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05/02/2011

Gaz de schiste : l’ouest Aveyron est aussi concerné

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Si nous entendons en Aveyron beaucoup parler du permis de recherche de gaz de schiste de Nant dans le sud du département, l’ouest n’en est pas moins concerné. En effet, le « permis de Cahors » englobe une grande partie du Lot, mais déborde également sur l’ouest du département touchant une surface à gauche d’une ligne qui évite Figeac mais qui rentre ensuite dans le territoire pour englober Villeneuve, Villefranche-de-Rouergue pour descendre jusqu’à Bor-et-Bar et partir ensuite vers le Tarn-et-Garonne.

La vallée du Lot à partir de Balaguier, le causse de Montsales, Martiel, Monteils et Najac sont englobés dans ce permis de recherche qui peut déboucher sur une exploitation. Après avoir été un temps choisi pour abriter les déchets nucléaires, la région de Sanvensa et de Najac voit maintenant arriver les pétroliers américains.

J’étais hier à Nant où Eva Joly et José Bové ont animé une réflexion sur ces permis de recherche. Ils ont dénoncé l'opacité dans laquelle des sociétés ont obtenu des permis d'exploration. Ils ont également dénoncé les méthodes employées pour extraire ce gaz, méthodes qui seraient très dommageables pour l'environnement en général et surtout pour l'eau souterraine. Ils demandent l'abrogation pure et simple de ces permis d'explorer. Le combat va se poursuivre sur le terrain et juridiquement.

Il serait souhaitable que les communes de l’ouest Aveyron se fédèrent et intègrent les collectifs lotois et le futur collectif national, car si pour l'instant une mission d'information a été demandée, les permis de recherche ne sont pas suspendus.

En vidéo, une courte partie de l’intervention d’Eva Joly à Nant.

30/01/2011

Des bus à haut niveau de service pour désengorger Rodez ?

bus,rn 88,camions,transports collectifsLe maire de Rodez se plaint une fois de plus dans la presse de l’engorgement de Rodez aux heures de pointe pour justifier le grand contournement de Rodez et le Barreau de Saint-Mayme.

Certes, il est évident que si on ne fait rien, la situation va empirer. Mais avant d’en arriver à ces constructions pharaoniques et onéreuses, il convient peut-être de trouver des solutions pour modérer la circulation sur la RN 88, notamment dans la traversée de Rodez. D’abord, diminuer la circulation de poids-lourds et de marchandises par l’interdiction des véhicules de plus de 7,5 T en transit national et international et les obliger à prendre les autoroutes. Ensuite, il faut modérer la circulation locale par la mise en place de transports collectifs.

C’est le sens des navettes interurbaines départementales voire interdépartementales que nous proposions déjà en 2006 et que reprend fort justement le PS dans ses propositions pour les prochaines cantonales.

Mais il convient aussi d’inciter les habitants de l’Agglo du Grand Rodez à utiliser les bus. Il y a certes un réseau Octobus intéressant qu’il conviendrait d’améliorer tant au niveau des circuits, que des horaires et des tarifs.

Mais les grandes villes et de plus en plus de villes moyennes s’équipent de transports collectifs en sites propres (TCSP) de surface qui ont le mérite d'être réguliers, rapides et confortables et moins chers que le métro. Ces grandes villes ont choisi dans les années 90 le tram. Le succès des réseaux de trams de Montpellier, Strasbourg, Nantes et maintenant Toulouse montre qu’il y avait une véritable attente des habitants. Toutes ces villes développent ou souhaitent développer maintenant des TCSP à base de bus. Ces bus spéciaux appelés Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) ressemblent d’ailleurs de plus en plus aux trams, mais ils reviennent beaucoup moins chers. Le deuxième appel à projet de TCSP financés par le Grenelle de l’Environnement voit les grandes villes proposer ces modes de transports en plus des métros et trams (Toulouse programme 4 lignes), mais des villes moyennes se lancent dans de tels projets : Niort, Brive, Périgueux, Quimper, Angoulême, Lorient …

Bus,RN 88,camions,transports collectifs,

Pour avoir goûté au BusWay de Nantes cet été, je peux dire que le succès des BHNS est réel.

Il serait peut-être intéressant que le Grand Rodez se positionne sur ce genre de projet tant qu'il y a encore des aides.

Toutes ces solutions associées à un transport par rail plus dense, à un réseau cyclable performant doublé de location de vélos, au covoiturage, voire à l’autopartage, à une plateforme de livraisons… permettraient à l’agglomération de Rodez de respirer et aux habitants de mieux se déplacer et d’économiser du carburant qui sera de toute façon de plus en plus cher. Ces solutions éviteraient aussi aux collectivités de s’endetter dans des projets routiers du siècle dernier.

 L'excellente revue « Ville, Rail et Transports » consacre une douzaine de page de son dernier numéro de janvier aux BHNS. 

Photo : Le Crealis d'Iribus-Iveco choisi par la ville de Nîmes

15/01/2011

Le forcing pour le doublement intégral de la RN 88 s’accentue

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Le mardi 11 janvier, c’est le président du conseil général de l’Aveyron qui veut financer le fameux « barreau de Saint-Mayme » pour la bagatelle de 25 M€ (les coûts réels iront sûrement au-delà) avec l’appuie du maire PS d’Onet-le-Château.

Le jeudi 14 janvier, ce sont les maires riverains de la RN 88 entre Laissac et Séverac qui demandent des travaux de doublement d’urgence.

Le samedi 15 janvier, on apprend par la presse que le comité syndical du syndicat mixte d’étude et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon réuni à Mende, estime que l'aménagement à 2 x 2 voies de l'ensemble de l'itinéraire est nécessaire. Pour le financement, le comité syndical propose le partenariat (le fameux PPP de Puech) pour le tronçon aveyronnais et la concession pour les tronçons vers Lyon.

Pourquoi cet acharnement pour une route, qui, pour l’instant n’a pas plus de circulation entre Laissac et Séverac que la RD 840 dans la traversée de Firmi et tout juste un peu plus que la RD 920 avant Espalion ?

Tout simplement pour en faire un axe de transit pour les camions de toute l’Europe.

C’est donc une vision dogmatique libérale qui commande ce projet.

Vision dogmatique que je pourrais éventuellement comprendre si on choisissait les modes de transport de marchandises les moins polluants : le rail, le cabotage maritime…

Mais avec la route, on choisit le mode de transport le plus polluant pour notre air, notre climat, nos sols, la biodiversité…, mais aussi le plus accidentogène.

Répétons-le une fois de plus, il existe d’autres solutions que j’ai souvent développé : aménagements de la RN 88 pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains, interdiction de la circulation de transit national et international des camions de plus de 7,5 T, développement du transport ferroviaire des marchandises et développement des transports collectifs des personnes.

Ces solutions appliquées ailleurs permettront à notre conseil général (et régional) de ne pas s’endetter et de donner ainsi avec l’argent économisé, des moyens à certains secteurs importants comme le social, l’environnement ou l’aide aux collectivités.

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Une satisfaction tout de même, celle de voir nos amis du Parti Socialiste proposer une navette bus entre Decazeville et Rodez à bas prix. Cette proposition, que je faisais pour la campagne des cantonales de 2008, est ainsi reprise et je m’en réjouis.

Ma proposition allait d’ailleurs plus loin puisque je j’envisageais une ligne Figeac-Decazeville-Rodez puisque les flux de personnes entre ces trois villes sont important.

Je rajoute pour avoir encore une longueur d’avance, que pour en faire une ligne attractive, il faut en faire une ligne express avec quatre à cinq arrêts maximum à de pôles multimodaux (train, bus urbains, TAD, covoiturage, vélo, parking relais) qu’il reste à créer (Figeac, Capdenac-Port, Bassin, Saint-Christophe ?, aéroport), et avec une circulation prioritaire des bus express réglementée par des feux sur certains tronçons (voies de dépassement, doubles voies, carrefours…). 

Face à cette évolution importante du Parti Socialiste, je ne désespère pas voir leurs candidats reprendre nos propositions pour la RN 88. Mais en 2014 il sera trop tard !

Téléchargez les statistiques de circulation (708 Ko) :

recensement circulation 2009.pdf

 

 

05/01/2011

Des départements interdisent la circulation aux camions en transit

rn88-viaducbourran.jpg

L’entretien du réseau routier départemental, fortement dégradé par le passage des camions, pèse d’un poids de plus en plus lourd dans les budgets des conseils généraux.

Si le passage de camions travaillant sur le territoire ou les départements limitrophes est légitime, il n’en est pas de même pour les camions qui traversent la France en prenant des nationales et départementales afin d’éviter les péages des autoroutes. Les routes départementales dégradées par le passage de ces poids lourds qui n’apportent rien aux territoires traversés nécessitent des travaux à la charge des contribuables locaux. Il en est de même pour les routes nationales qui se retrouvent de plus en plus à la charge des contribuables locaux puisque l’Etat demande aux Départements et aux Régions de participer aux investissements.

Pour limiter les charges d’investissement, d’entretien et sécuriser ces axes, des départements ont donc pris des arrêtés afin d’interdire les camions de plus de 7,5 T en transit national et international sur certaines routes. C’est le cas de la Saône-et-Loire d’Arnaud Montebourg et du Jura de Jean Raquin. Un de gauche, l’autre de droite. On peut regretter cependant que l’amende de 22 euros prévue en cas d’infraction constatée ne soit vraiment dissuasive.

Voilà une bonne idée que l’on pourrait appliquer en Aveyron. Interdire la RN 88 aux camions en transit national et international réduirait fortement la circulation sur cet axe. Le doublement de cet axe serait encore moins justifié. Des aménagements pour la sécurité des usagers et la sécurité et la tranquillité des riverains suffiraient amplement, aménagements que l’Etat pourrait prendre à sa charge intégralement puisqu’il s’agit d’une route nationale tout de même.

Il serait également intéressant d’inclure la RD 840 dans cette interdiction.

Voilà une mesure intelligente qui, associée à l’inexorable hausse du coût des carburants, remettrait au goût du jour le transport ferroviaire des marchandises.

Mais l’Etat veille et les Préfets de ces départements vont tout faire pour annuler ces arrêtés qui empêchent les hordes de camions de traverser nos campagnes.

Tant pis pour notre tranquillité, notre sécurité, nos paysages, notre air et pour la planète.

Mais l'Aveyron aura-t-il le courage de prendre un tel arrêté ? Même après les élections de mars prochain si la majorité change de bord ?

27/12/2010

Les zones industrielles à la campagne ?

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Les infrastructures routières de transport sont très dévoreuses d’espaces. Les zones d’activités ou les zones commerciales également. Il est malheureusement plus facile de prendre ces espaces sur des zones agricoles ou naturelles plutôt que d’utiliser d’anciennes zones en friches. Pourquoi ? Le coût de la réhabilitation. Nous sommes bien placés dans le Bassin de Decazeville pour connaître le problème. La dépollution des anciennes zones industrielles désertées par des industriels peu scrupuleux partis sans remettre leur site en état (mais ils vont très bien, merci !), est un travail de longue haleine et fort onéreux. Les fonds pour arriver à financer ce travail deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Et les mauvaises surprises lors des travaux de réhabilitation sont fréquentes.

Mais plutôt que de financer fortement ces réhabilitations de friches pour créer de nouvelles zones d’activités gérées durablement, l’Etat et les collectivités locales continuent de vouloir financer des zones en rase campagne, prises sur des terres agricoles.

rd840-Hymes-cg12.jpgC’est le cas pour une future zone qui devrait se situer à quelques kilomètres de Decazeville, sur la route de Rodez. 

Profitant de la création d’un créneau de dépassement sur la RD 840 dans la Côte d’Hymes dont il y aurait aussi beaucoup à dire, il semble que le conseil général avec la mairie d’Auzits et la communauté de communes de Rignac aient pour objectif de créer une zone d’activité sur ce secteur. Les acquisitions foncières vont bon train, mais elles sont ralenties par une association qui n’entend pas se laisser faire. Et pour cause, c’est la même qui se bat contre l’installation d’une antenne téléphonique à Auzits, préférant l’installer sur un autre lieu où elle ne gênerait personne. L’antenne est d’ailleurs toujours au sol.

TOUCHEZ PAS À NOTRE CÔTE D'HYMES - CDCH.jpgDéjà à Saint-Julien-de-Pigagnol, une zone d’activité a été construite sur de la bonne terre agricole alors que la zone de Boisse-Penchot reste désespéramment vide et que d’autres anciennes friches comme à Cérons ne demandent qu’à être aménagées.

La position concernant les ZIR (Zones d’Activités d’Intérêt Régional) des élus Europe Ecologie – les Verts du Conseil régional lors de la Commission Permanente du 16 décembre dernier rejoint cette préoccupation :

« Guillaume Cros a interpellé le Président Malvy sur le soutien de la Région aux EPCI dans le cadre du label Zones d'Activités Intérêt Régional. En effet, la Région aide des Communautés de Communes à créer ou à étendre des zones d'activités. Le Président du Groupe EE-LV a demandé à ce que les critères d'éligibilité à ce plan de soutien soient retravaillés afin de lutter contre l'étalement urbain, la dégradation paysagère de l'entrée de nos communes et la diminution rampante des terres agricoles.

Les élu-e-s EE-LV proposent de nouvelles orientations telles que la réhabilitation du patrimoine en friche qui représente une surface très importante laissé à l'abandon, et qui pourtant serait très attractive pour les entrepreneurs. Il est également important de préserver certaines surfaces menacées par les ZIR pour installer les agriculteurs et particulièrement les maraîchers»

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Reste aussi le délicat problème du transfert de certaines activités de la zone du Centre à Decazeville sur d’autre sites. La priorité doit aller dans le règlement rapide et amiable de ce processus. Les entreprises doivent jouer le jeu. Les nuisances qu’elles occasionnent sont de plus en plus mal vécues par la population qui ne comprend pas ce qu’elles font encore en centre ville. La vision urbanistique des années 80 est révolue et les gens ont maintenant conscience que la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie sont des éléments primordiaux pour avoir une ville attractive. Il faut donc que ces entreprises accélèrent leur délocalisation sur des anciennes friches aménagées ou aménageables rapidement pour leurs activités mais que nous ne fassions pas la même erreur que dans les années 80 en voulant les transférer à la va-vite sur des petites zones ou de petits ateliers encore vides en centre ville où il y a sûrement mieux à faire.

Vivement la mise en place des PLU et du ScoT !

 Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 – Dépollution de la Zone du Centre à Decazeville - jlc

2 – Créneau de dépassement de la RD 840 à Hymes – CG 12

3 – Zone du Centre – Septembre 2009 - jlc

Plus d’argent pour les routes ou pour l’aéroport ?

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Depuis que Jean-Claude Luche a décidé d’être majoritaire dans la gestion de l’aéroport de Rodez-Marcillac et d’y mettre financièrement le paquet « quitte à rectifier deux ou trois virages en moins » sur les routes aveyronnaises, les conseiller généraux socialistes montent au créneau pour protester.

Un jour c’est le conseiller général-régional Régis Cailhol (et oui, il est déjà « conseiller territorial » et il n’est pas le seul en Aveyron, mais pour l’instant ça s’appelle du cumul de mandats) qui voudrait que les travaux concernant la RD 902 débutent rapidement, un autre jour c’est la conseillère générale de Séverac qui voudrait que l’on sécurise rapidement deux points accidentogènes.

Ce serait peut-être légitime.

Mais la gauche au conseil général serait plus crédible si elle n’avait pas voté le financement du doublement de la RN 88 qui est de la seule compétence de l’Etat. L’argent ainsi économisé aurait alors pu aller au financement pour la sécurité des routes aveyronnaises.

Les budgets n’étant pas extensibles, il faut faire des choix surtout par les temps de restrictions budgétaires que nous vivons du fait du désengagement permanent de l’Etat.

Les élus de gauche du conseil général en ont fait.

Mais on peut plus généralement se poser la question de savoir s’il est légitime qu’une collectivité territoriale, agglo, département ou région, soit majoritaire ou tout simplement actionnaire dans la gestion d’un aéroport. Les moyens mis pour le transport aérien d’une élite (élite salariale et financière, entreprenariale, administrative et aussi élite politique... clientèle majoritaire de l’avion vers Paris par exemple) ne le sont pas pour des transports collectifs terrestres qui seraient utilisés par tous les aveyronnais dans leurs déplacements quotidiens s’il y en avait. Surtout lorsque l’on sait que le transport aérien est cher et polluant. Et que dire aussi des subventions départementales pour une compagnie aérienne à bas prix dont le PDG a des comportements pour le moins douteux !

CO2 déplacements France.jpg

Lorsque l’on regarde le graphique ci-contre (cliquez dessus pour agrandir) on s’aperçoit que c’est sur l’urbanisme et les déplacements locaux qu’il faut agir si l’on veut réduire durablement les gaz à effet de serre dus aux transports, y compris dans les territoires ruraux. Il faut donc arrêter avant tout l’étalement urbain et faire des villes et des bourgs plus « denses ». Les nouveaux ScoT et PLU vont nous y aider. Il faut aussi développer les transports collectifs : navettes interurbaines départementales (voire interdépartementales) comme dans le Tarn par exemple, transports urbains dans les villes moyennes, TAD (Transports à la Demande), TER plus nombreux et plus fréquents, mais aussi il faut favoriser les modes doux (piétons et vélos) pour les courts trajets les plus nombreux.

Choix écologique, mais aussi choix économique pour les aveyronnais avec l’augmentation programmée du pétrole et des énergies en général dans les années à venir.

Tout comme les élus de notre département devraient défendre l’inscription de la ligne POLT au SNIT au lieu de fantasmer sur une LGV qui n’apportera aucun gain de temps aux aveyronnais mais renchérira le coût du billet de train vers Paris de 40 %.

On a bien compris que ce ne sont pas les choix actuels de la droite au conseil général de l’Aveyron, mais on aimerait y entendre un peu plus la gauche défendre ces idées surtout dans une région championne de France pour sa part des rejets de gaz à effet de serre due aux transports.

C’est aussi ça défendre nos territoires ruraux sans entrer dans la surenchère du « ruralisme » de bas étage.

Photos :

1 – jlc - Travaux routiers au Roc de Gerles à Livinhac. Je n’ai d’ailleurs toujours pas eu de réponse du Conseil Général à mon courrier. Mais les travaux sont pour l'instant arrêtés.

2 - Graphique : Transflash 12-2010 – Certu

21/12/2010

Le Conseil Régional Midi-Pyrénées condamne la ligne Capdenac-Cahors

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Alors que Martin Malvy avait inauguré en grande pompe la fin des travaux du Plan Rail à l’étoile de Capdenac, c’est en catimini que la commission permanente du Conseil Régional a décidé la suppression de la ligne ferroviaire Capdenac-Cahors, la cinquième branche de cette étoile ferroviaire. Tout ça pour faire plaisir au président du Conseil Général du Lot Gérard Miquel qui voudrait en faire une voie verte ouverte aux promeneurs et aux cyclistes. Cette décision n’a été possible que par le vote positif de la plupart des conseillers régionaux socialistes de cette commission. Les élus Europe Ecologie – Les Verts et du Front de Gauche s’y sont opposés.

Avec un budget en baisse, le financement ruineux de la LGV a aussi fini de décider les élus d'abandonner cette ligne.

Les cyclistes eux mêmes n'approuvent pas ce genre de décision. L’AF3V (Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes) a signé en 2006 la Charte « Voies vertes et voies ferrées ». Celle-ci donne la priorité aux réouvertures possibles des lignes ferroviaires, sur la transformation en Voie Verte.

Cette Charte indique notamment : « Si une voie ferrée est encore circulée, même épisodiquement, ou si elle est fermée à tout trafic mais susceptible d’être réutilisée pour un usage ferroviaire (liaison voyageurs périurbaine, régionale ou interrégionale; itinéraire bis pour le fret ; accès à une gare TGV) ), elle ne doit pas être transformée en Véloroute ou Voie Verte. ».

Cette Charte a été signée par l’AF3V, la FNAUT (Fédération des Associations des usagers des transports), la FUBicy (Fédération des Usagers de la BICYclette), la FFCT (Fédération Française de Cyclo-Tourisme) et la FFUTAN (Fédération Française Union Touristique les Amis de la Nature).

Aujourd’hui, l’association Vélo, délégation régionale de l’AF3V, met en pratique la Charte signée par l’AF3V: elle ne demande donc pas la transformation de la voie ferrée Cahors-Capdenac en Voie Verte.

Ainsi l’AF3V a proposé –en 2001- la création d’une Véloroute de la Vallée du Lot, sur des petites routes et anciens chemins de halage. Dans le Lot, cet itinéraire n’emprunterait pas l’ancienne voie ferrée, il utiliserait seulement un pont de la voie ferrée, parallèlement à la voie, qui pourrait donc rester en activité.

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Le Plan rail Midi-Pyrénées était jusque-là exemplaire. Pour prendre le train régulièrement, je peux témoigner du confort retrouvé sur la ligne rénovée Capdenac-Toulouse. C’est un plaisir de se rendre à Toulouse en train. Il reste à essayer d’augmenter la vitesse et sûrement les fréquences et l’amplitude des échanges.

Mais en votant contre la rénovation de la ligne Capdenac-Cahors, c’est un mauvais coup que font les élus socialistes au renouveau du rail régional, notamment au transport du fret et au train touristique QuercyRail.

Signalons tout de même le soutien au maintien de cette ligne du courageux conseiller général lotois de Livernon et président de Quercy Energies, Serge Despeyroux.

Les cheminots et les défenseurs du rail en général de notre région sont eux très en colère .

Le Communiqué de Presse du Groupe Europe Ecologie - Les Verts au Conseil Régional Midi-Pyrénées du 16 décembre 2010

Fermetures des lignes ferroviaires Cahors-Capdenac

Réhabiliter plutôt que démanteler

Le Groupe EE-LV a voté aujourd'hui contre la fermeture de la ligne Cahors-Capdenac. Alain Ciekanski, a défendu lors de cette Commission Permanente la nécessité d'une réhabilitation de la ligne afin qu'elle soit utilisée pour le fret, et ce en s'appuyant sur un état des lieux de l'association de défense et de promotion du rail et de la CGT Cheminots.

Réhabiliter plutôt que démanteler, reconstruire plutôt que détruire tels doivent être les objectifs d'une région qui souhaite défendre un plan rail ambitieux et promouvoir le fret dans nos régions !

Guillaume Cros, Président du groupe EE-LV

Le train pendulaire : solution technique et financière d’avenir

Concernant les lignes longues distances, les coûts astronomiques de construction de LGV remettent au goût du jour la solution du train pendulaire pour certaines lignes.

Rappelons que cette solution longtemps soutenue pour la ligne POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse) avait été éliminée par Raffarin pour faire plaisir à Bernadette Chirac qui voulait son TGV pour la Corrèze, mais également parce que Alstom n’en voulait pas.

Depuis, Alstom a racheté Fiat Ferroviara et est devenu leader du pendulaire.

Par les périodes de restrictions budgétaires à laquelle nous devons faire face, les trains pendulaires, utilisés dans de nombreux pays, offrent le meilleur rapport rapidité des trajets/investissement sur certaines lignes. Ce ne sont donc pas des "TGV du pauvre".

Que de temps et d’argent perdu ! Mais il n’est pas trop tard pour remettre au goût du jour la pendulation sur la ligne POLT.

17/12/2010

Petite explication sur mon vote concernant le SCoT

Guide SCoT et DD - Une.jpg

Les explications de la presse étant un peu courtes sur mon vote concernant le ScoT (Schéma de Cohérence Territoriale) lors du dernier conseil municipal de mercredi dernier, je vais donc les compléter ici.

Je m’intéresse depuis pas mal de temps aux ScoT. Ils existent depuis la loi SRU du 13 décembre 2000 et ils bénéficient maintenant des petits progrès engendrés par les lois Grenelle 1 et 2 de 2009 et 2010.

J’étais de plus la semaine passée au conseil régional à Toulouse à une conférence sur les ScoT où un guide méthodologique nous a été présenté.

 

Qu’est-ce qu’un ScoT ?

Ce schéma vise à répondre à des menaces importantes qui pèsent globalement sur notre planète mais également sur nos territoires : étalement urbain, surconsommation d’espaces, dépérissement de certains quartiers, ségrégation sociale et inégalités écologiques, surcoût des infrastructures, déploiement des transports individuels, réchauffement climatique…

Le danger de l’étalement urbain et de la surconsommation d’espaces sont hélas bien réels. L’artificialisation des espaces gagne en France la superficie d’un département tous les dix ans, une surface comme l’Italie tous les ans au niveau mondial. Même en Midi-Pyrénées ce grignotage des terres agricoles se réalise au rythme de 3 % par an comme l’a souligné M. Malvy lors de cette conférence. L’Aveyron et le Bassin de Decazeville ne sont bien sûr pas épargnés.

Outre les problèmes alimentaires que cela pourrait poser à plus ou moins longue échéance, c’est également une perte abondante et continue de la biodiversité qu’il en résulte à travers le recul de la nature mais aussi à cause des fortes coupures des espaces naturels dues aux espaces artificialisés nouveaux (lotissements, zones d’activités diverses, zones commerciales…) et aux infrastructures de transports qui les accompagnent.

Les ScoT sont des documents de planification qui visent donc à la protection et à la mise ne valeur des espaces naturels, agricoles et forestiers, et des paysages, à la préservation des ressources naturelles, à la lutte contre l’étalement urbain, à la préservation et à la remise en état des continuités écologiques. Mais pas seulement.

L’habitat, les transports collectifs, les implantations commerciales, le développement économique, touristique et culturel, les communications électroniques (comme alternatives aux déplacements individuels notamment)… tout cela est intégré dans les ScoT.

De plus, ces ScoT s’inspirent des schémas de collectivités de rangs supérieurs et s’imposent aux documents inférieurs (PLU, cartes communales…). C’est aussi ce qui fait peur à certains de mes collègues qui ont peur que les communes perdent leur pouvoir de décision en matière d’urbanisme, alors que ce pouvoir sera juste encadré pour des raisons évidentes expliquées plus haut.

Nous avons l’obligation d’intégrer un ScoT avant 2013 et donc, vu la longueur du processus, de déclarer un périmètre sur lequel agirait ce schéma avant le 31 mars 2011.

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Le périmètre proposé pour notre conseil municipal était celui de l’actuel Pays Rouergue Occidental.

Je ne reviendrais pas sur la création de ce Pays, dû à l’autoritarisme de l’ancien président du conseil général avec la complicité de l’ancien conseiller général de Decazeville, alors que le bon sens aurait voulu un Pays Quercy-Rouergue (Decazeville - Figeac - Villefranche). Pour ces deux personnages, l’histoire a depuis heureusement tranché, mais le mal est fait. Et les dix ans de perdus ne seront jamais rattrapés et auront peut-être des conséquences désastreuses.

Mais le Pays Rouergue Occidental est actuellement le seul territoire assez vaste sur lequel nous pouvons nous appuyer pour l’élaboration d’un SCoT.

Les ScoT ont maintenant presque dix ans d’existence et on commence à avoir des retours d’expériences intéressants. Beaucoup regrettent le sous dimensionnement des périmètres et s’apprêtent à les modifier et tous notent que les enjeux environnementaux ne connaissent pas de frontières.

Le Scot de la grande agglomération toulousaine, actuellement en enquête publique, intègre d’entrée une charte Interscot avec les trois autres ScoT de l’aire urbaine de Toulouse.

Pourquoi ne pas s’inspirer de cette expérience en créant d’entrée une charte Interscot avec d’autres territoires voisins comme le Pays de Figeac par exemple ?

Le périmètre du Pays Rouergue Occidental me paraissait donc le plus pertinent et le décider mercredi dernier lors du conseil municipal aurait permis de nous lancer rapidement dans la construction de ce ScoT. Voilà pourquoi je me suis abstenu lorsque M le Maire à proposé de surseoir à cette décision. Je regrette donc que mes collègues du conseil municipal, droite et gauche confondus, n’aient pas compris l’enjeu de cette décision.

On ne peut malheureusement pas exclure qu’il y ait eu aussi des pensées bassement politiciennes, peut-être pas pour les mêmes raisons selon que l’on est de droite ou de gauche.

Mais je ne vois pas quel nouveau périmètre pourrait proposer la « commission spéciale urbanisme » decazevilloise proposée pour résoudre ce problème alors que la plupart des communes ont décidé de suivre le périmètre du Pays Rouergue Occidental. Va-t-elle proposer un périmètre où Decazeville serait le centre ?

Je ne suis pas sûr que tout le monde suive

Téléchargez la présentation que j’ai réalisée pour ce conseil municipal (552 Ko) : SCoT - CM du 151210-web.pdf

Voir l’article de Midi Libre : Les élus réservés sur le ScoT

Voir l’article de La Dépêche du Midi : ScoT : Decazeville veut réfléchir

24/11/2010

Plan Rail MP, et après ?

capdenacgare.jpgA l'avant veille de la réouverture de la ligne Capdenac - Brive, deux commentaires dans la presse d'aujourd'hui. Je souscris pleinement à ces commentaires en rajoutant avec insistance que la rénovation de cette ligne doit se poursuivre par la rénovation complète de la ligne POLT et son inscription dans le SNIT

Défense de la ligne Capdenac-Cahors

L'association de défense de la gare d'Assier et de promotion du rail, et la CGT cheminots viennent de cosigner une lettre ouverte, envoyés aux conseillers généraux lotois, pour la réouverture de la ligne SNCF Capdenac-Cahors. Christophe Schimmel et David Laire s'indignent des propos du préfet parus dans « La Dépêche du Midi », indiquant sa détermination à la fermeture juridique de cette ligne en 2 011. Ils relèvent les enjeux du Grenelle de l'environnement ; et les efforts consentis par le conseil régional pour le renouvellement du réseau ferroviaire : « Cet effort a été financé en grande partie par les contribuables de notre région à la place de l'État dont c'est l'entière compétence. Il est d'autant plus inconcevable qu'une infrastructure ferroviaire puisse être vendue en Midi-Pyrénées. Au contraire, elles doivent être toutes remises à niveau, d'autant plus que dans le cadre du Plan Rail Midi-Pyrénées, l'aiguillage donnant l'accès à la ligne Capdenac - Cahors a été refait entièrement à neuf. Nous comprenons mal la position du Conseil Général (du Lot), qui accompagne l'État dans sa grande braderie des infrastructures ferroviaires. Pour le Fret, la ligne Capdenac - Cahors est la seule ligne pertinente pour desservir l'Est du Lot et l'Aveyron. Techniquement, la ligne a un profil favorable, avec 2 locomotives, la charge remorquable est de 1 800 tonnes (l'équivalent de 60 camions) sur cette ligne contre 1 100 tonnes par la ligne de Brive et de 1 440 tonnes par la ligne de Tessonnières… »

Retrouvez l'article dans La Dépêche du Midi du 24 novembre 2010 en cliquant ici


Capdenac-Gare. «Un réseau ferroviaire en état mais des points à améliorer»

Le Syndicat des cheminots CGT quart nord-est Midi-Pyrénées lance un appel à la population: «Les travaux du Plan rail sur nos lignes se terminent. Chacun a pu constater ces derniers temps l'intense activité autour de ce chantier gigantesque dans notre ville et ses environs. Si nous pouvons nous féliciter aujourd'hui de posséder enfin un réseau ferroviaire remis en état, il reste néanmoins un grand nombre de points noirs à améliorer tels la mise en place d'une grille horaire de circulation des trains adaptée aux besoins des usagers, la diminution des temps de parcours, la mise en place de liaisons directes journalières Rodez-Paris de jour et de nuit, l'assurance de correspondances à Brive pour tous les trains allant vers Paris et en revenant, le développement du fret par rail sur notre région, la réouverture de la ligne Cahors-Capdenac, la réouverture aux services de la sécurité et des voyageurs des gares de Cransac, Najac et Lexos, la pérennisation et développement de l'emploi cheminot afin d'offrir un service de qualité aux usagers, de maintenir et d'améliorer les infrastructures. à l'occasion de la cérémonie officielle de clôture des travaux sur notre secteur, cheminots, citoyens, usagers, donnons-nous rendez-vous ce vendredi 26 novembre, à 10 heures, en gare de Capdenac, pour obtenir réponses et engagements de la part du président de la région Midi-Pyrénées, des directeurs de la SNCF et de Réseau ferré de France.»

Demande d'une table ronde
« 1) Trafics Fret déjà existant pouvant transiter par cette ligne : UNICOR UMICORE à Viviez : 72 720 tonnes/an, IMERYS à Thédirac pour Rodez : 45 760 tonnes/an, Carrière de Bagnac : 52 000 tonnes/an. 2) Trafics Fret qui pourraient transiter par cette ligne : Sud Aliment à Villefranche-de-Rouergue, R.A.G.T. à Rodez, Antar gaz à La Primaube, Rodez engrais, Ets Matière à Bagnac 3) Trafics gagné à la route : Raynal et Roquelaure (14 camions, soit 5 wagons par jour), transport de grumes, carburant, bestiaux, wagons isolés. Dessertes TER et trafic touristique

Tout le monde constate l'augmentation des trafics routiers, les désagréments et les coûts qu'ils engendrent. Il faut agir chacun à son niveau. Pour cela nous vous demandons de soutenir notre demande, de mettre l'État, RFF, la SNCF et le Conseil régional autour d'une table en vue de définir les modalités de la réouverture de la ligne ».

Retrouvez l'article dans La Dépêche du Midi du 24 novembre 2010 en cliquant ici

11/11/2010

POLT et TGV : un graphique vaut mieux que de grandes explications

Pour compléter une note précédente, j'ai essayé dans un tableau et un graphique de représenter les temps sur le trajet Capdenac-Paris selon le mode de transport en train, dans le passé, le présent et le futur.

Je suis parti des temps de trajets actuels, selon que l'on passe par Brive (voie naturelle) ou Toulouse (option poussée par la SNCF), pour ensuite montrer les progrès que représentaient le trajet en "Capitole" en 1969 et les essais réalisés en pendulaire ETR 460 en 1997.

J'ai ensuite calculé le temps en utilisant un train pendulaire Paris-Brive sur des voies entièrement rénovées entre Paris et Brive, mais également en tenant compte de la rénovation de Capdenac à Brive qui est actuellement en cours (fin des travaux le 26 novembre)

Enfin, j'ai rajouté le trajet avec la future LGV tel que prévu actuellement dans les études, en sachant qu'il faudra aller à la gare de Montauban (gare spéciale TGV ou Montauban - Ville Bourbon) en voiture ou en bus (mais alors rajouter du temps pour le bus)

temps trajet - tableau.jpg

 

temps trajets - graphique.jpg

09/11/2010

Transportons-nous en Aveyron

rn88 - borne.jpgLa conférence départementale sur les transports terrestres est déjà ficelée

L’idée d’une « conférence départementale sur les transports terrestres » voulue par le président du conseil général de l’Aveyron était séduisante. On pouvait s’attendre à des débats où chacun aurait pu défendre ses positions et au final, faire une synthèse qui serait la voix de l’Aveyron. Mais hélas, ce ne sera pas le cas, tout est déjà ficelé. Elle ne servira en fait qu’à entériner et faire la promotion du doublement de la RN 88 et de la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Deux projets inutiles, obsolètes et ruineux pour les Aveyronnais comme je l’ai démontré dans les notes précédentes.

Il est vrai que le président du conseil général n’a pas changé de stratégie d’un iota depuis quelques mois. Il participera au financement de la future LGV si l’Etat l’aide à financer le doublement de la RN 88 de Rodez à Séverac.

Le courrier qu’il vient d’envoyer à Borloo confirme cette demande. Il demande l’inscription de la RN 88 au SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport)… pour pouvoir accéder plus rapidement au TGV ! Où veut-il aller prendre le TGV ? A Clermont-Ferrand ou à Montpellier ? Il vaudrait mieux inscrire au SNIT la rénovation de la ligne Beziers-Neussargues à ce moment-là.

Tout comme il faut à tout prix défendre l’inscription de la ligne POLT au SNIT.

Heureusement le doublement de la RN 88 a du plomb dans l’aile. Les caisses de l’Etat sont vides.

Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, répondant en Commission de développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale le 2 novembre dernier au député lozérien Françis Saint-Léger sur le « désenclavement » souhaité du Massif Central » par le doublement de la RN 88, s’est montré assez vague : « un grand nombre d’aménagements sont prévus tout au long de cet axe structurant, dont certains figurent au SNIT. Mais nous n’avons pas de projet d’ensemble pour la rénovation de l’itinéraire »


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L’ADM 12 file prendre l’avion à Toulouse pour aller à Paris

L’ADM (l’Association des Maires) de l’Aveyron devrait être exemplaire dans ses déplacements en faisant notamment la promotion des transports collectifs les moins chers, les moins polluants et les plus utiles pour les Aveyronnais. Et bien, figurez-vous que pour se rendre au prochain Congrès des Maire à Paris, elle propose ni plus ni moins à ses adhérents un voyage en avion… et au départ de Toulouse ! Sans doute pour faire la promotion de la RN 88 puisque le trajet vers Toulouse est prévu en bus. Bravo pour le bilan carbone de l’opération et la promotion du rail. Les contribuables locaux et les cheminots apprécieront.


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TIPP et rail

Durant la séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées d’hier consacrée aux orientations budgétaires, Martin Malvy a proposé une augmentation légère de la TIPP. J’y suis plutôt favorable dans la mesure ou les recettes de cette TIPP permettront d’améliorer les infrastructures ferroviaires servant aux déplacements quotidiens des Midi-Pyrénéens, aux TER en particulier, et non à participer au gouffre financier d’un TGV réservé principalement à une élite qui se déplace de capitales en capitales.

Lors de cette séance plénière, le Groupe Europe Ecologie a déposé un amendement pour modifier l'affectation de ces recettes (qui devaient financer la prochaine LGV) afin que ces crédits servent à améliorer et à moderniser le réseau ferroviaire existant. 

Pour lire l'intervention de François Simon en séance plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées concernant le financement de la LGV, cliquez ici

Avant de passer au vote de la Décision Modificative 2 portant sur le financement de la LGV, Guillaume Cros a présenté pour le Groupe Europe Écologie une proposition d'amendement. Les élu-e-s demandent la suppression d'un paragraphe proposant une autorisation de programme d'objectif de 102,387 millions d'euros, dans le but d'anticiper la signature d'une convention de financement de la LGV entre Tours et Bordeaux. Par ailleurs, Guillaume Cros a également demandé que soit ouvert un grand débat sur la question du financement des lignes LGV.
L'amendement n'ayant pas été retenu  les élu-e-s Europe Écologie se sont abstenus  lors du vote de la Décision Modificative 2. 


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Versement Transport

Dans cette même séance plénière, Martin Malvy a demandé la généralisation du versement transport, cotisation sociale minime que doivent actuellement payer les entreprises de plus de 9 salariés aux collectivités étant AOT (Autorité Organisatrice de Transport).

Cette demande rejoint celle que la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) a proposée lors de son assemblée générale le week-end dernier à Nancy. La FNAUT propose de généraliser le versement transport des entreprises à tout le territoire et d’y inclure les entreprises de moins de neuf salariés.

Je suis bien sûr favorable à cette option qui permettra aux collectivités de répondre un peu mieux à la demande des habitants de leurs territoires en matière de transports collectifs.


Quand le ministre de l'écologie se bat contre la réduction des rejets de gaz à effet de serre

Hervé Kempf, dans un article plein de bon sens paru sur son blog et dans le Monde, essaie de comprendre le comportement de Borloo lors des grèves pour le retrait de la réforme des retraites.

"Quelle est la conséquence du mouvement social qui prive une partie des automobilistes de leur essence ? Une baisse des émissions de gaz à effet de serre, bien sûr ! Or plutôt que de saluer les travailleurs qui sacrifient leur salaire pour bloquer les dépôts d’essence, plutôt que de féliciter les Français de supporter ce désagrément avec assez bonne humeur, plutôt que de montrer l’exemple en roulant à vélo, que fait le ministre de l’écologie ? Il s’obstine, nuit et jour, à faire venir des carburants de l’étranger. Ce garçon n’a pas son bon sens."

07/11/2010

Transports ferroviaires pour les Aveyronnais : LGV ou POLT

Liaisons ferroviaires Aveyron - Paris : l’existant

La ligne POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), que les Aveyronnais de l’ouest et du centre du département récupèrent à Brive, est le trajet historique et le plus direct pour se rendre à la capitale. Il est pour le moins curieux de vouloir passer par Montauban et Bordeaux pour aller à Paris de l’Aveyron. 

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Mais on s’est appliqué à dévaloriser cette ligne. Dans les années 1975-1980, le Capitole réalisait un Paris-Cahors en 4 h 52 mn. Le temps aujourd’hui est de 5 h 17, soit 25 minutes de plus. Sans oublier les retards fréquents qui contrarient les correspondances à Brive.

 Malgré cette volonté de la dévaloriser, la ligne POLT est une des quatre lignes rentables parmi les « trains d’aménagement du territoire » selon un récent rapport de la SNCF (lignes interrégionales Corail, Téoz, Intercités et Lunéa). 

Quel temps avec la future ligne TGV, Toulouse – Bordeaux – Tours - Paris pour les Aveyronnais ?

 Avec la future ligne LGV, il faudra compter 1 h 30 minimum pour aller (en voiture !) de Capdenac ou de Rodez à la gare de Montauban auquel on rajoute 2 h 45 minimum de Montauban-Paris soit un temps total de 4 h 15.

 Des essais effectués en 1997 avec des rames pendulaires italiennes ETR 460 mettaient Brive à moins de 3 h 15 de Paris (Cahors-Paris en 4 heures environ). Ces essais n’ont malheureusement pas eu de suite du fait de l’opposition de la SNCF et d’Alstom à l’utilisation des trains pendulaires. Ironie de l’histoire, Alstom Transport est devenu depuis propriétaire de Fiat Ferroviaria de Savigliano, et défend maintenant le système de pendulaison developpé par son unité italienne.

 Il faut actuellement compter entre 1 h 30 et 1 h 40 selon le nombre d’arrêts entre Brive et Capdenac soit 4 h 50 maximum pour un Paris-Capdenac en pendulaire (au lieu de près de 6 h actuellement).

 

Gain de temps pour un Capdenac-Paris en LGV : 35 minutes, mais cette différence va diminuer fortement si l’on prend en compte les gains de temps possibles suite aux travaux actuels sur les voies entre Brive et Capdenac (entre 15 et 40 mn) [1].

De plus, des études ont montré qu’avec des aménagements sur les infrastructures et en faisant rouler des trains pendulaires, on réaliserait un Paris-Brive en 2 h 50 maxi sur la ligne POLT actuelle. Avec cette éventualité, le trajet Aveyron – Paris serait plus rapide avec la ligne POLT qu’avec le TGV

Il est à noter que la création éventuelle de la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Fd-Lyon, permettrait sur Paris-Vierzon un gain de temps appréciable pour la ligne POLT avec pendulaire, puisque les trains pendulaires sont adaptés pour rouler sur les voies TGV.

Signalons aussi que les liaisons directes ferroviaires Capdenac-Montauban ou Rodez-Montauban n’existent pas. Il faut prendre un bus de Capdenac jusqu’à Cahors, puisque la ligne Capdenac-Cahors est fermée, puis prendre le train à Cahors pour rejoindre Montauban, le tout en 2 h 53 mn de Capdenac !

lgv ou polt.jpeg

Nouvelles lignes ou meilleure exploitation des lignes existantes :

Les lignes existantes sont sous exploitées en France. Il passe par exemple trois fois plus de trains sur les rails suisses que sur les rails français. C’est le cas pour la ligne POLT

Les contraintes environnementales :

 Si l’on regarde le côté environnemental, la construction de nouvelles lignes LGV contribue fortement à l’artificialisation déjà galopante des sols en France et à la compartimentation d’espaces naturels.

 Concernant le volet énergétique, les rames TGV sont très consommatrices d’énergie. Un train lancé à 330 km/h consomme 60 % de plus qu’un train à 260 km/h. N’oublions pas que pour l’instant, la SNCF ayant revendu tous ses barrages, l’électricité alimentant les trains est fournie par la SNET à partir de centrales au charbon.

Le TGV, alternative à l’avion de l'Aveyron ?

On peut rajouter que si les TGV peuvent dans certains cas être des alternatives à l’avion en terme de temps de trajet, ce ne sera pas le cas pour l’Aveyron.

Quelles conséquences financières pour les usagers du TGV ?

 Nous venons de voir que le gain de temps des usagers aveyronnais se rendant à Paris sera pratiquement inexistant par la LGV, mais quel sera le coût d’un billet TGV pour les Aveyronnais si celui-ci doit passer par Montauban, Bordeaux et Tours ? Beaucoup plus élevé qu’un billet en POLT !

Actuellement, lors de la réservation d’un billet par internet, la SNCF propose systématiquement de passer par Toulouse pour aller de Rodez à Paris. Le prix est de 112 euros (plein tarif loisir) et le temps du trajet est de 8 h 30. En passant par Capdenac et en récupérant la ligne POLT à Brive, le prix n’est que de 77,50 euros, soit 45 % de moins, et le temps en moyenne n’est que de 7 h. Il est inadmissible que la SNCF oriente les usagers vers des itinéraires les plus longs et les plus chers. Tout cela on l’aura compris, pour déjà faire entrer dans les têtes que la ligne POLT n’existe plus et que l’avenir est à la LGV !

 Cela en dit long sur les tarifs qui seront appliqués aux Aveyronnais si l’on privilégie le TGV au lieu de la ligne POLT.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Le département de l’Aveyron et la Région Midi-Pyrénées doivent-ils soutenir et participer au financement de la ligne LGV Toulouse – Bordeaux – Tours – Paris telle qu'elle est actuellement présentée ?

La SNCF constate ces derniers temps que la rentabilité des TGV est aléatoire. Certaines lignes accusent des forts déficits pendant que d’autres sont même supprimées.

Les budgets de l’Etat et des collectivités territoriales ne sont pas extensibles. Est-il souhaitable et raisonnable que les régions, les départements, les EPCI, déjà confrontées à des problèmes financiers permanents du fait notamment du transfert de compétences et du désengagement financier de l’Etat, participent à des projets dont ils n’ont pas directement la compétence, si en plus  l’intérêt économique, social et écologique n’est pas clairement démontré ?

Un financement pour cette infrastructure se réaliserait obligatoirement au détriment d’autres échanges plus utiles pour les Aveyronnais comme les transports urbains et interurbains, les déplacements en TER, et sûrement de la ligne POLT.

Ne convient-il pas mieux de renforcer et de moderniser la ligne POLT qui irrigue de plus les régions du centre de la France (Centre et Limousin, qui deviendraient un désert ferroviaire), en améliorant les infrastructures, les dessertes, les gares, les cadencements, et en y faisant rouler du matériel plus rapide et adapté comme des trains pendulaires de nouvelle génération ? 

 

Cette technique apparaît aujourd’hui comme le meilleur moyen d’effectuer un saut qualitatif dans l’offre ferroviaire de notre territoire sans recourir à une construction d’infrastructure supplémentaire onéreuse.

La mise en concession des lignes LGV dans le cadre d’un partenariat public privé pose également plusieurs problèmes. Le premier concerne l’endettement futur des collectivités du fait des sommes énormes qu’elles auront à rembourser aux entreprises retenues. Le pont d’or accordé aux entreprises concessionnaires nous semble indécent. Mais la  sécurité sur ces lignes et l’obligation de service public ne nous semble pas garantis par le mode de la concession.


En conclusion :

 « Nous pensons que toutes nos propositions doivent être ancrées dans la réalité budgétaire… être écologiste c’est être économe, solidaire, investir dans les femmes et les hommes et dans l’économie de demain » déclarait Eva Joly le 2 novembre dernier à Matthieu Ecoiffier de Libération.

Doit-on d’abord répondre aux attentes d’une population minoritaire, qui se déplace de capitale en capitale (50 % des voyages en TGV concernent les 10 % les plus riches) ou aux véritables besoins des Aveyronnais, de ceux qui chaque jour, seraient usagers de transports en communs, s’ils avaient à leur disposition des transports collectifs fiables, nombreux et réguliers, desservant efficacement les communes rurales autour de nos principales unités urbaines et vers les métropoles régionales ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais avec la poursuite intensive de la rénovation des lignes existantes (POLT, Beziers-Neussargues, Capdenac-Cahors…), la création d’un réseau départemental de bus interurbains rapides et nombreux, de TAD (Transport A la Demande) efficaces dans les zones rurales, de transports collectifs dans les principales villes et d’aménagements cyclables et piétonniers sécurisés pour les courts trajets quotidiens (les plus nombreux) ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais en favorisant une tarification plus lisible et plus équitable, en généralisant le titre de transport unique qui permet de passer d’un mode de transport à l’autre sans acheter plusieurs billets ou abonnements différents ?

N’améliorera-t-on pas plutôt le quotidien des Aveyronnais en donnant la priorité au rail pour le transport des marchandises avec la rénovation complète des lignes POLT, Beziers-Neussargues et Capdenac-Cahors et en conservant l’activité liée au trafic diffus (wagon isolé) qui concerne de nombreux sites en Aveyron ?

Le département de l’Aveyron avec les autres collectivités concernées doivent tout faire pour que la modernisation des lignes POLT et Beziers-Neussargues soient inscrites dans le prochain SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport).


Pour comprendre les enjeux de la ligne POLT :

 Des rapports consultables sur internet :

-       LIAISONS S.N.C.F. - GRANDES LIGNES ET ACTIVITES FRET DU LOT : étude adressée à l’Association « Tous Ensemble Pour Les Gares » - Jean-Noël BOISSELEAU – Août 2010

- Promotion et développement de la ligne et des dessertes ferroviaires de l’axe ParisOrléansLimogesToulouse Urgence ligne POLT – Mémorandum-Juin 2010

- UNE NOUVELLE AMBITION POUR LA LIAISON FERROVIAIRE PARIS-LIMOGES-TOULOUSECESR du Centre, du Limousin et de Midi-Pyrénées – Juin 2010 

 

Des sites internet à consulter :

 - Urgence Ligne POLT     

CLES Limousin

Bataille du rail, défense des gares 

NON aux LGV, OUI à l’aménagement des lignes existantes 


[1] Rapport de Jean-Noël Boisseleau – Août 2010 – Liaisons SNCF, grandes lignes et activités fret du Lot

20/09/2010

Succès du week-end vélo sur le Bassin

thermes2.jpgLa bourse aux vélos d'occasion organisée samedi 18 a connu un petit succès. Il faut dire que c'était une première sur le Bassin. Première qui appellerait sûrement une suite.
Avec un temps magnifique, les 25 à 30 cyclistes qui ont participé à la rando vélo du dimanche 19 ont vu les difficultés à rouler dans le Bassin, mais aussi les formidables opportunités en matière de déplacements à vélo qu'il serait possible de réaliser.
Cette rando vélo était jumelée avec les Journées du Patrimoine. Au vu des avis des participants, la découverte du Bassin à vélo pourrait faire l'objet d'une offre touristique intéressante.
Cette randonnée a aussi été l'occasion pour de nombreuses personnes de tester les vélos à assistance électrique prêtés gracieusement par divers marchands de cycles.
Vous pouvez voir quelques images de cette animations en feuilletant l'album photo
Ci-dessous, un petit film souvenir de ces deux jours d'animation autour du vélo
Cette animation était le moment choisi pour faire la présentation du "Schéma modes doux" du Bassin. Vous pouvez ci-dessous télécharger le document réalisé à cette occasion (1,3 Mo et 1,7 MO).

06/09/2010

Tous à vélo les 18 et 19 septembre dans le Bassin

bougezautrement.jpg

A l’occasion de la semaine européenne de la mobilité, la Communauté de communes du Bassin Decazeville Aubin organise 2 journées de manifestations autour du vélo pour sensibiliser aux alternatives à la voiture et présenter son schéma des circulations douces.

Bande annonce de cette manifestation :


TOUS A VE�LO A� DECAZEVILLE LES 18 ET 19/09
envoyé par calmettes. - L'info video en direct.

Samedi 18 septembre : « Le vélo dans tous ses états »

-       sur le parking du Laminoir (ou à l’intérieur du Laminoir 2 selon la météo) de 10h à 17h30

o      bourse aux vélos et pièces d’occasions (possibilité de vendre soi-même ou de confier la vente à des spécialistes du Vélo Club de Firmi)*

o      essai de vélo à assistance électrique

o      marquage des vélos « bicycode » contre le vol (2 €)

o      exposition concernant le schéma des déplacements doux : vélos & piétons sur le territoire de la Communauté de communes

o      Animations :

-     tout au long de la journée animation musicale avec la cie « Aragon et Castille » : chansons françaises, orgue de barbarie à vélo,

-     jeux pour enfants, château gonflable, buvette,….

-     14h15 & 16h15 démonstrations de BMX Flat avec la participation de 2 champions du monde catégorie expert et professionnel Matthieu BONNECUELLE & Thomas NOYER de l’association Onet BMX Flat.

 

*2 formules sont proposées pour la bourse aux vélos :

-     un vide grenier « vélos et accessoires » - emplacements gratuits

-     une bourse aux « vélos et accessoires » tenue par les membres du vélo club de Firmi moyennant une participation de 10 % des ventes :

-      8h – 10 h : dépôt des vélos & accessoires à vendre (étiquetage des prix)

-      10h – 17h30 : vente

-      17h30 – 18h30 : reprise des invendus et règlement des ventes

-      Inscription conseillée auprès du service transports de 8h00 à 17h30 au 05.65.43.95.00 ou auprès de Didier Gutin à partir de 18h00 au 06.88.97.25.88

Dimanche 19 septembre : « Découvrez le patrimoine du Bassin à vélo ou en bus* »

-       rendez-vous à 14h00 à l’église de Combes,

-       retour vers 18h00 à l’église Notre Dame de Decazeville (possibilité de retour en bus à Combes).

-      randonnée cyclable de 15,6 km sur le thème de la découverte du patrimoine local avec essais de vélos à assistance électrique tout au long du parcours. Randonnée animée par un jeu quizz patrimoine avec de nombreux lots à gagner (un soin thermal, un lot de livres sur le patrimoine local, un abonnement cinéma, etc.)

Circuit traversant les communes de Aubin, Cransac, Viviez et Decazeville sur routes à faible circulation et chemins carrossables. Parcours à faible déclivité à l’exception de 2 côtes : la montée de Combes aux Thermes, et montée du plan d’eau du Gua au Plateau des Forges. Parcours accessible à tous à partir de 10 ans. Port du casque conseillé.

*possibilité de faire le circuit en bus : nombre de places limitées, inscription obligatoire.

Participation gratuite - Rafraîchissements offerts - Inscription obligatoire au 05.65.43.95.00 – service transports ou service animations culture & patrimoine

Pour mémoire, vous pouvez revoir ci-dessous la randonnée cyclable qui s’était déroulé en 2008 dans le Bassin toujours dans le cadre de la semaine de la mobilité.


RANDO VÉLO BASSIN - 200908
envoyé par decazeville-bassin. - L'info internationale vidéo.

Téléchargez ci-dessous le flyer de cette manifestation et faites le circuler :

Dépliant 25 08 10 basse déf.pdf

Manifestation organisée par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin avec la collaboration du Vélo Club de Firmi, la ville de Decazeville, les Cycles LACOSTE à Decazeville et Figeac, Boutonnet Cycles, Vieilledent Cycles et Intersport à Rodez et Chrono-cycles de Villefranche

27/07/2010

Toujours les camions

Camions Pont de Livinhac.jpg

Je reçois de plus en plus de protestations concernant le passage incessant de camions traversant le village de Livinhac et allant rejoindre la RD 840 à Decazeville par le pont de Livinhac (et dans l’autre sens). Le plus surprenant c’est que ces camions venant de la carrière de Bagnac dans le Lot, transportent les pierres servant au ballast pour la rénovation des voies de chemin de fer Rodez-Capdenac et Villefranche-Tessonnières.

J’avais déjà dénoncé l’an passé dans une précédente note cette aberration et des courriers avaient été adressés dans ce sens au Conseil Régional. Des conseillers régionaux locaux avaient même été alertés lors de réunions. Mais rien n’y fait !

Alors que Midi-Pyrénées est la région championne de France pour sa part des rejets de gaz à effet de serre dus aux transports, les collectivités locales (régionale et départementale) continuent à favoriser le transport routier pour le transport des marchandises et des granulats par des marchés publics et par l’aménagement d’infrastructures : doublement RN 88, autoroute Castres-Toulouses...

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut.

En matière de transports et de déplacements, le Grenelle de l’Environnement est devenu le Grenelle du bitume : annonce de la construction d’autoroutes et de 2 X 2 voies dans toute la France, taxe carbone avortée, étiquetage carbone repoussé aux calendes grecques, taxe poids lourds oubliée...

Sans oublier le dernier avant projet de SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport) annoncé en pleine période estivale qui inscrit 19 projets autoroutiers « justifiés par l’intérêt local ou les enjeux de congestion ou de sécurité ». Cela revient à étendre le réseau autoroutier français de plus de 8%, soit 879 kilomètres.

Hervé Kempf souligne dans « Le Monde » du 24 juillet l’impact négatif environnemental des projets contenus dans ce SNIT (routiers et ferroviaires car que des LGV - Lignes à Grande Vitesse), mais aussi leur impact social néfaste car ils participent au creusement des inégalités dans notre pays.

Les autoroutes payantes et les LGV (qui vont essentiellement vers Paris) pour les classes aisées qui privilégient un gain marginal de vitesse, pendant que l’on abandonne pratiquement le réseau ferroviaire secondaire (où qu’on le laisse à la charge des régions étranglée financièrement par l'Etat) indispensable au déplacement de la très grande majorité des personnes dont les plus pauvres.

On en profite également pour marginaliser le transport du fret par le rail, notamment avec l’abandon du wagon isolé chez nous alors qu'à titre d'exemple, il passe trois à quatre fois plus de trains sur les voies ferrées suisses que sur les voies françaises.

Mais aussi inégalité territoriale. En matière de transports, nous assistons à une métropolisation de la France et de l'Europe et les habitants des territoires ruraux comme le notre vont avoir de plus en plus de difficultés à se déplacer. D’autant plus que les collectivités locales sensées nous défendre, même celles de gauche, sont souvent complices de ces aménagements autoroutiers ou de LGV qu’elles voient comme un « désenclavement » salvateur alors qu’ils font de notre territoire une zone de transit entre deux grandes métropoles, occasionnant au passage d’énormes nuisances environnementales, économiques et sociales (Voir la fiche sur la RN 88 dans la colonne de gauche).

Lorsque l'on regarde une carte du réseau SNCF ou un Indicateur Chaix (horaires des trains) des années 1950-1960, on comprend ce que veut dire "aménagement du territoire" et "service public des transports". Le contraire de ce qui est fait maintenant.

14/07/2010

POLT : et si on revenait au pendulaire ?

teoz.jpg

Si le souhait de voir la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) classée comme grand axe ferroviaire d'intérêt national au futur Schéma National des Infrastructures des Transports est louable, je reste plutôt sceptique devant l’annonce faite par les trois conseils régionaux de Midi-Pyrénées, du Centre et du Limousin de voir des rames TGV remplacer les rames TEOZ actuelles. Le confort des passagers sera certes amélioré, mais cela revient à mettre un tortillard aux couleurs du TGV comme le dit fort bien Gilbert Laval de Libé Toulouse. Cette solution provisoire risque de masquer ou de retarder la vrai réponse au désir de voir des trains plus rapides desservir les trois régions concernées.

L’urgence est de remettre à l’ordre du jour la solution des trains pendulaires. On se souvient que cette solution avait été choisie avant que Jean-Pierre Raffarin ne dénonce le 18 décembre 2003 la convention entre RFF, l’Etat, la SNCF et les trois régions concernées, pour plaire à Bernadette Chirac défendant elle, le barreau TGV Poitiers-Limoges.

Le Conseil d’Etat avait d’ailleurs condamné par la suite l’Etat Français à verser 340 000 euros à la région Midi-Pyrénées pour le remboursement des crédits études.

CFF (Chemins de Fers Fédéraux) en Suisse, Deutsche-Bahn en Allemagne et Trenitalia en Italie, les équivalents de notre SNCF, exploitent de nombreuses lignes avec des rames pendulaires notamment sur des liaisons transfrontalières depuis plus de 10 ans. Cette technique donne entière satisfaction.

Mais malheureusement, la SNCF bannit les trains pendulaires. On ne sait pas pourquoi.

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Une étude montrait les possibilités d’utilisation d’un train pendulaire sur la ligne Paris-Toulouse. Le temps actuel en IDTGV est de 5 h 26 dans le meilleur des cas. Avec un pendulaire (V 220), on peut gagner une heure.

Sur le trajet Paris-Brive qui intéresse plus particulièrement les Aveyronnais et les Cantaliens, le trajet en Téoz dure dans le meilleur des cas 3 h 59. La durée du trajet en pendulaire (V 220) n’est que de 2 h 53. Gain de temps, une heure là aussi. Rajoutez 1 h 40 pour venir de Brive à Capdenac-Gare en TER (là aussi on va peut-être pouvoir gagner du temps avec la voie refaite), cela fait un Paris-Capdenac en 4 h 40 mn. Il n’y a pas besoin de dépenser des milliards à construire le barreau TGV Poitiers-Limoges et même on peut légitimement se poser la question de l’utilité de la LGV Bordeaux-Toulouse. La rentabilité des lignes TGV n’est plus avérée et elles sont utiles uniquement pour des usagers allant à Paris ou Toulouse très souvent. Ce qui représente très peu de personnes pour les énormes investissements qu’elles nécessitent. Les voyageurs occasionnels, les plus nombreux, ne sont pas à une heure près.

800px-ICE-T_Neigung.jpgDe plus, lorsque l’on sait que les nouvelles générations de pendulaires roulent sur des lignes classiques et sur des LGV, il faut reprendre le plus rapidement possible les études interrompues par Raffarin.

Vite ! Des trains pendulaires pour l’Aveyron et pourquoi pas pour Toulouse !

Photo ICE T : Sebastian Terfloth User:Sese_Ingolstadt

DERNIÈRES INFOS (16 juin 2010) :

carte rail.jpgA la lecture de l’avant projet de Schéma national des infrastructures de transport mis en ligne hier, le centre de la France est toujours un grand désert ferroviaire.

Si la controversé LGV Poitiers-Limoges y figure bien, l’amélioration de la ligne POLT n’y figure pas, même si l'on trouve de la belle prose comme "la nécessité d'optimiser le système de transport existant notamment afin de limiter la création de nouvelles infrastructures" ou "assurer la robustesse du système de transport"...

D’ailleurs la part belle de ces projets est réservée aux LGV dont on connaît les coûts exorbitants de construction, le massacre environnemental qu’elles occasionnent et la rentabilité aléatoire par la suite.

Ce SNIT est soumis à concertation. Il est donc indispensable que nous nous mobilisions pour obtenir des aménagements sur cette ligne, accompagnés du changement de rames : des vieux Téoz, passons directement aux pendulaires qui pourront de toute façon rouler sur la LGV Poitiers-Limoges (si malheureusement elle se réalise).

 

L’étoile de Capdenac

capdenac.jpgDans le dernier numéro de « Midi-Pyrénées Info », le journal du Conseil régional de Midi-Pyrénées, un article est consacré à l’étoile ferroviaire de Capdenac-Gare et aux divers chantiers réalisés sur les voies dans le cadre du Plan Rail.

On ne peut que se féliciter des importants travaux réalisés grâce à la Région, RFF et l’Etat.

Mais il manque une branche à cette fameuse étoile : c’est la voie Capdenac-Cahors. A aucun moment elle n’est citée. Pourtant il me semble important de ne pas l’oublier. Cette voie a été fermée à la circulation des voyageurs en septembre 1980 et au fret le 1er octobre 1989.

En 1984, une association « Régiorail » qui deviendra par la suite « Quercyrail » s’intéresse à cette ligne pour y donner également une vocation touristique. Mais depuis 2004, RFF qui n’a fait aucun entretien sur ce tronçon exige que 1 000 traverses soient changées pour poursuivre l’activité touristique du train de Quercyrail. Ce que ne peut faire l’association et que n’ont pas la volonté de faire les collectivités départementales et Régionales.

Pourtant cette voie serait intéressante à améliorer pour des activités touristiques certes, mais aussi pour le transport du fret et pourquoi pas pour le transport des voyageurs.

Des exemples de réhabilitation de lignes existent. C’est le cas pour le train touristique du Pays cathare et du Fenouillède (TPCF) qui va diversifier son activité en tant que OFP (Opérateur ferroviaire de Proximité) au profit de l'économie locale et reprendre le trafic du fret abandonné il y a quelques années par la SNCF.

Voir cet article de Midi Libre : Aude - Le train touristique reprend le trafic du fret .pdf

Il serait donc intéressant que la Région et RFF s’intéressent de près à la ligne Capdenac-Cahors.

Cette voie ferrée pourrait poursuivre son activité en parallèle à la véloroute de la Vallée du Lot pressentie un moment pour utiliser l’emprise de la voie.

 

Wagons isolés :

plusdewagons-moinsdecamions.jpgIl faut se mobiliser pour éviter ou tout au moins retarder la mise en place du plan « Fret d’avenir » de la SNCF qui prévoit notamment l’abandon du « wagon isolé » et qui va mettre sur la route 2 millions de camions supplémentaires. Les entreprises commencent à réagir.

Dans notre région, des entreprises sont concernées (Umicore...) et si ce plan passe ce seront encore des centaines de camions en plus sur nos routes dont la RD 840.

Le sénateur Vert, Jean Desessard était le 6 juillet avec les associations environnementales qui s'opposent à ce projet

Communiqué – « Fret ferroviaire : la SNCF déraille ! »

6 juillet 2010

Le Plan « Fret d’avenir » de la SNCF prévoit l’abandon du « wagon isolé » et donc la disparition annoncée du fret ferroviaire de proximité. Soit le report sur la route de un à deux millions de camions en plus par an.

Pour le groupe des Verts au Sénat, il est aberrant de prétendre d’un côté respecter les engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’environnement, et de l’autre soutenir un plan qui va accroître le nombre de camions sur nos routes.

« Dans le domaine du transport de marchandises comme dans tant d’autres, l’Etat ne souhaite plus assumer un service d’intérêt général ! » a regretté Jean Desessard.

Les Verts se prononcent pour un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret SNCF, qui aura des conséquences catastrophiques sur l’environnement et détruira 6000 emplois. La mise en place d’une « taxe poids lourds », prévue initialement dans le Grenelle puis reportée, aurait permis de dégager des fonds pour maintenir l’activité fret de la SNCF.

C’est pourquoi Jean Desessard soutient le rassemblement des associations environnementales réunies mardi 6 juillet devant l’Assemblée Nationale pour demander le retrait du plan Fret de la SNCF.

25/01/2010

Autoroutes, LGV, toujours plus vite... vers le mur

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La relance du transport routier de marchandises ne passe pas que par le doublement des routes nationales. Le gouvernement actuel est en train de décider en catimini une relance des programmes autoroutiers, alors que tous ces travaux sont en complète contradiction avec le Grenelle de l’Environnement. Il est vrai que l’article 10 de la loi qui prévoit une baisse de 20 % des rejets de gaz à effet de serre dus au transport d’ici 2020 laissait toute interprétation possible : « L’Etat veillera à ce que l’augmentation des capacités routières soit limitée au traitement des points de congestion, des problèmes de sécurité ou des besoins d’intérêt local, en limitant les impacts sur l’environnement ».

Il est bien entendu que tous ces projets de doublement de routes nationales ou de création d’autoroutes sont surdimensionnés puisqu’il y a moyen de répondre à tous ces problèmes avec des aménagements plus appropriés et moins onéreux. C’est bien sûr favoriser le transport routier, notamment celui des marchandises, qui est le but réel.

Les ONG sont bien sûr très mécontentes. Elles demandent donc au gouvernement de publier l’actuel projet de SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport) et de rétablir le processus de concertation inscrit dans la loi. Elles estiment par ailleurs que de nombreux projets d’infrastructures ne répondent qu’aux intérêts des lobbys de la route : leur maintien serait incompréhensible.

« Les grands travaux routiers sont contre-productifs : plus on en fait, plus il faut en faire car ils induisent du trafic ; il faut concentrer l’effort financier sur les transports collectifs urbains et le rail » rappelle Jean Sivardière, président de la FNAUT. « Les mythes du désenclavement et du développement économique ont vécu ; il faut leur opposer les réalités des destructions environnementales et du dérèglement climatique » martèle Julien Milanesi, porte-parole du collectif Stop Autoroutes. « Il faut en finir avec la schizophrénie de cette gouvernance qui se drape de beaux discours écologiques à Copenhague et poursuit des politiques climaticides sur le terrain » conclut Yannick Vicaire, d’Agir pour l’environnement.

Pour Philippe Billet, professeur de droit public à l’université Jean Moulin (Lyon 3) et président de la Société française pour le droit de l’environnement, le «Grenelle I» servirait de caution «verte» au plan de relance et aux projets d’infrastructures : « En effet, la loi ne remet en cause ni le transport aérien ni les autoroutes, puisque les projets d’autoroutes déjà programmés seront financés par le fonds de capitalisation ad hoc du Grenelle I. Par ailleurs, les liaisons par TGV sont privilégiées -16 milliards pour 2.000 km d’ici 2020- au détriment des dessertes locales. »

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Dans le Tarn, le débat animé par la Commission Particulière de Débat Public, créée spécialement par la CNDP, concernant la liaison Castres-Toulouse faisait passer un souffle de démocratie. En effet, alors que l’on ne parlait jusqu’à maintenant que d’autoroute ou à minima de doublement de la RN 126, la possibilité du simple aménagement de cette route nationale proposée par de nombreuses associations locales était enfin prise au sérieux, notamment par la présidente de la CPDP.

Mais pas par tous, car suite à la demande du Collectif d’associations RN 126 relayée par la CPDP, de demande d’expertise de l'aménagement sur place et la mise en sécurité de la Nationale 126 actuelle, la CNDP a estimé que le débat public ne serait pas prolongé, car ce ne sont pas des expertises complémentaires des éléments contenus dans le dossier du débat mais des études nouvelles qui ne peuvent être réalisées dans la période du débat public.

Guillaume Cros, tête de liste Europe Ecologie pour les régionales, parle d'un débat tronqué : "Nous devrions donc pouvoir débattre ici, non pas de quel type d’autoroute nous souhaitons pour les 25 ans à venir, mais de quelle manière la plus juste, et dans quel environnement, nous souhaitons développer le territoire."

Donc, circulez, il n’y a rien à voir. Comme les élus locaux de droite et de gauche du Tarn, comme dans l’Aveyron pour la RN 88, n’ont pas voulu faire l’étude du simple aménagement de la RN 126, on va continuer à parler que d’autoroute ou de doublement. Et les lobbies des transports routiers et du pétrole vont pouvoir encore pavoiser. Tant pis pour la planète.

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Dans l’Aveyron, c’est Eiffage, gestionnaire du viaduc de Millau qui n’est pas content. Voyant  une baisse de 5,76 % du trafic de poids lourds en 2009, l’entreprise a décidé de faire la promotion de leur axe auprès des transporteurs routiers en mettant en avant le gain de temps et le gain d’argent sur un Paris-Perpignan. C’est que, avec la RN 88 (Axe Séville-Varsovie) qui va être gratuite (sauf pour les contribuables Aveyronnais), la concurrence va être sérieuse. En tout cas, on a pas fini de voir des camions passer à Séverac. Pauvre Aveyron ! 

 

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Côté LGV, le débat n’est pas non plus des plus objectifs. Difficile de s’opposer à la dictature de la vitesse et de proposer des alternatives. Là aussi on retrouve les mêmes élus de droite et de gauche arque boutés sur leurs convictions libérales et productivistes, voulant dépenser des sommes astronomiques d’argent public qui n’iront pas aux infrastructures locales ferroviaires pourtant indispensables à nos déplacements.

Si le département du Lot-et-Garonne a acté le tracé de la ligne LGV Bordeaux-Toulouse, des riverains et des élus ont osé protester pour exprimer leur opposition au principe même de ligne à grande vitesse. D’après La Dépêche du Midi, ils considèrent que la LGV ne relève pas de l’aménagement du territoire mais du « déménagement de territoire » et ils dénoncent une catastrophe écologique. Ils rejoignent ceux du Pays Basque qui développent les mêmes arguments.

La manifestation contre le TGV de samedi à Hendaye a réuni près de 20 000 personnes et une charte, la Charte d’Hendaye a été signée par les associations de plusieurs pays.

Tous constatent que « ces projets constituent pour les territoires traversés un désastre écologique, socio-économique et humain, sur des hypothèses de trafic et de rentabilité fausses, au détriment du trafic de proximité et de la priorité au maintien et au développement des réseaux ferroviaires existants. »

Face à cela, les associations demandent dans cette charte que « la Commission européenne et le Parlement européen ouvrent une réflexion sur l'absurdité et la non-nécessité des grandes infrastructures, et une révision profonde de la stratégie de l'Europe sur les transports » et, sur le plan national, que « les gouvernements français, italien et espagnol ordonnent l'arrêt immédiat des travaux et projets de LGV pour entamer un débat public sur le modèle de transport ».

Notre seul espoir, c’est que les électeurs soient assez intelligents en mars prochain pour faire rentrer en nombre dans les conseils régionaux des élus qui auront une autre vision des déplacements, de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement et de notre planète, que ceux actuellement en place.

30/12/2009

La taxe carbone annulée car injuste et inefficace

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer l’ensemble du dispositif de la taxe carbone que le gouvernement avait prévu de mettre en place le 1er janvier prochain sous motif que " les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ".

Si les Verts étaient favorables à l’instauration d’une contribution climat-énergie, le résultat présenté avec la taxe carbone était très loin de nous satisfaire.

J’avais dénoncé dans une précédente note les effets pervers de la taxe carbone présentée par Sarkozy et j’y revenais dans la tribune des Verts pour le prochain bulletin municipal qui est actuellement à l’imprimerie :

« On vient par exemple de nous proposer une « taxe carbone ». Mais ce qui aurait pu constituer le début d’une fiscalité écologique équitable devient entre les mains de Nicolas Sarkozy et de la droite une contribution à la fois inefficace écologiquement car pas assez contraignante pour les plus pollueurs et de plus injuste socialement car elle touche surtout les plus pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens de changer de mode de déplacements ou de chauffage et d’isoler leurs habitations. »

Le gouvernement veut présenter le 20 janvier un nouveau dispositif concernant cette taxe. Mais le mal est fait. A cause de Nicolas Sarkozy, cette taxe est devenue maintenant tellement impopulaire qu’il devient même difficile de présenter une véritable contribution climat-énergie (cela était son vrai nom) ambitieuse, juste socialement et efficace écologiquement.

Après l’échec de Copenhague, l'échec de la mise en place d'une véritable fiscalité écologique montre qu'en matière de protection de la l'environnement, il n'y a actuellement pas de réelle volonté de vouloir agir de la part de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

A noter que les membres du Conseil Constitutionnel ont par contre malheureusement validé la réforme de la taxe professionnelle et la fiscalisation des indemnités de sécu versées aux accidentés du travail.

 

Cécile Duflot.jpgVous pouvez retrouver en ligne :

-     l'interview de Cécile Duflot de 7h40 aujourd’hui sur Europe 1 

- ainsi que la dépêche Reuters 

Cécile Duflot était :

 

- au journal de 13h de France 2 

et sera ce soir :

- au journal du 19/20 de France 3

- au journal de 20h de TF1

 

 

20/12/2009

Copenhague, Toulouse, Rodez, même combat, même défaite

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Il y a des jours désespérants.

Pendant que les chefs d’Etat du monde entier échouaient lamentablement pour trouver un accord limitant les effets du réchauffement climatique sur notre planète au sommet de Copenhague, nos conseillers départementaux votaient des crédits pour augmenter les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire en voulant doubler la RN 88.

Cette coïncidence en dit long sur l’incapacité de nos gouvernants, qu’ils soient nationaux ou locaux, de droite ou de gauche, à anticiper et à répondre aux crises qui nous touchent ou vont nous toucher, qu’elles soient financières, écologiques, sociales, alimentaires, sanitaires…

De Copenhague, de Toulouse ou de Rodez, c’est le même message qu’ils nous envoient : sauvons le capitalisme et la société de marché plutôt que la planète et ses habitants.

Leur vision de l’avenir ne va pas plus loin que le bout de leur carrière politique qu’ils veulent la plus longue possible et même le fait que leurs propres petits-enfants subiront économiquement et physiquement de plein fouet les effets de leurs décisions ne semble pas les émouvoir.

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Les Aveyronnais payeront donc pour une route nationale qui est de la seule compétence de l’Etat. Et cela aura des conséquences importantes sur le financement des propres compétences du Conseil Général. Déjà très en retard par rapport à d’autres départements en matière d’aide sociale, de soutien à l’habitat, de transports collectifs, d’aide aux collectivités en matière d’environnement, de culture… les Aveyronnais s’enfonceront un peu plus tous les jours dans la pauvreté, la pollution, les retards technologiques… au profit d’un axe routier de transit qui va de plus piller les entreprises du reste du territoire comme l’a déjà fait la A 75.

D’autres solutions existaient bien sûr. Mais elles ne convenaient pas au « monde économique », cet espèce de « machin » où l’on retrouve seulement une poignée de chefs d’entreprises, d’élus locaux et de notables prêts à tout pour sauver un système dont ils sont les premiers bénéficiaires et qui nous mène droit dans le mur.

Oui, il était possible de sécuriser cet axe sans augmenter le flux de véhicules avec les seuls 140 millions que voulait bien donner l’Etat.

Oui il était possible de réaliser la déviation de Baraqueville, le contournement du Grand Rodez, de supprimer tous les passages à niveau et les points accidentogènes, d’aménager les embranchements dangereux, de sécuriser les traversées de villages et hameaux

Les Aveyronnais payeront d’ailleurs triplement puisque la Région va vraisemblablement participer à cette gabegie financière doublée d’un désastre écologique. Et ce n’est pas fini, puisque pris par l’enthousiasme de cette décision et drogués au goudron, les conseillers généraux de droite et de gauche ont voté une motion pour poursuivre ce doublement vers Séverac.

Mais l’histoire n’est pas terminée car, vous le l’ignorez pas, il y a au mois de mars des élections régionales où vous pourrez vous exprimer en rencontrant et en votant pour les seuls qui ne sont pas favorables à cette politique de courte vue, Europe Ecologie Midi-Pyrénées, qui ont sur la région une vision d’avenir, réaliste, solidaire et écologique.

 

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Continuons justement à parler de région. Dans la série, « Je me moque du climat, pourvu que l’on parle de moi », signalons l’aller-retour rapide le 15 décembre dernier de Martin Malvy à Copenhague. Y allait-il pour soutenir les ONG ? Non ! Y allait-il pour infléchir la position des nombreux négociateurs ? Non pas du tout ! Il y allait juste pour communiquer sur sa dernière grande idée : créer un « observatoire climatique des Pyrénées ».

Certes, pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut pouvoir le mesurer. Mais nous avons maintenant une bonne connaissance de ses effets dans les Pyrénées. L’association Moraine notamment, à travers ses observations, a montré le recul important des glaciers Pyrénéens. Ce n’est pas un thermomètre de plus qui va faire baisser la température. Non, ce qu’il faut maintenant, ce sont des actions concrètes.

 

Et ce d’autant plus que le président de Région est passé maître dans l’art de la manipulation des chiffres, notamment ceux des émissions régionales de gaz à effet de serre.

Pour lui, tout va bien. Il faut dire qu’il s’est arrangé pour faire baisser artificiellement les chiffres des rejets de gaz que l’on mesure très mal (avec des écarts de 50 %) et que la Région ne maîtrise pas comme le méthane (dû principalement à l’élevage chez nous) ou le protoxyde d’azote. Cela a permis de cacher la forte augmentation de CO2 que la Région est sensée maîtriser dans ses actions, notamment les rejets de CO2 dus aux transports, à l’habitat et au tertiaire.

Si les rejets des industries ont baissé en partie à cause des fermetures d’usines (AZF notamment) et des délocalisations, les rejets dus aux transports ont eux explosé (+2,3 % par an depuis 1990), ceux du résidentiel-tertiaire également (+1,7 %), alors que la croissance démographique n’a été que de 1,1 % par an dans le même temps.

Midi-Pyrénées est de loin la première région Française pour sa part des rejets de CO2 dus aux transports dans les rejets totaux.

Le doublement de la RN 88 et la transformation de la RN 126 en autoroute entre Castres et Toulouse vont sûrement améliorer ce diagnostic accablant !

Voilà ce qui s’appelle de la « Com » comme sait bien le faire Martin Malvy.

Mais les chiffres sont têtus. Et ce bilan en trompe l’œil masque difficilement le désintérêt de l’équipe Malvy pour les questions d’environnement et nous montrent qu’ils sont en fait dans la poursuite des politiques du siècle dernier.

 

rn88-jlc.jpgVous allez me dire que je tape plus sur la gauche que sur la droite ?

Oui, parce que d’abord je n’attends rien de l’UMP. Ils sont et resteront d’indécrottables pollueurs doublés de piètres démocrates.

La gauche est ma famille, mais quelle gauche ? Je me désole un peu plus tous les jours de voir la vieille gauche reprendre les mêmes idées et les mêmes pratiques que la droite, que se soit nationalement ou localement.

Et ce ne sont pas les petites chicaneries pitoyables entre conseillers généraux de droite et de gauche pour s’attribuer la paternité du déblocage de la RN 88 qui me feront changer d’avis. Au contraire.

Fiche RN 88-web-jlc.pdf

Photos : 

1 - Photothèque du mouvement social - resistancescaen

2 - JLC

3 - Association Moraine

23/10/2009

RN 88 - Lettre ouverte des Verts de l'Aveyron aux conseillers généraux de gauche

rn88-borne.jpgVous allez devoir voter prochainement sur le financement de la RN 88 par le département de l’Aveyron.

Nous pensons que ce projet est extrêmement préjudiciable pour les aveyronnais et ce pour plusieurs raisons.

Sur un plan environnemental tout d’abord, cette nouvelle balafre infligée à notre territoire va avoir des conséquences importantes sur la faune, la flore, les paysages, la qualité de l'air, les sols, l'eau, le bruit..., éléments déjà fortement mis à mal dans notre département.

De plus, comment peut-on proposer, à un mois et demi du sommet de Copenhague sur le climat, un projet qui va accroître la circulation sur cet axe et ainsi augmenter considérablement les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire et plus largement en France ?

Par ailleurs, et c’est un élément essentiel, ces travaux sur la RN 88 vont entrer en concurrence directe avec le « Plan Rail » mis en place par la Région Midi-Pyrénées que ce soit pour le transport des voyageurs comme pour celui des marchandises. On sait que lorsque l’on donne actuellement un euro pour la route et un euro au rail, l’avantage reste bien sûr à la route du fait de son avance en matière d’investissements depuis des années alors que dans le même temps on a totalement abandonné le rail.

Concernant le fret, si l’engagement national présenté par M. Borloo fin septembre vise à développer les « autoroutes ferroviaires », il oublie complètement les « nationales et départementales ferroviaires », notamment en Midi-Pyrénées et en Aveyron. Ainsi, les milliers de tonnes de marchandises des wagons isolés qui partent encore de nos gares SNCF aveyronnaises devront transiter soit par la route avec des conséquences désastreuses pour l’environnement et la sécurité, soit par rail avec des opérateurs ferroviaires de proximité privés. En votant des crédits pour la RN 88, vous vous feriez complices de ce plan.

En fait, ces travaux ne visent qu’à servir un des principaux dogmes de la droite libérale qui veut que les flux financiers et de marchandises prévalent sur toute considération sociale ou environnementale. Que le président UMP du conseil général de l’Aveyron et ses amissoutiennent ce projet, cela peut donc se comprendre. Mais que vous joignez vos voix à celle de la droite libérale, cela nous choquerait.

Il faut en finir avec le mythe du désenclavement routier ! Il y a des grands axes routiers sans développement et du développement sans grands axes routiers ! De nombreuses études le démontrent maintenant. Les grands axes routiers se développement souvent au détriment des territoires voisins proches. Des entreprises et des activités de Villeneuve, de Villefranche-de-Rouergue, du Bassin de Decazeville, de Capdenac, de Rignac… qui déménagent au bord de la RN 88, voilà ce qu’il risque surtout d’arriver avec ce projet. Le souhaitez-vous ?

Avec la grave crise qui nous touche et avec l’incertitude qui plane sur les recettes départementales avec la suppression de la taxe professionnelle, le conseil général a sûrement mieux à faire pour aider les Aveyronnais dans les compétences qui sont les siennes : santé et solidarité, transports interurbains, habitat, environnement…, que de financer des routes nationales qui sont de la seule compétence de l’Etat.

Nous tenons à vous rappeler que l’ADF (Association des Départements de France), par la voix de son président socialiste Claudy Lebreton, a demandé au gouvernement le 9 juin dernier, d’assurer totalement ses responsabilités juridiques et financières sans faire appel aux départements dans les domaines qui restent de sa compétence, notamment les routes nationales. De même, le président socialiste de la Région Auvergne René Souchon refuse fort justement de financer des travaux sur la RN 88.

Nous sommes bien sûr favorables à des aménagements sur la RN 88 pour la sécurité des usagers mais aussi pour la tranquillité et la sécurité des riverains. Nous sommes par contre fermement opposés à des travaux qui augmenteraient le flux de véhicules, notamment de camions, et qui défavoriseraient ainsi le rail.

L’Etat qui a prévu de mettre 140 M d’euros pour ce doublement doit plutôt utiliser ces moyens financiers pour améliorer et sécuriser cet axe, tout comme il doit fortement aider RFF (Réseau Ferré de France) à la rénovation des voies ferrées Rodez-Séverac, Rodez-Brive et Beziers-Neussargues.

En espérant que vous rejoindrez cette position et que vous voterez contre des financements départementaux à la RN 88, recevez nos amicales salutations.

 

D'autres notes sur la RN 88 en cliquant ici