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24/04/2007

Les socialistes virent de bord sur la navigabilité du Lot

medium_travauxéclusepenchot.pngLors du dernier conseil municipal, nous devions donner notre avis sur une enquête publique concernant la navigabilité du Lot pour les biefs de Bouillac et de Roquelongue.

Le conseil municipal s’était déjà prononcé défavorablement le 13 juin 2006 sur la mise ou remise en navigabilité du Lot sur le tronçon La Madeleine - Port-d’Agrès qui comprend ces deux biefs.
La majorité des objections que nous avions émises lors de ce conseil municipal sont toujours d’actualité dans ce dossier.
Monsieur le Maire a même rajouté des objections supplémentaires qu’il a notifiées dans le registre d’enquête. Il regrette que les travaux soient lancés sans que soient levés les préalables administratifs et techniques concernant la prévention des inondations et la pollution. Il note qu’il y a aucune certitude pour que ce projet soit mené à bonne fin car aucun financement ne figure sur le Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013. Il a rappelé les risques de pollution que feront peser ces travaux sur la station de captage des eaux de Bouquies.

Après toutes ces observations pertinentes qui complétaient donc celles que nous avions émises lors du conseil municipal du 13 juin 2006 sur l’enquête publique du projet dans son intégralité, on pouvait penser que le Maire de Decazeville allait proposer de donner un avis négatif à cette enquête. Il n’en fut rien. Argumentant qu’en l’état, nous ne pouvions plus voter contre ce projet, il a voté positivement avec tous les élus socialistes ou apparentés et avec ceux de l’opposition, sous le regard amusé de Christian Tieulié qui venait de mener une charge contre lui quelques minutes auparavant avec une curieuse diversion sur l’hôpital de Decazeville.
Seuls le groupe « communistes et républicains » et moi-même avons voté contre ce projet.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre le vote négatif des socialistes à la présentation du projet le 13 juin 2006 et leur vote positif à une partie de ce projet à ce dernier conseil municipal ?
Est-ce pour ne pas gêner Martin Malvy qui a décidé de participer au financement ?
Est-ce une manœuvre politique en vue des élections cantonales ?

Pour ma part, je rajouterai que je ne suis pas fondamentalement opposé à la remise en navigabilité du Lot, mais si elle doit se réaliser, elle doit l’être de l’aval vers l’amont avec un examen objectif des avantages et des inconvénients à chaque étape en termes écologiques et économiques.
Ce passage en force qui consiste à réaliser quelques tronçons tout le long du parcours pour essayer de rendre inéluctable sa totalité est inadmissible.

Je pense de plus que la remise en navigabilité n’est pas la priorité pour cette rivière sur notre territoire.
La priorité doit être de reconquérir une bonne qualité des eaux, de prévoir des actions pour modérer et prévenir les crues, et de développer un tourisme doux autour de la rivière (randonnée pédestre, véloroute pour le tourisme cyclable, pêche, activités nautiques douces, activités culturelles…).
Toutes ces activités auraient des retombées économiques bien supérieures à la navigabilité de 14 km de rivière, et nécessiteraient des investissements et des frais de fonctionnement moindres. Elles auraient de plus l’avantage de pourvoir être pratiquées par la population locale tout au long de l’année.

11/04/2007

Gaspillage d’argent public du conseil général : dans le Bassin également

medium_bateau-promenade.pngStéphane Bultel, conseiller général socialiste de l’Aveyron dénonçait fort justement la semaine passée les nombreux gaspillages dont cette collectivité est coutumière : Micropolis, la Maison de la Châtaigne, la Maison de l’Aveyron à Paris…
Localement, nous pourrons en rajouter quelques autres dans les années à venir. Je pense notamment au tronçon de remise en navigabilité du Lot entre Bouillac et Port-d’Agrès, cher au visionnaire conseiller général Christian Tieulié. Les travaux vont déjà coûter très cher aux collectivités (dont malheureusement la Région, qui désavoue, peut-être au profit d’un troc avec le Conseil Général, l’avis négatif donné par la municipalité de Decazeville).
Mais qui va financer l’entretien des écluses, du canal de navigation, des berges… ?
Le dossier d’enquête publique était d’ailleurs très vague à ce sujet. La commission d’enquête s’est seulement contentée d’une réponse orale du maître d’ouvrage à cet important problème de la charge d’entretien des ouvrages. Celui-ci devrait être à la charge du syndicat porteur du projet, donc en gros, aux contribuables aveyronnais.
Mais le conseil général à également une politique d’essaimage de gaspillage de fonds publics.
La Maison de la Rivière de Saint-Parthem est en déficit chronique, tout comme le sera le futur bateau-promenade qu’envisage d’acquérir la communauté de communes de la Vallée du Lot pour le modeste coût de 500 000 à 600 000 euros.
On peut parier sur ce dossier que les coûts de fonctionnement censés être à la charge d’un éventuel opérateur privé reviendront en fait à la collectivité.
Si cela était réellement intéressant, un opérateur privé aurait déjà proposé ses services pour fournir le bateau, exploiter cette activité et en assurer les coûts de fonctionnement.
Mais compte tenu de l’expérience malheureuse de ce genre d’activité par le passé sur une partie de ce tronçon, de la durée aléatoire d’exploitation dans la saison due au niveau et au débit de l’eau, du peu d’intérêt en termes de paysages et de sites traversés (entre champs de maïs, parcs à ferraille et usines délabrées) et de la qualité des eaux (encore trop de rejets directs), aucun postulant ne s’est présenté.

On peut être sûr que l’éventuel opérateur privé de ce futur bateau acheté par la collectivité, ne va de toute façon prendre aucun risque. Tous seront pris par la collectivité.
Les loueurs de bateaux sur la partie lotoise du Lot, tronçon pourtant très touristique, demandaient déjà en 2001 « une indemnisation au prorata du nombre de bateaux dès lors que la période de navigation était inférieure à 21 semaines » (La Dépêche du Midi du 21 juin 2001).
Tout cela sera donc à la charge des contribuables de cette communauté de communes. Bon prince, le conseil général, conscient d’avoir poussé au crime, épongera peut-être une partie de ce trou financier. Auquel cas, les contribuables aveyronnais prendront le relais. Pour le bénéfice de qui ?
Pendant ce temps, la véloroute de la Vallée du Lot, utilisable par tous et tout au long de l'année, est au point mort et les riverains de la rivière tremblent toujours à chaque montée des eaux.

07/04/2007

Sites et blogs politiques en Aveyron

medium_CYBERPAYSAGE-POLITIQUE.2.pngStéphane Bultel, le webmaster du site de la fédération du Parti Socialiste, fait dans un billet un inventaire complet des sites et blogs des partis politiques, élus ou futurs candidats aux législatives en l’Aveyron.
Il note que le site des Verts de l’Aveyron est très bien tenu et le mien comme étant peut-être le « meilleur site d’élu ».
Je le remercie pour ces compliments, et sans flagornerie aucune, je note que le site de la fédération du Parti Socialiste est également très actif grâce à lui, au point que Stéphane est malheureusement obligé de délaisser son propre blog.
J’ai particulièrement apprécié le « poisson d’avril » ou il annonçait le renoncement d'Yves Censi à se représenter aux élections législatives.
Criant de vérité.

30/03/2007

Subventions de la communauté de communes pour des activités polluantes

medium_montéeimbécile.pngNous votions hier soir le budget de la communauté de Communes Decazeville-Aubin.
Comme malheureusement chaque année, je suis intervenu lors du vote des subventions accordées pour des manifestations sur notre territoire.
Je me suis opposé à la subvention de 10 000 euros accordée aux organisateurs de la « montée impossible », épreuve motocycliste qui consiste à escalader une pente abrupte avec une moto spéciale.
Nouveauté cette année, il existe maintenant sur notre territoire une nouvelle épreuve mécanique : le « rallye des Thermes ». Même si la subvention demandée était moindre (800 euros), cette épreuve automobile constitue comme la "montée impossible" une manifestation polluante, bruyante, qui gaspille beaucoup d’énergie fossile, participe au réchauffement climatique et constitue une banalisation voire une incitation à la violence routière.
Les seuls à défendre becs et ongles ces manifestations polluantes après mon intervention ont été un conseiller d’opposition d’Aubin et le conseiller général de Decazeville, habitué de la chose puisque le conseil général donne 15 000 euros pour la « montée impossible » et qu’une autre manifestation polluante largement subventionnée, la « route des gabarres », lui sert à promotionner son projet contreversé de navigabilité du Lot.
Alors que nous nous engageons sur un Agenda 21, qui est un des 32 reconnus exemplaires en France par le MEDD et que cet Agenda 21 comporte de plus un Plan Climat Local, il est temps de ne plus favoriser de telles activités.
Les autres années, quelques collègues votaient comme moi, le rejet de ces subventions. Cette année, je me suis retrouvé tout seul. Le lobby des activités mécaniques et polluantes fonctionne bien dans le Bassin. Pauvres générations futures !
Maigre consolation, quelques collègues sont venus me dire à la fin du conseil communautaire que j’avais raison mais qu’ils ne pouvaient pas voter contre ces subventions.
Qu’aurions-nous pu réaliser avec cet argent s’il n’avait pas été maladroitement distribué ?
Avec les 10 800 euros ainsi économisés nous aurions pu installer une centrale photovoltaïque sur le toit des services techniques de la communauté de communes, nous aurions pu aider les élèves du Lycée Polyvalent qui travaillent sur les économies d’énergies et les énergies renouvelables avec les projets de Shell Eco-Marathon ou de méthanisation des déchets, nous aurions pu donner des aides supplémentaires aux particuliers qui préfèrent les équipements économes et utilisant les énergies renouvelables …
Malheureusement, d’autres choix ont été fait.

22/03/2007

Quand réaliser une route en deux fois deux voies procède du « développement durable »

medium_borne_RN_88.pngC’est le tour de passe-passe que vient de réaliser Marc Censi, Président du Syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon (SMEPATL) en signant une charte avec les ministères de l’équipement, de l’écologie et de l’aménagement du territoire concernant le doublement de la RN 88.
En classant cette future deux fois deux voies, « itinéraire expérimental du développement durable » pour les territoires concernés entre Rodez et Le-Puy-en-Velay, on atteint le sommet de la supercherie.

Comment une infrastructure qui va contribuer à l’augmentation de la circulation de poids lourds et de véhicules particuliers, à une augmentation de la production de gaz à effet de serre, à une artificialisation supplémentaire des sols et à la destruction d’habitats protégés, peut-elle contribuer au « développement durable » d’un territoire ?
Trois associations environnementales, qui avaient participé au comité de pilotage pour l’élaboration de cette charte avant de le quitter, dénoncent cette imposture.
Pour l’Association Lozérienne d’Étude et de Protection de l’Environnement (ALEPE), la Fédération de la Région Auvergne pour la Nature l’Environnement (FRANE) et l’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) qui rassemblent tous ceux qui, de Toulouse à Lyon œuvrent depuis des années pour étudier et faire connaître les richesses de notre environnement et prendre en compte les exigences de sa conservation dans les activités humaines et les projets d’infrastructures tant publics que privés, cette charte est une manipulation de l’opinion publique.
« Pour nous, le développement durable ne saurait être la continuation des errements du passé. Il ne suffit pas de vouloir habiller de vert un projet dont le bénéfice économique est aléatoire et l’impact sur l’environnement totalement négatif :
- Incitation à l’accroissement du transport international de marchandises par la route.
- Contribution à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
- Destruction d’habitats naturels.
- Compartimentation d’espaces naturels rares
Le but des politiques publiques n’est pas de suivre des tendances prétendues inéluctables mais de chercher à les infléchir dans le sens de l’intérêt général et du long terme. Vouloir anticiper la demande de transport et donc inciter à son développement dans une région qui jusqu’à présent était préservée de la plupart des nuisances routières ne peut donc être un objectif du « développement durable ».
C’est pourquoi, nous dénonçons cette charte et ne voulons pas continuer plus longtemps à cautionner par notre présence une opération de manipulation de l’opinion publique qui va à l’encontre des buts de nos associations ».

15/03/2007

La campagne pour les cantonales est également ouverte en Aveyron

Le président du conseil général de l’Aveyron organisait ce jour à Flagnac, une réunion avec les élus du canton de Decazeville afin de faire le point sur les projets réalisés, ceux en cours et les projets à venir.
Comme à son habitude, il n’a pas manqué d‘égratigner à de nombreuses reprises ceux qui ne sont pas de son avis, notamment le conseil régional « qui met des panneaux pour signaler les réalisations qu’il finance » (comme si le conseil général se gênait !).

Mais l’assemblée était assez consensuelle et le président goûtait avec délices les remerciements appuyés de certains, les demandes timides d’autres, tout en distribuant des bons points, tel Napoléon tirant l’oreille de ses grognards.

La principale préoccupation des collectivités du canton est la création ou l’amélioration des réseaux d’eaux usées et de stations d’épuration. Les aides se restreignent dans ce domaine alors que l’on n’hésite pas à dépenser plus de 15 millions d’euros pour une portion de navigabilité du Lot qui reçoit toutes ces eaux usées.

Devant ce public conquis, il s’est cru obligé pour terminer cette réunion, de se lancer dans un discours politique, critiquant « ceux qui sont pour l’immobilisme », entendez ceux qui refusent cette société libérale qui ne profite qu’à une petite minorité, et « ceux qui refusent que les services publics évoluent vers plus de privatisation ». « Le privé est capable d’assurer des missions de service public mieux que cela est réalisé actuellement ». Il s’est réjoui de ces milliers d’emplois qui vont être créé par des entreprises privées notamment dans le « soutien et l’aide aux personnes », oubliant de dire au passage que ces emplois sont actuellement précaires, souvent à temps partiel, occupés principalement par des femmes qui n’ont pas le choix et qu’ils ne permettent pas d’élever dignement une famille.

Et bien moi, je suis favorable à un service public de l’aide à la petite enfance et d’aide au troisième et quatrième âge, qui profite à tous, qui développe des emplois qualifiés par la formation, et qui permette aux employés travaillant dans ces services de vivre dignement. Et je l’ai dit !
Mon intervention a tourné dans ce sens :
"J’ai trouvé particulièrement indécent, monsieur le président, votre hymne au libéralisme, qui prive près de 4,5 millions de personnes d’emploi et qui en réduit plusieurs millions d’autres à une extrême précarité professionnelle et financière.
Nous recevons tous les jours dans nos mairies des personnes qui nous demande de leur trouver un emploi ou qui viennent demander une aide pour payer leurs factures d'eau ou d'électricité …
Je ne suis pas tout à fait d’accord sur la manière dont s’organise la « journée des services publics » à Firmi à la fin de ce mois, mais elle a au moins le mérite de poser les bonnes questions"
.

Monsieur Puech n’a bien sur pas apprécié cette intervention qui faisait tache dans cette réunion. C’est le mot « indécent » qu’il n’a visiblement aimé. Pourtant je persiste et je signe.

19/02/2007

Déjà un an

0372af86f45fe33aac6b758b71fd8f53.pngCela fait un an que mon blog est ouvert. Après une période d’apprentissage de quelques mois et une panne d’ordinateur au mois d’août dernier, il semble avoir pris un rythme de croisière. C’est en moyenne un peu plus de quarante visites par jour pour 200 pages vues. Pour un blog qui se veut avant tout local, puisqu’il parle surtout de la vie dans le Bassin de Decazeville, je suis assez content de cette fréquentation. Si les commentaires sont assez restreints c’est qu’il me sont donnés la plupart du temps de vive voix.
Merci donc à tous les fidèles visiteurs de mon blog en rappelant que le blog des Verts de l’Aveyron ouvert en décembre dernier, que j’anime également, commence à monter en puissance.

06/02/2007

Quand notre député parle de « développement durable »

medium_sergeroques.jpgLors des questions au gouvernement, notre député s’est enhardi aujourd’hui d’une question à M. de Robien, ministre de l’éducation :

« M. Serge Roques – Le développement durable est plus qu'une question d'actualité ou un slogan de campagne : c'est un véritable enjeu vital pour l’humanité et l’avenir de nos enfants. Toutes les directives, aussi efficaces soient-elles, ne suffiront pas à modifier certaines habitudes dont les conséquences peuvent être très graves. Il est nécessaire d’adopter de nouveaux comportements et cette prise de conscience doit être encouragée dès le plus jeune âge. Je ne vois pas, Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de cadre plus privilégié que celui de l'école pour apprendre à nos enfants la meilleure façon d’agir afin de préserver la planète.
Quelle est votre politique pour que tous les jeunes Français soient profondément sensibilisés aux enjeux du développement durable et pour que demain, quand ils seront adultes, ils se comportent de manière respectueuse à l’endroit de notre planète ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP) »


L’éducation des enfants passe aussi par l’exemple.
Le concours d’illuminations de commerces et d’habitations de particuliers organisé pour Noël par le député-maire de Villefranche-de-Rouergue est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
Apprendre aux enfants à ne pas gaspiller l’énergie est primordial.
Il est vrai que notre député, tout comme M. Godfrain qui avait organisé le même concours à Millau, est un fervent défenseur du nucléaire et qu’il ne s’est pas beaucoup mobilisé pour défendre les habitants de Sanvensa, pourtant sur sa circonscription, contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires en site granitique.

Notre ami Jean Barrié avait bien raison lorsqu’il parlait du dévoiement de certains élus, dont leur candidat à la présidentielle a signé le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, qui se gargarisent à longueur de journée de « développement durable » et font tout le contraire dans leur ville et à l’Assemblée nationale.

05/02/2007

Jean Puech trouve que les Rmistes aveyronnais touchent trop d’argent

Jean Puech, sénateur UMP et président du conseil général de l’Aveyron et son collègue UDF du Rhône Michel Mercier appellent à la création d’allocations différentielles du RMI selon les situations locales. « Ce n’est pas la même chose de vivre avec 410 euros à Rodez que dans le centre de Paris » rajoutent-ils.
Pour eux, 410 euros par mois c’est déjà trop pour des chômeurs vivant en Aveyron.
Non contente de truquer les chiffres du chômage comme le démontre le collectif « les Autres Chiffres du Chômage », par des radiations massives et en faisant basculer certains chômeurs de la catégorie 1 (seule comptée dans les chiffres officiels) vers les catégories 2 à 8, la droite veut maintenant baisser le montant des allocations des Rmistes dans les zones rurales.
Il est vrai que M. Puech ne doit pas souvent faire ses courses au commerce du coin comme il ne doit pas connaître le coût d’un loyer dans le centre de Rodez et régler tout cela avec 410 euros mensuel. Après la traque aux fraudeurs au RMI lancé en décembre dernier par le conseiller général responsable des affaires sociales Christian Tieulié, c'est au tour de Jean Puech de s'en prendre aux plus faibles.
Il faut au contraire revoir à la hausse tous les minimas sociaux.
Je souhaite que l’Assemblée des Départements de France présidée par le socialiste Claudy Lebreton va s’élever contre cette mesure proposée par M. Puech.

Enfin, un rapport de l’Observatoire de la décentralisation présidé par Jean Puech, note que les dotations de l’Etat pour le financement du RMI n’ont couvert que 91 % des dépenses effectives. Ce n’est un secret pour personne que la décentralisation des charges vers les collectivités locales n’a pas été suivie des moyens financiers appropriés. C’était d’ailleurs le but de la manœuvre afin de baisser les impôts nationaux des plus riches, quitte à faire augmenter les impôts et taxes des collectivités locales. Qui sont les perdants ? Toujours les mêmes, les petits et moyens contribuables ainsi que les plus pauvres.

26/01/2007

La démocratie en Aveyron est mal en point

medium_LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE.pngPas un jour ne passe sans que des faits nouveaux viennent nous démontrer le déficit démocratique dans ce département du en grande partie à son président du Conseil Général et à ses amis.
Un des derniers faits est le courrier envoyé par M Puech et son fidèle serviteur dans l’ouest aveyronnais, le député Serge Roques (auteur dernièrement d’un « Hommage à un lutteur infatigable », lettre élogieuse sur Jean Puech aussi mensongère que ridicule), à Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités Territoriales, pour protester contre l’adhésion de la commune de Capdenac dans l’Aveyron à la communauté de communes de Figeac-Cajarc dans le Lot.
Rappelons que ce sont ces mêmes personnes qui avaient saboté ce formidable projet qu’était le Pays Quercy-Rouergue, projet qui avait le tort à leurs yeux d’être à cheval sur deux département et qui aurait donc pu échapper à leur pouvoir. Ils avaient été bien aidés en cela par des élus serviles de la communauté de communes de la Vallée du Lot et du conseiller général de Decazeville. Tout cela contre l’avis de la population locale et des forces vives de ce territoire qui voyaient fort justement dans ce projet la confirmation de l’existence d’un « territoire de vie » à la destinée commune et une formidable opportunité.
Depuis, le Pays du Rouergue Occidental est devenu une coquille vide qui sert simplement de guichet pour financer divers projets, malgré la bonne volonté de quelques élus et personnes de la société civile qui avaient connu l’enthousiasme de la création du Pays Quercy-Rouergue.

Deuxième fait, la conférence de presse tenue hier par le candidat sarkoziste de la première circonscription de l’Aveyron, Thierry Puech.
Pour lui, il ne devrait y avoir aucun représentant de l’opposition dans les conseils de développement de l’Agglo du Grand Rodez ou du Pays ruthénois.
Voilà qui en dit long sur l’idée que se fait de la démocratie le fils de Jean Puech.

Quand le népotisme s’ajoute au despotisme.

14/01/2007

Journée citoyenne pour les services publics à Firmi

La journée citoyenne organisée par le Collectif aveyronnais de défense et de développement des services publics a été un succès. La participation au vote tout au long de la journée ainsi que la réunion publique organisée à 17 heures ont connus une bonne affluence.
Parmi les intervenants des différents partis politiques qui se sont succédés à la tribune, Patrick FARBIAZ membre du Collège Exécutif, représentait les Verts.


Vous pouvez également voir l’intervention d’ouverture de cette réunion publique par Roger LAJOIE-MAZENC, maire de Firmi, ainsi que l'intervention de Jean-Luc MELENCHON.

13/01/2007

Journée citoyenne à Firmi aujourd’hui

medium_FIRMI---LA-POSTE.pngLa saisine réalisée le 2 septembre sur la commune de Firmi, a été un succès. 717 électeurs de la commune ont demandé par leurs signatures la tenue d’un référendum d’initiative populaire sur les modifications d’ouverture et de services de La Poste.
L’organisation par la mairie de ce référendum n’a pas été autorisée par la préfecture, ne rentrant pas dans le cadre légal actuel.
Néanmoins, l’expression populaire des citoyens de Firmi doit être respectée.

Le collectif Aveyronnais de défense et de développement des services publics a décidé d’organiser une expression citoyenne locale.

Cette expression a lieu aujourd’hui 13 janvier 2007 de 8h à 17h à Firmi. Elle sera ouverte à toutes les personnes intéressées.

A partir de 17h, meeting sur les services publics
Salle des fêtes de FIRMI, avec :
- Bernard DUFAIX, président de la fédération nationale Convergence des collectifs départementaux de défense des services publics
- Marie Claire CULIÉ, membre du comité national du Parti Communiste Français en charge des services publics.
- Christian MARTIN, Secrétaire national du Parti Socialiste aux services publics.
- Lucien JALLAMION, Délégué National du Mouvement Républicain et Citoyen, au monde du travail et au service public.
- Francis MARTIN, président de la Fédération PRG de l’Aveyron
- Patrick FARBIAZ, Membre du Collège Exécutif des Verts, délégué à l’International, à l’altermondialisation et à l’Outre-Mer
- Jean Luc MÉLENCHON, Sénateur PS de l’Essonne, fondateur de l’association Pour une République Sociale (PRS).
- Et sous réserve, José BOVE, porte parole de l’association altermondialiste Via Campésina.

10/01/2007

Les vœux exécrables du président du Conseil Général

medium_jean.puech.pngOn aurait pu penser qu’après avoir annoncé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections cantonales, le président du Conseil Général et ancien ministre Jean Puech présenterait à Decazeville des vœux apaisés et sereins. Il n’en en rien été. Au contraire.
Tous ceux qui ne pensent pas comme lui en ont pris pour leur grade. Pêle-mêle, tel maire qui aurait émis des critiques, le collectif du Bassin « Tous ensemble », un conseiller général socialiste ruthénois qu’il a traité de moins que rien, la conseillère régionale locale représentant Martin Malvy qu’il a accusé d’être en « pré-footing » électoral.
Il est vrai qu’elle avait eu le malheur de lui dire que « sans le désengagement de l’État, la déviation de la RN 140 à Viviez, devenu RD 840, serait déjà réalisée ou en cour de finition ».
Elle aurait pu rajouter que ce désengagement de l’État, dû aux pressions de M. Puech pour départementaliser la Nationale 140 qui traversait le Bassin, a pour but de dévier le flux économique vers un futur itinéraire déjà en construction passant par son fief de Rignac et d’assécher ainsi le Bassin.

Après s’être gargarisé du succès de la campagne publicitaire TV en cours pour promotionner l’Aveyron (800 000 € pour un air de Michel Polnareff, parti aux USA parce qu’il payait trop d’impôts - décidemment c’est une manie à l’UMP), il s’est glorifié des chiffres démographiques légèrement excédentaires (c’est le cas de beaucoup de départements ruraux) ainsi que du faible taux de chômage dans ce département (qui tient plus au fait qu’une fois partis pour leurs études, les jeunes reviennent rarement en Aveyron).

Tout cela sous l’œil amusé et complice de son « cher ami » Christian Tieulié, conseiller général de Decazeville qui aura du mal à se présenter aux futures échéances comme étant apolitique.

Bien sûr, pas un mot sur le démantèlement des services publics en Aveyron et sur les charges nouvelles pour les contribuables aveyronnais dues à une décentralisation de responsabilités sans les moyens financiers appropriés, tout cela mis en place par ses amis du gouvernement Villepin-Sarkozy et par les lois qu’il ne manque pas de voter au Sénat.

Je ne me rendrai pas l’an prochain aux vœux du président du Conseil Général, je connais déjà le discours. Vu la proximité des élections locales, cela risque d’être pire. J’ai passé l’âge de prendre des leçons et je n’ai pas envie de revoir des personnes qui défendent notre territoire insultées publiquement.

Patrick Farbiaz pour les Verts à Firmi

medium_patrickfarbiaz.pngCe sera Patrick Farbiaz, délégué à l’international, à l’altermondialisation et à l’Outre-mer au Collège Exécutif, qui représentera les Verts lors de la réunion publique organisée par le Collectif aveyronnais de défense et de développement des services publics à Firmi.
Si Patrick Farbiaz est un spécialiste des questions internationales, il n’en demeure pas moins un fin connaisseur des problèmes nationaux, notamment celui de la déconsidération et du démantèlement des services publics.
Patrick Farbiaz est l’auteur avec Noël Mamère de nombreux ouvrages dont : « La fracture humaine » en 2002, « Dangereuse Amérique (chronique d’une guerre annoncée) » en 2003 et « Le nouvel apartheid planétaire » en 2004.

05/01/2007

Départ de Sébastien Keiff de la Communauté de Communes

medium_S.-KEIFF.pngSébastien Keiff a choisi de quitter la Communauté de Communes Decazeville-Aubin où il était en charge depuis maintenant deux ans et demi du Développement Durable.
Son départ est bien sûr une grande perte pour le Bassin. Ses connaissances tant techniques qu’administratives dans les domaines de l’environnement et du développement durable, mais également ses qualités d’animateur, étaient reconnues par tous.
Lors de la concertation pour la rédaction de notre Agenda 21 Local, il avait su intéresser et dynamiser les membres du Conseil de Développement et la population du Bassin afin d’établir un diagnostic fidèle de notre territoire qui a abouti à un questionnaire rendu par près de 18 % des foyers du Bassin. Sa méthode est même devenu un exemple pour de nombreuses collectivités.
Il avait témoigné dans de nombreuses réunions, jusqu’à l’UNESCO, sur les projets et actions entrepris par la Communauté de Communes et les communes en faveur du développement durable.
Grâce à lui, c’est une nouvelle image de Decazeville qui était présentée, ce qui a eu pour conséquence d’intéresser des ministères, notamment celui de l’Ecologie et du Développement Durable, beaucoup d’administrations régionales et nationales et de nombreuses collectivités.
Nous avions participé ensemble à quelques colloques, notamment à Toulouse, lors des Journées de l’éco-citoyenneté au Conseil Régional et à Carmaux, invité par des associations et des élus. La clarté de ses propos et l’enthousiasme avec lequel il présentait notre territoire soulevaient chaque fois des félicitations qui retombaient certes sur lui, mais également sur les projets de la Communauté de Communes.

Mais cet enthousiasme s’est-il heurté ces derniers temps à certaines limites et contraintes ? Les projets qu’il était chargé de traiter étaient-ils réellement voulus et défendus comme il aurait fallu par la majorité des élus, notamment au bureau communautaire ? L’administration communautaire, qui a subi de nombreux changements dernièrement, est-elle toujours favorable comme il y a quelques mois à une vrai pratique de développement durable, tant en matière d’environnement que de gouvernance ? La communication évènementielle « poudre-aux-yeux » a-t-elle pris le pas sur l’action ? L’organisation du dernier salon Éco-Énergies, où la communication à pris le dessus sur le contenu à t’elle été la goûte d’eau qui a fait déborder le vase ?
Sûrement. Et je suis moi même navré et inquiet du tournant pris depuis quelques mois par la Communauté de Communes.

Merci à Sébastien pour le travail formidable qu’il a accompli et je ne me fais pas de souci pour son avenir. Ses connaissances et ses qualités professionnelles dans le domaine de l’environnement et du développement durable feront rapidement le bonheur d’une collectivité réellement décidée à œuvrer pour l’amélioration de notre environnement, d’une administration ou pourquoi pas d’une entreprise privée.

Je souhaite donc à Sébastien beaucoup de bonheur dans sa vie privée et beaucoup de succès et de satisfactions dans sa vie professionnelle.

Le poste laissé vacant par Sébastien Keiff doit rapidement être réaffecté. La mise en place de notre Agenda 21, de notre Plan Climat Local et d’autres dossiers urgents pour notre territoire doit se poursuivre en 2007.
J’y serai très attentif.

29/12/2006

Vœux du Nouvel An


Une année se termine, une autre va débuter.
Que pouvons-nous souhaiter pour 2007 ?

D’abord une bonne santé à tous les habitants du Bassin. Bonne santé qui ne pourra être possible qu’avec le maintien de notre centre hospitalier et de tous les services dont il dispose.

Bonne année à tous les privés d’emploi de notre territoire mais également aux 4,5 millions de privés d’emploi de toute la France. Je voudrais leur dire qu’ils ne sont en rien responsables de leurs malheurs, que cette situation de « rareté du travail » est voulue et organisée et que nous devons tous nous battre pour y mettre un terme.

Bonne année à tous ceux qui souffrent, les jeunes, souvent stigmatisés par certains et qui ont peur de ne pas trouver leur place dans la société, les personnes âgées et les personnes seules, avec ou sans enfant à charge qui ont de plus en plus de difficultés à assurer un train de vie convenable, les personnes malades, les SDF qui attendent plus que des promesses en période pré-électorale, promesses souvent vites oubliées, une fois les élections passées.

Bonne année à notre planète. Que nous prenions tous conscience de sa fragilité et que nous adoptions tous des pratiques pour que les générations futures puissent connaître la joie de respirer un air meilleur, de se baigner dans des rivières où l’eau sera limpide et manger des aliments sains.

Je ne veux pas oublier ceux qui, dans d’autres continents, n’ont même pas assez d’eau potable et d’aliments pour subvenir à leurs besoins essentiels, mais également à ces réfugiés économiques que nos sociétés égoïstes ont créés et ces futurs réfugiés climatiques qui vont frapper à notre porte dans les années futures si nous ne faisons rien. Pour ceux-là, il est urgent que nous nous mobilisions.

Localement, que 2007 voit le début d’une réelle conscience environnementale sur le Bassin. La mise en place de notre Agenda 21 local et de notre Plan Climat local, la dépollution et l’aménagement de la Zone du Centre à Decazeville, la mise en route des transports collectifs, la construction d’un quai de transfert des déchets ménagers, la protection et la mise en valeur de notre magnifique Parc Intercommunal… sont autant de challenges que nous n’atteindrons pas uniquement avec des paroles. Il faut que les actions mises en place dans le cadre de ces projets montrent une véritable volonté d’agir tous ensemble pour le bien-être de nos concitoyens, l’amélioration de notre environnement et la lutte vitale pour l’avenir de notre planète contre le réchauffement climatique.

Bonne année à tous.

Voir également les vœux des Verts de l'Aveyron.

13/12/2006

Le cyberpaysage politique aveyronnais est une vaste friche

medium_CYBERPAYSAGE-POLITIQUE.pngA lire l’édition aveyronnaise de La Dépêche du Midi d’aujourd’hui, les blogs politiques ne sont pas nombreux dans le département. Seulement une poignée. Les élus locaux n’ont semble t-il pas encore compris l’importance que va prendre dans les mois à venir ce moyen de communication interactif. Certes le contact direct est primordial dans un département rural, mais internet touche de plus en plus de monde, jeunes et moins jeunes. Je suis heureux de faire partie de ces défricheurs et la fréquentation de mon blog (1 049 visites en novembre pour 11 481 pages lues) me fait penser que les problèmes environnementaux de la planète, de l’Aveyron et du Bassin decazevillois intéressent de plus en plus de monde. Merci donc à tous les visiteurs.
A signaler l’ouverture il y a quelques jours du blog des Verts Aveyron

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10/12/2006

Depuis aujourd’hui, le train direct Rodez-Paris n’existe plus

medium_GARE-FIGEAC--AFFICHAGE.pngNous étions nombreux aujourd’hui en gare de Figeac à dire notre colère contre la suppression autoritaire de ce train direct par la SNCF. Dorénavant, les usagers désirant se rendre de Rodez à Paris (et en sens inverse) devront changer de train à Brive. Les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite qui prenaient ce train justement parce qu’il était direct seront pénalisées. C’est un fait de plus après tant d’autres, qui nous conduit vers une détérioration et un abandon progressif des services publics en zones rurales.
S’il y avait de nombreux élus de gauche et écologistes de l’Aveyron et du Lot à cette manifestation, les élus de droite ont comme d’habitude brillé par leur absence. Le dimanche doit être sacré pour eux. Pourtant à les écouter, ce sont les premiers à vouloir défendre les services publics en milieu rural, mais lorsqu’ils sont à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ils votent toutes les lois tendant à une destruction ou une privatisation de ces mêmes services publics.
Le train est vital pour nos régions. Mais il est également vital pour notre planète. Favoriser le rail pour le transport des voyageurs et des marchandises doit être une priorité.
Heureusement, La Région Midi-Pyrénées l’a bien compris en initiant un programme de 500 millions d'euros pour moderniser le réseau férré. Mais pas le gouvernement actuel et la direction de la SNCF.
Devant ce dictat, nous n’allons pas baisser les bras et nous serons sûrement appelés à nous mobiliser à nouveau dans les jours à venir. Restons mobilisés.
medium_GARE-FIGEAC-101206.png

06/12/2006

La Région veut rénover le réseau ferré

medium_TER.pngFace au désengagement de l’Etat qui a décidé de décentraliser des compétences aux collectivités locales, notamment aux Régions et aux Départements, sans réellement transférer les moyens financiers qui vont avec, comment peuvent réagir ces collectivités qui doivent par ailleurs poursuivre leurs politiques locales engagées ?
De plus, la réforme de la Taxe Professionnelle décidée unilatéralement par l’Etat, va encore priver les collectivités locales de recettes précieuses.
La décision du Conseil Régional Midi-Pyrénées de moduler la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) de 1,1 centime d’euro par litre de SP 95 et de 0,79 centime d’euro le litre de gazole me semble une bonne solution. Solution qui se justifie d’autant plus, puisque cette modulation de la TIPP va aider la Région à rembourser un emprunt de 500 millions d’euros pour rénover le réseau ferroviaire, et ainsi offrir une alternative crédible à l’utilisation de la voiture particulière et aux personnes ne possédant aucun moyen pour se déplacer.
Cette modulation de la TIPP ne changera pas grand chose du point de vue du citoyen-automobiliste, quand on sait que la hausse du prix à la pompe a été de 17% entre 2005 et 2006 à cause des tensions sur le marché international.
Mais elle va permettre d’améliorer le réseau ferré régional en état d’abandon par l’Etat et au Conseil Régional de poursuivre sa politique vers le rail par la création de nouvelle lignes, de mise en service d’autorails performants et de rotations plus nombreuses et plus rapides.

14/11/2006

D’après « La Dépêche du Midi », les Verts ne sont plus à la mode

medium_S.-COPPEY---B.-DESVEAUX.pngNous avions bien conscience depuis longtemps que La Dépêche du Midi, journal du sud-ouest pro-nucléaire, pro 4 X 4 et anti-ours n’était pas d’un grand soutient pour les Verts. Un article intitulé « L’écologie est à la mode, pas les Verts » de l’édition du 11 novembre nous l’a confirmé.
« Pendant que le monde entier écoute Nicolas Hulot et l’Américain Al Gore avancer leurs propositions contre le réchauffement climatique, les Verts comptent leurs motions et leurs divisions... Pire, les rares thèmes qui unissent les Verts sont à contre courant de l’opinion et de la réalité. Ainsi le parti persiste dans l’autonomie par rapport au PS malgré les 2 % de Mme Voynet dans les sondages, refuse le nucléaire, énergie qui ne dégage pas de gaz à effet de serre, défend les destructions massives d’essais OGM en plein champ mal vécus par l’opinion et le monde de la recherche.
Les écologistes diluent leur programme dans des thèmes de société quand les autres érigent en priorité la défense de la planète, préoccupation pour les Français. »


Certes, le fait que le PDG de La Dépêche du Midi n’est autre que Jean-Michel Baylet, conseiller général du canton de Valence d’Agen dans le Tarn-et-Garonne ou est situé la centrale nucléaire de Golfech, a rendu ce journal maître dans la propagande pour le nucléaire.
Rappelons au passage, que le cumulard Baylet est entre autre, président du Conseil Général du Tarn-et-Garonne, mais également sénateur et même président du conseil de surveillance de la centrale de Golfech. On est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Je concède que les Verts sont parfois brouillons, que certains de leurs dirigeants ont des égos un peu envahissants. Mais quelques médias se font un malin plaisir de ne retenir que les petites phrases qui sont loin de représenter les idées et les actes dans les collectivités ou ils ont des responsabilités, d’un parti, dont on s’aperçoit tous les jours qu’il était en avance de vingt ans et qu’il l’est toujours.

Les Français eux s’en aperçoivent et lorsque l’on consulte les sondages TNS Sofres / Le Figaro magazine sur la côte de popularité des partis politiques, les Verts sont dans le peloton de tête avec 43 % d’opinion positive, contre 46 % pour le PS et 23 % pour le PC.

Quant au 2 % que les sondages donnent actuellement à Dominique Voynet, je prédis qu’une fois le débat sur les présidentielles lancé (après les primaires au PS et à l’UMP), et si les médias ne polluent pas la campagne par des thèmes certes importants mais qui doivent être traités sans démagogie, le score des Verts va aller en augmentant.

Nous sommes ravis que le monde entier écoute Al Gore et Nicolas Hulot. Ils ne font que répéter ce que nous disons depuis vingt ans. Mais ils bénéficient d'une meilleure écoute médiatique et n'ont pas à se frotter directement même s'ils les dénoncent, aux lobbies de toutes sortes dans la gestion quotidienne des collectivités.
Malheureusement certains ne vont faire que les écouter et continuer à ne pas les entendre.
Les propositions de Nicolas Hulot sont en deçà des propositions concrètes des Verts, et s’il ne fait aucun doute que beaucoup de partis politiques vont répondre favorablement au « pacte écologique », peu, une fois aux responsabilités le mettrait en place.

Concernant les OGM, rappelons que d’après un sondage CSA/Greenpeace réalisé en septembre 2006, 86 % des Français sont favorables à une interdiction totale de la production et de la consommation d'OGM ou à une interdiction temporaire le temps d'évaluer leurs conséquences sur la santé et l'environnement.
Certes ils sont un peu plus tempérés sur les destructions de parcelles, mais comment se faire entendre lorsque les législateurs et le gouvernement ne font pas leur travail.

Enfin, rassurons le journaliste de « La Dépêche ». Si au départ, huit motions étaient effectivement en compétition lors de ce premier tour, ce qui prouve au contraire la richesse des idées, elles devraient être beaucoup moins nombreuses lors de l’AG fédérale de Bordeaux les 2 et 3 décembre prochain.