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06/11/2011

L’Aveyron, premier au palmarès de la « volonté écologique » des départements français

environnement,écologie,Aveyron,En tant qu’Aveyronnais, on pourrait à priori se réjouir du classement réalisé par La Vie sur la « volonté écologique » des départements. Mais ce classement ne reflète malheureusement pas la réalité vécue sur ce territoire.

De plus, cette première place constitue un encouragement à poursuivre des politiques néfastes pour notre environnement. En effet, pourquoi mettre en place des politiques réellement écologiques quand, en en faisant le minimum, on est jugé exemplaire.

On le voit d’ailleurs sur le terrain puisque cela fait plusieurs années que l’Aveyron est avantageusement classé dans ce palmarès et que le conseil général de l’Aveyron et beaucoup de collectivités locales poursuivent les mêmes actions : artificialisation des sols par l’étalement urbain, gaspillage de l’eau, aide à une agriculture productiviste, construction d’infrastructures routières de transport dévoreuses d’espaces et productrices de rejets de gaz à effet de serre…

Regardons les critères qui ont permis ce classement et analysons-les plus en détail.

Voici le classement par critère et entre parenthèses, le classement 2010.

-       6ème dans la gestion des déchets (6ème)

-       39ème pour les critères de l’Agenda 21 (Mobilisation politique : 46%))

-       9ème pour l’agriculture bio (10ème)

-       3ème pour la qualité de l’air (1er)

-       19ème pour la qualité des eaux (1er)

-       1er pour les énergies renouvelables (3ème)

Concernant la gestion des déchets, le classement ne change pas par rapport à 2010. Tout comme l’action du département. Certes les ratios analysés sont stables, stabilité surtout du à l’effort des communes et communautés de communes en charge des déchets ménagers, le nombre de quais de transit de déchets augmente légèrement, mais nous continuons malheureusement à envoyer nos déchets ménagers ultimes (la poubelle noire) dans le Tarn. Pas de quoi pavoiser !

Sur les critères de l’Agenda 21, effectivement notre département a énormément de retard. Peu de collectivités se sont lancées dans un Agenda 21, même pas le département. Mais cela n’empêche nos élus de se gargariser à longueur de discours de « développement durable » en y mettant tout et n’importe quoi. A noter que l’an passé ce classement était basé sur la mobilisation politique en faveur de l’écologie, notamment sur le nombre d’élus départementaux se réclamant de l’écologie. Effectivement, vu les modes d'élections dans notre pays privilégiant les grands partis, difficile d'avoir beaucoup d'élus écologistes en Aveyron !

Concernant l’agriculture biologique, cette 9ème place tient plus à la volonté des acteurs locaux qu’aux éventuels soutiens des collectivités locales. Les aides pour le bio sont insignifiante (un peu plus pour la Région) par rapport aux aides à l’agriculture conventionnelle et productiviste.

La troisième place pour la qualité de l’air me semble par contre largement usurpée. La récente étude de l’Oramip sur la qualité de l’air de l’agglomération Ruthénoise démontre une forte détérioration de cette qualité. Mais on peut penser que l’augmentation du trafic routier sur les grands axes (A 75, RN 88, RD 840…), notamment le trafic de transit de poids lourds, conduise inévitablement à une dégradation importante de cette qualité de l’air.

Dans ce sens, ce classement devrait prendre en compte l’impact des politiques départementales des transports et leurs conséquences en matière de production de gaz à effet de serre. Par sa politique du tout goudron et la quasi absence de transports collectifs dignes de ce nom, l’Aveyron contribue à faire de Midi-Pyrénées la région championne de France pour sa part des rejets de gaz à effet de serre due aux transports.

 Le fort recul dans le classement pour la qualité des eaux est en effet inquiétant. D’autant plus que ce problème de qualité va être associé dans les années à venir à un problème de quantité des eaux et confronté aux budgets restreints des collectivités locales en matière de travaux pour la collecte et le traitement des eaux. On ne voit malheureusement pas d’évolutions positives dans les usages de l’eau. Il n’y a aucune remise en cause de certaines pratiques, notamment agricoles, et au contraire on se lance dans des projets démesurés de retenues collinaires.

environnement,écologie,Aveyron,Enfin, le critère qui permet à l’Aveyron de conserver cette première place est celui des énergies renouvelables. Et je m’en réjouis. Mais, ne nous cachons pas la face, il tient beaucoup notre capacité de production d’énergie hydraulique, notamment celle des grands barrages du nord Aveyron. L’éolien a du mal à se développer du fait de fortes contraintes réglementaires de l’Etat et d’opposants pas toujours objectifs. Le photovoltaïque qui avait un avenir important est maintenant freiné par le gouvernement actuel qui a choisi de baisser fortement les tarifs d’achat de l’électricité produite par ces panneaux.

« L’environnement, ça comme à bien faire » a dit il y a peu de temps notre président de la République. Jean-Claude Luche et beaucoup d’élus aveyronnais ne sont pas loin de penser la même chose.

L’Aveyron devient un territoire béni pour les camions en transit venant de toute l’Europe. Après la A 75 pratiquement gratuite, c’est une nouvelle autoroute gratuite que nos élus départementaux et régionaux veulent financer avec le doublement de la RN 88, la fameuse « diagonale du fou », alors qu’elle n’est pas de leur compétence. Les conséquences, on les connaît : artificialisation des sols, compartimentation d’espaces naturels, contribution à l’accroissement de rejets de gaz à effet de serre, incitation à l’accroissement du transports international de marchandises par la route… Rien là-dedans ne contribue à faire de l’Aveyron ce département « vert » que vante La Vie. Bien au contraire !

Est-il souhaitable pour les Aveyronnais que l’urbanisation de Rodez se poursuive jusqu’à Nuces, Bozouls et Naucelle, ou ne faut-il pas mieux aider à un développement harmonieux des petites villes et grands bourgs réparties sur le département ?

Faut-il continuer l’extension et la création de zones d’activités et de zones commerciales sur des terres agricoles ou ne vaut-il pas mieux réaménager les friches industrielles et commerciales à l’abandon et remodeler les zones existantes en les réorganisant et en les densifiant ?

Ne faut-il pas mieux aider une agriculture bio et de qualité, aider des jeunes à s’installer dans nos campagnes, plutôt que de poursuivre une agriculture consommatrice de toujours plus d’eau, d’énergie et productrice de gaz à effet de serre, de course aux volumes pour toujours plus de lait et de viande ?

Voilà les vrais questions que nous devons nous poser pour l’avenir de notre département. Et elles ne sont pas les seules.

Comme pour le Grenelle de l’Environnement, il ne faudrait pas que ce classement de La Vie deviennent pour nos responsables locaux une opération de verdissement écologique (greenwashing) qui cache en vérité la poursuite de pratiques destructrices. C’est d’ailleurs déjà bien parti puisque notre président du conseil général s’attribue en grande partie la responsabilité cette première place.

Téléchargez les 20 pages de ce dossier de La Vie avec une interview d'Eva Joly (11,5 Mo) : PALMARES 2011 DE L'ÉCOLOGIE - LA VIE.pdf

30/09/2011

Le réseau de chaleur de Decazeville donné au privé pour 20 ans

chaufferie dkz.jpgDans l’ordre du jour du conseil municipal d’hier figurait le mode de gestion de la nouvelle chaufferie et du réseau de chaleur.

Decazeville possède une chaufferie importante qui alimente un réseau de chaleur fournissant le centre hospitalier, le lycée, le collège, une école, un foyer logement et un EHPAD ainsi que 500 logements HLM environ.

Cette chaufferie créée au tout début des années 90 fonctionnait avec du charbon extrait de la Découverte de Decazeville. Mais depuis 2001, date de la fermeture de la mine à ciel ouvert locale, ce charbon vient de Colombie. Oui, vous avez bien lu, de Colombie ! 

Cela fait plusieurs années que ce dossier traîne

Dès le départ, je n’ai pas senti une réelle volonté de le prendre en main.

J’avais d’ailleurs consacré plusieurs notes sur ce sujet en 2006.

Il y eu de notre part durant quelques années un suivi aléatoire de l’exploitation technique de la chaufferie et du respect du contrat d’affermage qui a conduit l’exploitant à certaines libertés. Heureusement, ces dernières années, ce suivi a été mieux respecté.

Il y a eu au sein de la municipalité une remise en cause permanente du bois énergie, alors que nous brûlions du charbon de Colombie. Tous les faux motifs nous ont été donnés. Le bois revenait plus cher que d’autres combustibles, il est plus polluant, il n’y a pas assez de bois dans la région… Tout cela en fait pour défendre d’autres énergies : le gaz voire encore le charbon !

Il est ahurissant qu’hier soir encore, le Parti Communiste ait proposé de poursuivre l’utilisation du charbon pour alimenter cette chaufferie. Certes d’une manière masquée puisqu’on nous parle maintenant de granulés de charbon. D’autant plus ahurissant qu’il n’y a plus aucune mine de charbon en France et que même la centrale thermique au charbon de Gardanne va vraisemblablement être transformée en centrale biomasse bois et produits végétaux.

Jusqu’à la dernière seconde, le lobby de Total, qui fournit le charbon colombien de Decazeville, aura été  important.

Mais également, tout a été fait pour essayer de rendre la concession inéluctable :

-       Pas de discussion avec les autres clients du réseau de chaleur sur le mode de gestion en Régie

-       Pas de provisions budgétaires.

Toutes ces hésitations et atermoiements ont également retardé le projet et les subventions qui l’accompagnaient. Elles étaient il y a encore trois ou quatre ans à près de 80 %. Certains en ont fort justement profité, je pense à nos voisins de Cransac avec la réussite de leur chaufferie aux noyaux de fruits. 

Je ne suis pas favorable à une Délégation de Service Public

La durée du contrat de 20 ans est trop longue. Nous venons d’ailleurs d’en sortir.

Certes, nous n’assurerons pas l’investissement de départ, mais soyez assuré que les abonnés, eux, le payeront, avec en plus, les frais de fonctionnement et la marge bénéficiaire de l’exploitant durant 20 ans. 

Je suis plutôt favorable à une exploitation en Régie avec une  Prestation de Service

L’exploitation d’une chaufferie bois demande de la technicité et un suivi en permanence. Le prendre en Régie totale est difficile, car cela demande du personnel qualifié et peut donc être onéreux.

La Régie avec prestation de service est le système que nous avons mis en place pour le pompage et le traitement de l’eau. Il nous donne jusqu’à présent entièrement satisfaction.

La Régie avec prestation de service permet un contrôle et un suivi étroit de la collectivité sur le service et le prix pratiqué aux usagers (notamment aux locataires des HLM) . C’est la collectivité qui facture directement aux abonnés.

Il n’y a pas de contrainte temporelle comme la DSP. A tout moment, nous pouvons changer le mode de gestion.

La Régie avec prestation de service ne demanderait pas beaucoup d’heures de personnel :

-       Surveillance technique des installations et analyse contractuelle de la prestation de service comme nous le faisons actuellement pour le service de l’eau

-       Surveillance de l’approvisionnement en combustible (par contrat avec un fournisseur ou le prestataire de service si nous ne voulons pas l’assurer nous même)

-       Facturation mensuelle à seulement cinq abonnés.

-       Bilans financiers annuels (comme pour l’eau).

Mais c’est la collectivité qui assure l’investissement. Certes, il est important : 1,9 million d’euros TTC, et peut réduire fortement les possibilités d’investissement de la commune. Mais la TVA est récupérable et on peut encore espérer des subventions pouvant aller jusqu’à 56 % comme pour la chaufferie bois de Livernon dans le Lot. Le concessionnaire en bénéficiera lui aussi de toute façon.

Mais le dossier peut également être porté par une SPL (Société Publique Locale) créée à l’occasion et réunissant les cinq clients du réseau de chaleur ou bien par l’OPH (Office Public de l’Habitat) de Decazeville, principal client du réseau de chaleur.

Tout cela n’a malheureusement jamais été étudié ni même abordé. 

Dimension politique de la Régie

Il ne suffit pas de défiler dans la rue ou de faire des communiqués et des tracts pour défendre les services publics pour, lorsqu’on a la possibilité de passer aux travaux pratiques localement, se débiner et choisir la Délégation de Service Public.

C’est un service important notamment pour les abonnés des HLM, mais aussi pour les autres abonnés raccordés au réseau de chaleur.

Il faut savoir que beaucoup de réseaux de chaleur sont exploités en Régie, avec ou sans prestation de service, avec la satisfaction des collectivités et des abonnés.

ST MARCELLIN - CHAUDIÈRE.jpgIl existe même de nombreuses collectivités locales qui exploitent des Régies d’énergies en France. Elles distribuent non seulement de la chaleur, mais aussi de l’électricité et du gaz. Je pense notamment à Saint-Marcellin dans l’Isère dont j’avais visité la chaufferie en 2002.

Mais il y a aussi proche de nous la RMGE de Carmaux devenue ENE’O : depuis 1881, 6 600 clients et 10 M€ de CA. Il existe aussi une deuxième régie dans le Tarn.

Toutes ces collectivités sont regroupées au sein de la FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies).

 

Un peu d’histoire

En 1946 lors du projet de loi de nationalisation de l’électricité, le Vice - Président de la FNCCR de l’époque a défendu la sauvegarde des droits et prérogatives des collectivités locales, arguant du fait « qu'elles avaient très tôt su organiser la distribution "hors la loi du profit" ». Il a eu gain de cause et les Régies en place ont pu continuer à fonctionner. Ce vice-président de la FNCCR s’appelait Paul Ramadier, ancien Maire de Decazeville. Il a toujours défendu le rôle des collectivités locales en matière d’énergie, notamment au travers du FACÉ (Fonds d'Amortissement des Charges d'Electrification).

 

Le bois énergie, une énergie locale

Alors que l’Aveyron est un département fortement boisé où la forêt gagne du terrain chaque année, il n’y a pas de réelle volonté départementale de pousser le bois énergie.

Le Lot avec le SYDED créé au départ pour s’occuper de la collecte et du traitement des déchets, a décidé de prendre la compétence Bois Energie et s’occupe de la construction et du fonctionnement des chaufferies ainsi que de la fourniture et la distribution de combustible.

Pour conclure :

Bien que tardif, le choix de transformer la chaufferie charbon en chaufferie bois est un choix judicieux tant en termes de coûts pour les abonnés que pour l’environnement.

Mais malheureusement, le choix de gestion par une Délégation de Service Public sur 20 ans ne me convient pas

C’est pour cela que je n’ai pas voté cette délibération et que je me suis abstenu.

Les six élus de l’opposition se sont également abstenus car ils estimaient ne pas avoir assez d’informations sur ce projet. 

Les autres élus présents ou représentés ont voté pour la mise une Délégation de Service Public pour 20 ans.

 

J'ai également voté contre la demande de subvention pour l'installation d'un système de vidéoprotection (ou vidéosurveillance ?) à la piscine municipale car je n'ai pas eu l'assurance que les caméras fonctionneraient seulement en dehors des heures d'ouverture.

Photos : jlc 

11/09/2011

Hydroélectricité et baignade naturelle

barrage.jpgJ’ai profité du CPR (Conseil Politique Régional) d’Europe Ecologie - Les Verts Midi-Pyrénées à Lannemezan (65) samedi dernier pour faire la veille quelques visites dans le secteur.

A Saint-Laurent-de-Neste, un village à environ une quinzaine de kilomètres de Lannemezan j’ai rencontré Christian Peyres, propriétaire d’une microcentrale hydraulique sur la Neste.

La particularité de cette microcentrale est que l’électricité produite est revendue non pas à EDF, mais à Enercoop, SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) dont je suis moi-même client et sociétaire, qui commercialise uniquement de l’énergie renouvelable à ses abonnés.

Laure Noualhat de Libération s’était déplacée à Saint-Laurent-de-Neste et avait consacré un récent article à ce sujet, et à la suite, Christian Peyres avait fait l’objet d’un reportage sur France 3 Sud.

J’ai donc visité l’installation avec son propriétaire.

Petite installation, mais bien entretenue, tant au niveau de la retenue d’eau que de la centrale de production. La grande échelle à poisson permet aux truites et gardons fréquentant ce cours d’eau de passer l’obstacle sans problèmes et les rapports avec les sociétés de pêche locales sont bons.

Un grand merci à Christian Peyres qui me permet d’avoir à mon domicile de l’électricité non nucléaire et sans CO2. Certes, ce n’est pas l’électricité produite sur la Neste qui arrive directement chez moi, mais ma consommation 100 % d’énergies renouvelables permet aux producteurs d’écouler leur production. De plus, compte tenu de la production excédentaire d’électricité en Aveyron (essentiellement à base d’hydraulique et dans une moindre mesure d’éolien), je pense que ce sont des électrons renouvelables qui doivent alimenter les foyers aveyronnais, même chez les plus fanatiques des tenants du nucléaire.

J’encourage donc les propriétaires locaux aveyronnais de microcentrales et d’éoliennes à avoir la même conscience environnementale et citoyenne que leur collègue des Hautes-Pyrénées et à travailler avec Enercoop.

baignade st-laurent-de-neste - régénération.jpgDeuxième visite de la journée à quelques centaines de mètres de la microcentrale sur la route de Nestiers : celle de la baignade naturelle, les Ocybelles, mise en service le 9 juillet et inaugurée deux jours plus tard.

J’avais prévu cette visite afin de voir de près cette installation au cas où les eaux du lac de la Découverte n’étaient « baignables ». Il semble que ce ne sera pas le cas et que l’eau du lac devrait permettre la baignade.

Les Ôcybelles est la première installation de baignade naturelle collective dans le grand sud.

J’ai découvert là une installation séduisante. J’en ai d’ailleurs profité pour prendre ce qui sera sans doute mon dernier bain de l’été.

Quel plaisir de se baigner dans une eau claire sans odeur de chlore !

Quel bonheur de voir que cette eau est filtrée et régénérée avec des plantes installées en bordure de la baignade.

Cette baignade (on ne parle pas de piscine) a connu une fréquentation modeste en juillet à cause du mauvais temps comme partout, mais le mois d’août a vu la fréquentation exploser au point que les gestionnaires du site ont dû limiter les entrées à 250 personnes environ. Les plantes étant encore jeunes, la filtration et la régénération risquaient de ne pas s’opérer dans des bonnes conditions et l’eau subir ainsi une dégradation.

L'aménagement du site avec une baignade d’une superficie de 800 m2 a coûté un million d’euros aux « Carrières de la Neste », qui ont rétrocédé l’installation à la communauté de communes pour un euro symbolique. Joli cadeau ! Mais qui a son revers de médaille, celui de la poursuite de l’exploitation des gravières. La noria de camions passant en bordure de la baignade réduit un peu le plaisir de profiter de cette magnifique installation.

En tout cas, voilà le type d’installation collective, qui ne coûte pas plus cher qu’une piscine à l’investissement et sûrement moins en fonctionnement et en entretien, qu’il faudrait voir fleurir en Midi-Pyrénées.

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir

03/08/2011

L’Aveyron : son goudron, ses camions

Le décret relatif à « la consistance du réseau routier local soumis à la taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandises » a été diffusé le 27 juillet dernier.

Ce décret indique les routes locales (en fait des ex routes nationales gérées par les départements) qui seront soumises à la taxe kilométriques poids lourds.

Pour l’Aveyron, ce décret n’indique aucune route départementale soumise à la taxe kilométrique poids lourds.

Lorsque l’on sait que c’est après consultation des conseils généraux que ces routes ont été choisies, on en déduit que le conseil général de l’Aveyron ne désire pas pénaliser les camions circulant sur son territoire et au contraire, choisit de favoriser la circulation de poids lourds, notamment ceux en transit.

Lorsque l’on sait également qu’une partie de cette taxe revient aux départements pour l’entretien du réseau routier, le département de l’Aveyron choisit donc délibérément de se priver d’une recette fiscale. Mais elle devra de toute manière trouver des moyens financiers pour entretenir ce réseau routier départemental. C’est malheureusement en pénalisant d’autres domaines dont elle a directement la compétence : collèges, social, environnement, habitat, aide aux collectivités… qu’elle financera le goudron.

Pourtant certaines routes départementales (ex RN) méritaient largement d’intégrer cette liste. Je pense notamment à la RD 840, à la RD 9 et d’autres routes départementales où la circulation devient difficile et dangereuse du fait même d'une circulation de poids lourds déjà en forte augmentation.

Avec la décision prise par le conseil général de l'Aveyron, ces difficultés et cette dangerosité augmenteront encore plus sur nos routes car les camions choisiront en priorité les itinéraires non soumis à la taxe afin de réaliser des économies.

Alors que d’autres départements essaient de limiter la circulation de poids lourds en transit sur les routes nationales et départementales de leurs territoires, l’Aveyron au contraire la favorise.

Visitez l’Aveyron : son goudron, ses camions !

giga liner.jpg

Il reste aussi à connaître la date de mise en œuvre de ce décret. Et ça, c'est pas gagné !

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, les supers poids lourds (25,25m - 60T) reviennent sur le tapis. Le ministre des Transports danois Hans Christian Schmidt a annoncé dans une interview avec le magazine allemand de transport DVZ ce même 27 juillet que le Danemark veut pousser l'admission à l'échelle européenne des véhicules plus longs et plus lourds (VLL) au cours de sa présidence du Conseil dans le premier semestre de 2012

Attention aux chaussées dégradées, aux giratoires grignotés et aux accidents !

24/05/2011

Intercommunalités : les citoyens et les écologistes oubliés

Carte interco.jpgLes grandes manœuvres pour se partager les pouvoirs locaux ont débuté. Et dans cette bataille, les grands perdants sont les habitants ballottés d’un territoire à l’autre sans qu’on leur demande leur avis.

Si les cartes proposées par les Préfets doivent recueillir l’avis des instances d’élu-es, il n’est à aucun moment prévu que les citoyens soient consultés. On va encore un peu plus éloigner les habitants de décisions importantes qui les intéressent au plus haut degré. Et après, on s’étonnera qu’ils ne vont plus voter.

Que penser aussi de la composition de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale où l’on s’est soigneusement partagé les rôles entre notables Aveyronnais en évitant de demander à certaines minorités politiques, notamment aux écologistes qui représentent maintenant plus de 10 % des votes en Aveyron, si certains élus désiraient intégrer cette commission. C’est d’ailleurs un problème national puisque la représentation de l’écologie politique est quasi nulle dans toutes les CDCI.

Mais dans ces transactions pour les découpages de territoires, mon inquiétude réside dans le fait que des territoires vécus dans la vie quotidienne des habitants ne voient pas le jour parce que certains petits ou grands élus n’en veulent pas pour une vision essentiellement politique. La peur des élus des petites communes d’être « avalés » par les communes plus importantes est certes compréhensible. Mais rester coincé sur son petit territoire alors que la réalité de la vie quotidienne des habitants dépasse largement ce petit territoire conduit à un repli et à un déclin en termes d’activités économiques, culturelles et associatives. Les citoyens participent déjà à ces territoires élargis. On le voit notamment dans la fréquentation des associations où les adhérents viennent de diverses communes rurales et urbaines locales.

On le voit aussi dans les trajets domicile-travail où beaucoup d’habitants des communes rurales viennent travailler dans les communes urbaines.

On le voit dans les activités culturelles, sportives et festives où les habitants de toutes les communes participent sans tenir compte des frontières intercommunales actuelles.

Les communautés de communes du Bassin Decazeville-Aubin et celle de la Vallée du Lot ont un destin commun auquel peuvent se joindre certaines communes isolées comme Bouillac. Ce territoire constitue un vrai territoire de projets avec des complémentarités évidentes.

Quant au SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), je maintiens la position que j’avais exprimé lors du conseil municipal de décembre dernier, à savoir la création d’un SCOT sur le territoire du Pays du Rouergue Occidental. Un SCOT a une autre dimension que l’intercommunalité. Ce n’est en rien un périmètre administratif ni gestionnaire. Il vise à répondre à des menaces importantes qui pèsent globalement sur notre planète mais également sur nos territoires : étalement urbain, surconsommation d’espaces, dépérissement de certains quartiers, ségrégation sociale et inégalités écologiques, surcoût des infrastructures, déploiement des transports collectifs et écologiques, réchauffement climatique… L’aire du Pays Rouergue Occidental me semble la plus évidente pour répondre à ces enjeux et pour ne pas être écrasé face aux deux SCOT qui se précisent autour de nous : celui du Pays Ruthénois et celui du Pays de Figeac. Il est évident que des passerelles doivent être construites avec ces deux entités à travers une charte Interscot.

Quoi qu’il en soit, dans le cas de l’évolution de intercommunalité comme dans celui de la création du SCOT, il me semble maintenant nécessaire d’informer la population sur ces deux grands enjeux à travers des réunions publiques où la parole leur serait donnée.

19/05/2011

Chauzy finit son discours sans les écologistes

ap-discours-chauzy.jpgJ’ai maintes fois dénoncé sur ce blog les visions ultra-libérales et le ton méprisant vis-à-vis de ses contradicteurs de Jean-Louis Chauzy président du Ceser Midi-Pyrénées.

Il en remet d’ailleurs une couche aujourd’hui dans la presse locale : Jean-Louis Chauzy : "Rodez doit se doter d’une technopole"

C’est pour dénoncer cette attitude et ses propos que les élus Europe Ecologie – Les Verts au conseil régional Midi-Pyrénées ont quitté la salle lors de l’assemblée plénière d’aujourd’hui.

Lire le communiqué de presse ci-dessous :

Les élus EELV boycottent le discours partisan, anti-écologiste et antidémocratique du Président Chauzy !

A l'occasion de l'assemblée plénière qui se tient ce jour au Conseil régional, le Groupe EELV a dénoncé l'attitude du Président du Ceser Mr Chauzy. A l'annonce de son discours les conseillers régionaux EELV ont quitté la salle pour exprimer leur opposition aux positions répétées et personnelles de Mr Chauzy. Cette action symbolique ne visait bien évidemment pas l’institution qu'est le Conseil Économique Social et Environnemental Régional qui joue un rôle démocratique important dans notre république. C'est bien les positions les plus souvent dictées par les intérêts des puissants et des lobbies qui est sont mises en cause. En effet, lors de ces différentes interventions, souvent anti-écologistes primaires, le Président du Ceser porte des positions personnelles, partisanes et méprisantes, qui la plupart du temps n'ont pas été débattues au Ceser. Guillaume Cros a critiqué ce mépris à l'encontre de l'écologie, des citoyens mais aussi de la démocratie en citant une des interventions du Président Chauzy devant le Medef « l’intégrisme écologique est devenu un thème électoral, qui s’est répandu partout entrainant une diabolisation du développement économique des activités de production, rendant de plus en plus difficile la construction de projets ferroviaires, routiers, de réserves d’eau ,sans contradicteurs. »

Le Président du groupe EELV a dénoncé cette vision rétrograde de l'écologie et a appelé à la responsabilité du plus grand nombre pour oeuvrer en faveur de l'intérêt général et non des plus puissants.

Les écologistes déplorent que le responsable d’une assemblée qui doit donner des perspectives à la politique régionale reste pétri de certitudes dans des schémas dogmatiques dépassés. Les exemples ne manquent pas : OGM, nucléaire, autoroute, ours, LGV, Traversée Centrale des Pyrénées…

Guillaume Cros a conclu son intervention rappelant qu'il est plus que temps d'anticiper le réchauffement climatique, les dérèglements énergétiques et de répondre aux urgences. Cela implique de sortir des modèles qui ont créés le réchauffement et les urgences, ceux-là mêmes encore défendus par Mr Chauzy au profit des intérêts particuliers et au dépend de l'intérêt collectif.

Les élu-e-s Europe Ecologie – Les Verts au Conseil régional Midi-Pyrénées

L'article de Libération avec des commentaires intéressants : Les écologistes et le président du Conseil économique et social de Midi-Pyrénées: «dogmatique toi-même!»

11/05/2011

Une aide pour l’achat de vélos à assistance électrique à Decazeville

primevae.jpgOn va dire que Decazeville suit la mode des subventions municipales à l’achat de VAE (vélo à assistance électrique) qui se multiplient en France. Certes, nous ne somme  pas les inventeurs de ce concept, mais nous y réfléchissions depuis maintenant quelques mois au sein du groupe de travail « Transport et Mobilité » de la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin. Il fallait juste que le budget communautaire soit voté pour mettre en place pratiquement cette aide.

Le vélo à assistance électrique représente réellement un plus par rapport au vélo ordinaire. Pour les personnes n’étant des cyclistes chevronnés et entraînés, l’aide du moteur permet de pratiquer le vélo en toute sérénité : monter des côtes difficiles et assurer des trajets un peu plus longs, tout cela sans arriver en sueur au travail, au ciné où ailleurs.

vae-belvédère-ladécouverte.jpgPossédant un VAE depuis maintenant deux mois, j’ai été conquis par les possibilités qui me sont maintenant offertes. J’ai opté pour un VAE pliable (pour rentrer éventuellement dans le coffre de ma petite C1) mais suspendu et confortable.  Que ce soit en ville ou sur les chemins de la Découverte, ce vélo franchit tous les obstacles et l’autonomie et la puissance m’ont réellement séduit.

Cette aide pour l’achat de VAE n’est que la suite logique d’une politique locale qui veut favoriser les moyens de déplacements alternatifs à la voiture particulière.

Le premier volet a été de mettre en place une ligne de transports collectifs sur le Bassin. La réussite incontestable du TUB (Transport Urbain du Bassin) nous impose de poursuivre son développement. Cela va être maintenant possible grâce à la mise en place du « Versement Transport », cotisation sociale que devront payer tous les employeurs (publics ou privés) de plus de 9 salariés, mais aussi grâce à la réponse positive à notre dossier d’appel à projet « Pôles d’excellence rurale 2010 ».

Rappelons que, dans ce dossier, la Communauté de communes du Bassin Decazeville – Aubin est porteuse d’un projet de regroupement des professionnels de santé sur 2 sites, et d’amélioration des déplacements pour l’accessibilité à cette offre de soins, et d’une façon générale à tous les équipements et services du territoire.

Une réflexion pour une deuxième ligne de transports collectifs ainsi que pour la mise en place du Transport A la Demande (TAD) va débuter prochainement.

Favoriser les modes de déplacements doux sécurisés

C’est le deuxième volet du Plan Global de Déplacement du Bassin.

Suite à l’adoption du Schéma des déplacements doux par la communauté de communes en 2010, il faut maintenant passer aux travaux pratiques. Dans ce cadre, nous avons rencontré toutes les communes afin de faire un point technique sur les aménagements à réaliser. En effet, ces aménagements, qui concernent tant les pistes que le stationnement des cycles, doivent être réalisés par les communes.

Nous avons également rencontré les deux conseillers généraux du territoire afin de voir les complémentarités avec les routes départementales.

laubarède.jpgNous avons notamment évoqué les travaux sur la RD 840 à Laubarède qui représentent un danger évident pour la circulation des cyclistes, notamment l’étranglement de la chaussée au niveau des ponts sur le Riou-Mort. Nous avons demandé la médiation du président du Conseil général et nous espérons rapidement aboutir à une solution. Laubarède constitue un point important pour notre terrtoire car c’est l’entrée du Bassin et de son futur réseau cyclable vers Decazeville (ancienne RD 840) et vers Aubin (RD 5). Mais c’est aussi c’est le point le plus proche de la future véloroute de la vallée du Lot situé seulement à 2,5 km. En matière touristique, il serait intéressant pour le Bassin d’aménager une liaison cyclable sécurisée entre ces deux points.

Rappelons que le projet de Véloroute de la Vallée du Lot va devenir une réalité puisque le Schéma régional des véloroutes et voies vertes de Midi-Pyrénées en cours de finalisation l’a retenue. Il reste aux collectivités concernées à donner maintenant les financements nécessaires à sa réalisation.

Une randonnée cyclable sur cette future véloroute « d’Aiguillon aux sources du Lot » est organisée en juillet pour sensibiliser sur ce projet. Elle passera par Livinhac le 9 juillet.

L’article de La Dépêche du Midi : Vélo électrique – Etre branché avec le Bassin

L’article de Centre Presse et Midi Libre : Le vélo électrique reçoit le soutien des élus.pdf

Téléchargez le Flyer de cette opération : Subvention VAE.pdf

24/04/2011

Encore quelques jours pour s’inscrire à « Une semaine sans ma voiture »

TUB,transports collectifs,vélo,Inspiré de la journée mondiale « En ville sans ma voiture » et de l’animation organisée par le Grand Roanne en 2010 appelé « Star sans ma voiture », la communauté de commune Decazeville-Aubin a décidé d’organiser un jeu pour sensibiliser à l’usage des moyens alternatifs à la voiture particulière pour se déplacer sur notre territoire.

Utiliser le TUB, pratiquer les déplacements doux, vélo ou marche à pied, prendre le train pour des trajets plus longs, les moyens pour se déplacer localement sans voiture ne manquent pas. Certes, il faut parfois jongler avec les horaires du TUB et du train, mais au regard des derniers chiffres de fréquentation de notre service de bus urbain (plus de 77 000 passagers en un an), de plus en plus d’habitants du Bassin prennent les transports collectifs. Tout comme on voit circuler de plus en plus de vélos malgré encore le peu d’aménagements réalisés.

Pour encourager à ces pratiques, les trois candidats sélectionnés pour « Une semaine sans ma voiture » devront se déplacer sans leur véhicule personnel durant une semaine.

Ces candidats seront associés à l’association locale de leur choix

Attention, il ne reste que quelques jours pour s’inscrire. Si vous êtes une personne intéressée par ce défi ou une association désirant envoyer un candidat pour concourir, dépêchez-vous. De nombreux lots sont à gagner pour les candidats (Vélo à assistance électrique, VTC…) et des chèques de valeurs équivalentes pour les associations. 

DERNIÈRE MINUTE : Afin d’obtenir un panel plus représentatif de la population, nous avons décidé de repousser le délai de candidature à fin Mai et nous sommes donc à la recherche de candidats ayant une activité salariée mais aussi des loisirs et donc des déplacements « réguliers et obligatoires » à réaliser.

Cela aura plus d'impact pour le but que nous nous sommes donnés : montrer que l'on peut se déplacer sur le Bassin sans voiture, ou, tout au moins, en utilisant son véhicule personnel le moins possible.

Ce défi se déroulera durant la semaine de la Mobilité du 16 au 22 septembre prochain.

Téléchargez la plaquette de présentation

Téléchargez le règlement

Retrouvez un film sur la présentation du jeu « Star sans ma voiture » de Roanne


Star sans ma voiture - la suite par avp_diffusion

Une nouvelle antenne relais téléphonique contestée en Aveyron à Clairvaux

Il n’y a pas qu’à Auzits, Saint-Georges-de-LuzençonOnet-le-Château, Rignac... que l’installation d’antennes relais téléphoniques est fortement contestée en Aveyron.

Il est d’ailleurs fort inquiétant de voir la multiplication des demandes d’installation d’antennes par tous les opérateurs sur nos territoires.

« Notre santé à Tous » est un collectif  qui vient de se créer à Clairvaux suite au projet d’implantation d’une antenne relais de téléphonie mobile de 23 m de hauteur par l’opérateur SFR,  au lieu-dit « La Falière », intersection « Le Fiou » sur la commune de Clairvaux d’Aveyron.

Cette implantation a été décidée sans aucune concertation avec la population. Placée dans une vallée, cette antenne relais rayonnerait sur Clairvaux, Bruéjouls, Casssagnes Comtaux, Panat et Balsac. Une autorisation municipale a été délivrée le 24 février 2011. Le panneau des travaux a été implanté le 23 mars 2011.

« Notre Santé à tous » veut que le téléphone portable fonctionne au mieux mais pas aux dépens de notre santé !

antennes-relais,ondes électromagnétique,Clairvaux,Le Collectif « Notre Santé à Tous » vous invite donc à une réunion publique d’information, le vendredi 6 mai 2011, à la salle de l’Ady de Clairvaux , à 20H30, avec Pierre Le Ruz, expert indépendant de la CRIIREM.

Pierre Le Ruz était venu à Rignac il y a un peu moins d’un an pour informer la population locale. Son intervention avait fortement intéressé les 250 personnes présentes, mais l’antenne relais est malheureusement toujours à sa place.

Je vous invite donc à venir à cette conférence, tant pour écouter Pierre Le Ruz que pour soutenir l’association « Notre santé à Tous ».

Il est également possible de signer la pétition de soutient en ligne.

antenne relais pomeyrols.jpgTéléchargez le tract pour cette conférence : Clairvaux-Tract6mai.pdf

A Decazeville, France-Télécom poursuit son programme d’installation. N’ayant pas été beaucoup soutenu tant par mes collègues que par la population, on peut dire que la résistance a été minime. Deux antennes relais ont donc été installées sur la façade du central téléphonique et l’antenne relais prévue à Pomeyrols au dessus de Saint-Roch a également été installée. Deux batailles de perdues. Peut-être pas définitivement…

17/04/2011

Une randonnée cyclable pour faire la promotion de la Véloroute de la Vallée du Lot

veloroute-vallee-du-lot.jpgGrâce à son Délégué régional Julien Savary et à toute une équipe régionale dynamique (et même inter-régionale avec le Cantal, le Lot-et-Garonne et la Lozère), l’Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) organise du 4 au 13 juillet 2011 une randonnée vélo pour la « Véloroute de la vallée du Lot ».

Il s’agira d’une randonnée à vélo familiale et « active » pour faire la promotion d’un itinéraire de type « Véloroute », jalonné et sécurisé, dans cette magnifique vallée du Lot.

Cette randonnée de 540 km environ parcourue en une dizaine d’étapes de 40 à 70 km, permettra de réaliser des visites touristiques (sites, musées…) et de rencontrer les élus pour les sensibiliser à la réalisation rapide ce cet itinéraire.

 Le programme :

Partie 1 – Lot aval : Aiguillon-Cahors 4 jours

Lundi 4 juillet -  Aiguillon – Villeneuve-sur-Lot (61km)    

Mardi 5 juillet -  Villeneuve-sur-Lot – Condat (45km +16km Bonaguil)

Mercredi 6 juillet - Condat à Anglars-Juillac (42 km)  

Jeudi 7 juillet - Anglars-Juillac à Cahors  (47 km)

 

Partie 2 – Lot amont : Cahors-sources du Lot  6 jours

Vendredi 8 juillet -  Cahors - Cajarc  (59 km)

Samedi 9 juillet -  Cajarc - Livinhac-le-Haut  (50km)  

Dimanche 10 juillet -  Livinhac-le-Haut - Espalion  par vallée (69km)

Lundi 11 juillet -  Espalion – La Canourgue (63km) 

Mardi 12 juillet -  La Canourgue - Mende (50km)

Mercredi 13 Juillet -  Mende - sources du Lot (41km) 

                   (Etape au Bleymard ou Villefort +30km) 

 cyclos-livinhac.jpgCette randonnée sera l’occasion de rappeler les demandes de l’AF3V pour cet itinéraire :

Améliorer la Véloroute déjà jalonnée Aiguillon-Cahors (150km)

-      connexion à la voie verte du canal des Deux-Mers Aiguillon-canal (8km)

-      sécurisation des passages sur RD circulés et création de portions en voies vertes (anciens chemins de halage, anciennes voies ferrées,…).

Prolonger la Véloroute jusqu’aux source du Lot (total Véloroute sur 5

départements : 540 km dans la vallée/723km avec boucles et liaisons) :

-      Lot : Cahors-Capdenac-gare (95km -total Lot : 156km), plus boucle vallée du Célé-Figeac (62km)

-      Aveyron et Cantal: Capdenac-gare à St-Laurent-d’Olt (146km), plus boucle Conques-vallée du Dourdou (65km) et liaison Rodez (20km)

-      Lozère : La Mothe-Banassac - sources du Lot (92km). Plus liaisons (49km).

Ce projet, lancé en 2001 par l’AF3V (association Française de  développement des Véloroutes et Voies Vertes), est inscrit dans les Schémas régionaux et dans le Schéma national des Véloroutes et Voies Vertes. L’Entente inter-départementale Bassin du Lot soutient et co-finance le projet. 

Le Lot-et-Garonne a jalonné la totalité, le Lot seulement 80km.

Les Conseils Généraux doivent décider rapidement la réalisation de cet itinéraire qui sera bénéfique pour l’économie touristique locale… 

carte-véloroute vallée du lot.jpgCette randonnée fera donc trois étapes dans l’Aveyron qui seront suivies par l’Association pour la défense et la sécurité des Cyclistes en Aveyron, association relais de l’AF3V pour l’Aveyron.

Lors de l’étape de Livinhac le samedi 9 juillet, une réception sera organisée au boulodrome en bordure du Lot, à l’invitation de M. le maire de Livinhac et de l’AF3V.

Ce sera l’occasion d’expliquer aux personnes présentes les retombées en matière économique et touristique de ces aménagements qui peuvent servir tout au long de l’année aux populations locales pour les déplacements quotidiens ou de loisirs.

J’aurais l’occasion de revenir régulièrement plus en détail sur cette animation.

Cliquez sur les photos et les cartes pour les agrandir

Téléchargez le bulletin de participation : Bulletin d'inscription-definitif-060411.pdf

Visitez le site internet dédié à cette randonnée

Visitez le site internet des Véloroutes et Voies Vertes du sud de la France

La page des Véloroutes et voies vertes en Aveyron 

Les pages réservées à la Véloroute de la vallée du Lot avec la pré-étude de faisabilité de 2001, les cartes, l’avancement du projet…

Je suis bien sûr disponible pour tous renseignements concernant cette randonnée : Envoyez un mail à Jean-Louis Calmettes 

Qu'est-ce qu'une véloroute ? Où en est la véloroute de la vallée du Lot ? Cette vidéo datant de 2007 répond à toutes ces questions


VÉLOROUTE VALLÉE DU LOT par calmettes

09/04/2011

La Découverte deviendrait-elle la nouvelle " Montée impossible " ?

lac-vu de cantagrel.jpgLe Parc Intercommunal, espace de plus de 500 hectares allant de Decazeville à Cransac en passant par Combes et Aubin, est-il en train de devenir le terrain de jeu de tous les motards de la région ?

moto4.jpg

 En se rendant sur le site de La Découverte depuis quelques jours, le beau temps aidant, on pourrait le croire. Pourtant, cet espace est totalement interdit aux véhicules à moteurs. Mais certains motards n’en ont cure. Les observations orales que l’on veut bien leur prodiguer restent lettre morte.

Et les quelques promeneurs courageux qui essaient de trouver leur place sur les larges accès à ce site rebroussent vite chemin, outrés par les pétarades bruyantes et inquiets de voir les vitesses de ces motards inconscients qui n’hésitent pas à vous frôler avec leurs engins. Pire encore, le jeu consiste maintenant à escalader les pentes enherbées de ce site, creusant ainsi des ornières.

Il faut que cela cesse.

crapaud1.jpgEn cette période de l’année, la reproduction de nombreuses espèces résidant sur ce site est en pleine activité. Les amphibiens, dont beaucoup d’espèces sont protégées, occupent des mares existantes fragiles ainsi que la roselière du lac. Les insectes et les oiseaux retrouvent leurs places. La flore fragile qui pousse sur ces sols anthropisés est en train de se développer. Tout ce processus demande un minimum de respect et de tranquillité.

Il faut aussi rappeler que la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin est engagée dans un Agenda 21 dont une des mesures vise la protection de la biodiversité.

Mais le plus grave est la gêne permanente des promeneurs et randonneurs qui choisissent La Découverte pour s’évader. Les quelques touristes qui tentent de s’approcher du chevalement de mine dans la poussière laissée par le sillage des engins ne comprennent pas que des motos utilisent ce site magnifique.

Il ne faudrait pas que quelques irresponsables anéantissent les espoirs que la communauté de communes met sur la protection et la mise en valeur dans les années à venir de ce site prestigieux.

Il faut donc rappeler à tous que la circulation des véhicules à moteurs est totalement interdite sur le site du Parc Intercommunal.  

Photos : jlc

28/03/2011

Decazeville à l’honneur sur Friture mag

decazeville-frituremag.jpg

Friture mag, le “ média des possibles dans le Grand Sud “ consacre un article sur Decazeville.

Christophe Pelaprat est venu passer une journée dans notre ville et a rencontré divers acteurs locaux. Je l’ai guidé une partie de la matinée à travers les quartiers et les lieux symboliques de la ville.

A Decazeville (Aveyron), la vie après le charbon

27 mars 2011par Christophe Pélaprat

Née pour le charbon, dévastée par la perte irréversible de son industrie, Decazeville n’est pas une ville comme les autres. Mais si la rupture fut douloureuse, ce n’en est pas pour autant une agglomération sinistrée. L’énergie, à défaut d’être fossile, se retrouve aujourd’hui dans la vitalité de ses habitants.

On l’appelle toujours le bassin. Il porte encore les stigmates de l’intense activité industrielle qui fit son heure de gloire. Collines noircies et pelées, bâtiments décrépis, densité d’un habitat disparate blotti le long d’une vallée étroite ; malgré une intense reconversion, les entrées de Viviez et de Decazeville n’incitent pas à l’arrêt touristique et tranchent d’emblée avec les charmes de la campagne environnante.

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27/03/2011

Et si on éteignait l’éclairage public ?

éclairage public,énergie,Tous ces lampadaires allumés à la nuit tombée et s’éteignant lorsque le jour se lève représentent un gaspillage énergétique énorme. Gaspillage qui a aussi un coût.

A Decazeville, la consommation de l’éclairage public est de plus de 1 million de kWh pour un peu plus de 87 000 euros. Cela représente le quart des consommations et des coûts de dépenses d’énergies.

Sur la communauté de communes, la consommation est d’un peu plus de 3 millions de kWh pour 241 000 euros. Cette consommation représente aussi 303 tonnes de CO2/an et 514 kg de déchets radioactifs, à vie longue et à vie courte, par an.

Si l’on rajoute les effets de cette pollution lumineuse nocturne sur la faune, notamment l’avifaune et les insectes, on comprend qu’il faut faire rapidement quelque chose pour diminuer l’impact de l’éclairage public. Voir la carte de la pollution lumineuse en Aveyron plus bas dans la note.

L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) milite pour la restauration et la défense de la qualité du ciel nocturne au plan national et international, notamment en luttant contre la pollution lumineuse.

Les solutions existent. Elles vont du remplacement des vieilles lampes énergivores, notamment de ces « boules » lumineuses qui éclairent plus le ciel que le sol, à la réduction des puissances à certains horaires, voire l’extinction totale de l’éclairage public de 23 h à 5 h.

Certains font valoir une meilleure sécurisation des voies de circulations éclairées. Rien n’est moins sûr puisque les études montrent que le confort et le sentiment de sécurité apportés par l'éclairage amènent les automobilistes à augmenter leur vitesse, ce qui entraîne des accidents plus graves. On pourrait plus sûrement augmenter la sécurité sur les routes en baissant la vitesse autorisée de 10 km/h la nuit.

Quant à l’insécurité qui constitue l’argument principal des opposants, les communes qui ont engagé l’expérience confirment qu’il s’agit essentiellement d’idées reçues, le vandalisme et le tapage nocturne étaient plutôt en régression après l’application de l’extinction. L’éclairage permanent créé une activité sociale nocturne qui génère des effets indésirables. Les fausses affirmations répandues à ce sujet prennent parfois la forme de pressions voire d’intimidations sur des élus locaux.

Quant aux cambriolages, il faut rappeler qu’ils ont lieu en journée à 80 %. Un système de détection de mouvement, qui déclenche la lumière en cas de présence, peut s’avérer plus dissuasif, le plus efficace étant le déclenchement d'une alarme qui fait fuir près de 95 % des intrus.

De nombreuses communes ont pris le parti d’éteindre leur éclairage public en totalité ou en partie et des mesures de diminution de cet éclairage. Elles sont regroupées au sein de “Villes et Villages Etoilés“ qui organise chaque année un concours.

éclairage public,énergie,Diverses actions existent pour sensibiliser sur ce sujet.

Earth Hour est un événement mondial à l’initiative du WWF durant lequel les citoyens, les pouvoirs publics, les villes et les entreprises éteignent leurs lumières pendant 1 heure pour lutter contre le changement climatique. Cette action a eu lieu samedi dernier et de nombreuses villes et monument dans le monde ont éteint leurs lumières.

Le Jour de la Nuit est une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse. Pour cela, l’événement repose sur l’organisation de manifestations et animations par une multitude de structures, associations et collectivités locales dans les territoires. La 3ème édition de cette opération aura lieu cette année le 1er octobre. 

La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) à édité un fascicule très complet sur ce sujet.

éclairage public,énergie,La Communauté de Communes du Bassin Décazeville-Aubin a décidé de sensibiliser sur ce sujet lors de la semaine du développement durable qui aura lieu cette année du 1er au 7 avril.

Elle organise une soirée conviviale le samedi 2 avril sur la commune de Firmi qui s’est montrée la plus volontaire pour organiser cette animation.

Elle se déroulera au hameau de La Besse Noîts sur les hauteurs du Bassin.

« Nuit noire à La Besse Noîts » vous propose par l’extinction de l’éclairage public de découvrir cette autre lumière chère à Edmond Rostand et de rompre avec les peurs ancestrales liées à l’obscurité.

Ainsi, cette soirée vous propose tour à tour, en compagnie de spécialistes, de contempler les étoiles avec Claire Henrion, de découvrir des textes lus par  Eléonore Eychenne sur le thème de la nuit, de déguster à l’aveugle des chocolats aux saveurs originales et d’apprécier l’arôme de cépages comme la teneur en bouche de vins divers proposés par des commerçants locaux.

Prévoyez des vêtements chauds et des chaussures de marche. Pensez à prendre une lampe torche et éventuellement une paire de jumelles

Une navette gratuite sera mise en place sous réserve d’un nombre suffisant d’inscriptions.

Inscription conseillée pour la soirée, indispensable pour les navettes

Office de tourisme de Cransac au 05 65 63 06 80

Office de tourisme de Decazeville au 05 65 43 18 36

 

Téléchargez la plaquette : web-tract semainedd.pdf

L’article de La Dépêche du Midi : Venez apprécier la nuit, le 2 avril, à La Besse-Noîts

19/03/2011

Désenclaver, désenclavement :

désenclaver,routes,RN 88,aéroport,

Mots utilisés par des hommes politiques et par des présidents de chambres consulaires pour justifier la construction d'infrastructures de transport pharaoniques et polluantes sur le dos des budgets des collectivités locales de préférence. Le but réel est de favoriser la mondialisation libérale, les lobbies du BTP, du pétrole, de l’automobile, des transports routiers de marchandises, de l’aérien, des grandes enseignes de la distribution, de la finance... 

Plus on fait dans la surenchère et la démagogie, mieux c'est.

En général, les pages de la presse quotidienne régionale leur sont grandes ouvertes, surtout en Midi-Pyrénées où le principal titre (et malheureusement unique titre dans certains départements) appartient à un notable politique cumulard du Tarn-et-Garonne bien connu pour ses positions pro-goudron, pro-nucléaire et anti-ours.

Citations :

J-C Luche, président du Conseil Général de l’Aveyron : « Je veux désenclaver ce département avec des routes neuves et les plus sûres possibles » - 7 janvier 2011

Manuel Cantos, président de la CCI, le 9 mars 2011 : « Comme le désenclavement routier se fait très lentement et que nous n'aurons jamais le TGV, il ne reste que l'aérien pour développer l'économie du département » 

Martin Malvy, président du Conseil Régional, le 11 septembre 2009, justifiant le financement de la Région au doublement de la RN 88 : «  Rien ne nous oblige à cet effort, si ce n'est ma volonté de permettre le désenclavement de Rodez »

Guy Durand, conseiller général de Millau, le 4 mars 2011 : « je considère que le désenclavement est la clef du département en Aveyron »

Ces phrases historiques de nos vaillants “désenclaveurs“ s’accompagnent en général de contrevérités et de mépris envers leurs contradicteurs.

Si vous n’adhérez pas à ce concept, malheur à vous ! Vous êtes un traître, un « has been », un anti-Français et anti-Aveyronnais, un « écologiste attardé qui veut retourner à la bougie », un baba, un bobo… 

Citations :

Didier Mai-Andrieu, conseiller général de Baraqueville, constatant l’opposition des Verts au doublement intégral de la RN 88, le 24 octobre 2009 : « Les Verts sont fous ou quoi ? La RN88 à 2x2 voies est un axe privilégié pour le développement de l'Aveyron. Le département en a trop besoin. On ne peut donc pas se permettre d'avoir des considérations métaphysiques de ce genre »

Stéphane Bultel, conseiller général de Rodez-Est, le même jour pour le même motif : « Et c'est tout de même un comble que les Verts condamnent le seul projet routier qualifié de développement durable »

Jean-Louis Chauzy, président du CESR, le 28 février 2011 : « Dire en 2011, pas d’aéroport, pas de LGV, pas d’autoroutes, pas de fret ferroviaire dans les Pyrénées, c’est programmer le doublement du chômage et la précarité et accumuler les retards »

Manuel Cantos, le 23 janvier 2011 : « Moi, ce qui me choque, ce sont huit millions d’euros nécessaires pour construire un pont afin de sauver des écrevisses à pattes blanches » 

En général les mêmes soutiennent aussi d’autres grands lobbies tout aussi polluants et destructeurs :

Jean-Louis Chauzy, qui n’est plus à une ânerie bêtise près : « L’énergie et la filière nucléaire doivent rester dans le domaine public pour préserver l’indépendance énergétique de la France et son excellence technologique » - 18 mars 2011

« Indépendance énergétique » avec le nucléaire ? Il n’est même pas au courant qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France ?

J’envisage de poursuivre ce dictionnaire des meilleurs mots des décideurs de notre région (et d’ailleurs). Les thèmes ne manquent pas : ruralité, développement durable, créer des emplois…

Vous pouvez bien sûr m’aider à relever des perles. 

Et vive les écrevisses à pattes blanches ! (Christian Laborde)

podcast

14/03/2011

Decazeville, 15 mars, 13 h : Une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs

logo-reso-sociaux.jpg

Samedi 12 mars 15h, heure japonaise, à la suite d’un séisme important suivi d’un tsunami tout aussi dévastateur, une explosion s'est produite dans le bâtiment d’un réacteur de la  centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi.

Depuis, d’autres réacteurs de cette centrale ont procédé à la même manœuvre qui consiste à réaliser des rejets radioactifs dans l'air pour faire baisser la pression et tenter d’éviter une explosion du cœur des réacteurs en fusion. D’autres centrales nucléaires japonaises ont également été fortement touchées.

L’issue de ce que l’on peut d’ores et déjà appeler une catastrophe nucléaire est incertaine.

Mardi 15 mars, 13h, heure française, retrouvons-nous pour une flash mob géante partout dans les villes de France en solidarité avec le peuple japonais meurtri et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs.

A Decazeville, le rendez-vous est fixé le mardi 15 mars à 13 h, place Decazes, devant la mairie

Flyer à diffuser : decazeville - solidarité japon.pdf

26/02/2011

L ‘Aveyron loin de tout : que du bonheur !

Aveyron,Rodez,chômage,RN 88,routes,LGV,enclavement,La presse locale et les télévisions nationales (France 2) s’intéressent actuellement à la prospérité de l’Aveyron et notamment à son faible taux de chômage de 5,2 %. Ce succès viendrait avant tout du relatif enclavement de ce département. Et bien oui ! Être loin de tout donnerait aux Aveyronnais une obligation de se prendre en charge eux-mêmes. Même le maire de Rodez le reconnaît.

Les reportages notent la compétence et l’ardeur au travail des Aveyronnais, une gouvernance responsable et humaine des chefs d’entreprises et un dialogue fructueux dans les entreprises pour aboutir à un consensus. L’agriculture, qui représente 12 % des emplois en Aveyron, est aussi un facteur bénéfique à ce succès.

Sans LGV, à deux heures de la capitale régionale et à 7 heures en train de Paris, l’Aveyron serait donc une oasis de prospérité par rapport à d’autres territoires qui ont tout et cette prospérité viendrait même de ce relatif enclavement que certains désignent comme un handicap.

Des évidences que j’avais déjà noté dans les propos du président de la CCI d’Aurillac qui ventait ainsi son territoire il a moins d’un an : « Etre un petit peu enclavé nous a laissé à côté des grandes périodes où on a beaucoup massacré la nature. Le département est préservé, il est intact… On va rentrer de plein pied dans cette nouvelle économie dite durable ».

Sans se replier sur lui-même, l’Aveyron a une chance inouïe de garder son authenticité et sa prospérité s’il ne cède pas aux sirènes de ceux qui  réclament toujours plus d’autoroutes ou de 2X2 voies, des LGV et des avions à bas coûts. Il faut au contraire garder cet équilibre fragile entre territoire encore protégé grâce à ce relatif enclavement et dynamisme économique et social. Il ne faut pas banaliser notre département, il faut au contraire garder cette originalité. 

 

22/02/2011

Comment peut-on encore défendre le nucléaire ?

TRICASTIN.pngEn lisant Centre Presse ce matin, j’ai été passablement irrité par le communiqué d'un élu de Rodez membre du Parti Communiste (voir en bas de note), qui, sous le motif louable de protéger les usagers d’EDF, glorifie en fait le nucléaire en balançant au passage de gros mensonges.

J’ai donc répondu par l'intermédiaire du journal.

" Comment expliquer que 25 ans après l’horreur de l’explosion de la centrale de Tchernobyl qui fait encore des victimes tous les jours, le nucléaire trouve encore de si fidèles défenseurs si ce n’est que par aveuglement idéologique.

Comment peut-on parler de l’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire alors qu’il n’y a plus une seule mine d’uranium en France et que les mines exploitées par Areva à l’étranger le sont dans des conditions sociales et environnementales désastreuses comme au Niger.

Comment peut-on continuer à glorifier le nucléaire civil, marchepied du nucléaire militaire et de la prolifération nucléaire dans le monde. N’oublions pas que Nicolas Sarkozy voulait vendre des centrales nucléaires à Kadhafi et défendait des accords nucléaires avec Ben Ali, il y a encore peu de temps.

En défendant le nucléaire pour défendre les usagers de l’électricité, Jean-Albert Bessière  se trompe. Mais en plus il nous trompe avec des arguments faux.

Comment expliquer que le nucléaire est moins cher que d’autres sources de production d’électricité alors que le nucléaire recule partout dans le monde. L’électricité nucléaire en France est moins chère parce qu’elle bénéficie depuis des dizaines d’années d’un soutien financier massif de la part des gouvernements successifs et qu’elle n’intègre pas totalement les énormes dépenses attendues par le démantèlement des centrales en fin de vie et la gestion des déchets. Nous laissons tout cela à nos enfants.

Jean-Albert Bessière nous trompe en faisant croire que la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité) payé par tous les abonnés à l’électricité sert uniquement à racheter l’électricité d’origine photovoltaïque. Entre 2007 et 2010, les énergies renouvelables ont pesé entre 0 et 22 % de cette CSPE. Tout le reste des recettes de cette taxe est consacré au surcoût de production d'électricité, pour l'essentiel à base de pétrole, charbon ou gaz, dans les îles françaises, au rachat d’électricité produite par cogénération ou des moyens de production de pointe qui fonctionnent au gaz ou au pétrole et à la protection des consommateurs précaires. La production d'électricité émettrice de gaz à effet de serre a donc absorbé entre 68 et 88 % de la CSPE entre 2007 et 2010.

 Alors oui à un service public de l’énergie, mais pas à celui que Jean-Albert Bessière rêve. Oui à un service public de l’énergie dont les trois piliers seront les économies d’énergies, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Oui à un service public de l'énergie, multi-énergies hors nucléaire et décentralisé.

En attendant ce service public que je souhaite ardemment, j’encourage les usagers de l’électricité à se tourner vers des fournisseurs vendant exclusivement de l’électricité d’origine renouvelable et ayant un statut de coopérative. Ca existe, j’y suis abonné et sociétaire et si on fait un peu attention à ses consommations, c’est moins cher que l’électricité nucléaire. Mais surtout on a la satisfaction de ne pas participer à cette folie nucléaire qui détruit les hommes, saccage la planète et engloutie des sommes faramineuses.

 Jean-Louis Calmettes

Elu Europe-Ecologie – les Verts à Decazeville et délégué à la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin "

Le communiqué de Jean-Albert Bessière Comment l'Etat vole les usagers de l'électricité - J-A Bessières.pdf

Jean Barrié a publié une tribune dans Centre Presse du 23 février 2011 Les fourberies du nucléaire - Jean Barrié.pdf

14/02/2011

Au secours, Puech revient !

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On pensait qu’après avoir fait fortune en cumulant les indemnités d'élu et après avoir pris une veste monumentale lors des dernières élections sénatoriales, Jean Puech allait avoir la sagesse de prendre sa retraite. Que nenni, il n’en a pas assez. Pour le récompenser des bons services rendus à la droite et pour sûrement améliorer sa piètre retraite, Sarkozy lui confit de temps en temps des rapports à conduire. Il y a d’abord eu une mission sur la mise en valeur de la forêt française et le développement de la filière bois en 2009 dont les conclusions ne laissent aucun équivoque. Jugez-en :

-       libérer les énergies, simplifier la réglementation qui s’est sédimentée, et redonner de la compétitivité et un souffle à l’ONF, aux CRPF et aux coopératives, ainsi qu’aux experts et organismes de gestion forestière,

-       faire émerger une exploitation forestière moderne alimentant une industrie du bois performante, la moderniser et la mettre, si possible en cinq ans, en meilleur état de compétitivité face à la concurrence internationale »

On comprend mieux pourquoi l’Etat tente actuellement de procéder au démantèlement du régime forestier pour privatiser la gestion de la forêt domaniale et communale française comme en Angleterre.

La forêt ne s’en trouvera pas mieux protégée et exploitée durablement, mais la poursuite de la destruction de services dévoués et compétents comme l’ONF irait en  s’accentuant et des entreprises privées s’enrichiront. Bientôt « Véolia Bois » ou « Bouygues Forêts » ? Peut-être à cause de Puech !

 C’est maintenant au transport ferroviaire que Jean Puech décide de s’attaquer avec la même recette : privatiser encore plus.

Il participe au sein de l’ARAF (Autorité de régulation des activités ferroviaires), à un comité chargé d’émettre des avis sur la mise en concurrence du transport passagers et au bon accès au réseau pour les entreprises privées qui vont se manifester. Tout un programme… libéral.

 Alors que l’urgence est au contraire ailleurs. De nombreux spécialistes s’inquiètent de l’état du réseau ferré et demandent un moratoire sur la construction de nouvelles LGV pour consacrer tous les moyens financiers à la restructuration du réseau existant. Même le très sarkozyste Nicolas Baverez du Point évoque un krach ferroviaire proche et des risques d’accidents majeurs si nous ne nous occupons pas du réseau existant.

Alors avant de privatiser le rail français décidons d'abord de rénover notre réseau.

 Photo : Guillaume Paumier – Licence Creative Commons CC-BY-SA-2.5 - http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Guillom

05/02/2011

Gaz de schiste : l’ouest Aveyron est aussi concerné

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Si nous entendons en Aveyron beaucoup parler du permis de recherche de gaz de schiste de Nant dans le sud du département, l’ouest n’en est pas moins concerné. En effet, le « permis de Cahors » englobe une grande partie du Lot, mais déborde également sur l’ouest du département touchant une surface à gauche d’une ligne qui évite Figeac mais qui rentre ensuite dans le territoire pour englober Villeneuve, Villefranche-de-Rouergue pour descendre jusqu’à Bor-et-Bar et partir ensuite vers le Tarn-et-Garonne.

La vallée du Lot à partir de Balaguier, le causse de Montsales, Martiel, Monteils et Najac sont englobés dans ce permis de recherche qui peut déboucher sur une exploitation. Après avoir été un temps choisi pour abriter les déchets nucléaires, la région de Sanvensa et de Najac voit maintenant arriver les pétroliers américains.

J’étais hier à Nant où Eva Joly et José Bové ont animé une réflexion sur ces permis de recherche. Ils ont dénoncé l'opacité dans laquelle des sociétés ont obtenu des permis d'exploration. Ils ont également dénoncé les méthodes employées pour extraire ce gaz, méthodes qui seraient très dommageables pour l'environnement en général et surtout pour l'eau souterraine. Ils demandent l'abrogation pure et simple de ces permis d'explorer. Le combat va se poursuivre sur le terrain et juridiquement.

Il serait souhaitable que les communes de l’ouest Aveyron se fédèrent et intègrent les collectifs lotois et le futur collectif national, car si pour l'instant une mission d'information a été demandée, les permis de recherche ne sont pas suspendus.

En vidéo, une courte partie de l’intervention d’Eva Joly à Nant.

30/01/2011

Des bus à haut niveau de service pour désengorger Rodez ?

bus,rn 88,camions,transports collectifsLe maire de Rodez se plaint une fois de plus dans la presse de l’engorgement de Rodez aux heures de pointe pour justifier le grand contournement de Rodez et le Barreau de Saint-Mayme.

Certes, il est évident que si on ne fait rien, la situation va empirer. Mais avant d’en arriver à ces constructions pharaoniques et onéreuses, il convient peut-être de trouver des solutions pour modérer la circulation sur la RN 88, notamment dans la traversée de Rodez. D’abord, diminuer la circulation de poids-lourds et de marchandises par l’interdiction des véhicules de plus de 7,5 T en transit national et international et les obliger à prendre les autoroutes. Ensuite, il faut modérer la circulation locale par la mise en place de transports collectifs.

C’est le sens des navettes interurbaines départementales voire interdépartementales que nous proposions déjà en 2006 et que reprend fort justement le PS dans ses propositions pour les prochaines cantonales.

Mais il convient aussi d’inciter les habitants de l’Agglo du Grand Rodez à utiliser les bus. Il y a certes un réseau Octobus intéressant qu’il conviendrait d’améliorer tant au niveau des circuits, que des horaires et des tarifs.

Mais les grandes villes et de plus en plus de villes moyennes s’équipent de transports collectifs en sites propres (TCSP) de surface qui ont le mérite d'être réguliers, rapides et confortables et moins chers que le métro. Ces grandes villes ont choisi dans les années 90 le tram. Le succès des réseaux de trams de Montpellier, Strasbourg, Nantes et maintenant Toulouse montre qu’il y avait une véritable attente des habitants. Toutes ces villes développent ou souhaitent développer maintenant des TCSP à base de bus. Ces bus spéciaux appelés Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) ressemblent d’ailleurs de plus en plus aux trams, mais ils reviennent beaucoup moins chers. Le deuxième appel à projet de TCSP financés par le Grenelle de l’Environnement voit les grandes villes proposer ces modes de transports en plus des métros et trams (Toulouse programme 4 lignes), mais des villes moyennes se lancent dans de tels projets : Niort, Brive, Périgueux, Quimper, Angoulême, Lorient …

Bus,RN 88,camions,transports collectifs,

Pour avoir goûté au BusWay de Nantes cet été, je peux dire que le succès des BHNS est réel.

Il serait peut-être intéressant que le Grand Rodez se positionne sur ce genre de projet tant qu'il y a encore des aides.

Toutes ces solutions associées à un transport par rail plus dense, à un réseau cyclable performant doublé de location de vélos, au covoiturage, voire à l’autopartage, à une plateforme de livraisons… permettraient à l’agglomération de Rodez de respirer et aux habitants de mieux se déplacer et d’économiser du carburant qui sera de toute façon de plus en plus cher. Ces solutions éviteraient aussi aux collectivités de s’endetter dans des projets routiers du siècle dernier.

 L'excellente revue « Ville, Rail et Transports » consacre une douzaine de page de son dernier numéro de janvier aux BHNS. 

Photo : Le Crealis d'Iribus-Iveco choisi par la ville de Nîmes