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05/07/2015

Avec la canicule, la qualité de l’air est médiocre sur le Bassin

qualité de l'air.jpgL’air que nous respirons durant cet épisode de canicule sur le Bassin de Decazeville est pour le moins médiocre. C’est en tout cas dans cette catégorie que l’ORAMIP le juge. Dans une échelle de 1 (très bon) à 10 (très mauvais), il est situé à 6.

Les fortes températures génèrent des formations d’ozone sur toute la région où la circulation routière ne faiblit pas en ce début juillet. L’action conjointe des émissions polluantes et des conditions météorologiques anticycloniques avec des températures élevées favorise la formation d’ozone sur l’ensemble de la région, précise l’ORAMIP. Et le Bassin n’est pas exempté.

Les conséquences sanitaires de ce mauvais état de l’air sont importantes. Elles vont d’une fonction pulmonaire déficiente jusqu’à la mortalité prématurée de plus de 42 000 personnes par an en France.

 

fontvergne-brouillard.jpgC’est l’occasion de rappeler que l’action de chacun est importante pour éviter que la qualité de l’air n’empire.

Les feux de jardin, comme j’en ai vu ce matin à Decazeville,  contribuent fortement à détériorer la qualité de l’air. Ils sont de plus strictement interdits. J’y avais consacré un article dans le bulletin municipal de 2012.

“Les déchets verts (tonte de pelouse, taille de haies et d'arbustes, résidus d'élagage...) sont aujourd'hui assimilés à des déchets ménagers, dont le brûlage à l'air libre est interdit par l'article 84 du Règlement Sanitaire Départemental. Cette interdiction s'applique aux particuliers et aux professionnels de l'entretien des espaces verts (paysagistes, collectivités…).

Contrairement à une idée reçue, l’impact environnemental et sanitaire des feux de jardin, particulièrement dans les zones habitées, est loin d’être anodin.

Brûler des végétaux à l’air libre peut d’abord provoquer des incendies.

Mais d’autres risques existent. Outre l’importante gêne pour le voisinage due au dégagement de fumées, la combustion de végétaux génère des polluants tels que des particules fines et autres produits toxiques ou cancérigènes qui sont dangereux pour notre santé.

Ces brûlages contribuent également à détériorer fortement la qualité de l’air et participent au réchauffement climatique.

Il faut donc composter les déchets verts sur place ou bien les porter à la déchetterie de votre commune. Si c’est une entreprise qui entretient vos espaces verts, il est impératif que vous lui demandiez de faire de même lors de l’établissement du devis.“

qualité de l'air,feux de jardin,pollution de l'airComplément d'information du 26 juillet 2015 :

la qualité de l'air sur le Bassin est même passée en catégorie 7 le 7 juillet sans que personne ne s'en inquiète. A quand une veille environnementale sur notre territoire ? Il me semble que vu les impacts sanitaires et environnementaux de cette pollution, les autorités locales devraient mettre en place un dispositif pour avertir au moins les personnes les plus vulnérables de ces pics de pollution. Et bien sûr engager des mesures pour les éviter ou tout au moins les maîtriser, notamment dans le domaine de la mobilité.

qualité de l'air,feux de jardin,pollution de l'airCentre-Presse et Midi Libre ont tout de même repris cette information dans leurs éditions du 25 juillet 2015.

24/06/2015

Une cogénération gaz à la chaufferie bois

CHAUFFERIE DECAZEVILLE.jpgNous devions voter hier soir en conseil municipal l'Autorisation d'Occupation Temporaire (AOT) donné à la société SETHELEC, filiale de GDF SUEZ COFELY pour l'exploitation d'une centrale de cogénération à la chaufferie bois de Decazeville moyennant un loyer annuel de 22 000 euros sur 14 ans, sauf la première année pour l'installation et la dernière année pour l'éventuelle désinstallation où ce loyer ne serait que de 500 euros/an.

Vous avez ci-dessous mon intervention :

J’avais souhaité avoir des éclaircissements sur certains points tant techniques que financiers concernant ce dossier. M. Lauzu (DGS à la Mairie de Decazeville) m’en a donné quelques uns et je le remercie, mais il reste tout de même beaucoup d'inconnues et d’interrogations sur ce projet.

Nous aurions vraisemblablement eu quelques réponses de plus à nos questions si nous avions été invité à la réunion du 21 avril 2015 où l’entreprise avait présenté ce projet aux conseillers municipaux. Visiblement, vous n’avez pas jugé souhaitable de nous inviter, ni d’inviter au moins les membres de la commission des travaux. 

Mes remarques sont de plusieurs ordres :

1 - Je trouve déjà pour le moins surprenant que la chaufferie bois tout juste terminée et mise en service, on nous propose de rajouter une unité de cogénération.

Pourquoi ne pas l’avoir inclus dès le départ ? Cofely, qui je n’en doute pas, avait déjà l’idée de cette cogénération dès le départ, aurait pu présenter une variante dans ce sens lors de l’appel d’offre.

2 - Manque de données techniques et financières qui auraient permis une véritable analyse de la pertinence de ce projet :

Si M. Lauzu m’a donné certaines réponses notamment concernant le type de cogénération (moteur gaz) et le mode de revente de l’électricité à EDF (MDSE - mise à disposition du système électrique), il manque beaucoup de données pour réellement prendre une décision dans ce dossier.

Je pense pourtant que Cofely a du réaliser une étude pour juger de la pertinence de cette installation. Et on peut être étonné de ne pas avoir ces informations.

-       Quelle serait la puissance de l’installation de cogénération ? Rien !

-       Quelle est l’estimation de production d’électricité par cogénération ? Rien !

3 - La production de chaleur à partir de la cogénération gaz viendra en concurrence de la production de bois.

-       Quelle est l’estimation de production de chaleur par cogénération ?

-       Quoi qu’il en soit, la production de chaleur par cogénération va grignoter la chaleur produite à partir du bois

-       Certes, le contrat de concession permet cette baisse de la production de chaleur par le bois (pas moins de 60% tout de même)

-       Gaz : énergie fossile, fortement productrice de CO2, de plus importée, pas une énergie renouvelable comme le bois.

-       La cogénération va donc fortement baisser le bilan environnemental de la chaufferie (production de CO2 beaucoup plus importante)

 

4 – La cogénération aura-t-elle une incidence sur le coût de la chaleur fournie aux usagers, notamment les nombreux logements du parc OPH desservi par le réseau de chaleur ? :

-       La chaleur produite par SETHELEC à partir de la cogénération serait vendue à Cofely pour alimenter le réseau de chaleur de Decazeville ? A quel prix ?

-       Le gaz est une énergie importée qui subit des variations importantes, souvent à la hausse, dues à des facteurs énergétiques et géopolitiques alors que le prix du bois est lui beaucoup plus stable car c’est un combustible plus ou moins local.

-       Quelles garanties avez-vous de Cofely concernant le prix de la chaleur vendue aux abonnés ?

 

5 - Cette convention avec SETHELEC a-t-elle fait l’objet d’une analyse ou de conseils par un bureau d’étude spécialisé ?

 

6 - Il y aura vraisemblablement des modifications sur le bâtiment de la chaufferie :

-       Modification sur l’avant du bâtiment (agrandissement du bâtiment et création d’une grande porte afin de rentrer le groupe de cogénération.

-       Cela a-t-il été étudié par les services de la mairie, notamment l’impact sur la voirie ?

 

7 - Dommages et nuisances extérieures :

MOTEUR GAZ JENBACHER - HAUTEVILLE-LOMPNES.jpgPour avoir visité des installations similaires, les moteurs gaz de cogénération font énormément de bruit (et produisent des vibrations)

Il y a des maisons situées en contrebas de la chaufferie, mais aussi le collège au dessus.

Certains riverains se plaignent déjà des bruits extérieurs, notamment de grincements produits vraisemblablement par le transporteur de bois.

Une isolation phonique du bâtiment abritant la cogénération est-elle prévue ?

 

Nous devons prendre toutes le garanties sur ce problème, notamment contractuellement.

L’article 6 de la convention traite de la responsabilité et des assurances de l’exploitant.

Mais il ne traite que des dommages et nuisances à l’intérieur du bâtiment, pas à l’extérieur.

Je pense qu’il faut responsabiliser l’exploitant sur les dommages et nuisances à l’extérieur du bâtiment en rajoutant un article à la convention qui traiterait de ce problème, notamment les problèmes de bruit.

 

8 - Pourquoi la cogénération gaz ?

La Cogénération est une technique maintenant ancienne, en tout cas pas novatrice, surtout les cogénérations à moteurs. Et elle demeure très polluante par rapport à d’autres modes de production d’énergie.

 

Vous aviez évoqué lors du dernier Salon Eco-Energies votre souhait de soutenir une filière hydrogène avec l’AFHYPAC. Cette filière figure bien dans le Contrat particulier Etat-Bassin 2014-2016 avec le développement d’un cluster Hydrogène.

Pourquoi ne pas regarder dans ce sens avec Cofely.

  

CHAUFFERIE DECAZEVILLE2.jpgNous manquons donc d’informations objectives sur ce dossier qui ne nous semble pas de plus aller vers un progrès environnemental et encore moins technologique. Quand au volet financier il est carrément inexistant. Comment a été établi le montant du loyer ? Il serait indispensable d’avoir un budget prévisionnel de l’exploitation de cette cogénération.  Nous ne sommes pas demandeurs de la cogénération. Nous pouvons négocier le prix du loyer à la hausse.

Notre groupe votera donc contre.

Photos : jlc © Créative Commons - Cliquez sur les photos pour les agrandir.

13/06/2015

Le gouvernement veut-il tuer les transports collectifs urbains ?

TUB-DECOUVERTE.jpgDans le cadre des mesures pour aider les PME et TPE, le gouvernement Valls vient de s’en prendre au versement transport, principale ressource des AOT (Autorités Organisatrices de Transports) pour financer les transports urbains du quotidien. Il a décidé de remonter le seuil des entreprises assujetties à cette taxe de 9 à 11 salariés sans aucune compensation financière.

S'il est louable de soutenir les TPE et les PME, cette mesure va fragiliser le financement des transports collectifs urbains financés en grande partie par cette taxe. Le manque à gagner devrait se situer autour de 7% de la recette du versement transport. Cette mesure va bien sûr fortement toucher les investissements des AOT et donc fragiliser un peu plus les entreprises travaillant dans ce secteur : délégataires, fabricants de matériel et d'infrastructures... dont beaucoup de PME-TPE.

Cette mesure vient de plus après deux hausses successives de la TVA sur les recettes de billetterie (de 5% à 7%, puis dernièrement de 7% à 10%) que toutes les AOT n'ont pas répercuté sur le prix du billet, mais aussi après l’abandon de l’écotaxe qui devait entre-autre aider au financement de projets de transports collectifs et elle se rajoute aux baisses des dotations de l’Etat aux collectivités.

Alors que la demande de transports collectifs n’a jamais été aussi forte, ce gouvernement choisit au contraire de diminuer les recettes des autorités chargées de les développer.

C’est d’autant plus incompréhensible que ce gouvernement prétend réduire la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre, fait voter une loi sur la transition énergétique et accueille la conférence internationale sur le climat en décembre prochain.

Les associations d’élus (AMF, AMGVF, ADCF…) ainsi que le GART (groupement des AOT) et la FNAUT (usagers) dénoncent cette mesure injuste et demandent au gouvernement de revoir sa copie et aux parlementaires de ne pas voter cette proposition lors de l’examen de la loi de finances 2016 et de renforcer au contraire le financement des transports urbains.

Pour la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, le manque à gagner devrait se situer autour de 32 000 euros. Il serait souhaitable que les élus de cet EPCI votent une motion dans le sens de cette note lors du prochain conseil.

Photo : jlc (Créative Commons) - Cliquez dessus pour agrandir.

Fallait-il des boues à Fontvergnes ?

fontvergnes -120615.jpgC’est en sortant d’une réunion tenue dans les locaux de la communauté de communes que j’ai aperçu hier un camion déversant son chargement vers le giratoire de Fontvergnes. Je me suis bien sûr approché. Les terres déversées n’étaient pas sans me rappeler les boues qui avaient été épandues il y a quelques mois dans la plaine de Livinhac et qui avaient suscité pour le moins une petite levée de bouclier (voir l’article ci-contre – cliquez dessus pour agrandir).La surprenante destination des boues de la Sopave à Livinhac -250114.jpg

Ces mêmes boues avaient également suscité des inquiétudes du côté de Montbazens dans l’hiver 2010-2011.

Elles proviennent de l’usine Sopave à Viviez, spécialisée dans le recyclage de matière plastique. Elles sont principalement issues du lavage de plastiques agricoles. Elles font bien sûr l’objet d’analyses régulières.

Alors certes, nous ne sommes pas ici sur des terres agricoles. Il s’agit je pense d’aménager un espace vert sur ces terrains laissés libres après la démolition de maisons délabrées. Rien donc à redire sur le projet en lui-même.

boues sopave fontvergnes -120615.jpgConcernant les boues, si l’on peut tout de même craindre la présence de microparticules de plastiques invisibles à l’œil nu, on espère que les produits phytosanitaires ou autres ont disparu dans le processus de lavage. Et je n’ai aucune raison de ne pas croire les assurances données par les services de la Sopave.

Sopave mise sur la transparence.jpgMais soyons clairs, j’aurais préféré de la terre végétale ne venant pas de recyclage agricole. Alors que l’on a dépensé des millions à dépolluer les sols à quelques dizaines de mètres sur la Zone du Centre, je trouve dommage que l’on vienne déposer des terres issues d’un processus industriel ici. 

Ce que l’on peut aussi regretter, c’est le manque de transparence de la mairie de Decazeville. Si en commission des Travaux la semaine passée, il a bien été évoqué la possibilité d’aller chercher de la terre végétale à Rignac pour les aménagements paysagers de la plateforme du Sailhenc, en aucun cas nous avons été informé sur le dépôt de ces boues (ou terres hyperhydratées comme préfère les appeler la Sopave) à Fontvergnes. A quoi servent donc les commissions ?

Tout comme les riverains n’ont semble-t-il pas été informés. Une réunion  pour informer les habitants de Fontvergnes sur les projets prévus sur leur quartier aurait peut-être été souhaitable. Il n’y a pas que le centre-ville à Decazeville.

On aurait par exemple pu évoquer le raté du giratoire où l’on aurait peut-être dû y connecter directement la route de Lacaze. Il n'est pas encore trop tard. Tout comme la route de Lacaze, permettant d’accéder au chevalement et au site de La Découverte de plus en plus fréquentée par les visiteurs et touristes, mériterait un élargissement.

fleurissement giratoire fontvergnes.jpgEnfin, pour terminer sur une note positive, on apprécie le fleurissement de ce giratoire réalisé par la communauté de commune avec des plantes qui ne nécessitent pas d’arrosage.

Photos : jlc (Créative Commons) et articles de Centre-Presse et Midi-Libre. Cliquez dessus pour les agrandir.

10/05/2015

Mobilités : où en est Decazeville ?

Le Plan Global de Déplacements initié par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2006 à la suite de la création de notre Agenda 21 avait déjà tracé les grandes lignes d’une mobilité durable sur le Bassin : transports collectifs et promotion d’une alternative à la voiture par la marche et le vélo.

Il est noté à de multiples reprises, tant dans la présentation du PLU actuellement en enquête publique que dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) joint au dossier, "que les mobilités douces doivent connaître un fort essor... que l’on doit sécuriser les axes structurants pour les piétons... que l’on doit favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture comme les mobilités douces ou les transports en commun“ et même “programmer une semi-piétonisation du centre-ville“.

Il va s’en dire que j’approuve ces orientations.

 

Ça fait même plus de dix que je les réclame. La rubrique “ Transports et mobilité “ de ce blog est là pour le prouver.

Les transports collectifs :

tub-decouverte-221112.jpgC’est en février 2008 que notre service de transports collectifs, le TUB, a vu le jour. Il a depuis évolué, mais fort d’une expérience de maintenant huit ans, il gagnerait à franchir une nouvelle étape pour être vraiment efficace et représenter une véritable alternative à la voiture comme il est conseillé dans les divers documents d’urbanisme et de mobilité locaux et nationaux.

TUB - Cercles 300 m.jpgLa couverture de la population par le TUB est importante puisque plus de 70% des habitations sont à moins de 300 m à vol d’oiseau  d’un arrêt du TUB à Decazeville (voir carte)

Je l’ai déjà dit, l’étape suivante est le cadencement sur un axe Viviez – Decazeville – Firmi en n’oubliant pas le nord de Decazeville où habitent plus de 15% de la population du Bassin et où sont les établissements scolaires et de santé. Le cadencement, c’est un bus toutes les vingt minutes par exemple. C’est tout à fait réalisable avec un bus qui ferait ce trajet aller–retour en continu (qu’une partie du trajet à certains horaires) en complément des deux bus existant.

Pourquoi pas avec un bus plus petit que les actuels bus, ce qui permettrait alors d’envisager éventuellement un passage rue Cayrade.

Le PLU actuellement en enquête publique recommande aussi plus de fréquences et d’arrêts à la gare de Viviez.

La mise en place des nouvelles technologies numériques doit également aider les usagers de notre service de transports collectifs et scolaires, que ce soit dans la billettique si l’on veut continuer à faire payer ce service (titre unique, points de vente et de recharge automatiques, lecteurs sans contact, application smartphones…), et dans une application smartphone pour la géolocalisation des bus et des temps d’attente.

 

Les modes actifs

La France a lancé il y a un peu plus d’un an son Plan d’Actions pour les Mobilités Actives (PAMA) pour mettre au cœur de la mobilité les déplacements à pied et le vélo. 

Les “modes actifs“ de déplacements, que l’on appelait encore il y a peu “modes doux“ font l’objet de multiples citations dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Decazeville.

 

Le vélo

Il s’est vendu en 2014 en France près de 3 millions de vélos neufs dont 77 500 vélos à assistance électrique. Dans le même temps, il ne s’est vendu que 1,795 millions voitures. Et on continue encore à penser l’aménagement de nos villes que pour la voiture.

bourse velo occase -dkz-0910.pngLe marché du cycle d’occasion est aussi florissant. Il n’y a qu’à voir les vide-greniers locaux ou les bourses aux vélos d’occasion pour s’en convaincre. Malgré le manque de magasin spécialisé, le marché local du vélo semble dynamique et c’est environ 8 vélos à assistance électrique que la Communauté de communes aide au financement chaque année, mais d’autres doivent être achetés sans subventions. Les Vélos à assistance électrique représentent 2,60 % du marché des ventes de cycles en France. Par extrapolation, on peut considérer qu’il s’est vendu environ 300 vélos neuf sur le Bassin en 2014 qui se rajoutent au parc important de vélos déjà existants.

Mais où sont-ils me demande-t-on ? Et bien les plus courageux essaient tant bien que mal de se déplacer à vélo sur le Bassin. Et on en voit heureusement de plus en plus. Mais disons-le très fort, tant qu’il n’y aura pas de vrais aménagements pour pouvoir circuler à vélo en toute sécurité, les habitants du Bassin continueront malheureusement à prendre leur voiture pour leurs déplacements quotidiens … enfin ceux qui en ont une. 

stationnement vélo - rue cayrade.jpgEt que dire des aires de stationnement pour les vélos ! Elles sont pratiquement inexistantes. Même pas d’arceaux à vélos sur le tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové ! Pourtant, toutes les études le démontrent, même si ce n’est pas ressenti ainsi par les commerçants et les élus, les cyclistes et les piétons sont des clients des commerces de centre-ville fidèles qui dépensent autant sinon plus que les clients en voiture. D’ailleurs, les associations de commerçant l’ont compris et organisent souvent des animations pour attirer et fidéliser des clients avec comme lots à gagner, des vélos. Pour favoriser le vélo, il faudrait également des abris à vélos, voire des box fermés sur divers lieux : centre-ville, gare routière, gare de Viviez, diverses entreprises, collectivités, établissements publics...

schéma cyclable -0910.jpgLe Schéma modes doux de la Communauté » de communes a été présenté en 2010 (voir carte ci-contre).

Où en sont les aménagements à Decazeville ? Pas folichon ! Bien triste même !

Aménagements cyclables Decazeville - 2014.jpgLa carte ci-contre montre l'état actuel du schéma. J’ai juste pu faire accepter deux petits tronçons de double-sens cyclable sur l’avenue Camille-Douls et aux Bonnières. Quelques nouveaux tronçons de voirie sont en zone 30, mais ce ne sont pas réellement des aménagements cyclables. Loin donc du schéma de 2010 et cela risque d’être encore pire avec les projets de circulation qui font totalement l’impasse sur la circulation des cyclistes. Il faudra que l’on m’explique comment on veut faire de Decazeville une ville moderne, jeune et dynamique sans des aménagements pour les jeunes et les mobilités de demain.

piste cyclable - trottoir en face gendarmerie.JPGLa voie cyclable et piétonne longeant la RD 840 est dans un piètre état et les obstacles pour une circulation cyclable confortable restent encore nombreux

voie cyclable -zone du centre.jpgQuant au nouvel aménagement pour les modes actifs traversant la zone du Centre, il semble que l'on ait pas du tout pensé au vélo en mettant une marche de vingt centimètres à son entrée côté Fontvergne.

De plus, une vraie “zone 30“ en centre-ville serait plus efficace que les tronçons à 30 km/h actuels. Cela éviterait la multiplication de panneaux routiers et légitimerait les double-sens cyclables. C’était d’ailleurs la préconisation du Plan Global de Déplacements.

zone de rencontre - panneau information Possy.JPGEt bien sûr, la création d’“une zone de rencontre“ sur le tronçon réaménagé de la rue Cayrade déjà limité à 20 km/h.

On peut se consoler en se disant que ce n’est pas mieux sur les autres communes du Bassin. On continue à refaire des rues sans jeter un coup d’œil sur le schéma des modes doux que toutes les communes ont voté. Les aménagements cyclables contribuent pourtant à apaiser et pacifier la circulation en ville et à éviter ainsi des accidents.

 

Les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR) ?

S’ils sont un tout petit peu moins ignorés que les aménagements cyclables, les aménagements pour le déplacement en toute sécurité des piétons et des PMR laissent réellement à désirer. Les continuités piétonnes sécurisées sont rares et l’accessibilité de la voirie, des bâtiments publics et des commerces pour les personnes à mobilité réduite avance trop doucement. J’avais évoqué dans une note précédente la gène pour les piétons et les PMR que représente les barrières sur les trottoirs du tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové. On peut regretter aussi que l’on ait pas réalisé l’accessibilité aux commerces en même temps que ces travaux.

La RD 840 représente une coupure entre le nord et le sud de notre ville. C’est un facteur contraignant en matière de mobilité piétonne. Il est de plus très dangereux de traverser cette voie aux trois giratoires urbains. Le passage sous la RD 840 par l’avenue du 19 mars 1962 est très étroit.

arc-en-ville.JPGLe passe-piéton (ou arc-en-ville) remédiait en partie à ce problème. Mais il ne fonctionne plus. Selon un devis datant maintenant de quatre ans, sa transformation en passerelle piétonne revenait à environ 100 000 euros. Personnellement j’y serais favorable, notamment pour les enfants et les jeunes. Vu qu’il s’agit d’une route départementale, je trouverai normal que les travaux soient pris en charge par le conseil départemental.

avenue-laromiguiere.jpgL’incivisme des automobilistes reste un problème préoccupant et dangereux. Le stationnement sur les trottoirs ou les bandes piétonnes, voire cyclables comme sur l’avenue Camille Douls,  est récurent et encore très rarement verbalisé.

stationnement marché4.jpgLe vendredi matin, jour du marché place Decazes, c’est à celui qui tentera de se garer le plus près du marché alors que de nombreuses places sont disponibles à seulement 150 mètres. Les véhicules stationnent alors sur des emplacements souvent interdits et dangereux, mettant en insécurité de nombreux piétons, dont des personnes âgées et des PMR.

Des petits aménagements et une réfection des revêtements pourraient déjà être réalisés, associés à une campagne de prévention, voire à une verbalisation pour les automobilistes récidivistes. C’est à réfléchir rapidement avant l’accident de trop. Il faudrait avoir ensuite une réflexion globale sur les aménagements futurs de la place Decazes.

 

Decazeville à pied

decazeapied.jpgSur le modèle d’autres collectivités, je me suis amusé à faire une petite étude sur les temps de circulation à pied sur notre commune. C’est assez instructif et on peut voir que certains trajets demandent peu de temps, notamment si l’on habite proche du centre-ville et que l’on peut réaliser des économies financières importantes en circulant à pied. Posséder un véhicule revient par exemple à 6 000 euros par an pour une Clio 3 essence selon l'Automobile Club. Marcher à pied, c’est aussi bon pour la santé.

A quand un vrai plan de déplacement piéton à Decazeville comme l’ont réalisé des petites ou grandes communes avec des aménagements, trottoirs et voies piétonnes bien entretenues ?

 

Les voitures

Il ne s’agit bien sûr pas d’interdire les voitures en centre-ville, mais de permettre aux autres modes de mobilité de s’y développer en favorisant leur pratique en toute sécurité.

Les jeunes sont beaucoup moins intéressés par la voiture. Les 18-25 ans ne sont plus que 44% à posséder le permis de conduire, alors que le taux atteignait les 60% en 1983. En cause, le coût de possession d’une automobile, mais aussi l’essor des transports collectifs et le développement des modes actifs. Pratiques que les jeunes aiment bien, surtout en zones urbaines.

Plutôt que de songer à aider les jeunes Decazevillois à passer leur permis de conduire comme souhaite le faire l’actuelle municipalité encore rivée au tout “bagnole“ des années Pompidou, il serait peut-être plus judicieux de développer les services du TUB et de créer des aménagements cyclables. Et surtout de ne pas augmenter les tarifs du TUB comme ces élus l’ont malheureusement fait en janvier dernier.

Et l’autopartage ?

La mobilité durable, c’est aussi le partage de moyens de mobilité. Qu’on le veuille ou non, nous allons devoir aller d’une économie de possession à une économie de partage ou d’usage. Et c’est peut-être pas plus mal ! Quand on songe que notre voiture reste à plus de 95 % dans notre garage ou sur une place de stationnement, il serait peut-être temps de nous poser la question de savoir si nous avons tous besoin d’un véhicule en permanence et s’il ne serait pas plus intéressant d’avoir à disposition un véhicule lorsque nous en avons réellement besoin.

Cela suppose bien sûr d’avoir d’abord des transports collectifs efficaces et des aménagements cyclables sécurisés. Mais pourquoi pas dans quelques années un service d’autopartage intercommunal avec des points de retrait et de dépôt dans toutes les communes en complément de l’autopartage entre particuliers ? C’est aux collectivités de piloter ces programmes d’avenir et de les initier sur leurs territoires. Pourquoi pas une expérience sur le notre ?

 

La complémentarité de tous les modes de mobilité : l’intermodalité et la multimodalité

Il n’est donc pas question d’imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Et pour en revenir à l’introduction de cette note et comme le recommandent nos documents d’urbanisme et plus largement pour protéger notre planète et notre santé, il faut favoriser les alternatives à la voiture, y compris sur le Bassin.

Favoriser donc l’usage des modes actifs (vélo et marche à pied), des transports collectifs, du covoiturage, de l’autopartage… et favoriser la complémentarité de tous les modes de mobilité.

C’est pour cela que j’avais entre-autre initié la subvention pour l’achat de vélos pliants qui n’a certes pas connu le succès escompté car peut-être pas assez expliquée. Le vélo pliant est accepté dans le TUB et les trains au même titre qu’une poucette pour enfant et il permet de se rendre à un arrêt de transport collectif ou de le quitter. Il se glisse de plus facilement dans un coffre de voiture lorsque l’on se rend dans une ville car il n’y a pas de vélos en libre-service partout.

 

Le rail

J’avais évoqué dans une note précédente la suppression de la navette matinale SNCF en bus de Viviez à Villefranche pour prendre ensuite le train pour Toulouse. Elle n’a malheureusement toujours pas été rétablie. Le problème du rail est très grave puisque nos principaux élus nationaux et régionaux préfèrent favoriser la construction onéreuse de LGV utilisés par une minorité de personnes (les plus aisées) plutôt que les trains du quotidien utilisés par tout le monde.

 

Mobilité et urbanisme, aller vers une ville des courtes distances

lavillenepantoufle-pmadec.jpgSi vous croisez les images (plus haut dans cette note) du schéma cyclable, de “Decazeville à pied“ et de la couverture du TUB, vous avez les zones où il est le plus intéressant et le plus économe d’habiter à Decazeville en matière de mobilité. Pas de surprises, c’est le centre ville. Il faut aussi voir les autres avantages (proches des commerces, des services, des espaces culturels et sportifs…) mais aussi les inconvénients (bruit, pollutions diverses) d’habiter le centre-ville.

On voit donc qu’un des challenges des prochaines années est de rendre notre centre-ville agréable et attractif en matière d’habitat et de cadre de vie. La maîtrise de l’habitat, notamment insalubre, est une des clés. Racheter à bas prix quelques vieux immeubles insalubres et les détruire si l’on ne peut pas les rénover correctement est une voie à suivre. En faire des ilots de verdure et aérer et ventiler ainsi ces rues étroites pour lutter contre l'effet "ilôt de chaleur urbain" et diminuer ainsi les effets du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs une des recommandations du PLU qui est à l’enquête publique. Le programme AMI Centre-Bourg doit également être réfléchi dans ce sens.

zone de rencontre - panneau.pngRendre le centre-ville agréable et attractif, c’est aussi s’attaquer à la diminution du bruit en veillant au respect des vitesses à 20 et 30 km/h et en décourageant la circulation automobile de transit (ceux qui ne font que passer sans s’arrêter) dans les rues Cayrade et Gambetta, en créant par exemple une zone de rencontre sur le tronçon rénové de la rue Cayrade pour favoriser les piétons et les commerces. Faire respecter la zone bleue est aussi important.

Mais vouloir habiter en périphérie de la ville et vouloir garder de bonnes jambes et une bonne santé en marchant et en pédalant est aussi intéressant. A condition d’avoir les aménagements piétons et cyclables appropriés.

 

Decazeville et la COP 21

je sauve le climat - a pied, a velo, avec le tub.jpgPlus personne n’ignore que va se dérouler à Paris en décembre prochain la 21ème  conférence de l’ONU sur le climat. Les collectivités locales ont bien sûr un rôle important à jouer pour éviter une catastrophe climatique à la fin de ce siècle.

D’après les derniers chiffres de l’OREMIP, la consommation d’énergie due aux transports représentait en 2012 en Midi-Pyrénées 36% de la consommation totale d’énergie et 34% des rejets de gaz à effet de serre totaux. Depuis 2005, on assiste à un ralentissement des consommations de carburants dans la région, principalement du à la crise économique. La route représente malheureusement plus de 90% de la consommation énergétique du secteur des transports.

Les collectivités doivent donc prendre à bras le corps le volet mobilité de leurs concitoyens, d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour permettre aux habitants de retrouver un peu de respiration économique.

A Decazeville et sur le Bassin, il faut donc faire évoluer le TUB et engager un plan piéton et un plan vélo ambitieux avec des aménagements appropriés, certains nécessitant peu de frais, juste une volonté politique.

Créez vous aussi votre sticker “Je sauve le climat“ en cliquant ici

 

Photos : jlc, sauf panneau routier, carte modes doux 2010- ©CCDA, la ville de la pantoufle - ©Philippe Madec, sticker "Je sauve le climat".

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06/03/2015

La FNSEA aurait-elle muté ?

Par Léon Maillé, paysan sur le Larzac

leon-maille.jpg« Au milieu du siècle dernier, les paysans parlaient avec respect de leur “syndicat”, les Jeunesses chrétiennes formaient des paysans militants investis dans l’espoir d’un meilleur avenir pour les campagnes. “Pas de pays sans paysans”, clamait l’un deux, Raymond Lacombe, petit éleveur aveyronnais devenu président national. Hélas ! Les choses ont bien changé; maintenant c’est un agri-farmer, sur 500 hectares, en plus PDG de la filière d’agro-carburant Sofiproteol, qui en est le président. Rien d’étonnant que cet ancien syndicat mué en trust agro-industriel (partisan de la ferme des mille vaches) veuille supprimer les petits paysans: ceux qui ont moins de trente vaches (seuil ramené maintenant à 10 vaches) ou moins de 50 brebis n’auront plus de prime de la PAC, les gros en ont sans doute plus besoin...

Et n’allez pas leur casser les pieds avec des histoires d’environnement : ils osent même manifester pour se garder le droit de polluer à leur guise. Ils vont ainsi à contresens de la société : peu leur importe. Il y a quelques semaines, des élections de ce syndicat à l’ancienne ont été organisées à grand renfort médiatique, et le plus époustouflant, c’est que des petits paysans de bonne foi sont allés voter croyant avoir toujours à faire avec la FNSEA du siècle dernier. Ils ne se sont pas aperçus que cette structure a muté; pire, qu’elle comporte en son sein des gens dont on constate les exactions dans les médias : incendies en toute impunité de bâtiments publics et de la MSA à Morlaix, souillure au fumier ou au lisier de lieux et bâtiments ou permanences politiques ou écolos, tout cela sous le nez des gendarmes qui laissent faire.

La gendarmerie les a aussi laissés faire lorsqu’ils ont vandalisé des voitures, crevé des pneus, rayé les peintures, le jour où des mouvements écologistes sont allés chez Limagrain faire une inspection non violente à Chappes (Puy-de-Dôme), à propos de la présence éventuelle de semences de blé OGM. Maintenant on en arrive à Sivens aux menaces physiques (voir Le Canard Enchaîné du 3/02) avec graffitis du genre “Zad t’es mort” ou “Battue aux zadistes” ou lorsqu’ils arrosent les zadistes au purin: “C’est l’heure de la douche”. Le porte-parole de la Conf’ du Tarn a mis en garde le président (PS) du conseil général du Tarn : “La FDSEA du 82 est particulièrement agressive et multiplie les appels au meurtre à l’encontre des opposants au barrage, via des graffitis et pendaisons de mannequins.”

Un éleveur local hostile au barrage a eu droit à sa lettre anonyme : “Nous ne voulons plus te voir, on va te crever.” N’oublions pas qu’il y a deux mois, les mêmes étaient venus parader déguisés en chasseurs (armés !) chez les zadistes, devant le nez des gendarmes qui n’ont rien fait. Bref, avec cette FNSEA apparemment mutée, maintenant on flirte avec le crime. Jusqu’à quand?

Au final, faudrait-il croire qu’aujourd’hui FNSEA signifie : Franchouillards, Nigauds, Sans État d’Âme ? Et dire que des éleveurs naïfs cautionnent sans s’en rendre compte cette organisation dévoyée. Les créateurs du “syndicat” de l’époque doivent s’en retourner dans leur tombe.»

Léon Maillé

Tribune parue dans Centre-Presse du 5 mars 2015

Photo : jlc

27/02/2015

Mes interventions en conseil municipal du 26 février 2015

 Divers points ont été évoquées hier soir en conseil municipal dont le débat d'orientation budgétaire et la cession de divers biens.

Voici ci-dessous mes interventions.

 

Volet Urbanisme du DOB :

Mise en place d’un nouveau plan de circulation de la Ville

-       D’abord, cela fait des années que l’on ne parle plus de plan de circulation en matière d’urbanisme et de mobilité mais de plan de déplacement urbain (PDU) pour les grandes villes ou de Plan Global de Déplacements (PGD) pour les petites et moyennes villes.

-       Pourquoi parle-t-on de PDU et de PGD ? : parce que on intègre depuis maintenant longtemps tous les modes de mobilité, pas seulement la voiture.

-       Il en existe un pour notre ville, réalisé il y a quelques années par la CCDA ainsi qu’un schéma des modes doux (marche à pied, vélo et PMR)

-       Parler de Plan de circulation est restrictif puisque cela ne concerne que les véhicules à moteur. Or, 30 % des habitants du Bassin n’ont aucun moyen de déplacement personnel. De plus, ceux qui ont un véhicule ne l’utilise pas forcement tout le temps pour venir en centre-ville.

-       rue-cayrade.jpgOn peut maintenant le dire, votre test d’aménagement de la rue Cayrade est un relatif échec. C’était prévisible car vous vous êtes entêtés sur un modèle dépassé, celui du tout « bagnole »

-       Le résultat est éloquent :

o   difficile de circuler rue Cayrade à certaines heures car c’est maintenant devenu l’itinéraire obligé à cause du sens unique de l’avenue Cabrol

o   Pour ce même motif, le tronçon de la rue Cayrade rénové, qui aurait pu devenir un lieu agréable, favorable aux piétons et aux commerces, est devenu un couloir à voiture où il devient très difficile de traverser à pied.

o   Le stationnement en épi fait l’unanimité contre lui

o   A tel point que certaines personnes ne viennent plus dans notre centre-ville et préfèrent faire leurs achats ailleurs, notamment celles arrivant d’Aubin.

-       Nous espérerons donc que dans le projet de la rénovation du haut de la rue Cayrade dont il est question dans votre document relatif au DOB, vous tiendrez compte de cet échec et de ces observations.

-       Encore plus inquiétant à mon sens, le projet inutile de double sens envisagé de l’avenue Foch et de la modification de la circulation à l’ilot Jarlan:

o   Inutile parce que il existe une nouvelle entrée dans la ville quelques dizaines de mètres après le giratoire Jean-Jaurès, derrière le cinéma qui convient très bien à tout le monde et qui est de plus en plus utilisée.

o   Inquiétudes autour de la modification de la circulation autour de l’ilot Jarlan : cet ilot remplissait très bien son rôle de giratoire et fluidifiait la circulation. Il faut tout au plus réaménager une voie pour la circulation des véhicules en supprimant un côté de parking et surtout ne pas faire circuler les véhicules dans le couloir de bus fréquentés par des scolaires, comme vous le prévoyez !

o   Puisque nous sommes dans le DOB, vous prévoyez un coût des travaux important pour ces travaux inutiles.

o   Nous n’y sommes donc pas favorables et ce serait un moyen de faire des économies pour le prochain budget.

 

Urbanisme et habitat :

 

Je note que vous actez le démarrage du projet AMI Centre-Bourg, que vous voulez favoriser la démolition de verrues immobilières, que vous envisagez la préemption de maisons et de terrains mais aussi la vente de terrains ou d’immeubles.

Sur ces principes, nous sommes bien sûr d’accord.

 

immeuble tronc.jpgMais dans les faits, nous sommes plutôt inquiets :

-       Je note par exemple que vous ne faites pas de préemption sur des immeubles stratégiques de la rue Cayrade :

o   Je pense notamment à l’immeuble Tronc, ruine qui a été vendue pour seulement 15 000 €, sans garanti de rénovation alors que cet immeuble aurait pu être préempté par la commune, soit pour un projet immobilier abouti (privé ou OPH) ou démoli par la CCDA dans le cadre de l’AMI pour aérer la rue Cayrade côté rue de la Montagne et réaliser à sa place une petite placette agréable, plus agréable que les bancs que vous avez aménagés au milieu des voitures.

 

-       Je note aussi que vous êtes en train de “dilapider“ (entre parenthèses) le patrimoine communal dans le seul but de rentrer de l’argent, sans aucune réelle analyse urbanistique à long terme.

o   C’est le cas pour la vente en 2014 d’un immeuble rue Gambetta et d’un local rue de Miramont, mais aussi de la mise en vente de la maison Tourtonde, propriété de 4 000 m2 en plein centre ville où nous avions des projets immobiliers, de l’ancien immeuble de l’Amicale des sapeurs-pompiers seul sans savoir ce que vous allez faire de l’ancienne caserne mitoyenne, et d’autres terrains dont nous parlerons en fin de conseil. 

L’urbanisme demande une vision à long terme et réfléchie. L’achat et la vente d’immeuble ou de terrains ne peuvent se faire au grès des besoins d’argent, surtout lorsque cet argent est dépensé pour des projets inutiles comme le double sens de l’avenue Foch.

  

impasse d'iéna.jpgCession d’un bien impasse d’Iéna :

Il s’agit d’une parcelle que la commune avait préempté en 2009 dans le but de réaliser une voie de liaison entre l’impasse d’Iéna et la rue Edouard Vaillant.

impasse d'iéna -parcelle.jpgEn effet, la sortie de l’impasse d’Iéna est très dangereuse car elle se situe en sortie du giratoire de la Vitarelle vers la rue Gambetta. Cette nouvelle voie aurait été utile pour les riverains et pour les personnes qui stationnent sur les places de parking de l’impasse d’Iéna pour se rendre aux commerces proches. La sortie rue Edouard Vaillant est beaucoup plus sécurisée. Les travaux pouvaient se réaliser plus tard, lors d’une éclaircie budgétaire.

Nous avons voté contre cette cession.

 

la montagne.jpgCession d’une parcelle rue de la Montagne  :

Il s’agit là d’une parcelle de 377 m2 rue de la Montagne, au dessus d’un petit parking aménagé récemment par la commune.

Bien que petite, il y a sur cette parcelle la possibilité de construire une petite maison de ville dans cette rue proche du centre-ville.

Le PLU a noté l’intérêt de ce quartier pour l’habitat.

N’ayant pas la garantie qu’une construction sera érigée sur cette parcelle, nous avons voté contre cette cession.

12/02/2015

Les sénateurs veulent encore des pesticides

ruches-ladecouverte-280411.jpgLe 4 février dernier, les sénateurs étaient invités, sur proposition du sénateur écologiste Joël Labbé, a délibérer sur une “ résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l'environnement et de la santé et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes “. Autrement dit à interdire les principaux produits tueurs des abeilles, qui ont aussi des conséquences néfastes sur la santé humaine.

Et bien que croyez vous qu’on fait nos sénateurs ? Ils ont voté majoritairement contre !

Exactement : 247 ont voté contre, et seulement 64 ont voté pour.

On a voté pour l’interdiction de ce pesticide dans les groupes écologistes et communiste républicain et citoyen. Dans le groupe socialiste et apparentés, 108 sénateurs sur 111 présents ont voté contre, les trois autres s’abstenant. Il faut dire que le ministre socialiste de l’agriculture lui même avait donné des consignes pour voter contre.

La FNSEA peut être contente, tout comme l’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) qui comprend entre autre Monsanto, Bayer, Du Pont, Syngenta…, qui ont tout fait pour que cette proposition capote.

 

Mais qu’ont fait nos deux vaillants sénateurs aveyronnais ?

Jean-Claude Luche n’a pas pris part au vote. Peut-être était-il en campagne électorale pour les élections départementales en Aveyron. A force de cumuler les mandats et les fonctions, difficile d’être présent et actif partout. Compte-tenu de son soutien actif à la poursuite de la pollution aux nitrates en Aveyron et de son indéfectible appui à la FDSEA de l’Aveyron, on peut penser sans se tromper qu’il aurait voté contre.

Quant à Alain Marc, notre deuxième sénateur, grand fanatique de la FNSEA et des camions, il a bien sûr voté contre.

Grâce à lui, les abeilles continueront à disparaître en Aveyron, et avec la disparition des abeilles, c’est aussi un peu de notre vie qui est en danger.

Photo : jlc     

04/02/2015

Rue Cayrade : et si la plaisanterie avait assez duré ?

rue cayrade haut.jpgJe ne répondrai bien sûr pas au sondage de la majorité municipale sur la rue Cayrade pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que les questions sont fortement orientées.

Quelles que soient les réponses que l’on peut donner, elles ne serviront à nos actuels élus qu’à justifier leur vision de l’urbanisme, de la mobilité et des aménagements urbains dignes des années Pompidou (“Il faut adapter la ville à l’automobile“). C'est malheureusement une vision qu'ont eu aussi certaines nouvelles municipalités de droite depuis avril dernier. Ne voir l’aménagement de la  rue Cayrade et d'autres rues du centre-ville que sous l’angle de la circulation des voitures et de leur stationnement est donc d’un autre âge. 

Partir du postulat que la population a vieillie pour justifier une rue dédiée uniquement à la voiture est d’abord assez méprisant pour les retraités dont je fais maintenant parti. Les retraités sont au contraire ceux qui marchent beaucoup, qui prennent les transports collectifs et certains même, malgré le manque flagrant d’aménagements cyclables à Decazeville, n’hésitent pas non plus à enfourcher leur vélo.

Les retraités auraient préféré que les élus actuels n’aient pas augmenté  les tarifs du TUB par exemple.

Partir également du postulat que plus il y a des places de stationnement, plus les commerces travaillent est aussi dépassé. Les rues les plus commerçantes sont celles où il y a le moins de voitures, y compris dans les petites villes. Il suffit simplement de maintenir des places gratuites de stationnement proches des rues commerçantes. Et c’est le cas à Decazeville. Et bien sûr de faire aussi respecter la zone bleue en centre ville.

Quand aux espaces de convivialité au milieu d’un couloir à voitures roulantes ou à l’arrêt, je doute de leur attrait.

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Rue Cayrade - On dirait une expo de voitures.jpgVoilà maintenant quelques mois que la nouvelle municipalité a fait part de son plan de circulation et que le haut de la rue Cayrade est en sens unique. On peut donc en tirer un premier bilan.

Il semble que les effets sur le commerce soient pour le moins négatifs.

Et c’est compréhensible. L’obligation des véhicules venant d’Aubin ou de Firmi de passer par la place Decazes, l’avenue du 10 août et l’avenue Foch pour remonter la rue Cayrade est bien sûr un repoussoir pour des personnes souhaitant accéder à un commerce du haut de la rue Cayrade.

Si vous rajoutez à cela le stationnement en épi, beaucoup de personnes ont maintenant renoncé à venir dans le centre de Decazeville.

Le stationnement en épi fait l’unanimité contre lui. Outre le côté inesthétique type “ salon de l’automobile “ de la disposition des véhicules, c’est la difficulté pour se garer qui domine. Les bouchons sont fréquents. Ce qui n’avantage pas le TUB qui est maintenant obligé de prendre la partie basse de la rue Cayrade car l’avenue Cabrol est aussi en sens unique.

Concernant la vitesse des véhicules, on ne sait plus où on en est. La rue Gambetta est limitée à 30 km/h, le bas rénové de la rue Cayrade est limité à 20 km/h, mais qu’en est-il après ? Doit-on toujours rouler à 20, 30 ou à 50 km/h ? On ne sait pas. Dans le doute, puisqu’il n’y a pas de panneau de fin de zone 20 km/h, on doit rouler à 20 km/h dans tout Decazeville.

Quant à la zone bleue et les points de livraison, c’est encore une fois une plaisanterie, puisque personne ne les respecte car il n’y a pas beaucoup de contrôles. Très peu de véhicules arborent d’ailleurs le disque de stationnement. Le problème de la rotation du stationnement reste donc entier et les voitures “ tampon “ ont repris leurs habitudes. Il faut aussi signaler la difficulté qu’ont les policiers municipaux et les ASVP pour vérifier les disques bleus des véhicules garés en épi rue Cayrade. Ils sont obligés d’aller sur l’avant des véhicules, côté circulation, avec les dangers que cela représente.

 

La circulation à sens unique dans l’avenue Cabrol fait aussi débat. Elle a pour effet direct d’augmenter la circulation dans le tronçon rénové de la rue Cayrade sans pour autant semble-t-il apporter une clientèle supplémentaire aux commerçants. Bien au contraire.

Ce tronçon de la rue Cayrade dont la vitesse est limitée à 20 km/h gagnerait à être transformé en “zone de rencontre“, c’est à dire en un espace où la circulation automobile est toujours maintenue à 20 km/h maxi, mais où les usagers vulnérables, piétons et cyclistes, sont prioritaires. Le double sens de l’avenue Cabrol devrait alors être rétabli pour proposer aux véhicules de transit qui le souhaitent d’éviter ce tronçon de la rue Cayrade dédié plutôt aux piétons. Cela éviterait aussi au TUB de s’engager rue Cayrade où il rencontre des difficultés pour circuler, ce qui diminue sa vitesse commerciale et occasionne des retards.

 

Enfin je voudrais rappeler ici le grand oublié du plan de circulation de la nouvelle municipalité : le vélo. Alors que la communauté de commune aide bon an mal an à l’achat de 7 à 8 vélos à assistance électrique par an, ce qui par extrapolation (les VAE représente 1,5 % des ventes de vélos en France) signifierait qu’au moins 400 vélos ordinaires sont achetés annuellement sur le Bassin qui se rajouteraient au parc déjà important de vélos, rien n’est fait pour leur utilisation. Pire, tout est fait pour décourager les déplacements à vélo ! Aucun arceau à vélo pour leur stationnement par exemple. Comment comprendre qu’un cycliste arrivant d’Aubin ou de Fontvergnes et désirant se rendre rue Cayrade aille faire le tour par la place Decazes, la place Cabrol pour remonter ensuite la rue Cayrade ? Il est évident que, si cette rue doit rester en sens unique, un double sens cyclable doit être installé dans toute la rue Cayrade jusqu’à la place Wilson après la suppression du stationnement en épi.

Les aménagements cyclables doivent aussi se multiplier dans notre ville selon les préconisations du schéma des modes doux que la commune a acté.

 

Quand à la vitesse des véhicules, là aussi le Plan Global de Déplacement du Bassin donnait une réponse logique. Il faut mettre tout le centre ville en zone 30 km/h et mettre le tronçon rénové de la rue Cayrade en zone de rencontre à 20 km/h. Cela sera plus clair et évitera la multiplication de panneaux. La généralisation des double-sens cyclable dans les zone 20km/h et 30 km/h doit également s’appliquer.

 

Je terminerai en redisant mon inquiétude concernant les projets onéreux de mise en double sens de l’avenue Foch et de la dangereuse modification de la circulation autour de l’ilot Jarlan. Si on doit modifier la circulation au milieu du parking Jarlan, faire circuler les voitures dans le couloir à bus scolaires est très dangereux. Là aussi, l’urgence est d’attendre et de réfléchir. L'ilot Jarlan rempli très bien son rôle de giratoire et la circulation y est fluide notamment aux heures de pointe. Pourquoi vouloir changer ? Reste la circulation dans le parking qu'il faut aménager en supprimant par exemple un côté de stationnement dans ce parking.

 

Voilà à mon avis les points à revoir dans ce plan de circulation largement contesté de la nouvelle municipalité, plan qui nous fait malheureusement revenir 45 ans en arrière, au “ tout pour la bagnole “ de l’époque pompidolienne. L’urgence sociale et environnementale est au contraire de favoriser tous les modes alternatifs à la voiture particulière : modes actifs (marche à pied et vélo) et transports collectifs. C’est d’ailleurs un des objectifs du Plan Global de Déplacements du Bassin que semble ne pas avoir regardé la majorité municipale.

Mais non content de favoriser uniquement la voiture et ne pas s’intéresser au vélo, nos élus pénalisent maintenant les transports collectifs puisqu’ils viennent de voter en cœur pour une forte augmentation des tarifs du TUB à la communauté de communes. Ils ont au moins le mérité d’être logiques à défaut d’être réalistes et efficaces. Mais à trop s’entêter sur des projets d’une autre époque, il sera difficile de faire de notre ville une ville moderne où il fait bon vivre.

19/12/2014

Tarifs du TUB – Vrai ou faux ?

Beaucoup de bêtises ont été dites mercredi soir en conseil communautaire par les élus chargés de proposer les nouveaux tarifs du TUB.

Sur le principe de Désintox de Libération, je vais revenir sur leurs affirmations que j’ai pu lire dans la presse ce matin (voir articles de presse en fin de note)

 

“ Il s’agit d’éviter au maximum la manipulation toujours délicate d’argent le bus “ “ Nous éviterons les pertes de temps de ces manipulations “:

-       FAUX !

-       En quoi passer le prix du ticket de 0,30 à 0,50 ou le carnet de 2 € à 2,50 € va éviter la manipulation d’argent dans le bus. Il faudra toujours rendre la monnaie si l’usager n’a pas l’appoint et cela prendra autant de temps.

-       Le seul moyen d’éviter la manipulation de monnaie et la perte de temps est la gratuité.

 

“ La fréquentation du bus ne baisse pas “ :

-       FAUX !

-       Nous n’avons d’abord jamais dit que la fréquentation du TUB baissait. Nous avons parlé d’une stagnation.

frequentation tub.jpg

Le graphique ci-dessus montre bien cette stagnation, si ce n’est la fréquentation des mois de septembre et octobre 2014 supérieure à 2013. Cette hausse est vraisemblablement due aux scolaires qui voyagent avec des coupons mensuels ou des billets au lieu de cartes scolaires.

De plus, la fréquentation des transports publics en France a augmenté de 3,7 % sur les huit premiers mois de 2014. Cette augmentation n'est pas apparente concernant le TUB.

 

“ La dernière enquête de satisfaction a montré que 94 % des usagers étaient satisfaits du service “ :

-       FAUX !

-       Contrairement aux précédentes enquêtes, 78 % des usagers sont très satisfaits (89 % en 2012) ; 20 % sont moyennement satisfaits et 2 % pas du tout

-       Ces chiffres sont certes encore bons, mais ils sont en forte baisse, d’où la nécessité d’apporter rapidement des améliorations comme d’ailleurs les usagers en proposent dans cette enquête.

 

“ La mise en place du transport à la demande, qui répondra là aussi à un véritable besoin d’une population souvent défavorisée “ :

-       FAUX !

-       La demande pour le transport à la demande est quasi nulle et ce, depuis des années.

 

“ Les CCAS ont, ne l’oublions pas, la possibilité d’aider les personnes les plus défavorisées en proposant les tickets du TUB “ :

-       Les personnes les plus défavorisées se déplacent rarement au CCAS pour mendier des tickets de bus ou autre chose d’ailleurs.

-       Par contre, l’augmentation des tarifs va très fortement les pénaliser. 30 % des foyers du Bassin n’ont aucun moyen de déplacement et les revenus sont chez nous beaucoup plus faibles qu’ailleurs.

 

On a bien compris que toutes ces fausses affirmations n’avaient de but que de convaincre les élus de la justesse de cette augmentation.

Visiblement, ça a marché.

Il est bien triste de voir des élus, dont certains se disent encore de « gauche », avec si peu de sens critique, votant les yeux fermés une forte hausse des tarifs des transports collectifs.

Il est vrai que dans ces élus, peu circulent en TUB.

Lorsque l’on avait augmenté les tarifs en 2012, devant ma forte réticence, on m’avait promis qu’il n’y aurait pas d’autres augmentations d’un moment.

Les temps ont changé. Il est vrai que dans les élus décideurs de maintenant, certains ne cachent pas leur soutien à la demande pressante des industriels locaux d’augmenter les tarifs du TUB et il y en a même qui ont voté contre le Versement Transport, taxe destinée à financer les transports collectifs dans toutes les collectivités qui ont mis en place ce service.

 

L’article de La Dépêche du Midi : Transports en commun : la hausse des tarifs validée

 

Ci-dessous, l’article de Centre-Presse (Cliquez dessus pour agrandir l'image)

Les tarifs du TUB font débat au sein du conseil communautaire.jpg

25/11/2014

Créneau de dépassement de la Côte d’Hymes : un petit projet inutile imposé de plus

 

rd 840,decazeville,firmi,routes,camionsIl y a les grands projets inutiles imposés (GPII) qui se bâtissent à la grenade comme à Sivens, et puis il y a tous ces petits projets inutiles imposés portés notamment par les Départements et/ou les Régions. Ils servent en général la même logique et le même dogme que leurs grands frères, celui du libéralisme. Comme pour leurs grands frères, ils impactent fortement l’environnement, l’argent public coule à flots et droite et gauche socialo-radicale sont main dans la main pour les porter et pour couper les rubans d’inauguration.

Le créneau de dépassement de la Côte d’Hymes est un de ceux là.

Pour nos chers élus, la création de ce créneau de dépassement va améliorer la liaison entre l’A20 et l’A75 et désenclaver l’Aveyron. Mais qui a réellement besoin de cette liaison : les Aveyronnais ? Les habitants du Bassin ? Non, vous n ‘y êtes pas. Ceux qui ont surtout besoin de cette liaison, ce sont les entreprises européennes qui veulent faire voyager leurs produits à travers la France et l’Europe sans payer le moindre péage. On l’a vu avec l’écotaxe où Ségolène Royal a malheureusement cédé sous la pression des lobbies ultralibéraux de toute sorte : transporteurs routiers, entreprises, agrobusiness... 

Ce que vont gagner les habitants du Bassin dans ces travaux, c’est seulement l’assurance que de plus en plus de camions en transit vont traverser leur territoire avec les risques d’accidents supplémentaires, de pollutions, de bruit et d’encombrements, sans en tirer le moindre avantage. Les quelques dizaines de secondes gagnées par ce créneau de dépassement seront rapidement anéanties par le passage sur cet axe de camions qui seront de plus en plus nombreux et de plus en plus gros.

Et même si on allait plus vite entre Rodez et le Bassin, à qui profiterait ce pseudo avantage ? Au Bassin ou à Rodez ? J’ai bien peur que Rodez vampirise un peu plus les habitants et les activités du Bassin.

C’est la même problématique pour la RN 88. La baisse du temps de trajet routier de Rodez à Toulouse risque surtout de profiter à la métropole toulousaine.

Pour le géographe Robert Marconis, professeur émérite des universités en géographie, spécialiste des transports en commun et de l’aménagement urbain, « Il n’y a aucun lien de cause à effet entre l’arrivée d’une infrastructure à grande vitesse facilitant les déplacements et le développement économiqueOn espère pouvoir conquérir des marchés extérieurs mais on oublie que le désenclavement fonctionne aussi en sens inverse et bénéficie à des intérêts extérieurs »

En inaugurant ce créneau de dépassement à Hymes, on aura donc une fois de plus servi un des premiers dogmes du libéralisme qui veut que les flux de marchandises et d’argent prévalent sur toute considération sociale, environnementale ou financière.

Et c’est bien de cela que se félicitait la belle brochette d’élus de droite et de “ gauche “ présente pour l’inauguration.

Tant pis pour le dépassement de budget de 2 millions d’euros (+ 33%). De 6 millions au départ, on est à 8 millions à l’arrivée, soit à peu de chose près le coût du barrage de Sivens. Mais ce n’est pas grave, c’est de l’argent des contribuables. Et ce n’est bien sûr jamais de leur faute ; si il y a un surcoût c’est toujours la faute aux autres.

Tant pis pour l’artificialisation de bonnes terres agricoles sans que la FDSEA et les JA ne trouvent d’ailleurs rien à redire.

Tant pis pour les dommages environnementaux causés par ces travaux et ses conséquences pour l’avenir, car cette zone faisait fonction d’éponge (P 72 du rapport Opéra) pour éviter les forts écoulements d’eau sur la plaine firminoise.

Tant pis pour les deux agriculteurs spoliés et méprisés par les élus porteurs de ce projet.

rd840-hymes-camions-arrière3.jpgJe l’ai dit et je le redit : ce créneau de dépassement, si tant est qu’il en fallait un, était possible sur l’ancienne route à moindre frais. Trois ou quatre fois moins cher. Mais la folie des grandeurs du conseil général, associé à un projet destructeur d’aménagement d’une zone d’activité sur ce secteur (et p 72 du rapport Opéra) a conduit à un gaspillage d’argent public et à un massacre environnemental.

Avec ces 8 millions d’euros investis autrement dans notre département, combien d’associations, combien de petites entreprises méritantes notamment du secteur de l’économie sociale et solidaire aurions-nous pu aider ? Combien de petits projets utiles portés par les communes, de projets pour la protection de la biodiversité ou de l’eau, de projets pour l’installation de jeunes voulant développer une agriculture paysanne et respectueuse de l’environnement aurions-nous pu soutenir ? Combien de petits spectacles aurions-nous pu aider à la création ? Combien de ligne de bus aurions-nous pu créer ou soutenir ?

Voilà un bon sujet à porter lors des débats pour les prochaines élections départementales et régionales : en cette période de chômage, de restrictions budgétaires et de forts risques environnementaux, faut-il poursuivre la politique des projets inutiles et ruineux imposés par des lobbies comme ceux de Sivens ou du créneau de dépassement de la Côte d’Hymes ou bien conduire une politique qui profite avant tout aux habitants, à l’environnement et à l’activité économique locale ?

Photos : jlc (cliquez sur le photos pour les agrandir)rd 840,decazeville,firmi,routes,camions

20/11/2014

La Découverte plait aux sportifs

Après le Vétathlon de la Découverte organisé par Vélo-Passion le 18 octobre dernier, le cyclo cross de la Découverte organisé le 9 novembre dernier par le Guidon decazevillois, c’était au tour du Conseil Général de l’Aveyron d’organiser hier dans ce site grandiose et sous un ciel magnifique la 21ème édition de son cross scolaire départemental. Plus de 3 000 élèves ont participé aux diverses épreuves toute la journée.

Quelques images de cette dernière animation.

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir 

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decazeville,la découverte

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04/11/2014

Sivens – Un peu de pudeur et du temps pour réfléchir

Une centaine de personnes pour Rémi.jpgIl y a un peu plus d’une semaine, Rémi Fraisse était mortellement touché par une grenade explosive tirée par les forces de l’ordre à Sivens. Depuis, de nombreux rassemblement en hommage à Rémi se sont déroulé partout en France, notamment en Aveyron (voir article de Centre-Presse ci-contre), sans qu’il n’y ait de dérapages. Quelques rassemblements ont cependant connu des violences inexcusables, sans rapport avec les hommages à Rémi.

L’environnement et la jeunesse devaient être les deux priorités de François Hollande. Visiblement, c’est raté.

La jeunesse subit de plein fouet le chômage et n’a plus aucun espoir dans l’avenir. Elle est désabusée.

L’environnement n’a jamais été aussi déconsidéré. Le budget du ministère de l’Ecologie a encore fondu de plus de 6,5% pour 2015. La loi sur la transition énergétique est très loin des promesses attendues par les associations. Des projets destructeurs fleurissement un peu partout en France. Le gouvernement Valls veut relancer un programme autoroutier et veut favoriser le transport aérien alors que les transports collectifs quotidiens utilisés par nous tous sont abandonnés.

Communiqué des pro-barrages.jpgPlutôt que de faire profil bas, les lobbies défendant le projet destructeur de Sivens n’ont même pas la pudeur de respecter une trêve de deuil. Ils inondent actuellement la presse de communiqués pour justifier ce projet. Ils sont tous là, main dans la main : décideurs économiques, responsables de chambres d’agriculture ou de lobbies agro-alimentaires, syndicats productivistes agricoles… Pour justifier le barrage, ils s’appuient sur des rapports dont on voit un peu plus chaque jour qu’ils étaient bidonnés pour justifier ce projet. Avec certains responsables politiques locaux ou nationaux, ils n’hésitent pas à faire de la désinformation, prétextant par exemple que le barrage servirait à alimenter la ville de Montauban ou que ce barrage produirait de l’électricité renouvelable.

Ils s’appuient également sur des procédures obsolètes qui n’ont de démocratiques que le nom et qu’il faudra rapidement revoir. Quand aux élus locaux porteurs de ces projets, ils cumulent souvent depuis des années des postes électifs et des présidences ou participations dans diverses structures importantes (dont celles citées plus haut notamment). Ils fonctionnent en vase clos, loin des préoccupations de la majorité de la population, enferrés dans leurs certitudes. Cela vaut pour des élus socialistes mais aussi de droite.

Dans un communiqué paru dimanche 2 novembre dans la presse, la FDSEA 12 et les JA 12 cumulent les erreurs et les approximations. Ils écrivent que le projet bénéficierait à 81 agriculteurs. Le rapport des deux experts rendu dernièrement en trouve péniblement 40 et le chiffre de 20 est vraisemblablement le bon. 8,4 millions d’euros d’argent public pour 20 ou 40 exploitants agricoles. Chacun est libre de se faire une idée !

massacre à la tronçonneuse.jpgIls écrivent également que le projet bénéficierait à l’environnement alors que les collèges d’experts régionaux et nationaux sur l’environnement qui avaient participé à l’enquête publique ont donné par deux fois des avis négatifs pour ce projet et qu’ils avaient jugé les mesures compensatoires à la destruction de cette zone “ hypothétiques “, voire “ inadéquates “.

Quand à qualifier les opposants “ d’obscurantisme d’une frange ultraradicale et violente “, ils ne font que reprendre les propos indignes du président de la FNSEA qui a qualifié les opposants au barrage de Sivens de « djihadistes verts ».

Que dire de syndicats agricoles qui saccagent un ministère et des préfectures, qui brûlent des bâtiments publics et des portiques d’autoroute…

tescou.jpgEn vérité, les écologistes ont toujours revendiqué la non-violence dans les luttes qu’ils mènent et, de Creys-Malville à Sivens en passant par le Rainbow-Warrior, c’est dans ses rangs que l’on trouve les victimes et non les agresseurs.

Ce n’est pas avec ces propos mensongers et outranciers de la FDSEA et des JA que l’on apaisera la situation.

L’heure est à la réflexion et au dialogue. Posons un moratoire général sur tous ces petits et grands projets inutiles, destructeurs, polluants et ruineux.

Revoyons les procédures obsolètes de l’enquête publique et de la DUP. Instaurons un dialogue et des expertises tout au long du processus : de la création du projet à la réalisation.

On est allé trop loin dans les atteintes profondes et parfois irrémédiables à notre environnement, mais aussi dans le rejet de la participation des citoyens au processus de décisions, laissant des pouvoirs énormes à des structures ou à des personnes tirant directement profit de ces projets. Revoyons le statut du l’élu, faisons une vrai loi sur le non cumul de mandat et des représentations dans les structures hors collectivités.

croix.jpgIl faut une pause. Nous n’avons de toute façon plus les moyens financiers de poursuivre tous ces projets. Ils se font aux dépends de projets et d’actions qui seraient beaucoup plus utiles. Les priorités doivent aller ailleurs : au bien-être quotidien de la population et à des projets plus modestes et réellement utiles.

Et c’est aux citoyens de notre pays de les proposer et de les réaliser. Pas à une pseudo élite politique, économique ou syndicale coupée de tout.

Photos :cliquez dessus pour les agrandir

1 et 2 : Centre-Presse

3, 4 et 5 : jlc creative commons -88x31.png

20/10/2014

L’économie hydrogène, miracle, imposture... ou les deux ?

L’économie hydrogène “ est le titre d’un ouvrage de Jérémy Rifkin sorti en 2002, qui prétendait remplacer les énergies fossiles par de l’hydrogène tout en décentralisant et en démocratisant cette énergie.

Si diminuer fortement et remplacer les énergies fossiles était louable, l’enthousiasme qui a suivi la sortie de ce livre (je pense notamment à un article de Science & Vie de février 2003) est depuis fortement retombé.

SEMAINE ENR DKZ -24-280902.jpgJe me suis intéressé à l’intérêt de l’hydrogène il y a plus de 15 ans et je peux m’enorgueillir d’avoir fait venir à Decazeville en 2002, pour la Semaine des énergies renouvelables, devenue depuis Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées, l’Association Française de l’Hydrogène devenue elle aussi Association Française pour l'Hydrogène et les Piles à Combustible. Thierry Alleau, à l’époque président de cette association et maintenant président d’honneur, y avait même animé une conférence très suivie sur la pile à combustible.

Le programme de la Semaine des Energies renouvelables de 2002 : Semaine des EnR -DKZ - Prog. -24-280902.pdf

 

polar observer - pac axane.jpgJe me suis déplacé plusieurs fois aux Assises de l’Energie à Grenoble, où le CEA travaille sur cette énergie ainsi qu’Axane, filiale d’Air Liquide.

 

taxi pac.jpgL’hydrogène n’est pas présent à l’état naturel. Ce n’est donc pas une énergie primaire. Il a besoin d’une énergie primaire pour le séparer de l’oxygène ou du méthane. En général on utilise l’électricité en grande quantité. Tout dépend donc de la manière dont on produit cette électricité et de la perte en énergie que cette transformation apporte. Si cet hydrogène est produit à partir d’énergies renouvelables, on peut considérer que cet hydrogène est propre. Si l’électricité est produite par EDF, elle est à 75% d’origine nucléaire.

 

ondulia.JPGIl semble que pour le véhicule expérimental équipé d‘une pile à combustible (PAC) de la société decazevilloise Ondulia, déjà présenté au salon 2012, l’électricité serait d’origine renouvelable. Ce système est installé sur un véhicule électrique fabriqué par Innovep.

ondulia2.jpgUne partie des batteries ont été supprimées pour laisser la place à une pile à combustible.

Fiche Ondulia : Hyrex, générateur d’électricité autonome à pile à combustible.pdf

 

Mais ne rêvons pas. Le véhicule hydrogène, comme le véhicule électrique, ne sauvera pas la planète. Je reprendrai les mêmes arguments que j’avais développés lors du conseil municipal du 25 septembre concernant la délibération sur les bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides.

 

La priorité est une forte baisse des consommations d’énergies et le développement des énergies renouvelables dans nos habitations, dans l’industrie et l’agriculture.

vélo-pac.jpgQuant à nos déplacements, les collectivités doivent plus fortement développer des transports collectifs en priorisant les transports de tous les jours et le confort plutôt que la vitesse, les modes actifs (vélo et marche à pied) pour les courts trajets, le covoiturage, l’autopartage… (en photo ci-contre, un projet de vélo PAC présenté aux Assises de l'Energie de Grenoble sur le stand de l'ASHPC)

A l’heure de l’internet rapide et des possibilités de conférences multisites, se déplacer plusieurs fois par mois à Paris où ailleurs pour une réunion est un gaspillage énorme d’énergie. Mais pas seulement. La cour des comptes vient d’ailleurs de pointer du doigt les dérives de la gestion des réseaux TGV.

 

L’hydrogène a peut-être une petite place à prendre pour nos véhicules, nos maisons…  s’il est produit à partir d’électricité renouvelable. Le développement d’une filière hydrogène à Decazeville dans le cadre de l’inscription au programme européen “ Fuel cell and hydrogen 2 “ est une bonne chose. Mais d’autres communes ou bassins miniers ont eu la même idée.

La Région Nord – Pas-de-Calais a elle une démarche plus globale en matière énergétique avec notamment la commune de Loos-en-Gohelle, laboratoire en matière d’énergie et de développement durable.

 

Fiche mairie de Decazeville : Decazeville - Du carbone fossile aux nouvelles technologies.pdf

 

En matière de mobilité, le Bassin devrait s’engager dans l’innovation et le développement des transports collectifs (le TUB par exemple peut encore évoluer, j’y reviendrai dans une prochaine note) et des aménagements piétonniers et cyclables. Dans ce dernier domaine, il y a pratiquement tout à faire.

 Ci-dessous, un article de La Dépêche du Midi du 19 octobre consacré à une énergie basée sur un catalyseur utilisant principalement de la poudre de nickel et de l'hydrogène, et ma position de prime abord, n'étant pas bien sûr un spécialiste patenté dans ce domaine.

Vers une nouvelle révolution énergétique -jlc-DDM-191014.jpg

 

enercoop.JPGJ’étais présent samedi et dimanche dernier au Salon Eco-Energies Midi-Pyrénées de Decazeville où j’animai bénévolement le stand d’Enercoop. Johann Vacandare, directeur de l’Association de Préfiguration Enercoop Midi-Pyrénées et ancien directeur de Quercy Energies qui a eu une antenne à Decazeville durant trois ans, était présent hier où il a animé une conférence sur l’implication citoyenne autour de la consommation d’énergie.

Photos (cliquez dessus pour les agrandir):

1 : Ville de Decazeville

7 : La dépêche du Midi

Les autres : jlc

17/10/2014

Visite d’un éco-lotissement à Laguiole (12)

eco-lotissement des frênes -laguiole.jpgJ’étais mercredi dernier à Laguiole à l’initiative de la mairie de Laguiole et du CAUE de L'Aveyron pour visiter l’éco-lotissement du Frêne. J’avais déjà visité ce site il y a environ deux ou trois ans toujours grâce aux mêmes initiateurs. J’ai donc pu apprécier l’évolution d’un chantier qui n’était à l’époque qu’au niveau du traçage de la voirie et des réseaux.

frene protégé durant les travaux.jpgMais déjà, j’avais été impressionné par ce chantier où tout était fait pour protéger certains éléments du paysage comme ce fameux frêne qui donne son nom au lotissement, entouré d’une clôture pour éviter que les engins de chantier ne viennent l’abîmer ou tasser les racines, conduisant ainsi à sa mort lente.

terre végétale conservée.jpgJ’avais également apprécié l’enlèvement de la terre végétale sur une profondeur d’une quarantaine de centimètres environ et de toute la biodiversité qu’elle contenait, et son stockage sur une parcelle toute proche pour pouvoir la remettre ensuite une fois le chantier terminé. On apercevait le traçage des noues et des futurs bassins d’orage enherbés ou caillouteux.

Trois ans après, on découvre un lotissement pratiquement terminé ou la voirie à sens unique toute en courbes douces est volontairement étroite pour éviter que les véhicules roulent trop vite, mais assez large pour permettre le passage d’un chasse-neige dans cette région de l’Aubrac. jardin partagé ecolotissement des frenes laguiole.jpgLes noues et les bassins d’orage ont montré leur efficacité, le frêne trône magnifiquement sur une placette enherbée entouré de deux bancs en bois de style contemporain. Le jardin partagé est magnifique et les premiers légumes et les premières fleurs ont été récoltés cet été.

chemin eco-lotissement des frenes laguiole - copie.jpgLes dalles du chemin menant au cœur du village tout proche ont été construites sur place avec des pierres du lieu et ce chemin est éclairé par des leds inclus dans les dalles.

 

maison eco-lotissement des frenes laguiole.jpgReste le problème des habitations elles mêmes. Si quelques propriétaires ont fait l’effort de poursuivre cette démarche écologique dans la construction de leurs habitations, certains semblent s’en être quelque peu éloigné. Pourtant l’accompagnement de la mairie, du CAUE et du maitre d’œuvre (l'architecte-urbaniste Jean-Yves Puyo), de la création de ce projet à l’aboutissement et l’accompagnement des futurs propriétaires, était exemplaire. Le règlement était plus incitatif que répressif et certains au cours de la construction de leur habitation ont pris quelques libertés. Tant pis pour eux.

j-y puyo.jpgQuoi qu’il en soit, ce lotissement reste exemplaire tant dans la démarche que la réalisation, surtout dans un village rural de 1 200 habitants, qui connait tout de même un essor touristique et est un bassin d’emploi important du nord-Aveyron.

Il me prend à rêver d’une telle initiative et d’une telle réalisation à Decazeville…

Téléchargez ci-dessous les documents donnés à l’occasion de cette visite : 

Eco-lotissement du Frêne à Laguiole.pdf

 

Enfin, pour ceux intéressés par tout ce qui touche à l’urbanisme et l'habitat, un prochain rendez-vous qui me semble important : les Quatrièmes Rencontres interrégionales de l’Urbanisme qui se dérouleront au Palais des Congrès de Toulouse le 4 décembre prochain. Ce sera l’occasion de voir de nombreux projets ou réalisations du grand sud dans le domaine de l’habitat, de l’aménagement urbain ou rural. Un petit problème tout de même, c’est payant !

 

Photos : jlc - Cliquez sur les photos pour les agrandir

09/10/2014

Abandon de l'écotaxe - Une reculade de plus

CAMIONS4.jpgLe gouvernement a une nouvelle fois cédé à la pression des lobbies routiers et agricoles. La suspension sine die de la taxe poids lourds qui existe pourtant avec succès dans de nombreux pays européens est une mauvaise nouvelle pour notre pays et pour la planète.

Votée pratiquement à l’unanimité, cette taxe devait servir à réaliser des infrastructures de transport, notamment à engager le report modal des camions vers le rail, et à financer des projets de transports en commun. L’incertitude demeure sur le manque à gagner pour financer ces projets et pour dédommager Ecomouv’, la société chargée de collecter cette écotaxe.
L'avenir s'assombrit un peu plus pour les entreprises du BTP qui attendaient la réalisation de ces travaux pour pouvoir éventuellement embaucher, à minima ne pas être obligés de licencier.

Tous les citoyens risquent donc de faire les frais de ce nouveau recul. L’augmentation envisagée du diesel pour tous sans la taxation du diesel professionnel serait une injustice de plus. Les mesures prises ces derniers mois pour aider les transporteurs en prévision de l’écotaxe : baisse de la taxe à l’essieu, généralisation des 44 tonnes, exonération de taxes… doivent être rapidement supprimées. Les Français ne comprendraient pas que les transporteurs routiers bénéficient “du beurre et de l’argent du beurre“.

Cette reculade ne va bien sûr pas arranger la circulation sur nos routes aveyronnaises déjà bien encombrées par la circulation de camions en transit. Les contribuables aveyronnais devront supporter la part grandissante de l’entretien des routes du fait de l’augmentation du trafic de camions, notamment des 44 tonnes, et les accidents risquent de se multiplier.

Les questions locales de pollutions sonores ou de pollutions de l’air rencontrées par nos concitoyens, les questions internationales comme les émissions de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique, devront attendre un gouvernement et des ministres plus courageux. Malheureusement, l’urgence est telle que l’on ne peut attendre.

03/09/2014

L’Etat et le conseil général socialiste du Tarn choisissent de saccager une zone humide et d’imposer le projet de barrage de Sivens par la violence

sivens1.jpg

J’étais dimanche à Sivens pour protester contre ce projet aberrant de construction d’un barrage envisagé principalement pour l’irrigation du maïs.

Les arguments contre ce projet sont légion : destruction de la dernière zone humide sur le Tescou, conflit d’intérêt, études manipulées, déni de démocratie, argent public dilapidé, soutien à une agriculture productiviste et polluante…

La commission nationale de la protection de la nature (CNPN) a prononcé par deux fois des avis négatifs en 2013 sur ce projet.

Vous pouvez retrouver tous ces arguments et l’historique de ce projet sur le site internet très complet du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

Sur le plan politique, c’est un conseil général socialiste, celui du Tarn, qui porte ce projet avec la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne) où siègent de nombreux élus socialistes et des délégués des chambres d’agriculture principalement des FDSEA.

C’est un gouvernement socialiste qui envoie les gendarmes mobiles contre les protecteurs de cette zone humide. Un gouvernement socialiste qui engage là une bien mauvaise transition écologique.

Et enfin, Martin Malvy, président socialiste du conseil régional Midi-Pyrénées, mais aussi de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne soutient ce projet en finançant notamment les études. Le silence des élus socialistes tarnais et midi-pyrénéens sur l’intervention violente des forces de l’ordre ces trois derniers jours est d’ailleurs assourdissant.

Pourtant, tous se gargarisent à qui veut les entendre de « développement durable », de « protection des trames vertes et bleues », de « protection de la biodiversité »…

Le coût de ce projet est de 8,4 millions d’euros financé entièrement par de l’argent public et le fonctionnement est estimé à environ 325 000 euros par an. Tout cela pour permettre à un peu plus d’une vingtaine d’agriculteurs en réalité (et non 82 comme dit dans l’étude) de poursuivre une agriculture productiviste et polluante au mépris des petits agriculteurs ! On assiste là vraiment à du gaspillage d’argent public !

Les élus régionaux et locaux Europe Écologie – Les Verts, ainsi que les militants locaux sont très mobilisés. Des militants écologistes de l’ouest Aveyron n’hésitent pas à prêter main forte aux côtés de militants associatifs, de ceux de la Confédération Paysanne ou de simples sympathisants. Les habitants de la ZAD, "Zone à Défendre", font preuve d'une remarquable maîtrise face à la violence des forces de l'ordre.

N’oublions pas que l’Aveyron est aussi concerné par de tels projets. Certains ne rêvent que de remettre en selle le projet de retenu de Vimenet. Faire barrage au projet de Sivens est primordial si nous ne voulons pas voir ressurgir le projet de Vimenet.

J’appelle les élus socialistes aveyronnais à intervenir auprès de leurs collègues tarnais pour que cesse immédiatement le déboisement débuté lundi à Sivens, pour demander le retrait des forces de l'ordre et demander qu’un moratoire soit mis en place en attendant le résultat des trois actions en justice non encore jugées.

 

Jean-Louis Calmettes

Secrétaire du groupe Europe Écologie – Les Verts de l’Ouest Aveyron

Conseiller municipal de Decazeville

11/08/2014

Où est passé le pôle de baignade et de loisirs à la Découverte ?

la decouverte.jpgLa communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin avait confié début janvier 2013 au Cabinet Alliances, secondé par E2S et A3 Paysage, le soin de réaliser une étude pour l’aménagement d’un Pôle de Loisirs à la Découverte et Pôle Vélo à Cérons.

La phase 1 de cette étude « Evaluation de l’opportunité et définition des concepts » a été rendu en mai 2013 à la commission chargée de suivre ce dossier que j’animais alors.

La phase 2 «  Proposition de scénarii d’aménagement et d’exploitation » a été rendue en août 2013 à cette même commission

Le Bureau de la communauté de communes avait fait le choix de présenter la phase 3 comportant la réalisation des esquisses de ces aménagements, après les élections municipales afin de ne pas « perturber » ces élections.

Je ne vois d’ailleurs pas ce qui aurait perturbé cette élection.

Plus de quatre mois après ces élections, on est en droit de se demander où en est maintenant ce dossier important pour la communauté de communes et la ville de Decazeville ?

Je pense que le Cabinet Alliance a du rendre la dernière partie de son étude avant les élections mais que l’on temporise à la communauté de communes. On va sûrement nous dire que les nouveaux élus doivent s’emparer de ce dossier au même titre que beaucoup d’autres dossiers importants. Certes, on peut comprendre, mais on a surtout bien compris (et je l’avais bien compris avant) que ce n’est pas une priorité pour tous. La volonté de certains élus de faire du lac de la Découverte un lac de pêche (alors que le poisson ne serait pas mangeable) afin de mettre un terme au projet de baignade et de loisirs est sûrement toujours bien vivace, surtout après l’élimination de certains élus favorables au projet de baignade et de loisirs notamment à Decazeville.

Le Bassin va-t-il une nouvelle fois laisser passer une opportunité en matière de tourisme et de loisirs, mais aussi de développement économique local et social ?

 

livinhac.jpgA juste raison, d’autres n’ont pas les mêmes états d’âmes et ont compris les avantages à tirer de tels aménagements.

Malgré cet été pourri, la base de loisirs de Livinhac connaît depuis trois saisons touristiques un succès grandissant avec beaucoup d’activités tant dans et sur l’eau que sur terre : baignade surveillée, location de pédalos, de bateau électrique, de vélos, stand-up paddle… tout cela à côté d’un camping, d’un boulodrome, d’une aire de jeux pour enfant et d’une aire pique-nique.

Rappelons que Livinhac avait présenté son projet de baignade à l’ARS en même temps que la communauté de commune Decazeville-Aubin pour le lac de la Découverte en 2011.

 

Vergnes2.JPGJ’étais la semaine passée au lac de Pareloup pour visiter notamment la nouvelle plage des Vergnes à Salles-Curan. Voilà une réalisation simple mais agréable et fonctionnelle avec une baignade surveillée et des aménagements de loisirs sur un vaste espace : une plage de sable fin et une pelouse, des tables abritées pour lire ou pique-niquer, un terrain de beach-volley, un terrain de pétanque, des jeux pour enfants… et bien sûr un poste de secours, des sanitaires, une douche…

Le financement a été réalisé dans le cadre des Pôles d’excellence rurale : 20% de l’Etat, 15% du Conseil Général, 15% du Conseil régional, EDF pour 16% et le restant (36%) par la communauté de communes de Curan-Lévezou, pour un coût global de 500 000 euros.

Alors certes le lac de Pareloup, qui a de nombreuses zones de baignades surveillées, n’est pas le lac de la Decouverte. Mais une baignade libre et surveillée sur le Bassin urbain (17 000 habitant + touristes l’été) ne serait pas du luxe et ne viendrait pas en concurrence des piscines existantes mais vieillissantes.

Mais nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion concernant la politique de baignade et de loisirs sur notre territoire englobant les baignades libres et surveillées et les piscines. 

camping-cars.JPGSalles-Curan va également engager une rénovation complète de son aire de camping-cars que j’ai aussi visité. Nous devons également engager rapidement une réflexion sur un tel projet pour aboutir à la création d’une aire à la Découverte, sur les deux plateaux disponibles route de Lacaze par exemple. De nombreux camping-cars s’arrêtent à Decazeville sans savoir où faire étape. Il y a là une opportunité à ne pas manquer pour faire connaître notre ville et faire travailler les commerces.

09/07/2014

Depuis avril, avec la droite dans les municipalités, la bagnole revient encombrer et polluer les centres villes

J’ai évoqué dans la note précédente le plan de circulation de Decazeville présenté par la nouvelle municipalité qui donnait une place encore plus importante à la voiture en centre-ville.

Ce plan de circulation découle de plus d’un diagnostic erroné car il est basé sur l’idée qu’il y avait plus de voies pour sortir du centre-ville de Decazeville que pour y entrer. Le plan ci-dessous montre le contraire. 

DKZ - Entrées et sorties.png

Je ne suis pas fondamentalement défavorable au sens unique dans le haut de la rue Cayrade, mais dans ce cas, c'est pour laisser plus de place aux piétons et aux modes doux en général. A l’expérimentation en sens unique proposé par la majorité, je préfèrerai l’expérimentation en double sens avec stationnement en alternance afin de ralentir la vitesse et d’éviter de faire de grands détours (voir le plan ci-dessous)

Rue Cayrade amont - projet double sens.jpg

De plus, mettre la rue du Maréchal Foch en double sens est pour moi inutile car la nouvelle entrée sur la zone du Centre après le giratoire Jean Jaurès fait office d’entrée directe dans le centre-ville et est parallèle à la rue du Maréchal Joffre. Cette rue doit donc rester à sens unique avec double sens cyclable.

Mais la première des actions à mettre en place à Decazeville, c’est la zone bleue pour réguler le stationnement en centre-ville. On ne peut pratiquement plus stationner dans les rues du centre-ville car toutes les places sont occupées par les résidents et les pendulaires (personnes travaillant dans les commerces, administrations, services…). La zone bleue, c’est une urgence à Decazeville ! Elle aurait du être mise en place dès le premier juin !

 

Mais Decazeville n’est malheureusement pas la seule ville passée à droite où l’on veut remettre les voitures en centre-ville.

Sur Toulouse, alors que la circulation sur le périphérique stagne et que la circulation en centre-ville baisse grâce à la politique des transports de la municipalité précédente dans laquelle les Verts s’étaient fortement impliqués, le nouveau maire décide de faire marche arrière et de pénaliser les transports collectifs.

TTRAM 1 - copie.jpgLa SMTC, le syndicat mixte qui gère le réseau de transports de Toulouse a décidé aujourd'hui d’augmenter les tarifs des abonnés argumentant sur la hausse certes préjudiciable de la TVA de 7 à 10% depuis le 1er janvier de cette année. Les Verts toulousains se sont bien sûr opposés à cette augmentation injuste des tarifs des abonnés. Il s’agit bien là aussi d’un choix politique puisque dans le même temps, Montpellier baisse son prix du ticket à 1 euro (1,60 à Toulouse actuellement) pour gagner de nouveaux usagers.

Mais ce n’est pas tout. La nouvelle municipalité veut favoriser la circulation automobile et pénaliser les bus en donnant aux voitures le droit de circuler sur toute la voie multimodale du Sud-Est (LMSE) qui relie Ramonville à Saint-Orens sur 5 km, jusque là réservée aux bus, piétons et cyclistes.

Et pour couronner le tout, Jean-Luc Moudenc veut supprimer la prime accordée à l’achat de vélos à assistance électrique qui avait permis à de nombreux toulousains de se remettre au vélo, notamment les plus âgés. De quoi faire réagir mes collègues élus à Toulouse et à Toulouse Métropole.

A Thionville, c’est la maire UMP qui supprime des pistes cyclables au profit de la circulation automobile.

A Angers, la nouvelle municipalité augmente le ticket de transports collectifs de 2,8% et offre par contre la première heure de stationnement aux voitures (manque à gagner de 500 000 euros). Comble du cynisme, ce sont donc les usagers des transports collectifs qui vont payer le stationnement des voitures.

Espalion - La zone bleue voit rouge - copie.jpgPour terminer cet inventaire, revenons en Aveyron où Espalion a décidé de supprimer la zone bleue et fait face depuis au mécontentement des commerçants (voir article ci-contre).

 

La FNAUT (Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports) dresse dans le dernier numéro de sa revue FNAUT Infos, un inventaire sidérant des premières dispositions prises par des municipalités de droite, mais pas seulement, en matière de mobilité : arrêt des projets de transports collectifs en site propre, réintroduction de la voiture sur des voies consacrées aux bus, suppression de voies cyclables, aménagements de parkings en centre-ville, stationnement gratuit partiel... On revient aux années 60, sous Pompidou !

Après les élections municipales - Pas de tramways, des parkings - FNAUT Infos -0714.pdf

Sur ce thème, lire aussi l'article d'Olivier Razemon, spécialiste des transports et de la mobilité, sur son blog du Monde : Ces nouveaux maires qui réintroduisent la voiture en ville 

Nous sommes donc bien dans une vision politique dogmatique rétrograde voulant favoriser la voiture en ville au détriment des transports collectifs et des modes actifs, vision politique il faut bien le constater, majoritairement poussée par des élus de droite.

Alors que les pics de pollutions dus aux rejets des véhicules, notamment de particules des diesels, se multiplient dans les grandes villes mais pas seulement, avec les effets dramatiques sur la santé que l’on connaît, alors que les menaces dues au réchauffement climatique se font de plus en plus réelles, alors que de plus en plus de personnes ne peuvent plus ou ne veulent plus utiliser une voiture, ces élus là remettent en selle des idées du siècle dernier.

Cliquez sur les plans et les photos pour les agrandir

Photo 1 : Plan entrées et sorties Decazeville : jlc

Photo 2 : Plan rue Cayrade : mairie de Decazeville

Photo 3 : Tram T1 Toulouse : jlc

Photo 4 : Article de Centre-Presse

21/04/2014

Rue Cayrade : et si on enlevait ces barrières inutiles qui dérangent les piétons

ligne blanche.jpgN’ayant pratiquement pas été consulté par le maire sortant sur le chantier de la rue Cayrade comme la plupart de mes colistiers d’alors, je me pose bien sûr quelques questions alors que sa fin définitive approche.

Je précise que j’ai seulement vu les plans définitifs lorsqu’ils étaient apposés sur la vitrine qui sert de local pour les réunions de chantier.

Je suis intervenu à une réunion publique avant le début de la deuxième phase pour demander que l’on place dans cette rue un parking pour les deux-roues motorisés et non motorisés comme nous l’avions fait pour la rue Gambetta. Je ne sais d’ailleurs toujours pas si cela a été prévu avec la deuxième phase.

Je me suis également interrogé sur le fait que les travaux pour l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite des commerces n’ont pas été réalisés en même temps que les travaux de voirie en collaboration avec la CCI et les associations de commerçants. Des aides auraient pu être possibles et les travaux auraient été réalisés en même temps que la rue pour éviter de gêner par la suite les clients. Mais peut-être cela a t-il été évoqué et repoussé. Quoi qu’il en soit, ces travaux d’accessibilité seront à réaliser comme le demande la loi.

Quant à la zone bleue, je m’étais positionné pour sa mise en place après les travaux et après une phase d’information importante des riverains et usagers des rues concernées

Mais que va-t-elle advenir avec la nouvelle municipalité ?

séparateurs de voies.jpgMais un problème me dérange : ces barrières qui empiètent largement sur les trottoirs côté droit en montant, gênant en cela le déplacement des personnes. Ces barrières servent-elles à quelque chose ? Pour ma part, je pense qu’elles ne servent à rien. On me dit que c’est pour empêcher les voitures de se garer sur le trottoir. Ah bon ? Les voitures peuvent maintenant se garer sur le trottoir ? Je pense que non ! Les agents de surveillance de la voie publique qui surveilleront la zone bleue (éventuelle), peuvent également verbaliser le stationnement gênant.

Il suffirait de mettre seulement une ligne blanche sur le bord droit de la chaussée avant le caniveau (photo-montage 1 en haut) pour faire comprendre aux automobilistes qu’il ne faut pas se garer sur les trottoirs. Si l’on veut réellement être encore plus efficace, la pose de séparateurs de voies avant le caniveau aurait le mérite de mieux matérialiser le stationnement des véhicules (voir photo-montage 2).

Quoi qu’il en soit, je pense qu’il faudrait enlever ces barrières gênantes du premier tronçon et éviter d’en poser peut-être sur le deuxième tronçon.

Je terminerai pour dire que, malgré les problèmes soulevés ci-dessus, la rénovation de cette partie de la rue Cayrade reste assez réussie dans son ensemble et qu’elle correspond aux promesses que nous avions faites en 2008 avec Pierre Gadéa. Tout n’a pas été pourtant facile. Certains voulaient continuer à faire de cette rue un couloir à voiture et maintenir la circulation à double sens, d’autres voulaient à contrario une circulation uniquement piétonne. C’était peut-être la bonne solution. La solution retenue permet de modérer la circulation tout en permettant un stationnement proche, pour peu que la zone bleue soit mise en place.

Il restera à poser la signalétique (au sol et verticale) pour la circulation des vélos, car les vélos, et eux seuls, doivent utiliser cette rue dans les deux sens.

Photos et photos montages (pas trop réussis) : jlc

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