums sont maintenant nombreux et les associations de consommateurs sont débordées.

Il existe sur notre territoire, proche de votre domicile, des entreprises spécialisées qui sont à même de vous faire un diagnostic sérieux et de réaliser une installation réglementaire dans des meilleures conditions que vous proposent les arnaqueurs au téléphone.

Dans tous les cas, vous pouvez demander conseil à l’Espace Info Energie de votre département.

 

En tant qu’élu à l’urbanisme à Decazeville, je suis malheureusement un témoin impuissant de ces arnaques. Nous recevons dans le cadre de déclarations préalables de travaux des dossiers ahurissants. Certaines installations sont orientées sud-est, voire plein nord avec parfois des masques importants cachant les panneaux du soleil (arbres, collines…). Il est évident que le rendement annoncé par les marchands ne sera jamais réalisé et que la rentabilité de ces installations sera négative.

De plus, j’enrage quand je vois que ces installations sont prévues sur des habitations qui sont de véritables passoires thermiques.

En matière d’énergie, il faut avoir en tête le scénario Négawatt : sobriété, efficacité, et seulement après, énergies renouvelables.

Pour ceux qui veulent vraiment aider les énergies renouvelables, il vaut mieux qu’ils soient clients et sociétaires d’Enercoop et/ou d’Energie Partagée.

29/01/2013

Et Hop, un pas de plus contre le mur !

Quelle grande nouvelle pour l’Aveyron. Vous vous rendez compte ? Le billet d’avion pour Paris va pratiquement baisser de moitié. Voilà qui va faire plaisir aux 97 % des aveyronnais qui n’iront de toute façon pas à Paris en avion cette année.

hop-climat.jpgIl devient de plus en plus désolant de voir certains se réjouir de la vitesse à laquelle ils nous envoient contre le mur. Plus on nous dit que les prévisions sur le dérèglement climatique sont sous-estimées, plus ils font tout pour l’accélérer.

Il est désolant de lire, d’écouter, de voir ces élus, ces responsables de chambres consulaires, ces chefs d’entreprises qui n’ont pas bougé le petit doigt lorsque Raffarin a mis un coup d’arrêt à la ligne ferroviaire POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) en train pendulaire qui aurait permis de gagner un temps important en respectant l’environnement entre Rodez et Paris et être ainsi compétitif avec l’avion, se gargariser de la baisse des tarifs de l’avion sur Rodez-Paris.

Il est désolant de voir les mêmes ne rien faire pour la ligne Beziers-Neussagues.

Il est vrai que ce sont pratiquement ceux-là qui prennent l’avion pour un oui ou pour un non, en se faisant bien entendu rembourser le billet par leurs collectivités, l’Etat, leurs entreprises, leurs administrations…

Rodez-Paris à moitié prix.jpgEn peu de temps, ils ont réussi à démolir le rail et à favoriser la route et les airs. Le contraire de ce qu’il aurait fallu faire.

Voilà qui ne va pas améliorer le Plan Climat local dont se targue de mettre en place le Conseil Général à grands coups de communication (manipulation est le mot le plus juste).

Mais je suis bête. Bien sûr que les rejets de gaz à effet de serre dus à ces avions ne vont pas rentrer dans ce bilan départemental, tout comme les rejets de gaz à effet de serre dus aux camions en transit qui vont envahir la RN 88 à cause de son doublement.

Et bientôt, ils vont nous imposer d’agrandir encore l’aéroport de Rodez ou bien même de construire un nouvel aéroport, comme à Notre-Dame-des-Landes… et pourquoi pas de tripler la RN 88.

Pauvres enfants, pauvre planète ! Quel avenir terrible nous leur réservons.

16/12/2012

Est-il opportun d’augmenter la TVA sur des biens de première nécessité ? Les sénateurs écologistes ont dit NON !

hlm-fontvergnes-rénovation.jpgLe Sénat a rejeté hier le budget rectificatif contenu dans la loi de finances rectificative (PLFR) pour 2012. Ce budget prévoyait le crédit d’impôt pour la compétitivité et pour l’emploi (CICE) réservé plus spécialement aux entreprises (20 milliards, dont il y aurait beaucoup à dire), financé entre autre par une hausse de la TVA. Les sénateurs écologistes ont voté contre ce budget rectificatif qui a été rejeté.

La principale raison du rejet de ce vote par les sénateurs écologistes est justement la hausse de la TVA sur certains produits, qui impactera directement les politiques ambitieuses qui pourraient être menées en matière de transition énergétique, de logement et de transports.

Cette hausse impactera directement notre territoire.

La ville, par l'intermédiaire de l'OPH de Decazeville, et la communauté de communes à travers son PLH sont engagées dans des programmes importants de construction et rénovation de logements. L'augmentation du taux de TVA sur le logement et sur la rénovation thermique menacera les objectifs de construction-rénovation prévus dans notre commune, mais aussi ceux fixés nationalement par le gouvernement.

chaufferie dkz.jpgDe plus, alors que notre ville va s'engager dans un projet de chaufferie bois alimentant un réseau de chaleur, le fait que la filière bois énergie soit soumise à une augmentation de TVA alourdira la facture pour les usagers. Pénaliser une énergie renouvelable et locale alors que l'électricité et le gaz  bénéficieront du taux le plus bas n'est pas non plus un bon signe pour aller vers une transition énergétique.

Enfin, en matière de transports collectifs, le passage de 7 à 10 %, après un récent passage de 5,5 à 7 % amènera là aussi à un quasi doublement du taux. Si le relèvement de la TVA à 10% était confirmé, ce serait un mauvais coup porté au développement des transports en commun dans notre ville et notre communauté de commune, alors que le réseau vient d'être récemment restructuré.

Cette hausse serait également un signal très négatif, à l’heure où tout le monde s’accorde sur la nécessité d’un transfert souhaitable de la voiture individuelle vers le transport collectif et sur la nécessité de lutter contre le changement climatique.

tub-decouverte-221112.jpgPouvoir se loger décemment, pouvoir se chauffer et se déplacer économiquement sont des biens à considérer comme des biens de première nécessité.

Les sénateurs écologistes ont donc eu raison de s’opposer à ce budget rectificatif. Il faut maintenant que le gouvernement prenne conscience de l’injustice de ce budget rectificatif et de ses conséquences sur nos territoires et qu’il décide de retirer ce projet. Les députés doivent faire remonter l’exaspération de leurs concitoyens, notamment les plus faibles, qui vont une nouvelle fois être les premiers touchés par ces mesures.


Une pétition circule invitant à ce que le gouvernement revienne sur cette augmentation de la TVA sur le logement social notamment.

Elle est signée par de nombreux élus de gauche et écologistes, y compris des élus du PS comme Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris et ancienne ministre du logement, mais aussi Dominique Voynet, ancienne ministre et maire de Montreuil.

Vous pouvez la retrouver et signer en cliquant ICI


La Dépêche du Midi revient aujourd'hui sur mon intervention en conseil municipal concernant ce point. 

"Coup de gueule

Jean-Louis Calmettes (adjoint au maire, élu EELV) a poussé un coup de gueule à l'encontre du gouvernement PS, à propos du logement social et les transports collectifs. «La TVA vient de passer de 7 % à 10 %, après être passée de 5,5 % à 7 %. J'appelle à signer une pétition en ligne, le logement et le transport collectifs sont, à mes yeux, de première nécessité».

Je tiens à apporter un léger rectificatif à ce passage.

J'ai parlé de ce sujet dans le cadre du point de notre conseil municipal consacré à la garantie d'emprunt pour un programme de construction de l'OPH de Decazeville, en notant que nous aurions peut-être à l'avenir moins l'occasion de prendre une telle délibération car l'habitat social était menacé par une hausse de la TVA.

J'ai ensuite précisé que cette augmentation de la TVA était prévue dans le cadre du pacte de compétitivité lancé par le gouvernement, sans préciser que ce gouvernement était PS comme dit dans l'article. Je suis tout de même au courant qu'il y a deux ministres EELV au gouvernement. 

J'ai précisé qu'une pétition était disponible et que j'encourageais chacun à la signer. J'ai rajouté que les signataires venaient de tous les courants politiques, et j'ai effectivement précisé, PS compris, puisque de nombreux élus socialistes l'ont signé, notamment marie-Noelle Lienemann.

Jean-Paul Boyer a ensuite pris la parole pour préciser que les élus du Front de gauche étaient également défavorables à cette hausse de la TVA sur le logement social.

Je me dois de préciser pour être complet que mon souhait initial était de présenter un vœu dans ce sens en conseil municipal, mais que cette proposition n'a pas reçu le succès escompté de la part de la plupart de mes collègues en réunion privée préalable. J'y ai donc renoncé pour ne pas qu'il soit rejeté et qu'il n'obtienne finalement que les voix de l'opposition et la mienne uniquement. j'ai alors choisi de faire une intervention sur ce thème lors du point de la garantie d'emprunt de l'OPH de Decazeville en conseil municipal et d'inviter à signer la pétition.

Je précise pour terminer que de nombreuses municipalités ou conseils régionaux de gauche dans toute la France, avec pour la plupart des maires ou présidents PS, ont formulés de tels vœux lors de leurs dernieres réunions de conseils municipaux ou régionaux, souvent sur proposition d'élus EELV. Quand le logement social est menacé, il faut le dire, surtout lorsque l'on est de gauche, même si l'on doit égratigner ses petits copains du même parti au gouvernement. C'est rendre service à la société... mais aussi à ce gouvernement. On ne peut pas se plaindre en permanence que l'on manque de moyens financiers dans les OPH, ce qui est vrai, et accepter sans sourciller cette augmentation injuste de la TVA.

Voir par exemple le vœu du Conseil régional PACA çi-dessous :

Voeu TVA PACA.pdf

Ci-dessous la fiche que j'avais préparé pour cette intervention :

TVA logement social - CM 201212.pdf

Centre Presse du 29 décembre 2012 (Cliquez sur l'article pour l'agrandir) :

J-L Calmettes dénoce une possible hausse de la TVA.jpg

12/12/2012

Création d’un Comité de soutien aux opposants du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Decazeville

NDDL-DKZ-flyer.jpgA l’initiative de citoyens du Bassin fortement mobilisés ainsi que de mouvements politiques et associatifs, une réunion est organisée le vendredi 14 décembre à 17h30 à la salle n° 6 de la Maison des Sociétés à Decazeville, esplanade Jean Jaurès. Le but de cette réunion est d’informer la population sur ce projet et de soutenir les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en proposant des actions locales. Après Rodez et le nord Aveyron, Saint-Affrique, Millau et Villefranche, le Bassin se mobilise à son tour.

Cette réunion débutera à 17h30 par la diffusion d’un film documentaire « Au cœur de la lutte » qui montre la mobilisation des paysans locaux contre ce projet.

Il sera suivi à 18h30 d’un débat entre les participants.

Nous vous attendons nombreux pour faire entendre votre voix face à ce projet inutile, ruineux et destructeur.

Renseignements : 06 85 39 04 98


courrier hollande - nddl.jpgComme le demandait l'association Canopée, j'ai envoyé le 15 décembre un courrier à François Hollande en renvoyant ma carte d'électeur afin de lui demander d'arbitrer en faveur d'une politique cohérente, responsable et consciente des grands enjeux auquels doit faire face la société française et par conséquent, de renoncer au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

L'article de La dépêche du Midi sur cette réunion :

Decazeville. Mobilisation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes

 

nddl-reu-dkz-141212.jpgDes membres d'Europe écologie les Verts, de la gauche anticapitaliste, d'ATTAC et quelques citoyens concernés ont créé un comité du bassin de Decazeville de soutien aux opposants du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils organisaient ce 14 décembre, maison des sociétés à Decazeville, une réunion d'information de la population sur ce projet. Après Rodez et le nord Aveyron, Saint-Affrique, Millau et Villefranche, le Bassin se mobilise à son tour aux fins de soutenir les opposants à la création de cet aéroport. La réunion, rassemblant environ 30 personnes, débutait par la diffusion d'un film documentaire «Au cœur de la lutte» d'une heure environ qui montre la mobilisation des paysans locaux contre ce projet et les commentaires de différents opposants, projection qui était suivie d'un débat au cours duquel chacun put s'exprimer sur «ce projet inutile, ruineux et destructeur».

 

La Dépêche du Midi

Photo : La Dépêche du Midi