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10/05/2015

Mobilités : où en est Decazeville ?

Le Plan Global de Déplacements initié par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2006 à la suite de la création de notre Agenda 21 avait déjà tracé les grandes lignes d’une mobilité durable sur le Bassin : transports collectifs et promotion d’une alternative à la voiture par la marche et le vélo.

Il est noté à de multiples reprises, tant dans la présentation du PLU actuellement en enquête publique que dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) joint au dossier, "que les mobilités douces doivent connaître un fort essor... que l’on doit sécuriser les axes structurants pour les piétons... que l’on doit favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture comme les mobilités douces ou les transports en commun“ et même “programmer une semi-piétonisation du centre-ville“.

Il va s’en dire que j’approuve ces orientations.

 

Ça fait même plus de dix que je les réclame. La rubrique “ Transports et mobilité “ de ce blog est là pour le prouver.

Les transports collectifs :

tub-decouverte-221112.jpgC’est en février 2008 que notre service de transports collectifs, le TUB, a vu le jour. Il a depuis évolué, mais fort d’une expérience de maintenant huit ans, il gagnerait à franchir une nouvelle étape pour être vraiment efficace et représenter une véritable alternative à la voiture comme il est conseillé dans les divers documents d’urbanisme et de mobilité locaux et nationaux.

TUB - Cercles 300 m.jpgLa couverture de la population par le TUB est importante puisque plus de 70% des habitations sont à moins de 300 m à vol d’oiseau  d’un arrêt du TUB à Decazeville (voir carte)

Je l’ai déjà dit, l’étape suivante est le cadencement sur un axe Viviez – Decazeville – Firmi en n’oubliant pas le nord de Decazeville où habitent plus de 15% de la population du Bassin et où sont les établissements scolaires et de santé. Le cadencement, c’est un bus toutes les vingt minutes par exemple. C’est tout à fait réalisable avec un bus qui ferait ce trajet aller–retour en continu (qu’une partie du trajet à certains horaires) en complément des deux bus existant.

Pourquoi pas avec un bus plus petit que les actuels bus, ce qui permettrait alors d’envisager éventuellement un passage rue Cayrade.

Le PLU actuellement en enquête publique recommande aussi plus de fréquences et d’arrêts à la gare de Viviez.

La mise en place des nouvelles technologies numériques doit également aider les usagers de notre service de transports collectifs et scolaires, que ce soit dans la billettique si l’on veut continuer à faire payer ce service (titre unique, points de vente et de recharge automatiques, lecteurs sans contact, application smartphones…), et dans une application smartphone pour la géolocalisation des bus et des temps d’attente.

 

Les modes actifs

La France a lancé il y a un peu plus d’un an son Plan d’Actions pour les Mobilités Actives (PAMA) pour mettre au cœur de la mobilité les déplacements à pied et le vélo. 

Les “modes actifs“ de déplacements, que l’on appelait encore il y a peu “modes doux“ font l’objet de multiples citations dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Decazeville.

 

Le vélo

Il s’est vendu en 2014 en France près de 3 millions de vélos neufs dont 77 500 vélos à assistance électrique. Dans le même temps, il ne s’est vendu que 1,795 millions voitures. Et on continue encore à penser l’aménagement de nos villes que pour la voiture.

bourse velo occase -dkz-0910.pngLe marché du cycle d’occasion est aussi florissant. Il n’y a qu’à voir les vide-greniers locaux ou les bourses aux vélos d’occasion pour s’en convaincre. Malgré le manque de magasin spécialisé, le marché local du vélo semble dynamique et c’est environ 8 vélos à assistance électrique que la Communauté de communes aide au financement chaque année, mais d’autres doivent être achetés sans subventions. Les Vélos à assistance électrique représentent 2,60 % du marché des ventes de cycles en France. Par extrapolation, on peut considérer qu’il s’est vendu environ 300 vélos neuf sur le Bassin en 2014 qui se rajoutent au parc important de vélos déjà existants.

Mais où sont-ils me demande-t-on ? Et bien les plus courageux essaient tant bien que mal de se déplacer à vélo sur le Bassin. Et on en voit heureusement de plus en plus. Mais disons-le très fort, tant qu’il n’y aura pas de vrais aménagements pour pouvoir circuler à vélo en toute sécurité, les habitants du Bassin continueront malheureusement à prendre leur voiture pour leurs déplacements quotidiens … enfin ceux qui en ont une. 

stationnement vélo - rue cayrade.jpgEt que dire des aires de stationnement pour les vélos ! Elles sont pratiquement inexistantes. Même pas d’arceaux à vélos sur le tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové ! Pourtant, toutes les études le démontrent, même si ce n’est pas ressenti ainsi par les commerçants et les élus, les cyclistes et les piétons sont des clients des commerces de centre-ville fidèles qui dépensent autant sinon plus que les clients en voiture. D’ailleurs, les associations de commerçant l’ont compris et organisent souvent des animations pour attirer et fidéliser des clients avec comme lots à gagner, des vélos. Pour favoriser le vélo, il faudrait également des abris à vélos, voire des box fermés sur divers lieux : centre-ville, gare routière, gare de Viviez, diverses entreprises, collectivités, établissements publics...

schéma cyclable -0910.jpgLe Schéma modes doux de la Communauté » de communes a été présenté en 2010 (voir carte ci-contre).

Où en sont les aménagements à Decazeville ? Pas folichon ! Bien triste même !

Aménagements cyclables Decazeville - 2014.jpgLa carte ci-contre montre l'état actuel du schéma. J’ai juste pu faire accepter deux petits tronçons de double-sens cyclable sur l’avenue Camille-Douls et aux Bonnières. Quelques nouveaux tronçons de voirie sont en zone 30, mais ce ne sont pas réellement des aménagements cyclables. Loin donc du schéma de 2010 et cela risque d’être encore pire avec les projets de circulation qui font totalement l’impasse sur la circulation des cyclistes. Il faudra que l’on m’explique comment on veut faire de Decazeville une ville moderne, jeune et dynamique sans des aménagements pour les jeunes et les mobilités de demain.

piste cyclable - trottoir en face gendarmerie.JPGLa voie cyclable et piétonne longeant la RD 840 est dans un piètre état et les obstacles pour une circulation cyclable confortable restent encore nombreux

voie cyclable -zone du centre.jpgQuant au nouvel aménagement pour les modes actifs traversant la zone du Centre, il semble que l'on ait pas du tout pensé au vélo en mettant une marche de vingt centimètres à son entrée côté Fontvergne.

De plus, une vraie “zone 30“ en centre-ville serait plus efficace que les tronçons à 30 km/h actuels. Cela éviterait la multiplication de panneaux routiers et légitimerait les double-sens cyclables. C’était d’ailleurs la préconisation du Plan Global de Déplacements.

zone de rencontre - panneau information Possy.JPGEt bien sûr, la création d’“une zone de rencontre“ sur le tronçon réaménagé de la rue Cayrade déjà limité à 20 km/h.

On peut se consoler en se disant que ce n’est pas mieux sur les autres communes du Bassin. On continue à refaire des rues sans jeter un coup d’œil sur le schéma des modes doux que toutes les communes ont voté. Les aménagements cyclables contribuent pourtant à apaiser et pacifier la circulation en ville et à éviter ainsi des accidents.

 

Les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR) ?

S’ils sont un tout petit peu moins ignorés que les aménagements cyclables, les aménagements pour le déplacement en toute sécurité des piétons et des PMR laissent réellement à désirer. Les continuités piétonnes sécurisées sont rares et l’accessibilité de la voirie, des bâtiments publics et des commerces pour les personnes à mobilité réduite avance trop doucement. J’avais évoqué dans une note précédente la gène pour les piétons et les PMR que représente les barrières sur les trottoirs du tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové. On peut regretter aussi que l’on ait pas réalisé l’accessibilité aux commerces en même temps que ces travaux.

La RD 840 représente une coupure entre le nord et le sud de notre ville. C’est un facteur contraignant en matière de mobilité piétonne. Il est de plus très dangereux de traverser cette voie aux trois giratoires urbains. Le passage sous la RD 840 par l’avenue du 19 mars 1962 est très étroit.

arc-en-ville.JPGLe passe-piéton (ou arc-en-ville) remédiait en partie à ce problème. Mais il ne fonctionne plus. Selon un devis datant maintenant de quatre ans, sa transformation en passerelle piétonne revenait à environ 100 000 euros. Personnellement j’y serais favorable, notamment pour les enfants et les jeunes. Vu qu’il s’agit d’une route départementale, je trouverai normal que les travaux soient pris en charge par le conseil départemental.

avenue-laromiguiere.jpgL’incivisme des automobilistes reste un problème préoccupant et dangereux. Le stationnement sur les trottoirs ou les bandes piétonnes, voire cyclables comme sur l’avenue Camille Douls,  est récurent et encore très rarement verbalisé.

stationnement marché4.jpgLe vendredi matin, jour du marché place Decazes, c’est à celui qui tentera de se garer le plus près du marché alors que de nombreuses places sont disponibles à seulement 150 mètres. Les véhicules stationnent alors sur des emplacements souvent interdits et dangereux, mettant en insécurité de nombreux piétons, dont des personnes âgées et des PMR.

Des petits aménagements et une réfection des revêtements pourraient déjà être réalisés, associés à une campagne de prévention, voire à une verbalisation pour les automobilistes récidivistes. C’est à réfléchir rapidement avant l’accident de trop. Il faudrait avoir ensuite une réflexion globale sur les aménagements futurs de la place Decazes.

 

Decazeville à pied

decazeapied.jpgSur le modèle d’autres collectivités, je me suis amusé à faire une petite étude sur les temps de circulation à pied sur notre commune. C’est assez instructif et on peut voir que certains trajets demandent peu de temps, notamment si l’on habite proche du centre-ville et que l’on peut réaliser des économies financières importantes en circulant à pied. Posséder un véhicule revient par exemple à 6 000 euros par an pour une Clio 3 essence selon l'Automobile Club. Marcher à pied, c’est aussi bon pour la santé.

A quand un vrai plan de déplacement piéton à Decazeville comme l’ont réalisé des petites ou grandes communes avec des aménagements, trottoirs et voies piétonnes bien entretenues ?

 

Les voitures

Il ne s’agit bien sûr pas d’interdire les voitures en centre-ville, mais de permettre aux autres modes de mobilité de s’y développer en favorisant leur pratique en toute sécurité.

Les jeunes sont beaucoup moins intéressés par la voiture. Les 18-25 ans ne sont plus que 44% à posséder le permis de conduire, alors que le taux atteignait les 60% en 1983. En cause, le coût de possession d’une automobile, mais aussi l’essor des transports collectifs et le développement des modes actifs. Pratiques que les jeunes aiment bien, surtout en zones urbaines.

Plutôt que de songer à aider les jeunes Decazevillois à passer leur permis de conduire comme souhaite le faire l’actuelle municipalité encore rivée au tout “bagnole“ des années Pompidou, il serait peut-être plus judicieux de développer les services du TUB et de créer des aménagements cyclables. Et surtout de ne pas augmenter les tarifs du TUB comme ces élus l’ont malheureusement fait en janvier dernier.

Et l’autopartage ?

La mobilité durable, c’est aussi le partage de moyens de mobilité. Qu’on le veuille ou non, nous allons devoir aller d’une économie de possession à une économie de partage ou d’usage. Et c’est peut-être pas plus mal ! Quand on songe que notre voiture reste à plus de 95 % dans notre garage ou sur une place de stationnement, il serait peut-être temps de nous poser la question de savoir si nous avons tous besoin d’un véhicule en permanence et s’il ne serait pas plus intéressant d’avoir à disposition un véhicule lorsque nous en avons réellement besoin.

Cela suppose bien sûr d’avoir d’abord des transports collectifs efficaces et des aménagements cyclables sécurisés. Mais pourquoi pas dans quelques années un service d’autopartage intercommunal avec des points de retrait et de dépôt dans toutes les communes en complément de l’autopartage entre particuliers ? C’est aux collectivités de piloter ces programmes d’avenir et de les initier sur leurs territoires. Pourquoi pas une expérience sur le notre ?

 

La complémentarité de tous les modes de mobilité : l’intermodalité et la multimodalité

Il n’est donc pas question d’imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Et pour en revenir à l’introduction de cette note et comme le recommandent nos documents d’urbanisme et plus largement pour protéger notre planète et notre santé, il faut favoriser les alternatives à la voiture, y compris sur le Bassin.

Favoriser donc l’usage des modes actifs (vélo et marche à pied), des transports collectifs, du covoiturage, de l’autopartage… et favoriser la complémentarité de tous les modes de mobilité.

C’est pour cela que j’avais entre-autre initié la subvention pour l’achat de vélos pliants qui n’a certes pas connu le succès escompté car peut-être pas assez expliquée. Le vélo pliant est accepté dans le TUB et les trains au même titre qu’une poucette pour enfant et il permet de se rendre à un arrêt de transport collectif ou de le quitter. Il se glisse de plus facilement dans un coffre de voiture lorsque l’on se rend dans une ville car il n’y a pas de vélos en libre-service partout.

 

Le rail

J’avais évoqué dans une note précédente la suppression de la navette matinale SNCF en bus de Viviez à Villefranche pour prendre ensuite le train pour Toulouse. Elle n’a malheureusement toujours pas été rétablie. Le problème du rail est très grave puisque nos principaux élus nationaux et régionaux préfèrent favoriser la construction onéreuse de LGV utilisés par une minorité de personnes (les plus aisées) plutôt que les trains du quotidien utilisés par tout le monde.

 

Mobilité et urbanisme, aller vers une ville des courtes distances

lavillenepantoufle-pmadec.jpgSi vous croisez les images (plus haut dans cette note) du schéma cyclable, de “Decazeville à pied“ et de la couverture du TUB, vous avez les zones où il est le plus intéressant et le plus économe d’habiter à Decazeville en matière de mobilité. Pas de surprises, c’est le centre ville. Il faut aussi voir les autres avantages (proches des commerces, des services, des espaces culturels et sportifs…) mais aussi les inconvénients (bruit, pollutions diverses) d’habiter le centre-ville.

On voit donc qu’un des challenges des prochaines années est de rendre notre centre-ville agréable et attractif en matière d’habitat et de cadre de vie. La maîtrise de l’habitat, notamment insalubre, est une des clés. Racheter à bas prix quelques vieux immeubles insalubres et les détruire si l’on ne peut pas les rénover correctement est une voie à suivre. En faire des ilots de verdure et aérer et ventiler ainsi ces rues étroites pour lutter contre l'effet "ilôt de chaleur urbain" et diminuer ainsi les effets du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs une des recommandations du PLU qui est à l’enquête publique. Le programme AMI Centre-Bourg doit également être réfléchi dans ce sens.

zone de rencontre - panneau.pngRendre le centre-ville agréable et attractif, c’est aussi s’attaquer à la diminution du bruit en veillant au respect des vitesses à 20 et 30 km/h et en décourageant la circulation automobile de transit (ceux qui ne font que passer sans s’arrêter) dans les rues Cayrade et Gambetta, en créant par exemple une zone de rencontre sur le tronçon rénové de la rue Cayrade pour favoriser les piétons et les commerces. Faire respecter la zone bleue est aussi important.

Mais vouloir habiter en périphérie de la ville et vouloir garder de bonnes jambes et une bonne santé en marchant et en pédalant est aussi intéressant. A condition d’avoir les aménagements piétons et cyclables appropriés.

 

Decazeville et la COP 21

je sauve le climat - a pied, a velo, avec le tub.jpgPlus personne n’ignore que va se dérouler à Paris en décembre prochain la 21ème  conférence de l’ONU sur le climat. Les collectivités locales ont bien sûr un rôle important à jouer pour éviter une catastrophe climatique à la fin de ce siècle.

D’après les derniers chiffres de l’OREMIP, la consommation d’énergie due aux transports représentait en 2012 en Midi-Pyrénées 36% de la consommation totale d’énergie et 34% des rejets de gaz à effet de serre totaux. Depuis 2005, on assiste à un ralentissement des consommations de carburants dans la région, principalement du à la crise économique. La route représente malheureusement plus de 90% de la consommation énergétique du secteur des transports.

Les collectivités doivent donc prendre à bras le corps le volet mobilité de leurs concitoyens, d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour permettre aux habitants de retrouver un peu de respiration économique.

A Decazeville et sur le Bassin, il faut donc faire évoluer le TUB et engager un plan piéton et un plan vélo ambitieux avec des aménagements appropriés, certains nécessitant peu de frais, juste une volonté politique.

Créez vous aussi votre sticker “Je sauve le climat“ en cliquant ici

 

Photos : jlc, sauf panneau routier, carte modes doux 2010- ©CCDA, la ville de la pantoufle - ©Philippe Madec, sticker "Je sauve le climat".

Cliquez sur les photos pour les agrandir 

06/03/2015

La FNSEA aurait-elle muté ?

Par Léon Maillé, paysan sur le Larzac

leon-maille.jpg« Au milieu du siècle dernier, les paysans parlaient avec respect de leur “syndicat”, les Jeunesses chrétiennes formaient des paysans militants investis dans l’espoir d’un meilleur avenir pour les campagnes. “Pas de pays sans paysans”, clamait l’un deux, Raymond Lacombe, petit éleveur aveyronnais devenu président national. Hélas ! Les choses ont bien changé; maintenant c’est un agri-farmer, sur 500 hectares, en plus PDG de la filière d’agro-carburant Sofiproteol, qui en est le président. Rien d’étonnant que cet ancien syndicat mué en trust agro-industriel (partisan de la ferme des mille vaches) veuille supprimer les petits paysans: ceux qui ont moins de trente vaches (seuil ramené maintenant à 10 vaches) ou moins de 50 brebis n’auront plus de prime de la PAC, les gros en ont sans doute plus besoin...

Et n’allez pas leur casser les pieds avec des histoires d’environnement : ils osent même manifester pour se garder le droit de polluer à leur guise. Ils vont ainsi à contresens de la société : peu leur importe. Il y a quelques semaines, des élections de ce syndicat à l’ancienne ont été organisées à grand renfort médiatique, et le plus époustouflant, c’est que des petits paysans de bonne foi sont allés voter croyant avoir toujours à faire avec la FNSEA du siècle dernier. Ils ne se sont pas aperçus que cette structure a muté; pire, qu’elle comporte en son sein des gens dont on constate les exactions dans les médias : incendies en toute impunité de bâtiments publics et de la MSA à Morlaix, souillure au fumier ou au lisier de lieux et bâtiments ou permanences politiques ou écolos, tout cela sous le nez des gendarmes qui laissent faire.

La gendarmerie les a aussi laissés faire lorsqu’ils ont vandalisé des voitures, crevé des pneus, rayé les peintures, le jour où des mouvements écologistes sont allés chez Limagrain faire une inspection non violente à Chappes (Puy-de-Dôme), à propos de la présence éventuelle de semences de blé OGM. Maintenant on en arrive à Sivens aux menaces physiques (voir Le Canard Enchaîné du 3/02) avec graffitis du genre “Zad t’es mort” ou “Battue aux zadistes” ou lorsqu’ils arrosent les zadistes au purin: “C’est l’heure de la douche”. Le porte-parole de la Conf’ du Tarn a mis en garde le président (PS) du conseil général du Tarn : “La FDSEA du 82 est particulièrement agressive et multiplie les appels au meurtre à l’encontre des opposants au barrage, via des graffitis et pendaisons de mannequins.”

Un éleveur local hostile au barrage a eu droit à sa lettre anonyme : “Nous ne voulons plus te voir, on va te crever.” N’oublions pas qu’il y a deux mois, les mêmes étaient venus parader déguisés en chasseurs (armés !) chez les zadistes, devant le nez des gendarmes qui n’ont rien fait. Bref, avec cette FNSEA apparemment mutée, maintenant on flirte avec le crime. Jusqu’à quand?

Au final, faudrait-il croire qu’aujourd’hui FNSEA signifie : Franchouillards, Nigauds, Sans État d’Âme ? Et dire que des éleveurs naïfs cautionnent sans s’en rendre compte cette organisation dévoyée. Les créateurs du “syndicat” de l’époque doivent s’en retourner dans leur tombe.»

Léon Maillé

Tribune parue dans Centre-Presse du 5 mars 2015

Photo : jlc

12/02/2015

Les sénateurs veulent encore des pesticides

ruches-ladecouverte-280411.jpgLe 4 février dernier, les sénateurs étaient invités, sur proposition du sénateur écologiste Joël Labbé, a délibérer sur une “ résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l'environnement et de la santé et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes “. Autrement dit à interdire les principaux produits tueurs des abeilles, qui ont aussi des conséquences néfastes sur la santé humaine.

Et bien que croyez vous qu’on fait nos sénateurs ? Ils ont voté majoritairement contre !

Exactement : 247 ont voté contre, et seulement 64 ont voté pour.

On a voté pour l’interdiction de ce pesticide dans les groupes écologistes et communiste républicain et citoyen. Dans le groupe socialiste et apparentés, 108 sénateurs sur 111 présents ont voté contre, les trois autres s’abstenant. Il faut dire que le ministre socialiste de l’agriculture lui même avait donné des consignes pour voter contre.

La FNSEA peut être contente, tout comme l’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) qui comprend entre autre Monsanto, Bayer, Du Pont, Syngenta…, qui ont tout fait pour que cette proposition capote.

 

Mais qu’ont fait nos deux vaillants sénateurs aveyronnais ?

Jean-Claude Luche n’a pas pris part au vote. Peut-être était-il en campagne électorale pour les élections départementales en Aveyron. A force de cumuler les mandats et les fonctions, difficile d’être présent et actif partout. Compte-tenu de son soutien actif à la poursuite de la pollution aux nitrates en Aveyron et de son indéfectible appui à la FDSEA de l’Aveyron, on peut penser sans se tromper qu’il aurait voté contre.

Quant à Alain Marc, notre deuxième sénateur, grand fanatique de la FNSEA et des camions, il a bien sûr voté contre.

Grâce à lui, les abeilles continueront à disparaître en Aveyron, et avec la disparition des abeilles, c’est aussi un peu de notre vie qui est en danger.

Photo : jlc     

25/11/2014

Créneau de dépassement de la Côte d’Hymes : un petit projet inutile imposé de plus

 

rd 840,decazeville,firmi,routes,camionsIl y a les grands projets inutiles imposés (GPII) qui se bâtissent à la grenade comme à Sivens, et puis il y a tous ces petits projets inutiles imposés portés notamment par les Départements et/ou les Régions. Ils servent en général la même logique et le même dogme que leurs grands frères, celui du libéralisme. Comme pour leurs grands frères, ils impactent fortement l’environnement, l’argent public coule à flots et droite et gauche socialo-radicale sont main dans la main pour les porter et pour couper les rubans d’inauguration.

Le créneau de dépassement de la Côte d’Hymes est un de ceux là.

Pour nos chers élus, la création de ce créneau de dépassement va améliorer la liaison entre l’A20 et l’A75 et désenclaver l’Aveyron. Mais qui a réellement besoin de cette liaison : les Aveyronnais ? Les habitants du Bassin ? Non, vous n ‘y êtes pas. Ceux qui ont surtout besoin de cette liaison, ce sont les entreprises européennes qui veulent faire voyager leurs produits à travers la France et l’Europe sans payer le moindre péage. On l’a vu avec l’écotaxe où Ségolène Royal a malheureusement cédé sous la pression des lobbies ultralibéraux de toute sorte : transporteurs routiers, entreprises, agrobusiness... 

Ce que vont gagner les habitants du Bassin dans ces travaux, c’est seulement l’assurance que de plus en plus de camions en transit vont traverser leur territoire avec les risques d’accidents supplémentaires, de pollutions, de bruit et d’encombrements, sans en tirer le moindre avantage. Les quelques dizaines de secondes gagnées par ce créneau de dépassement seront rapidement anéanties par le passage sur cet axe de camions qui seront de plus en plus nombreux et de plus en plus gros.

Et même si on allait plus vite entre Rodez et le Bassin, à qui profiterait ce pseudo avantage ? Au Bassin ou à Rodez ? J’ai bien peur que Rodez vampirise un peu plus les habitants et les activités du Bassin.

C’est la même problématique pour la RN 88. La baisse du temps de trajet routier de Rodez à Toulouse risque surtout de profiter à la métropole toulousaine.

Pour le géographe Robert Marconis, professeur émérite des universités en géographie, spécialiste des transports en commun et de l’aménagement urbain, « Il n’y a aucun lien de cause à effet entre l’arrivée d’une infrastructure à grande vitesse facilitant les déplacements et le développement économiqueOn espère pouvoir conquérir des marchés extérieurs mais on oublie que le désenclavement fonctionne aussi en sens inverse et bénéficie à des intérêts extérieurs »

En inaugurant ce créneau de dépassement à Hymes, on aura donc une fois de plus servi un des premiers dogmes du libéralisme qui veut que les flux de marchandises et d’argent prévalent sur toute considération sociale, environnementale ou financière.

Et c’est bien de cela que se félicitait la belle brochette d’élus de droite et de “ gauche “ présente pour l’inauguration.

Tant pis pour le dépassement de budget de 2 millions d’euros (+ 33%). De 6 millions au départ, on est à 8 millions à l’arrivée, soit à peu de chose près le coût du barrage de Sivens. Mais ce n’est pas grave, c’est de l’argent des contribuables. Et ce n’est bien sûr jamais de leur faute ; si il y a un surcoût c’est toujours la faute aux autres.

Tant pis pour l’artificialisation de bonnes terres agricoles sans que la FDSEA et les JA ne trouvent d’ailleurs rien à redire.

Tant pis pour les dommages environnementaux causés par ces travaux et ses conséquences pour l’avenir, car cette zone faisait fonction d’éponge (P 72 du rapport Opéra) pour éviter les forts écoulements d’eau sur la plaine firminoise.

Tant pis pour les deux agriculteurs spoliés et méprisés par les élus porteurs de ce projet.

rd840-hymes-camions-arrière3.jpgJe l’ai dit et je le redit : ce créneau de dépassement, si tant est qu’il en fallait un, était possible sur l’ancienne route à moindre frais. Trois ou quatre fois moins cher. Mais la folie des grandeurs du conseil général, associé à un projet destructeur d’aménagement d’une zone d’activité sur ce secteur (et p 72 du rapport Opéra) a conduit à un gaspillage d’argent public et à un massacre environnemental.

Avec ces 8 millions d’euros investis autrement dans notre département, combien d’associations, combien de petites entreprises méritantes notamment du secteur de l’économie sociale et solidaire aurions-nous pu aider ? Combien de petits projets utiles portés par les communes, de projets pour la protection de la biodiversité ou de l’eau, de projets pour l’installation de jeunes voulant développer une agriculture paysanne et respectueuse de l’environnement aurions-nous pu soutenir ? Combien de petits spectacles aurions-nous pu aider à la création ? Combien de ligne de bus aurions-nous pu créer ou soutenir ?

Voilà un bon sujet à porter lors des débats pour les prochaines élections départementales et régionales : en cette période de chômage, de restrictions budgétaires et de forts risques environnementaux, faut-il poursuivre la politique des projets inutiles et ruineux imposés par des lobbies comme ceux de Sivens ou du créneau de dépassement de la Côte d’Hymes ou bien conduire une politique qui profite avant tout aux habitants, à l’environnement et à l’activité économique locale ?

Photos : jlc (cliquez sur le photos pour les agrandir)rd 840,decazeville,firmi,routes,camions

20/11/2014

La Découverte plait aux sportifs

Après le Vétathlon de la Découverte organisé par Vélo-Passion le 18 octobre dernier, le cyclo cross de la Découverte organisé le 9 novembre dernier par le Guidon decazevillois, c’était au tour du Conseil Général de l’Aveyron d’organiser hier dans ce site grandiose et sous un ciel magnifique la 21ème édition de son cross scolaire départemental. Plus de 3 000 élèves ont participé aux diverses épreuves toute la journée.

Quelques images de cette dernière animation.

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir 

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decazeville,la découverte

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04/11/2014

Sivens – Un peu de pudeur et du temps pour réfléchir

Une centaine de personnes pour Rémi.jpgIl y a un peu plus d’une semaine, Rémi Fraisse était mortellement touché par une grenade explosive tirée par les forces de l’ordre à Sivens. Depuis, de nombreux rassemblement en hommage à Rémi se sont déroulé partout en France, notamment en Aveyron (voir article de Centre-Presse ci-contre), sans qu’il n’y ait de dérapages. Quelques rassemblements ont cependant connu des violences inexcusables, sans rapport avec les hommages à Rémi.

L’environnement et la jeunesse devaient être les deux priorités de François Hollande. Visiblement, c’est raté.

La jeunesse subit de plein fouet le chômage et n’a plus aucun espoir dans l’avenir. Elle est désabusée.

L’environnement n’a jamais été aussi déconsidéré. Le budget du ministère de l’Ecologie a encore fondu de plus de 6,5% pour 2015. La loi sur la transition énergétique est très loin des promesses attendues par les associations. Des projets destructeurs fleurissement un peu partout en France. Le gouvernement Valls veut relancer un programme autoroutier et veut favoriser le transport aérien alors que les transports collectifs quotidiens utilisés par nous tous sont abandonnés.

Communiqué des pro-barrages.jpgPlutôt que de faire profil bas, les lobbies défendant le projet destructeur de Sivens n’ont même pas la pudeur de respecter une trêve de deuil. Ils inondent actuellement la presse de communiqués pour justifier ce projet. Ils sont tous là, main dans la main : décideurs économiques, responsables de chambres d’agriculture ou de lobbies agro-alimentaires, syndicats productivistes agricoles… Pour justifier le barrage, ils s’appuient sur des rapports dont on voit un peu plus chaque jour qu’ils étaient bidonnés pour justifier ce projet. Avec certains responsables politiques locaux ou nationaux, ils n’hésitent pas à faire de la désinformation, prétextant par exemple que le barrage servirait à alimenter la ville de Montauban ou que ce barrage produirait de l’électricité renouvelable.

Ils s’appuient également sur des procédures obsolètes qui n’ont de démocratiques que le nom et qu’il faudra rapidement revoir. Quand aux élus locaux porteurs de ces projets, ils cumulent souvent depuis des années des postes électifs et des présidences ou participations dans diverses structures importantes (dont celles citées plus haut notamment). Ils fonctionnent en vase clos, loin des préoccupations de la majorité de la population, enferrés dans leurs certitudes. Cela vaut pour des élus socialistes mais aussi de droite.

Dans un communiqué paru dimanche 2 novembre dans la presse, la FDSEA 12 et les JA 12 cumulent les erreurs et les approximations. Ils écrivent que le projet bénéficierait à 81 agriculteurs. Le rapport des deux experts rendu dernièrement en trouve péniblement 40 et le chiffre de 20 est vraisemblablement le bon. 8,4 millions d’euros d’argent public pour 20 ou 40 exploitants agricoles. Chacun est libre de se faire une idée !

massacre à la tronçonneuse.jpgIls écrivent également que le projet bénéficierait à l’environnement alors que les collèges d’experts régionaux et nationaux sur l’environnement qui avaient participé à l’enquête publique ont donné par deux fois des avis négatifs pour ce projet et qu’ils avaient jugé les mesures compensatoires à la destruction de cette zone “ hypothétiques “, voire “ inadéquates “.

Quand à qualifier les opposants “ d’obscurantisme d’une frange ultraradicale et violente “, ils ne font que reprendre les propos indignes du président de la FNSEA qui a qualifié les opposants au barrage de Sivens de « djihadistes verts ».

Que dire de syndicats agricoles qui saccagent un ministère et des préfectures, qui brûlent des bâtiments publics et des portiques d’autoroute…

tescou.jpgEn vérité, les écologistes ont toujours revendiqué la non-violence dans les luttes qu’ils mènent et, de Creys-Malville à Sivens en passant par le Rainbow-Warrior, c’est dans ses rangs que l’on trouve les victimes et non les agresseurs.

Ce n’est pas avec ces propos mensongers et outranciers de la FDSEA et des JA que l’on apaisera la situation.

L’heure est à la réflexion et au dialogue. Posons un moratoire général sur tous ces petits et grands projets inutiles, destructeurs, polluants et ruineux.

Revoyons les procédures obsolètes de l’enquête publique et de la DUP. Instaurons un dialogue et des expertises tout au long du processus : de la création du projet à la réalisation.

On est allé trop loin dans les atteintes profondes et parfois irrémédiables à notre environnement, mais aussi dans le rejet de la participation des citoyens au processus de décisions, laissant des pouvoirs énormes à des structures ou à des personnes tirant directement profit de ces projets. Revoyons le statut du l’élu, faisons une vrai loi sur le non cumul de mandat et des représentations dans les structures hors collectivités.

croix.jpgIl faut une pause. Nous n’avons de toute façon plus les moyens financiers de poursuivre tous ces projets. Ils se font aux dépends de projets et d’actions qui seraient beaucoup plus utiles. Les priorités doivent aller ailleurs : au bien-être quotidien de la population et à des projets plus modestes et réellement utiles.

Et c’est aux citoyens de notre pays de les proposer et de les réaliser. Pas à une pseudo élite politique, économique ou syndicale coupée de tout.

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1 et 2 : Centre-Presse

3, 4 et 5 : jlc creative commons -88x31.png

22/10/2014

Affichage sauvage et publicitaire ? Tout à revoir !

affichage quine -221014.jpgPas un jour sans qu’il n’y ait de nouvelles affiches sauvages implantées sur notre ville. Sur des transformateurs, sur les vitrines de magasins inoccupés, sur du mobilier urbain, accrochées aux mats d’éclairage public, aux panneaux de signalisation routière et autres supports. Collées sur du carton, imprimées sur des supports en polyuréthane, écrite à la peinture blanche sur une bâche plastique agricole noire et posée sur une palette de bois ou banderoles posées en dehors des endroits autorisés par la mairie… Et c’est la surenchère. C’est à celui qui en mettra le plus et qui mettra les plus grandes pour se faire remarquer ! Il y a les spécialistes de telle association ou de tel parti politique, et il y a les afficheurs plus discrets qui reviennent régulièrement chaque année. C’est pour une fête, un concert, un quine, une manifestation sportive…  Certains sont raisonnables et n’en posent que une ou deux dans la ville pendant que d’autres couvrent notre ville de leurs affiches. Et bien sûr, une fois l’animation passée, beaucoup oublient de les enlever ou ne les enlèvent qu’en partie. Et pour en rajouter il y a les cirques et autres spectacles itinérants de passage dans notre ville qui utilisent tous les mats d’éclairage qui restent avec leurs affiches.

Et les inévitables tracts posés sur le pare-brise des véhicules le vendredi matin, jour du marché, que l’on retrouve une fois sur deux sur la voirie.

 

VITRINES - PANNEAU.jpgAdjoint, j’avais essayé avec le renfort de la police municipale de faire un peu de ménage dans cet affichage hétéroclite. J’avais du rapidement abandonner car les “ afficheurs “ venaient se plaindre au sommet de la mairie et je n’avais plus les moyens de faire respecter le règlement. J’avais pourtant sensibilisé les principaux intéressés à chaque forum des associations en présentant les règles et les préconisations en matière d’organisation de manifestation, notamment en matière d’affichage et de publicité. Je faisais distribuer aux associations un document de préconisation en matière d’affichage en même temps que le formulaire de demande de subvention. Peine perdue ! Toujours les mêmes qui ne respectaient pas notre ville.

Voir cette présentation en cliquant ci-dessous :

 Manifestations eco-responsables - decazeville.pdf

Je pensais que la nouvelle municipalité, pleine de bonnes intentions et voulant mettre notre ville en valeur, allait mettre un peu d’ordre dans ce domaine en se donnant les moyens pour réussir, là où j'avais échoué par manque de soutien. Visiblement, ce n'est pas encore le cas.

Il ne suffit pas de mettre des petites fleurs un peu partout pour dire que l’environnement de notre ville s’améliore. Laisser ces horribles affiches s’installer partout encombre et enlaidit notre ville. Mais je reconnais qu'il faut une bonne dose de courage pour affronter le comportement égoïste, incivique et peu sensible à l'environnement de certaines personnes ou groupes de personnes.

affichage stade.jpgPour être complet sur ce sujet, je dois préciser que je poussais également à une restriction de l’affichage publicitaire commercial, à revoir notre règlement communal dans ce domaine et même mieux, de créer un règlement de publicité intercommunal. Les panneaux, enseignes et préenseignes interdites sont encore nombreux sur notre territoire.

Là aussi, je n’ai pas beaucoup été entendu.

Là où d’autres villes pourtant de gauche ont réussi à fortement diminuer la surface de l’affichage commercial, je pense à Figeac notamment, Decazeville a continué d’installer encore quelques horribles panneaux supplémentaires de 4 X 3 m.

Et je m’attends au pire, notamment à la guerre des enseignes et panneaux d'affichages si rien n’est fait avant l’installation du centre commercial de la zone du Centre.

 

Photos : jlc (cliquez sur les photos pour les agrandir)

17/10/2014

Visite d’un éco-lotissement à Laguiole (12)

eco-lotissement des frênes -laguiole.jpgJ’étais mercredi dernier à Laguiole à l’initiative de la mairie de Laguiole et du CAUE de L'Aveyron pour visiter l’éco-lotissement du Frêne. J’avais déjà visité ce site il y a environ deux ou trois ans toujours grâce aux mêmes initiateurs. J’ai donc pu apprécier l’évolution d’un chantier qui n’était à l’époque qu’au niveau du traçage de la voirie et des réseaux.

frene protégé durant les travaux.jpgMais déjà, j’avais été impressionné par ce chantier où tout était fait pour protéger certains éléments du paysage comme ce fameux frêne qui donne son nom au lotissement, entouré d’une clôture pour éviter que les engins de chantier ne viennent l’abîmer ou tasser les racines, conduisant ainsi à sa mort lente.

terre végétale conservée.jpgJ’avais également apprécié l’enlèvement de la terre végétale sur une profondeur d’une quarantaine de centimètres environ et de toute la biodiversité qu’elle contenait, et son stockage sur une parcelle toute proche pour pouvoir la remettre ensuite une fois le chantier terminé. On apercevait le traçage des noues et des futurs bassins d’orage enherbés ou caillouteux.

Trois ans après, on découvre un lotissement pratiquement terminé ou la voirie à sens unique toute en courbes douces est volontairement étroite pour éviter que les véhicules roulent trop vite, mais assez large pour permettre le passage d’un chasse-neige dans cette région de l’Aubrac. jardin partagé ecolotissement des frenes laguiole.jpgLes noues et les bassins d’orage ont montré leur efficacité, le frêne trône magnifiquement sur une placette enherbée entouré de deux bancs en bois de style contemporain. Le jardin partagé est magnifique et les premiers légumes et les premières fleurs ont été récoltés cet été.

chemin eco-lotissement des frenes laguiole - copie.jpgLes dalles du chemin menant au cœur du village tout proche ont été construites sur place avec des pierres du lieu et ce chemin est éclairé par des leds inclus dans les dalles.

 

maison eco-lotissement des frenes laguiole.jpgReste le problème des habitations elles mêmes. Si quelques propriétaires ont fait l’effort de poursuivre cette démarche écologique dans la construction de leurs habitations, certains semblent s’en être quelque peu éloigné. Pourtant l’accompagnement de la mairie, du CAUE et du maitre d’œuvre (l'architecte-urbaniste Jean-Yves Puyo), de la création de ce projet à l’aboutissement et l’accompagnement des futurs propriétaires, était exemplaire. Le règlement était plus incitatif que répressif et certains au cours de la construction de leur habitation ont pris quelques libertés. Tant pis pour eux.

j-y puyo.jpgQuoi qu’il en soit, ce lotissement reste exemplaire tant dans la démarche que la réalisation, surtout dans un village rural de 1 200 habitants, qui connait tout de même un essor touristique et est un bassin d’emploi important du nord-Aveyron.

Il me prend à rêver d’une telle initiative et d’une telle réalisation à Decazeville…

Téléchargez ci-dessous les documents donnés à l’occasion de cette visite : 

Eco-lotissement du Frêne à Laguiole.pdf

 

Enfin, pour ceux intéressés par tout ce qui touche à l’urbanisme et l'habitat, un prochain rendez-vous qui me semble important : les Quatrièmes Rencontres interrégionales de l’Urbanisme qui se dérouleront au Palais des Congrès de Toulouse le 4 décembre prochain. Ce sera l’occasion de voir de nombreux projets ou réalisations du grand sud dans le domaine de l’habitat, de l’aménagement urbain ou rural. Un petit problème tout de même, c’est payant !

 

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir

09/10/2014

Abandon de l'écotaxe - Une reculade de plus

CAMIONS4.jpgLe gouvernement a une nouvelle fois cédé à la pression des lobbies routiers et agricoles. La suspension sine die de la taxe poids lourds qui existe pourtant avec succès dans de nombreux pays européens est une mauvaise nouvelle pour notre pays et pour la planète.

Votée pratiquement à l’unanimité, cette taxe devait servir à réaliser des infrastructures de transport, notamment à engager le report modal des camions vers le rail, et à financer des projets de transports en commun. L’incertitude demeure sur le manque à gagner pour financer ces projets et pour dédommager Ecomouv’, la société chargée de collecter cette écotaxe.
L'avenir s'assombrit un peu plus pour les entreprises du BTP qui attendaient la réalisation de ces travaux pour pouvoir éventuellement embaucher, à minima ne pas être obligés de licencier.

Tous les citoyens risquent donc de faire les frais de ce nouveau recul. L’augmentation envisagée du diesel pour tous sans la taxation du diesel professionnel serait une injustice de plus. Les mesures prises ces derniers mois pour aider les transporteurs en prévision de l’écotaxe : baisse de la taxe à l’essieu, généralisation des 44 tonnes, exonération de taxes… doivent être rapidement supprimées. Les Français ne comprendraient pas que les transporteurs routiers bénéficient “du beurre et de l’argent du beurre“.

Cette reculade ne va bien sûr pas arranger la circulation sur nos routes aveyronnaises déjà bien encombrées par la circulation de camions en transit. Les contribuables aveyronnais devront supporter la part grandissante de l’entretien des routes du fait de l’augmentation du trafic de camions, notamment des 44 tonnes, et les accidents risquent de se multiplier.

Les questions locales de pollutions sonores ou de pollutions de l’air rencontrées par nos concitoyens, les questions internationales comme les émissions de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique, devront attendre un gouvernement et des ministres plus courageux. Malheureusement, l’urgence est telle que l’on ne peut attendre.

03/09/2014

L’Etat et le conseil général socialiste du Tarn choisissent de saccager une zone humide et d’imposer le projet de barrage de Sivens par la violence

sivens1.jpg

J’étais dimanche à Sivens pour protester contre ce projet aberrant de construction d’un barrage envisagé principalement pour l’irrigation du maïs.

Les arguments contre ce projet sont légion : destruction de la dernière zone humide sur le Tescou, conflit d’intérêt, études manipulées, déni de démocratie, argent public dilapidé, soutien à une agriculture productiviste et polluante…

La commission nationale de la protection de la nature (CNPN) a prononcé par deux fois des avis négatifs en 2013 sur ce projet.

Vous pouvez retrouver tous ces arguments et l’historique de ce projet sur le site internet très complet du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

Sur le plan politique, c’est un conseil général socialiste, celui du Tarn, qui porte ce projet avec la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne) où siègent de nombreux élus socialistes et des délégués des chambres d’agriculture principalement des FDSEA.

C’est un gouvernement socialiste qui envoie les gendarmes mobiles contre les protecteurs de cette zone humide. Un gouvernement socialiste qui engage là une bien mauvaise transition écologique.

Et enfin, Martin Malvy, président socialiste du conseil régional Midi-Pyrénées, mais aussi de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne soutient ce projet en finançant notamment les études. Le silence des élus socialistes tarnais et midi-pyrénéens sur l’intervention violente des forces de l’ordre ces trois derniers jours est d’ailleurs assourdissant.

Pourtant, tous se gargarisent à qui veut les entendre de « développement durable », de « protection des trames vertes et bleues », de « protection de la biodiversité »…

Le coût de ce projet est de 8,4 millions d’euros financé entièrement par de l’argent public et le fonctionnement est estimé à environ 325 000 euros par an. Tout cela pour permettre à un peu plus d’une vingtaine d’agriculteurs en réalité (et non 82 comme dit dans l’étude) de poursuivre une agriculture productiviste et polluante au mépris des petits agriculteurs ! On assiste là vraiment à du gaspillage d’argent public !

Les élus régionaux et locaux Europe Écologie – Les Verts, ainsi que les militants locaux sont très mobilisés. Des militants écologistes de l’ouest Aveyron n’hésitent pas à prêter main forte aux côtés de militants associatifs, de ceux de la Confédération Paysanne ou de simples sympathisants. Les habitants de la ZAD, "Zone à Défendre", font preuve d'une remarquable maîtrise face à la violence des forces de l'ordre.

N’oublions pas que l’Aveyron est aussi concerné par de tels projets. Certains ne rêvent que de remettre en selle le projet de retenu de Vimenet. Faire barrage au projet de Sivens est primordial si nous ne voulons pas voir ressurgir le projet de Vimenet.

J’appelle les élus socialistes aveyronnais à intervenir auprès de leurs collègues tarnais pour que cesse immédiatement le déboisement débuté lundi à Sivens, pour demander le retrait des forces de l'ordre et demander qu’un moratoire soit mis en place en attendant le résultat des trois actions en justice non encore jugées.

 

Jean-Louis Calmettes

Secrétaire du groupe Europe Écologie – Les Verts de l’Ouest Aveyron

Conseiller municipal de Decazeville

11/08/2014

Où est passé le pôle de baignade et de loisirs à la Découverte ?

la decouverte.jpgLa communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin avait confié début janvier 2013 au Cabinet Alliances, secondé par E2S et A3 Paysage, le soin de réaliser une étude pour l’aménagement d’un Pôle de Loisirs à la Découverte et Pôle Vélo à Cérons.

La phase 1 de cette étude « Evaluation de l’opportunité et définition des concepts » a été rendu en mai 2013 à la commission chargée de suivre ce dossier que j’animais alors.

La phase 2 «  Proposition de scénarii d’aménagement et d’exploitation » a été rendue en août 2013 à cette même commission

Le Bureau de la communauté de communes avait fait le choix de présenter la phase 3 comportant la réalisation des esquisses de ces aménagements, après les élections municipales afin de ne pas « perturber » ces élections.

Je ne vois d’ailleurs pas ce qui aurait perturbé cette élection.

Plus de quatre mois après ces élections, on est en droit de se demander où en est maintenant ce dossier important pour la communauté de communes et la ville de Decazeville ?

Je pense que le Cabinet Alliance a du rendre la dernière partie de son étude avant les élections mais que l’on temporise à la communauté de communes. On va sûrement nous dire que les nouveaux élus doivent s’emparer de ce dossier au même titre que beaucoup d’autres dossiers importants. Certes, on peut comprendre, mais on a surtout bien compris (et je l’avais bien compris avant) que ce n’est pas une priorité pour tous. La volonté de certains élus de faire du lac de la Découverte un lac de pêche (alors que le poisson ne serait pas mangeable) afin de mettre un terme au projet de baignade et de loisirs est sûrement toujours bien vivace, surtout après l’élimination de certains élus favorables au projet de baignade et de loisirs notamment à Decazeville.

Le Bassin va-t-il une nouvelle fois laisser passer une opportunité en matière de tourisme et de loisirs, mais aussi de développement économique local et social ?

 

livinhac.jpgA juste raison, d’autres n’ont pas les mêmes états d’âmes et ont compris les avantages à tirer de tels aménagements.

Malgré cet été pourri, la base de loisirs de Livinhac connaît depuis trois saisons touristiques un succès grandissant avec beaucoup d’activités tant dans et sur l’eau que sur terre : baignade surveillée, location de pédalos, de bateau électrique, de vélos, stand-up paddle… tout cela à côté d’un camping, d’un boulodrome, d’une aire de jeux pour enfant et d’une aire pique-nique.

Rappelons que Livinhac avait présenté son projet de baignade à l’ARS en même temps que la communauté de commune Decazeville-Aubin pour le lac de la Découverte en 2011.

 

Vergnes2.JPGJ’étais la semaine passée au lac de Pareloup pour visiter notamment la nouvelle plage des Vergnes à Salles-Curan. Voilà une réalisation simple mais agréable et fonctionnelle avec une baignade surveillée et des aménagements de loisirs sur un vaste espace : une plage de sable fin et une pelouse, des tables abritées pour lire ou pique-niquer, un terrain de beach-volley, un terrain de pétanque, des jeux pour enfants… et bien sûr un poste de secours, des sanitaires, une douche…

Le financement a été réalisé dans le cadre des Pôles d’excellence rurale : 20% de l’Etat, 15% du Conseil Général, 15% du Conseil régional, EDF pour 16% et le restant (36%) par la communauté de communes de Curan-Lévezou, pour un coût global de 500 000 euros.

Alors certes le lac de Pareloup, qui a de nombreuses zones de baignades surveillées, n’est pas le lac de la Decouverte. Mais une baignade libre et surveillée sur le Bassin urbain (17 000 habitant + touristes l’été) ne serait pas du luxe et ne viendrait pas en concurrence des piscines existantes mais vieillissantes.

Mais nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion concernant la politique de baignade et de loisirs sur notre territoire englobant les baignades libres et surveillées et les piscines. 

camping-cars.JPGSalles-Curan va également engager une rénovation complète de son aire de camping-cars que j’ai aussi visité. Nous devons également engager rapidement une réflexion sur un tel projet pour aboutir à la création d’une aire à la Découverte, sur les deux plateaux disponibles route de Lacaze par exemple. De nombreux camping-cars s’arrêtent à Decazeville sans savoir où faire étape. Il y a là une opportunité à ne pas manquer pour faire connaître notre ville et faire travailler les commerces.

07/08/2014

Sarrans sans eau

sarrans-barrage.jpg

Petite visite hier dans le nord Aveyron. Je voulais voir à tout prix les paysages du lac de Sarrans sans eau. Je n’avais pas pu me déplacer pour voir la vidange totale de 1979 et je ne suis pas du tout sûr de pouvoir voir la prochaine.

C’est effectivement impressionnant.

Un des points de vue les plus intéressants est bien sûr le belvédère qui surplombe le barrage. On peut y deviner d’abord l’ampleur des travaux avec le déploiement de matériel et de véhicules mais aussi les nouvelles voies tracées dans le lac pour accéder à l’édifice.

La végétation a repris vie sur pratiquement l’ensemble de la zone inondée.

Cet ouvrage qui a maintenant tout juste 80 ans est un des pus important de France. Il a une puissance totale de 183 MW, soit l’équivalent des besoins en électricité d’une ville de plus de 100 000 habitants. A titre de comparaison, l'Aveyron a 278 000 habitants.

laussac-deveze.jpg

Je me suis rendu ensuite à la presqu’île de Laussac. Un lieu que j’adore depuis longtemps. Vous pouvez voir sur la photo ci-dessus la comparaison entre le lac à moitié plein (c’était en 2011) et hier vers La Devèze.

Lacustra.jpg

 

Le bateau-habitat Lacustra repose maintenant sur le sable.

 

 

 

Pont.jpgLa vidange laisse apparaitre certains vestiges comme des maisons, des murs, des ponts...

 

 

 

 

PRESQU'ILE LAUSSAC 2014.jpgPresqu'île de Laussac - Roger Serpantié -1955.jpgSur la photo à gauche vous pouvez comparer la vue de la Presqu’île de Laussac hier et celle à droite peinte par le peintre de Saint-Géniez Roger Serpantié en 1955. Ce tableau est par ailleurs visible à la mairie de Decazeville où il a été restauré dernièrement. A noter que la fiche du Ministère de la Culture nomme ce tableau propriété de l’Etat « Presqu’île de Lansac » et qu’elle situe ce paysage dans les Hautes-Pyrénées. Un rectificatif s’impose.

Compte tenu du monde que j’ai trouvé tant à Laussac, qu’à Sarrans, il semble que le tourisme n’ait pas trop à souffrir de cette vidange.

Plus d’informations sur la vidange de Sarrans et toutes les animations prévues à cet effet sur : http://www.sarrans-vidange2014.com

 

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir   

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21/06/2014

Plan de circulation : tout pour la bagnole !

rue cayrade après travaux - copie.jpgNous avons donc pris connaissance hier soir en conseil municipal du plan de circulation que la nouvelle municipalité entend mettre en place rapidement, d’abord en phase expérimentation avant d’engager par la suite des travaux définitifs.

Vous avez ci-dessous les points de mon intervention d’hier soir suite à la présentation de ce plan.

Il y a plus de 10 ans que l’on ne parle plus de plan de circulation dans le sens où il nous a été présenté hier soir, c’est à dire un plan consacré uniquement aux véhicules motorisés individuels. On aborde maintenant l’usage de la voirie avec tous les modes de mobilité et pour tout le monde. 

En faisant un plan uniquement axé pour les modes motorisés individuels, on exclu déjà automatiquement plus d’un tiers de la population du Bassin qui n’a pas la possibilité d’accéder à ce moyen de transport.

On aborde maintenant la voirie sous l’angle de la conciliation et du partage entre tous les usagers avec plusieurs objectifs :

-       - La sécurité des personnes

-    - La qualité des espaces publics et du paysage urbain (plus de place pour les piétons, plus de végétation et moins de voitures)

-       - La préservation de la qualité environnementale : bruit, odeurs, réchauffement climatique…)

-       - L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (stationnement des véhicules et la mobilité sur les espaces publics)

-       - L’angle social avec la lutte contre l’exclusion (personnes captives, sans voitures)

 

Cela passe par :

-    - La réduction de la place de la voiture sur la voirie (comme cela a été réalisé pour la 1ère tranche de la rue Cayrade avec tout de même quelques réserves  - voir photo plus haut) et par l’augmentation de celle accordée aux modes de déplacement actifs (marche à pied et vélo) et aux transports collectifs

-       - La modération de la vitesse (pas que dans le centre ville d’ailleurs)

C’était d’ailleurs le sens du Plan Global de Déplacements qui a été élaboré après un diagnostic en 2006 en concertation avec toutes le communes par la CCDA

 

rue cayrade - copie.jpgJe n’ai pas spécialement de parti pris pour le sens unique rue Cayrade et l’avenue Cabrol. Ce doit de toute façon être fait dans la concertation, notamment avec les commerçants.

Le double sens rues Cayrade et avenue Cabrol avec stationnement des deux côtés en alternance (comme la rue Gambetta) évite de faire des détours, mais utilise la même surface de chaussée qu’actuellement.

 

Mais mettre un sens unique dans ces rues commerçantes pour augmenter la place donnée au stationnement et donc utiliser la même surface pour les voitures ne me semble pas pertinent.

Si l’on veut redonner à la rue Cayrade sa fonction commerciale, il faut au contraire augmenter la place laissée aux piétons, aux aménagements publics (mobilier urbain, banc, placettes…) à la végétation afin de favoriser le commerce. La piétonisation de rue Alsace-Lorraine à Toulouse a par exemple augmenté la fréquentation des commerces de + 30 % depuis un an. Certes, comparaison n’est pas raison, mais ce qui est sûr, c’est que les rues où on facilite la circulation de piétons voient la fréquentation de potentiels clients augmenter.

Je ne suis pas sûr non plus que le stationnement en épi dans ces rues soit bien pertinent.

 

La circulation des vélos :

Les grands oubliés de ce plan sont bien sûr les piétons et les vélos.

double-sens-cyclable-bonnieres - copie.jpgPourtant, il existe des aménagements qui ne coûtent pas cher comme les double sens cyclables dans les rues à sens unique pour éviter aux vélos de faire des détours et qui participent de plus à la modération de la vitesse. C’est possible depuis le 1er juillet 2010, c’est maintenant courant dans de nombreuses villes y compris en Aveyron. Nous en avons déjà réalisé quelques uns aux Bonnières et rue Camille Douls.

Ce devrait être la règle dans toutes les rues à sens unique. C’était prévu dans la rue Cayrade aménagée et ça tarde à se mettre en place.

Commerces - 20 vélos électriques à gagner - copie.jpgJe dois rappeler que le vélo favorise le commerce de proximité. Ce n’est pas par hasard si l’association des commerçants et artisans de l’Aveyron organise annuellement des tombolas avec 20 Vélos à Assistance Electrique à gagner.

La déclivité moyenne de notre ville, raison pourtant invoquée pour ne pas faire d’aménagements cyclables dans notre ville, n’est pas un obstacle à l’utilisation du vélo. Ce qui est un problème, c’est le manque d’aménagements pour circuler et stationner.

Je rappellerai qu'il existe un Schéma des modes doux (vélos, piétons, PMR...) pour le Bassin, mais qu'il a du mal à se mettre en place du seul fait que les élus de toutes les communes n'ont pas la volonté de le mettre en place. D'ailleurs combien se déplacent à vélo ?

Une piqure de rappel est peut-être à prévoir avec l'organisation d'une "vélorution" sur le Bassin en septembre prochain pour la semaine de la mobilité.

 

Le stationnement :

Le diagnostic du PGD notait une offre conséquente de place sur la commune avec 2 300 places, soit un emplacement pour 2,6 habitants. Un nombre de places très au dessus des communes de notre strate et qui a un coût d’entretien (revêtement, marquage…) important. L’offre a encore augmentée depuis la réalisation de l’étude et augmentera encore avec l’aménagement de la Zone du Centre.

Plutôt que de rajouter encore d’autres places de stationnement comme proposé dans ce plan, l’objectif serait plutôt d’améliorer et de réguler le stationnement actuel pour que les diverses catégories d’usagers : résidents des lieux, pendulaires (ceux qui viennent travailler à Decazeville) et visiteurs (clients des commerces et services, touristes…), puissent trouver un emplacement rapidement.

disque de stationnement dkz - copie.jpgPour une ville comme la notre, la gratuité du stationnement doit pouvoir se poursuivre. Mais dans les zones commerçantes il faut réguler ce stationnement. La zone bleue est une bonne solution à condition de mettre en place des moyens de contrôle (Police municipale et ASVP). On peut aussi mettre quelques emplacements « minute » devant certains commerces. Sans oublier, comme il est proposé, des emplacements pour les livraisons (faire aussi respecter les horaires de livraison), des emplacements de stationnement pour les PMR et pour les deux roues motorisés et non motorisés.

 

Pour conclure :

Je suis favorable à l’expérimentation, mais après une réflexion globale sur l’usage de notre voirie et après une concertation.

Je suis bien sûr favorable à une circulation à 30 kmh en centre-ville.

Je suis bien sûr favorable à la zone bleue sur les rues Gambetta, Cayrade et le haut de la rue Clémenceau liée contrôle de ce stationnement. Je suis plus réservé sur la zone bleue à deux heures avenue Cabrol (pourquoi pas une heure comme les autres rues ?)

Je ne suis pas du tout favorable au double sens de la rue Foch qui encombrera un peu plus le petit giratoire de la place Cabrol. De toute façon, le Conseil Général refusera cette fois ci avec raison la modification du giratoire Jean Jaurès pour réaliser ce double sens. Il n'y a qu'à se souvenir des difficultés pour réaliser l'entrée sur la zone du centre qui elle, ne présentait aucun problème et qui a longtemps été refusée.

je suis par contre favorable au double sens cyclable de cette rue Foch.

 

Une réunion est prévue lundi. C’est bien. Il en faudra sûrement d’autres.

Il est donc encore temps d’aborder ce thème sous un angle un peu plus global

Oui à l’expérimentation mais pas à partir d’une vision des années 1990.

 

La voirie et la circulation avaient fait l'objet d'un paragraphe important dans les propositions d'Europe Ecologie - Les Verts du Bassin pour les élections municipales. Retrouvez-les en cliquant ici.

Photos : jlc (sauf publicité de l'association des commerçants et artisans de l'Aveyron)

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09/03/2014

La Découverte, un atout pour Decazeville et le Bassin à découvrir le samedi 15 mars à 14h00

ladecouverte.jpgNous avons la chance d’avoir à deux pas du centre ville cet espace artificiel devenu naturel, déjà lieu de promenade et d’activités sportives diverses pour de nombreux habitants.

Mais, quels sont les nombreux atouts de ce lieu grandiose ? Que faire pour qu’il devienne un lieu plus fréquenté ? Quelles activités touristiques et de loisirs pouvons-nous y développer ? Y-a-t-il une place pour l’habitat ? Quelles retombées économiques possibles ?

C’est pour répondre à toutes ces questions que la liste « Réussir Decazeville » organisera sur ce site le samedi 15 mars une promenade guidée par Jean-Pierre Vaur et Jean-Louis Calmettes qui a actuellement en charge le Parc Intercommunal à la communauté de communes. Ils développeront les projets que l’équipe de « Réussir Decazeville » souhaite y mettre en œuvre tout en respectant son intégrité, ses contraintes, sa biodiversité, son histoire.

Le rendez-vous est fixé à 14h00 sur le parking à l’arrière du Musée régional de Géologie Pierre Vetter pour une promenade qui nous mènera jusqu’au belvédère au pied du terril. Le retour devrait se situer aux alentours de 17h00. Nous vous attendons nombreux.

A noter qu'à 18h00 ce même jour, Réussir Decazeville propose  une animation musicale avec des musiciens locaux dans son local de campagne situé 4 place Decazes.

Photos : jlc

Cliquez sur les photos pour les agrandir

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08/10/2013

Quel avenir pour le charbon ?

decouverte cantagrel.jpgVoilà le titre un brin provocateur de la conférence organisée par le Musée régional de géologie Pierre Vetter de Decazeville le 11 octobre prochain à la Strada.

Treize ans après l’arrêt de l’extraction du charbon à Decazeville et douze ans après l’arrêt de la centrale thermique de Boisse-Penchot, cette question paraît un brin surréaliste.

Il est vrai que les lobbies pour la défense du retour aux énergies fossiles sous toutes leurs formes (charbon, gaz de schiste ou de houille) mettent actuellement le paquet, que ce soit du côté des entreprises, Vallourec pour le gaz de schiste par exemple, de certains syndicats ou de partis politiques. Il faut aussi noter que la plupart des défenseurs du charbon sont en général des fervents défenseurs du nucléaire, mais aussi les principaux pourfendeurs des énergies renouvelables.

A les écouter, le charbon serait l’avenir énergétique de l’humanité. Tant pis pour les dégâts que les mines occasionnent sur les sols, les sous-sols (et nous sommes bien placés pour le savoir dans le Bassin), la biodiversité, mais aussi les conséquences des centrales sur la qualité de l’air, le réchauffement climatique et la santé des employés et des populations environnantes.

Mais qu’à cela ne tienne et on se souvient encore de cette proposition récente d’utiliser des « granulés » de charbon pour alimenter la chaufferie du réseau de chaleur de Decazeville. 

Les médias français nous inondent actuellement de reportages sur le retour du charbon en Allemagne. La vérité est que l’Allemagne a arrêté 8 réacteurs nucléaires, que la part des énergies fossiles dans la production d’électricité diminue et que les énergies renouvelables, qui font travailler actuellement 380 000 personnes dans ce pays, vont représenter 40% de cette production en 2020. Tout cela parce que l’Allemagne s’est lancé il y a déjà quelques années dans un plan de transition énergétique (Energiewende) que la France traine à mettre en place.

Avec toutefois un bémol, la légère augmentation de la production d’électricité à partir du charbon. Elle est malheureusement due au prix en baisse de la tonne de CO2 qui rend les centrales au charbon plus abordables que les centrales au gaz. 

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne est sur la bonne voie pour peu que certains politiques ne mettent pas des bâtons dans les roues des énergies renouvelables.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé fin juin que la production d’électricité renouvelable allait dépasser en 2016 celle produite avec le gaz naturel et atteindrait à cette date, le double du nucléaire.

En Allemagne, en avril dernier, 46% des capacités de production d’énergies renouvelables étaient dans les mains de particuliers et d’agriculteurs. Il y a environ 800 régies locales d’énergies, comprenant des particuliers (environ 131 000 membres) qui travaillent en partenariat avec des autorités publiques locales. Voilà également une voie que nous devrions rapidement explorer en France. Les réseaux de chaleur et les centrales solaires que nous avons installés ou que nous avons en projet sur notre territoire auraient pu et peuvent encore être conduits sur ce type de gestion plutôt que de laisser ça à des entreprises privées. Ca existe en France avec Energie Partagée, qui finance des projets coopératifs ou par des collectivités comme la commune de Montdidier par exemple qui a mis en place des actions d'économie d'énergies et de production d'énergies renouvelables à travers une régie communale.

Je ne pourrai pas être à la Strada ce soir là pour assister à cette conférence, mais souhaitons qu'elle conclura à la fin inéluctable de cette énergie non renouvelable et polluante et que l'avenir est aux énergies renouvelables.

 

journal enr 217.jpgExtrait du Journal des Energies Renouvelables – Septembre-Octobre 2013 - Allemagne, quelle transition après les urnes ?

En finir avec les contre-vérités sur le charbon

Non, la production d’électricité issue du charbon n’augmente pas en Allemagne à cause de l’Energiewende (transition énergétique), contrairement à l’antienne répétée par la presse française. Celle-ci vient de découvrir avec horreur que l’Allemagne est le premier producteur mondial de lignite depuis… l’après-guerre. Certes, les émissions de carbone du pays ont augmenté de 1,6% entre 2011 et 2012. Toutefois, ceci n’est pas du aux renouvelables mais au prix ridiculement bas de la tonne de carbone sur le marché européen des émissions de CO2. Les centrales au charbon sont ainsi favorisées de façon conjoncturelle au détriment des centrales gaz moins polluantes mais plus chères. Les médias oublient de dire que l’an dernier les émissions de carbone du secteur électrique français ont augmenté de 7% pour la même raison. Si l’on cesse de regarder l’Allemagne par le petit bout de la lorgnette, on constate que la part du charbon se réduit inexorablement. Elle est passée de 56,7% à 44,7% dans la production électrique entre 1990 et 2012. Le contenu en carbone du kWh produit est ainsi descendu de 744 à 576 gCO2/kWh sur la période. Bien que les électriciens traditionnels et leurs relais politiques défendent leur pré carré, la demande sociale d’une sortie du charbon se fait de plus en plus forte.

11/09/2013

Côte d’Hymes : le massacre continue

hymes - comparatif 3.jpgVoici quelques photos, avant et pendant le massacre, des travaux de la côte d’Hymes. C’est le développement durable à la sauce départementale et régionale. Quant aux coûts des travaux, des surprises sont vraisemblablement à attendre. De 6 millions initialement prévus, on parle déjà de 7 millions, et les travaux sont loin d’être terminés.


Tout cela pour des aménagements qui auraient très bien pu se réaliser sur la voie existante ou le département possède déjà des emprises.

routes,RD 840,Decazeville,côte d'Hymes,Et que dire de la gestion lamentable des terres agricoles touchées par ces travaux par les collectivités et organismes concernés ! Une véritable honte qui a consisté à spolier deux agriculteurs locaux qui proposaient des échanges équitables. On est loin du Schéma Directeur Départemental des Structures de l’Aveyron qui vise avant tout à favoriser l’installation durable d’agriculteurs et prioritairement l’agrandissement des exploitations agricoles de dimensions économiques insuffisantes afin de leur permettre d’atteindre le revenu de référence et de les rendre transmissibles et à permettre l’installation ou conforter l’exploitation d’agriculteurs pluriactif dans les zones en déprise ou périurbaines.

hymes - comparatif 1.jpgPhotos : jlc (cliquez dessus pour agrandir)


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Un article de centre-presse du 21 septembre 2013 (Cliquez dessus pour agrandir)

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02/07/2013

Transports, le bon sens revient enfin grâce aux contraintes budgétaires

rn88-bourran.jpgPrioriser les transports de proximité plutôt que les grands projets d’infrastructures qui ne profitent qu’à une petite élite et qui vampirisent tous les moyens financiers. Tel est le sens du rapport Duron rendu le 27 juin dernier et que Jean-Marc Ayrault a repris dans ses grandes lignes. C’est ce que les écologistes ne cessent de dire depuis des années.

Les élus et notables locaux feraient bien de s’inspirer de la stratégie du rapport Duron et des décisions de Jean-Marc Ayrault pour leurs projets d’infrastructures. Pour l’Aveyron, les contraintes budgétaires devraient permettre aux élus de retrouver le bon sens à défaut de s’intéresser réellement aux réalités sociales, environnementales et climatiques de leurs politiques en matière de transports et de mobilité.

Si l’on avait écouté les Verts, la RN 88 serait pratiquement terminée. Certes pas en un couloir pour camions en transit à 2X2 voies comme  ils souhaitaient, mais comme une voie structurante, permettant d’irriguer le territoire au lieu de piller le reste du département, tout en sécurisant les usagers et les riverains et en permettant de se rapprocher suffisamment, mais sans trop, de la métropole toulousaine. Le Midi-Pyrénéen Robert Marconis, professeur émérite des universités en géographie, spécialiste des transports en commun et de l’aménagement urbain précisait le 5 février dernier : « De tout temps, avec les réseaux ferrés ou les autoroutes, le discours des élus a toujours été de dire : donnez moi la grande vitesse et le développement viendra avec. Sauf que cela relève de l’incantation, cela n’a jamais été scientifiquement prouvé cette espèce d’automaticité. On espère pouvoir conquérir des marchés extérieurs mais on oublie que le désenclavement fonctionne aussi en sens inverse et bénéficie à des intérêts extérieurs ». De nombreuses études montrent même que les infrastructures autoroutières bénéficient beaucoup plus aux métropôles qu'aux villes moyennes qu'elles traversent.

En Aveyron, les efforts doivent maintenant porter sur une offre en TER plus fréquent, plus rapides et plus confortables et en des transports départementaux dignes du XXIème siècle, parce que contrairement aux propos du président du Conseil Général, même les Aveyronnais aiment les transports collectifs, à condition que l’offre soit à la hauteur. Ce qui n’est visiblement pas le cas du schéma présenté dernièrement et qui devrait être en application à la rentrée. Là aussi, l’Aveyron devrait s’inspirer de l’expérience de départements limitrophes comme le Tarn par exemple où une vraie offre de transports collectifs digne de ce nom a été mise en place avec succès depuis maintenant quelques années.

pont la mative.jpgSi les élus départementaux avaient écoutés les Verts, ils auraient pu également économiser quelques millions. C’est une honte de voir de bonnes terres agricoles sacrifiées dans la création du créneau de dépassement de la côte d’Hymes sur la RD 840 alors que ce créneau aurait pu être réalisé sur la route existante où le département possède les emprises des anciens tracés. Combien a coûté le pont qui rejoint seulement un cul de sac ? Avec l’économie réalisée sur ce projet, on aurait pu continuer à assurer la gratuité des transports scolaire par exemple ou on aurait pu créer un vrai service de bus navettes interurbaines Figeac-Decazeville-Rodez !

r&r-capdenac.jpgIl faut également tout faire pour favoriser le transport de marchandises par voie ferrée. Il est pour le moins choquant d’entendre une entreprise capdenacoise de plats cuisinés se plaindre du manque de routes appropriées pour ses 20 camions qui arrivent et ses 20 camions qui repartent tous les jours alors qu’elle se trouve à moins de 100 mètres de l’étoile ferroviaire de Capdenac-Gare ! Il est encore plus choquant de voir la CCI lui emboîter le pas. Mais il est vrai qu'elle ne voit l'avenir qu'avec les avions et les camions. Pourtant, l’étoile ferroviaire de Capdenac, c’est quatre branches vers Aurillac-Clermont, vers Brive-Paris, vers Rodez-Séverac et vers Toulouse. Il y a de plus une cinquième branche qui gagnerait à être réhabilitée, Capdenac-Cahors, qui ouvrirait d’autres horizons notamment pour le fret.

Quant aux autres projets Midi-Pyrénéens cités dans le rapport Duron, il est aussi temps de revoir tout cela à la baisse. La LGV Bordeaux-Toulouse doit être transformé en TGV roulant sur les voies existantes. Les 7 milliards supplémentaires pour gagner 6 minutes ne se justifient pas. C’est d’ailleurs ce que confirme Gilles Savary, spécialiste des transports  et député PS de la Gironde dans Sud-Ouest du 2 juillet dernier.

Pour la RN 126 Castres-Toulouse que certains voulaient transformer en autoroute, il est temps que les décideurs choisissent, comme nous le proposions pour la RN 88, d’aller dans le sens  d’une solution sage et réaliste qui permette de sécuriser le trajet, de favoriser les transports en commun et de diminuer le temps de parcours tout en préservant l’environnement et les territoires.

Photos : JLC - Licence Créative Commonsrn88,rail,lgv,rapport duron

14/06/2013

Porcherie de Causse-et-Diège : la FDSEA persiste et s’en prend maintenant à Nutergia

FDSEA et Nutergia.jpgIl faut une sacrée dose d’aveuglement et de cynisme à la FDSEA de l’Aveyron pour faire un communiqué à la gloire des porcheries industrielles le jour même où la France est condamnée par la Cour de justice européenne pour non respect de la directive nitrate.

Mais comme si cela ne suffisait, La FDSEA s’en prend avec une certaine agressivité au PDG de Nutergia, mais aussi à son entreprise, à ses produits et même à ses clients !

N’en déplaise à la FDSEA, Monsieur Lagarde et ses salariés surfent avec conviction sur la vague de ce qui est bon pour notre santé et bon pour la planète. Ce serait plutôt un exemple à suivre en Aveyron.

Les produits fabriqués par Nutergia dont se moque la FDSEA font actuellement travailler 85 personnes et vivre autant de familles sur Capdenac et avec le projet  sur Causse-et-Diège, ce sont 65 emplois supplémentaires créés. La porcherie industrielle produisant une viande de piètre qualité ne créera elle aucun emploi sur la zone.

Ci-dessous, le communiqué de Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale Europe – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées et de José Bové, député européen, vice-président de la Commission Agriculture et Développement Rural (cliquez dessus):

 

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31/05/2013

Un petit film sur le TUB diffusé par FNE

Voici le film qui sera diffusé le 13 juin prochain au Assises Régionales de la Mobilité organisées par FNE Midi-Pyrénées (France nature Environnement) à Toulouse.

Les bonnes pratiques de la mobilité : le TUB par FNE_MP


Merci à Juliette Robin qui a réalisé ce petit film

21/05/2013

Pauvres blaireaux !

blaireau.jpgLa barbarie envers les animaux ne connaît pas de limites.

J’ai l’habitude sur ce blog de montrer mon horreur et mon opposition à toute pratique barbare envers les animaux et entre autre la corrida, mais le déterrage de blaireaux qui se pratique pratiquement tout au long de l’année me semble un des plus abject.

En France le blaireau est victime d’une chasse-loisir qui consiste à extraire violemment cet animal de son terrier avant de l’abattre. Il existait même un championnat de France de déterrage des blaireaux. J’espère qu’il, n’existe plus. Le déterrage est autorisé pratiquement toute l’année, même lors de la période de fermeture générale de la chasse. À cela vient s’ajouter les nombreux blaireaux tués chaque année sur les routes. Il est urgent de réagir face à ce véritable fléau, le blaireau tient une place prépondérante dans la bonne santé de son écosystème.

Dominique Voynet avait fait une déclaration exemplaire sur ce sujet en 2008.

L’ASPAS demande au ministère de l’Ecologie d’abolir la pratique cruelle du déterrage ou vénerie sous terre et d’établir un statut de protection de cette espèce afin de la préserver d’un avenir incertain. Vous pouvez signer la pétition de l’ASPAS en cliquant ici.

Photo : un blaireau vraisemblablement tué par un véhicule à Livinhac dans la côte de Montredon - jlc